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Michel LUISIER's food guide

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Auberge Rive Gauche
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Le Lexique
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Au Chat Gourmand
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Hotel de la Croix Verte
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Restaurant Terrasse Le Rivage
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Le Figuier
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Le P'tit Lausannois
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La Croix d'Or
La Croix d'Or
18.05.2015, 11:20
Une journée ensoleillée et une jolie petite terrasse sur la place du Marché nous incite à s'asseoir pour y déjeuner ! Service très aimable et particulièrement souriant pour ce petit établissement bien vaudois où les propositions sont peu nombreuses, gage de qualité, et notre choix se porte pour un tartare de boeuf et une entrecôte, le tout accompagné de frites allumettes, de toast ainsi que de légumes pour l'entrecôte. Viande de qualité, cuisson respectée, préparation du tartare au goût du client et devant lui - rien à redire et nous avons accompagné ce petit repas d'un bon gamaret de la région. Un bon moment au soleil au centre de la vieille ville.
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Le Cerf
Le Cerf
27.04.2015, 09:48
Un lieu d'exception offrant dans un très beau cadre une cuisine créative où le regard comme les papilles sont plus que comblées ! Avons pris le menu surprise avec quatre entrées, plat, fromages et desserts accompagné de vins en harmonie avec les mets proposés, le tout a été une splendide symphonie qui ne peut être décrite mais se doit d'être vécue, les émotions sont de tous ordres, les sens sont titillés, les goûts en totale harmonie, un pur moment de bonheur. Le cadre est beau tout en étant épuré, le service discret mais redoutablement efficace. Tout contribue à une très belle expérience sensorielle à recommander !
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La Vache qui Vole
La Vache qui Vole
23.04.2015, 11:43
Une rencontre récente à Martigny et cela a été l'occasion de partager un repas dans l'ambiance décalée mais très sympathique du restaurant "La Vache qui vole". Pour ce qui me concerne, j'ai cette fois, opté pour le menu "entrecôte" qui propose une salade verte aux brisures de cerneaux de noix, suivie d'une excellente entrecôte (200 gr.) accompagnée d'une sauce café de Paris et de frites maison et, pour terminer une mousse au chocolat. Le vin choisi a été un très bon pinot noir de Serge Roh. Les autres convives ont porté leur choix, pour le plat principal, sur les coquilles Saint-Jacques aller et retour aux endives et aux agrumes et un tartare de boeuf coupé au couteau. Il faut noter la qualité des produits servis, leur belle présentation ainsi qu'un service attentif et enjoué !
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L'Olivier (Hotel du Forum)
L'Olivier (Hotel du Forum)
23.04.2015, 11:44
Après une visite à la Fondation Pierre Gianadda, l'occasion d'aller manger dans ce lieu paisible et proposant un menu du jour de très bonne qualité. Notre choix s'est porté sur des filets de truite aux amandes accompagnés de petits légumes et de pommes paille avec un verre de gamay de chez Serge Roh. Plat très bien présenté, cuisson du poisson parfaite, assaisonnement en adéquation, service discret mais efficace, une moment de plaisir et de détente !
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Le Cerfeuil
Le Cerfeuil
10.03.2015, 08:59
Ce midi un repas dans ce très sympathique et tranquille petit restaurant qui propose un menu du jour pour Chf 24.--, entrée, plat et dessert, avec une crême veloutée de rutabaga absolument onctueuse et délicieuse, suivie d'un lieu de ligne accompagné d'une crème de carottes jaunes, salsifis, émulsion au cerfeuil et de lentilles vertes de Genève, tous les produits sont frais et bio ce qui ne gâte rien ! Un sorbet pour terminer ce très bon repas léger et gustatif ! Service discret et attentif, addition très raisonnable pour un moment de détente. Un lieu à (re)découvrir !
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Une journée ensoleillée et une jolie petite terrasse sur la place du Marché nous incite à s'asseoir pour y déjeuner ! Service très aimable et particulièrement souriant pour ce petit établissement bien vaudois où les propositions sont peu nombreuses, gage de qualité, et notre choix se porte pour un tartare de boeuf et une entrecôte, le tout accompagné de frites allumettes, de toast ainsi que de légumes pour l'entrecôte. Viande de qualité, cuisson respectée, préparation du tartare au goût du client et devant lui - rien à redire et nous avons accompagné ce petit repas d'un bon gamaret de la région. Un bon moment au soleil au centre de la vieille ville.

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Un lieu d'exception offrant dans un très beau cadre une cuisine créative où le regard comme les papilles sont plus que comblées ! Avons pris le menu surprise avec quatre entrées, plat, fromages et desserts accompagné de vins en harmonie avec les mets proposés, le tout a été une splendide symphonie qui ne peut être décrite mais se doit d'être vécue, les émotions sont de tous ordres, les sens sont titillés, les goûts en totale harmonie, un pur moment de bonheur. Le cadre est beau tout en étant épuré, le service discret mais redoutablement efficace. Tout contribue à une très belle expérience sensorielle à recommander !

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Une rencontre récente à Martigny et cela a été l'occasion de partager un repas dans l'ambiance décalée mais très sympathique du restaurant "La Vache qui vole". Pour ce qui me concerne, j'ai cette fois, opté pour le menu "entrecôte" qui propose une salade verte aux brisures de cerneaux de noix, suivie d'une excellente entrecôte (200 gr.) accompagnée d'une sauce café de Paris et de frites maison et, pour terminer une mousse au chocolat. Le vin choisi a été un très bon pinot noir de Serge Roh. Les autres convives ont porté leur choix, pour le plat principal, sur les coquilles Saint-Jacques aller et retour aux endives et aux agrumes et un tartare de boeuf coupé au couteau. Il faut noter la qualité des produits servis, leur belle présentation ainsi qu'un service attentif et enjoué !

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Après une visite à la Fondation Pierre Gianadda, l'occasion d'aller manger dans ce lieu paisible et proposant un menu du jour de très bonne qualité. Notre choix s'est porté sur des filets de truite aux amandes accompagnés de petits légumes et de pommes paille avec un verre de gamay de chez Serge Roh. Plat très bien présenté, cuisson du poisson parfaite, assaisonnement en adéquation, service discret mais efficace, une moment de plaisir et de détente !

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Ce midi un repas dans ce très sympathique et tranquille petit restaurant qui propose un menu du jour pour Chf 24.--, entrée, plat et dessert, avec une crême veloutée de rutabaga absolument onctueuse et délicieuse, suivie d'un lieu de ligne accompagné d'une crème de carottes jaunes, salsifis, émulsion au cerfeuil et de lentilles vertes de Genève, tous les produits sont frais et bio ce qui ne gâte rien ! Un sorbet pour terminer ce très bon repas léger et gustatif ! Service discret et attentif, addition très raisonnable pour un moment de détente. Un lieu à (re)découvrir !

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Un établissement situé au centre de la localité de Vich où l'on découvre une première salle de bistro à l'ancienne, sympathique et accueillante, puis une autre salle créée pour la partie restaurant. Le lieu est clair, la décoration sympathique et la carte propose plusieurs plats poissons et viandes qui semblent être le "cheval" de bataille du restaurant. Pour notre part, nous avons opté pour les filets de perches meunière accompagnés de frites maison et d'une (petite) ratatouille de légumes avec 3 décis de pinot noir de Bursins (Le Satyre) et terminé par un vacherin glacé et une palette de crèmes brûlées. Les filets de perches étaient nettement trop cuits, voire brûlés donc secs et croquants..., les frites maison très quelconques et les desserts passables..., la présentation est plutôt simple, on voit bien que l'on tente quelque chose sans y parvenir ! Les prix sont tout sauf doux, filets de perches à Chf 41.-- pour 8-10 filets trop cuits, le lieu promet plus qu'il ne tient.
- Cuisson et présentation des mets servis - Service aimable mais un peu rustre et mal organisé (une seule personne pour servir l'ensemble de l'établissement) - Odeurs de cuisson des viandes plus qu'envahissante imbibant les vêtements (les viandes sont proposées sur ardoise...) - Beaucoup d'attente en fin de repas
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Passage pour déjeuner dans ce restaurant situé à l'entrée de Grône, dans la zone industrielle. L'établissement propose un côté brasserie et une partie restaurant, nous avons mangé dans la partie restaurant qui propose une salle agréable et lumineuse, un service bien suivi et une carte restreinte avec viandes et poissons. Notre choix s'est porté sur un magret de canard avec une sauce à l'humagne rouge accompagné d'une petite jardinière de légume et d'un gratin. La viande était bien préparée, de bonne qualité et en quantité suffisante, les accompagnements corrects. Au niveau vin, nous avons pris un gamay valaisan. Bon accueil, sourire et présence du patron des lieux. Etant invité, je n'ai pas le montant de l'addition de ce repas qui a été très correct.

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Découverte ce midi de ce petit établissement qui se qualifie de bistro gourmand et où nous avons opté pour la proposition du jour, soit filet de truite du Jura, émulsion de topinambour, navet et riz pilaf aux légumes que nous avons accompagné d'eau minérale de de deux cafés. Jolie présentation des plats, bonne cuisson du poisson, garniture esthétique mais peu conséquente..., la quantité n'y est pas mais la qualité est bien présente ! Cadre épuré et agréable, service aimable et rapide, une bonne expérience.

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Déjeuner ce mercredi dans ce petit restaurant agréable, discrètement niché à la rue de la Faucille, où il est impératif de réserver vu le nombre restreint de tables. Option plat du jour, à savoir un délicieux amuse-bouche suivi d'un velouté et d'un fondant de veau en croûte de cèpes le tout très joliment présenté, très bon et original, que nous avons accompagné d'un Gamaret tout à fait en harmonie avec les plats servis. Avec les cafés, quelques délicieuses mignardises afin de nous faire regretter de ne pas avoir cédé à la gourmandise d'un dessert ! Service attentif et souriant, calme des lieux permettant de tenir une discussion sans avoir à tendre l'oreille ou à forcer la voix. Bref un lieu de qualité où il fera bon revenir.

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Cadre et décoration agréable, peu de nuisances sonores ce qui est fort rare et mérite d'être souligné, accueil souriant et sympathique, service dynamique lors de notre visite à midi ce jour. Plat du jour à Chf 19.--, soit une magnifique salade mêlée suivie d'un rôti de porc aux pruneaux accompagné d'un gratin et de choux rouges. La qualité est bonne et les quantités sont, à mon sens, bien suffisantes. Nous avons pris un café gourmand pour terminer agréablement notre repas qui a été accompagné d'un pinot noir bio des balisiers. Un bon moment et un bon rapport qualité prix.

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With friends

Baratti & Milano
Baratti & Milano
22.05.2015, 14:36
http://hedofoodia.blogspot.fr/2015/05/baratti-milano-turin.html Autre café historique toujours sous les arcades de la galerie Subalpina qui fait face au « Palazzo Reale » mais qui est un peu plus grand que son voisin… http://hedofoodia.blogspot.fr/2015/05/caffe-mulassano-turin.html le café « Baratti & Milano ». Initialement un salon luxueux qui par sa renommée devint une des plus célèbres maisons de chocolats et confiseries dans le monde. Une maison qui crée leurs spécialités avec une attention particulière portée aux matières premières à partir de l'origine de ces dernières. Vous pourrez d’ailleurs observer sur leurs produits le blason de la famille Savoie étant fournisseur officiel de la Maison Royale. Des crèmes ou chocolats gianduja, des amaretti, des œufs en chocolat, des cuneesi au rhum, les caramels « Barattine » et autres douceurs. Pénétrer dans cet établissement c’est à nouveau faire un magnifique voyage dans le passé, côtoyer les fantômes des personnages illustres. Le café « Baratti & Milano » fondé par les confiseurs Ferdinando Baratti et Edoardo Milano est aussi un symbole de la vie intellectuelle turinoise du 19ème siècle, créé en 1875 avant l’unification de l’Italie et fréquenté par cette famille de Savoie. Initialement l’établissement qui était également une boulangerie se trouvait sur la rue Dora Grossa rebaptisée rue Garibaldi et déménagea donc en 1875 dans le lieu actuel. C’est donc entre 1909 et 1911 que l'architecte Giulio Casanova et le sculpteur Adoardo Rubino rénovent l’établissement en créant un décor fastueux ainsi qu’un magnifique salon de lecture. L’été il sera possible de prendre une collation sur la terrasse dans la galerie Subalpina mais l’intérieur restera toujours un endroit à ne pas manquer. Une pièce où l’on accueille la clientèle et où l’on peut acheter des confiseries avec son plafond qui est de toute beauté. Et ensuite cette magnifique salle avec ses parois, ses dorures et plafonds en stucs. Au plafond une série de lustres à pampilles. Bien massifs, ils se définissent par leurs lignes romantiques, douces et sophistiquées à la fois. Composé de plusieurs branches ornées de gouttes en cristal, décoré de bougies, ce lustre en cristal ou verre est ici un luminaire d'exception et élégant. Observez cet extraordinaire comptoir en marbre jaune de Sienne extrait principalement des carrières de Colle di Val d'Elsa d'un jaune doré avec des flasques et des veines gris-noirâtres, les panneaux avec des motifs floraux et les garçons magnifiquement habillés avec leurs gilets. Dans cette salle recouverte de bois d’acajou sur les murs ainsi que de miroirs, on pourra s’asseoir à l’une des tables recouvertes de nappes jaune et ou aux heures de midi, l’on sert quelques simples assiettes. Vous pourrez également prendre un café à ce splendide bar et observer les cafetiers préparer toutes sortes de boissons. Un endroit encore unique où d’ailleurs fut tourné des scènes du film « Preferisco il rumore del mare ».
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Consorzio
Consorzio
21.05.2015, 15:00
http://hedofoodia.blogspot.fr/2015/05/consorzio-turin.html Il faut quand même bien admettre que parfois il est difficile de de prétendre si une table est meilleure qu’une autre dans le style de cuisine italienne plutôt classique. Comment différentier deux établissements qui savent parfaitement cuisiner les pâtes… Selon moi, il n’y a que peu de nuances et tout restera plutôt très subjectif pour cette cuisine… Etre vraiment très étonné est plutôt rare même si l’on sort toujours plutôt satisfait de la majorité des trattorias. Eh bien « Consorzio » c’est l’exception confirme la règle à savoir qu’il existe des lieux un peu improbables où l’on déguste une cuisine que je pourrais qualifier de « traditionnelle inventive »… On se demandera bien ce que cela veut dire… Je vais m’expliquer. Cette table toujours dans le centre-ville n’est pas franchement des plus attirantes lorsque l’on voit le bâtiment extérieur avec sa devanture plutôt banale mais une fois à l’intérieur, on s’étonnera par le côté assez convivial, entre trattoria et lieu branché « slow foodiste ». Deux salles au charme presque désuet mais décorées dans le but de surprendre avec des murs peut-être faussement abimés pour donner un aspect un peu vieillot ; des chaises disparates, des lampes murales assez artistiques et un ensemble d’affiches toutes vantant les mérites du vin. Un petit comptoir central et un tableau avec les crus au verre. Il y a quelque chose de très calculé dans ce décor car on décèle immédiatement le côté épicurien de cet endroit où l’on a affaire à une équipe très pointue rien que déjà dans la discussion de la prise de la commande mais aussi en expliquant le concept culinaire qui se cache derrière tout cela. Un ensemble de plats qui semblent très régionaux mais à qui on a insufflé une approchante nouvelle dans la construction ou les associations parfois téméraires mais justes. Dans un autre coin, un très joli plateau de fromages de la région et les huiles d’olives choisies. Signe que l’on est arrivé dans un lieu qui connait ses grands classiques presque inconnu des jeunes générations, un affiche de la « Grande Bouffe », film de 1973 de Marco Ferreri qui avait fait scandale à l’époque. Une histoire de suicide gastronomique, de quatre hommes qui veulent mettre fin à des vies monotones en mangeant jusqu'à en mourir, non sans inviter des femmes pour ne pas mourir sans orgasme, racontant aussi la société de consommation, la vacuité des plaisirs de la chair. Présentation de la carte et quelques moments de réflexion…Ce qui est admirable c’est que face à notre hésitation, tout de suite notre serveur nous a aimablement proposé de partager chaque assiette en deux afin d’avoir un éventail de plats plus large que normalement. Et quand je dis partager, ce n’est pas « se passer l’assiette » à mi-parcours…mais de servir à chaque fois deux assiettes ! Premier plat le « Capunet » avec de la moelle fumée. Le « Capunet » est un plat piémontais traditionnel qui est un rouleau de chou. Il est traditionnellement préparé avec des restants de viande la veille et plus généralement avec ce qui est se trouve au réfrigérateur. Il n’est d’ailleurs pas rare de trouver sur les tables ce met après les fêtes de Noël, lorsque l’on veut éventuellement retravailler les restes. Evidement ceux-ci sont préparés sans restes et l’on peut y déceler un mélange de viandes hachées très fine, de jambon cru, de chapelure, parmesan, des herbes et surement de l’œuf. Si la recette n’est pas totalement juste, on s’en approche ici… Ce chou est absolument délicieux ici et accompagné d’un os à moelle coupé en deux sur lequel j’imagine on a saupoudré un peu de sel fumé. L’association du chou et de ce goût fumé de la moelle est prodigieuse ! Second met qui sur le papier aurait pu sembler un peu étrange mais qui s’avéra être à nouveau tout à fait exceptionnel. Le poulpe grillé et cervelle de veau sur une crème de pommes de terre au citron. Jamais je ne me serais imaginé que cette association fonctionnerait mais bien au contraire. La cervelle est panée et frite ; le poulpe est grillé et découpé en tronçons. La pomme de terre au-dessous est plus proche d’une sauce qu’une purée, quoique l’énoncé parle bien de crème, ce qui est plutôt très juste. Très fine et délicatement parfumée au zeste de citron, du basilic frit et un peu de paprika fumé saupoudré. La combinaison de ces trois textures est absolument parfaite. Nous partagerons ensuite tout d’abord des « Agnolotti Gobbo ». Je dois admettre qu’à ce moment je suis un peu confus avec la géométrie des pâtes. Je comprends que les Agnolotti sont proches des raviolis mais réalisés avec un seul cercle ou carré de pâte plié en deux alors que le Ravioli est réalisé avec deux carrés de pâtes…Toute la différence ! Des pâtes dont la recette originellement provient d’Asti, avec une farce à base de veau, porc, lapin, saucisse, parmesan, scarole. Des pâtes certes classiques mais délicieuses avec ce beurre légèrement assaisonné au parmesan. Nous continuerons avec des raviolis à la financière. J’avais déjà décrit l’origine de ce classique turinois, le « finanziera » ou financier piémontais que nous avions dégusté la veille http://hedofoodia.blogspot.fr/2015/05/scannabue-turin.html et je dois dire qu’à part les ingrédients, le résultat fut plutôt assez différent et à nouveau extraordinaire. Imaginez la recette traditionnelle mélangeant tous ces abats de coq et veau qui seront utilisée comme sauce pour les pâtes mais en plus, chaque pâte a une farce différente ! Un ravioli à la crête de coq, un au ris de veau, le troisième à la cervelle et ainsi de suite. Le résultat est d’une très grande délicatesse et ne devrait pas choquer quelqu’un qui serait réticent à ce type d’ingrédients. Un très grand plat ! A noter que je ne suis plus trop sur s’il s’agit de raviolis car la forme me fait plus penser à une pâte de la famille des Tortelli pour les puristes… cela ne change en rien le résultat. Troisième plat de pâtes, les « plin » d’orties farcis au fromage de chèvre au beurre d’anchois et thym. Les « plin » sont des sortes d’Agnolotti pincés ou plissés. Réalisé avec une pâte aux orties, la farce de fromage s’associe parfaitement avec le goût de l’anchois et de l’herbe. Comme dessert une crème de mascarpone avec des biscuits de Savoie. Lorsque l’on dit Savoie on devrait préciser Savoie italienne à l'époque du Duc Amedeo IV de Savoie dont les pâtissiers créèrent ces petits biscuits en l'honneur du Roi de France. Ils devinrent si célèbres qu'on trouve la recette dans le livre d'Alexandre Dumas "Le Grand Dictionnaire de Cuisine" et servent au Tiramisu. Ici ils accompagnent cette crème qui est bien plus légère que le dessert italien le plus connu au monde. Pour terminer quelques biscuits avec une très bonne crème citronnée. Pour accompagner ce repas, un Grignolino d’Asti de la Cascina ‘Tavijin 2013. Comme le nom l’indique, le cépage Grignolino ; un vin assez particulier du Piémont plutôt clair avec un léger goût de cerises amères. Très plaisant et parfait pour un déjeuner. Voici une remarquable table qui en quelque sorte innove et ne propose pas que des plats piémontais comme l’on pourrait trouver un peu partout ailleurs dans les bons établissements. Les ingrédients sont choisis, les préparations étudiées, les saveurs très pointues et le dressage sur de belles assiettes en terre cuite apporte une touche visuelle très plaisante. Nous n’avons que pris des entrées et « Primi », mais les « Secondo » semblèrent également être très intéressant pour un diner. Probablement l’une des plus belles tables turinoises.
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Caffè e Vini Emilio Ranzini
Caffè e Vini Emilio Ranzini
20.05.2015, 13:14
http://hedofoodia.blogspot.fr/2015/05/caffe-e-vini-emilio-ranzini-turin.html Visiter une ville c’est aussi découvrir certains endroits plutôt particuliers et le « Caffè e Vini Emilio Ranzini » est surement ce que l’on peut qualifier de relique. Un troquet qui n’a pas changé depuis plusieurs décennies et qui fait aussi commerce de vin. C’est donc dans une petite ruelle du centre que vous trouverez ce lieu d’un autre temps avec son enseigne qui elle non plus n’a jamais dû être changée… A l’intérieur un vieux comptoir en bois, le patron derrière souriant avec sa clientèle d’habitués et les consommateurs parfois au bar ou alors assis derrière ces vielles tables basses et chaises le long des murs jaunis remplis de « vieilles croutes », miroirs et autres bibelots sans âge… C’est la vraie « Piola » piémontaise que l’on admirera pour son authenticité, presque comme un vestige historique. Sur le côté des présentoirs de bouteilles pour ceux qui ne viennent qu’acheter du vin. Le patron lui fait les cafés ou alors sert des vins au verre qui ne sont vraiment pas des grands crus…mais on n’est pas là pour cela… Possibilité également de grignoter des sandwichs, des viandes séchées, des charcuteries ou fromages et mêmes quelques petits plats chauds comme des « polpette », voir même des légumes grillés. Trois générations de Ranzini se sont succédé derrière ce petit bar proche de la porte Palatine. Presqu’un lieu de résistance à la nouveauté dans un quartier branché…et l’on ne s’en plaindra pas…
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Caffè Mulassano
Caffè Mulassano
19.05.2015, 11:46
http://hedofoodia.blogspot.fr/2015/05/caffe-mulassano-turin.html Italie, évidement pays du café mais Turin fait figure un peu d’ « outsider » dans le sens où l’on y trouvera un certain nombre de cafés historiques devenus des lieux de mémoire. Non seulement ce sont des centres gourmands et culturels, mais aussi de par leur situation, leur architecture et leur décoration intérieure, ils font aujourd’hui partie du patrimoine de la ville. Souvent avec un merveilleux goût rétro et des décorations chargées d’histoire, ces cafés turinois dont la tradition est plus que bicentenaire n’ont peut-être d’équivalents que seuls les cafés de Vienne en Autriche. Parcourir Turin c’est aussi s’arrêter dans ces multiples cafés, peut-être simplement pour quelques minutes au bar où l’on dégustera un mémorable expresso ou autre boisson à base de café mais ce sont aussi des lieux pour une petite faim autour d’un « bicerin » (café chocolat crème de lait comme le buvait Cavour que je décrirai dans un autre billet) ou d’une pâtisserie, voir un chocolat comme le « cuneesi » au rhum, des marrons glacés, ou les « droneresi » à la saveur meringuée chocolatée. Au 19 ème siècle, ce sont des espaces où l’on se rencontre, discute politique, parle de littérature ou même conspire… Mais ce sont comme décrit précédemment des lieux gourmands ! Le premier visité sera le « Caffè Mulassano » qui sera selon mes goûts celui où nous aurons bu le meilleur expresso. Situé en plein centre face au « Palazzo reale », c’est peut-être le plus petit et le plus charmant de la ville. La majorité des gens n’y restent que quelques minutes pour prendre ce café mais il est également possible de s’asseoir à l’une des tables sur le côté. Ouvert en 1907, un minuscule café style art nouveau, il s’inspire du style Liberty anglais et son plafond en cuir de Madère est superbe. L’art nouveau apparaît en Italie à la fin du 19ème siècle et le nom Liberty s’inspire du magasin londonien. Il fut le point de rencontre habituel des notables de la cour et des artistes du théâtre Regio voisin et c’est ici qu’a été inventé, en 1925, le « tramezzino », petit encas réalisé avec deux tranches de pain de mie triangulaires entre lesquels l’on peut y trouver diverses chose comme du jambon, du fromage ou d’autres ingrédients. Il peut être servi chaud ou froid ; c’est un peu l’ancêtre du club sandwich. Mais ici ils seront plutôt sophistiqués avec par exemple à la truffe et à l’anchois, au vitello tonnato, tomate et mozzarelle, la liste est longue…. (Comptez 3.5 € le « tramezzino »). Ici tout est flamboyant ; les boiseries, les miroirs, les dorures et sa somptueuse fontaine. Il y a toujours beaucoup de monde mais je vous conseille tout de même de vous asseoir pour contempler ce lieu quelques instants. Un expresso puis on se laisse tenter les petites viennoiseries et prenons un croissant au chocolat. Une pâte croustillante et pas trop beurrée mais surtout une délicieuse préparation chocolatée à base de noisettes du Piémont qui sont indéniablement parmi les meilleures qui existent. Un moment à ne pas manquer lors de la visite du centre historique.
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Scannabue
Scannabue
18.05.2015, 13:28
http://hedofoodia.blogspot.fr/2015/05/scannabue-turin.html Le nom un peu étrange de ce restaurant est en réalité le pseudonyme sous lequel le critique littéraire et artiste polyvalent Giuseppe Baretti commença à écrire dans un bimensuel appelé «Frusta Letteraria » créé à Venise en 1763. Un périodique où il fustigea la décadence littéraire de l’époque. « Scannabue » fut donc celui qui se rebella à l’époque également contre le système par ses écris et qui refusa d’en faire partie. C’est sur la rue Largo Saluzzo à la hauteur d’une place animée que cet établissement se trouve. Nous sommes ici dans le quartier de San Salvario qui se trouve être l'un des endroits les plus multiethniques et verts de Turin. Ces caractéristiques et la présence de plusieurs facultés universitaires en font l'un des quartiers les plus fréquentés et vivaces de la ville. Le quartier, justement à cause de la présence de différents groupes ethniques est très intéressant sous un point de vue commercial avec beaucoup de commerces d'artisanat, de boutiques de vêtements, restaurants et cafés très fréquentés par les jeunes et les touristes surtout le soir. En arrivant chez « Scannabue » vous serez plutôt surpris par le décor qui pourrait rappeler presqu’un pub britannique, voir même un salon ou des lords viendraient boire quelques alcools et fumant le cigare, ou alors un bistrot style parisien. Quelque chose à mi-chemin et plutôt bien agencé car ce sont deux salles qui permettent à la clientèle de se restaurer ou alors la terrasse extérieure qui reste selon moi moins intéressante car peu différente des autres sur la même place. Un comptoir plutôt très beau à l’entrée, des salles au parquet sombre et tables recouvertes de zinc avec des sets de table de couleur verte rappelant la teinte de certains murs. C’est probablement d’ailleurs ce ton qui donne un côté aussi « british » au tout. Scannabue est géré par trois amis: Gigi le sommelier de très bon conseil, Paolo et Eli, les deux chefs capable de transformer chaque repas en une fête. Vous trouverez ici une excellente cuisine piémontaise à partir des apéritifs-vermouth, en passant par le très large éventail de hors-d’œuvre, jusqu'aux entrées et aux plats principaux savoureux et substantiels, accompagnés des fameux grissins turinois (les petits bâtons de Turin dont Napoléon était gourmand) et aux délicieux fromages qui sont proposés sur le menu. Ici les produits proviennes de belles maisons comme la réputée boucherie Martini de Boves http://www.martinicarni.it/ ou alors la poissonnerie Gallina http://www.pescheriagallina.com comme l’indique le menu apporté sur de petites planches de bois. Sur la table dont rapidement déposés ces excellents gressins très croustillants et ensuite une mise en bouche, un gaspacho plutôt assez crémeux et étonnement bien relevé. Pour commencer les hors d’œuvres avec la viande crue, trois tartares dont le premier de bœuf découpé à la main, le second haché et apprêté avec jaunes d’œufs et une mayonnaise à la moutarde et pour finir un carpaccio recouvert de fromage au goût puissant, le Castelmagno du Piémont, fromage de vache au lait entier. Joliment présenté sur une ardoise, une entrée très représentative de la région. Aussi le râble de lapin mariné dans l’huile d’olive extra vierge accompagné de ses sauces vertes et rouges. Etonnante entrée avec une chair bien tendre déposée en effiloche sur quelques feuilles de salade que l’on accompagne d’une sauce à base d’herbes et la seconde probablement un mélange à base de tomate et de poivrons. Impossible de ne pas prendre les agnolotti qui sont la spécialité de la région. Leur nom dériverait de celui d'un cuisinier du Monferrato qui s'appelait Angelotu (Ange). Son plat, le Piat d'Angelotu serait devenu, au fil du temps, agnolot. Les agnolotti-maison sont généralement préparés avec une farce de viande de veau, viande de porc, jambon, œufs, grissins émiettés, plusieurs autres ingrédients et une râpée de noix muscade. Ils peuvent être assaisonnés aux lamelles de truffe ou au beurre et sauge, au jus de rôti, à la viande hachée et tomates, au ragoût, avec beaucoup de parmesan râpé. Mais ici la farce est très différente car on y trouve du babeurre ou du moins quelque chose qui y ressemble. La pâte est prodigieuse et lorsque l’on mord dans l’agnolotti, un jus crémeux en sort et se répand dans la bouche ! On se demande comment il a été possible de farcir ces pâtes… Pour relever le tout, on trouvera de la poutargue de Cabras en Sardaigne pour apporter cette touche marine et du citron râpé. En met principal un grand et délicieux classique turinois, le « finanziera » ou Financier piémontais avec un mélange d’abats de veau et de coq comme la crête, les rognons, le foie, la cervelle, cuits dans une sauce au marsala avec une pointe de vinaigre. Le nom de ce plat dériverait du fait qu'il s'agissait du plat préféré des opérateurs de la Bourse et de la haute finance de Turin. Autre plat, le pigeon Greppi accompagné d’un oignon farci au fromage Toma Genzianella et de poivrons grillés. Ce pigeon est hautement réputé un peu comme celui de Bresse, préparé en trois cuissons ; la poitrine poêlée et encore rose, l’aile rôtie et la cuisse légèrement panées et frites. Un vrai régal avec un très fond et surtout magnifiquement accompagné d’un oignon farci avec une sauce à base de fromage crémeux et d’un mélange de poivrons rouges et jaunes bien assaisonnés. Puis les desserts qui sont plutôt alléchants….Je choisirai une glace au Gianduja qui est un mélange très onctueux de chocolat, de sucre glace et de noisettes grillées, broyées et incorporées à sec et à cru, ce qui donne une texture et une consistance particulières à cette préparation proche du praliné. A noter que les giandujotti désignent aussi des chocolats à la noisette sans enrobage de forme triangulaire. Cette glace est tout bonnement parfaite, pas trop froide, coulante et crémeuse sans être trop sucrée. Autre dessert, le trio aux noisettes ; le parfait, le gâteau moelleux, la crème aux œufs. Sur une palette, les trois délicieux dessert chacun utilisant ces excellentes noisettes du Piémont. L’établissement propose une très belle et riche carte des vins .Dans la cave, vous pouvez choisir parmi plus de 240 étiquettes de vin: rouge, blanc, champagne et vin mousseux. Sur les recommandations de Gigi nous prendrons un excellent Langhe Nebbiolo 2010 de la maison Cascina Baricchi. Le service sera attentionné et cordial tout au long du repas. Une très belle adresse où l’on peut déguster une cuisine piémontaise plutôt sophistiquée que normale dans un cadre un peu inhabituel pour cette région mais qui est tout à fait charmant.
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Michel LUISIER
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Restaurant City: Geneva

I like: La qualité des mets servis, le service et, bien entendu un cadre agréable.

I don't like: Un service impersonnel voire hautain ou prétentieux. Une multitude de plats proposés, gage de non qualité.

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