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Fleur de Lys
Fleur de Lys
29.09.2014, 22:05
Chaque automne c'est la même chose, depuis quinze ans au moins en ce qui me concerne... Le même bonheur, une satiété que seuls assurent les repas de Bénichon ou de Saint-Martin, au point de ne même plus pouvoir avaler une petite poire à Botzi ou la délectable pétole de purée de marron cachée sous une étoile de carambole. La chasse de La Fleur de Lys est connue de tous les gourmets, et les fidèles réservent parfois en janvier pour mi-septembre. Et jusqu'à mi-décembre, les Rochat et leur fiston, qui ont fêté cette année leurs 40 ans de succès, se font un point d'honneur de combler une clientèle acquise en toute saison... Je choisis toujours les Noisettes de chevreuil, au goût délicat, avec une sauce Grand Veneur... Plus une table de libre au café, dans la grande salle à manger ou dans la petite. Le service a toujours été l'un des points forts de l'établissement, avec des dames bien réveillées, charmantes, polies et expérimentées. Toujours impressionnant de les voir glisser d'une table à l'autre, passer avec des plateaux surchargés ou préparer de belles assiettes artistiquement dressées... Aux tables voisines, Terrine de chevreuil maison (19 fr.), Feuilleté aux bolets et chanterelles (19 fr.), Foie de canard poêlé aux pommes et vinaigre de framboise (20 fr.) ou Ravioloni chasseur (16 fr.) se succèdent en entrée. La Selle de chevreuil est à 58 fr. et les Noisettes à 49 fr., le Civet à 42 et le Râble de lièvre aussi. Un Carré de sanglier sur ardoise est à 45 fr. Sur assiette à 39 fr., on peut déguster une Entrecôte de chevreuil Mirza, un Emincé de gibier Poivrade, le Civet de chevreuil Chasseur ou les Filets de râble de lièvre. Servis avec choux de Bruxelles, chou rouge, spätzli maison ou nouilles. Jolie clientèle composée de familles, de tablées d'amis, de couples, toutes générations confondues. Il faut dire que la carte offre de multiples possibilités qui vont de nos mets traditionnels, genre Filets de perche, Tranche panée énoooooorme, Papet-saucisse aux choux, Saucisse à rôtir (à prix normal, ce qui devient rare!), Rösti à choix, etc. Pendant la chasse, on peut commander en avance les fameuses Fondues rustiques, Bourguignonne, etc. qui font notre bonheur toute l'année... Et en été, la terrasse ne désemplit pas non plus. Après une attente particulièrement longue ce samedi, mais on comprend aisément le pourquoi, on vient nous présenter un grand plateau coloré, qui prend du temps à préparer avec soin, et que j'immortalise sur-le-champ pour Facebook en salivant comme un cocker. On dit que l'on commence à déguster du regard, et c'est plein de belles promesses... La viande est d'une tendreté remarquable, comme d'habitude. Sur la première assiette, des spätzli, du chou rouge, un petit dôme de marron en purée surmonté d'un demi-kumquat, une brochette de grains de raisin et cerises plantée sur une poire à Botzi, une demi-poire remplie de confiture d'airelle, une étoile de carambole. Mmmmmhhhh! Attendre une année entière puis presque trois-quarts d'heure valait la peine, devant tant de merveilles.... Nous buvons une petite syrah Hurlevent, agréable sans être exceptionnelle. Arrive la seconde assiette, avec des spätzli, des choux de Bruxelles, des marrons caramélisés, une demi-pêche, des tomates, deux mini-pommes, des raisins... Un tout petit bémol, depuis l'an dernier déjà. Plus de petit réchaud pour tenir la sauce Grand Veneur à bonne température... On me donne une explication fumeuse sur des problèmes survenus soudainement après trente-huit ans, et bien que l'on nous rapporte une saucière pour le second service, je suis un poil déçue. Le fiston aurait repris les fourneaux. Et le papa était plus généreux, me paraît-il. Mon éditeur et mon garagiste également semblaient plus commerçants et/ou généreux... La relève est décidément gourmande, elle aussi. Du coup, une superbe coupe Vanille-Chantilly et sa sauce au vin cuit (10 fr.) complète à merveille ce repas mythique... Malgré tout, la Fleur de Lys reste pour le moment l'une des plus belles adresses de Lausanne/Prilly. Espérons que ça dure pour les 50es rugissants...
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Auberge Communale le St-Sulpice
Auberge Communale le St-Sulpice
29.09.2014, 22:06
Chaque automne c'est la même chose, depuis quinze ans au moins en ce qui me concerne... Le même bonheur, une satiété que seuls assurent les repas de Bénichon ou de Saint-Martin, au point de ne même plus pouvoir avaler une petite poire à Botzi ou la délectable pétole de purée de marron cachée sous une étoile de carambole. La chasse de La Fleur de Lys est connue de tous les gourmets, et les fidèles réservent parfois en janvier pour mi-septembre. Et jusqu'à mi-décembre, les Rochat et leur fiston, qui ont fêté cette année leurs 40 ans de succès, se font un point d'honneur de combler une clientèle acquise en toute saison... Je choisis toujours les Noisettes de chevreuil, au goût délicat, avec une sauce Grand Veneur... Plus une table de libre au café, dans la grande salle à manger ou dans la petite. Le service a toujours été l'un des points forts de l'établissement, avec des dames bien réveillées, charmantes, polies et expérimentées. Toujours impressionnant de les voir glisser d'une table à l'autre, passer avec des plateaux surchargés ou préparer de belles assiettes artistiquement dressées... Aux tables voisines, Terrine de chevreuil maison (19 fr.), Feuilleté aux bolets et chanterelles (19 fr.), Foie de canard poêlé aux pommes et vinaigre de framboise (20 fr.) ou Ravioloni chasseur (16 fr.) se succèdent en entrée. La Selle de chevreuil est à 58 fr. et les Noisettes à 49 fr., le Civet à 42 et le Râble de lièvre aussi. Un Carré de sanglier sur ardoise est à 45 fr. Sur assiette à 39 fr., on peut déguster une Entrecôte de chevreuil Mirza, un Emincé de gibier Poivrade, le Civet de chevreuil Chasseur ou les Filets de râble de lièvre. Servis avec choux de Bruxelles, chou rouge, spätzli maison ou nouilles. Jolie clientèle composée de familles, de tablées d'amis, de couples, toutes générations confondues. Il faut dire que la carte offre de multiples possibilités qui vont de nos mets traditionnels, genre Filets de perche, Tranche panée énoooooorme, Papet-saucisse aux choux, Saucisse à rôtir (à prix normal, ce qui devient rare!), Rösti à choix, etc. Pendant la chasse, on peut commander en avance les fameuses Fondues rustiques, Bourguignonne, etc. qui font notre bonheur toute l'année... Et en été, la terrasse ne désemplit pas non plus. Après une attente particulièrement longue ce samedi, mais on comprend aisément le pourquoi, on vient nous présenter un grand plateau coloré, qui prend du temps à préparer avec soin, et que j'immortalise sur-le-champ pour Facebook en salivant comme un cocker. On dit que l'on commence à déguster du regard, et c'est plein de belles promesses... La viande est d'une tendreté remarquable, comme d'habitude. Sur la première assiette, des spätzli, du chou rouge, un petit dôme de marron en purée surmonté d'un demi-kumquat, une brochette de grains de raisin et cerises plantée sur une poire à Botzi, une demi-poire remplie de confiture d'airelle, une étoile de carambole. Mmmmmhhhh! Attendre une année entière puis presque trois-quarts d'heure valait la peine, devant tant de merveilles.... Nous buvons une petite syrah Hurlevent, agréable sans être exceptionnelle. Arrive la seconde assiette, avec des spätzli, des choux de Bruxelles, des marrons caramélisés, une demi-pêche, des tomates, deux mini-pommes, des raisins... Un tout petit bémol, depuis l'an dernier déjà. Plus de petit réchaud pour tenir la sauce Grand Veneur à bonne température... On me donne une explication fumeuse sur des problèmes survenus soudainement après trente-huit ans, et bien que l'on nous rapporte une saucière pour le second service, je suis un poil déçue. Le fiston aurait repris les fourneaux. Et le papa était plus généreux, me paraît-il. Mon éditeur et mon garagiste également semblaient plus commerçants et/ou généreux... La relève est décidément gourmande, elle aussi. Du coup, une superbe coupe Vanille-Chantilly et sa sauce au vin cuit (10 fr.) complète à merveille ce repas mythique... Malgré tout, la Fleur de Lys reste pour le moment l'une des plus belles adresses de Lausanne/Prilly. Espérons que ça dure pour les 50es rugissants...
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Cafe du Simplon
Cafe du Simplon
14.09.2014, 16:13
Belle soirée de fin d'été, ce vendredi 12 septembre 2014... Et le plaisir de sortir du cinéma en face de la gare de Lausanne, et d'avoir tant de bonnes adresses alentour. Chez Xu, on peut oublier, plus une table de libre et des personnes au bar qui attendent... L'Europe, à la rue du Simplon, n'y songeons même pas... L'une des meilleures adresses de la ville pour une excellente cuisine classique, terroir et généreuse à prix très attractifs, et au service efficace et avenant. Toujours plein. Oh, chouette, il reste une table au Café du Simplon, juste sous les escaliers de la gare avec une petite terrasse sur la rue... Depuis sept ans, j'entends souvent des compliments sur cet endroit. Jolie clientèle de trentenaires et quadragénaires, chics ou cool, cosmopolites... Le Simplon, avec ses murs tout blancs, rappelle les meilleurs souvenirs des tavernes grecques ou stambouliotes. En fait, le patron est Macédonien. Debout, il veille au ballet virevoltant de son personnel, plutôt "branché" et charmant. Une jeune fille souriante vient sur-le-champ prendre la commande, bien que la plupart des tables soient occupées dedans et dehors. Mmmmmmhhhhh... Des MEZE... Merguez, concombre yogourt, féta, feuille de vigne constituent de belles mises en bouche entre 5 fr.50 à 12 fr. 50 . Un plateau à 17 fr. 50 permet un petit voyage gourmand avec un peu de tout. Salades de poulet (22 fr. 50) ou chèvre chaud (19 fr. 50) appétissants au programme également. Mon amie Nicole, quasi végétarienne, trouverait son bonheur, puisque qu'il y a un Tagine sans viande (20 fr. 50). Et les classiques Tagine de poulet au citron (23 fr. 50) , Tagine d'agneau à la coriande (25 fr. 50), Tagine d'agneau aux pruneaux (25 fr. 50). , ou Tagine Royale (27 fr. 50). Les Assiettes méditerranéennes aussi sont font saliver. Et que choisir entre les Calamars frits (25 fr. 50), la Moussaka (19 fr. 50), les Cevapcici (19 fr. 50) ou les Feuilles de vigne maison "grande portion" (j'aime quand on me parle ainsi sur une carte de menus :) ) (25 fr. 50)? Ou les Moules Bouchot-frites à 26 fr. 50, le Risotto à l'Orientale (coriandre, merguez, poivrons) 22 fr. 50, les Penne au saumon (24 fr. 50), le Filet de lapin, sauce moutarde, riz et légumes à 24 fr. 50, le Carpaccio de boeuf, salade et parmesan à 26 fr. 50 ou l'Assiette italienne (carpaccio de bœuf, mozzarella di Buffala, jambon cru) à 26 fr. 50. Je craque pour la MOUSSAKA et mon camarade de table pour le RISOTTO AU BOLETS ET DES DE VOLAILLE... Est-ce une Moussaka à la mode macédonienne? De moelleuses tranches de pommes de terre sont mêlées aux aubergines, et la viande est délicieuse. Une belle couche de fromage bien dorée donne à ce mets un aspect engageant. Chaque morce m'emmène du côté d'Heraklion, de Marrakech ou d'Istanbul... La cannelle me rappelle une... pastilla inoubliable... Une petite explosion de saveurs salée-sucrée en bouche! Original et délicieux! Dans la même grande assiette, une salade verte, carotte, céleri arrosée d'une huile d'olive parfumée et d'un bon vinaigre blanc titille joyeusement les papilles. Le Risotto aux bolets dégage une insistante fragrance de sous-bois. Généreux aussi, cuisson parfaite. Nous prenons du vin macédonien à 4 fr. 80 le déci. Qui ressemble aux vins grecs que j'ai testés en faisant la grimace. Un vin de fille, pas pour moi... Les plus classiques d'entre nous feront leur choix entre le Steak de bœuf Café de Paris 160 gr. à 26 fr. 50, l'Entrecôte parisienne à 28 fr. 50, le Tartare de bœuf 150 gr. à 27 fr. 50 et le Tartare de bœuf à 200 gr. est à 33 fr. 50. Un ancien ministre de la Culture, directeur de Présence Suisse, semble se régaler ce soir. Et je me suis laissé dire que le président de la Semaine du Goût, ancien conseiller national rouge né à Istanbul et amoureux de la Grèce, fait quelques infidélités au temple de la cuisine grecque de l'avenue Georgette. Pas étonnant. C'est vraiment bon, et à prix "normal", au Simplon. Un petit inconvénient comme au Café de Grancy... Tout ce petit monde papote, les tables se touchent presque, et il y a un raffût du diable. Mais je reviendrai avec des boules Quiès pour tout goûter... Troooop bon! . ... Josée-Christine Lavanchy-Trépey
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Le Gros Minet
Le Gros Minet
28.08.2014, 23:43
Wouaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhh ! Ce jeudi 28 août 2014, j’ai mangé des yeux d’abord et pour de bon ensuite une saucisse à rôtir d’exception, posée délicatement sur un dôme de purée mousseline avec son puits plein d’une sauce divine… Une jolie salade mêlée colorée et croquante (céleri, carotte, chou rouge, verte, concombre, tomate) a précédé ce mets bénit des dieux vaudois, et suffisamment copieux pour tenir jusqu'aux quatre-heures. Pour 18 francs . Et le café toujours à 3 fr. 20 ! 1969-2014 Quarante-cinq ans de souvenirs et d'amitié au GROS MINET, ce bar-restaurant de quartier parmi les plus anciens de Lausanne. C'est Rico et sa grande américaine rose bonbon qui avait transformé le Gipsy, choisi ce nom mythique et fait de ces lieux l'un des "points d'eau" favoris de la jeunesse d'alors et des Sous-Gariens (d’avant les « botellòn », mais on n’était parfois pas beaucoup plus jolis à voir). L'un de ses successeurs, Charly, est parti au décès de notre chère Hélène, son épouse. Le suivant, Pietro, ancien barman à la Voile d’Or, nous a quittés à l'insu de son plein gré à 50 ans. Et depuis douze ans c'est « P.-A. » (Recordon) qui nous accueille dans ce qui semble être sa résidence principale. En fait, affable, il veille à ce que tout se passe au mieux ici. La charmante et souriante Gaby, très attentive, très maligne et rompue à toutes les clientèles, participe au succès du Gros Minet, avec Aleks, douce et efficace aussi. Dès 15 heures, c’est Véronique qui officie au bar. Pas de cuisine le soir, à part des petits trucs pour l’apéro. De la mamy café-croissant du matin au papy whisky-whisky du soir, P.-A. veille à la bonne marche de ce temple de Cour/Primerose, couru comme un café de village (côté BAR) ou comme un restaurant pour cadres, employés et ouvriers des entreprises alentour (dans la SALLE et sur les deux TERRASSES). Et même les vieux du Muppets du bout du bar (côté lac :) ), restés coincés au début du siècle dernier d’avant « Face de bouc », manquent quand par hasard ils ne sont pas là… LA RENTREE s'annonce donc sous les meilleurs auspices. Un cuisinier chevronné dans la cinquantaine, qui a fait ses armes entre autres dans un resto tenu par les parents de Bastian Becker, a repris les fourneaux, pour mon plus grand bonheur. Il mitonne de ces petites sauces que je laperais bien dans l’assiette pour ne pas en laisser une goutte ! Chaque jour, sur une ardoise, deux propositions à choix, entre 16 et 18 francs. Le vendredi, l'habituel filet de perche-frites n'a plus rien à voir avec ce qui était servi auparavant. Et qui eut parfois un goût de vase des plus désagréables. Là, de jolis petits filets dorés comme au Florida, avec une sauce tartare délicieuse, selon les amis qui les ont déjà goûtés. Et une autre proposition, bienvenue pour ceux que les petits poissons du lac et leurs frites ne font pas fantasmer. Pour l'automne, un potage est au programme. Et le mercredi, un dessert attend les gourmands petits et grands. Nous avons pu tester Les filets de poulet sauce à la moutarde de Meaux (trois jolies escalopes très joliment présentées, avec un trait artistique de balsamique, deux-trois tronçons de carotte sur les pâtes al dente). La brochette de bœuf et dinde et ses petits carrés de pommes de terre rôties. Le ragoût aux petits légumes et sa purée, avec sa petite tomate cerise et son brin de persil plat (joli !). L’osso bucco de porc, cuisson parfaite et encore une sauce excellente, petits légumes, tagliatelle. La piccata milanaise, spaghetti, sauce tomate au goût de « pomodoro » (avec un spaghetti rôti au four dressé pour la déco ! Le sens du détail, ce nouveau maître-queux ! J’aime !) Le risotto aux scampi et sa petite tomate cerise et brin de persil (là aussi, une petite sauce raffinée). Les spaghetti bolognaise al dente. La viande hachée est mariée à un bon sugo apprêté comme il se doit. Comme à la maison et à Magenta ! Les cuisiniers ont-ils les hormones qui chicanent, comme les filles ? Un ratage total avec un braisé de bœuf quelconque, sa sauce pleine de farine, deux louches de tagliatelle, et une petite salade verte tristounette. Une portion pour anorexique, de surcroît. A 16 heures, nous nous sommes rués sur un sandwich jambon-beurre XXL et un paquet de biscuits… Le lendemain, ce cauchemar était oublié, et suivaient… L’ émincé de bœuf-carotte et son riz cuisson parfaite, ni trop ni trop peu. Le steak avec des pommes Country parmi les meilleures qu’il m’ait été donné de déguster, légères, moelleuses à l’intérieur et croquantes à l’extérieur, et miracle! un parfum de bonne huile d’olive m’a chatouillé le palais (royal) ! Et de thym. Une petite carte attractive offre en outre des salades, assiette de viande froide, steak, ou mets qui, sans relever de la haute gastronomie, mettent les papilles en joie dans un cadre attachant... Idéal pour des pauses-déjeuner… Les journaux sont à disposition, et même le « Journal d’Ouchy », et le Wifi permet de travailler en mangeant ou de surfer sur… Facebook. Parfait. On est bien au XXIe siècle. En décembre, deux soirées huîtres permettent de réunir tout le monde dans une chaude ambiance d’avant-Fêtes.
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Auberge Communale le St-Sulpice
Auberge Communale le St-Sulpice
24.08.2014, 16:21
L'Auberge Communale de Saint-Sulpice... Il y a trente-cinq ans, nous travaiillions juste à côté, avec mon mari, dans la maison qui abrite maintenant le Skiper. Et allions parfois y déjeuner à midi. Des assiettes du jour un peu cra-cra, qui ne nous avaient pas laissé des souvenirs inoubliables. Les tenanciers avaient changé... J'y suis retournée quelquefois avec des amis âgés et exigeants, qui aimaient la cuisine raffinée, le cadre de la salle à manger chic dans les tons saumon, la tranquillité, et l'accueil surréaliste et guindé de Mme Schnoll, qui en faisait des tonnes avec ces messieurs... Même si nous avions notre Visa avec nous, sa sœur et moi pouvions faire la pièce droite, nous existions à peine pour cette patronne à l'ancienne, d'avant le féminisme. Son époux en cuisine, l'Auberge avait sa clientèle d'habitués... Et mon ami Paul à la table des anges, à 90 ans, j'ai oublié cette adresse. Un vieil ami serpeliou (c'est ainsi que s'appellent les habitants du village à l'orée de Lausanne) aime cette Auberge, reprise il y a deux ans et demi par les Bejrami. Le couple propose une carte incroyable, avec un choix qui me laisse pantoise. Comment avoir en permanence tant de bons produits frais? J'aime fantasmer et saliver longuement devant tant de propositions toutes plus alléchantes les unes que les autres... Comme des préliminaires qui annonceraient des jouissances gustatives d'exception. Et j'aime que l'on connaisse le langage gourmand, que l'on me parle de Buisson de crevettes roses aux lames de melon /23 fr.) Frivolité de poissons et gambas à la brunoise de légumes (21 fr. 50) Terrine de fois gras de canard au naturel, chutney de figue 23 fr.) Saumon mariné à l'aneth et aux agrumes façon Gravlax (19 fr. 50), Escargots, Viande séchée, Carpaccio, Vitello tonnato, Feuilleté de champignons,etc. Et j'en passe. Tous les classiques des bonnes auberges d'ici... Risotto aux gambas, courgettes, tomates (29 fr.) Risotto aux champignons frais et feuilles d'épinards (24 fr.) Fagottini au jambon cru, crémés au gorgonzola (24 fr.) Cannelloni maison (à la viande de bœuf) (21 fr.) Spaghetti ou penne avec les meilleures sauces pesto, carbonara, bolognaise, forestière, fruits de mer, crevettes-tomates fraîches-ail-basilic, Tagliatelle Bonne Auberge (18 fr.), Quatre Fromages (19 fr.), Deux Saumons (21 fr.) Thon-Olives noires (19 fr.), Bolets-oignons-ciboulette (22 fr.). Et celles pour lesquelles je bave et craque ce samedi 23 août 2014, LES TAGLIATELLES À LA MODE DU PATRON ( 25 fr.), soit oignons, gambas, mini-crevettes, morilles, crème et safran. Faites ici, ces pâtes fraîches sont ex-cep-tion-nelles! Comme je les aime, ni trop fines ni trop grosses, la cuisson à la seconde près AL DENTE! Et des gambas saisis par surprise, pas une minute de plus ou de moins. Parfait! Copieux, avec sa tomate cerise et son brin de persil plat, et de touches de persil et paprika sur le bord de l'assiette. Présentation soignée et service rapide et attentionné. La blonde et charmante Gordana assure, avec son collègue, certainement croate lui aussi. Mon ami choisit les TAGLIATELLES CARBONARA, du plus bel effet. De jolis petits lardons très chics, un œuf frais posé sur les pâtes fraîches, là aussi du persil en brin et haché pour donner des couleurs et des envies... L'entrecôte de bœuf est à 33 fr., de cheval à 29. Le Tartare coupé au couteau à 36. Avec un joli choix de sauces dans les 5-6 fr. (Bordelaise, Morilles à la crème, A l'ail, Café de Paris, etc.) Authentique Emincé de veau à la Zurichoise (36 fr.) Cassolette de rognons de veau à la moutarde de Meaux (27 fr. 50) Filet d'agneau poêlé à la crème d'ail et ciboulette (35 fr.) Filets de perche meunière et sauce tartare (34 fr.) Filets de perche façon auberge, avec une émulsion à l'estragon (34 fr.) Filets de perche légère avec une émulsion au basilic (32 fr.) Omble chevalier, Filet de sole, Aiguillette de saumon, Gambas poêlées, etc... Gambas poêlées aux curry Vindaloo et beurre blanc à la ciboulette (38 fr.) Filets de sole poêlés aux poireaux et beurre blance à la ciboulette (38 fr.) Cuisses de grenouilles provençale ou sel marin-ail à discrétion (39 fr.) Spécialité pour deux personnes: Poêlée de poisson et gambas (saumon, rouget sole et selon arrivage), avec Légumes à l'huile d'olive, crème onctueuse, au safran, garniture à choix (37 fr.) Spécialités de brochettes flambées (49 fr.) Deux menus d'affaires à 48 ou 45 francs donnent vraiment envie d'en savoir plus. 25 sortes de PIZZAS de 14 à 22 francs complètent le tout. Jolie carte de desserts... A midi, il est conseillé de réserver tant le bouche-à-oreille aurait fait une bonne pub à cette Auberge bien située au centre de Saint-Sulpice, avec un parking privé. Le portions sont normales (mieux qu'au Débarcadère voisin, qui a réduit la voilure). Les prix sont tout à fait corrects, pour de bonnes bouteilles aussi. Le personnel veille à prévenir les désirs et les attentes des clients. Pas besoin d'appeler trois fois pour payer. Personnellement, j'adore les lumières tamisées, les tons jaune-orangé de la grande salle principale. Presque toutes les tables sont occupées mais nous pouvons parler sans crier. Mes petites chiennes sont accueillies avec bienveillance. Excellente soirée et belle surprise.
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Chaque automne c'est la même chose, depuis quinze ans au moins en ce qui me concerne... Le même bonheur, une satiété que seuls assurent les repas de Bénichon ou de Saint-Martin, au point de ne même plus pouvoir avaler une petite poire à Botzi ou la délectable pétole de purée de marron cachée sous une étoile de carambole. La chasse de La Fleur de Lys est connue de tous les gourmets, et les fidèles réservent parfois en janvier pour mi-septembre. Et jusqu'à mi-décembre, les Rochat et leur fiston, qui ont fêté cette année leurs 40 ans de succès, se font un point d'honneur de combler une clientèle acquise en toute saison... Je choisis toujours les Noisettes de chevreuil, au goût délicat, avec une sauce Grand Veneur... Plus une table de libre au café, dans la grande salle à manger ou dans la petite. Le service a toujours été l'un des points forts de l'établissement, avec des dames bien réveillées, charmantes, polies et expérimentées. Toujours impressionnant de les voir glisser d'une table à l'autre, passer avec des plateaux surchargés ou préparer de belles assiettes artistiquement dressées... Aux tables voisines, Terrine de chevreuil maison (19 fr.), Feuilleté aux bolets et chanterelles (19 fr.), Foie de canard poêlé aux pommes et vinaigre de framboise (20 fr.) ou Ravioloni chasseur (16 fr.) se succèdent en entrée. La Selle de chevreuil est à 58 fr. et les Noisettes à 49 fr., le Civet à 42 et le Râble de lièvre aussi. Un Carré de sanglier sur ardoise est à 45 fr. Sur assiette à 39 fr., on peut déguster une Entrecôte de chevreuil Mirza, un Emincé de gibier Poivrade, le Civet de chevreuil Chasseur ou les Filets de râble de lièvre. Servis avec choux de Bruxelles, chou rouge, spätzli maison ou nouilles. Jolie clientèle composée de familles, de tablées d'amis, de couples, toutes générations confondues. Il faut dire que la carte offre de multiples possibilités qui vont de nos mets traditionnels, genre Filets de perche, Tranche panée énoooooorme, Papet-saucisse aux choux, Saucisse à rôtir (à prix normal, ce qui devient rare!), Rösti à choix, etc. Pendant la chasse, on peut commander en avance les fameuses Fondues rustiques, Bourguignonne, etc. qui font notre bonheur toute l'année... Et en été, la terrasse ne désemplit pas non plus. Après une attente particulièrement longue ce samedi, mais on comprend aisément le pourquoi, on vient nous présenter un grand plateau coloré, qui prend du temps à préparer avec soin, et que j'immortalise sur-le-champ pour Facebook en salivant comme un cocker. On dit que l'on commence à déguster du regard, et c'est plein de belles promesses... La viande est d'une tendreté remarquable, comme d'habitude. Sur la première assiette, des spätzli, du chou rouge, un petit dôme de marron en purée surmonté d'un demi-kumquat, une brochette de grains de raisin et cerises plantée sur une poire à Botzi, une demi-poire remplie de confiture d'airelle, une étoile de carambole. Mmmmmhhhh! Attendre une année entière puis presque trois-quarts d'heure valait la peine, devant tant de merveilles.... Nous buvons une petite syrah Hurlevent, agréable sans être exceptionnelle. Arrive la seconde assiette, avec des spätzli, des choux de Bruxelles, des marrons caramélisés, une demi-pêche, des tomates, deux mini-pommes, des raisins... Un tout petit bémol, depuis l'an dernier déjà. Plus de petit réchaud pour tenir la sauce Grand Veneur à bonne température... On me donne une explication fumeuse sur des problèmes survenus soudainement après trente-huit ans, et bien que l'on nous rapporte une saucière pour le second service, je suis un poil déçue. Le fiston aurait repris les fourneaux. Et le papa était plus généreux, me paraît-il. Mon éditeur et mon garagiste également semblaient plus commerçants et/ou généreux... La relève est décidément gourmande, elle aussi. Du coup, une superbe coupe Vanille-Chantilly et sa sauce au vin cuit (10 fr.) complète à merveille ce repas mythique... Malgré tout, la Fleur de Lys reste pour le moment l'une des plus belles adresses de Lausanne/Prilly. Espérons que ça dure pour les 50es rugissants...

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Chaque automne c'est la même chose, depuis quinze ans au moins en ce qui me concerne... Le même bonheur, une satiété que seuls assurent les repas de Bénichon ou de Saint-Martin, au point de ne même plus pouvoir avaler une petite poire à Botzi ou la délectable pétole de purée de marron cachée sous une étoile de carambole. La chasse de La Fleur de Lys est connue de tous les gourmets, et les fidèles réservent parfois en janvier pour mi-septembre. Et jusqu'à mi-décembre, les Rochat et leur fiston, qui ont fêté cette année leurs 40 ans de succès, se font un point d'honneur de combler une clientèle acquise en toute saison... Je choisis toujours les Noisettes de chevreuil, au goût délicat, avec une sauce Grand Veneur... Plus une table de libre au café, dans la grande salle à manger ou dans la petite. Le service a toujours été l'un des points forts de l'établissement, avec des dames bien réveillées, charmantes, polies et expérimentées. Toujours impressionnant de les voir glisser d'une table à l'autre, passer avec des plateaux surchargés ou préparer de belles assiettes artistiquement dressées... Aux tables voisines, Terrine de chevreuil maison (19 fr.), Feuilleté aux bolets et chanterelles (19 fr.), Foie de canard poêlé aux pommes et vinaigre de framboise (20 fr.) ou Ravioloni chasseur (16 fr.) se succèdent en entrée. La Selle de chevreuil est à 58 fr. et les Noisettes à 49 fr., le Civet à 42 et le Râble de lièvre aussi. Un Carré de sanglier sur ardoise est à 45 fr. Sur assiette à 39 fr., on peut déguster une Entrecôte de chevreuil Mirza, un Emincé de gibier Poivrade, le Civet de chevreuil Chasseur ou les Filets de râble de lièvre. Servis avec choux de Bruxelles, chou rouge, spätzli maison ou nouilles. Jolie clientèle composée de familles, de tablées d'amis, de couples, toutes générations confondues. Il faut dire que la carte offre de multiples possibilités qui vont de nos mets traditionnels, genre Filets de perche, Tranche panée énoooooorme, Papet-saucisse aux choux, Saucisse à rôtir (à prix normal, ce qui devient rare!), Rösti à choix, etc. Pendant la chasse, on peut commander en avance les fameuses Fondues rustiques, Bourguignonne, etc. qui font notre bonheur toute l'année... Et en été, la terrasse ne désemplit pas non plus. Après une attente particulièrement longue ce samedi, mais on comprend aisément le pourquoi, on vient nous présenter un grand plateau coloré, qui prend du temps à préparer avec soin, et que j'immortalise sur-le-champ pour Facebook en salivant comme un cocker. On dit que l'on commence à déguster du regard, et c'est plein de belles promesses... La viande est d'une tendreté remarquable, comme d'habitude. Sur la première assiette, des spätzli, du chou rouge, un petit dôme de marron en purée surmonté d'un demi-kumquat, une brochette de grains de raisin et cerises plantée sur une poire à Botzi, une demi-poire remplie de confiture d'airelle, une étoile de carambole. Mmmmmhhhh! Attendre une année entière puis presque trois-quarts d'heure valait la peine, devant tant de merveilles.... Nous buvons une petite syrah Hurlevent, agréable sans être exceptionnelle. Arrive la seconde assiette, avec des spätzli, des choux de Bruxelles, des marrons caramélisés, une demi-pêche, des tomates, deux mini-pommes, des raisins... Un tout petit bémol, depuis l'an dernier déjà. Plus de petit réchaud pour tenir la sauce Grand Veneur à bonne température... On me donne une explication fumeuse sur des problèmes survenus soudainement après trente-huit ans, et bien que l'on nous rapporte une saucière pour le second service, je suis un poil déçue. Le fiston aurait repris les fourneaux. Et le papa était plus généreux, me paraît-il. Mon éditeur et mon garagiste également semblaient plus commerçants et/ou généreux... La relève est décidément gourmande, elle aussi. Du coup, une superbe coupe Vanille-Chantilly et sa sauce au vin cuit (10 fr.) complète à merveille ce repas mythique... Malgré tout, la Fleur de Lys reste pour le moment l'une des plus belles adresses de Lausanne/Prilly. Espérons que ça dure pour les 50es rugissants...

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Belle soirée de fin d'été, ce vendredi 12 septembre 2014... Et le plaisir de sortir du cinéma en face de la gare de Lausanne, et d'avoir tant de bonnes adresses alentour. Chez Xu, on peut oublier, plus une table de libre et des personnes au bar qui attendent... L'Europe, à la rue du Simplon, n'y songeons même pas... L'une des meilleures adresses de la ville pour une excellente cuisine classique, terroir et généreuse à prix très attractifs, et au service efficace et avenant. Toujours plein. Oh, chouette, il reste une table au Café du Simplon, juste sous les escaliers de la gare avec une petite terrasse sur la rue... Depuis sept ans, j'entends souvent des compliments sur cet endroit. Jolie clientèle de trentenaires et quadragénaires, chics ou cool, cosmopolites... Le Simplon, avec ses murs tout blancs, rappelle les meilleurs souvenirs des tavernes grecques ou stambouliotes. En fait, le patron est Macédonien. Debout, il veille au ballet virevoltant de son personnel, plutôt "branché" et charmant. Une jeune fille souriante vient sur-le-champ prendre la commande, bien que la plupart des tables soient occupées dedans et dehors. Mmmmmmhhhhh... Des MEZE... Merguez, concombre yogourt, féta, feuille de vigne constituent de belles mises en bouche entre 5 fr.50 à 12 fr. 50 . Un plateau à 17 fr. 50 permet un petit voyage gourmand avec un peu de tout. Salades de poulet (22 fr. 50) ou chèvre chaud (19 fr. 50) appétissants au programme également. Mon amie Nicole, quasi végétarienne, trouverait son bonheur, puisque qu'il y a un Tagine sans viande (20 fr. 50). Et les classiques Tagine de poulet au citron (23 fr. 50) , Tagine d'agneau à la coriande (25 fr. 50), Tagine d'agneau aux pruneaux (25 fr. 50). , ou Tagine Royale (27 fr. 50). Les Assiettes méditerranéennes aussi sont font saliver. Et que choisir entre les Calamars frits (25 fr. 50), la Moussaka (19 fr. 50), les Cevapcici (19 fr. 50) ou les Feuilles de vigne maison "grande portion" (j'aime quand on me parle ainsi sur une carte de menus :) ) (25 fr. 50)? Ou les Moules Bouchot-frites à 26 fr. 50, le Risotto à l'Orientale (coriandre, merguez, poivrons) 22 fr. 50, les Penne au saumon (24 fr. 50), le Filet de lapin, sauce moutarde, riz et légumes à 24 fr. 50, le Carpaccio de boeuf, salade et parmesan à 26 fr. 50 ou l'Assiette italienne (carpaccio de bœuf, mozzarella di Buffala, jambon cru) à 26 fr. 50. Je craque pour la MOUSSAKA et mon camarade de table pour le RISOTTO AU BOLETS ET DES DE VOLAILLE... Est-ce une Moussaka à la mode macédonienne? De moelleuses tranches de pommes de terre sont mêlées aux aubergines, et la viande est délicieuse. Une belle couche de fromage bien dorée donne à ce mets un aspect engageant. Chaque morce m'emmène du côté d'Heraklion, de Marrakech ou d'Istanbul... La cannelle me rappelle une... pastilla inoubliable... Une petite explosion de saveurs salée-sucrée en bouche! Original et délicieux! Dans la même grande assiette, une salade verte, carotte, céleri arrosée d'une huile d'olive parfumée et d'un bon vinaigre blanc titille joyeusement les papilles. Le Risotto aux bolets dégage une insistante fragrance de sous-bois. Généreux aussi, cuisson parfaite. Nous prenons du vin macédonien à 4 fr. 80 le déci. Qui ressemble aux vins grecs que j'ai testés en faisant la grimace. Un vin de fille, pas pour moi... Les plus classiques d'entre nous feront leur choix entre le Steak de bœuf Café de Paris 160 gr. à 26 fr. 50, l'Entrecôte parisienne à 28 fr. 50, le Tartare de bœuf 150 gr. à 27 fr. 50 et le Tartare de bœuf à 200 gr. est à 33 fr. 50. Un ancien ministre de la Culture, directeur de Présence Suisse, semble se régaler ce soir. Et je me suis laissé dire que le président de la Semaine du Goût, ancien conseiller national rouge né à Istanbul et amoureux de la Grèce, fait quelques infidélités au temple de la cuisine grecque de l'avenue Georgette. Pas étonnant. C'est vraiment bon, et à prix "normal", au Simplon. Un petit inconvénient comme au Café de Grancy... Tout ce petit monde papote, les tables se touchent presque, et il y a un raffût du diable. Mais je reviendrai avec des boules Quiès pour tout goûter... Troooop bon! . ... Josée-Christine Lavanchy-Trépey

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Wouaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhh ! Ce jeudi 28 août 2014, j’ai mangé des yeux d’abord et pour de bon ensuite une saucisse à rôtir d’exception, posée délicatement sur un dôme de purée mousseline avec son puits plein d’une sauce divine… Une jolie salade mêlée colorée et croquante (céleri, carotte, chou rouge, verte, concombre, tomate) a précédé ce mets bénit des dieux vaudois, et suffisamment copieux pour tenir jusqu'aux quatre-heures. Pour 18 francs . Et le café toujours à 3 fr. 20 ! 1969-2014 Quarante-cinq ans de souvenirs et d'amitié au GROS MINET, ce bar-restaurant de quartier parmi les plus anciens de Lausanne. C'est Rico et sa grande américaine rose bonbon qui avait transformé le Gipsy, choisi ce nom mythique et fait de ces lieux l'un des "points d'eau" favoris de la jeunesse d'alors et des Sous-Gariens (d’avant les « botellòn », mais on n’était parfois pas beaucoup plus jolis à voir). L'un de ses successeurs, Charly, est parti au décès de notre chère Hélène, son épouse. Le suivant, Pietro, ancien barman à la Voile d’Or, nous a quittés à l'insu de son plein gré à 50 ans. Et depuis douze ans c'est « P.-A. » (Recordon) qui nous accueille dans ce qui semble être sa résidence principale. En fait, affable, il veille à ce que tout se passe au mieux ici. La charmante et souriante Gaby, très attentive, très maligne et rompue à toutes les clientèles, participe au succès du Gros Minet, avec Aleks, douce et efficace aussi. Dès 15 heures, c’est Véronique qui officie au bar. Pas de cuisine le soir, à part des petits trucs pour l’apéro. De la mamy café-croissant du matin au papy whisky-whisky du soir, P.-A. veille à la bonne marche de ce temple de Cour/Primerose, couru comme un café de village (côté BAR) ou comme un restaurant pour cadres, employés et ouvriers des entreprises alentour (dans la SALLE et sur les deux TERRASSES). Et même les vieux du Muppets du bout du bar (côté lac :) ), restés coincés au début du siècle dernier d’avant « Face de bouc », manquent quand par hasard ils ne sont pas là… LA RENTREE s'annonce donc sous les meilleurs auspices. Un cuisinier chevronné dans la cinquantaine, qui a fait ses armes entre autres dans un resto tenu par les parents de Bastian Becker, a repris les fourneaux, pour mon plus grand bonheur. Il mitonne de ces petites sauces que je laperais bien dans l’assiette pour ne pas en laisser une goutte ! Chaque jour, sur une ardoise, deux propositions à choix, entre 16 et 18 francs. Le vendredi, l'habituel filet de perche-frites n'a plus rien à voir avec ce qui était servi auparavant. Et qui eut parfois un goût de vase des plus désagréables. Là, de jolis petits filets dorés comme au Florida, avec une sauce tartare délicieuse, selon les amis qui les ont déjà goûtés. Et une autre proposition, bienvenue pour ceux que les petits poissons du lac et leurs frites ne font pas fantasmer. Pour l'automne, un potage est au programme. Et le mercredi, un dessert attend les gourmands petits et grands. Nous avons pu tester Les filets de poulet sauce à la moutarde de Meaux (trois jolies escalopes très joliment présentées, avec un trait artistique de balsamique, deux-trois tronçons de carotte sur les pâtes al dente). La brochette de bœuf et dinde et ses petits carrés de pommes de terre rôties. Le ragoût aux petits légumes et sa purée, avec sa petite tomate cerise et son brin de persil plat (joli !). L’osso bucco de porc, cuisson parfaite et encore une sauce excellente, petits légumes, tagliatelle. La piccata milanaise, spaghetti, sauce tomate au goût de « pomodoro » (avec un spaghetti rôti au four dressé pour la déco ! Le sens du détail, ce nouveau maître-queux ! J’aime !) Le risotto aux scampi et sa petite tomate cerise et brin de persil (là aussi, une petite sauce raffinée). Les spaghetti bolognaise al dente. La viande hachée est mariée à un bon sugo apprêté comme il se doit. Comme à la maison et à Magenta ! Les cuisiniers ont-ils les hormones qui chicanent, comme les filles ? Un ratage total avec un braisé de bœuf quelconque, sa sauce pleine de farine, deux louches de tagliatelle, et une petite salade verte tristounette. Une portion pour anorexique, de surcroît. A 16 heures, nous nous sommes rués sur un sandwich jambon-beurre XXL et un paquet de biscuits… Le lendemain, ce cauchemar était oublié, et suivaient… L’ émincé de bœuf-carotte et son riz cuisson parfaite, ni trop ni trop peu. Le steak avec des pommes Country parmi les meilleures qu’il m’ait été donné de déguster, légères, moelleuses à l’intérieur et croquantes à l’extérieur, et miracle! un parfum de bonne huile d’olive m’a chatouillé le palais (royal) ! Et de thym. Une petite carte attractive offre en outre des salades, assiette de viande froide, steak, ou mets qui, sans relever de la haute gastronomie, mettent les papilles en joie dans un cadre attachant... Idéal pour des pauses-déjeuner… Les journaux sont à disposition, et même le « Journal d’Ouchy », et le Wifi permet de travailler en mangeant ou de surfer sur… Facebook. Parfait. On est bien au XXIe siècle. En décembre, deux soirées huîtres permettent de réunir tout le monde dans une chaude ambiance d’avant-Fêtes.

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L'Auberge Communale de Saint-Sulpice... Il y a trente-cinq ans, nous travaiillions juste à côté, avec mon mari, dans la maison qui abrite maintenant le Skiper. Et allions parfois y déjeuner à midi. Des assiettes du jour un peu cra-cra, qui ne nous avaient pas laissé des souvenirs inoubliables. Les tenanciers avaient changé... J'y suis retournée quelquefois avec des amis âgés et exigeants, qui aimaient la cuisine raffinée, le cadre de la salle à manger chic dans les tons saumon, la tranquillité, et l'accueil surréaliste et guindé de Mme Schnoll, qui en faisait des tonnes avec ces messieurs... Même si nous avions notre Visa avec nous, sa sœur et moi pouvions faire la pièce droite, nous existions à peine pour cette patronne à l'ancienne, d'avant le féminisme. Son époux en cuisine, l'Auberge avait sa clientèle d'habitués... Et mon ami Paul à la table des anges, à 90 ans, j'ai oublié cette adresse. Un vieil ami serpeliou (c'est ainsi que s'appellent les habitants du village à l'orée de Lausanne) aime cette Auberge, reprise il y a deux ans et demi par les Bejrami. Le couple propose une carte incroyable, avec un choix qui me laisse pantoise. Comment avoir en permanence tant de bons produits frais? J'aime fantasmer et saliver longuement devant tant de propositions toutes plus alléchantes les unes que les autres... Comme des préliminaires qui annonceraient des jouissances gustatives d'exception. Et j'aime que l'on connaisse le langage gourmand, que l'on me parle de Buisson de crevettes roses aux lames de melon /23 fr.) Frivolité de poissons et gambas à la brunoise de légumes (21 fr. 50) Terrine de fois gras de canard au naturel, chutney de figue 23 fr.) Saumon mariné à l'aneth et aux agrumes façon Gravlax (19 fr. 50), Escargots, Viande séchée, Carpaccio, Vitello tonnato, Feuilleté de champignons,etc. Et j'en passe. Tous les classiques des bonnes auberges d'ici... Risotto aux gambas, courgettes, tomates (29 fr.) Risotto aux champignons frais et feuilles d'épinards (24 fr.) Fagottini au jambon cru, crémés au gorgonzola (24 fr.) Cannelloni maison (à la viande de bœuf) (21 fr.) Spaghetti ou penne avec les meilleures sauces pesto, carbonara, bolognaise, forestière, fruits de mer, crevettes-tomates fraîches-ail-basilic, Tagliatelle Bonne Auberge (18 fr.), Quatre Fromages (19 fr.), Deux Saumons (21 fr.) Thon-Olives noires (19 fr.), Bolets-oignons-ciboulette (22 fr.). Et celles pour lesquelles je bave et craque ce samedi 23 août 2014, LES TAGLIATELLES À LA MODE DU PATRON ( 25 fr.), soit oignons, gambas, mini-crevettes, morilles, crème et safran. Faites ici, ces pâtes fraîches sont ex-cep-tion-nelles! Comme je les aime, ni trop fines ni trop grosses, la cuisson à la seconde près AL DENTE! Et des gambas saisis par surprise, pas une minute de plus ou de moins. Parfait! Copieux, avec sa tomate cerise et son brin de persil plat, et de touches de persil et paprika sur le bord de l'assiette. Présentation soignée et service rapide et attentionné. La blonde et charmante Gordana assure, avec son collègue, certainement croate lui aussi. Mon ami choisit les TAGLIATELLES CARBONARA, du plus bel effet. De jolis petits lardons très chics, un œuf frais posé sur les pâtes fraîches, là aussi du persil en brin et haché pour donner des couleurs et des envies... L'entrecôte de bœuf est à 33 fr., de cheval à 29. Le Tartare coupé au couteau à 36. Avec un joli choix de sauces dans les 5-6 fr. (Bordelaise, Morilles à la crème, A l'ail, Café de Paris, etc.) Authentique Emincé de veau à la Zurichoise (36 fr.) Cassolette de rognons de veau à la moutarde de Meaux (27 fr. 50) Filet d'agneau poêlé à la crème d'ail et ciboulette (35 fr.) Filets de perche meunière et sauce tartare (34 fr.) Filets de perche façon auberge, avec une émulsion à l'estragon (34 fr.) Filets de perche légère avec une émulsion au basilic (32 fr.) Omble chevalier, Filet de sole, Aiguillette de saumon, Gambas poêlées, etc... Gambas poêlées aux curry Vindaloo et beurre blanc à la ciboulette (38 fr.) Filets de sole poêlés aux poireaux et beurre blance à la ciboulette (38 fr.) Cuisses de grenouilles provençale ou sel marin-ail à discrétion (39 fr.) Spécialité pour deux personnes: Poêlée de poisson et gambas (saumon, rouget sole et selon arrivage), avec Légumes à l'huile d'olive, crème onctueuse, au safran, garniture à choix (37 fr.) Spécialités de brochettes flambées (49 fr.) Deux menus d'affaires à 48 ou 45 francs donnent vraiment envie d'en savoir plus. 25 sortes de PIZZAS de 14 à 22 francs complètent le tout. Jolie carte de desserts... A midi, il est conseillé de réserver tant le bouche-à-oreille aurait fait une bonne pub à cette Auberge bien située au centre de Saint-Sulpice, avec un parking privé. Le portions sont normales (mieux qu'au Débarcadère voisin, qui a réduit la voilure). Les prix sont tout à fait corrects, pour de bonnes bouteilles aussi. Le personnel veille à prévenir les désirs et les attentes des clients. Pas besoin d'appeler trois fois pour payer. Personnellement, j'adore les lumières tamisées, les tons jaune-orangé de la grande salle principale. Presque toutes les tables sont occupées mais nous pouvons parler sans crier. Mes petites chiennes sont accueillies avec bienveillance. Excellente soirée et belle surprise.

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Avec des amis habitant Froideville, j'avais eu l'occasion, en 2011, de découvrir et partager des menus magnifiques à La Maison Thaï. L'établissement avait été remis assez rapidement, et depuis on entend que de bonnes choses sur la Maison Thaï de Mex, prise d'assaut par ses fidèles et le personnel de Bobst,. Deux fois déjà j'avais tenté de trouver une table sans réserver à la Maison Thaï au Lac, ouverte dans le courant de l'été 2014 dans l'ancien complexe de la Voile d'Or. Lieu tenu avec un succès jamais démenti pendant une trentaine d'années, les Trente Glorieuses, par Di Mercurio et son directeur, M. Sèvegrand. A leur départ, plus jamais la Voile d'Or n'a retrouvé son lustre d'antan, son ambiance playa, et ses hordes d'habitués. Et nous, les Sous-Gariens lausannois, avons vu les concepts et les gérants se succéder, allant du moins mauvais au pire... La Maison Thaï au Lac, donc, côté port de Vidy, ouverte depuis peu, avec une déco intérieure typique, n'est pas cheap et clinquante, mais très chic et pensée par un Italien d'Italie avec le bon goût transalpin au service d'un rêve d'Asie. Et ce dimanche 17 août 2014, après des semaines de pluie et de froid, l'immense terrasse au bord du lac Léman est prise d'assaut. Et une table est libre sur la terrasse au bord de l'eau, miracle. Immédiatement, une charmante Thaïlandaise vient avec la carte, et une écuelle d'eau pour mes lhassa. Un bon point, bien que le Léman leur convienne parfaitement. Nous choisissons un Potage au crevettes à la citronnelle (10 fr.) et un Potage au poulet, lait de coco, citron vert (9 fr. 20) Dans des bols couleur safran avec couvercle, chaque ingrédient s'exprime en des parfums très subtils, démontrant une maîtrise totale et une connaissance réelle de la cuisine du pays. Nous renonçons "A grignoter", comme le dit joliment la carte, soit aux entrées, aux Rouleaux de printemps (8 fr.), Crevettes enveloppées (9 fr.), Raviolis frits, Brochette de poulet,, etc. Mon croissant du matin à 500 calories m'incite à la retenue. Et je résiste aussi aux Salades de papaye (très épicée!), à la mangue verte (épicée), à la Salades de crevettes à la menthe, et à ma préférée, la Salade de bœuf. Un délice! Pour 18 francs. Que je fais moi-même sous le nom de Lab, soit du riz cru et frit à la poêle puis passé au mixer, de la viande (hachée et saisie sans graisse ou en morceaux), avec échalotes thaïs émincées, citronnelle en bâton et en feuilles ciselées, menthe, jus de citron... En plat principal, nous optons pour le Canard au curry vert et lait de coco et du riz (29 fr.) et pour la "Sorte de pot-au-feu thaï", à l'aneth, à 23 fr. 50, que je n'ai jamais croisé sur une carte, et des pâtes. Difficile de faire un choix, tant il y a de propositions, entre bœuf, poulet, canard, calamars, crevettes, porc, et bien sûr les Pad thaï khai (Nouilles sautées au poulet et germes de mungo) ou Pad thaï kung (Nouilles sautées aux crevettes). Bonne surprise aussi en ce qui concerne les mets végétariens... Le plus insipide des tofus peut devenir divin, marié aux bonnes épices et aux herbes adéquates... Pour des déjeuners succincts, on peut même prendre une omelette thaï. Et je compte bien découvrir la Marmite thaï à volonté (j'adore les formules "à volonté", qui conviennent à mon appétit légendaire). Pour 35 francs. Bouillon coriandre - poisson Légumes frais thaïs (céleri, maïs, champignons, etc). Porc, Bœuf, Poulet, Calamars, Crevettes, Moules. Vermicelles de riz Riz aux légumes et sauces maison. Miam! Liste non exhaustive comprenant basilic, gingembre, tous les currys, Massamann, jaune, vert, rouge, aigre-doux, On retrouve les ingrédients classiques de la cuisine thaï: basilic, gingembre, curry Massaman, jaune, rouge ou vert, aigre-doux, lait de coco, cacahuètes, piment, citronnelle... La cuisson du canard et du pot-au-feu de bœuf est vraiment par-faite. Tendre mais la chair résiste encore sous la dent. Le curry, bien relevé, réveille un peu les néophytes de la cuisine du Pays du Soleil levant. Le pot-au-feu ferait penser à celui de nos grands-mères, sans les piments oiseaux bien placés sur l'Echelle de Scoville... Hot! On m'avait aimablement avertie... La carte met judicieusement en garde les amateurs de papets ou de pizzas pour qui c'est la première confrontation avec les mets chers aux palais thaïs faits au feu... Copieux, généreux, plein de parfums, de saveurs et de couleurs, les plats virevoltent de table en table, et le patron, un Lausannois Sous-Garien dont l'épouse est du Nord-Est du royaume du Siam, semble éreinté et dépassé par son succès. Il m'avoue avoir dû fermer momentanément sa Maison Thaï de Mex et mobiliser tout son personnel, thaïlandais, qui galope dedans et dehors avec dextérité et une amabilité peu communes. Partout des familles, des copains, des couples, des chiens... Avec cela nous prenons une syrah thaï ouverte qui vaut largement nos syrahs les plus gouleyantes. Pour 120 francs à deux, nous sommes ravis et repus. Le rapport qualité-prix est parfait. Le service, un peu dépassé mais on comprend pourquoi, est parfait aussi! L'endroit est mythique été comme hiver depuis l'Expo 64. A côté, à l'Edelweiss ouvert il y a deux mois aussi, le cuisinier aurait déjà changé. Heureusement parce que la croûte au fromage à 19 fr. était minuscule et indigne de nos touristes. Mais la cohabitation avec deux restaurants attenants chics et trop chers, le Watergate et l'Edelweiss, et un bar-lounge déserté, ne doit pas être évidente avec cette Maison Thaï qui pourrait franchiser n'importe où et remplir midi et soir.

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Tant et tant de souvenirs de randonnées dans ce coin béni des Dieux... Solalex, sur la commune de Gryon via La Barboleuse, et tout proche de Villars... De là, vous pouvez partir à pied à Frience, à l'Alpe des Chaux, ou même à Derborence, qui a si bien inspiré Ramuz ou le cinéaste Francis Reusser... Par tous les temps, ce paysage est parmi les plus beaux du monde, à mon sens... Une table est réservée, ce samedi 29 juin à 1 heure, et je retrouve donc ce restaurant d'altitude sous mon beau Miroir d'Argentine, tenu par la famille Jaggi depuis 32 ans... Martine, André et Lucien reçoivent avec plaisir et cela se voit dès la porte franchie... En cuisine et au service, on sent une affaire qui roule... (A ne pas confondre avec le Restaurant L'Argentine aux Plans-sur-Bex, qui a connu des tenanciers et des fortunes diverses). Une feuille de papier de propositions écrites à la main (!) d'une belle écriture, qui changent régulièrement, nous incite à choisir une entrée parmi Le Feuilleté au fromage "mayens" à 15 ou 11 fr. Le Foie gras de canard, toast à 20 ou 16 fr. Les Rouleaux de printemps à la livèche sur lit de saladine à 18 ou 14 fr. La Fricassée de champignons à 18 ou 14 fr. La Salade mêlée à 11 fr. En plats principaux, nous hésitons entre Le Risotto aux tomates olivettes, salade à 28 fr. Le Suprême de poulet farci aux olives noires de Nyons AOC, couscous, courgettes et coulis de légumes à 29 fr. La Cassolette de champignons, rösti, saladine à 28 fr. La Langue de veau et bœuf, sauce moutarde, rösti, courgettes à 28 fr. Le Filet d'agneau, jus à l'échalote (un seul t, SVP), rösti, courgettes à 45 fr. L'Escalope de veau viennoise, rösti, courgettes et coulis de légumes à 39 fr. Nous optons pour La Cassolette de champignons, rösti, saladine... Et nous nous réservons pour le dessert somptueux qui nous fait de l'œil pas bien loin, donc pas d'entrée... Nos assiettes arrivent assez rapidement. Bien présentées, les champignons à la crème dans une petite coupelle, au côté d'un mesclun arrosé d'une huile d'olive de première qualité, une ou deux tomates cerises, et d'une petite portion de rösti, pas assez croustillants à mon goût. On sent toutefois que le maître des lieux et ses proches aiment les bons produits, mitonnés à l'instant avec respect. Dommage du peu... Suis de plus en plus frustrée, ayant souvent l'impression de me trouver devant des portions dégustations. A 28 francs la cassolette, j'aurais bien vu plus de pommes de terre, franchement. Pour accompagner le repas, un demi d'humagne à Germanier à 27 francs. Rarement déçue par un humagne... Le mille-feuille aux framboises est ensuite plus que bienvenu... Portion congrue là aussi, mais tellement appétissant, avec sa petite couche de feuilleté caramelisé et sa Chantilly... Un véritable délice. Il doit être au poids, puisque l'un est à 9 fr. 50 et l'autre à 8 fr. 50... Ca fait quand même cher le kilo! Avec deux cafés, nous réglons 108 fr. 40 avec une très désagréable sensation de faim. Dommage, sinon c'est parfait. L'établissement est charmant, tout en bois, plus chic que son vis-à-vis, couru par les randonneurs et les montagnards. Et Lucien, le doyen, virevolte d'une table à l'autre avec un petit gilet à edelweiss du plus bel effet... J'imagine que sans réservation, les week-ends, il doit être difficile de trouver une table. A relever, mes petites chiennes sont très bien accueillies. Non négligeable pour tous ceux qui font des marches avec leur compagnon à poil. Et il y a une belle terrasse. Pour la qualité ET la quantité, ET les prix, je retournerai donc en face, au Refuge de Solalex, chez les Cheseaux, qui travaillent avec les meilleurs produits eux aussi, proposent des mets typiques style fondue, ou raclette à volonté, mais également des propositions de saison, et des desserts pleins de petits fruits et de crème fouettée, intéressants tant pour l'œil que pour les papilles... J'y ai dégusté de la chasse exquise en automne... Le service y est plus aléatoire, en revanche...
Les quantités...
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LE POPULAIRE À VERS-CHEZ-LES-BLANC… LE « POPU » POUR LES INTIMES, et il y en a beaucoup, de fidèles totalement conquis… Tenu depuis 1936 par la même famille, voilà une valeur sûre aux parfums de Jorat et de sous-bois… Belle nouvelle, la relève serait assurée. Comme les Brigands, nous allions parfois, le dimanche en famille quand j’étais petite fille, nous régaler des « Trois rôtis », veau, porc et bœuf, dans une onctueuse sauce aux champignons… Puis, avec mon mari, nous avons perpétué la tradition, et notre fiston aussi a aimé ce restaurant vaudois. Si la formule « 3 rôtis » a disparu, je continue ponctuellement à prendre la route du Chalet-à-Gobet pour rejoindre cet établissement, dont le nom seul évoque tant de Bonheur. Le cadre n’a pas changé. Le café à l’entrée, où se tiennent le patron et madame avant le coup de feu, et leurs amis. Et à droite, une salle à manger joliment décorée et rafraîchie… Semblant tout droit venue de Louisiane, l’aimable et souriante serveuse bichonne ses clients depuis quatorze ans… Et depuis quatorze ans, elle ne se départit pas de son sourire ! La patronne aussi sert les clients et veille sur eux avec attention. CE DIMANCHE 25 MAI À MIDI, NOUS OPTONS POUR LE MENU À 39 FRANCS. 1) Déclinaison de filets de poisson fumés et saladine de printemps (féra, truite et saumon, moelleux les trois. Un généreux régal). Sur l’assiette en verre, carrée, la salade est composée de jeunes pousses, de feuilles d’endive, décorée de tranches de tomate et d’une fleur violette. Papilles et pupilles y trouvent leur compte. Servis avec une cuiller de crème au raifort aérienne et un bon morceau de citron et du beurre frais. Et de la baguette au pavot. 2) Rôti de veau au four, sauce champignons, Pommes nouvelles sautées (et parfumées aux herbes de Provence, où le thym titille agréablement), Légumes au beurre. Un régal ! Entre la carotte, la rave et le pois mange-tout, le radis poêlé est une très agréable surprise… 3) Soupe de fraises et sa glace vanille (décorée d’une feuille de menthe, d’un bricelet et d’un carré de chocolat). La salle du restaurant comme le café sont pleins de connaisseurs du cru… Familles avec enfants, couples, personnes d’un certain âge ou jeunes… Mais, au cœur du pays vaudois, tout est feutré, charmant, hors du temps… TOUT CE QUE J’AIME DANS UN RESTAURANT : UN EXCELLENT RAPPORT QUALITÉ-PRIX POUR UNE CUISINE D’EXCEPTION, DANS UN CADRE CHALEUREUX ET CHOISI. Parmi les spécialité de la maison, la fameuse et copieuse saucisse à rôtir sautée de Vers-chez-les-Blanc et son jus brun, à 28 fr. CE DIMANCHE AUSSI, SUR LES ARDOISES : Filets de perche du Léman meunière à 38 francs (qui dit mieux ?). Filet de féra du lac, à 37 fr. Souris d’agneau confite (que je vois passer, énorme, particulièrement appétissante) à 39 fr. Fricassée de chanterelles et son feuilleté croquant est à 18 fr. en entrée et 35 fr. en plat principal. Mignon de veau aux morilles à 47 fr., Côte de veau, aux morilles aussi, à 45 fr. SUR LA CARTE HABITUELLE : Chaque plat est précédé d’une bonne salade mêlée, et accompagné de rösti, pâtes, riz ou frites, ET de croquants et goûteux légumes au beurre. Une place de choix est laissée à la viande, qui, comme le poisson, sont suisses. Filet de porc aux champignons (sur assiette à 34 fr., deux services à 38). Tournedos (45 fr). Entrecôte ou médaillons de filet de bœuf (2 services, 43 fr.), entrecôte de cheval (150 ou 200 g.). L’escalope est conjuguée nature, panée ou aux champignons… A 36, 37 ou 39 fr. Avec les sauces Poivre vert, Beurre maison (4 fr. 50) ou Champignons (5 fr.). Tartare de bœuf (180 g.) coupé au couteau et ses toasts (32 fr.). Pour les amateurs : Riz de veau croustillant, Foie de veau à l’anglaise (que de souvenirs pour les Baby Boomers quand le foie était paré de toutes les vertus, 38 fr.) Nage de crevettes sauce coco… Pour les petites faims et les en-cas entre deux circuits pédestres, rösti avec deux œufs au plat (18 fr.), croûte aux champignons (25 fr.), assiette de viande séchée (25 fr.), fondue 2/3 gruyère 1/3 vacherin (22 fr. 50 pour 200 g., 26 fr. pour 300 g.), mesclun de Chavignol en entrée (19 fr. 50)ou en plat principal (27 fr.). A la carte, la salade mêlée est à prix normal, soit 5 fr. 50. Et la grande, en plat, est à 14 fr. 50. Des prix et des portions adaptés aux petits aussi… Café, Restaurant: Populaire Belet Jacques (-Crausaz) fermé Di dès 16 h et Lu route du Jorat 67 1000 Lausanne 26 VD Le Popu à Vers-chez-les-Blanc…

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Güney Restaurant
Güney Restaurant
19.10.2014, 00:41
http://labobouffe.blogspot.com/2014/10/guney-istanbul.html Deuxième jour à Istanbul, et deuxième jour, malheureusement, où je n'ai pu réserver de resto en avance (heureusement, c'est le dernier du séjour dans ce cas). Ce 27 septembre 2014, même scénario que la veille : pluie battante, bons restos tous complets, connexion internet un peu pourrie, du coup, on consulte les derniers restos pas sélectionnés lors de ma revue dans le Lonely Planet, au p'tit bonheur la chance. Du coup, pour au moins passer une soirée dans un cadre joli, ce fut dans un resto au pied de la tour Galata, le Galata Güney Restaurant, que nous nous sommes retrouvés. Charmant coin très bien placé sur la place entourant l'imposante tour, le restaurant est précédé d'une terrasse parfaitement chauffée sur laquelle nous dînerons. L'intérieur est joli, lumières tamisées, papier-peint imitant la pierre, quelques tableaux, cuisine ouverte, le lieu est d’apparence agréable. Il est surpeuplé. On entend parler certes turques, mais également anglais, espagnol, chinois, français et bien d'autres. La carte que l'on nous apporte confirme les doutes que l'on pouvait avoir, on est sur de la cuisine internationale trendy d'jeuns qui balance la tradition aux oubliettes pour faire du burger, des wraps, des pâtes, des pizza... L'honneur est sauf, il y a un peu de turc dans tout cela. Le lieu répond sans doute aux désirs d'une clientèle jeune qui veut changer un peu de ses habitudes sans avoir à foncer au McDo. On prie pour qu'au moins il y ait du boulot en cuisine. Notons que le lieu semble fort fréquenter pour boire un verre : beaucoup de cocktails à la carte, alcools et vins semblent attirer du monde dans le coin. Accompagnera d'ailleurs notre repas une bouteille de vin de la maison Doluca, DLC Cabernet Sauvignon – Merlot 2012, un vin correct, plutôt fruité et de prime abord agréable mais avec un vague retour un peu amer qui ne m'a pas transcendé mais dont la petite soeur sera demandée. Avec cela, eau plate, gazeuse et coca zéro (...). Je suis le seul à avoir pris une entrée. J'ai testé les « sarma », les feuilles de vignes farcies. Celles-ci étaient tout en simplicité, farcies de riz rond, oignons, persil plat et menthe séchée. Le goût était bon quoique le riz était un peu pâteux car trop cuit. Côté plats, deux personnes ont pris une préparation un peu particulière qui, dans la conception, m'a sensiblement rappeler les « crevettes watkins » que j'avais mangé au Zhiwei. Sur un lit de frites allumettes arrosées de sauce mayo-yaourt (hum), un filet d'agneau grillé puis émincé trône entouré de quelques poivrons grillé. Si à coup sûr, les frites molasses, les convives ont trouvé la viande bonne et bien assaisonnées. Une personne a pris... ... ... une pizza. Et quelle pizza ! Tomate, mozzarella, sucuk (prononcer « soudjouk », une sorte de saucisse turque), maïs, olives, poivrons. Elle a plu, c'est l'essentiel. Je pense pour ma part avoir limité les dégâts avec le loup grillé, servi simplement avec roquette, oignon, rondelles de tomates et quartier de citron. Si l'aspect de la peau carbonisée du loup m'a un peu fait redouter le pire, la chair n'était pas sèche et avait gardé de son moelleux. Au final, c'était bien. J'avais envie de finir sur des fruits du coup commande un plateau. Sachant la qualité des fruits en Turquie, quelle tristesse de trouver dans mon assiette : pomme, poire, pêche, kiwi, orange, joliment et finement tranchées qui auraient sans doute été délicieux si tant est qu'ils soient juste mur : tout était dur et acide, sauf le raisin qui était bon et mûr. On finit le repas avec deux cafés et un Sahlep, une boisson à base de farine d'orchis (sorte d'orchidée), lait et cannelle qui est très bonne. Pour tout cela, nous en avons eu pour environ 350 TL. Le personnel est plutôt sympathique, rapide et pro. Le lieu est joli et sympa, mais assurément j'y viendrai plus volontiers boire un cocktail que manger. Heureusement dans ces cas-là que l'on est bien accompagné:-) et que l'on sait que les jours prochains, on ira dans des restos réputés et réservés !
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Zeytinli Restauran
Zeytinli Restauran
18.10.2014, 23:11
http://labobouffe.blogspot.com/2014/10/zeytinli-istanbul.html Istanbul est une cité fascinante que j'ai découverte quelques heures il y a de cela deux ans. Depuis l'année passée, je m'y rends une semaine par année et compte bien renouveler le pèlerinage pour les années prochaines, en veillant bien à découvrir d'autres contrées turques. Si je suis habitué à voyager seul, cette année, je serai accompagné de trois personnes. Arrivés en fin d'après-midi, la faim s'est rapidement fait sentir, ce 26 septembre 2014. Par manque de temps et d'organisation, je n'ai pu réserver dans des restaurants qui m'intéressaient réellement depuis la Suisse pour ces deux premiers jours. Évidemment, sur place, ces tables étaient complètes. Nous nous sommes donc dirigés par un soir pluvieux dans les rues de Beyoğlu , dans l'espoir de trouver une table sympathique pour y faire un repas agréable. Le temps toutefois peu favorable a une balade gourmande, nous a poussé, après une série de refus, à nous rabattre au Zeytinli Restauran, dans la rue Asmalimescit qui regroupe bon nombre de meyhane (tavernes) généralement agréables et vivantes, bien que certaines soient davantage fréquentées par les touristes que par les locaux. Zeytinli fait partie de celles-ci. Comment remarquer cela ? La carte est en 5 langues, richement illustrée... Rien de plus. Mais cela ne veut pas forcément dire que l'on y mangera mal. On traverse une petite terrasse pour arriver dans une salle agréable, pleine de tables nappées de blanc, les murs blancs sinon une paroi prune, décorés de tableaux et vieilles publicités. Nous sommes chaleureusement accueillis et conduits à une table. Immédiatement, comme il est de coutume dans les meyhane, nous recevons avec la carte de l'eau en bouteille. La carte est assez riche, proposant bon nombre de mezzés froids et chauds et, côté plats chauds, essentiellement de la viande grillée sous toutes formes et quelques poissons. Nous est porté sur un plateau les mezzés froids de manière à ce que l'on fasse notre choix. Ils sont globalement intéressants et nous en commanderons cinq, que nous consommerons avec du pain mi-blanc correct et un pain un peu feuilleté passablement gras. Pour commencer, la traditionnelle salade d'aubergine. Fraîche et de texture agréable, elle avait un fort goût de fumé, plus fort qu'à l'habituel. Si elle était plutôt bonne, ce fumé trop présent brisait un peu la finesse de cette salade qui devrait rester plus fraîche que fumée. Le hummus était plutôt décevant : il avait tout d'une pâte industrielle très épaisse, au goût trop fort de sésame, sur laquelle on aurait versé un peu d'huile. Les petits filets de maquereaux fumés étaient quant à eux agréables, assez moelleux et pas trop fort en goût. Nous avons encore commandé une salade de poivrons toute simple, qui n'avait rien de transcendant mais qui était néanmoins bonne. Et enfin, probablement le plus intéressant, des aubergines séchées farcies de fruits de mer et de boulghour, plutôt délicates en saveurs. Côté plats, trois viandes grillées différentes, du poulet, de l'agneau et un steak de boeuf, globalement bons et agréablement assaisonnés aux dires des convives, tous servis avec une quenelle de purée épicée bonne mais un peu tiède, une timbale de boulgour pilaf plutôt bon, des poivrons grillés, des pickles et un quartier de tomate. Pour ma part, j'ai pris les anchois grillés, bien exécutés et servis selon l'habitude turque avec une rondelle d'oignon, un quartier de citron et des feuilles de salade piquante, un type de roquette que j'apprécie beaucoup. Pour le repas, nous avons commandé un vin rouge du pays, un Kayra Terra 2011 à partir d'un cépage indigène (öküzgözü) qui, après une attaque franche et agréable, laissait un arrière-goût de fruit pourri. Je ne me souviens plus du tout du montant de l'addition qui devait être d'environ 230 TL. Le personnel est agréable et serviable et le lieu est correct pour un repas simple, mais ne mérite pas pour autant le détour, surtout pas jour de pluie !
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El Caballero
El Caballero
18.10.2014, 10:01
http://hedofoodia.blogspot.mx/2014/10/el-caballero-cabo-pulmo.html « Cabo Pulmo » se trouve sur la côte est de la Basse Californie a environ 2 heures et demi de route de La Paz. Une traversée presque d’un désert tout de même verdoyant avant d’arriver le long de la côte sablonneuse de la mer de Cortez. Quelques collines, des cactus qui poussent ci et là… et au loin la mer turquoise. C’est donc dans un petit village qui se trouve après une vingtaine de kilomètres de routes de sable et de pierres que vous arriverez. Pourquoi vient-on ici ? Eh bien pour maintes raisons. La tranquillité et la beauté du site ; l’authenticité des gens et bien entendu la réserve naturelle aquatique. Paradis pour les plongeurs et « snorkleurs », havre de paix pour personnes à la recherche de détente. Ici aucun hôtel de luxe, de complexes touristiques sur des hectares, mais un certain nombre de jolies demeures que l’on peut louer au jour, à la semaine ou plus longtemps. Certaines d’entre-elles sont d’ailleurs des modèles du genre dans leur décoration mexicaine, assez proche de ce que l’on pourrait qualifier de « boutique hôtel ». La plupart étant la propriété de personnes résidant aux Etats-Unis qui louent certaines parties de leur maison, voire des maisons indépendantes. Evidemment, l’ouragan « Odile » n’a pas totalement préservé le coin mais on dira qu’on s’en est mieux sorti ici qu’ailleurs que dans le bas de la Basse Californie. Avec tous ces déboires, certains petits établissements faisant de la restauration n’ont pas ré-ouvert et ne risquent peut-être ne jamais ré-ouvrir… Malgré tout, le point de ralliement le soir en ce moment à « Cabo Pulmo », c’est « El Caballeros ». Un panneau indiquant l’entrée du lieu ; un parking juste devant pour les SUV… Une « palapa » qui est le toit local réalisé avec des feuilles de palmier et sur le dessous une petite terrasse avec quelques tables dépareillées. Sur chacune, un bougeoir en guise d’éclairage. La maison propose une autre terrasse à l’arrière avec LE bar, son écran de TV avec ce soir du football…« Mexique-Honduras » ! Il semblerait également que l’on puisse s’approvisionner de quelques ingrédients de base puisqu’à l’intérieur se trouve des étagères avec des produits de base. Il faut se rappeler que nous sommes plutôt loin de tout. La terrasse à l’entrée avec son sable sur le sol nous semblant la plus accueillante c’est la que nous déciderons de prendre notre repas. La carte est simple mais il faut savoir que c’est une famille qui s’occupe de tout et que tout semble être frais. Il faudra savoir que ce qui est appelé « Entradas » est de taille plutôt conséquente et suffira a un mangeur normal. Ignorant cela, notre première soirée fut un peu trop copieuse et la sa seconde plus adaptée. Comme à l’habitude, une « Margarita » tout à fait plaisante accompagnée de "pico de gallo". Le « guacamole » sans être exceptionnel est bon et servi avec des « tostadas » industriels. Nous prendrons des « Nachos » à la viande qui je le rappelle est plus une interprétation de cuisine mexicaine par les américains qu’une recette traditionnelle. De la vraie nourriture de « sports bar » ; les « tostadas » recouvertes de viandes sautée, tomates concassées, fromage fondu, oignons frais ainsi qu’un peu de purée d’haricot « frijoles ». Pas très fin mais fidèle à ce que l’on trouve dans la plupart des établissements qui servent ce type de plat. Par contre, une vraie réussite que ce poulet sauce « Mole » qui est l’un de mes plats favoris. Le « Mole » est un nom générique qui désigne en fait différents plats et sauces mexicaines. Néanmoins, lorsque l’on parle de sauce « Mole », on se réfère le plus souvent à ce que l’on appelle ici « Mole poblano », une sauce plus ou moins piquante dont l’un des ingrédients principaux est le cacao ! Le plat de mole le plus commun est sans doute celui servit ici et ceux qui ont déjà voyagé au Mexique en ont certainement fait la succulente expérience ! Les recettes de sauces sont innombrables et comme la tradition le veut, contient toujours un peu de cacao ou de chocolat. Impossible d’en décrire tous les ingrédients mais l’ayant déjà réalisée une ou deux fois, le travail est considérable et le nombre d’étapes plutôt nombreux. Ici des blancs de poulet probablement poêlé avec la sauce sur le dessus. Le tout parsemé de quelques oignons blancs émincés. Sur le côté un riz blanc et des « frijoles » cuisinés de manière classique. Un plat tout à fait satisfaisant. Autre plat, un filet de poisson selon ses désirs, ici poêlé avec quelques légumes. Un poison frais, des carottes, courgettes, brocolis et probablement du concombre. Rien à redire. Des crevettes dans une sauce au « chipotle ». Ce qui est le plus surprenant c’est qu’un piment frais ne porte pas le même nom qu’un piment séché. A la base il s’agit, d’un «jalapeño» qui est long de 5 à 6 cm, d'un vert variant de moyen a foncé, mais virant au rouge lorsqu'il est mûr. Une fois séché et fumé, il prend le nom de « chipotle ». Probablement qu’ici il s’agit d’une sauce « adobo » rouge foncé composée de piment de Cayenne moulu, de fines herbes et de vinaigre, et servie comme sauce d'accompagnement avec ces crevettes. Son goût fumé et chaud s'accorde parfaitement avec ces fruits de mer. Tous les plats sont servis avec du riz et des légumes ou des « frijoles » qui sont des haricots rouges réduits en purée. « El Caballero» est une table familiale qui produits une cuisine mexicaine simple et de qualité qui réjouiras plus d’une personne de passage dans ce lieu assez improbable. Une adresse tout à fait fiable.
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Le Chanteclair
Le Chanteclair
17.10.2014, 18:57
Belle découverte ! Ce restaurant propose la formule du menu-carte, que j'ai toujours appréciée. J'ai pris la formule entrée et plat, mon compagnon la formule plat et dessert. Mon millefeuille de crabe était parfait, bien accompagné par une petite salade croquante, et le quasi de veau aux morilles qui a suivi était tendre, savoureux, excellent (et en quantité gargantuesque). Pain excellent. La carte des vins est de plus splendide, ce qui ne gâche rien. Et le service est rapide, souriant, stylé.
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Auberge Communale du Grand Donzel
Auberge Communale du Grand Donzel
16.10.2014, 18:20
Et ben voilà, enfin un cuisinier à son affaire au Grand Donzel. Nouveau propriétaire depuis quelques mois il m'impatientait d'y aller. Chose faite aujourd'hui avec un ami. La décoration a été revue, fini le style EMS....Quel plaisir en plus d'arriver à midi et de voir du monde dans ce restaurant où l'on se sentait un peu seul. Après avoir pris 2dl de Pinot Blanc, nous préférons nous concentrer sur la carte plutôt que de prendre le menu du jour. En entrée paté en croute de chevreuil et foie gras, saladine de noix, quant à moi crème de courge aux marrons et graines torréfiées, crème servie directement dans son cocotte Staub. En plat principal, filet de perches, frites légumes du jour. plat excellent, avec de nombreux petits légumes que je ne pourrais pas tous citer. artichaut, carottes, navet, etc etc. Nous avons bu un pinot noir pour accompagner le plat. Le service est très souriant et efficace, que demander de plus que d'y retourner.
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Josée Lavanchy
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Restaurant City: Lausanne

I like: Bien manger pour un rapport qualité-prix pas surréaliste. déguster des mets traditionnels goûteux ou découvrir de nouvelles saveurs.

I don't like: Le personnel mal élevé qui ne réalise pas que nous payons les salaires et tout le reste... Des portions de moineau pour des ardoises surfaites!

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