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Josée Lavanchy's food guide

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Côté Jardin (Lausanne Palace)
Côté Jardin (Lausanne Palace)
24.10.2014, 20:21
Ce 1er octobre ensoleillé, j’ai rendez-vous au Palace, Côté Jardin. L’un des restaurants du cinq-étoiles doté de 14 points au Guide Gault & Millau, avec une terrasse panoramique sur le lac Léman et les Alpes. Une belle adresse hors du temps et de la fureur du centre-ville de Lausanne, idéale pour se bichonner et se requinquer… Ou pour un rendez-vous d’affaires, comme aujourd’hui. L’on y croise le Tout-Lausanne de l’édition, de la finance ou du barreau, comme à la Brasserie de l’hôtel. Mais dans la salle aux murs clairs ou sur la terrasse, les tables sont suffisamment éloignées les unes des autres pour ne pas partager nos conversations avec les voisins. Je conserve un souvenir magnifique d'un repas printanier sur la terrasse baignée de soleil. Et d'un buffet à volonté somptueux, mais avalé à toute vitesse, collisions d'agenda oblige. Je reviendrai donc, avec plus de temps, pour le Buffet d'antipasti à 28 fr. Et en plat principal, il est à 42 fr. Il faut compter 56 fr. pour le Buffet d'antipasti, le Buffet de fromages et le Buffet de desserts (mmmmmhhhhh! Plaisir des yeux d’abord). Un rêve pour moi qui aime tant déguster de bonnes choses à satiété. A la carte, le Buffet de desserts à volonté, 20 fr. est un festival de couleurs et de douceurs entre petits mille-feuilles, moelleux au chocolat, petites verrines, crèmes brûlées, mousses, tartes, choux à la crème, fruits frais, macarons de toutes les couleurs... Pas trop glucides, je reviendrai rien que pour une belle overdose annuelle de sucre et de graisses trans. A l'accueil et au service, des gens tout à fait charmants, polis, attentifs et discrets. Jamais sans mes chiennes, on me propose rapidement un peu d'eau pour elles. Nous sommes quatre ce mercredi, et choisissons l'entrée du jour, un Filet de féra froid et son émulsion verte. Sincèrement, je n'ai jamais dégusté ce poisson du lac à la chair aussi ferme et goûteuse, à l'aspect aussi frais, luisant et engageant! Accompagné d'une petite saladine, couronnée d'une tranchette de radis, et décorée de champignons frais. Je craque ensuite pour le Poulpe braisé aux grelots et févettes, en entrée aussi à 28 francs. Assez décevant, une petite portion manquant de goût. Et je me prends à rêver de mes poulpes ou de moscardini savoureux des vacances dans les Cinque Terre ou en Toscane... Dans les entrées, on trouve un Velouté de potimarron (17 fr.), la Grande salade Riviera avec anchois de Cantabrie et baguette frottée de tomate (32 fr.), la Tarte feuilletée au thon, tomate et basilic (28 fr.), la Fleur de courgette (miam! une belle spécialité italienne, ça!) et calamars à l'huile d'olive extra vierge et roquette (28 fr.) ou les Figues violettes, roquette et coppa di Zibello (29 fr.), en saison. Petit voyage en Grèce avec, toujours pour les entrées, le Tarama et crevettes bouquet, jus de tomate à l'huile crêtoise (29 fr.), mon Poulpe braisé aux grelots et févettes (28 fr.) (qui manque vraiment de caractère et de consistance), la Moussaka en plat principal (35 fr.) ou les Pâtes aux gambas, ouzo et tomates dattes (34 fr.). Vous êtes plutôt pâtes ou risotto? Joli choix entre les Fusilli aux pistaches de Sicile, et copeaux de jambon San Daniele ( 32 fr.), les Ravioli aux tomates confites et sarriette, et beignets d'aubergine (29 fr.), les Linguinide Gragnano aux palourdines et persil, les Casarecce à la cima di rapa et brocoletti et ricotta sèche, le Risotto carnaroli aux courgettes et girolles en persillade (de 26 à 32 fr.). Mon vis-à-vis et l'un de mes voisins de table se laissent tenter par l'assiette du jour: de la volaille moelleuse dans une nage de légumes colorés. Et mon frère opte pour un filet d'agneau à la cuisson parfaite, avec un fagot de laitue et tomate du plus bel effet et des pommes de terre. Les plats principaux (Côtelettes d’agneau, Entrecôtes de cerf, Pièce de veau au romarin, Tagine de volaille au citron confit côté Terre, ou Cigale à la grille, Daurade aux légumes, Filet de loup à la plancha ou Fritto misto de crevettes langoustines, calamars et poissons côté Mer) oscillent entre 45 et 52 francs. L’un des messieurs, qui nous invite, choisit le vin. Un nectar... Une belle adresse au service des saveurs gourmandes du Sud... Des prix relativement corrects pour l’endroit et pour la qualité des mets servis. Les bonnes fourchettes, dont je suis, craqueront bien sûr pour les buffets. A découvrir, en ce qui me concerne - ou à redécouvrir - le brunch festif du dimanche, de 12 h à 14 h 30, avec coupe de champagne offerte.
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Fleur de Lys
Fleur de Lys
29.09.2014, 22:05
Chaque automne c'est la même chose, depuis quinze ans au moins en ce qui me concerne... Le même bonheur, une satiété que seuls assurent les repas de Bénichon ou de Saint-Martin, au point de ne même plus pouvoir avaler une petite poire à Botzi ou la délectable pétole de purée de marron cachée sous une étoile de carambole. La chasse de La Fleur de Lys est connue de tous les gourmets, et les fidèles réservent parfois en janvier pour mi-septembre. Et jusqu'à mi-décembre, les Rochat et leur fiston, qui ont fêté cette année leurs 40 ans de succès, se font un point d'honneur de combler une clientèle acquise en toute saison... Je choisis toujours les Noisettes de chevreuil, au goût délicat, avec une sauce Grand Veneur... Plus une table de libre au café, dans la grande salle à manger ou dans la petite. Le service a toujours été l'un des points forts de l'établissement, avec des dames bien réveillées, charmantes, polies et expérimentées. Toujours impressionnant de les voir glisser d'une table à l'autre, passer avec des plateaux surchargés ou préparer de belles assiettes artistiquement dressées... Aux tables voisines, Terrine de chevreuil maison (19 fr.), Feuilleté aux bolets et chanterelles (19 fr.), Foie de canard poêlé aux pommes et vinaigre de framboise (20 fr.) ou Ravioloni chasseur (16 fr.) se succèdent en entrée. La Selle de chevreuil est à 58 fr. et les Noisettes à 49 fr., le Civet à 42 et le Râble de lièvre aussi. Un Carré de sanglier sur ardoise est à 45 fr. Sur assiette à 39 fr., on peut déguster une Entrecôte de chevreuil Mirza, un Emincé de gibier Poivrade, le Civet de chevreuil Chasseur ou les Filets de râble de lièvre. Servis avec choux de Bruxelles, chou rouge, spätzli maison ou nouilles. Jolie clientèle composée de familles, de tablées d'amis, de couples, toutes générations confondues. Il faut dire que la carte offre de multiples possibilités qui vont de nos mets traditionnels, genre Filets de perche, Tranche panée énoooooorme, Papet-saucisse aux choux, Saucisse à rôtir (à prix normal, ce qui devient rare!), Rösti à choix, etc. Pendant la chasse, on peut commander en avance les fameuses Fondues rustiques, Bourguignonne, etc. qui font notre bonheur toute l'année... Et en été, la terrasse ne désemplit pas non plus. Après une attente particulièrement longue ce samedi, mais on comprend aisément le pourquoi, on vient nous présenter un grand plateau coloré, qui prend du temps à préparer avec soin, et que j'immortalise sur-le-champ pour Facebook en salivant comme un cocker. On dit que l'on commence à déguster du regard, et c'est plein de belles promesses... La viande est d'une tendreté remarquable, comme d'habitude. Sur la première assiette, des spätzli, du chou rouge, un petit dôme de marron en purée surmonté d'un demi-kumquat, une brochette de grains de raisin et cerises plantée sur une poire à Botzi, une demi-poire remplie de confiture d'airelle, une étoile de carambole. Mmmmmhhhh! Attendre une année entière puis presque trois-quarts d'heure valait la peine, devant tant de merveilles.... Nous buvons une petite syrah Hurlevent, agréable sans être exceptionnelle. Arrive la seconde assiette, avec des spätzli, des choux de Bruxelles, des marrons caramélisés, une demi-pêche, des tomates, deux mini-pommes, des raisins... Un tout petit bémol, depuis l'an dernier déjà. Plus de petit réchaud pour tenir la sauce Grand Veneur à bonne température... On me donne une explication fumeuse sur des problèmes survenus soudainement après trente-huit ans, et bien que l'on nous rapporte une saucière pour le second service, je suis un poil déçue. Le fiston aurait repris les fourneaux. Et le papa était plus généreux, me paraît-il. Mon éditeur et mon garagiste également semblaient plus commerçants et/ou généreux... La relève est décidément gourmande, elle aussi. Du coup, une superbe coupe Vanille-Chantilly et sa sauce au vin cuit (10 fr.) complète à merveille ce repas mythique... Malgré tout, la Fleur de Lys reste pour le moment l'une des plus belles adresses de Lausanne/Prilly. Espérons que ça dure pour les 50es rugissants...
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Auberge Communale le St-Sulpice
Auberge Communale le St-Sulpice
29.09.2014, 22:06
Chaque automne c'est la même chose, depuis quinze ans au moins en ce qui me concerne... Le même bonheur, une satiété que seuls assurent les repas de Bénichon ou de Saint-Martin, au point de ne même plus pouvoir avaler une petite poire à Botzi ou la délectable pétole de purée de marron cachée sous une étoile de carambole. La chasse de La Fleur de Lys est connue de tous les gourmets, et les fidèles réservent parfois en janvier pour mi-septembre. Et jusqu'à mi-décembre, les Rochat et leur fiston, qui ont fêté cette année leurs 40 ans de succès, se font un point d'honneur de combler une clientèle acquise en toute saison... Je choisis toujours les Noisettes de chevreuil, au goût délicat, avec une sauce Grand Veneur... Plus une table de libre au café, dans la grande salle à manger ou dans la petite. Le service a toujours été l'un des points forts de l'établissement, avec des dames bien réveillées, charmantes, polies et expérimentées. Toujours impressionnant de les voir glisser d'une table à l'autre, passer avec des plateaux surchargés ou préparer de belles assiettes artistiquement dressées... Aux tables voisines, Terrine de chevreuil maison (19 fr.), Feuilleté aux bolets et chanterelles (19 fr.), Foie de canard poêlé aux pommes et vinaigre de framboise (20 fr.) ou Ravioloni chasseur (16 fr.) se succèdent en entrée. La Selle de chevreuil est à 58 fr. et les Noisettes à 49 fr., le Civet à 42 et le Râble de lièvre aussi. Un Carré de sanglier sur ardoise est à 45 fr. Sur assiette à 39 fr., on peut déguster une Entrecôte de chevreuil Mirza, un Emincé de gibier Poivrade, le Civet de chevreuil Chasseur ou les Filets de râble de lièvre. Servis avec choux de Bruxelles, chou rouge, spätzli maison ou nouilles. Jolie clientèle composée de familles, de tablées d'amis, de couples, toutes générations confondues. Il faut dire que la carte offre de multiples possibilités qui vont de nos mets traditionnels, genre Filets de perche, Tranche panée énoooooorme, Papet-saucisse aux choux, Saucisse à rôtir (à prix normal, ce qui devient rare!), Rösti à choix, etc. Pendant la chasse, on peut commander en avance les fameuses Fondues rustiques, Bourguignonne, etc. qui font notre bonheur toute l'année... Et en été, la terrasse ne désemplit pas non plus. Après une attente particulièrement longue ce samedi, mais on comprend aisément le pourquoi, on vient nous présenter un grand plateau coloré, qui prend du temps à préparer avec soin, et que j'immortalise sur-le-champ pour Facebook en salivant comme un cocker. On dit que l'on commence à déguster du regard, et c'est plein de belles promesses... La viande est d'une tendreté remarquable, comme d'habitude. Sur la première assiette, des spätzli, du chou rouge, un petit dôme de marron en purée surmonté d'un demi-kumquat, une brochette de grains de raisin et cerises plantée sur une poire à Botzi, une demi-poire remplie de confiture d'airelle, une étoile de carambole. Mmmmmhhhh! Attendre une année entière puis presque trois-quarts d'heure valait la peine, devant tant de merveilles.... Nous buvons une petite syrah Hurlevent, agréable sans être exceptionnelle. Arrive la seconde assiette, avec des spätzli, des choux de Bruxelles, des marrons caramélisés, une demi-pêche, des tomates, deux mini-pommes, des raisins... Un tout petit bémol, depuis l'an dernier déjà. Plus de petit réchaud pour tenir la sauce Grand Veneur à bonne température... On me donne une explication fumeuse sur des problèmes survenus soudainement après trente-huit ans, et bien que l'on nous rapporte une saucière pour le second service, je suis un poil déçue. Le fiston aurait repris les fourneaux. Et le papa était plus généreux, me paraît-il. Mon éditeur et mon garagiste également semblaient plus commerçants et/ou généreux... La relève est décidément gourmande, elle aussi. Du coup, une superbe coupe Vanille-Chantilly et sa sauce au vin cuit (10 fr.) complète à merveille ce repas mythique... Malgré tout, la Fleur de Lys reste pour le moment l'une des plus belles adresses de Lausanne/Prilly. Espérons que ça dure pour les 50es rugissants...
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Cafe du Simplon
Cafe du Simplon
14.09.2014, 16:13
Belle soirée de fin d'été, ce vendredi 12 septembre 2014... Et le plaisir de sortir du cinéma en face de la gare de Lausanne, et d'avoir tant de bonnes adresses alentour. Chez Xu, on peut oublier, plus une table de libre et des personnes au bar qui attendent... L'Europe, à la rue du Simplon, n'y songeons même pas... L'une des meilleures adresses de la ville pour une excellente cuisine classique, terroir et généreuse à prix très attractifs, et au service efficace et avenant. Toujours plein. Oh, chouette, il reste une table au Café du Simplon, juste sous les escaliers de la gare avec une petite terrasse sur la rue... Depuis sept ans, j'entends souvent des compliments sur cet endroit. Jolie clientèle de trentenaires et quadragénaires, chics ou cool, cosmopolites... Le Simplon, avec ses murs tout blancs, rappelle les meilleurs souvenirs des tavernes grecques ou stambouliotes. En fait, le patron est Macédonien. Debout, il veille au ballet virevoltant de son personnel, plutôt "branché" et charmant. Une jeune fille souriante vient sur-le-champ prendre la commande, bien que la plupart des tables soient occupées dedans et dehors. Mmmmmmhhhhh... Des MEZE... Merguez, concombre yogourt, féta, feuille de vigne constituent de belles mises en bouche entre 5 fr.50 à 12 fr. 50 . Un plateau à 17 fr. 50 permet un petit voyage gourmand avec un peu de tout. Salades de poulet (22 fr. 50) ou chèvre chaud (19 fr. 50) appétissants au programme également. Mon amie Nicole, quasi végétarienne, trouverait son bonheur, puisque qu'il y a un Tagine sans viande (20 fr. 50). Et les classiques Tagine de poulet au citron (23 fr. 50) , Tagine d'agneau à la coriande (25 fr. 50), Tagine d'agneau aux pruneaux (25 fr. 50). , ou Tagine Royale (27 fr. 50). Les Assiettes méditerranéennes aussi sont font saliver. Et que choisir entre les Calamars frits (25 fr. 50), la Moussaka (19 fr. 50), les Cevapcici (19 fr. 50) ou les Feuilles de vigne maison "grande portion" (j'aime quand on me parle ainsi sur une carte de menus :) ) (25 fr. 50)? Ou les Moules Bouchot-frites à 26 fr. 50, le Risotto à l'Orientale (coriandre, merguez, poivrons) 22 fr. 50, les Penne au saumon (24 fr. 50), le Filet de lapin, sauce moutarde, riz et légumes à 24 fr. 50, le Carpaccio de boeuf, salade et parmesan à 26 fr. 50 ou l'Assiette italienne (carpaccio de bœuf, mozzarella di Buffala, jambon cru) à 26 fr. 50. Je craque pour la MOUSSAKA et mon camarade de table pour le RISOTTO AU BOLETS ET DES DE VOLAILLE... Est-ce une Moussaka à la mode macédonienne? De moelleuses tranches de pommes de terre sont mêlées aux aubergines, et la viande est délicieuse. Une belle couche de fromage bien dorée donne à ce mets un aspect engageant. Chaque morce m'emmène du côté d'Heraklion, de Marrakech ou d'Istanbul... La cannelle me rappelle une... pastilla inoubliable... Une petite explosion de saveurs salée-sucrée en bouche! Original et délicieux! Dans la même grande assiette, une salade verte, carotte, céleri arrosée d'une huile d'olive parfumée et d'un bon vinaigre blanc titille joyeusement les papilles. Le Risotto aux bolets dégage une insistante fragrance de sous-bois. Généreux aussi, cuisson parfaite. Nous prenons du vin macédonien à 4 fr. 80 le déci. Qui ressemble aux vins grecs que j'ai testés en faisant la grimace. Un vin de fille, pas pour moi... Les plus classiques d'entre nous feront leur choix entre le Steak de bœuf Café de Paris 160 gr. à 26 fr. 50, l'Entrecôte parisienne à 28 fr. 50, le Tartare de bœuf 150 gr. à 27 fr. 50 et le Tartare de bœuf à 200 gr. est à 33 fr. 50. Un ancien ministre de la Culture, directeur de Présence Suisse, semble se régaler ce soir. Et je me suis laissé dire que le président de la Semaine du Goût, ancien conseiller national rouge né à Istanbul et amoureux de la Grèce, fait quelques infidélités au temple de la cuisine grecque de l'avenue Georgette. Pas étonnant. C'est vraiment bon, et à prix "normal", au Simplon. Un petit inconvénient comme au Café de Grancy... Tout ce petit monde papote, les tables se touchent presque, et il y a un raffût du diable. Mais je reviendrai avec des boules Quiès pour tout goûter... Troooop bon! . ... Josée-Christine Lavanchy-Trépey
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Le Gros Minet
Le Gros Minet
28.08.2014, 23:43
Wouaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhh ! Ce jeudi 28 août 2014, j’ai mangé des yeux d’abord et pour de bon ensuite une saucisse à rôtir d’exception, posée délicatement sur un dôme de purée mousseline avec son puits plein d’une sauce divine… Une jolie salade mêlée colorée et croquante (céleri, carotte, chou rouge, verte, concombre, tomate) a précédé ce mets bénit des dieux vaudois, et suffisamment copieux pour tenir jusqu'aux quatre-heures. Pour 18 francs . Et le café toujours à 3 fr. 20 ! 1969-2014 Quarante-cinq ans de souvenirs et d'amitié au GROS MINET, ce bar-restaurant de quartier parmi les plus anciens de Lausanne. C'est Rico et sa grande américaine rose bonbon qui avait transformé le Gipsy, choisi ce nom mythique et fait de ces lieux l'un des "points d'eau" favoris de la jeunesse d'alors et des Sous-Gariens (d’avant les « botellòn », mais on n’était parfois pas beaucoup plus jolis à voir). L'un de ses successeurs, Charly, est parti au décès de notre chère Hélène, son épouse. Le suivant, Pietro, ancien barman à la Voile d’Or, nous a quittés à l'insu de son plein gré à 50 ans. Et depuis douze ans c'est « P.-A. » (Recordon) qui nous accueille dans ce qui semble être sa résidence principale. En fait, affable, il veille à ce que tout se passe au mieux ici. La charmante et souriante Gaby, très attentive, très maligne et rompue à toutes les clientèles, participe au succès du Gros Minet, avec Aleks, douce et efficace aussi. Dès 15 heures, c’est Véronique qui officie au bar. Pas de cuisine le soir, à part des petits trucs pour l’apéro. De la mamy café-croissant du matin au papy whisky-whisky du soir, P.-A. veille à la bonne marche de ce temple de Cour/Primerose, couru comme un café de village (côté BAR) ou comme un restaurant pour cadres, employés et ouvriers des entreprises alentour (dans la SALLE et sur les deux TERRASSES). Et même les vieux du Muppets du bout du bar (côté lac :) ), restés coincés au début du siècle dernier d’avant « Face de bouc », manquent quand par hasard ils ne sont pas là… LA RENTREE s'annonce donc sous les meilleurs auspices. Un cuisinier chevronné dans la cinquantaine, qui a fait ses armes entre autres dans un resto tenu par les parents de Bastian Becker, a repris les fourneaux, pour mon plus grand bonheur. Il mitonne de ces petites sauces que je laperais bien dans l’assiette pour ne pas en laisser une goutte ! Chaque jour, sur une ardoise, deux propositions à choix, entre 16 et 18 francs. Le vendredi, l'habituel filet de perche-frites n'a plus rien à voir avec ce qui était servi auparavant. Et qui eut parfois un goût de vase des plus désagréables. Là, de jolis petits filets dorés comme au Florida, avec une sauce tartare délicieuse, selon les amis qui les ont déjà goûtés. Et une autre proposition, bienvenue pour ceux que les petits poissons du lac et leurs frites ne font pas fantasmer. Pour l'automne, un potage est au programme. Et le mercredi, un dessert attend les gourmands petits et grands. Nous avons pu tester Les filets de poulet sauce à la moutarde de Meaux (trois jolies escalopes très joliment présentées, avec un trait artistique de balsamique, deux-trois tronçons de carotte sur les pâtes al dente). La brochette de bœuf et dinde et ses petits carrés de pommes de terre rôties. Le ragoût aux petits légumes et sa purée, avec sa petite tomate cerise et son brin de persil plat (joli !). L’osso bucco de porc, cuisson parfaite et encore une sauce excellente, petits légumes, tagliatelle. La piccata milanaise, spaghetti, sauce tomate au goût de « pomodoro » (avec un spaghetti rôti au four dressé pour la déco ! Le sens du détail, ce nouveau maître-queux ! J’aime !) Le risotto aux scampi et sa petite tomate cerise et brin de persil (là aussi, une petite sauce raffinée). Les spaghetti bolognaise al dente. La viande hachée est mariée à un bon sugo apprêté comme il se doit. Comme à la maison et à Magenta ! Les cuisiniers ont-ils les hormones qui chicanent, comme les filles ? Un ratage total avec un braisé de bœuf quelconque, sa sauce pleine de farine, deux louches de tagliatelle, et une petite salade verte tristounette. Une portion pour anorexique, de surcroît. A 16 heures, nous nous sommes rués sur un sandwich jambon-beurre XXL et un paquet de biscuits… Le lendemain, ce cauchemar était oublié, et suivaient… L’ émincé de bœuf-carotte et son riz cuisson parfaite, ni trop ni trop peu. Le steak avec des pommes Country parmi les meilleures qu’il m’ait été donné de déguster, légères, moelleuses à l’intérieur et croquantes à l’extérieur, et miracle! un parfum de bonne huile d’olive m’a chatouillé le palais (royal) ! Et de thym. Une petite carte attractive offre en outre des salades, assiette de viande froide, steak, ou mets qui, sans relever de la haute gastronomie, mettent les papilles en joie dans un cadre attachant... Idéal pour des pauses-déjeuner… Les journaux sont à disposition, et même le « Journal d’Ouchy », et le Wifi permet de travailler en mangeant ou de surfer sur… Facebook. Parfait. On est bien au XXIe siècle. En décembre, deux soirées huîtres permettent de réunir tout le monde dans une chaude ambiance d’avant-Fêtes.
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Ce 1er octobre ensoleillé, j’ai rendez-vous au Palace, Côté Jardin. L’un des restaurants du cinq-étoiles doté de 14 points au Guide Gault & Millau, avec une terrasse panoramique sur le lac Léman et les Alpes. Une belle adresse hors du temps et de la fureur du centre-ville de Lausanne, idéale pour se bichonner et se requinquer… Ou pour un rendez-vous d’affaires, comme aujourd’hui. L’on y croise le Tout-Lausanne de l’édition, de la finance ou du barreau, comme à la Brasserie de l’hôtel. Mais dans la salle aux murs clairs ou sur la terrasse, les tables sont suffisamment éloignées les unes des autres pour ne pas partager nos conversations avec les voisins. Je conserve un souvenir magnifique d'un repas printanier sur la terrasse baignée de soleil. Et d'un buffet à volonté somptueux, mais avalé à toute vitesse, collisions d'agenda oblige. Je reviendrai donc, avec plus de temps, pour le Buffet d'antipasti à 28 fr. Et en plat principal, il est à 42 fr. Il faut compter 56 fr. pour le Buffet d'antipasti, le Buffet de fromages et le Buffet de desserts (mmmmmhhhhh! Plaisir des yeux d’abord). Un rêve pour moi qui aime tant déguster de bonnes choses à satiété. A la carte, le Buffet de desserts à volonté, 20 fr. est un festival de couleurs et de douceurs entre petits mille-feuilles, moelleux au chocolat, petites verrines, crèmes brûlées, mousses, tartes, choux à la crème, fruits frais, macarons de toutes les couleurs... Pas trop glucides, je reviendrai rien que pour une belle overdose annuelle de sucre et de graisses trans. A l'accueil et au service, des gens tout à fait charmants, polis, attentifs et discrets. Jamais sans mes chiennes, on me propose rapidement un peu d'eau pour elles. Nous sommes quatre ce mercredi, et choisissons l'entrée du jour, un Filet de féra froid et son émulsion verte. Sincèrement, je n'ai jamais dégusté ce poisson du lac à la chair aussi ferme et goûteuse, à l'aspect aussi frais, luisant et engageant! Accompagné d'une petite saladine, couronnée d'une tranchette de radis, et décorée de champignons frais. Je craque ensuite pour le Poulpe braisé aux grelots et févettes, en entrée aussi à 28 francs. Assez décevant, une petite portion manquant de goût. Et je me prends à rêver de mes poulpes ou de moscardini savoureux des vacances dans les Cinque Terre ou en Toscane... Dans les entrées, on trouve un Velouté de potimarron (17 fr.), la Grande salade Riviera avec anchois de Cantabrie et baguette frottée de tomate (32 fr.), la Tarte feuilletée au thon, tomate et basilic (28 fr.), la Fleur de courgette (miam! une belle spécialité italienne, ça!) et calamars à l'huile d'olive extra vierge et roquette (28 fr.) ou les Figues violettes, roquette et coppa di Zibello (29 fr.), en saison. Petit voyage en Grèce avec, toujours pour les entrées, le Tarama et crevettes bouquet, jus de tomate à l'huile crêtoise (29 fr.), mon Poulpe braisé aux grelots et févettes (28 fr.) (qui manque vraiment de caractère et de consistance), la Moussaka en plat principal (35 fr.) ou les Pâtes aux gambas, ouzo et tomates dattes (34 fr.). Vous êtes plutôt pâtes ou risotto? Joli choix entre les Fusilli aux pistaches de Sicile, et copeaux de jambon San Daniele ( 32 fr.), les Ravioli aux tomates confites et sarriette, et beignets d'aubergine (29 fr.), les Linguinide Gragnano aux palourdines et persil, les Casarecce à la cima di rapa et brocoletti et ricotta sèche, le Risotto carnaroli aux courgettes et girolles en persillade (de 26 à 32 fr.). Mon vis-à-vis et l'un de mes voisins de table se laissent tenter par l'assiette du jour: de la volaille moelleuse dans une nage de légumes colorés. Et mon frère opte pour un filet d'agneau à la cuisson parfaite, avec un fagot de laitue et tomate du plus bel effet et des pommes de terre. Les plats principaux (Côtelettes d’agneau, Entrecôtes de cerf, Pièce de veau au romarin, Tagine de volaille au citron confit côté Terre, ou Cigale à la grille, Daurade aux légumes, Filet de loup à la plancha ou Fritto misto de crevettes langoustines, calamars et poissons côté Mer) oscillent entre 45 et 52 francs. L’un des messieurs, qui nous invite, choisit le vin. Un nectar... Une belle adresse au service des saveurs gourmandes du Sud... Des prix relativement corrects pour l’endroit et pour la qualité des mets servis. Les bonnes fourchettes, dont je suis, craqueront bien sûr pour les buffets. A découvrir, en ce qui me concerne - ou à redécouvrir - le brunch festif du dimanche, de 12 h à 14 h 30, avec coupe de champagne offerte.

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Chaque automne c'est la même chose, depuis quinze ans au moins en ce qui me concerne... Le même bonheur, une satiété que seuls assurent les repas de Bénichon ou de Saint-Martin, au point de ne même plus pouvoir avaler une petite poire à Botzi ou la délectable pétole de purée de marron cachée sous une étoile de carambole. La chasse de La Fleur de Lys est connue de tous les gourmets, et les fidèles réservent parfois en janvier pour mi-septembre. Et jusqu'à mi-décembre, les Rochat et leur fiston, qui ont fêté cette année leurs 40 ans de succès, se font un point d'honneur de combler une clientèle acquise en toute saison... Je choisis toujours les Noisettes de chevreuil, au goût délicat, avec une sauce Grand Veneur... Plus une table de libre au café, dans la grande salle à manger ou dans la petite. Le service a toujours été l'un des points forts de l'établissement, avec des dames bien réveillées, charmantes, polies et expérimentées. Toujours impressionnant de les voir glisser d'une table à l'autre, passer avec des plateaux surchargés ou préparer de belles assiettes artistiquement dressées... Aux tables voisines, Terrine de chevreuil maison (19 fr.), Feuilleté aux bolets et chanterelles (19 fr.), Foie de canard poêlé aux pommes et vinaigre de framboise (20 fr.) ou Ravioloni chasseur (16 fr.) se succèdent en entrée. La Selle de chevreuil est à 58 fr. et les Noisettes à 49 fr., le Civet à 42 et le Râble de lièvre aussi. Un Carré de sanglier sur ardoise est à 45 fr. Sur assiette à 39 fr., on peut déguster une Entrecôte de chevreuil Mirza, un Emincé de gibier Poivrade, le Civet de chevreuil Chasseur ou les Filets de râble de lièvre. Servis avec choux de Bruxelles, chou rouge, spätzli maison ou nouilles. Jolie clientèle composée de familles, de tablées d'amis, de couples, toutes générations confondues. Il faut dire que la carte offre de multiples possibilités qui vont de nos mets traditionnels, genre Filets de perche, Tranche panée énoooooorme, Papet-saucisse aux choux, Saucisse à rôtir (à prix normal, ce qui devient rare!), Rösti à choix, etc. Pendant la chasse, on peut commander en avance les fameuses Fondues rustiques, Bourguignonne, etc. qui font notre bonheur toute l'année... Et en été, la terrasse ne désemplit pas non plus. Après une attente particulièrement longue ce samedi, mais on comprend aisément le pourquoi, on vient nous présenter un grand plateau coloré, qui prend du temps à préparer avec soin, et que j'immortalise sur-le-champ pour Facebook en salivant comme un cocker. On dit que l'on commence à déguster du regard, et c'est plein de belles promesses... La viande est d'une tendreté remarquable, comme d'habitude. Sur la première assiette, des spätzli, du chou rouge, un petit dôme de marron en purée surmonté d'un demi-kumquat, une brochette de grains de raisin et cerises plantée sur une poire à Botzi, une demi-poire remplie de confiture d'airelle, une étoile de carambole. Mmmmmhhhh! Attendre une année entière puis presque trois-quarts d'heure valait la peine, devant tant de merveilles.... Nous buvons une petite syrah Hurlevent, agréable sans être exceptionnelle. Arrive la seconde assiette, avec des spätzli, des choux de Bruxelles, des marrons caramélisés, une demi-pêche, des tomates, deux mini-pommes, des raisins... Un tout petit bémol, depuis l'an dernier déjà. Plus de petit réchaud pour tenir la sauce Grand Veneur à bonne température... On me donne une explication fumeuse sur des problèmes survenus soudainement après trente-huit ans, et bien que l'on nous rapporte une saucière pour le second service, je suis un poil déçue. Le fiston aurait repris les fourneaux. Et le papa était plus généreux, me paraît-il. Mon éditeur et mon garagiste également semblaient plus commerçants et/ou généreux... La relève est décidément gourmande, elle aussi. Du coup, une superbe coupe Vanille-Chantilly et sa sauce au vin cuit (10 fr.) complète à merveille ce repas mythique... Malgré tout, la Fleur de Lys reste pour le moment l'une des plus belles adresses de Lausanne/Prilly. Espérons que ça dure pour les 50es rugissants...

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Chaque automne c'est la même chose, depuis quinze ans au moins en ce qui me concerne... Le même bonheur, une satiété que seuls assurent les repas de Bénichon ou de Saint-Martin, au point de ne même plus pouvoir avaler une petite poire à Botzi ou la délectable pétole de purée de marron cachée sous une étoile de carambole. La chasse de La Fleur de Lys est connue de tous les gourmets, et les fidèles réservent parfois en janvier pour mi-septembre. Et jusqu'à mi-décembre, les Rochat et leur fiston, qui ont fêté cette année leurs 40 ans de succès, se font un point d'honneur de combler une clientèle acquise en toute saison... Je choisis toujours les Noisettes de chevreuil, au goût délicat, avec une sauce Grand Veneur... Plus une table de libre au café, dans la grande salle à manger ou dans la petite. Le service a toujours été l'un des points forts de l'établissement, avec des dames bien réveillées, charmantes, polies et expérimentées. Toujours impressionnant de les voir glisser d'une table à l'autre, passer avec des plateaux surchargés ou préparer de belles assiettes artistiquement dressées... Aux tables voisines, Terrine de chevreuil maison (19 fr.), Feuilleté aux bolets et chanterelles (19 fr.), Foie de canard poêlé aux pommes et vinaigre de framboise (20 fr.) ou Ravioloni chasseur (16 fr.) se succèdent en entrée. La Selle de chevreuil est à 58 fr. et les Noisettes à 49 fr., le Civet à 42 et le Râble de lièvre aussi. Un Carré de sanglier sur ardoise est à 45 fr. Sur assiette à 39 fr., on peut déguster une Entrecôte de chevreuil Mirza, un Emincé de gibier Poivrade, le Civet de chevreuil Chasseur ou les Filets de râble de lièvre. Servis avec choux de Bruxelles, chou rouge, spätzli maison ou nouilles. Jolie clientèle composée de familles, de tablées d'amis, de couples, toutes générations confondues. Il faut dire que la carte offre de multiples possibilités qui vont de nos mets traditionnels, genre Filets de perche, Tranche panée énoooooorme, Papet-saucisse aux choux, Saucisse à rôtir (à prix normal, ce qui devient rare!), Rösti à choix, etc. Pendant la chasse, on peut commander en avance les fameuses Fondues rustiques, Bourguignonne, etc. qui font notre bonheur toute l'année... Et en été, la terrasse ne désemplit pas non plus. Après une attente particulièrement longue ce samedi, mais on comprend aisément le pourquoi, on vient nous présenter un grand plateau coloré, qui prend du temps à préparer avec soin, et que j'immortalise sur-le-champ pour Facebook en salivant comme un cocker. On dit que l'on commence à déguster du regard, et c'est plein de belles promesses... La viande est d'une tendreté remarquable, comme d'habitude. Sur la première assiette, des spätzli, du chou rouge, un petit dôme de marron en purée surmonté d'un demi-kumquat, une brochette de grains de raisin et cerises plantée sur une poire à Botzi, une demi-poire remplie de confiture d'airelle, une étoile de carambole. Mmmmmhhhh! Attendre une année entière puis presque trois-quarts d'heure valait la peine, devant tant de merveilles.... Nous buvons une petite syrah Hurlevent, agréable sans être exceptionnelle. Arrive la seconde assiette, avec des spätzli, des choux de Bruxelles, des marrons caramélisés, une demi-pêche, des tomates, deux mini-pommes, des raisins... Un tout petit bémol, depuis l'an dernier déjà. Plus de petit réchaud pour tenir la sauce Grand Veneur à bonne température... On me donne une explication fumeuse sur des problèmes survenus soudainement après trente-huit ans, et bien que l'on nous rapporte une saucière pour le second service, je suis un poil déçue. Le fiston aurait repris les fourneaux. Et le papa était plus généreux, me paraît-il. Mon éditeur et mon garagiste également semblaient plus commerçants et/ou généreux... La relève est décidément gourmande, elle aussi. Du coup, une superbe coupe Vanille-Chantilly et sa sauce au vin cuit (10 fr.) complète à merveille ce repas mythique... Malgré tout, la Fleur de Lys reste pour le moment l'une des plus belles adresses de Lausanne/Prilly. Espérons que ça dure pour les 50es rugissants...

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Belle soirée de fin d'été, ce vendredi 12 septembre 2014... Et le plaisir de sortir du cinéma en face de la gare de Lausanne, et d'avoir tant de bonnes adresses alentour. Chez Xu, on peut oublier, plus une table de libre et des personnes au bar qui attendent... L'Europe, à la rue du Simplon, n'y songeons même pas... L'une des meilleures adresses de la ville pour une excellente cuisine classique, terroir et généreuse à prix très attractifs, et au service efficace et avenant. Toujours plein. Oh, chouette, il reste une table au Café du Simplon, juste sous les escaliers de la gare avec une petite terrasse sur la rue... Depuis sept ans, j'entends souvent des compliments sur cet endroit. Jolie clientèle de trentenaires et quadragénaires, chics ou cool, cosmopolites... Le Simplon, avec ses murs tout blancs, rappelle les meilleurs souvenirs des tavernes grecques ou stambouliotes. En fait, le patron est Macédonien. Debout, il veille au ballet virevoltant de son personnel, plutôt "branché" et charmant. Une jeune fille souriante vient sur-le-champ prendre la commande, bien que la plupart des tables soient occupées dedans et dehors. Mmmmmmhhhhh... Des MEZE... Merguez, concombre yogourt, féta, feuille de vigne constituent de belles mises en bouche entre 5 fr.50 à 12 fr. 50 . Un plateau à 17 fr. 50 permet un petit voyage gourmand avec un peu de tout. Salades de poulet (22 fr. 50) ou chèvre chaud (19 fr. 50) appétissants au programme également. Mon amie Nicole, quasi végétarienne, trouverait son bonheur, puisque qu'il y a un Tagine sans viande (20 fr. 50). Et les classiques Tagine de poulet au citron (23 fr. 50) , Tagine d'agneau à la coriande (25 fr. 50), Tagine d'agneau aux pruneaux (25 fr. 50). , ou Tagine Royale (27 fr. 50). Les Assiettes méditerranéennes aussi sont font saliver. Et que choisir entre les Calamars frits (25 fr. 50), la Moussaka (19 fr. 50), les Cevapcici (19 fr. 50) ou les Feuilles de vigne maison "grande portion" (j'aime quand on me parle ainsi sur une carte de menus :) ) (25 fr. 50)? Ou les Moules Bouchot-frites à 26 fr. 50, le Risotto à l'Orientale (coriandre, merguez, poivrons) 22 fr. 50, les Penne au saumon (24 fr. 50), le Filet de lapin, sauce moutarde, riz et légumes à 24 fr. 50, le Carpaccio de boeuf, salade et parmesan à 26 fr. 50 ou l'Assiette italienne (carpaccio de bœuf, mozzarella di Buffala, jambon cru) à 26 fr. 50. Je craque pour la MOUSSAKA et mon camarade de table pour le RISOTTO AU BOLETS ET DES DE VOLAILLE... Est-ce une Moussaka à la mode macédonienne? De moelleuses tranches de pommes de terre sont mêlées aux aubergines, et la viande est délicieuse. Une belle couche de fromage bien dorée donne à ce mets un aspect engageant. Chaque morce m'emmène du côté d'Heraklion, de Marrakech ou d'Istanbul... La cannelle me rappelle une... pastilla inoubliable... Une petite explosion de saveurs salée-sucrée en bouche! Original et délicieux! Dans la même grande assiette, une salade verte, carotte, céleri arrosée d'une huile d'olive parfumée et d'un bon vinaigre blanc titille joyeusement les papilles. Le Risotto aux bolets dégage une insistante fragrance de sous-bois. Généreux aussi, cuisson parfaite. Nous prenons du vin macédonien à 4 fr. 80 le déci. Qui ressemble aux vins grecs que j'ai testés en faisant la grimace. Un vin de fille, pas pour moi... Les plus classiques d'entre nous feront leur choix entre le Steak de bœuf Café de Paris 160 gr. à 26 fr. 50, l'Entrecôte parisienne à 28 fr. 50, le Tartare de bœuf 150 gr. à 27 fr. 50 et le Tartare de bœuf à 200 gr. est à 33 fr. 50. Un ancien ministre de la Culture, directeur de Présence Suisse, semble se régaler ce soir. Et je me suis laissé dire que le président de la Semaine du Goût, ancien conseiller national rouge né à Istanbul et amoureux de la Grèce, fait quelques infidélités au temple de la cuisine grecque de l'avenue Georgette. Pas étonnant. C'est vraiment bon, et à prix "normal", au Simplon. Un petit inconvénient comme au Café de Grancy... Tout ce petit monde papote, les tables se touchent presque, et il y a un raffût du diable. Mais je reviendrai avec des boules Quiès pour tout goûter... Troooop bon! . ... Josée-Christine Lavanchy-Trépey

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Wouaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhh ! Ce jeudi 28 août 2014, j’ai mangé des yeux d’abord et pour de bon ensuite une saucisse à rôtir d’exception, posée délicatement sur un dôme de purée mousseline avec son puits plein d’une sauce divine… Une jolie salade mêlée colorée et croquante (céleri, carotte, chou rouge, verte, concombre, tomate) a précédé ce mets bénit des dieux vaudois, et suffisamment copieux pour tenir jusqu'aux quatre-heures. Pour 18 francs . Et le café toujours à 3 fr. 20 ! 1969-2014 Quarante-cinq ans de souvenirs et d'amitié au GROS MINET, ce bar-restaurant de quartier parmi les plus anciens de Lausanne. C'est Rico et sa grande américaine rose bonbon qui avait transformé le Gipsy, choisi ce nom mythique et fait de ces lieux l'un des "points d'eau" favoris de la jeunesse d'alors et des Sous-Gariens (d’avant les « botellòn », mais on n’était parfois pas beaucoup plus jolis à voir). L'un de ses successeurs, Charly, est parti au décès de notre chère Hélène, son épouse. Le suivant, Pietro, ancien barman à la Voile d’Or, nous a quittés à l'insu de son plein gré à 50 ans. Et depuis douze ans c'est « P.-A. » (Recordon) qui nous accueille dans ce qui semble être sa résidence principale. En fait, affable, il veille à ce que tout se passe au mieux ici. La charmante et souriante Gaby, très attentive, très maligne et rompue à toutes les clientèles, participe au succès du Gros Minet, avec Aleks, douce et efficace aussi. Dès 15 heures, c’est Véronique qui officie au bar. Pas de cuisine le soir, à part des petits trucs pour l’apéro. De la mamy café-croissant du matin au papy whisky-whisky du soir, P.-A. veille à la bonne marche de ce temple de Cour/Primerose, couru comme un café de village (côté BAR) ou comme un restaurant pour cadres, employés et ouvriers des entreprises alentour (dans la SALLE et sur les deux TERRASSES). Et même les vieux du Muppets du bout du bar (côté lac :) ), restés coincés au début du siècle dernier d’avant « Face de bouc », manquent quand par hasard ils ne sont pas là… LA RENTREE s'annonce donc sous les meilleurs auspices. Un cuisinier chevronné dans la cinquantaine, qui a fait ses armes entre autres dans un resto tenu par les parents de Bastian Becker, a repris les fourneaux, pour mon plus grand bonheur. Il mitonne de ces petites sauces que je laperais bien dans l’assiette pour ne pas en laisser une goutte ! Chaque jour, sur une ardoise, deux propositions à choix, entre 16 et 18 francs. Le vendredi, l'habituel filet de perche-frites n'a plus rien à voir avec ce qui était servi auparavant. Et qui eut parfois un goût de vase des plus désagréables. Là, de jolis petits filets dorés comme au Florida, avec une sauce tartare délicieuse, selon les amis qui les ont déjà goûtés. Et une autre proposition, bienvenue pour ceux que les petits poissons du lac et leurs frites ne font pas fantasmer. Pour l'automne, un potage est au programme. Et le mercredi, un dessert attend les gourmands petits et grands. Nous avons pu tester Les filets de poulet sauce à la moutarde de Meaux (trois jolies escalopes très joliment présentées, avec un trait artistique de balsamique, deux-trois tronçons de carotte sur les pâtes al dente). La brochette de bœuf et dinde et ses petits carrés de pommes de terre rôties. Le ragoût aux petits légumes et sa purée, avec sa petite tomate cerise et son brin de persil plat (joli !). L’osso bucco de porc, cuisson parfaite et encore une sauce excellente, petits légumes, tagliatelle. La piccata milanaise, spaghetti, sauce tomate au goût de « pomodoro » (avec un spaghetti rôti au four dressé pour la déco ! Le sens du détail, ce nouveau maître-queux ! J’aime !) Le risotto aux scampi et sa petite tomate cerise et brin de persil (là aussi, une petite sauce raffinée). Les spaghetti bolognaise al dente. La viande hachée est mariée à un bon sugo apprêté comme il se doit. Comme à la maison et à Magenta ! Les cuisiniers ont-ils les hormones qui chicanent, comme les filles ? Un ratage total avec un braisé de bœuf quelconque, sa sauce pleine de farine, deux louches de tagliatelle, et une petite salade verte tristounette. Une portion pour anorexique, de surcroît. A 16 heures, nous nous sommes rués sur un sandwich jambon-beurre XXL et un paquet de biscuits… Le lendemain, ce cauchemar était oublié, et suivaient… L’ émincé de bœuf-carotte et son riz cuisson parfaite, ni trop ni trop peu. Le steak avec des pommes Country parmi les meilleures qu’il m’ait été donné de déguster, légères, moelleuses à l’intérieur et croquantes à l’extérieur, et miracle! un parfum de bonne huile d’olive m’a chatouillé le palais (royal) ! Et de thym. Une petite carte attractive offre en outre des salades, assiette de viande froide, steak, ou mets qui, sans relever de la haute gastronomie, mettent les papilles en joie dans un cadre attachant... Idéal pour des pauses-déjeuner… Les journaux sont à disposition, et même le « Journal d’Ouchy », et le Wifi permet de travailler en mangeant ou de surfer sur… Facebook. Parfait. On est bien au XXIe siècle. En décembre, deux soirées huîtres permettent de réunir tout le monde dans une chaude ambiance d’avant-Fêtes.

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L'Auberge Communale de Saint-Sulpice... Il y a trente-cinq ans, nous travaiillions juste à côté, avec mon mari, dans la maison qui abrite maintenant le Skiper. Et allions parfois y déjeuner à midi. Des assiettes du jour un peu cra-cra, qui ne nous avaient pas laissé des souvenirs inoubliables. Les tenanciers avaient changé... J'y suis retournée quelquefois avec des amis âgés et exigeants, qui aimaient la cuisine raffinée, le cadre de la salle à manger chic dans les tons saumon, la tranquillité, et l'accueil surréaliste et guindé de Mme Schnoll, qui en faisait des tonnes avec ces messieurs... Même si nous avions notre Visa avec nous, sa sœur et moi pouvions faire la pièce droite, nous existions à peine pour cette patronne à l'ancienne, d'avant le féminisme. Son époux en cuisine, l'Auberge avait sa clientèle d'habitués... Et mon ami Paul à la table des anges, à 90 ans, j'ai oublié cette adresse. Un vieil ami serpeliou (c'est ainsi que s'appellent les habitants du village à l'orée de Lausanne) aime cette Auberge, reprise il y a deux ans et demi par les Bejrami. Le couple propose une carte incroyable, avec un choix qui me laisse pantoise. Comment avoir en permanence tant de bons produits frais? J'aime fantasmer et saliver longuement devant tant de propositions toutes plus alléchantes les unes que les autres... Comme des préliminaires qui annonceraient des jouissances gustatives d'exception. Et j'aime que l'on connaisse le langage gourmand, que l'on me parle de Buisson de crevettes roses aux lames de melon /23 fr.) Frivolité de poissons et gambas à la brunoise de légumes (21 fr. 50) Terrine de fois gras de canard au naturel, chutney de figue 23 fr.) Saumon mariné à l'aneth et aux agrumes façon Gravlax (19 fr. 50), Escargots, Viande séchée, Carpaccio, Vitello tonnato, Feuilleté de champignons,etc. Et j'en passe. Tous les classiques des bonnes auberges d'ici... Risotto aux gambas, courgettes, tomates (29 fr.) Risotto aux champignons frais et feuilles d'épinards (24 fr.) Fagottini au jambon cru, crémés au gorgonzola (24 fr.) Cannelloni maison (à la viande de bœuf) (21 fr.) Spaghetti ou penne avec les meilleures sauces pesto, carbonara, bolognaise, forestière, fruits de mer, crevettes-tomates fraîches-ail-basilic, Tagliatelle Bonne Auberge (18 fr.), Quatre Fromages (19 fr.), Deux Saumons (21 fr.) Thon-Olives noires (19 fr.), Bolets-oignons-ciboulette (22 fr.). Et celles pour lesquelles je bave et craque ce samedi 23 août 2014, LES TAGLIATELLES À LA MODE DU PATRON ( 25 fr.), soit oignons, gambas, mini-crevettes, morilles, crème et safran. Faites ici, ces pâtes fraîches sont ex-cep-tion-nelles! Comme je les aime, ni trop fines ni trop grosses, la cuisson à la seconde près AL DENTE! Et des gambas saisis par surprise, pas une minute de plus ou de moins. Parfait! Copieux, avec sa tomate cerise et son brin de persil plat, et de touches de persil et paprika sur le bord de l'assiette. Présentation soignée et service rapide et attentionné. La blonde et charmante Gordana assure, avec son collègue, certainement croate lui aussi. Mon ami choisit les TAGLIATELLES CARBONARA, du plus bel effet. De jolis petits lardons très chics, un œuf frais posé sur les pâtes fraîches, là aussi du persil en brin et haché pour donner des couleurs et des envies... L'entrecôte de bœuf est à 33 fr., de cheval à 29. Le Tartare coupé au couteau à 36. Avec un joli choix de sauces dans les 5-6 fr. (Bordelaise, Morilles à la crème, A l'ail, Café de Paris, etc.) Authentique Emincé de veau à la Zurichoise (36 fr.) Cassolette de rognons de veau à la moutarde de Meaux (27 fr. 50) Filet d'agneau poêlé à la crème d'ail et ciboulette (35 fr.) Filets de perche meunière et sauce tartare (34 fr.) Filets de perche façon auberge, avec une émulsion à l'estragon (34 fr.) Filets de perche légère avec une émulsion au basilic (32 fr.) Omble chevalier, Filet de sole, Aiguillette de saumon, Gambas poêlées, etc... Gambas poêlées aux curry Vindaloo et beurre blanc à la ciboulette (38 fr.) Filets de sole poêlés aux poireaux et beurre blance à la ciboulette (38 fr.) Cuisses de grenouilles provençale ou sel marin-ail à discrétion (39 fr.) Spécialité pour deux personnes: Poêlée de poisson et gambas (saumon, rouget sole et selon arrivage), avec Légumes à l'huile d'olive, crème onctueuse, au safran, garniture à choix (37 fr.) Spécialités de brochettes flambées (49 fr.) Deux menus d'affaires à 48 ou 45 francs donnent vraiment envie d'en savoir plus. 25 sortes de PIZZAS de 14 à 22 francs complètent le tout. Jolie carte de desserts... A midi, il est conseillé de réserver tant le bouche-à-oreille aurait fait une bonne pub à cette Auberge bien située au centre de Saint-Sulpice, avec un parking privé. Le portions sont normales (mieux qu'au Débarcadère voisin, qui a réduit la voilure). Les prix sont tout à fait corrects, pour de bonnes bouteilles aussi. Le personnel veille à prévenir les désirs et les attentes des clients. Pas besoin d'appeler trois fois pour payer. Personnellement, j'adore les lumières tamisées, les tons jaune-orangé de la grande salle principale. Presque toutes les tables sont occupées mais nous pouvons parler sans crier. Mes petites chiennes sont accueillies avec bienveillance. Excellente soirée et belle surprise.

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Avec des amis habitant Froideville, j'avais eu l'occasion, en 2011, de découvrir et partager des menus magnifiques à La Maison Thaï. L'établissement avait été remis assez rapidement, et depuis on entend que de bonnes choses sur la Maison Thaï de Mex, prise d'assaut par ses fidèles et le personnel de Bobst,. Deux fois déjà j'avais tenté de trouver une table sans réserver à la Maison Thaï au Lac, ouverte dans le courant de l'été 2014 dans l'ancien complexe de la Voile d'Or. Lieu tenu avec un succès jamais démenti pendant une trentaine d'années, les Trente Glorieuses, par Di Mercurio et son directeur, M. Sèvegrand. A leur départ, plus jamais la Voile d'Or n'a retrouvé son lustre d'antan, son ambiance playa, et ses hordes d'habitués. Et nous, les Sous-Gariens lausannois, avons vu les concepts et les gérants se succéder, allant du moins mauvais au pire... La Maison Thaï au Lac, donc, côté port de Vidy, ouverte depuis peu, avec une déco intérieure typique, n'est pas cheap et clinquante, mais très chic et pensée par un Italien d'Italie avec le bon goût transalpin au service d'un rêve d'Asie. Et ce dimanche 17 août 2014, après des semaines de pluie et de froid, l'immense terrasse au bord du lac Léman est prise d'assaut. Et une table est libre sur la terrasse au bord de l'eau, miracle. Immédiatement, une charmante Thaïlandaise vient avec la carte, et une écuelle d'eau pour mes lhassa. Un bon point, bien que le Léman leur convienne parfaitement. Nous choisissons un Potage au crevettes à la citronnelle (10 fr.) et un Potage au poulet, lait de coco, citron vert (9 fr. 20) Dans des bols couleur safran avec couvercle, chaque ingrédient s'exprime en des parfums très subtils, démontrant une maîtrise totale et une connaissance réelle de la cuisine du pays. Nous renonçons "A grignoter", comme le dit joliment la carte, soit aux entrées, aux Rouleaux de printemps (8 fr.), Crevettes enveloppées (9 fr.), Raviolis frits, Brochette de poulet,, etc. Mon croissant du matin à 500 calories m'incite à la retenue. Et je résiste aussi aux Salades de papaye (très épicée!), à la mangue verte (épicée), à la Salades de crevettes à la menthe, et à ma préférée, la Salade de bœuf. Un délice! Pour 18 francs. Que je fais moi-même sous le nom de Lab, soit du riz cru et frit à la poêle puis passé au mixer, de la viande (hachée et saisie sans graisse ou en morceaux), avec échalotes thaïs émincées, citronnelle en bâton et en feuilles ciselées, menthe, jus de citron... En plat principal, nous optons pour le Canard au curry vert et lait de coco et du riz (29 fr.) et pour la "Sorte de pot-au-feu thaï", à l'aneth, à 23 fr. 50, que je n'ai jamais croisé sur une carte, et des pâtes. Difficile de faire un choix, tant il y a de propositions, entre bœuf, poulet, canard, calamars, crevettes, porc, et bien sûr les Pad thaï khai (Nouilles sautées au poulet et germes de mungo) ou Pad thaï kung (Nouilles sautées aux crevettes). Bonne surprise aussi en ce qui concerne les mets végétariens... Le plus insipide des tofus peut devenir divin, marié aux bonnes épices et aux herbes adéquates... Pour des déjeuners succincts, on peut même prendre une omelette thaï. Et je compte bien découvrir la Marmite thaï à volonté (j'adore les formules "à volonté", qui conviennent à mon appétit légendaire). Pour 35 francs. Bouillon coriandre - poisson Légumes frais thaïs (céleri, maïs, champignons, etc). Porc, Bœuf, Poulet, Calamars, Crevettes, Moules. Vermicelles de riz Riz aux légumes et sauces maison. Miam! Liste non exhaustive comprenant basilic, gingembre, tous les currys, Massamann, jaune, vert, rouge, aigre-doux, On retrouve les ingrédients classiques de la cuisine thaï: basilic, gingembre, curry Massaman, jaune, rouge ou vert, aigre-doux, lait de coco, cacahuètes, piment, citronnelle... La cuisson du canard et du pot-au-feu de bœuf est vraiment par-faite. Tendre mais la chair résiste encore sous la dent. Le curry, bien relevé, réveille un peu les néophytes de la cuisine du Pays du Soleil levant. Le pot-au-feu ferait penser à celui de nos grands-mères, sans les piments oiseaux bien placés sur l'Echelle de Scoville... Hot! On m'avait aimablement avertie... La carte met judicieusement en garde les amateurs de papets ou de pizzas pour qui c'est la première confrontation avec les mets chers aux palais thaïs faits au feu... Copieux, généreux, plein de parfums, de saveurs et de couleurs, les plats virevoltent de table en table, et le patron, un Lausannois Sous-Garien dont l'épouse est du Nord-Est du royaume du Siam, semble éreinté et dépassé par son succès. Il m'avoue avoir dû fermer momentanément sa Maison Thaï de Mex et mobiliser tout son personnel, thaïlandais, qui galope dedans et dehors avec dextérité et une amabilité peu communes. Partout des familles, des copains, des couples, des chiens... Avec cela nous prenons une syrah thaï ouverte qui vaut largement nos syrahs les plus gouleyantes. Pour 120 francs à deux, nous sommes ravis et repus. Le rapport qualité-prix est parfait. Le service, un peu dépassé mais on comprend pourquoi, est parfait aussi! L'endroit est mythique été comme hiver depuis l'Expo 64. A côté, à l'Edelweiss ouvert il y a deux mois aussi, le cuisinier aurait déjà changé. Heureusement parce que la croûte au fromage à 19 fr. était minuscule et indigne de nos touristes. Mais la cohabitation avec deux restaurants attenants chics et trop chers, le Watergate et l'Edelweiss, et un bar-lounge déserté, ne doit pas être évidente avec cette Maison Thaï qui pourrait franchiser n'importe où et remplir midi et soir.

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Tant et tant de souvenirs de randonnées dans ce coin béni des Dieux... Solalex, sur la commune de Gryon via La Barboleuse, et tout proche de Villars... De là, vous pouvez partir à pied à Frience, à l'Alpe des Chaux, ou même à Derborence, qui a si bien inspiré Ramuz ou le cinéaste Francis Reusser... Par tous les temps, ce paysage est parmi les plus beaux du monde, à mon sens... Une table est réservée, ce samedi 29 juin à 1 heure, et je retrouve donc ce restaurant d'altitude sous mon beau Miroir d'Argentine, tenu par la famille Jaggi depuis 32 ans... Martine, André et Lucien reçoivent avec plaisir et cela se voit dès la porte franchie... En cuisine et au service, on sent une affaire qui roule... (A ne pas confondre avec le Restaurant L'Argentine aux Plans-sur-Bex, qui a connu des tenanciers et des fortunes diverses). Une feuille de papier de propositions écrites à la main (!) d'une belle écriture, qui changent régulièrement, nous incite à choisir une entrée parmi Le Feuilleté au fromage "mayens" à 15 ou 11 fr. Le Foie gras de canard, toast à 20 ou 16 fr. Les Rouleaux de printemps à la livèche sur lit de saladine à 18 ou 14 fr. La Fricassée de champignons à 18 ou 14 fr. La Salade mêlée à 11 fr. En plats principaux, nous hésitons entre Le Risotto aux tomates olivettes, salade à 28 fr. Le Suprême de poulet farci aux olives noires de Nyons AOC, couscous, courgettes et coulis de légumes à 29 fr. La Cassolette de champignons, rösti, saladine à 28 fr. La Langue de veau et bœuf, sauce moutarde, rösti, courgettes à 28 fr. Le Filet d'agneau, jus à l'échalote (un seul t, SVP), rösti, courgettes à 45 fr. L'Escalope de veau viennoise, rösti, courgettes et coulis de légumes à 39 fr. Nous optons pour La Cassolette de champignons, rösti, saladine... Et nous nous réservons pour le dessert somptueux qui nous fait de l'œil pas bien loin, donc pas d'entrée... Nos assiettes arrivent assez rapidement. Bien présentées, les champignons à la crème dans une petite coupelle, au côté d'un mesclun arrosé d'une huile d'olive de première qualité, une ou deux tomates cerises, et d'une petite portion de rösti, pas assez croustillants à mon goût. On sent toutefois que le maître des lieux et ses proches aiment les bons produits, mitonnés à l'instant avec respect. Dommage du peu... Suis de plus en plus frustrée, ayant souvent l'impression de me trouver devant des portions dégustations. A 28 francs la cassolette, j'aurais bien vu plus de pommes de terre, franchement. Pour accompagner le repas, un demi d'humagne à Germanier à 27 francs. Rarement déçue par un humagne... Le mille-feuille aux framboises est ensuite plus que bienvenu... Portion congrue là aussi, mais tellement appétissant, avec sa petite couche de feuilleté caramelisé et sa Chantilly... Un véritable délice. Il doit être au poids, puisque l'un est à 9 fr. 50 et l'autre à 8 fr. 50... Ca fait quand même cher le kilo! Avec deux cafés, nous réglons 108 fr. 40 avec une très désagréable sensation de faim. Dommage, sinon c'est parfait. L'établissement est charmant, tout en bois, plus chic que son vis-à-vis, couru par les randonneurs et les montagnards. Et Lucien, le doyen, virevolte d'une table à l'autre avec un petit gilet à edelweiss du plus bel effet... J'imagine que sans réservation, les week-ends, il doit être difficile de trouver une table. A relever, mes petites chiennes sont très bien accueillies. Non négligeable pour tous ceux qui font des marches avec leur compagnon à poil. Et il y a une belle terrasse. Pour la qualité ET la quantité, ET les prix, je retournerai donc en face, au Refuge de Solalex, chez les Cheseaux, qui travaillent avec les meilleurs produits eux aussi, proposent des mets typiques style fondue, ou raclette à volonté, mais également des propositions de saison, et des desserts pleins de petits fruits et de crème fouettée, intéressants tant pour l'œil que pour les papilles... J'y ai dégusté de la chasse exquise en automne... Le service y est plus aléatoire, en revanche...
Les quantités...
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Ficcin
Ficcin
25.10.2014, 14:40
http://labobouffe.blogspot.ch/2014/10/fccn-istanbul.html Un séjour à Istanbul est toujours trop bref. Ce premier octobre 2014, voici déjà venue notre dernière soirée dans cette fascinante cité. Un dernier repas qui se fera à Beyoğlu, district d'Istanbul de loin le plus intéressant du point de vue culinaire, très vivant et en perpétuel mouvement. Après une ultime balade sur l'animée Istiklal et ses rues perpendiculaires, nous aboutissons dans une petite allée nommée Kallavi Sokak, en vue de déjeuner au Fıccın. Il ne sera d'ailleurs pas difficile à trouver en cette voie resserrée car ce qui n'était à l'origine qu'une enseigne s'étend aujourd'hui à pas moins de 4 ou 5 établissements dans la rue. Autre témoignage de son succès, la clientèle stambouliote en tout genre, familles, travailleurs, amis, qui s'y presse de même que les touristes qui les singent. Ces 5 enseignes sont en réalité 5 salles ; la cuisine est centralisée en un lieu et les plats se baladent le long de la rue pour être présentés aux clients. Rassurez-vous, les distances sont courtes et les plats arrivent à bon port chauds et bien faits. Les différentes salles sont généralement d'une grande simplicité : des tables resserrées, habillées de blanc, tout juste dressées, de-ci de-là quelques décorations murales sobres, c'est simple, propre, relativement nu mais cela donne un sentiment d'espace au milieu de la foule qui s'y agglutine. Le service est serviable et chaleureux et malgré la masse de travail, saura toujours être attentif aux besoins des clients. La carte du Fıccın est courte et sobre, proposant une cuisine traditionnelle qui pourrait sembler ne pas se différencier des autres restaurants : soupes en entrée, salades et mezzés, quelques plats de viandes grillées, poissons grillés ou frits mais également quelques spécialités caucasiennes qui font la célébrité et la personnalité de Fıccın. Mais au-delà du choix, ce qui différencie les restaurants traditionnels les un des autres, c'est ce petit quelque chose dans l'assiette qui fera passer le repas de la qualité « standard » à la qualité « bonne » à « exceptionnelle ». Comme dans la plupart de ces restaurants, nous sommes très vite pris en charge. Nous sont présentés sur plateau un assortiment de mezzés froids. Tous sont des plus appétissants. Il nous faut toutefois bien nous décider. Nous nous partagerons trois mezzés que nous consommerons avec un pain mi-blanc simple et de bonne facture. D'abord une spécialité caucasienne de poulet émietté augmenté de noix et d'ail. Il s'agit d'une pâte assez massive, bien parfumée de piment concassé, une pointe de sumac et autres, riche en saveur et de texture crémeuse et épaisse. C'est vraiment excellent. Puis une préparation d'aubergine frite au yaourt et à la tomate : à nouveau énormément de saveur ! Malgré le fait que l'aubergine soit frite, il n'y a pas de sensation de gras. La texture est extrêmement agréable et l'ensemble est d'une grande gourmandise. Enfin un « Haydari », une salade d'herbes au yogourt. Le yogourt est excellent et très frais, riche en herbes avec des saveurs d'aneth, de menthe, relevé d'ail et de poivre, rafraîchi d'un jus de citron, simplicité parfaite ! L'essentiel de la table a cédé à l'une des spécialités de la maison, les raviolis caucasiens à la viande en sauce au yaourt. Généralement on trouvera dans les restaurants turcs les « mantı », qui sont de toutes petites bourses de la taille d'une phalange, farcis de viande à la sauce au yaourt. J'en raffole et n'en ai que mangé rarement au restaurant. Ici les raviolis sont plus gros, la pâte un peu plus épaisse offrant plus de mâche et la farce plus généreuse. Cette dernière est tout à fait savoureuse, de viande de boeuf augmentée d'oignon, d'ail et herbes, très gourmande. La sauce au yaourt est d'une grande simplicité mais excellente, arrosée d'une huile d'olive légèrement piquante. Nous est donné à côté un assortiment de petits condiments, du sumac, du piment concassé et du thym sauvage séché. C'était un grand bonheur, qui a tout de la « confort food » et on aime cela. L'un des convives a aimé son plat au point d'en demander du rab. Le quatrième convive préférera le loup grillé, servi comme le veut la tradition tout en simplicité avec son quartier de citron, sa rondelle d'oignon et sa salade d'herbes aromatiques, un peu piquante qui pourrait en saveur être une variété de roquette mais avec beaucoup plus de profondeur gustative que notre habituelle herbette. Durant ce repas, nous avons consommé de l'eau, ainsi qu'un vin rouge plutôt bon, « Yakut » Kavaklidere, d'Ankara, qui était plutôt bien charpenté, déployant plutôt des saveurs de bois et d'épices. Gourmands que nous sommes, nous nous sommes partagés les trois desserts de la carte : Une pâtisserie à la banane et au biscuit qui fut une préparation de banane écrasée et parfumée enrobée de biscuit en poudre était probablement le moins intéressant : c'était certes bon mais j'ai toujours trouvé la saveur de la banane très lourde en dessert. Le pudding garni de kadayif et parfumé à la noix était d'une grande gourmandise, de texture fondante, frais et riche en saveur, c'était un grand plaisir et probablement le dessert le plus plaisant. Enfin, la semoule aux graines de pavot était surprenante déjà de par sa teinte verdâtre pâle mais surtout de par sa texture très aqueuse qui fond dans la bouche. C'est très doux et gourmand. Le service en salle est à l'image des lieux, simple, sobre mais accueillant. L'ambiance des lieux est joyeuse et ce fut un plaisir de passer notre dernier repas de ce séjour au Fıccın. Notons qui plus est l’addition des plus douce qui s'est montée à 150 TL pour ce repas de titan. Verdict : réservez votre place, sinon il est peu probable que vous trouviez la possibilité de vous sustenter en ce lieu très agréable !
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La Dolce
La Dolce
25.10.2014, 02:44
http://hedofoodia.blogspot.fr/2014/10/la-dolce-san-jose-del-cabo.html Il faut bien reconnaitre que la plupart du temps la cuisine mexicaine dans la majorité des établissements standards n’est pas trop originale et quelque peu lassante. Comme les tables de « San Jose del Cabo » sont la plupart encore fermées en raison des dégâts occasionnés par l’ouragan de force 4 « Odile », nous nous sommes « rabattus » sur un Italien pour cette soirée. Cela ne m’arrive quasiment jamais de manger Italien au Mexique… mais la….le choix était trop restreint. A vrais dire nous étions passés plusieurs fois devant « La Dolce » et l’extérieur du bâtiment était plutôt engageant, l’intérieur plutôt assez fréquenté. Une belle demeure mexicaine joliment restaurée avec les murs extérieurs couleur brique et un éclairage mettant en valeur le bâtiment. Un hall d’entrée assez élégant avec un lustre de fer forgé au plafond et peintures sur les murs qui vous amène directement dans les cuisines et par la suite vers quelques escaliers qui aboutissent dans un très joli patio où se trouvent un certain nombre de tables. Dans un coin de ce patio, un four à bois où évidement l’on cuit pizzas et autres mets. La cuisine que l’on traverse est plutôt joliment décorée et inhabituelle avec ses lustres de verres rouges qui confèrent une ambiance assez intime. La salle intérieure elle aussi est très agréable et est accessible par le hall ou se trouvent quelques peintures. Un bar devant lequel se trouve quelques tables ; des murs de briques apparentes ; il y a quelque chose de quand même très mexicain et de bon goût dans cette décoration. Mais la température agréable de cette soirée nous dirige vers l’agréable terrasse du patio. Nous choisirons pour accompagner le repas une bouteille de Malbec argentin «Omilen » en 2012 qui s’avère être un vin de la maison « Freixenet » plutôt connue pour ses « Cavas» que l’on trouve un peu partout. Il s'agit d'un jeune, vin équilibré avec une bonne longueur et persistance en bouche. La teneur en alcool de 14%. Comme l’on peut s’en douter la carte est italienne mais on fera tout pour identifier quelque chose qui pourrait nous rapprocher du Mexique… C’est donc avec une pizza « Diavola » que nous démarrons à base de saucisson pimenté, champignons, oignons et piments « Serrano ». La pâte est de bonne épaisseur et croustillante, le goût du feu bois est très plaisant et les composantes sur le dessus de qualité avec un petit goût mexicain lié aux piments utilisés. Une très bonne pizza. Une salade mixte pour accompagner la pizza qui s’est avéré être fraiche et bien assaisonnée. Des spaghettis al Cartoccio, des pâtes aux fruits de mer et sauce tomate. Le genre de plat qui peut-être quelconque ou délicieux ! Ici servi étonnement dans un papier aluminium en forme de cygne et qui ensuite est ouvert par le garçon à table. Une très belle assiette de pâtes avec des fruits de mer de première fraicheur abondamment servis et une sauce tomate tout aussi goûteuse. Les pâtes seront cuites « al dente » ! Je prendrai la suggestion du jour qui est des raviolis farcis aux champignons et fromage servis avec une sauce au piment « poblano » frais. Je suis agréablement surpris par la qualité des pâtes, la finesse de la farce et surtout la délicieuse sauce crémée au parfum si délicat de ce piment. En réalité au Mexique, tout s’appelle piment mais souvent les saveurs sont plus proches du poivron que de ce que l’on considère en Europe comme étant toujours fort. Voici une agréable expérience dans un lieu très agréable ou la cuisine italienne est fidèle a ce que propose une bonne trattoria. On peut y trouver quelques plats qui lorgnent vers le Mexique si l’on ne veut pas totalement manger Italien ; le service est efficace et jovial. Une bonne adresse lorsque l’on veut changer de type de cuisine.
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Solomon's Landing
Solomon's Landing
24.10.2014, 10:54
http://hedofoodia.blogspot.fr/2014/10/solomons-landing-cabo-san-lucas.html Deuxième essais dans la « marina » de « Los cabos » avec l’une de ces terrasses qui offrent une jolie vue sur les bateaux. Cette fois-ci c’est sous une autre « palap », toit de paille que nous nous arrêterons à notre retour de plongée. « Solomon’s Landing» a priori semble être un peu moins la proie que son voici mais cela ne nous garantit pas grand-chose. Comme un peu partout un bar central et des dizaines de tables disposées tout autour. Un décor peut-être un peu moins américanisé et moins tape à l’œil mais toujours aussi agréable lorsque l’on mange en plein air. Pour ne pas perdre ses habitudes, une « margarita » qui ne m’a pas semblé être différente de beaucoup d’autres établissements. Généralement elles sont bien réalisées et ce que je qualifie « d’exceptionnel » se trouve plutôt dans les tables de haut niveau. Ce midi, nous resterons dans le « classique tex-mex » avec pour moi un « Hambuguesa Mexicana » qui lui est confectionné avec du « guacamole », haricots noirs et chorizo. Je dois reconnaitre que ce « burger » est plutôt bon et bien meilleur que dans beaucoup d’endroits. Sur une moitié de pain le « guacamole » , la viande fraiche bien cuite, fromage fondu, oignons rouges et le saucisson finement rissolé. Sur l’autre moitié, salade, tomate et cornichons. Les pommes de terre sont croustillantes et correctes. Pour l’autre convive, un choix de « quesadillas » avec poulet, crevettes, bœuf et poisson. Accompagné de « guacamole » et de « pico de gallo », ce mélange de tomates, oignons, coriandre et piments verts. Les « quesadillas » sont recouvertes d’un peu de chou blanc râpé pour apporter une touche croquante. C’est plutôt bien fait mais ne laissera pas un souvenir impérissable non plus. Une boisson désaltérante pour conclure ; un « jamaica tea » qui est cette infusion de fleur d’hibiscus que l’on trouve un peu partout. Une adresse recommandable et simple dans la « marina » de « Los Cabos ».
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Asitane
Asitane
23.10.2014, 22:00
http://labobouffe.blogspot.com/2014/10/asitane-istanbul.html L'an passé, je suis allé seul au restaurant Asitane et en suis sorti enchanté. Impossible de ne pas y mené mes co-voyageurs, ce 30 septembre 2014. Sis dans des quartiers passablement excentré, il faudra prendre le bus et traverser la ville vers l'ouest pour s'y rendre. Des vieux quartiers, plutôt pauvres, mais néanmoins calmes et agréables et possédant un certain nombres de beaux rendez-vous touristiques. N'ayant pas autrement changé, je passerai sur la description des lieux que vous pourrez dans l'autre article dédié à ce lieu. Je reproduirai toutefois quelques photos prises cette année, offrant une vue de jour de la terrasse sur laquelle nous nous installerons. Nous sommes très vite pris en charge et placés sur cette jolie terrasse. Le fond de l'air n'étant pas si chaud que cela, les chaises sont équipées de couvertures dont pourront se revêtir les clients. Nous buvons l'apéritif en consultant la carte. On la découvre toute composée de mets impériaux, nous faisant voyager de 1453 à 1918 à travers les produits, les épices, les saveurs. En effet, pour rappel, les chefs d'Asitane ont fait des années de recherches sur les cuisine des palais de Topkapı, Edirne et Dolmabahçe, à la recherche des mets qui régalaient les sultans et leurs invités. Nous recevons très vite deux pains différents d'une très grande qualité, deux petits ballons, d'un plutôt à la cannelle et au sésame, l'autre à la cannelle augmenté de grains d'anis. Ils se marient très bien avec ce petit concassé de pois chiche épicé et cette huile d'olive herbeuse de très belle qualité. Deux gourmands prendront deux entrées, tandis que les deux autres convives se contenteront d'une seule. A la table, deux « Toyga Aşi », soupe de yaourt au boulghour et pois chiches, une recette du XIVe siècle, servie froide. Gourmande et fraîche, le boulgour assez grossier de même que les pois chiches donnent saveur et mâche. Les épices sont délicates, poivre, un peu de cumin notamment, et le tout est enfin arrosé d'une huile d'olive parfumée à la menthe. C'est excellent. Une personne a pris une soupe d'amande douce, la « Badem Çorbası », selon une recette de 1539 que j'avais goûtée l'année passée. Toujours aussi délicieuse, tout en douceur et rondeur, elle est assez nourrissante, parfumée de muscade et grenade. En deuxième entrée, un convive prendra les « Asitane Lokmalari », un assortiment de quatre préparations présentées comme « Fiertés d'Asitane ». J'avais dégusté l'an passé ce plat délicieux composé d'un « Humus lokması », recette de 1469 présentant une pâte de pois chiche aux épices, pignons de pin et cannelle d'une gourmandise folle, un « Lor Mahlutu », préparation de fromage frais un peu granuleux aux échalottes, persil, poivre vert, tomate, assaisonnée au romarin et paprika, recette de 1898 excellente une « Fave », préparation de fèves mixées assaisonnée d'aneth et huile d'olive agréablement herbeuse en bouche une « Dövme Hiyar Salatasi », recette de 1844, une salade de concombre au yaourt augmenté d'oignon et de pistaches, un ajout qui twist bien ! Le convive était heureux. Il est vrai que s'il on peut reprocher quelque chose à cette entrée, c'est d'être hyper nourrissante. Un « Gömlek Kebabı » (1764), une préparation de viande hachée d'agneau et de boeuf parfumé à la coriandre, cumin, pignons, enrobé de crépine et cuit à l'huile d'olive. Moelleux, riche en saveur et gourmand, ces préparations sont présentées sur une excellente salade d'oignon rouge avec quelques feuilles de roka parsemée de graines de grenade. Cette entrée à beaucoup plu à l'intéressé. Pour ma part, je serai plus intéressé par le « Vişneli yaprak sarması », recette de 1844 présentant des feuilles de vignes farcies de cerises de type griottes, riz, oignon, pignon de pin, tout cela assaisonné d'huile d'olive, poivre noir et cannelle. Association très intéressante et heureuse, la douceur acidulée de la griotte se marie parfaitement bien avec la gourmandise de la feuille de vigne farcie. Passons aux plats ! Une personne prendra le « Mahmudiyye », goûté d'an passé, recette de 1539. Il s'agit d'un poulet cuit à l'étouffée avec des abricots secs, raisins sec Rezaki, des amandes, le tout parfumé de cannelle et de clous de girofle. C'est toujours aussi savoureux et a beaucoup plu à la concernée. A nouveau une souri d'agneau à table, ce soir, avec le « Yufkada Kuzu İncik Beğendili », recette de 1844 où elle est présentée sur une purée d'aubergine, le tout dans un « bol » croustillant. Très parfumé, la viande est parfaite et nappée d'une épaisse sauce de viande aux saveurs de muscade et de cannelle, un bonheur. Un troisième convive prendra le « Kırma Tavuk Kebabı » (1764), deux fines tranche de poulet parfaitement grillé servi avec des oignons rouges sautés au vinaigre et du chou rouge en pickels. Un plat plus léger, sans doute plus simple, sans être moins bon. Pour ma part, cette fois, j'ai été très tenté par l'improbable « Kavun dolması » (1539), un melon de la taille d'un gros grapefruit farci et cuit au four. De chair jaune, devenue fondante, plutôt douce en saveur, elle est farcie d'une mémorable préparation de viande très finement émincée (essentiellement de l'agneau), du riz, des pignons de pin, des amandes, des épices (allspice, cannelle,poivre noir...) et des petit cassis séchés. C'est d'une gourmandise exquise et si original. Les sultans savaient vivre ! Pour le dessert, autant dire que plus personne n'avait faim, ni même n'était en capacité d'ingérer la moindre chose, aussi nous avons renoncé au dessert. Le serveur nous a toutefois offert à nous partager un « Südlü Zerde », un joli pudding au lait, avec un peu de riz sur le fond parfumé au safran et au miel. Même si nous nous sommes un peu forcés, le geste était très sympathique et le dessert était d'une grande finesse et pas lourd du tout. Côté boissons, nous avons pris d'abord un rosé du pays, « Isinda Roze », du producteur Likya, 2011, produit à partir d'un cépage indigène nommé kalecik karası qui a accompagné notre apéritif et les entrées. Un rosé de couleur franche, très frais et un rien effervescent, qui, en bouche, est plutôt bon, simple, assez proche d'un rosé de pinot noir. Pour le rouge, ce fut un « Château Kalpak » 2010, produit par la maison éponyme, sur des cépages de kalecik karası et de merlot, un vin franc, assez corpulent et boisé tout en exprimant des notes de fruit, il est joliment structuré et nous a offert beaucoup de plaisir. Le service est toujours aussi serviable et efficace. Qui plus est, au moment de nous apporter l'addition (525 TL) nous nous sommes vus offrir une confiture de prune de la maison... mais l'auteur de ce blog, distrait qu'il est, l'a laissée par mégarde dans son bagage à main... aussi elle est restée à l'aéroport -_-'' Autant dire qu'Asitane est un lieu qui mérite d'être découvert. Certes dans un quartier éloigné et pas forcément très accueillant de prime abord, mais néanmoins riche en histoire avec à ses côtés probablement l'une des plus belles église byzantine qu'il soit, Saint Sauveur in-Chora, ainsi que des anciennes murailles romaines de la cité et du palais de Constantin Porphyrogénète
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Pinte Besson
Pinte Besson
24.10.2014, 14:27
Me réjouissais d'aller manger la chasse à la Pinte car mon excellent souvenir de l'an dernier était encore bien vivace et je n'ai eu de cesse tout au long de l'année de recommander à mon entourage ce vénérable établissement comme un lieu où la chasse y est savoureuse et généreuse.
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Josée Lavanchy
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I like: Bien manger pour un rapport qualité-prix pas surréaliste. déguster des mets traditionnels goûteux ou découvrir de nouvelles saveurs.

I don't like: Le personnel mal élevé qui ne réalise pas que nous payons les salaires et tout le reste... Des portions de moineau pour des ardoises surfaites!

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