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Josée Lavanchy's food guide

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Auberge Communale le St-Sulpice
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Le Miroir d'Argentine
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Maison Thaï au Lac
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Holy Cow! (Lausanne Cheneau de Bourg)
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Holy Cow! (Lausanne Bel Air)
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restaurant du Théâtre de Vidy
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La Molisana
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La Rouvenaz
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Le Brulot
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Brasserie des Abattoirs
Brasserie des Abattoirs
01.11.2014, 23:29
Vous êtes petit mangeur? Top model? Végétarien? Ne lisez pas ce qui suit... Ce samedi 1er novembre 2014, jour de la Toussaint, j'ai réservé une table dans l'une des plus belles adresses des amateurs de viandes, LA BRASSERIE DES ABATTOIRS, avenue du Chablais à Lausanne. Cet établissement proche de Malley Lumière rappelle une époque révolue où tant d'animaux de boucherie ont passé de vie à trépas (sous contrôle du vétérinaire cantonal, pour ma bonne conscience). C'est là aussi, tout près, que j'ai accompagné, jeune fille, les dépouilles de nos chiens et de nos chats bien-aimés. Les Abattoirs... A l'époque du végane et du tout-tofu, je m'interroge toujours sur ce nom qui doit rebuter les consciences et les palais délicats. José Matos, le charmant et futé patron, Portugais, m'assure que si l'on ne changerait pour rien au monde l'enseigne du mythique Café des Bouchers voisin, on ne touche pas à la "Brasserie des Abattoirs", à l'histoire étroitement associée à Lausanne. Dont acte. Descendante de carnivores, c'est là que j'honore la mémoire de mes ancêtres en dégustant la plus belle FONDUE BOURGUIGNONNE qui soit. A VOLONTE POUR 38 FRANCS, sauces, frites et salade mêlée comprises. Auparavant, c'est Chez Michou, une amie, que je satisfaisais à mes penchants prisés dans les Carpates. Sa bourgui n'était pas À VOLONTE, et j'ai souvent dû me faire un sandwich XXL après. Là, ce n'est que du BONHEUR. Les habitués ne s'y trompent pas, qui viennent en équipe ou pas et apprécient ces lieux hors des modes et du temps. Entre l'immense café et la petite salle à manger, ça ne chôme pas. La viande de bœuf ou de cheval, l'un ou l'autre ou les deux, de José sont incomparables. Le maître des lieux me précise qu'il choisit sa marchandise chez un ami, à l'avenue d'Echallens. Pas rassise (je déteste la barbaque à la couleur et à la consistance douteuses), elle n'est pas fraîche et pleine d'eau comme à la Migros. Vraiment EXCEPTIONNELLE! L'huile ne paraît pas avoir été resservie quinze fois, les sauces sont légères (cocktail, curry, tartare, etc., olives noires, cornichons, et sauce piquante sur demande). En savourant ma salade mêlée (verte, Trévise, concombre, maïs, carotte, très fraîche avec une bonne sauce), je vois passer des plats de GAMBAS, À VOLONTE EGALEMENT. Des fondues au fromage odorantes, des entrecôtes généreuses avec une pleine assiette de belles frites, des croûtes au fromage de belle dimension, A midi, un choix remarquable d'assiettes ou de menus du jour à prix très attractif (16 fr., 18 fr.) rappelle qu'on ne la fait pas à certains travailleurs et ouvriers avisés qui aiment ce qui est bon ET copieux. Moi aussi! Chic et "panosse", j'ai toujours aimé autant les cinq-étoiles que les relais routiers. Dans les deux cas, on y sait vivre... Plein de bonnes choses sur assiette ou sur plat, de pâtes, des pizzas, des spécialités d'ici ou d'ailleurs. Le sympathique patron me propose de l'eau pour mes chiennes (suis toujours sensible à cette attention, même si elles vivent au bord du lac). Discrètes, à leur affaire, efficaces et concentrées, ses serveuses galopent. La dernière fois, j'ai eu droit à une jeune, aimable et efficiente jeune personne. Ce soir, il y a du monde partout. Et malgré tout le service est assez rapide. Vous l'aurez compris, il vaut mieux réserver en fin de semaine (fermé le dimanche) José Matos conseille un Monte Mayor d'Alentejano, un vin portugais aux caractéristiques qui rappellent mon Mythique du Pays d'Oc. Légère pointe de clou de girofle. Moi j'aime bien. A... 30 francs... Là encore, le rapport qualité-prix est excellent. La dernière fois, j'avais dû engloutir 500 g. de beaux morceaux de bœuf, et une seconde assiette de frites. Ce soir, boeuf et cheval... Aussi parfaits l'un que l'autre... Et des frites chaudes pas mal du tout. Et pas de museaux renfrognés quand on redemande une tournée de frites ou de bidoche. Le maître mot de ces lieux bénis, c'est GENEROSITE. José Matos a fêté ses 6 ans aux Abattoirs le 1er octobre dernier. Les vraies bonnes adresses se font rares, et je mets son établissement dans mes favoris. La viande, pas tous les jours, on est d'accord. Mais de qualité.
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Côté Jardin (Lausanne Palace)
Côté Jardin (Lausanne Palace)
24.10.2014, 20:21
Ce 1er octobre ensoleillé, j’ai rendez-vous au Palace, Côté Jardin. L’un des restaurants du cinq-étoiles doté de 14 points au Guide Gault & Millau, avec une terrasse panoramique sur le lac Léman et les Alpes. Une belle adresse hors du temps et de la fureur du centre-ville de Lausanne, idéale pour se bichonner et se requinquer… Ou pour un rendez-vous d’affaires, comme aujourd’hui. L’on y croise le Tout-Lausanne de l’édition, de la finance ou du barreau, comme à la Brasserie de l’hôtel. Mais dans la salle aux murs clairs ou sur la terrasse, les tables sont suffisamment éloignées les unes des autres pour ne pas partager nos conversations avec les voisins. Je conserve un souvenir magnifique d'un repas printanier sur la terrasse baignée de soleil. Et d'un buffet à volonté somptueux, mais avalé à toute vitesse, collisions d'agenda oblige. Je reviendrai donc, avec plus de temps, pour le Buffet d'antipasti à 28 fr. Et en plat principal, il est à 42 fr. Il faut compter 56 fr. pour le Buffet d'antipasti, le Buffet de fromages et le Buffet de desserts (mmmmmhhhhh! Plaisir des yeux d’abord). Un rêve pour moi qui aime tant déguster de bonnes choses à satiété. A la carte, le Buffet de desserts à volonté, 20 fr. est un festival de couleurs et de douceurs entre petits mille-feuilles, moelleux au chocolat, petites verrines, crèmes brûlées, mousses, tartes, choux à la crème, fruits frais, macarons de toutes les couleurs... Pas trop glucides, je reviendrai rien que pour une belle overdose annuelle de sucre et de graisses trans. A l'accueil et au service, des gens tout à fait charmants, polis, attentifs et discrets. Jamais sans mes chiennes, on me propose rapidement un peu d'eau pour elles. Nous sommes quatre ce mercredi, et choisissons l'entrée du jour, un Filet de féra froid et son émulsion verte. Sincèrement, je n'ai jamais dégusté ce poisson du lac à la chair aussi ferme et goûteuse, à l'aspect aussi frais, luisant et engageant! Accompagné d'une petite saladine, couronnée d'une tranchette de radis, et décorée de champignons frais. Je craque ensuite pour le Poulpe braisé aux grelots et févettes, en entrée aussi à 28 francs. Assez décevant, une petite portion manquant de goût. Et je me prends à rêver de mes poulpes ou de moscardini savoureux des vacances dans les Cinque Terre ou en Toscane... Dans les entrées, on trouve un Velouté de potimarron (17 fr.), la Grande salade Riviera avec anchois de Cantabrie et baguette frottée de tomate (32 fr.), la Tarte feuilletée au thon, tomate et basilic (28 fr.), la Fleur de courgette (miam! une belle spécialité italienne, ça!) et calamars à l'huile d'olive extra vierge et roquette (28 fr.) ou les Figues violettes, roquette et coppa di Zibello (29 fr.), en saison. Petit voyage en Grèce avec, toujours pour les entrées, le Tarama et crevettes bouquet, jus de tomate à l'huile crêtoise (29 fr.), mon Poulpe braisé aux grelots et févettes (28 fr.) (qui manque vraiment de caractère et de consistance), la Moussaka en plat principal (35 fr.) ou les Pâtes aux gambas, ouzo et tomates dattes (34 fr.). Vous êtes plutôt pâtes ou risotto? Joli choix entre les Fusilli aux pistaches de Sicile, et copeaux de jambon San Daniele ( 32 fr.), les Ravioli aux tomates confites et sarriette, et beignets d'aubergine (29 fr.), les Linguinide Gragnano aux palourdines et persil, les Casarecce à la cima di rapa et brocoletti et ricotta sèche, le Risotto carnaroli aux courgettes et girolles en persillade (de 26 à 32 fr.). Mon vis-à-vis et l'un de mes voisins de table se laissent tenter par l'assiette du jour: de la volaille moelleuse dans une nage de légumes colorés. Et mon frère opte pour un filet d'agneau à la cuisson parfaite, avec un fagot de laitue et tomate du plus bel effet et des pommes de terre. Les plats principaux (Côtelettes d’agneau, Entrecôtes de cerf, Pièce de veau au romarin, Tagine de volaille au citron confit côté Terre, ou Cigale à la grille, Daurade aux légumes, Filet de loup à la plancha ou Fritto misto de crevettes langoustines, calamars et poissons côté Mer) oscillent entre 45 et 52 francs. L’un des messieurs, qui nous invite, choisit le vin. Un nectar... Une belle adresse au service des saveurs gourmandes du Sud... Des prix relativement corrects pour l’endroit et pour la qualité des mets servis. Les bonnes fourchettes, dont je suis, craqueront bien sûr pour les buffets. A découvrir, en ce qui me concerne - ou à redécouvrir - le brunch festif du dimanche, de 12 h à 14 h 30, avec coupe de champagne offerte.
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Fleur de Lys
Fleur de Lys
29.09.2014, 22:05
Chaque automne c'est la même chose, depuis quinze ans au moins en ce qui me concerne... Le même bonheur, une satiété que seuls assurent les repas de Bénichon ou de Saint-Martin, au point de ne même plus pouvoir avaler une petite poire à Botzi ou la délectable pétole de purée de marron cachée sous une étoile de carambole. La chasse de La Fleur de Lys est connue de tous les gourmets, et les fidèles réservent parfois en janvier pour mi-septembre. Et jusqu'à mi-décembre, les Rochat et leur fiston, qui ont fêté cette année leurs 40 ans de succès, se font un point d'honneur de combler une clientèle acquise en toute saison... Je choisis toujours les Noisettes de chevreuil, au goût délicat, avec une sauce Grand Veneur... Plus une table de libre au café, dans la grande salle à manger ou dans la petite. Le service a toujours été l'un des points forts de l'établissement, avec des dames bien réveillées, charmantes, polies et expérimentées. Toujours impressionnant de les voir glisser d'une table à l'autre, passer avec des plateaux surchargés ou préparer de belles assiettes artistiquement dressées... Aux tables voisines, Terrine de chevreuil maison (19 fr.), Feuilleté aux bolets et chanterelles (19 fr.), Foie de canard poêlé aux pommes et vinaigre de framboise (20 fr.) ou Ravioloni chasseur (16 fr.) se succèdent en entrée. La Selle de chevreuil est à 58 fr. et les Noisettes à 49 fr., le Civet à 42 et le Râble de lièvre aussi. Un Carré de sanglier sur ardoise est à 45 fr. Sur assiette à 39 fr., on peut déguster une Entrecôte de chevreuil Mirza, un Emincé de gibier Poivrade, le Civet de chevreuil Chasseur ou les Filets de râble de lièvre. Servis avec choux de Bruxelles, chou rouge, spätzli maison ou nouilles. Jolie clientèle composée de familles, de tablées d'amis, de couples, toutes générations confondues. Il faut dire que la carte offre de multiples possibilités qui vont de nos mets traditionnels, genre Filets de perche, Tranche panée énoooooorme, Papet-saucisse aux choux, Saucisse à rôtir (à prix normal, ce qui devient rare!), Rösti à choix, etc. Pendant la chasse, on peut commander en avance les fameuses Fondues rustiques, Bourguignonne, etc. qui font notre bonheur toute l'année... Et en été, la terrasse ne désemplit pas non plus. Après une attente particulièrement longue ce samedi, mais on comprend aisément le pourquoi, on vient nous présenter un grand plateau coloré, qui prend du temps à préparer avec soin, et que j'immortalise sur-le-champ pour Facebook en salivant comme un cocker. On dit que l'on commence à déguster du regard, et c'est plein de belles promesses... La viande est d'une tendreté remarquable, comme d'habitude. Sur la première assiette, des spätzli, du chou rouge, un petit dôme de marron en purée surmonté d'un demi-kumquat, une brochette de grains de raisin et cerises plantée sur une poire à Botzi, une demi-poire remplie de confiture d'airelle, une étoile de carambole. Mmmmmhhhh! Attendre une année entière puis presque trois-quarts d'heure valait la peine, devant tant de merveilles.... Nous buvons une petite syrah Hurlevent, agréable sans être exceptionnelle. Arrive la seconde assiette, avec des spätzli, des choux de Bruxelles, des marrons caramélisés, une demi-pêche, des tomates, deux mini-pommes, des raisins... Un tout petit bémol, depuis l'an dernier déjà. Plus de petit réchaud pour tenir la sauce Grand Veneur à bonne température... On me donne une explication fumeuse sur des problèmes survenus soudainement après trente-huit ans, et bien que l'on nous rapporte une saucière pour le second service, je suis un poil déçue. Le fiston aurait repris les fourneaux. Et le papa était plus généreux, me paraît-il. Mon éditeur et mon garagiste également semblaient plus commerçants et/ou généreux... La relève est décidément gourmande, elle aussi. Du coup, une superbe coupe Vanille-Chantilly et sa sauce au vin cuit (10 fr.) complète à merveille ce repas mythique... Malgré tout, la Fleur de Lys reste pour le moment l'une des plus belles adresses de Lausanne/Prilly. Espérons que ça dure pour les 50es rugissants...
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Auberge Communale le St-Sulpice
Auberge Communale le St-Sulpice
29.09.2014, 22:06
Chaque automne c'est la même chose, depuis quinze ans au moins en ce qui me concerne... Le même bonheur, une satiété que seuls assurent les repas de Bénichon ou de Saint-Martin, au point de ne même plus pouvoir avaler une petite poire à Botzi ou la délectable pétole de purée de marron cachée sous une étoile de carambole. La chasse de La Fleur de Lys est connue de tous les gourmets, et les fidèles réservent parfois en janvier pour mi-septembre. Et jusqu'à mi-décembre, les Rochat et leur fiston, qui ont fêté cette année leurs 40 ans de succès, se font un point d'honneur de combler une clientèle acquise en toute saison... Je choisis toujours les Noisettes de chevreuil, au goût délicat, avec une sauce Grand Veneur... Plus une table de libre au café, dans la grande salle à manger ou dans la petite. Le service a toujours été l'un des points forts de l'établissement, avec des dames bien réveillées, charmantes, polies et expérimentées. Toujours impressionnant de les voir glisser d'une table à l'autre, passer avec des plateaux surchargés ou préparer de belles assiettes artistiquement dressées... Aux tables voisines, Terrine de chevreuil maison (19 fr.), Feuilleté aux bolets et chanterelles (19 fr.), Foie de canard poêlé aux pommes et vinaigre de framboise (20 fr.) ou Ravioloni chasseur (16 fr.) se succèdent en entrée. La Selle de chevreuil est à 58 fr. et les Noisettes à 49 fr., le Civet à 42 et le Râble de lièvre aussi. Un Carré de sanglier sur ardoise est à 45 fr. Sur assiette à 39 fr., on peut déguster une Entrecôte de chevreuil Mirza, un Emincé de gibier Poivrade, le Civet de chevreuil Chasseur ou les Filets de râble de lièvre. Servis avec choux de Bruxelles, chou rouge, spätzli maison ou nouilles. Jolie clientèle composée de familles, de tablées d'amis, de couples, toutes générations confondues. Il faut dire que la carte offre de multiples possibilités qui vont de nos mets traditionnels, genre Filets de perche, Tranche panée énoooooorme, Papet-saucisse aux choux, Saucisse à rôtir (à prix normal, ce qui devient rare!), Rösti à choix, etc. Pendant la chasse, on peut commander en avance les fameuses Fondues rustiques, Bourguignonne, etc. qui font notre bonheur toute l'année... Et en été, la terrasse ne désemplit pas non plus. Après une attente particulièrement longue ce samedi, mais on comprend aisément le pourquoi, on vient nous présenter un grand plateau coloré, qui prend du temps à préparer avec soin, et que j'immortalise sur-le-champ pour Facebook en salivant comme un cocker. On dit que l'on commence à déguster du regard, et c'est plein de belles promesses... La viande est d'une tendreté remarquable, comme d'habitude. Sur la première assiette, des spätzli, du chou rouge, un petit dôme de marron en purée surmonté d'un demi-kumquat, une brochette de grains de raisin et cerises plantée sur une poire à Botzi, une demi-poire remplie de confiture d'airelle, une étoile de carambole. Mmmmmhhhh! Attendre une année entière puis presque trois-quarts d'heure valait la peine, devant tant de merveilles.... Nous buvons une petite syrah Hurlevent, agréable sans être exceptionnelle. Arrive la seconde assiette, avec des spätzli, des choux de Bruxelles, des marrons caramélisés, une demi-pêche, des tomates, deux mini-pommes, des raisins... Un tout petit bémol, depuis l'an dernier déjà. Plus de petit réchaud pour tenir la sauce Grand Veneur à bonne température... On me donne une explication fumeuse sur des problèmes survenus soudainement après trente-huit ans, et bien que l'on nous rapporte une saucière pour le second service, je suis un poil déçue. Le fiston aurait repris les fourneaux. Et le papa était plus généreux, me paraît-il. Mon éditeur et mon garagiste également semblaient plus commerçants et/ou généreux... La relève est décidément gourmande, elle aussi. Du coup, une superbe coupe Vanille-Chantilly et sa sauce au vin cuit (10 fr.) complète à merveille ce repas mythique... Malgré tout, la Fleur de Lys reste pour le moment l'une des plus belles adresses de Lausanne/Prilly. Espérons que ça dure pour les 50es rugissants...
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Cafe du Simplon
Cafe du Simplon
14.09.2014, 16:13
Belle soirée de fin d'été, ce vendredi 12 septembre 2014... Et le plaisir de sortir du cinéma en face de la gare de Lausanne, et d'avoir tant de bonnes adresses alentour. Chez Xu, on peut oublier, plus une table de libre et des personnes au bar qui attendent... L'Europe, à la rue du Simplon, n'y songeons même pas... L'une des meilleures adresses de la ville pour une excellente cuisine classique, terroir et généreuse à prix très attractifs, et au service efficace et avenant. Toujours plein. Oh, chouette, il reste une table au Café du Simplon, juste sous les escaliers de la gare avec une petite terrasse sur la rue... Depuis sept ans, j'entends souvent des compliments sur cet endroit. Jolie clientèle de trentenaires et quadragénaires, chics ou cool, cosmopolites... Le Simplon, avec ses murs tout blancs, rappelle les meilleurs souvenirs des tavernes grecques ou stambouliotes. En fait, le patron est Macédonien. Debout, il veille au ballet virevoltant de son personnel, plutôt "branché" et charmant. Une jeune fille souriante vient sur-le-champ prendre la commande, bien que la plupart des tables soient occupées dedans et dehors. Mmmmmmhhhhh... Des MEZE... Merguez, concombre yogourt, féta, feuille de vigne constituent de belles mises en bouche entre 5 fr.50 à 12 fr. 50 . Un plateau à 17 fr. 50 permet un petit voyage gourmand avec un peu de tout. Salades de poulet (22 fr. 50) ou chèvre chaud (19 fr. 50) appétissants au programme également. Mon amie Nicole, quasi végétarienne, trouverait son bonheur, puisque qu'il y a un Tagine sans viande (20 fr. 50). Et les classiques Tagine de poulet au citron (23 fr. 50) , Tagine d'agneau à la coriande (25 fr. 50), Tagine d'agneau aux pruneaux (25 fr. 50). , ou Tagine Royale (27 fr. 50). Les Assiettes méditerranéennes aussi sont font saliver. Et que choisir entre les Calamars frits (25 fr. 50), la Moussaka (19 fr. 50), les Cevapcici (19 fr. 50) ou les Feuilles de vigne maison "grande portion" (j'aime quand on me parle ainsi sur une carte de menus :) ) (25 fr. 50)? Ou les Moules Bouchot-frites à 26 fr. 50, le Risotto à l'Orientale (coriandre, merguez, poivrons) 22 fr. 50, les Penne au saumon (24 fr. 50), le Filet de lapin, sauce moutarde, riz et légumes à 24 fr. 50, le Carpaccio de boeuf, salade et parmesan à 26 fr. 50 ou l'Assiette italienne (carpaccio de bœuf, mozzarella di Buffala, jambon cru) à 26 fr. 50. Je craque pour la MOUSSAKA et mon camarade de table pour le RISOTTO AU BOLETS ET DES DE VOLAILLE... Est-ce une Moussaka à la mode macédonienne? De moelleuses tranches de pommes de terre sont mêlées aux aubergines, et la viande est délicieuse. Une belle couche de fromage bien dorée donne à ce mets un aspect engageant. Chaque morce m'emmène du côté d'Heraklion, de Marrakech ou d'Istanbul... La cannelle me rappelle une... pastilla inoubliable... Une petite explosion de saveurs salée-sucrée en bouche! Original et délicieux! Dans la même grande assiette, une salade verte, carotte, céleri arrosée d'une huile d'olive parfumée et d'un bon vinaigre blanc titille joyeusement les papilles. Le Risotto aux bolets dégage une insistante fragrance de sous-bois. Généreux aussi, cuisson parfaite. Nous prenons du vin macédonien à 4 fr. 80 le déci. Qui ressemble aux vins grecs que j'ai testés en faisant la grimace. Un vin de fille, pas pour moi... Les plus classiques d'entre nous feront leur choix entre le Steak de bœuf Café de Paris 160 gr. à 26 fr. 50, l'Entrecôte parisienne à 28 fr. 50, le Tartare de bœuf 150 gr. à 27 fr. 50 et le Tartare de bœuf à 200 gr. est à 33 fr. 50. Un ancien ministre de la Culture, directeur de Présence Suisse, semble se régaler ce soir. Et je me suis laissé dire que le président de la Semaine du Goût, ancien conseiller national rouge né à Istanbul et amoureux de la Grèce, fait quelques infidélités au temple de la cuisine grecque de l'avenue Georgette. Pas étonnant. C'est vraiment bon, et à prix "normal", au Simplon. Un petit inconvénient comme au Café de Grancy... Tout ce petit monde papote, les tables se touchent presque, et il y a un raffût du diable. Mais je reviendrai avec des boules Quiès pour tout goûter... Troooop bon! . ... Josée-Christine Lavanchy-Trépey
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Vous êtes petit mangeur? Top model? Végétarien? Ne lisez pas ce qui suit... Ce samedi 1er novembre 2014, jour de la Toussaint, j'ai réservé une table dans l'une des plus belles adresses des amateurs de viandes, LA BRASSERIE DES ABATTOIRS, avenue du Chablais à Lausanne. Cet établissement proche de Malley Lumière rappelle une époque révolue où tant d'animaux de boucherie ont passé de vie à trépas (sous contrôle du vétérinaire cantonal, pour ma bonne conscience). C'est là aussi, tout près, que j'ai accompagné, jeune fille, les dépouilles de nos chiens et de nos chats bien-aimés. Les Abattoirs... A l'époque du végane et du tout-tofu, je m'interroge toujours sur ce nom qui doit rebuter les consciences et les palais délicats. José Matos, le charmant et futé patron, Portugais, m'assure que si l'on ne changerait pour rien au monde l'enseigne du mythique Café des Bouchers voisin, on ne touche pas à la "Brasserie des Abattoirs", à l'histoire étroitement associée à Lausanne. Dont acte. Descendante de carnivores, c'est là que j'honore la mémoire de mes ancêtres en dégustant la plus belle FONDUE BOURGUIGNONNE qui soit. A VOLONTE POUR 38 FRANCS, sauces, frites et salade mêlée comprises. Auparavant, c'est Chez Michou, une amie, que je satisfaisais à mes penchants prisés dans les Carpates. Sa bourgui n'était pas À VOLONTE, et j'ai souvent dû me faire un sandwich XXL après. Là, ce n'est que du BONHEUR. Les habitués ne s'y trompent pas, qui viennent en équipe ou pas et apprécient ces lieux hors des modes et du temps. Entre l'immense café et la petite salle à manger, ça ne chôme pas. La viande de bœuf ou de cheval, l'un ou l'autre ou les deux, de José sont incomparables. Le maître des lieux me précise qu'il choisit sa marchandise chez un ami, à l'avenue d'Echallens. Pas rassise (je déteste la barbaque à la couleur et à la consistance douteuses), elle n'est pas fraîche et pleine d'eau comme à la Migros. Vraiment EXCEPTIONNELLE! L'huile ne paraît pas avoir été resservie quinze fois, les sauces sont légères (cocktail, curry, tartare, etc., olives noires, cornichons, et sauce piquante sur demande). En savourant ma salade mêlée (verte, Trévise, concombre, maïs, carotte, très fraîche avec une bonne sauce), je vois passer des plats de GAMBAS, À VOLONTE EGALEMENT. Des fondues au fromage odorantes, des entrecôtes généreuses avec une pleine assiette de belles frites, des croûtes au fromage de belle dimension, A midi, un choix remarquable d'assiettes ou de menus du jour à prix très attractif (16 fr., 18 fr.) rappelle qu'on ne la fait pas à certains travailleurs et ouvriers avisés qui aiment ce qui est bon ET copieux. Moi aussi! Chic et "panosse", j'ai toujours aimé autant les cinq-étoiles que les relais routiers. Dans les deux cas, on y sait vivre... Plein de bonnes choses sur assiette ou sur plat, de pâtes, des pizzas, des spécialités d'ici ou d'ailleurs. Le sympathique patron me propose de l'eau pour mes chiennes (suis toujours sensible à cette attention, même si elles vivent au bord du lac). Discrètes, à leur affaire, efficaces et concentrées, ses serveuses galopent. La dernière fois, j'ai eu droit à une jeune, aimable et efficiente jeune personne. Ce soir, il y a du monde partout. Et malgré tout le service est assez rapide. Vous l'aurez compris, il vaut mieux réserver en fin de semaine (fermé le dimanche) José Matos conseille un Monte Mayor d'Alentejano, un vin portugais aux caractéristiques qui rappellent mon Mythique du Pays d'Oc. Légère pointe de clou de girofle. Moi j'aime bien. A... 30 francs... Là encore, le rapport qualité-prix est excellent. La dernière fois, j'avais dû engloutir 500 g. de beaux morceaux de bœuf, et une seconde assiette de frites. Ce soir, boeuf et cheval... Aussi parfaits l'un que l'autre... Et des frites chaudes pas mal du tout. Et pas de museaux renfrognés quand on redemande une tournée de frites ou de bidoche. Le maître mot de ces lieux bénis, c'est GENEROSITE. José Matos a fêté ses 6 ans aux Abattoirs le 1er octobre dernier. Les vraies bonnes adresses se font rares, et je mets son établissement dans mes favoris. La viande, pas tous les jours, on est d'accord. Mais de qualité.

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Ce 1er octobre ensoleillé, j’ai rendez-vous au Palace, Côté Jardin. L’un des restaurants du cinq-étoiles doté de 14 points au Guide Gault & Millau, avec une terrasse panoramique sur le lac Léman et les Alpes. Une belle adresse hors du temps et de la fureur du centre-ville de Lausanne, idéale pour se bichonner et se requinquer… Ou pour un rendez-vous d’affaires, comme aujourd’hui. L’on y croise le Tout-Lausanne de l’édition, de la finance ou du barreau, comme à la Brasserie de l’hôtel. Mais dans la salle aux murs clairs ou sur la terrasse, les tables sont suffisamment éloignées les unes des autres pour ne pas partager nos conversations avec les voisins. Je conserve un souvenir magnifique d'un repas printanier sur la terrasse baignée de soleil. Et d'un buffet à volonté somptueux, mais avalé à toute vitesse, collisions d'agenda oblige. Je reviendrai donc, avec plus de temps, pour le Buffet d'antipasti à 28 fr. Et en plat principal, il est à 42 fr. Il faut compter 56 fr. pour le Buffet d'antipasti, le Buffet de fromages et le Buffet de desserts (mmmmmhhhhh! Plaisir des yeux d’abord). Un rêve pour moi qui aime tant déguster de bonnes choses à satiété. A la carte, le Buffet de desserts à volonté, 20 fr. est un festival de couleurs et de douceurs entre petits mille-feuilles, moelleux au chocolat, petites verrines, crèmes brûlées, mousses, tartes, choux à la crème, fruits frais, macarons de toutes les couleurs... Pas trop glucides, je reviendrai rien que pour une belle overdose annuelle de sucre et de graisses trans. A l'accueil et au service, des gens tout à fait charmants, polis, attentifs et discrets. Jamais sans mes chiennes, on me propose rapidement un peu d'eau pour elles. Nous sommes quatre ce mercredi, et choisissons l'entrée du jour, un Filet de féra froid et son émulsion verte. Sincèrement, je n'ai jamais dégusté ce poisson du lac à la chair aussi ferme et goûteuse, à l'aspect aussi frais, luisant et engageant! Accompagné d'une petite saladine, couronnée d'une tranchette de radis, et décorée de champignons frais. Je craque ensuite pour le Poulpe braisé aux grelots et févettes, en entrée aussi à 28 francs. Assez décevant, une petite portion manquant de goût. Et je me prends à rêver de mes poulpes ou de moscardini savoureux des vacances dans les Cinque Terre ou en Toscane... Dans les entrées, on trouve un Velouté de potimarron (17 fr.), la Grande salade Riviera avec anchois de Cantabrie et baguette frottée de tomate (32 fr.), la Tarte feuilletée au thon, tomate et basilic (28 fr.), la Fleur de courgette (miam! une belle spécialité italienne, ça!) et calamars à l'huile d'olive extra vierge et roquette (28 fr.) ou les Figues violettes, roquette et coppa di Zibello (29 fr.), en saison. Petit voyage en Grèce avec, toujours pour les entrées, le Tarama et crevettes bouquet, jus de tomate à l'huile crêtoise (29 fr.), mon Poulpe braisé aux grelots et févettes (28 fr.) (qui manque vraiment de caractère et de consistance), la Moussaka en plat principal (35 fr.) ou les Pâtes aux gambas, ouzo et tomates dattes (34 fr.). Vous êtes plutôt pâtes ou risotto? Joli choix entre les Fusilli aux pistaches de Sicile, et copeaux de jambon San Daniele ( 32 fr.), les Ravioli aux tomates confites et sarriette, et beignets d'aubergine (29 fr.), les Linguinide Gragnano aux palourdines et persil, les Casarecce à la cima di rapa et brocoletti et ricotta sèche, le Risotto carnaroli aux courgettes et girolles en persillade (de 26 à 32 fr.). Mon vis-à-vis et l'un de mes voisins de table se laissent tenter par l'assiette du jour: de la volaille moelleuse dans une nage de légumes colorés. Et mon frère opte pour un filet d'agneau à la cuisson parfaite, avec un fagot de laitue et tomate du plus bel effet et des pommes de terre. Les plats principaux (Côtelettes d’agneau, Entrecôtes de cerf, Pièce de veau au romarin, Tagine de volaille au citron confit côté Terre, ou Cigale à la grille, Daurade aux légumes, Filet de loup à la plancha ou Fritto misto de crevettes langoustines, calamars et poissons côté Mer) oscillent entre 45 et 52 francs. L’un des messieurs, qui nous invite, choisit le vin. Un nectar... Une belle adresse au service des saveurs gourmandes du Sud... Des prix relativement corrects pour l’endroit et pour la qualité des mets servis. Les bonnes fourchettes, dont je suis, craqueront bien sûr pour les buffets. A découvrir, en ce qui me concerne - ou à redécouvrir - le brunch festif du dimanche, de 12 h à 14 h 30, avec coupe de champagne offerte.

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Chaque automne c'est la même chose, depuis quinze ans au moins en ce qui me concerne... Le même bonheur, une satiété que seuls assurent les repas de Bénichon ou de Saint-Martin, au point de ne même plus pouvoir avaler une petite poire à Botzi ou la délectable pétole de purée de marron cachée sous une étoile de carambole. La chasse de La Fleur de Lys est connue de tous les gourmets, et les fidèles réservent parfois en janvier pour mi-septembre. Et jusqu'à mi-décembre, les Rochat et leur fiston, qui ont fêté cette année leurs 40 ans de succès, se font un point d'honneur de combler une clientèle acquise en toute saison... Je choisis toujours les Noisettes de chevreuil, au goût délicat, avec une sauce Grand Veneur... Plus une table de libre au café, dans la grande salle à manger ou dans la petite. Le service a toujours été l'un des points forts de l'établissement, avec des dames bien réveillées, charmantes, polies et expérimentées. Toujours impressionnant de les voir glisser d'une table à l'autre, passer avec des plateaux surchargés ou préparer de belles assiettes artistiquement dressées... Aux tables voisines, Terrine de chevreuil maison (19 fr.), Feuilleté aux bolets et chanterelles (19 fr.), Foie de canard poêlé aux pommes et vinaigre de framboise (20 fr.) ou Ravioloni chasseur (16 fr.) se succèdent en entrée. La Selle de chevreuil est à 58 fr. et les Noisettes à 49 fr., le Civet à 42 et le Râble de lièvre aussi. Un Carré de sanglier sur ardoise est à 45 fr. Sur assiette à 39 fr., on peut déguster une Entrecôte de chevreuil Mirza, un Emincé de gibier Poivrade, le Civet de chevreuil Chasseur ou les Filets de râble de lièvre. Servis avec choux de Bruxelles, chou rouge, spätzli maison ou nouilles. Jolie clientèle composée de familles, de tablées d'amis, de couples, toutes générations confondues. Il faut dire que la carte offre de multiples possibilités qui vont de nos mets traditionnels, genre Filets de perche, Tranche panée énoooooorme, Papet-saucisse aux choux, Saucisse à rôtir (à prix normal, ce qui devient rare!), Rösti à choix, etc. Pendant la chasse, on peut commander en avance les fameuses Fondues rustiques, Bourguignonne, etc. qui font notre bonheur toute l'année... Et en été, la terrasse ne désemplit pas non plus. Après une attente particulièrement longue ce samedi, mais on comprend aisément le pourquoi, on vient nous présenter un grand plateau coloré, qui prend du temps à préparer avec soin, et que j'immortalise sur-le-champ pour Facebook en salivant comme un cocker. On dit que l'on commence à déguster du regard, et c'est plein de belles promesses... La viande est d'une tendreté remarquable, comme d'habitude. Sur la première assiette, des spätzli, du chou rouge, un petit dôme de marron en purée surmonté d'un demi-kumquat, une brochette de grains de raisin et cerises plantée sur une poire à Botzi, une demi-poire remplie de confiture d'airelle, une étoile de carambole. Mmmmmhhhh! Attendre une année entière puis presque trois-quarts d'heure valait la peine, devant tant de merveilles.... Nous buvons une petite syrah Hurlevent, agréable sans être exceptionnelle. Arrive la seconde assiette, avec des spätzli, des choux de Bruxelles, des marrons caramélisés, une demi-pêche, des tomates, deux mini-pommes, des raisins... Un tout petit bémol, depuis l'an dernier déjà. Plus de petit réchaud pour tenir la sauce Grand Veneur à bonne température... On me donne une explication fumeuse sur des problèmes survenus soudainement après trente-huit ans, et bien que l'on nous rapporte une saucière pour le second service, je suis un poil déçue. Le fiston aurait repris les fourneaux. Et le papa était plus généreux, me paraît-il. Mon éditeur et mon garagiste également semblaient plus commerçants et/ou généreux... La relève est décidément gourmande, elle aussi. Du coup, une superbe coupe Vanille-Chantilly et sa sauce au vin cuit (10 fr.) complète à merveille ce repas mythique... Malgré tout, la Fleur de Lys reste pour le moment l'une des plus belles adresses de Lausanne/Prilly. Espérons que ça dure pour les 50es rugissants...

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Chaque automne c'est la même chose, depuis quinze ans au moins en ce qui me concerne... Le même bonheur, une satiété que seuls assurent les repas de Bénichon ou de Saint-Martin, au point de ne même plus pouvoir avaler une petite poire à Botzi ou la délectable pétole de purée de marron cachée sous une étoile de carambole. La chasse de La Fleur de Lys est connue de tous les gourmets, et les fidèles réservent parfois en janvier pour mi-septembre. Et jusqu'à mi-décembre, les Rochat et leur fiston, qui ont fêté cette année leurs 40 ans de succès, se font un point d'honneur de combler une clientèle acquise en toute saison... Je choisis toujours les Noisettes de chevreuil, au goût délicat, avec une sauce Grand Veneur... Plus une table de libre au café, dans la grande salle à manger ou dans la petite. Le service a toujours été l'un des points forts de l'établissement, avec des dames bien réveillées, charmantes, polies et expérimentées. Toujours impressionnant de les voir glisser d'une table à l'autre, passer avec des plateaux surchargés ou préparer de belles assiettes artistiquement dressées... Aux tables voisines, Terrine de chevreuil maison (19 fr.), Feuilleté aux bolets et chanterelles (19 fr.), Foie de canard poêlé aux pommes et vinaigre de framboise (20 fr.) ou Ravioloni chasseur (16 fr.) se succèdent en entrée. La Selle de chevreuil est à 58 fr. et les Noisettes à 49 fr., le Civet à 42 et le Râble de lièvre aussi. Un Carré de sanglier sur ardoise est à 45 fr. Sur assiette à 39 fr., on peut déguster une Entrecôte de chevreuil Mirza, un Emincé de gibier Poivrade, le Civet de chevreuil Chasseur ou les Filets de râble de lièvre. Servis avec choux de Bruxelles, chou rouge, spätzli maison ou nouilles. Jolie clientèle composée de familles, de tablées d'amis, de couples, toutes générations confondues. Il faut dire que la carte offre de multiples possibilités qui vont de nos mets traditionnels, genre Filets de perche, Tranche panée énoooooorme, Papet-saucisse aux choux, Saucisse à rôtir (à prix normal, ce qui devient rare!), Rösti à choix, etc. Pendant la chasse, on peut commander en avance les fameuses Fondues rustiques, Bourguignonne, etc. qui font notre bonheur toute l'année... Et en été, la terrasse ne désemplit pas non plus. Après une attente particulièrement longue ce samedi, mais on comprend aisément le pourquoi, on vient nous présenter un grand plateau coloré, qui prend du temps à préparer avec soin, et que j'immortalise sur-le-champ pour Facebook en salivant comme un cocker. On dit que l'on commence à déguster du regard, et c'est plein de belles promesses... La viande est d'une tendreté remarquable, comme d'habitude. Sur la première assiette, des spätzli, du chou rouge, un petit dôme de marron en purée surmonté d'un demi-kumquat, une brochette de grains de raisin et cerises plantée sur une poire à Botzi, une demi-poire remplie de confiture d'airelle, une étoile de carambole. Mmmmmhhhh! Attendre une année entière puis presque trois-quarts d'heure valait la peine, devant tant de merveilles.... Nous buvons une petite syrah Hurlevent, agréable sans être exceptionnelle. Arrive la seconde assiette, avec des spätzli, des choux de Bruxelles, des marrons caramélisés, une demi-pêche, des tomates, deux mini-pommes, des raisins... Un tout petit bémol, depuis l'an dernier déjà. Plus de petit réchaud pour tenir la sauce Grand Veneur à bonne température... On me donne une explication fumeuse sur des problèmes survenus soudainement après trente-huit ans, et bien que l'on nous rapporte une saucière pour le second service, je suis un poil déçue. Le fiston aurait repris les fourneaux. Et le papa était plus généreux, me paraît-il. Mon éditeur et mon garagiste également semblaient plus commerçants et/ou généreux... La relève est décidément gourmande, elle aussi. Du coup, une superbe coupe Vanille-Chantilly et sa sauce au vin cuit (10 fr.) complète à merveille ce repas mythique... Malgré tout, la Fleur de Lys reste pour le moment l'une des plus belles adresses de Lausanne/Prilly. Espérons que ça dure pour les 50es rugissants...

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Belle soirée de fin d'été, ce vendredi 12 septembre 2014... Et le plaisir de sortir du cinéma en face de la gare de Lausanne, et d'avoir tant de bonnes adresses alentour. Chez Xu, on peut oublier, plus une table de libre et des personnes au bar qui attendent... L'Europe, à la rue du Simplon, n'y songeons même pas... L'une des meilleures adresses de la ville pour une excellente cuisine classique, terroir et généreuse à prix très attractifs, et au service efficace et avenant. Toujours plein. Oh, chouette, il reste une table au Café du Simplon, juste sous les escaliers de la gare avec une petite terrasse sur la rue... Depuis sept ans, j'entends souvent des compliments sur cet endroit. Jolie clientèle de trentenaires et quadragénaires, chics ou cool, cosmopolites... Le Simplon, avec ses murs tout blancs, rappelle les meilleurs souvenirs des tavernes grecques ou stambouliotes. En fait, le patron est Macédonien. Debout, il veille au ballet virevoltant de son personnel, plutôt "branché" et charmant. Une jeune fille souriante vient sur-le-champ prendre la commande, bien que la plupart des tables soient occupées dedans et dehors. Mmmmmmhhhhh... Des MEZE... Merguez, concombre yogourt, féta, feuille de vigne constituent de belles mises en bouche entre 5 fr.50 à 12 fr. 50 . Un plateau à 17 fr. 50 permet un petit voyage gourmand avec un peu de tout. Salades de poulet (22 fr. 50) ou chèvre chaud (19 fr. 50) appétissants au programme également. Mon amie Nicole, quasi végétarienne, trouverait son bonheur, puisque qu'il y a un Tagine sans viande (20 fr. 50). Et les classiques Tagine de poulet au citron (23 fr. 50) , Tagine d'agneau à la coriande (25 fr. 50), Tagine d'agneau aux pruneaux (25 fr. 50). , ou Tagine Royale (27 fr. 50). Les Assiettes méditerranéennes aussi sont font saliver. Et que choisir entre les Calamars frits (25 fr. 50), la Moussaka (19 fr. 50), les Cevapcici (19 fr. 50) ou les Feuilles de vigne maison "grande portion" (j'aime quand on me parle ainsi sur une carte de menus :) ) (25 fr. 50)? Ou les Moules Bouchot-frites à 26 fr. 50, le Risotto à l'Orientale (coriandre, merguez, poivrons) 22 fr. 50, les Penne au saumon (24 fr. 50), le Filet de lapin, sauce moutarde, riz et légumes à 24 fr. 50, le Carpaccio de boeuf, salade et parmesan à 26 fr. 50 ou l'Assiette italienne (carpaccio de bœuf, mozzarella di Buffala, jambon cru) à 26 fr. 50. Je craque pour la MOUSSAKA et mon camarade de table pour le RISOTTO AU BOLETS ET DES DE VOLAILLE... Est-ce une Moussaka à la mode macédonienne? De moelleuses tranches de pommes de terre sont mêlées aux aubergines, et la viande est délicieuse. Une belle couche de fromage bien dorée donne à ce mets un aspect engageant. Chaque morce m'emmène du côté d'Heraklion, de Marrakech ou d'Istanbul... La cannelle me rappelle une... pastilla inoubliable... Une petite explosion de saveurs salée-sucrée en bouche! Original et délicieux! Dans la même grande assiette, une salade verte, carotte, céleri arrosée d'une huile d'olive parfumée et d'un bon vinaigre blanc titille joyeusement les papilles. Le Risotto aux bolets dégage une insistante fragrance de sous-bois. Généreux aussi, cuisson parfaite. Nous prenons du vin macédonien à 4 fr. 80 le déci. Qui ressemble aux vins grecs que j'ai testés en faisant la grimace. Un vin de fille, pas pour moi... Les plus classiques d'entre nous feront leur choix entre le Steak de bœuf Café de Paris 160 gr. à 26 fr. 50, l'Entrecôte parisienne à 28 fr. 50, le Tartare de bœuf 150 gr. à 27 fr. 50 et le Tartare de bœuf à 200 gr. est à 33 fr. 50. Un ancien ministre de la Culture, directeur de Présence Suisse, semble se régaler ce soir. Et je me suis laissé dire que le président de la Semaine du Goût, ancien conseiller national rouge né à Istanbul et amoureux de la Grèce, fait quelques infidélités au temple de la cuisine grecque de l'avenue Georgette. Pas étonnant. C'est vraiment bon, et à prix "normal", au Simplon. Un petit inconvénient comme au Café de Grancy... Tout ce petit monde papote, les tables se touchent presque, et il y a un raffût du diable. Mais je reviendrai avec des boules Quiès pour tout goûter... Troooop bon! . ... Josée-Christine Lavanchy-Trépey

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Wouaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhh ! Ce jeudi 28 août 2014, j’ai mangé des yeux d’abord et pour de bon ensuite une saucisse à rôtir d’exception, posée délicatement sur un dôme de purée mousseline avec son puits plein d’une sauce divine… Une jolie salade mêlée colorée et croquante (céleri, carotte, chou rouge, verte, concombre, tomate) a précédé ce mets bénit des dieux vaudois, et suffisamment copieux pour tenir jusqu'aux quatre-heures. Pour 18 francs . Et le café toujours à 3 fr. 20 ! 1969-2014 Quarante-cinq ans de souvenirs et d'amitié au GROS MINET, ce bar-restaurant de quartier parmi les plus anciens de Lausanne. C'est Rico et sa grande américaine rose bonbon qui avait transformé le Gipsy, choisi ce nom mythique et fait de ces lieux l'un des "points d'eau" favoris de la jeunesse d'alors et des Sous-Gariens (d’avant les « botellòn », mais on n’était parfois pas beaucoup plus jolis à voir). L'un de ses successeurs, Charly, est parti au décès de notre chère Hélène, son épouse. Le suivant, Pietro, ancien barman à la Voile d’Or, nous a quittés à l'insu de son plein gré à 50 ans. Et depuis douze ans c'est « P.-A. » (Recordon) qui nous accueille dans ce qui semble être sa résidence principale. En fait, affable, il veille à ce que tout se passe au mieux ici. La charmante et souriante Gaby, très attentive, très maligne et rompue à toutes les clientèles, participe au succès du Gros Minet, avec Aleks, douce et efficace aussi. Dès 15 heures, c’est Véronique qui officie au bar. Pas de cuisine le soir, à part des petits trucs pour l’apéro. De la mamy café-croissant du matin au papy whisky-whisky du soir, P.-A. veille à la bonne marche de ce temple de Cour/Primerose, couru comme un café de village (côté BAR) ou comme un restaurant pour cadres, employés et ouvriers des entreprises alentour (dans la SALLE et sur les deux TERRASSES). Et même les vieux du Muppets du bout du bar (côté lac :) ), restés coincés au début du siècle dernier d’avant « Face de bouc », manquent quand par hasard ils ne sont pas là… LA RENTREE s'annonce donc sous les meilleurs auspices. Un cuisinier chevronné dans la cinquantaine, qui a fait ses armes entre autres dans un resto tenu par les parents de Bastian Becker, a repris les fourneaux, pour mon plus grand bonheur. Il mitonne de ces petites sauces que je laperais bien dans l’assiette pour ne pas en laisser une goutte ! Chaque jour, sur une ardoise, deux propositions à choix, entre 16 et 18 francs. Le vendredi, l'habituel filet de perche-frites n'a plus rien à voir avec ce qui était servi auparavant. Et qui eut parfois un goût de vase des plus désagréables. Là, de jolis petits filets dorés comme au Florida, avec une sauce tartare délicieuse, selon les amis qui les ont déjà goûtés. Et une autre proposition, bienvenue pour ceux que les petits poissons du lac et leurs frites ne font pas fantasmer. Pour l'automne, un potage est au programme. Et le mercredi, un dessert attend les gourmands petits et grands. Nous avons pu tester Les filets de poulet sauce à la moutarde de Meaux (trois jolies escalopes très joliment présentées, avec un trait artistique de balsamique, deux-trois tronçons de carotte sur les pâtes al dente). La brochette de bœuf et dinde et ses petits carrés de pommes de terre rôties. Le ragoût aux petits légumes et sa purée, avec sa petite tomate cerise et son brin de persil plat (joli !). L’osso bucco de porc, cuisson parfaite et encore une sauce excellente, petits légumes, tagliatelle. La piccata milanaise, spaghetti, sauce tomate au goût de « pomodoro » (avec un spaghetti rôti au four dressé pour la déco ! Le sens du détail, ce nouveau maître-queux ! J’aime !) Le risotto aux scampi et sa petite tomate cerise et brin de persil (là aussi, une petite sauce raffinée). Les spaghetti bolognaise al dente. La viande hachée est mariée à un bon sugo apprêté comme il se doit. Comme à la maison et à Magenta ! Les cuisiniers ont-ils les hormones qui chicanent, comme les filles ? Un ratage total avec un braisé de bœuf quelconque, sa sauce pleine de farine, deux louches de tagliatelle, et une petite salade verte tristounette. Une portion pour anorexique, de surcroît. A 16 heures, nous nous sommes rués sur un sandwich jambon-beurre XXL et un paquet de biscuits… Le lendemain, ce cauchemar était oublié, et suivaient… L’ émincé de bœuf-carotte et son riz cuisson parfaite, ni trop ni trop peu. Le steak avec des pommes Country parmi les meilleures qu’il m’ait été donné de déguster, légères, moelleuses à l’intérieur et croquantes à l’extérieur, et miracle! un parfum de bonne huile d’olive m’a chatouillé le palais (royal) ! Et de thym. Une petite carte attractive offre en outre des salades, assiette de viande froide, steak, ou mets qui, sans relever de la haute gastronomie, mettent les papilles en joie dans un cadre attachant... Idéal pour des pauses-déjeuner… Les journaux sont à disposition, et même le « Journal d’Ouchy », et le Wifi permet de travailler en mangeant ou de surfer sur… Facebook. Parfait. On est bien au XXIe siècle. En décembre, deux soirées huîtres permettent de réunir tout le monde dans une chaude ambiance d’avant-Fêtes.

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L'Auberge Communale de Saint-Sulpice... Il y a trente-cinq ans, nous travaiillions juste à côté, avec mon mari, dans la maison qui abrite maintenant le Skiper. Et allions parfois y déjeuner à midi. Des assiettes du jour un peu cra-cra, qui ne nous avaient pas laissé des souvenirs inoubliables. Les tenanciers avaient changé... J'y suis retournée quelquefois avec des amis âgés et exigeants, qui aimaient la cuisine raffinée, le cadre de la salle à manger chic dans les tons saumon, la tranquillité, et l'accueil surréaliste et guindé de Mme Schnoll, qui en faisait des tonnes avec ces messieurs... Même si nous avions notre Visa avec nous, sa sœur et moi pouvions faire la pièce droite, nous existions à peine pour cette patronne à l'ancienne, d'avant le féminisme. Son époux en cuisine, l'Auberge avait sa clientèle d'habitués... Et mon ami Paul à la table des anges, à 90 ans, j'ai oublié cette adresse. Un vieil ami serpeliou (c'est ainsi que s'appellent les habitants du village à l'orée de Lausanne) aime cette Auberge, reprise il y a deux ans et demi par les Bejrami. Le couple propose une carte incroyable, avec un choix qui me laisse pantoise. Comment avoir en permanence tant de bons produits frais? J'aime fantasmer et saliver longuement devant tant de propositions toutes plus alléchantes les unes que les autres... Comme des préliminaires qui annonceraient des jouissances gustatives d'exception. Et j'aime que l'on connaisse le langage gourmand, que l'on me parle de Buisson de crevettes roses aux lames de melon /23 fr.) Frivolité de poissons et gambas à la brunoise de légumes (21 fr. 50) Terrine de fois gras de canard au naturel, chutney de figue 23 fr.) Saumon mariné à l'aneth et aux agrumes façon Gravlax (19 fr. 50), Escargots, Viande séchée, Carpaccio, Vitello tonnato, Feuilleté de champignons,etc. Et j'en passe. Tous les classiques des bonnes auberges d'ici... Risotto aux gambas, courgettes, tomates (29 fr.) Risotto aux champignons frais et feuilles d'épinards (24 fr.) Fagottini au jambon cru, crémés au gorgonzola (24 fr.) Cannelloni maison (à la viande de bœuf) (21 fr.) Spaghetti ou penne avec les meilleures sauces pesto, carbonara, bolognaise, forestière, fruits de mer, crevettes-tomates fraîches-ail-basilic, Tagliatelle Bonne Auberge (18 fr.), Quatre Fromages (19 fr.), Deux Saumons (21 fr.) Thon-Olives noires (19 fr.), Bolets-oignons-ciboulette (22 fr.). Et celles pour lesquelles je bave et craque ce samedi 23 août 2014, LES TAGLIATELLES À LA MODE DU PATRON ( 25 fr.), soit oignons, gambas, mini-crevettes, morilles, crème et safran. Faites ici, ces pâtes fraîches sont ex-cep-tion-nelles! Comme je les aime, ni trop fines ni trop grosses, la cuisson à la seconde près AL DENTE! Et des gambas saisis par surprise, pas une minute de plus ou de moins. Parfait! Copieux, avec sa tomate cerise et son brin de persil plat, et de touches de persil et paprika sur le bord de l'assiette. Présentation soignée et service rapide et attentionné. La blonde et charmante Gordana assure, avec son collègue, certainement croate lui aussi. Mon ami choisit les TAGLIATELLES CARBONARA, du plus bel effet. De jolis petits lardons très chics, un œuf frais posé sur les pâtes fraîches, là aussi du persil en brin et haché pour donner des couleurs et des envies... L'entrecôte de bœuf est à 33 fr., de cheval à 29. Le Tartare coupé au couteau à 36. Avec un joli choix de sauces dans les 5-6 fr. (Bordelaise, Morilles à la crème, A l'ail, Café de Paris, etc.) Authentique Emincé de veau à la Zurichoise (36 fr.) Cassolette de rognons de veau à la moutarde de Meaux (27 fr. 50) Filet d'agneau poêlé à la crème d'ail et ciboulette (35 fr.) Filets de perche meunière et sauce tartare (34 fr.) Filets de perche façon auberge, avec une émulsion à l'estragon (34 fr.) Filets de perche légère avec une émulsion au basilic (32 fr.) Omble chevalier, Filet de sole, Aiguillette de saumon, Gambas poêlées, etc... Gambas poêlées aux curry Vindaloo et beurre blanc à la ciboulette (38 fr.) Filets de sole poêlés aux poireaux et beurre blance à la ciboulette (38 fr.) Cuisses de grenouilles provençale ou sel marin-ail à discrétion (39 fr.) Spécialité pour deux personnes: Poêlée de poisson et gambas (saumon, rouget sole et selon arrivage), avec Légumes à l'huile d'olive, crème onctueuse, au safran, garniture à choix (37 fr.) Spécialités de brochettes flambées (49 fr.) Deux menus d'affaires à 48 ou 45 francs donnent vraiment envie d'en savoir plus. 25 sortes de PIZZAS de 14 à 22 francs complètent le tout. Jolie carte de desserts... A midi, il est conseillé de réserver tant le bouche-à-oreille aurait fait une bonne pub à cette Auberge bien située au centre de Saint-Sulpice, avec un parking privé. Le portions sont normales (mieux qu'au Débarcadère voisin, qui a réduit la voilure). Les prix sont tout à fait corrects, pour de bonnes bouteilles aussi. Le personnel veille à prévenir les désirs et les attentes des clients. Pas besoin d'appeler trois fois pour payer. Personnellement, j'adore les lumières tamisées, les tons jaune-orangé de la grande salle principale. Presque toutes les tables sont occupées mais nous pouvons parler sans crier. Mes petites chiennes sont accueillies avec bienveillance. Excellente soirée et belle surprise.

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Avec des amis habitant Froideville, j'avais eu l'occasion, en 2011, de découvrir et partager des menus magnifiques à La Maison Thaï. L'établissement avait été remis assez rapidement, et depuis on entend que de bonnes choses sur la Maison Thaï de Mex, prise d'assaut par ses fidèles et le personnel de Bobst,. Deux fois déjà j'avais tenté de trouver une table sans réserver à la Maison Thaï au Lac, ouverte dans le courant de l'été 2014 dans l'ancien complexe de la Voile d'Or. Lieu tenu avec un succès jamais démenti pendant une trentaine d'années, les Trente Glorieuses, par Di Mercurio et son directeur, M. Sèvegrand. A leur départ, plus jamais la Voile d'Or n'a retrouvé son lustre d'antan, son ambiance playa, et ses hordes d'habitués. Et nous, les Sous-Gariens lausannois, avons vu les concepts et les gérants se succéder, allant du moins mauvais au pire... La Maison Thaï au Lac, donc, côté port de Vidy, ouverte depuis peu, avec une déco intérieure typique, n'est pas cheap et clinquante, mais très chic et pensée par un Italien d'Italie avec le bon goût transalpin au service d'un rêve d'Asie. Et ce dimanche 17 août 2014, après des semaines de pluie et de froid, l'immense terrasse au bord du lac Léman est prise d'assaut. Et une table est libre sur la terrasse au bord de l'eau, miracle. Immédiatement, une charmante Thaïlandaise vient avec la carte, et une écuelle d'eau pour mes lhassa. Un bon point, bien que le Léman leur convienne parfaitement. Nous choisissons un Potage au crevettes à la citronnelle (10 fr.) et un Potage au poulet, lait de coco, citron vert (9 fr. 20) Dans des bols couleur safran avec couvercle, chaque ingrédient s'exprime en des parfums très subtils, démontrant une maîtrise totale et une connaissance réelle de la cuisine du pays. Nous renonçons "A grignoter", comme le dit joliment la carte, soit aux entrées, aux Rouleaux de printemps (8 fr.), Crevettes enveloppées (9 fr.), Raviolis frits, Brochette de poulet,, etc. Mon croissant du matin à 500 calories m'incite à la retenue. Et je résiste aussi aux Salades de papaye (très épicée!), à la mangue verte (épicée), à la Salades de crevettes à la menthe, et à ma préférée, la Salade de bœuf. Un délice! Pour 18 francs. Que je fais moi-même sous le nom de Lab, soit du riz cru et frit à la poêle puis passé au mixer, de la viande (hachée et saisie sans graisse ou en morceaux), avec échalotes thaïs émincées, citronnelle en bâton et en feuilles ciselées, menthe, jus de citron... En plat principal, nous optons pour le Canard au curry vert et lait de coco et du riz (29 fr.) et pour la "Sorte de pot-au-feu thaï", à l'aneth, à 23 fr. 50, que je n'ai jamais croisé sur une carte, et des pâtes. Difficile de faire un choix, tant il y a de propositions, entre bœuf, poulet, canard, calamars, crevettes, porc, et bien sûr les Pad thaï khai (Nouilles sautées au poulet et germes de mungo) ou Pad thaï kung (Nouilles sautées aux crevettes). Bonne surprise aussi en ce qui concerne les mets végétariens... Le plus insipide des tofus peut devenir divin, marié aux bonnes épices et aux herbes adéquates... Pour des déjeuners succincts, on peut même prendre une omelette thaï. Et je compte bien découvrir la Marmite thaï à volonté (j'adore les formules "à volonté", qui conviennent à mon appétit légendaire). Pour 35 francs. Bouillon coriandre - poisson Légumes frais thaïs (céleri, maïs, champignons, etc). Porc, Bœuf, Poulet, Calamars, Crevettes, Moules. Vermicelles de riz Riz aux légumes et sauces maison. Miam! Liste non exhaustive comprenant basilic, gingembre, tous les currys, Massamann, jaune, vert, rouge, aigre-doux, On retrouve les ingrédients classiques de la cuisine thaï: basilic, gingembre, curry Massaman, jaune, rouge ou vert, aigre-doux, lait de coco, cacahuètes, piment, citronnelle... La cuisson du canard et du pot-au-feu de bœuf est vraiment par-faite. Tendre mais la chair résiste encore sous la dent. Le curry, bien relevé, réveille un peu les néophytes de la cuisine du Pays du Soleil levant. Le pot-au-feu ferait penser à celui de nos grands-mères, sans les piments oiseaux bien placés sur l'Echelle de Scoville... Hot! On m'avait aimablement avertie... La carte met judicieusement en garde les amateurs de papets ou de pizzas pour qui c'est la première confrontation avec les mets chers aux palais thaïs faits au feu... Copieux, généreux, plein de parfums, de saveurs et de couleurs, les plats virevoltent de table en table, et le patron, un Lausannois Sous-Garien dont l'épouse est du Nord-Est du royaume du Siam, semble éreinté et dépassé par son succès. Il m'avoue avoir dû fermer momentanément sa Maison Thaï de Mex et mobiliser tout son personnel, thaïlandais, qui galope dedans et dehors avec dextérité et une amabilité peu communes. Partout des familles, des copains, des couples, des chiens... Avec cela nous prenons une syrah thaï ouverte qui vaut largement nos syrahs les plus gouleyantes. Pour 120 francs à deux, nous sommes ravis et repus. Le rapport qualité-prix est parfait. Le service, un peu dépassé mais on comprend pourquoi, est parfait aussi! L'endroit est mythique été comme hiver depuis l'Expo 64. A côté, à l'Edelweiss ouvert il y a deux mois aussi, le cuisinier aurait déjà changé. Heureusement parce que la croûte au fromage à 19 fr. était minuscule et indigne de nos touristes. Mais la cohabitation avec deux restaurants attenants chics et trop chers, le Watergate et l'Edelweiss, et un bar-lounge déserté, ne doit pas être évidente avec cette Maison Thaï qui pourrait franchiser n'importe où et remplir midi et soir.

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Le Jardin (Hôtel Le Richemond)
Le Jardin (Hôtel Le Richemond)
27.02.2015, 14:04
La Folie Douce - La Fruitière
La Folie Douce - La Fruitière
23.02.2015, 18:38
http://hedofoodia.blogspot.fr/2015/02/la-folie-douce-fruitiere-saint-gervais.html Voici probablement l’un des endroits les plus « fun-branché-trendy-à la mode (trouvez le terme qui vous convienne..) » qui existe en ce moment en Haute-Savoie et peut-être même ailleurs. La « Folie douce » est un concept répliqué dans plusieurs stations de sport d’hiver, imaginé et implanté par un groupe d’investisseurs. Saint-Gervais-les Bains, Méribel-Courchevel, Val d’Isère, Val Thorens, Alpe d’Huez et peut-être dans le futur Chamonix. Bref des stations avec évidement une clientèle huppée qui recherche des lieux d’exception. Néanmoins ce superbe concept n’a finalement rien de très différent de ce que l’on peut trouver dans de grandes villes et même des stations Suisses ou Autrichiennes, cependant vous êtes au milieu des neiges ! L’idée consiste à proposer une « plateforme » avec restauration, musique, gastronomie, bar, et avant tout une ambiance du tonnerre ! C’est donc en haut de Mont-Joux accessible par Saint-Gervais ou par Megève que la « Folie Douce » se trouve. Une grande terrasse ou pour le déjeuner l’on peut se restaurer au self-service et également juste à côté, la « Fruitière » qui est le « composant gastronomique » du concept. Deux chalets qui se touchent mais avec des architectures différentes. La « Folie Douce » est dans un style plus traditionnel avec une grande terrasse où l’on peut se restaurer et la « Fruitière » ressemble à une ancienne ferme aux couleurs blanches. Un air de vieux mais c’est là que les architectes auront fait des prodiges car tout a été construit sur la base d’anciens quatre murs en six mois ! Une seconde terrasse plus chic que la première avec des tables dressées de sets de couleur bleu. Bleu comme le ciel…blanc comme la neige et tout cela juste en face du Mont Blanc. Une vue tout bonnement exceptionnelle, assurément l’une des plus belles terrasses en Haute-Savoie. Un accueil soigné, souriant avec du personnel élégamment vêtu en parfaite harmonie avec le lieu. Un personnel tout aussi chic et toujours dans les tons précédemment indiqués. Mais c’est l’intérieur qui nous laissera pantois… car si la reconstruction extérieure est magnifique, l’intérieur est simplement extraordinaire. Une énorme grange avec une décoration étudiée au millimètre prêt. Tout est soigneusement étudié pour en faire un lieu d’exception. Le plus surprenant étant que nous ne tombons pas dans le sempiternel décor montagnard vu des centaines de fois mais une intelligente combinaison de montagne, de lieu presque industriel puisque nous sommes censés être dans une fruitière et également un côté presque Atlantique avec ce mélange bois blanc, bleu et métal. Cette rénovation a été réalisée avec un goût exemplaire. Grands espaces, boiseries faussement abimées, boyes à lait, lampes industrielles, grandes tables de bois donnant sur de larges baie vitrées et le Mont-Blanc. Tout est impressionnant de justesse dans cette décoration. Le comptoir n’est pas en reste avec cette décoration de bouteilles de lait ainsi que le magnifique frigo de bois qui le prolonge. Au fond, a quelques marches dessous, les cuisines que l’on peut voir car la structure est réalisés avec des fenêtres encadrées de structures métalliques. A l’entrée, une très jolie table de fromages dont les fameux Saint Marcellin de la Mère Richard, ce qui laisse présager un choix de produits de qualité. Les différentes tables de ces « Fruitières » sont gérées par des chefs avec de jolis cursus. Celui de Saint-Gervais-les-Bains, s’appelle Yann Tanneau. Chef exécutif à Paris au « Mama Shelter », chef de l’hôtel Castel Beau Site en Bretagne, chef du restaurant de l’Opéra Garnier et actuellement il orchestre désormais l’hiver pour le groupe La Folie Douce, cette année à Saint-Gervais. Une carte légèrement bistronomique ou savoyarde mais qui aussi propose quelques standards moins excitants selon moi comme des « bolognaises » et « burgers ». Etonnement ce dernier étant « un hit »…. avec le nombre de plateaux que j’ai vu défiler… Je commencerai par des sucettes de reblochon croustillantes, salade d’endives et lard séché. Trois cromesquis avec une fine panure, une farce de fromage coulant dans laquelle nous retrouverons quelques cubes de jambon et une petite sauce à base d’herbes comme fond. Une très bonne entrée qui revisite des produits de Savoie avec intelligence. C’est plutôt léger et bien assaisonné. Comme accompagnement la salade d’endive qui a un goût sucré plutôt très plaisant. La truite fumée par nos soins, faisselle de la ferme aux herbes arrive sur une planche de bois. Le poisson comme un gravlax est entouré d’une fine feuille de papier que l’on ouvrira. Quelques très bon blinis et un accompagnement qui est de la faisselle, remplaçant la traditionnelle crème. Le poisson est très bon, encore une entrée gagnante. En met principal, une copieuse noix de joues de bœuf, mijotée, carottes, gingembre et petits oignons. Proposée en casserole, on se sert soi-même dans son assiette. La viande fond dans la bouche, la sauce est onctueuse et vraiment bien équilibrée entre la base vineuse et le côté plus doux en bouche. Une déception avec la poitrine de porc ibérique, miel et citron, lentilles vertes du Puy et faisselle aux herbes. Servie plus que chichement, trois tranches de lard certes bon, un peu de faisselle et des lentilles selon moi vraiment ratées. Je comprends que l’on ne souhaite pas les sur-cuire mais de là à les servir quasiment dures, il y a de la marge. De plus la personne qui les a préparées n’a surement pas du gouter le résultat car la dose de moutarde forte (et non douce..) est totalement disproportionnée. C’est vraiment « la moutarde qui monte au nez »… Et en dessert, un Paris-Brest parfaitement réalisé. Avec ce repas, un Crozes-Hermitage Cros du Mourier 2011, Cave des Clairmonts. Des arômes floraux et des fruits rouges. Une table que je qualifierais de correcte mais qui mériterait peut-être un peu plus de contrôle, surtout avec des prix megévans. Et vers les 15 :00, la « Folie Douce » se transforme en un bar ouvert avec DJ House et musique extérieure. La foule s’amasse, danse, monte sur les tables jusque peut-être 16 :30 ou 17 :00. Animation avec des danseurs, un musicien sur le bar, et une foule presqu’en délire. Un concept vraiment unique où l’on peut joindre un repas a de l’animation dans un lieu enchanteur que cela soit à l’extérieur ou plutôt à l’intérieur avec son décor inoubliable, une incroyable ambiance à la montagne comme l’on souhaiterait voir dans d’autres stations de la région… Pour le concept, l’architecture, le décor, la vue et l’ambiance, un 18. Mais pour la restauration…on dira 15.
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Auberge Rive Gauche
Auberge Rive Gauche
23.02.2015, 15:15
Passage pour déjeuner dans ce restaurant situé à l'entrée de Grône, dans la zone industrielle. L'établissement propose un côté brasserie et une partie restaurant, nous avons mangé dans la partie restaurant qui propose une salle agréable et lumineuse, un service bien suivi et une carte restreinte avec viandes et poissons. Notre choix s'est porté sur un magret de canard avec une sauce à l'humagne rouge accompagné d'une petite jardinière de légume et d'un gratin. La viande était bien préparée, de bonne qualité et en quantité suffisante, les accompagnements corrects. Au niveau vin, nous avons pris un gamay valaisan. Bon accueil, sourire et présence du patron des lieux. Etant invité, je n'ai pas le montant de l'addition de ce repas qui a été très correct.
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Le Baccara
Le Baccara
23.02.2015, 09:52
Deuxième passage et confirmation de ma précédente évaluation. Nous étions quatre personnes, les plats sont toujours aussi bons et bien présentés. Il n'y a pas beaucoup de choix, mais suffisamment pour trouver son bonheur. Nous avons prix le menu à eur 44 composé d'une entrée à choix, un plat à choix et dessert à choix. Excellent rapport qualité prix. En apéritif nous avons bu 3 coupes de champagne et pour accompagner le repas 1 bouteille de Meursault Jadot 2011 à eur 89 ainsi 1/2 bouteille Crozes Hermitage à eur 33. Le service est très bien réalisé et toujours avec une petite pointe d'humour fort agréable. Il nous tarde de tester la nouvelle carte disponible dès le mois de mars.
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Café Comptoir Abel
Café Comptoir Abel
21.02.2015, 17:54
http://hedofoodia.blogspot.fr/2015/02/cafe-comptoir-abel-lyon.html Celles et ceux qui habitent Lyon savent bien que le dimanche n’est pas le jour le plus propice pour découvrir de nouvelles tables et même dans ce que je qualifierai celle de classique. Cependant en faisant quelques recherches, je me suis aperçu que « le Comptoir Abel » par chance était ouvert pour le déjeuner. Situé dans le arrondissement, le lieu immédiatement invite à la découverte car la maison qui fait office de restaurant semble dater d’il y a bien longtemps… Selon l’établissement, il s’agirait du plus ancien bistrot de Lyon qui propose une cuisine bourgeoise assez inspirée de ce que les « Mères » préparent dans les bouchons. Une belle maison avec une façade dans les tons rose ou ocre, une devanture de bois qui ne semble jamais avoir été rénovée et la plus grande surprise arrivera lorsque l’on franchit la porte. L’intérieur est absolument magnifique. On se croirait plongé dans le temps ou alors presque dans un décor de cinéma. D’ailleurs j’ai appris par la suite que quelques scènes de l'Horloger de Saint Paul avec Philippe Noiret et Jean Rochefort furent tournées ici-même. Une première magnifique salle toute boisée où le mobilier et la décoration n’ont guère changés depuis probablement un demi-siècle si pas plus avec vielles enseignes publicitaires chinées et du mobilier patiné. Un très beau frigo de bois juxtapose le comptoir de zinc derrière lequel se trouve un étonnant évier d’époque. Tout mérite d’être contemplé car ce lieu est vraiment plein de magie. Dans cette salle, quelques tables de bistrot bien dressées avec sur les murs d’ancienne gravures et un accès à une seconde salle qui n’est pas non plus inintéressante, bien au contraire. Dans celle-ci des lumières plus tamisées, un plafond avec également des poutres et le même charme que dans la première. Ne pas oublier de monter au premier niveau par l’escalier en colimaçon ou se trouvent les salles de banquets qui ce jour sont également ouvertes avec une décoration plus bourgeoise avec entre autre des murs recouverts de tissu grenat et un parquet plus sophistiqué. De l’autre côté une salle presque plus noble avec une table de notables et des rideaux pour rendre l’endroit encore plus cosy. Le dimanche, deux menus dont le premier à 34 euros et le second à 49 euros comportant des ingrédients plus luxueux. Cela sera aujourd’hui les menus à 34 qui nous semblèrent plus intéressants et répondant mieux à nos envies. Et comme à l’habitude un très bon communard pour commencer mais ici à la liqueur de cerise. Une salade de bœuf qui se trouvait en suggestion du jour comme entrée. La viande est finement coupée, la sauce parfaitement assaisonnée et l’on retrouvera quelques petits pois et dés de tomates. Une très bonne salade de viande ou « de restes » de pot-au-feu. Ma terrine maison n’est pas en reste composée si je me rappelle bien de volaille, porc et foie. Pas trop grasse, bien relevée et onctueuse en bouche. A nouveau parfaite dans son genre. En met principal je prends la quenelle de brochet au gratin. Je dois avouer que je m’attendais plutôt à une sauce Nantua mais la souriante serveuse me précise qu’il s’agit d’une manière différente de la préparer car le chef « n’aime pas faire comme tout le monde » et qu’il s’agit en réalité d’une sauce béchamel aux champignons. Je dois vraiment insister sur le fait que la texture et le goût de cette quenelle sont exceptionnels. Je ne connais pas beaucoup de tables où celle-ci est aussi légère mais en même temps gouteuse. Maintenant la sauce….c’est tout une histoire… Personnellement je ne suis pas un grand amateur de béchamel car c’est souvent lourd et indigeste. Je reconnais que celle-ci fut impeccable mais à mon goût écœurant à la longue et reste une sauce moins fine qu’une sauce crème. Rien ne remplacera pour moi une sauce écrevisse rien que par le goût et l’accord parfait avec la quenelle. Maintenant il semblerait que cela plaise à la clientèle… Alors si c’est le client qui décide…que dire ? Dans tous les cas « estomacs sensibles »…vous serez prévenus et malgré cette opinion différente, cette quenelle restera mémorable. Autre plat du jour au menu, les délicieux rognons sauce madère. Un autre de ces plats classiques que l’on trouve plutôt rarement sur les cartes, en tout cas en dehors de la région Lyonnaise. Une cuisson dite "à la goutte de sang" qui est une cuisson rapide qui s'adapte très bien aux rognons de veau, une sauce avec le madère, un fond de veau du beurre et de la crème. Le tout servi avec du riz blanc. Comme desserts, la tarte fine aux pommes maison avec une fine pâte et bien réalisée. Pour moi, le baba au rhum et sa chantilly. Un dessert qui revient vraiment à la mode et lui aussi très bon. Avec le repas, la Syrah Les Vignes d’à Côté 2013 de Yves Cuilleron, de la perfection dans la simplicité. Un endroit plein de charme avec une cuisine authentique et sincère dans l’esprit Lyonnais ; des plats gourmands, classiques et très bien maitrisés.
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Josée Lavanchy
 Gold member
Restaurant City: Lausanne

I like: Bien manger pour un rapport qualité-prix pas surréaliste. déguster des mets traditionnels goûteux ou découvrir de nouvelles saveurs.

I don't like: Le personnel mal élevé qui ne réalise pas que nous payons les salaires et tout le reste... Des portions de moineau pour des ardoises surfaites!

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