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Josée Lavanchy's food guide

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el Chiringuito
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Brasserie Lausanne-Moudon
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Savini
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Le Saxo (Casino de Montreux)
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Buffet de la Gare
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La Rouvenaz
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Auberge de Vandoeuvres
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Chez Odete
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Relais de Vidy
Relais de Vidy
01.05.2013, 20:29
En pénétrant dans le Relais de Vidy « nouvelle formule et nouveau boss », ce mardi 30 avril 2013, je ne vois que le sourire éblouissant d'une jeune personne de couleur, assez classe. Un accueil tout à fait prometteur... Encore une adresse de Sous-Gare connue loin à la ronde et fréquentée par les habitués du quartier et les personnes de passage, où nous mangions régulièrement depuis des décennies. Un joyeux melting-pot où les pochtrons étaient à la maison, et côtoyaient les toubibs de Vidy Med, les copains du coin, des Portugais, ou les accros du PMU… Et surtout ceux qui savent que si les routiers sont sympas, on ne la leur fait pas… La quantité et une certaine qualité étaient au rendez-vous… Tenu pendant une quinzaine d’années au moins par José Rita, le sympathique et malin patron lusitanien, l'établissement vient de rouvrir après un petit rafraîchissement. Il a parfois défrayé la chronique, pour avoir hébergé quelques accortes créatures à la personnalité et au style un peu trop affirmés pour nos contrées… Puis José a loué ses chambres à nos cas sociaux , que l’on voyait souvent rentrer nuitamment en zigzaguant. Et nous, on le louait pour sa patience… Il gérait d’autres lieux, et nous a finalement quittés pour d’autres cieux. Le propriétaire de l'immeuble, un monsieur Zbinden, a confié son restaurant à un nouveau gérant. Le bouche-à-oreille de Sous-Gare annonçait un gastronomique. Ce n’est ni le lieu adéquat ni le cas… Et la Côte de bœuf de 350 g et son gratin dauphinois à 49 fr. ont même déjà disparu des menus. Pour commencer, notre bonne vieille et mythique « Assiette vaudoise » se voit escortée de toasts et de mesclun (16 fr.). So chic ! La Salade bressane (16 fr.), l’Aumonière de chèvre frais, figues confites au miel et mesclun (18 fr.) ou la Terrine de campagne maison, toasts et mesclun (15 fr.) sont d’avenantes entrées en matière. Au chapitre des plats principaux : Suprême de volaille saltimbocca ou Cheeseburger maison, frites (maison aussi) pour 20 fr., Filets de perche poêlés au beurre blanc, riz sauvage, fagots de haricots verts bardés à 32 fr., Pavé de saumon à l’oseille, pâtes fraîches, jardinière de légumes « du marché », Blanquette de cabillaud « grand-mère », pommes de terre et carottes vapeur à 22 fr. (en amour comme en cuisine et en gastronomie, j'aime qu'on me donne envie d'avoir envie, qu'on mette les formes et que les mots soient choisis avec soin. De ce point de vue-là, la carte est pleine de promesses…) A tester prochainement, la Pièce du boucher, pommes frites, sauce gorgonzola, poivre ou vigneronne à 30 fr. Un beau choix de Pizzas dès 13 fr. , le Risotto aux Saint-Jacques (30 fr.) ou aux cèpes (28 fr), les Tagliatelle carbonara (22 fr.) ou les Penne arrabiata (19 fr.), les Rösti « à ma façon » au fromage, lard et œuf au plat pour 22 fr. vont trouver preneur à coup sûr… On essaie de nous « vendre » la Tête de veau, et je ne pense pas que les trois pelés présents à midi ont jeté leur dévolu sur ce mets de brasserie d’outre-Jura, même pour 19 francs (ici, on serait plutôt Museau de bœuf, si vraiment on insiste). Le Pavé de saumon en croûte est aussi en plat du jour. Je choisis une Pizza mozzarelle-artichauts. Magnifique, elle dépasse l’assiette. Chouette ! La pâte est fine et croustillante, un très bon point, mais la garniture manque un peu de tempérament, de tomate, de goût et de couleur. Je reviendrai en tester d’autres rapidement, en voisine. L’huile pimentée aussi n’allume pas le feu… Pour escorter ma Capricciosa, je rêve d’une belle salade mêlée… (pas la moindre salade sur la carte). Petit bémol… Le charmant serveur hexagonal, interloqué, me demande si je veux des… « légumes ». Non, une salade « mêlée »… Non, « composée »?… Enfin bref, encore des Français qui ont débarqué sans se soucier de nos goûts à nous et de notre terminologie. Je ne suis de loin pas la seule à être agacée… Finalement, on m’amène une assiette de crudités, avec du mesclun, des radis, etc. du plus bel effet. Quant à mon fiston, il retrouve son adolescence avec plaisir et teste le Hamburger, frites, mesclun. La viande est excellente, selon lui. Après quelques mois de fermeture, il s’agit ici de récupérer les clients ou d’en séduire de nouveaux. Le café, produit d’appel par excellence, a été remis à 3 fr. 20, comme au Gros Minet tout proche. Pour les amateurs d’apéros, le vin, les sodas et les cocktails sont à prix corrects. Du temps de Rita, les belles soirées d’été, la terrasse ne désemplissait pas, malgré la route du Bois-de-Vaux et son cimetière, et les Berges de Vidy voisines, l’un des rendez-vous des Sous-Gariens au bord de l’eau. Ne manque plus que du soleil… Les pizzas, comme au Mont-d’Or, sont aussi à l’emporter… A prix attractifs. Avis aux amateurs, pour des pauses dans l’herbette. Autre petit point à améliorer : très sympathique, le personnel disparaît longuement alors que nous voudrions commander un café, ou payer… Je pense à ceux qui vont travailler et sont stressés… Voilà. Sinon, le « new Relais » a tout pour bien faire…
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de la Maladière/CHEZ MICHOU
de la Maladière/CHEZ MICHOU
11.04.2013, 01:33
Mardi 9 avril 2013. Il pleut et il fait toujours un froid de canard. Nous n'avons pas connu un printemps aussi pourri depuis des décennies, et j'ai envie de bonnes choses qui "tiennent", comme on dit ici... Et rêve des soupes aux légumes revigorantes et rassérénantes de mon amie Michou. Michou, la patronne du Café de la Maladière, au bas de l'avenue de Montoie et au-dessus des Figuiers, rentre de vacances, toute bronzée et détendue... Elle y a joyeusement fêté en avance ses 70 ans, avec une équipe d'amies et de fidèles de son restaurant de quartier... Auparavant tenancière, avec sa regrettée compagne, Maria, du Buffet de la Gare de La Conversion, puis du Restaurant du Stade-Lausanne (jusqu'à sa démolition) cette patronne à l'ancienne a consacré toute sa vie à satisfaire les papilles de ses "aficionados". L'établissement incontournable des Sous-Gariens résonne de ses "Golden Hello" (personal joke) à elle, qui valent de l'or, comme ses Fondues Vigneronne ou Bourguignonne, ses Entrecôtes à l'ail, mexicaine ou Café de Paris. Qui n'a pas goûté sa Fondue au fromage échalotes-cognac perd vraiment quelque chose de magique. Et rien à voir avec les pathétiques dés à coudre qu'on vous sert ailleurs sans rougir. De février à Pâques, on vient de loin pour ses Salades de dents-de-lion incroyables, pleines de bons lardons, d'oeufs dodus, d'oignons pour ceux qui, comme moi, en raffolent, de croûtons imbibés d'une bonne sauce maison. Du mardi au vendredi à midi, Michou propose un menu à 18-19 francs. Les amis, les fidèles, les employés des bureaux alentour envahissent le café, et dès les beaux jours, la grande terrasse ombragée ou non, selon les envies. A l'abri d'une haie, on entend peu la circulation du carrefour de la Maladière. Je me plonge dans ma lecture avec délectation, tout en savourant un potage poireaux, raves, carottes, etc. moulinés comme pour les bébés, et une tombée de crème pour affiner... Suivent une saucisse à rôtir-purée nappées d'une sauce moelleuse et liée, et des épinards. Pour le dessert, Patricia, qui galope et sert les dîneurs avec gentillesse, m'apporte un flan à la vanille et ses quatre pompons de Chantilly... Miam. Les menus changent chaque jour, et Michou revisite les classiques de la cuisine traditionnelle, simple et goûteuse... J'ai dégusté chez elle l'un des meilleurs gratins de poissons de ma vie en plat du jour. Elle a des potes partout, Michou... Qui la fournissent en produits du terroir, comme ses bonnes saucisses. Et si elle prend ses filets de boeuf chez un grossiste, elle n'a pas son pareil pour choisir les meilleurs morceaux. Elle les tâte et les scrute avec un talent consommé. Et, petite veinarde, je sais d'où viennent ses taillés aux greubons. Une tuerie... Les soirées spéciales Moules à gogo curry ou provençales, Pieds de porc ou fricassée sont toujours prises d'assaut. Une carte propose également des Salades variées, des Pâtes, des Croûtes au fromage, de délicieux Filets de poulet sauce moutarde ou forestière, des Gambas, etc. Peu de choix dans les vins... Mais La Cuvée du Docteur, les Dames de l'Escalier ou un Gigondas font l'affaire... Une cagnotte nous fidélise et nous incite, outre la bonne cuisine, à passer régulièrement à Montoie 53. On y voit les copines (beaucoup de filles, vous l'aurez compris), les amis de jeunesse, de vieux habitués du 2 pour mille, des jeunes qui ont l'impression de faire un saut dans les années 60, des personnes de tous âges travaillant dans les environs, des chiens qui eux aussi adorent se retrouver là. Un serveur, le soir, est un peu olé-olé... N'hésitez pas à le secouer s'il se disperse... Nous fréquentions déjà cet endroit il y a quarante ans passés, du temps de "Rudy" et de ses mythiques Rosettes aux épinards... Puis nous avons fait quelque mariage bien arrosé, du temps du "Portugais". Pour vous dire que le petit immeuble et son resto ne sont pas tout neufs et mériteraient un petit coup d'jeune. Une bonne nouvelle... Michou, qui pensait remettre son établissement cette année, va certainement continuer à nous mitonner ses spécialités au-delà de la soirée de Cagnotte de juillet prochain. Si elle arrête, il deviendra difficile de savourer ailleurs qu'à la maison ces mets divins d'ici.
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Le Gros Minet
Le Gros Minet
04.04.2013, 23:55
Le Gros Minet... J'ai longuement hésité à vous parler de cet endroit cher à mon coeur, avec l'envie de le garder jalousement pour moi... Il y a près de 50 ans, le Gipsy est devenu ce restaurant de quartier couru par tous les Sous-Gariens. Qui se souviennent des apéros mythiques, du temps d'un patron, Rico, qui réinventait sa vie tous les jours, et avait dû passer par Marseille. Avant le 0,8 ou pire, le 0,5, où les amis se retrouvaient et devaient parfois faire la queue sur le trottoir. Vers 17-18 ans, j'y ai bu des hectolitres de Tuborg et de pastis et toraillé mes trois paquets de cigarettes quotidiennes, en refaisant un monde enfui dans les limbes et qui nous paraissait plus sympathique... Je n'ai jamais perdu le permis de mon Ciao, mais j'aurais pu... Mon amie Momo aussi... Nous avons tous bien vécu, voyagé, avons tous eu des conjoints et des enfants, et. comme les éléphants qui reviennent au point d'eau, nous avons presque tous repris nos places d'antan... Je ne fume plus et bois mes cafés à la "table des menteurs", avec une délectable impression de retrouver le village... Et surtout pas global, merci! Au bar, les deux Gérard, les frères W., le "Robuste", "Petit Camion", "Pélon", le "Lieutenant", "Jésus", "Michatte", "Boubou", "Pémol" et tous les anciens sont fidèles au poste... Pierre-Alain, le patron, reçoit ses clients comme des amis. Et il a eu l'intelligence de garder le café, un produit d'appel, à 3 fr. 20 depuis des années... Merci à lui... Chaque mois de décembre, nous ne manquons pas les soirées huîtres... C'est le fils à Gilles (du Comptoir Suisse, des Berges de Vidy), décédé l'an passé, qui a repris le flambeau. Et ponctuellement, un musicien joue et chante à l"after work", comme on dit maintenant... Ce jeudi 4 avril 2013, c'est Gino London... De divines petites pizzas, Marguerite ou Chorizo (Pierre-Alain ne veut pas me donner l'adresse de son fournisseur ;) ), fines et croustillantes, au parfum qui rappelle Mario della Pizza de notre jeunesse, sont proposées à un prix défiant toute concurrence. Patrick, le fils des anciens patrons du mythique Vigneron, à la rue de l'Ale, est aux fourneaux. Ce midi, le conseiller d'Etat et ministre de la Santé Pierre-Yves Maillard y déjeunait en famille. Si la cuisine de Patrick ne rivalise pas avec les grandes tables vaudoises, ses ragoûts-purée, saltimbocca-tagliatelle, filets de cheval au poivre-pommes de terre rôties, cordon bleu ou émincés, filets de perche-frites le vendredi, pour 18 francs, attirent tous les ouvriers et employés alentour. Un potage est compris dans ce prix, ainsi que la salade. Sa soupe aux légumes de la semaine dernière m'a rappelé ma grand-maman de Grande-Rive, celle qui habitait tout près... Sur commande, Patrick prépare un tartare fameux, qui cartonnait au Vigneron à la grande époque de son papa. Ayant un coup de fourchette légendaire, je regarde la corpulence du cuisinier avant de commander. Patrick a un physique de top model anorexique. Mais il m'a confirmé qu'on peut demander un supplément. Une petite carte permet à chacun de se sustenter. Et en été, une terrasse sur l'avenue de Cour et une autre, côté Primerose, plus calme, ne désemplissent pas...
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La Croix d'Ouchy
La Croix d'Ouchy
31.03.2013, 00:36
Samedi de Pâques 30 mars, 20 heures. Une cramine et une pluie à ne pas mettre deux lhassa dehors. Une amie de jeunesse me propose un pèlerinage dans l'un des restaurants prisés de nos parents respectifs, en face de l'école primaire de la Croix-d'Ouchy, où nous avons passé d'inoubliables moments, et du temple du même nom qui renferme tant et tant de souvenirs... Demain matin, nous vivrons à l'heure d'été, alors que nous n'avons pas vu passer le printemps. Habillées comme à Noël, nous entrons et sommes prises en charge sur-le-champ par un serveur, qui nous propose aimablement de nous débarrasser de nos manteaux. Notre table réservée nous attend. L'endroit est toujours aussi chaleureux et cosy. Très rapidement, café et salle à manger sont pris d'assaut, et il me revient en mémoire que si vous voulez passer une petite soirée en amoureux ce brouhaha ne favorise pas les conversations intimes. Belle carte où les pâtes maison précèdent les viandes et les poissons. J'hésite pour des spaghetti au crabe et tomate fraîche pimentée, avant de réaliser que, pour 26 francs, ce n'est qu'une entrée... Nous optons pour le pavé de boeuf de nos repas familiaux d'antan, avec des légumes... Mon amie choisit sa viande nature, et moi avec une sauce moutardée... Assez rapidement, nos assiettes trônent sur la nappe, avec leur petit bout de boeuf riquiqui (je parie qu'il n'y a même pas 200 grammes). Sur une assiette, la mienne, quatre pointes d'asperges et quelques rondelles de carottes. Sur l'autre, quatre tranchettes de tomate crue et 4 plumeaux de broccoli. Naïvement, je présume que c'est un premier service... Et nous fulminons quand nous comprenons que le repas se limitera à ça, pour 41 francs!!!!! Quitte à passer pour des malapprises, nous réclamons un supplément de légumes... En rechignant, on nous remet une petite cuiller chacune, en nous faisant comprendre avec embarras que nous exagérons... Les légumes sont bons, sans être transcendants. Un poil trop cuits. La viande en portion dégustation est excellente, conforme à nos souvenirs. Nous avons pris 3 décis de sirah (italienne) pas mal du tout (7 francs le déci tout de même). Nous relevons que les nombreux serveurs, professionnels, polis, aimables et attentifs, atténuent un peu ce sentiment d'avoir été arnaquées Nous quittons cet endroit et allons déguster un vrai dessert, dans l'une de mes adresses favorites où la viande est belle et bonne et copieuse. Hier, pour 38 euros, nous sommes sortis repus et heureux de La Truite à Divonne. Pour 6 plats, de l'entrée au dessert en passant par le vrai plateau de fromages affinés à point, et une cuisine gourmande et généreuse, à la française, avec de bons produits . En ce qui me concerne, La Croix-d'Ouchy est rayée à vie de mon circuit gourmand.
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Cercle de la Voile de Vidy
Cercle de la Voile de Vidy
25.03.2013, 22:28
Le printemps est là! Enfin! (on y croit on y croit, même si aujourd'hui lundi, il fait 5 degrés). Vendredi dernier, le 22 mars 2013, un généreux soleil poussait les Lausannois à rejoindre le bord du lac et à profiter des premiers vrais rayons de l'astre magique. Après une belle balade avec mes chiennes, je retrouve avec plaisir le Cercle de la Voile et ses habitués. Sa petite terrasse, à côté du Restaurant Le Carrousel, est pleine... L'établissement est ouvert au public depuis plusieurs années, bien que nombreux soient ceux qui pensent encore que c'est un club privé réservé aux amateurs de Voile. Service au bar, et ardoises aux murs annoncent les plats du jour, qui changent quotidiennement. La patronne, Equatorienne, est aux fourneaux, l'une de ses filles et une charmante dame au service. Charles, le patron, a congé aujourd'hui. On cherche ses boissons soi-même, mais nos mets nous sont apportés. Services et sets de table sont à disposition vers la cuisine. Le petit restau est plein de têtes connues, que le beau temps rend particulièrement enjouées. Je n'hésite pas une seconde et salive en commandant mes endives aux jambons, toujours accompagnées d'une belle salade mêlée fraîche à la sauce parfaite (petite tombée d'huile de sésame? Il faudra que je cuisine la patronne pour connaître son truc). Rapidement, mon repas, copieux, sort du four. Trois beaux chicons habillés de jambon gratinés sur un lit douillet de bon fromage, et deux pommes de terre dodues. Aujourd'hui, les amateurs de langue de boeuf sauce aux câpres, purée, peuvent se régaler, et cela pour 16 francs, comme mes délicieuses endives. Le ragoût de porc aux épices, nouillette, leur fameuse bavette de boeuf, le roastbeef-frites ou les rognons sont bien sûr toujours accompagnés de cette salade incroyable, colorée et généreuse. Ces mets goûteux côtoient aujourd'hui la choucroute garnie, bien servie, pour 22 francs. Vous l'aurez compris, ces assiettes généreuses sont à prix plus que corrects. Ponctuellement, la patronne nous fait goûter à la cuisine équatorienne. Belles surprises, là aussi. Encore un établissement qui est entré de plain-pied dans le XXIe siècle. On y surfe et consulte ses messageries. Et sans coupure de connexion, comme dans d'autres établissements... Et les tartes de Charles et son épouse sont connues loin à la ronde par les amateurs de douceurs... Aux pruneaux, aux abricots ou aux pommes, etc., avec un bon café, que du bonheur... Les adeptes d'apéro se retrouvent toute l'année au petit bar, je présume donc que le prix des vins n'est pas dissuasif, comme dans les établissements des environs.
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En pénétrant dans le Relais de Vidy « nouvelle formule et nouveau boss », ce mardi 30 avril 2013, je ne vois que le sourire éblouissant d'une jeune personne de couleur, assez classe. Un accueil tout à fait prometteur... Encore une adresse de Sous-Gare connue loin à la ronde et fréquentée par les habitués du quartier et les personnes de passage, où nous mangions régulièrement depuis des décennies. Un joyeux melting-pot où les pochtrons étaient à la maison, et côtoyaient les toubibs de Vidy Med, les copains du coin, des Portugais, ou les accros du PMU… Et surtout ceux qui savent que si les routiers sont sympas, on ne la leur fait pas… La quantité et une certaine qualité étaient au rendez-vous… Tenu pendant une quinzaine d’années au moins par José Rita, le sympathique et malin patron lusitanien, l'établissement vient de rouvrir après un petit rafraîchissement. Il a parfois défrayé la chronique, pour avoir hébergé quelques accortes créatures à la personnalité et au style un peu trop affirmés pour nos contrées… Puis José a loué ses chambres à nos cas sociaux , que l’on voyait souvent rentrer nuitamment en zigzaguant. Et nous, on le louait pour sa patience… Il gérait d’autres lieux, et nous a finalement quittés pour d’autres cieux. Le propriétaire de l'immeuble, un monsieur Zbinden, a confié son restaurant à un nouveau gérant. Le bouche-à-oreille de Sous-Gare annonçait un gastronomique. Ce n’est ni le lieu adéquat ni le cas… Et la Côte de bœuf de 350 g et son gratin dauphinois à 49 fr. ont même déjà disparu des menus. Pour commencer, notre bonne vieille et mythique « Assiette vaudoise » se voit escortée de toasts et de mesclun (16 fr.). So chic ! La Salade bressane (16 fr.), l’Aumonière de chèvre frais, figues confites au miel et mesclun (18 fr.) ou la Terrine de campagne maison, toasts et mesclun (15 fr.) sont d’avenantes entrées en matière. Au chapitre des plats principaux : Suprême de volaille saltimbocca ou Cheeseburger maison, frites (maison aussi) pour 20 fr., Filets de perche poêlés au beurre blanc, riz sauvage, fagots de haricots verts bardés à 32 fr., Pavé de saumon à l’oseille, pâtes fraîches, jardinière de légumes « du marché », Blanquette de cabillaud « grand-mère », pommes de terre et carottes vapeur à 22 fr. (en amour comme en cuisine et en gastronomie, j'aime qu'on me donne envie d'avoir envie, qu'on mette les formes et que les mots soient choisis avec soin. De ce point de vue-là, la carte est pleine de promesses…) A tester prochainement, la Pièce du boucher, pommes frites, sauce gorgonzola, poivre ou vigneronne à 30 fr. Un beau choix de Pizzas dès 13 fr. , le Risotto aux Saint-Jacques (30 fr.) ou aux cèpes (28 fr), les Tagliatelle carbonara (22 fr.) ou les Penne arrabiata (19 fr.), les Rösti « à ma façon » au fromage, lard et œuf au plat pour 22 fr. vont trouver preneur à coup sûr… On essaie de nous « vendre » la Tête de veau, et je ne pense pas que les trois pelés présents à midi ont jeté leur dévolu sur ce mets de brasserie d’outre-Jura, même pour 19 francs (ici, on serait plutôt Museau de bœuf, si vraiment on insiste). Le Pavé de saumon en croûte est aussi en plat du jour. Je choisis une Pizza mozzarelle-artichauts. Magnifique, elle dépasse l’assiette. Chouette ! La pâte est fine et croustillante, un très bon point, mais la garniture manque un peu de tempérament, de tomate, de goût et de couleur. Je reviendrai en tester d’autres rapidement, en voisine. L’huile pimentée aussi n’allume pas le feu… Pour escorter ma Capricciosa, je rêve d’une belle salade mêlée… (pas la moindre salade sur la carte). Petit bémol… Le charmant serveur hexagonal, interloqué, me demande si je veux des… « légumes ». Non, une salade « mêlée »… Non, « composée »?… Enfin bref, encore des Français qui ont débarqué sans se soucier de nos goûts à nous et de notre terminologie. Je ne suis de loin pas la seule à être agacée… Finalement, on m’amène une assiette de crudités, avec du mesclun, des radis, etc. du plus bel effet. Quant à mon fiston, il retrouve son adolescence avec plaisir et teste le Hamburger, frites, mesclun. La viande est excellente, selon lui. Après quelques mois de fermeture, il s’agit ici de récupérer les clients ou d’en séduire de nouveaux. Le café, produit d’appel par excellence, a été remis à 3 fr. 20, comme au Gros Minet tout proche. Pour les amateurs d’apéros, le vin, les sodas et les cocktails sont à prix corrects. Du temps de Rita, les belles soirées d’été, la terrasse ne désemplissait pas, malgré la route du Bois-de-Vaux et son cimetière, et les Berges de Vidy voisines, l’un des rendez-vous des Sous-Gariens au bord de l’eau. Ne manque plus que du soleil… Les pizzas, comme au Mont-d’Or, sont aussi à l’emporter… A prix attractifs. Avis aux amateurs, pour des pauses dans l’herbette. Autre petit point à améliorer : très sympathique, le personnel disparaît longuement alors que nous voudrions commander un café, ou payer… Je pense à ceux qui vont travailler et sont stressés… Voilà. Sinon, le « new Relais » a tout pour bien faire…

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Mardi 9 avril 2013. Il pleut et il fait toujours un froid de canard. Nous n'avons pas connu un printemps aussi pourri depuis des décennies, et j'ai envie de bonnes choses qui "tiennent", comme on dit ici... Et rêve des soupes aux légumes revigorantes et rassérénantes de mon amie Michou. Michou, la patronne du Café de la Maladière, au bas de l'avenue de Montoie et au-dessus des Figuiers, rentre de vacances, toute bronzée et détendue... Elle y a joyeusement fêté en avance ses 70 ans, avec une équipe d'amies et de fidèles de son restaurant de quartier... Auparavant tenancière, avec sa regrettée compagne, Maria, du Buffet de la Gare de La Conversion, puis du Restaurant du Stade-Lausanne (jusqu'à sa démolition) cette patronne à l'ancienne a consacré toute sa vie à satisfaire les papilles de ses "aficionados". L'établissement incontournable des Sous-Gariens résonne de ses "Golden Hello" (personal joke) à elle, qui valent de l'or, comme ses Fondues Vigneronne ou Bourguignonne, ses Entrecôtes à l'ail, mexicaine ou Café de Paris. Qui n'a pas goûté sa Fondue au fromage échalotes-cognac perd vraiment quelque chose de magique. Et rien à voir avec les pathétiques dés à coudre qu'on vous sert ailleurs sans rougir. De février à Pâques, on vient de loin pour ses Salades de dents-de-lion incroyables, pleines de bons lardons, d'oeufs dodus, d'oignons pour ceux qui, comme moi, en raffolent, de croûtons imbibés d'une bonne sauce maison. Du mardi au vendredi à midi, Michou propose un menu à 18-19 francs. Les amis, les fidèles, les employés des bureaux alentour envahissent le café, et dès les beaux jours, la grande terrasse ombragée ou non, selon les envies. A l'abri d'une haie, on entend peu la circulation du carrefour de la Maladière. Je me plonge dans ma lecture avec délectation, tout en savourant un potage poireaux, raves, carottes, etc. moulinés comme pour les bébés, et une tombée de crème pour affiner... Suivent une saucisse à rôtir-purée nappées d'une sauce moelleuse et liée, et des épinards. Pour le dessert, Patricia, qui galope et sert les dîneurs avec gentillesse, m'apporte un flan à la vanille et ses quatre pompons de Chantilly... Miam. Les menus changent chaque jour, et Michou revisite les classiques de la cuisine traditionnelle, simple et goûteuse... J'ai dégusté chez elle l'un des meilleurs gratins de poissons de ma vie en plat du jour. Elle a des potes partout, Michou... Qui la fournissent en produits du terroir, comme ses bonnes saucisses. Et si elle prend ses filets de boeuf chez un grossiste, elle n'a pas son pareil pour choisir les meilleurs morceaux. Elle les tâte et les scrute avec un talent consommé. Et, petite veinarde, je sais d'où viennent ses taillés aux greubons. Une tuerie... Les soirées spéciales Moules à gogo curry ou provençales, Pieds de porc ou fricassée sont toujours prises d'assaut. Une carte propose également des Salades variées, des Pâtes, des Croûtes au fromage, de délicieux Filets de poulet sauce moutarde ou forestière, des Gambas, etc. Peu de choix dans les vins... Mais La Cuvée du Docteur, les Dames de l'Escalier ou un Gigondas font l'affaire... Une cagnotte nous fidélise et nous incite, outre la bonne cuisine, à passer régulièrement à Montoie 53. On y voit les copines (beaucoup de filles, vous l'aurez compris), les amis de jeunesse, de vieux habitués du 2 pour mille, des jeunes qui ont l'impression de faire un saut dans les années 60, des personnes de tous âges travaillant dans les environs, des chiens qui eux aussi adorent se retrouver là. Un serveur, le soir, est un peu olé-olé... N'hésitez pas à le secouer s'il se disperse... Nous fréquentions déjà cet endroit il y a quarante ans passés, du temps de "Rudy" et de ses mythiques Rosettes aux épinards... Puis nous avons fait quelque mariage bien arrosé, du temps du "Portugais". Pour vous dire que le petit immeuble et son resto ne sont pas tout neufs et mériteraient un petit coup d'jeune. Une bonne nouvelle... Michou, qui pensait remettre son établissement cette année, va certainement continuer à nous mitonner ses spécialités au-delà de la soirée de Cagnotte de juillet prochain. Si elle arrête, il deviendra difficile de savourer ailleurs qu'à la maison ces mets divins d'ici.

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Le Gros Minet... J'ai longuement hésité à vous parler de cet endroit cher à mon coeur, avec l'envie de le garder jalousement pour moi... Il y a près de 50 ans, le Gipsy est devenu ce restaurant de quartier couru par tous les Sous-Gariens. Qui se souviennent des apéros mythiques, du temps d'un patron, Rico, qui réinventait sa vie tous les jours, et avait dû passer par Marseille. Avant le 0,8 ou pire, le 0,5, où les amis se retrouvaient et devaient parfois faire la queue sur le trottoir. Vers 17-18 ans, j'y ai bu des hectolitres de Tuborg et de pastis et toraillé mes trois paquets de cigarettes quotidiennes, en refaisant un monde enfui dans les limbes et qui nous paraissait plus sympathique... Je n'ai jamais perdu le permis de mon Ciao, mais j'aurais pu... Mon amie Momo aussi... Nous avons tous bien vécu, voyagé, avons tous eu des conjoints et des enfants, et. comme les éléphants qui reviennent au point d'eau, nous avons presque tous repris nos places d'antan... Je ne fume plus et bois mes cafés à la "table des menteurs", avec une délectable impression de retrouver le village... Et surtout pas global, merci! Au bar, les deux Gérard, les frères W., le "Robuste", "Petit Camion", "Pélon", le "Lieutenant", "Jésus", "Michatte", "Boubou", "Pémol" et tous les anciens sont fidèles au poste... Pierre-Alain, le patron, reçoit ses clients comme des amis. Et il a eu l'intelligence de garder le café, un produit d'appel, à 3 fr. 20 depuis des années... Merci à lui... Chaque mois de décembre, nous ne manquons pas les soirées huîtres... C'est le fils à Gilles (du Comptoir Suisse, des Berges de Vidy), décédé l'an passé, qui a repris le flambeau. Et ponctuellement, un musicien joue et chante à l"after work", comme on dit maintenant... Ce jeudi 4 avril 2013, c'est Gino London... De divines petites pizzas, Marguerite ou Chorizo (Pierre-Alain ne veut pas me donner l'adresse de son fournisseur ;) ), fines et croustillantes, au parfum qui rappelle Mario della Pizza de notre jeunesse, sont proposées à un prix défiant toute concurrence. Patrick, le fils des anciens patrons du mythique Vigneron, à la rue de l'Ale, est aux fourneaux. Ce midi, le conseiller d'Etat et ministre de la Santé Pierre-Yves Maillard y déjeunait en famille. Si la cuisine de Patrick ne rivalise pas avec les grandes tables vaudoises, ses ragoûts-purée, saltimbocca-tagliatelle, filets de cheval au poivre-pommes de terre rôties, cordon bleu ou émincés, filets de perche-frites le vendredi, pour 18 francs, attirent tous les ouvriers et employés alentour. Un potage est compris dans ce prix, ainsi que la salade. Sa soupe aux légumes de la semaine dernière m'a rappelé ma grand-maman de Grande-Rive, celle qui habitait tout près... Sur commande, Patrick prépare un tartare fameux, qui cartonnait au Vigneron à la grande époque de son papa. Ayant un coup de fourchette légendaire, je regarde la corpulence du cuisinier avant de commander. Patrick a un physique de top model anorexique. Mais il m'a confirmé qu'on peut demander un supplément. Une petite carte permet à chacun de se sustenter. Et en été, une terrasse sur l'avenue de Cour et une autre, côté Primerose, plus calme, ne désemplissent pas...

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Samedi de Pâques 30 mars, 20 heures. Une cramine et une pluie à ne pas mettre deux lhassa dehors. Une amie de jeunesse me propose un pèlerinage dans l'un des restaurants prisés de nos parents respectifs, en face de l'école primaire de la Croix-d'Ouchy, où nous avons passé d'inoubliables moments, et du temple du même nom qui renferme tant et tant de souvenirs... Demain matin, nous vivrons à l'heure d'été, alors que nous n'avons pas vu passer le printemps. Habillées comme à Noël, nous entrons et sommes prises en charge sur-le-champ par un serveur, qui nous propose aimablement de nous débarrasser de nos manteaux. Notre table réservée nous attend. L'endroit est toujours aussi chaleureux et cosy. Très rapidement, café et salle à manger sont pris d'assaut, et il me revient en mémoire que si vous voulez passer une petite soirée en amoureux ce brouhaha ne favorise pas les conversations intimes. Belle carte où les pâtes maison précèdent les viandes et les poissons. J'hésite pour des spaghetti au crabe et tomate fraîche pimentée, avant de réaliser que, pour 26 francs, ce n'est qu'une entrée... Nous optons pour le pavé de boeuf de nos repas familiaux d'antan, avec des légumes... Mon amie choisit sa viande nature, et moi avec une sauce moutardée... Assez rapidement, nos assiettes trônent sur la nappe, avec leur petit bout de boeuf riquiqui (je parie qu'il n'y a même pas 200 grammes). Sur une assiette, la mienne, quatre pointes d'asperges et quelques rondelles de carottes. Sur l'autre, quatre tranchettes de tomate crue et 4 plumeaux de broccoli. Naïvement, je présume que c'est un premier service... Et nous fulminons quand nous comprenons que le repas se limitera à ça, pour 41 francs!!!!! Quitte à passer pour des malapprises, nous réclamons un supplément de légumes... En rechignant, on nous remet une petite cuiller chacune, en nous faisant comprendre avec embarras que nous exagérons... Les légumes sont bons, sans être transcendants. Un poil trop cuits. La viande en portion dégustation est excellente, conforme à nos souvenirs. Nous avons pris 3 décis de sirah (italienne) pas mal du tout (7 francs le déci tout de même). Nous relevons que les nombreux serveurs, professionnels, polis, aimables et attentifs, atténuent un peu ce sentiment d'avoir été arnaquées Nous quittons cet endroit et allons déguster un vrai dessert, dans l'une de mes adresses favorites où la viande est belle et bonne et copieuse. Hier, pour 38 euros, nous sommes sortis repus et heureux de La Truite à Divonne. Pour 6 plats, de l'entrée au dessert en passant par le vrai plateau de fromages affinés à point, et une cuisine gourmande et généreuse, à la française, avec de bons produits . En ce qui me concerne, La Croix-d'Ouchy est rayée à vie de mon circuit gourmand.

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Le printemps est là! Enfin! (on y croit on y croit, même si aujourd'hui lundi, il fait 5 degrés). Vendredi dernier, le 22 mars 2013, un généreux soleil poussait les Lausannois à rejoindre le bord du lac et à profiter des premiers vrais rayons de l'astre magique. Après une belle balade avec mes chiennes, je retrouve avec plaisir le Cercle de la Voile et ses habitués. Sa petite terrasse, à côté du Restaurant Le Carrousel, est pleine... L'établissement est ouvert au public depuis plusieurs années, bien que nombreux soient ceux qui pensent encore que c'est un club privé réservé aux amateurs de Voile. Service au bar, et ardoises aux murs annoncent les plats du jour, qui changent quotidiennement. La patronne, Equatorienne, est aux fourneaux, l'une de ses filles et une charmante dame au service. Charles, le patron, a congé aujourd'hui. On cherche ses boissons soi-même, mais nos mets nous sont apportés. Services et sets de table sont à disposition vers la cuisine. Le petit restau est plein de têtes connues, que le beau temps rend particulièrement enjouées. Je n'hésite pas une seconde et salive en commandant mes endives aux jambons, toujours accompagnées d'une belle salade mêlée fraîche à la sauce parfaite (petite tombée d'huile de sésame? Il faudra que je cuisine la patronne pour connaître son truc). Rapidement, mon repas, copieux, sort du four. Trois beaux chicons habillés de jambon gratinés sur un lit douillet de bon fromage, et deux pommes de terre dodues. Aujourd'hui, les amateurs de langue de boeuf sauce aux câpres, purée, peuvent se régaler, et cela pour 16 francs, comme mes délicieuses endives. Le ragoût de porc aux épices, nouillette, leur fameuse bavette de boeuf, le roastbeef-frites ou les rognons sont bien sûr toujours accompagnés de cette salade incroyable, colorée et généreuse. Ces mets goûteux côtoient aujourd'hui la choucroute garnie, bien servie, pour 22 francs. Vous l'aurez compris, ces assiettes généreuses sont à prix plus que corrects. Ponctuellement, la patronne nous fait goûter à la cuisine équatorienne. Belles surprises, là aussi. Encore un établissement qui est entré de plain-pied dans le XXIe siècle. On y surfe et consulte ses messageries. Et sans coupure de connexion, comme dans d'autres établissements... Et les tartes de Charles et son épouse sont connues loin à la ronde par les amateurs de douceurs... Aux pruneaux, aux abricots ou aux pommes, etc., avec un bon café, que du bonheur... Les adeptes d'apéro se retrouvent toute l'année au petit bar, je présume donc que le prix des vins n'est pas dissuasif, comme dans les établissements des environs.

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Soirée historique qui commence dans un établissement que j'apprécie énormément: Le Castel de Bois-Genoud à Crissier, ouvert depuis dix-huit ans déjà... Notre amie Sandra enterre sa vie de divorcée et nous nous retrouvons à 8 dans l'une des salles de cette belle maison de maître perdue dans la nature, qui côtoie l'Ecole Steiner chère aux anthroposophes. J'ai déjà eu l'occasion de découvrir la cuisine très créative aux produits bio issus de la ferme voisine, et cet endroit si particulier. L'accueil augure bien de la suite... Et l'organisatrice de cet "enterrement" joyeux et festif, en ce samedi 9 mars 2013, a choisi le menu "Soirée à l'envers". Et aux chandelles. Un charmant monsieur nous apporte des douceurs, puisque nous commençons par la fin. Assortiment de desserts maison, soit une Mousse aérienne et sucrée d'avocat, un Sorbet mûres, une tranche de Gâteau aux pommes d'une extrême finesse et une déco au caramel. Avec un Gerwürstraminer 2009 vendange tardive (allergique au blanc, on me conseille un rouge très agréable). En plat principal, nous dégustons les Médaillons de filets d'omble étuvés, sauce au vin blanc à la vanille et poivre rose. Cuisson parfaite, légumes ni trop ni pas assez cuits (brocoli, tomate, fenouil) et un riz aux agrumes et graines de moutarde. Et toujours de la poudre de paprika, des pistaches concassées qui donnent un plat coloré et aussi beau que bon. Du plus bel effet en photo sur Facebook. Pour accompagner ce mets, un Epesses 2011 (chasselas) Chenaux en Lavaux, Domaine Wannaz, qui semble apprécié par mes joyeuses compagnes de table (je continue avec mon petit rouge suisse). Cette soirée originale et festive se poursuit avec l'"entrée": Queues de gambas d'élevage biologique pochées au lait de coco et citron vert, avocat, mangue, vinaigrette d'agrumes, salades et crudités. Le cuisinier est un artiste... La cuisson des crevettes est parfaite, et elles reposent sur un lit coloré d'une extrême fraîcheur. Depuis 1994, la ferme attenante revit avec de jeunes agriculteurs travaillant en biodynamie. Et leurs animaux (vaches, moutons) ne finissent pas dans des lasagnes de grandes surfaces. Alentour et dans les salles voisines, des couples, des familles, des tablées d'amis, et tout est feutré, harmonieux. Pas un mot plus haut que l'autre. Le concept attire visiblement une clientèle qui ne doit pas écouter du hard rock en rotant ses bières... Nous hésitons à finir avec un... apéritif, mais prenons des cafés. Accompagnés de délicieuses pâtes de fruit rouge maison au goût exquis. Les deux personnes qui se relaient au service à notre table sont parfaites, discrètes, efficaces. Nous papotons et "pedzons", sans réaliser que nous sommes les dernières. Aucun signe d'agacement ou d'impatience, contrairement à tant d'autres établissements. Nous nous partageons la douloureuse et offrons le repas à notre future (re)mariée. Tout à fait correcte, l'addition m'incite à revenir dès les beaux jours profiter de la grande terrasse dans son écrin de verdure... Belle soirée à graver dans les annales. Tous nos voeux de Bonheur, ma Sandra qui me lit!

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Lendemain d'élections et de votations fédérales et cantonales quasi historiques... Une seule envie en ce lundi 4 mars 2013: m'isoler et dévorer les analyses et éditos de toutes les publications d'ici. L'ancien et mythique White Horse d'Ouchy a été repris l'an dernier, retraite oblige. Il est devenu El Blanco Bodega. Les lieux ont été rafraîchis, et le style "old pub" anglais un peu étouffant des années 70 a cédé la place à l'espace et à la lumière... Agréable surprise... Je m'installe avec "24 heures", "Le Matin et "Le Temps" et mes deux chiens, et découvre les menus du jour sur les ardoises murales, ainsi que la carte. Le dernier Rôti de porc au romarin, sauce aigre, pommes au four, haricots verts ET salade ou soupe étant vite parti (18 fr. 50), j'hésite pour le Risotto aux petits légumes (16 fr. 50). Ou pour le Chili con carne, guacamole, crème fraîche et riz (20 fr. 50). Ou le Pavé de saumon grillé, sauce coco-coriandre-gingembre, riz créole, légumes du jour (22 fr. 50). Ou les Médaillons de boeuf, sauce poivre vert, pommes country maison, légumes du jour (37 fr.). Finalement, j'opte pour un Burger méditerranéen et ses frites, à 18 fr. 50, en vertu de mes souvenirs des Burgers du White Horse... La salade n'est pas prévue. Pour 6 francs, j'ai droit à une petite coupelle. Le vinaigre domine, malheureusement. Très jolie présentation des frites dans un cornet sur un présentoire et de mon hamburger végétarien (avec mozzarelle, tomate et aubergine). Très fin, mais petiot. Rien à voir avec ceux du Heart Attack Grill de Las Vegas à 800 grammes... Trop et trop peu gâtent tous les jeux... ;) Je suis un peu déçue de cette portion dégustation, et me demande toujours si on me prend pour une fille au régime. Mes voisins ont reçu des assiettes aux portions plus acceptables. La jeune personne qui me sert (des pays de l'Est) est vraiment tout à fait charmante et attentive. Je prends du vin ouvert, elle me conseille un petit pinot. A la carte, le mardi, les crevettes à gogo sont à 32 fr. Sympa. Et pour les amateurs d'apéro, toute une série de tapas ont l'air pas mal du tout. A tester à l'occasion. Il y a également des pizzas, des pâtes. La clientèle des bureaux alentour est très agréable aussi. Plusieurs dîneurs sont plongés dans la lecture, d'autres discutent sans que ce soit gênant. Le déci du vin qui m'a été conseillé est à 7 francs. Un peu cher pour arroser un hamburger... Est-ce pour cela qu'El Blanco n'est pas overbooké ce jour-là, contrairement au Boccalino voisin? Me souviens que le Coca, sous l'ancienne enseigne, était dans les 5 francs. Rédhibitoire, en ce qui me concerne. Un petit bémol encore, la connection wi-fi est foireuse. Le nouveau maître des lieux ou un serveur vont tenter de remédier à cette fâcheuse coupure du monde, sans succès. Un fond musical à la Pat Metheny fait néanmoins de cette pause un moment fort appréciable en ce début de semaine grisouille...

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Début de semaine sur les chapeaux de roues… Ni le temps ni l’envie de me mettre aux fourneaux. Aviez-vous connu les Bartolucci, Epicerie fine - Traiteur ? Italiens du Sud, ils tenaient une petite échoppe où nous nous retrouvions souvent vers midi, serrés comme des sardines à attendre nos lasagnes incroyables, des pâtes al dente, des salamis et des fromages de rêve… Située près du Gymnase Auguste-Piccard, en bas de l’avenue de La Harpe, des générations d’étudiants, dont mon fiston, doivent encore saliver… Les Bartolucci ont ensuite déménagé à l’avenue d’Ouchy, sous la Migros du Closelet et la Chocolaterie Dürig… Mais on avait senti un petit coup de mou, un peu de fatigue compréhensible à leur âge… Et puis le commerce a été remis, mais plus rien à voir ensuite avec la caverne d’Ali Baba transalpine. J’avais complètement oublié cet endroit quand mon collègue et ami Gilbert Salem, journaliste et écrivain, nous a fait mourir d’envie sur son Mur Facebook à l’évocation d’un potage Dubarry, du nom de cette ultime maîtresse de Louis XV, jeune, jolie, vulgaire juste ce qu’il fallait pour émoustiller le monarque. Maître Tanguy Papin, jeune Français bien réveillé et sympathique, a repris cet ancien temple de la gastronomie à emporter, à prix corrects, et il l’a appelé Tiff-in (son enseigne m’avait fait penser à un coiffeur, quand il a pris ses quartiers). Et il concocte au gré des semaines ce succulent velouté de chou-fleur à ressusciter les décapités de la Révolution. Il n’a rien d’aqueux, comme son potage aux légumes généreux. Pas de potage cette semaine. Dommage. Dans la vitrine colorée de Tiff-in, on déguste déjà du regard un grand choix de carottes, de petits pois, de côtes de bette, de fenouil à l’orange, de chou-fleur gratiné, de courgettes, etc., de pâtes, de pommes de terre, de lasagnes, de viandes, de poisson, de poulet, ou de spécialités … Lors de mon premier passage, Tanguy m’a fait découvrir les Capuns, une délicatesse grisonne qui peut se décliner à l’infini (plein de bonnes choses enveloppées dans des feuilles de bette, par exemple). Je fantasme depuis toujours sur les légumes en priorité, et je dois dire que j’ai rarement vu des carottes et des raves qui avaient le goût de carottes et de raves, du fenouil délicatement marié à de l’orange, de bonnes tomates, des petits pois pas mollachus. Tout est entre moelleux et croquant sous la dent, plein de vitamines. On choisit ce que l’on veut dans le grand choix proposé, et l’addition, au poids, est tout à fait raisonnable. Idem pour la viande. J’ai jeté une fois mon dévolu sur des polpettes à la saucisse à rôtir, une autre sur du blanc de poulet en sauce délicieux. Réchauffés au micro-onde dans des emballages écolos. Tanguy Papin a conservé de l’esprit Bartolucci les spécialités transalpines à feuler de plaisir : la mortadelle aux pistaches, le salami Fellino (l’un des meilleurs, à mon sens), des Sugo d’olive ou de cœurs d’artichaut, des fromages typiques et typés… Je ne résiste pas et craque pour un sandwich. Le pain qui me fait de l’œil, là, est italien. Entre michette (prononcer « miquette ») aux olives ou ciabatta ou focaccia, j’opte pour la ciabatta croquante, que Tanguy me remplit allègrement et généreusement, avec une dextérité peu commune en nos contrées… Rucola, tranche d’aubergine grillée, tomates séchées, huile piquante, tranches de peccorino piccant, et tranches XXL de salami piquant italien… Et à la vitesse où ce jeune et dynamique patron me propose les ingrédients, je dois oublier quelque chose. Et je repars avec cette merveille, que je décide de déguster par petites morces et en pleine conscience. Et les souvenirs du meilleur de ma belle-famille, à Magenta, à Bergamo, à Pontevecchio, du meilleur de mes vacances à travers la Botte, et en particulier aux Cinque Terre ou en Sicile, affluent… Des odeurs, des saveurs, QUE DU BONHEUR… Si vous venez assez tôt, vous pourrez profiter des trois-quatre tables à disposition. Mais nous sommes tout bientôt au printemps, et les parcs et le bord du lac ne sont pas loin. Last but not least, en mangeant ou pour patienter, un présentoir à journaux et publications s’offre aussi à vous. Tiff-in ne vend pas d’alcool pour le moment…

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Réveil pénible pour cause d'Indépendance vaudoise bien arrosée les 24 ET 25 Janvier, pour pousser dans le bon sens les feuilletés aux greubons, mini-sandwiches au jambon et moutarde gros grain, fondue Bacchus, papet et sa saucisse aux choux, choix de fromages, mille-feuilles, forêt-noire, meringues à la crème avec ses petits fruits rouges, etc. Il est 16 heures, en ce samedi 26 janvier, et je commence enfin à avoir un petit creux. Un ami qui ne mange pas de porc et de vaudoiseries me propose le Chiringuito. J'y ai un excellent souvenir de gambas à volonté avec un délicieux petit riz... C'était il y a longtemps. (On me dit que, malheureusement, les gambas à volonté se mitonnent maintenant sur commande pour... 47 francs! Bon. Je connais un autre établissement, vers Malley et les anciens abattoirs, plus raisonnable.) Le patron n'a pas changé depuis deux décennies et, dès la porte franchie, l'oeil bute avec plaisir sur des tapas nombreux et variés. Lorsque j'étais jeune mariée, j'avais eu l'occasion de découvrir l'Andalousie et de faire 2000 kilomètres en logeant dans des Paradores et en testant également les petits restaus du cru. Mis à part l'heure tardive des repas du soir, j'en garde un lumineux souvenir (les Espagnols doivent pleurer en soupant à 17-18 heures dans nos EMS). Je retrouve la petite salle allongée du rez, chaleureuse, jaune safran, avec des photos d'assiettes colorées sur les murs... Après de longues minutes à découvrir une carte interminable, je jette mon dévolu sur la proposition numéro 1, soit l'assortiment de poisson et fruits de mer à 29 francs (7 gambas, de petits calamars, 2 sardines, 2 encornets, de la seiche émincée et grillée). Pas de riz ou de légumes pour accompagner cela, dommage. Si je ne me remettais pas de deux jours de fête et d'excès, je trouverais ce repas un peu chiche. Mais je me promets de revenir pour tester les tapas, de 5 fr. à 13 fr.50... Les classiques croquettes de merluzo, filets d'anchois, piments verts, fritata, jambon Pata negra, higados de pollo (foies de volaille), ancas de rana (cuisses de grenouille), etc. figurent en bonne place dans la longue liste. Des oreilles de porc légèrement épicées doivent ravir les papilles ibériques. Pour 17 francs, on peut manger aussi des bâtonnets de morue, un oeuf au plat, de la salade et des frites. Exemple de menu à 45 francs: crevettes et avocat, poulpe à la galicienne, gambas grillées, flan caramel. Le riz, les salades vertes ou mêlées sont à part. Cette coutume d'ailleurs a toujours le don de m'agacer. Parce que les mets sont à prix d'ici. Donc l'addition prend l'ascenseur. La carte des desserts comporte quelques coupes de glace et/ou fruits tout à fait avenantes. Je me méfie des vins espagnols, n'ayant envie ni de dire au revoir à mon permis ni de faire un clopet jusqu'à demain. Je commande donc un peu de goron, qui va très bien. Une dame d'ici nous sert avec beaucoup de gentillesse, et malgré l'étroitesse des lieux, mes chiennes, très sages, sont bienvenues. El Chiringuito se trouve dans la grouillante rue Saint-Laurent, et en été deux ou trois tables en terrasse permettent de constater à quel point Lausanne est devenue une grande ville cosmopolite. Avec un avantage: pouvoir combler une petite ou une grosse faim à n'importe quelle heure. Avec l'impression d'être en vacances à Alicante...

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Temps bien pourri en ce jeudi 10 janvier. Depuis bientôt 60 ans, j'apprécie d'habiter une ville (Lausanne) dont le bord du lac ressemble à un bord de mer, été comme hiver... Et qui plus est, de retrouver en voisine le port d'Ouchy, ses bateaux Belle Epoque, son Château, ses pédalos... Pour lire et travailler, et surfer sur mon iPhone, j'apprécie aussi le Boccalino, son rez-de-chaussée, avec vue sur le quai d'Ouchy et l'avenue du même nom, les Alpes vaudoises et notre Léman, tel que me le décrivaient mes aïeux... Le Boccalino, c'était l'un des Stamms du truculent Jean-Pascal (Delamuraz), homme politique vaudois et conseiller fédéral radical qui n'avait qu'à descendre quelques étages pour retrouver la "table des menteurs" (celle des habitués adeptes d'apéros, mais avant le 0,5). Une pizza porte son nom, bien dodue avec de grosses crevettes... La pizza, c'est la spécialité du "Bocca"... Difficile de faire un choix parmi les dizaines et les dizaines de propositions à la carte... Elles sont classées par catégories; Sportives (combien de matches ont-ils été commentés devant trois fois trois fois trois dans ce temple du puck et du ballon rond?) Gourmandes, Politiques, Les Amis du Bocca, People... Croquer dans George Clooney, what else? :) Et s'enticher de Lady Gaga, pourquoi pas... Après une longue hésitation, je jette mon dévolu sur Rihanna (21 fr. 50). Généreuse, couverte de fromage coulant, de coeurs d'artichaut, de rondelles d'oignon cuit ni trop ni trop peu (un régal!), d'une belle poignée de rucola et de lichettes de bon parmesan, elle répond à mes attentes. Et le Boccalino vaut le détour pour son buffet de salades et crudités d'une fraîcheur exemplaire. Pour 7 francs la "petite", je me sers une copieuse assiette pleine de couleurs et de saveurs, que j'arrose de deux des trois délicieuses sauces (italienne, française ou yogourt). On peut bien sûr trouver les classiques viandes sur le gril, poulet, coeur de rumsteck (30 fr. les 200 grammes) filet de cheval, avec Café de Paris (3 fr. 50) ou Marocaine (4 fr.50), les pâtes, penne ou spaghetti, et leurs sauces, les lasagne ou les cannelloni... Le tartare aussi, ou le filet de perche. Bref, chacun peut dénicher son bonheur... Chaque jour à midi, une assiette, salade et dessert pour 17 francs. Ce jeudi, une mini-Pizza César (un peu petiote pour mon appétit légendaire), hier des spaghetti au pesto, etc. Chaque lundi, la pizza (Marguerite?) est à 14 francs. Rejointe entre-temps par un vieil ami, nous choisissons du vin ouvert, parfaitement agréable et à prix correct, pour dire que nous sommes dans un coin de Lausanne mythique, historique et touristique. Inutile de dire que, dès midi, toutes les tables sont prises d'assaut à l'étage et au rez... Proche du débarcadère, d'un parc et des plages, nous sommes dans un quartier de banques, d'écoles, de commerces... Mais l'acoustique ou la clientèle font que ce n'est pas aussi bruyant que dans d'autres restaurants à midi. Last but not least, le café est bon. Et les croissants, de la petite boulangerie voisine côté Chocolaterie Dûrig et place de la Navigation, sont à tomber, et au juste prix, il faut le souligner. Passons au service... Le personnel est à l'image de Loris, le patron. Discret, efficace, sans flaflas ni blablas inutiles, et aimable. Et l'on n'a pas hésité à remercier un abruti arrogant et totalement inapproprié que l'on retrouve malheureusement ailleurs, en saisonnier ou en appoint. Loris Courvoisier a succédé à son papa, qui avait fait du "Bocca" un endroit incontournable pour tant d'habitués de chez "Coucou". La continuité, il n'y a que ça de vrai, moi j'dis...
On peut juste rêver d'une pâte à pizza plus fine, plus croustillante, plus aérée (maison?), à l'image de celle de la Bruschetta. Mais sinon, les garnitures sont généreuses et appétissantes.
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Auberge Communale de Prangins
Auberge Communale de Prangins
18.05.2013, 23:14
Belle maison villageoise que celle de l'Auberge communale de Prangins, aménagement blanc et rouge de type contemporain. Jolie carte de viande et poissons, mon choix s'étant arrêté sur : - en entrée une petite salade verte composée de plein de sortes de salade sur une sauce à base d'aceto balsamique - en plat principal une brochette de gambas avec crevettes, écrevisses et surtout coquilles st-jacques, magnifique une très bonne cuisson texture avec une excellente petit sauce assez neutre pour garder le goût des différents fruits de mer, pour accompagner un risotto avec une petite couronne de parmesan grillé du plus bel effet. Rien de plus, car repus. Mon fils a partagé un steak tartare avec son cousin, coupé au couteau et préparé devant le client, j'y ai gouté et j'ai trouvé également bon. Les filets de perche et une jolie assiette de pâtes au saumon ont également enchantés les autres personnes qui partageaient notre table. Un petit rosé du coin presque trop frais pour être apprécié à sa juste valeur !
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Le Café Suisse
Le Café Suisse
19.05.2013, 05:02
Evaluation du repas pris le soir du 15 mai 2013 En compagnie d’un ami j’avais réservé par I-taste une table dans cet établissement que je ne connaissais pas. (Merci à I-taste au passage pour les réservations – toujours un service agréable !) Rapidement installés dans un petit coin du restaurant, nous avons une vue sur l’immense salle à manger – très haute de plafond étant donné que l’étage est accessible depuis un grand escalier à balustrade en bois et que l’étage est surtout une sorte de mezzanine entourant la salle à manger. Un étrange mélange de contemporain et de rustique ! Je trouve l’ambiance assez agréable – mais quelque chose me dérange – sans pouvoir y mettre un nom – peut-être l’éclairage trop fort. Un variateur serait peut-être la solution… bref… nous passons à table et rapidement recevons les cartes. A choisir simple on finit par compliquer les choses et nous choisissons à la carte des mets totalement différents. Une petite mise en bouche nous est apportée dans une petite coupelle – une petite tranche de magret de canard fumé accompagné d’un émincé de tomate cœur de bœuf. Très frais et bien agréable en bouche. Différentes sortes de pains nous sont proposés à choix ainsi que 3 sortes différentes de beurre. Bien agréable début de repas. Pour l’entrée je choisis le tartare de féra du lac Léman au yuzu… et sa brunoise de légumes de printemps. Très jolie présentation dans une assiette toute noire d’une boîte de conserve. Je reste perplexe. J’ouvre la boîte de conserve et là très jolie présentation (pour autant que le contenu d’une boîte de conserve puisse être joli hé hé hé) le tartare est confiné au fond de la boîte et une gelée de yuzu est déposé sur le dessus. Pour les personnes ne connaissant pas le yuzu eh bien c’est une sorte de mélange entre la mandarine et le citron – arbre de Chine. L’arbre et le fruit portent le même nom. C’est un peu comme un pamplemousse de petite taille. Le mélange est excellent et très très frais… et la gelée du yuzu apporte une touche très fruitée à la féra. Un bon point ! Pour mon ami c’est le choix d’une entrée appelée : Comme une terrine de foie gras de canard maison – gelée et caviar de Pirouge. Heu… encore une subtilité que je ne connais pas ?? Tiré d’un pinot noir le Pirouge présente un ajout de distillat qui porte son taux d’alcool à 19 % ! Bonne chance !... Bref ce caviar de Pirouge est présenté de manière très aérienne dans une petite cuillère. La terrine est présentée en 2 différents bâtonnets. Très belle présentation et, ayant pu déguster le foie gras, très bon goût également. Pour suivre nous optons à nouveaux pour des plats différents. Je choisis (car petit appétit soir-là) une deuxième entrée poisson à savoir : Les filets de rougets Barbets, sauce à la Sobrassada de Mallorca et ses pommes de terre écrasées. A nouveau jolie présentation dans une assiette creuse. Les filets sont finement poêlés et cuits à la perfection. J’ai bien apprécié. De Wikipedia j’ai appris que la soubressade de Majorque est un produit carné, cru et séché élaboré à partir de morceaux sélectionnés de porc, hachés et assaisonnés de sel, de pimentón doux et parfois du piquant, de poivre ou d'herbes aromatiques (romarin, thym et origan). L'embossage s'effectue dans du boyau naturel. Pour lui ce fut Les Filets de cailles, sauce onctueuse au foie gras, sa polenta croustillante et les légumes de saison. Les filets étaient disposés sur une brochette en travers de l’assiette et un magnifique pavé de polenta décorait l’ensemble. Belle présentation. Pour accompagner notre repas nous avons opté pour une petite bouteille d’Humagne Rouge AOC Valais de Provins de 2011. Il a parfaitement accompagné nos différents plats. Une petite verveine et un café accompagné de quelques mignardises pour finir notre bon repas. Ce fut une belle adresse que je recommande à tous. Pensez à réserver à l’avance.
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Cucina
Cucina
16.05.2013, 21:47
Souhaitant manger italien ce soir c’est après quelques discussions que je me décide pour la Cucina. Selon les locaux, Cucina est l’un des meilleurs endroits de Zürich pour une pizza mais finalement en arrivant j’avais envie d’autre chose. Déjà j’aime bien le quartier ou ce restaurant se trouve car les alentours de Josefstrasse proposent plein de petits restaurants et bar avec un coté parfois légèrement alternatif. Une fois atablé dans cette salle de restaurant plutôt presque élégante avec ses nappes blanches et serviettes bien pliées, je reçois du garçon la carte. Première constatation…il n’y a strictement rien qui diffère ce restaurant-pizzeria d’autres restaurants dans la même catégorie. Mêmes pizzas, même pates…mêmes entrées… Enfin du moment que cels sera bien cuisiné..Il n’y aura plus rien à dire. Je m’aper çois qu’il y a tout de même une carte intérieure avec les suggestions du moment, ce qui me remet un peu de sourire aux lèvres. Je choisis néanmoins pour démarrer une bruschetta. Arrive une assiette avec quatre tranches de pain et les tomates concassées. Première constatation, le pain est plus que banal, le goût d’huile d’olive indiscernable et aucun goût d’ail. Cella commence bien… Pour suivre en plat principal je prends les tagliatelles Cucina ; faites maison, avec des asperges, crevettes, des tomates fraiches dans une sauce au vin blanc. Des pâtes faites maison…pas trop sur de ce que cela signifie et surement fraiches, mais achetées à l’extérieure. La cuisson…j’ai cru réver…trop cuites… (ils ont du oublier le terme « al dente »), les crevettes en grand nombre sont visiblement décongelées et sans goût particulier ; la sauce au goût de vin me semble finie légèrement à la maizena… On me propose du parmesan ; celui-ci arrive dans une sorte de bocal que l’on secoue comme pour du sucre. Quand même incroyable que l'on ne me le sert pas rapé en dernière minute.. Je n’arrive pas a comprendre comment on peut encore faire un stricte minimum en restauration italienne avec des plats aussi insipides, insignifiants et finalement pas trop bien cuisinés. Ce n’est pourtant pas bien compliqué d’amener un peu d’originalité dans cette cuisine, non ? Après avois été desservi et attendu 20 minutes que mon serveur daigne me proposer un dessert ou un café (ce qu'il n'a jamais fait), j’ai simplement décidé de demander l’addition. Il faut relever que l’établissement est plein, que le flux de personnes est incessant. Probablement cela est du au fait que les prix sont relativement raisonnables pour Zürich… Pas ce que fut mauvais, mais cela n’avait strictement aucun intérêt et des établissements comme celui-ci il y en a des miliers dans le monde… Donc la prochaine fois à Zürich….
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Shangrila
Shangrila
16.05.2013, 16:22
Il y a très peu de chance que vous passiez devant ce restaurant car il faut vraiment y venir pour y manger. En d’autres termes, ce n’est pas dans le centre…il faut un moyen de locomotion…et le quartier n’est probablement pas le plus rupin de la ville. Mais il ne faut pas se décourager si vous souhaitez vivre ou revivre une expérience car les restaurants tibétains ne courent pas les rues ni en Suisse, ni ailleurs et encore probablement moins en Suisse romande. D’après ce que j’ai pu comprendre il doit y en avoit probablement quatre à Zurich et seul le Shangrila peut se vanter de ne faire que de la cuisine de ce « pays ». Connaissant déjà cette cuisine, je vous préviens que ce n’est pas une cuisine rafinée et délicate. On se rappellera que nous sommes à haute altitude au Tibet et que les mets doivent être consistants pour braver le froid ! Ne pensez-pas trouver « une cuisine chinoise » ou une adaption de l’Indienne qui est proche géographiquement mais une cuisine élaborée avec certains produits plutôt inhabituels ; des herbes, des céréales, du Yak et plein d’autres ingrédients peu fréquents. Vous risquer d’adorer..ou l’inverse. Shangrila depuis l’extérieure n’est pas des plus engageant mais une fois le pas de porte passé, vous voila un peu dans un autre monde. Odeur d’encens, bouddha dans un coin, quelques motifs tibétains, un moulin à prière près de l’entrée, des photos de moines sur un mur. C’est presqu’un peu le voyage…une impression d’être devenu ou redevenu…un routard sac à dos. La gentille patronne vous invite à vous asseoir où bon vous semble et vous demande si vous avez déjà mangé tibétain. En fait je suis venu pour les momos… Il s’agit de raviolis plutôt grossiers et cuits à la vapeur. Je dis grossiers car cela ne ressemble ni a des raviolis italiens et encore moins à des chinois. Réalisés avec de la farine de blé et plutôt épais, ils sont farcis avec des légumes ou de la viande hachée. Après discussion avec la patronne, je me décide pour prendre un menu qui démarre avec une soupe de légume bien épicée, suivit de ces momos. Mais elle me suggère également de goûter la saucisse tibétaine qui est proche d’un boudin avec un peu de riz dedans et cuite à l’eau. Vraiment gouteuse et accompagnée de yoghourt épicé, ingrédient indispensable à tout repas tibétain que l’on peut rendre plus fort avec du piment. Arrivent ensuite les momos qui sont à la viande de Yak. Je vous rassure, la viande ne vient pas du Tibet mais de Andermatt. Si jamais cela vous tente, je vous donne même la référence du vendeur ! http://www.yakuri.ch/yakuri.ch/2.b_Yakfleisch.html Ceux-ci se mangent avec les mains et une extrême précaution car un accident est vite arrivé.. Dans la pâte se trouve la farce et autour un délicieux bouillon que l’on boit tout d’abord. La farce de Yak est mélangée avec de l’ail de l’oignon, du cumin, du céléri et du gingembre. En tout cas c’est ce que j’ai décelé ici. On accompagne ces momos à nouveau de yoghourt et pour compléter la patronne apporte en même des légumes sautés avec comme élément principal du chou, et des concombres sous forme de pickles. J’ai vraiment beaucoup apprécié ce moment un peu innatendu avec une cuisine tibétaine tout à fait authentique. Vaut vraiment le déplacement si vous aimez ce type de cuisine ou si vous souhaitez faire de nouvelles découvertes gastronomiques des grands sommets !
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Altamira
Altamira
16.05.2013, 11:38
Restaurant au bord de la route pour aller a Puerto Naos La plupart des clients parlent l'allemand. Beau restaurant, bien restauré. Nous y avons mangé: Une assiette de chanterelles de l'iles. Foie de poulet noir et dure dans une sauce noir (probablement cuisine Allemande!) immangeable. :-( Un poisson frit avec ris. Une coupe de Cava, une eau minérale Coût 33 Euro Local en dessous de la moyenne gastronomique de l'île !
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Josée Lavanchy
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Restaurant City: Lausanne

I like: Bien manger pour un rapport qualité-prix pas surréaliste. déguster des mets traditionnels goûteux ou découvrir de nouvelles saveurs.

I don't like: Le personnel mal élevé qui ne réalise pas que nous payons les salaires et tout le reste... Des portions de moineau pour des ardoises surfaites!

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