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Josée Lavanchy's food guide

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Creación del Tata
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Obeirut Lebanese Cuisine
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Broadway Av.
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Palace Sushi Zen (Lausanne Palace)
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2 la Rue
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La Molisana
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Passe-Moi le Sel
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La Rouvenaz
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Le Brulot
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Auberge de Vandoeuvres
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Hotel du Château
Hotel du Château
04.03.2014, 18:52
Avez-vous vu la pub avec Joan Collins, acariâtre, insupportable parce qu'elle a FAIM? Eh bien ce mardi 4 mars 2014, J'AI FAIM! Pas envie de ces portions de minet ou de top model au régime qui nous plombent la journée un peu partout en ville. Avec des amis, nous arrivons au Château de Paudex, à la jonction de Pully et de Lausanne, et retrouvons à l'entrée le sourire avenant de P'tit Louis (Lavanchy). P'tit Louis tenait dans le temps Le Jurigoz, à Lausanne. Pour vous dire qu'il n'est pas nouveau dans le métier et compte des amis et des clients fidèles. Le Château de Paudex est une belle et grande demeure avec une terrasse en été, et plusieurs salles dont le café à l'entrée... Chaque matin, des dizaines d'habitués se retrouvent pour le rituel sacré et vaudois de l'apéro, et beaucoup d'entre eux restent pour manger. Mais attention, on est dans l'Est lausannois, chic. Vous ne verrez pas souvent de gros pochtrons déprimants. On sait boire, ici. J'aime consulter la carte et fantasmer... Un choix interminable de mets de brasserie, cuisses de grenouilles, tête de veau, mijotés, sautés, champignons, filets de perche, entrecôtes, fondue bourguignonne, etc. De spécialités chères aux Vaudois (papet, saucisson, choucroute, fondues...), de grandes pizzas diverses et colorées, de pâtes, de propositions de saison (salade de dents de lion ou asperges)... Et en hiver, les somptueux plateaux de fruits de mer sont connus loin à la ronde... Nous hésitions entre les deux assiettes du jour, le coquelet-frites, potage OU salade. Ou le cordon bleu... Mais attention hein. Le coquelet n'est pas miquelet... Un beau gallinacé dodu et bien doré, des frites et des petits pois de bon aloi. Quant au cordon bleu, il ferait deux assiettes du jour ailleurs. Maaagnifique. Friande de salade, je savoure celle-ci, avec un bonne sauce à la moutarde en grains. Des serveurs virevoltent et sautent de la cuisine aux tables dans un va-et-vient incessant. Elles sont prises d'assaut chaque jour, et l'on repère des têtes familières partout au café. Heureusement, il y a d'autres salles où se pressent les dîneurs, dédiées également aux associations ou aux moments festifs... L'ambiance est chaleureuse... Nous prenons du simple goron ouvert, et il est vraiment bon. Belle surprise pour du vin ouvert de cette catégorie. Pour le dessert, une carte classique avec des glaces. Mes amis choisissent des igloos au caramel et moi une meringue Chantilly avec sa giclée de caramel... Avec des amis, pour un anniversaire, nous avions eu droit une fois à un dessert de la fameuse Boulangerie Moeschberger, à Pully. Une bombe glacée en forme de grappe de raisin, au cassis et à la vanille... Sur commande, je crois. P'tit Louis offre la deuxième tournée de cafés. Toujours le geste pour les habitués. A signaler tant cela devient rare... Les serveurs sont souriants, aimables malgré la pression de courir sans cesse et d'être sollicités partout en même temps. Nous quittons l'établissement repus et heureux... Comme d'habitude...Une belle adresse avec des prix tout à fait corrects. De belles portions, mais pas majorées. Que du bonheur.
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Café des Alpes
Café des Alpes
23.02.2014, 19:43
Vendredi 14 février 2014. Le Café-Restaurant des Alpes à Pully-Nord. Pully, la commune d'origine de mes grands-parents paternels... Et mon parrain et ma marraine, Hubert et Lucienne R., tenaient la Droguerie voisine il y a... près de soixante ans. Il doit y avoir une boulangerie à la place. Jamais je n'ai pu aller aux Alpes sans avoir une pensée émue pour eux. Ils distillaient de l'absinthe, et mes parents en dégustaient dans l'arrière-boutique avec des airs de conspirateurs. A 4-5 ans, j'avais déjà compris que tout ce qui est interdit peut être boooon , à dose raisonnable. Il y a plus de vingt ans, on y mangeait déjà bien, aux Alpes... Et Renée et Valter Brenci ont repris l'établissement en 2003. Leurs buffets du vendredi étaient connus loin à la ronde, et leur cuisine resteront dans les mémoires des aficionados...Une sombre histoire de terrasse en été, de zone résidentielle 2 ou 3, de voisins atrabilaires ont eu raison de leur patience, et le restaurant est resté tristement fermé. Le Brenci ont tenu ensuite le Tennis de Pully, où je suis allée quelques fois, et ils jouiraient depuis d'une retraite méritée. Nous partagions l'amour des chiens (ils en avaient deux aussi, des lhassa apsos?), de la bonne chère, et je ne les oublierai pas). Ce vendredi 14 février 2014, nous avons réservé une table dans ce restaurant, rouvert il y a près d'une année. Saint-Valentin oblige, plus une table n'est libre et il y a une joyeuse ambiance. Avec mon amie jamais perdue de vue depuis nos 7-8 ans, nous optons pour le menu de circonstance. Les enfants sont grands, les maris vaquent ou voyagent, et nous savourons cette belle soirée... Assiette gourmande des Alpes (un jambon cru unique, du saumon fumé de bonne qualité et un petit cocktail de crevettes à sa sauce cocktail aérienne) Tournedos de bœuf sauce béarnaise (viande d'une tendreté remarquable, cuite entre saignante et à point comme souhaité) Pommes au four fondantes, bouquetière de légumes entre tendre et croquant Assiette de fromages de chez nous parfaitement affinés Fondant au chocolat vraiment fondant et chaud, et sa glace vanille crémeuse et onctueuse. L'originalité du Restaurant des Alpes 2014, c'est qu'une partie de la carte est dévolue à la cuisine du... Bengale... Poulet au curry, au gingembre et yaourt, crevettes du Bengladesh, riz sauté au poulet , servi avec une boulette de bœuf maison épicée, Kafta Polaw (boulettes de bœuf épicées), laitues panées à la farine de pois-chiche, assiette végétarienne inspirée du Dâl indien, avec épinards, aubergine, yaourt, lentilles et légumes, et le fameux Palak Panir (épinards au fromage de chèvre) dont je me suis régalée de Bombay à Delhi il y a quelques années. Pour clore le repas, le Kherr (riz parfumé à la cardamone) ou la Halwa (dessert à la carotte parfumé à la cardamone) La carte exotique propose aussi des menus avec des beignets à choix, des samosas, des rouleaux de printemps indiens,un plat, un Naan et un dessert. Ces mets bengalis côtoient nos bonnes vieilles fondues au fromage, toutes les sortes servies avec du pain OU des pommes de terre. Et les croûtes au fromage. Nos poissons, nos viandes, les habituels filets de perche, les steaks, filets mignons, entrecôtes, tournedos, escalopes, piccatas, émincés, sauté de rognons, tartare, fondue chinoise, etc. Parmi les spécialités, la tête de veau vinaigrette, le feuilleté aux morilles, le sauté de lapin grand-mère (je dois tout à ma grand-mère Lina, et à Lucia, celle de mon époux, qui m'ont fait aimer la bonne cuisine), le riz Casimir, les cuisses de grenouilles, etc. Les prix, et c'est à relever, sont tout à fait raisonnables. Notre menu est à 55 francs et il est généreux, coloré, artistique, vraiment bon... Le service est attentif et on ne chipote pas sur le pain. Discrets, efficaces une jeune personne séraphique et des Bengalis sont aux petits soins pour chacun. Nous optons pour une désirée de pinot... Sa jeunesse nous agace le palais... Rien de grave au vu de ce qui précède... La décoration est chic sans être ostentatoire, avec de beaux miroirs ouvragés... Plus une place de libre, mais nous pouvons parler sans nous égosiller... Bref, un établissement à suivre attentivement, et des envies de tester la cuisine d'ici et d'ailleurs... Excellente soirée et belle surprise... Je "like".
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Au Bon Vin
Au Bon Vin
09.02.2014, 13:31
Lovée dans les vignes de Lavaux avec le Léman comme joyau, Chardonne englobe également le Mont-Pèlerin (avec l'un des plus beaux points de vue sur le lac, le canton de Vaud, le Moléson d'où "ils voient leur maison" (pub), et la France), entre champs et forêts... Les adeptes des circuits pédestres, dont je suis, ne manquent pas de parcourir ce Paradis. En mars-avril, l'or blanc couvre les prairies, et ceux qui ne sont pas allergiques reviennent avec de grands bouquets de narcisses. Un éden où l'on sait vivre et manger. Et déguster quelques divins nectars d'ici. Ce vendredi 7 février 2014 pluvieux, un ami de jeunesse avisé, connaissant mon goût pour le terroir, a réservé Au Bon Vin. Lui et moi avons depuis voyagé dans le monde entier, mais retrouvons avec plaisir nos mets d'enfance... Place à la cochonnaille! Une minuscule salle de café est prise d'assaut, et nous sommes accueillis magnifiquement par la patronne, Portugaise. Avenante, causante, souriante... Vient vite cet instant sacré où l'on épluche la carte en salivant, affamés... On y découvre qu'ici le cochon est bichonné par le patron du téton au caïon... Difficile pour un Vaudois de faire son choix dans ce florilège de fricandeaux maison (30 fr., 220 grammes), de boutefas (18 francs), de saucisses, de tendrons (28 francs)... Nous optons pour le Menu du caïon, qui donne une belle idée de nos spécialités. Pour 38 francs, le festival commence... 3 mini-Malakoffs et sa moutarde précèdent 1/2 saucisse à rôtir, 1 atriau et une belle portion de rösti 1/2 saucisse aux choux et son papet et... ... 1 dessert. Je ne citerai pas les établissements où la demi-saucisse serait une saucisse entière en plat du jour. Boycottés! La saucisse à rôtir maison, parfumée et épicée avec amour, est exceptionnelle. Elle justifie à elle seule de revenir rapidement. L'atriau est d'une finesse qui rappelle celui de la regrettée Cézille à Begnins, sans le goût de foie insistant. Une réussite totale. Quant à la saucisse aux choux, moelleuse, les amateurs de fumé seront séduits... Moi un poil moins. ¨ Mes rösti mijotés dans un mélange saindoux-huile-beurre et dorés par surprise sur la fin valent ceux-ci. Excellents! Le papet mériterait de s'abandonner un peu plus dans un bouillon ou du vin. Et la finale des Vaudois, soit une tombée de vinaigre (recette sur Topio.ch). Le filet de crème est là, selon le charmant maître des lieux, aux fourneaux depuis 23 ans. Pas convaincue par la recette de mon ami, qui finalise avec quelques brins d'estragon. Me réjouis de tester son papet à lui, mais l'estragon n'aurait pas la cote chez tout le monde, comme les oignons dans les rösti, nous confirme le chef. Mmmmhhh... Les oignons... Pour le dessert, nous pouvons choisir, et je ne résiste pas à craquer pour des cerises au kirsch. Rien de tel pour faire passer un repas vaudois! Elles sont fermes et croquantes dans leur bien-nommée eau-de-vie... La crème au chocolat de mon vis-à-vis a belle allure... Les tableaux, choisis par Madame, parlent de ce coin de pays comme Gilles, qui repose non loin du Bon Vin... Et Monsieur a casé une partie de ses maquettes de trains Märklin. Tout ici nous rappelle notre jeunesse... Madame est intarissable sur la région et ses souvenirs. On ne s'en lasse pas. Et nous partons les derniers... Belle soirée, belle adresse. A refaire dans les plus brefs délais.
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Palace Sushi Zen (Lausanne Palace)
Palace Sushi Zen (Lausanne Palace)
27.01.2014, 18:24
Expérience intéressante ce mercredi 22 janvier 2014 au SUSHI ZEN attenant au LP's, le bar du fameux Lausanne-Palace. Je précise tout de suite que les sushis ne m'ont jamais fait fantasmer, appréciant modérément le riz, et froid de surcroît. J'ai découvert la cuisine de l'Empire du Soleil levant à Paris, il y a une trentaine d'années, dans un restaurant plein d'authentiques Japonais se délectant... Souvenirs d'algues au goût de vase stagnante et de préparations improbables. Et du sandwich baguette qui a suivi cette expérience plutôt désagréable... A Lausanne, j'ai pu apprécier la gastronomie nipponne à la Voile d'Or, dans les années 90, qui a abrité trop peu de temps cet établissement exceptionnel à tous points de vue. Le Teppanyaki du chef venu exprès de Tokyo hante encore mes papilles et mes pupilles. Les Tempura également. A Lutry, nouvelle expérience à La Tour. Pas mal, bien que je préfère la cuisine chinoise, thaï, coréenne... Et puis ces fameux sushis « so chic » et à la mode, que l'on trouve partout en grande surface et à l'emporter dans des take-away... Plus ou moins secs, plus ou moins généreux, rarement goûteux. Nous nous trouvons donc quatre, au SUSHI ZEN ce midi, dans un cadre que ne renierait pas Stendhal... Une déco en rouge et noir élégante et sobre... Un bar à poissons trône au milieu, avec des cuisiniers nippons qui jonglent et s’affairent. A l’accueil, des Européens avenants, sans plus (on n’est pas chez « Michou »), pros, efficaces. Rapidement pris en charge par une charmante jeune femme et puis par un homme bien réveillé pour les boissons, nous jetons notre dévolu sur : - une bouteille de Demoiselle de Sociando Mallet (Haut-Médoc) à 68 francs. - deux menus Yamato (5 nigiris spéciaux, 3 makis, 1 temaki (choix du jour, sushi roulé dans une feuille d’algue, excellente), soit un assortiment de 9 sushis et makis, et à choix d’une soupe miso ou d’une salade. Pour 46 francs par personne, avec une salade « mêlée » vraiment riquiqui (composée de quelques feuilles de roquette et deux trois lamelles de radis avec une touffe de pousses d’alfalfa) OU la soupe miso mini. - un menu Sakula (6 nigiris et 4 makis, soit un assortiment de 10 pièces de sushis et makis, salade OU soupe miso OU entrée du jour. Pour 36 francs. - un Sashimi de saumon à 21 francs suivi d’un Udon de bœuf (soupe genre Phò vietnamienne avec de grosses nouilles, mais portion dégustation et un peu clairette), à 21 francs également. - une Crème brûlée au sésame noir (11 francs). Mon dessert à moi. Une tuerie totale ! Rien que pour elle je reviendrai feuler ici. La petite pellicule de sucre caramélisé est absolument di-vine ! La crème est parfumée, savoureuse… - un Osura Natcha (dessert avec une glace entourée de haricots rouges) (10 francs) - deux Maki Yuzu (petit sushis au chocolat et autres délicatesses avec une glace au parfum de kumquats? Subtil.) - 1 café (5 francs. N’importe quoi !) - 1 thé vert en sachet (9 francs ! Hum !) - 1 San Pellegrino (6 fr. 50. Mouais…) Au total pour un lunch sans prétention (en tout cas de notre part) : 319 fr. 50 pour quatre, sans faire d’excès. Dommage du peu, à ce propos... Comme dans la Brasserie du cinq-étoiles, plus une place de libre et difficile de déjeuner sans réserver. Si l’addition me paraît un peu surfaite, je dois reconnaître qu’on déguste au SUSHI BAR du Lausanne-Palace les meilleurs sushis qui soient… Dodus, fondants en bouche, des poissons d’une fraîcheur remarquable, des produits d’excellente qualité. Et un grand pot de Teriyaki permet de « mouiller » et faire descendre ce mets avec qui je peux me réconcilier. Une belle grosse boulette de wasabi donne le petit coup de fouet bienvenu à ce repas. Et les lamelles de gingembre mariné participent au festival de couleurs et de saveurs nipponnes.
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Sushi Zen
Sushi Zen
27.01.2014, 18:19
Expérience intéressante ce mercredi 22 janvier 2014 au SUSHI ZEN attenant au LP's, le bar du fameux Lausanne-Palace. Je précise tout de suite que les sushis ne m'ont jamais fait fantasmer, appréciant modérément le riz, et froid de surcroît. J'ai découvert la cuisine de l'Empire du Soleil levant à Paris, il y a une trentaine d'années, dans un restaurant plein d'authentiques Japonais se délectant... Souvenirs d'algues au goût de vase stagnante et de préparations improbables. Et du sandwich baguette qui a suivi cette expérience plutôt désagréable... A Lausanne, j'ai pu apprécier la gastronomie nipponne à la Voile d'Or, dans les années 90, qui a abrité trop peu de temps cet établissement exceptionnel à tous points de vue. Le Teppanyaki du chef venu exprès de Tokyo hante encore mes papilles et mes mirettes. Les Tempura également. A Lutry, nouvelle expérience à La Tour. Pas mal, bien que je préfère la cuisine chinoise, thaï, coréenne... Et puis ces fameux sushis « so chic » et à la mode, que l'on trouve partout en grande surface et à l'emporter dans des take-away... Plus ou moins secs, plus ou moins généreux, rarement goûteux. Nous nous trouvons donc quatre, au SUSHI ZEN ce midi, dans un cadre que ne renierait pas Stendhal... Une déco en rouge et noir élégante et sobre... Un bar à poissons trône au milieu, avec des cuisiniers nippons qui jonglent et s’affairent. A l’accueil, des Européens avenants, sans plus (on n’est pas chez « Michou »), pros, efficaces. Rapidement pris en charge par une charmante jeune femme et puis par un homme bien réveillé pour les boissons, nous jetons notre dévolu sur : - une bouteille de Demoiselle de Sociando Mallet (Haut-Médoc) à 68 francs. - deux menus Yamato (5 nigiris spéciaux, 3 makis, 1 temaki (choix du jour, sushi roulé dans une feuille d’algue, excellente), soit un assortiment de 9 sushis et makis, et à choix d’une soupe miso ou d’une salade. Pour 46 francs par personne, avec une salade « mêlée » vraiment riquiqui (composée de quelques feuilles de roquette et deux trois lamelles de radis avec une touffe de pousses d’alfalfa) OU la soupe miso mini. - un menu Sakula (6 nigiris et 4 makis, soit un assortiment de 10 pièces de sushis et makis, salade OU soupe miso OU entrée du jour. Pour 36 francs. - un Sashimi de saumon à 21 francs suivi d’un Udon de bœuf (soupe genre Phò vietnamienne avec de grosses nouilles, mais portion dégustation et un peu clairette), à 21 francs également. - une Crème brûlée au sésame noir (11 francs). Mon dessert à moi. Une tuerie totale ! Rien que pour elle je reviendrai feuler ici. La petite pellicule de sucre caramélisé est absolument di-vine ! La crème est parfumée, savoureuse… - un Osura Natcha (dessert avec une glace entourée de haricots rouges) (10 francs) - deux Maki Yuzu (petit sushis au chocolat et autres délicatesses avec une glace au parfum de kumquats? Subtil.) - 1 café (5 francs. N’importe quoi !) - 1 thé vert en sachet (9 francs ! Hum !) - 1 San Pellegrino (6 fr. 50. Mouais…) Au total pour un lunch sans prétention (en tout cas de notre part) : 319 fr. 50 pour quatre, sans faire d’excès. Dommage du peu, à ce propos... Comme dans la Brasserie du cinq-étoiles, plus une place de libre et difficile de déjeuner sans réserver. Si l’addition me paraît un peu surfaite, je dois reconnaître qu’on déguste au SUSHI BAR du Lausanne-Palace les meilleurs sushis qui soient… Dodus, fondants en bouche, des poissons d’une fraîcheur remarquable, des produits d’excellente qualité. Et un grand pot de Teriyaki permet de « mouiller » et faire descendre ce mets avec qui je peux me réconcilier. Une belle grosse boulette de wasabi donne le petit coup de fouet bienvenu à ce repas. Et les lamelles de gingembre mariné participent au festival de couleurs et de saveurs nipponnes.
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Avez-vous vu la pub avec Joan Collins, acariâtre, insupportable parce qu'elle a FAIM? Eh bien ce mardi 4 mars 2014, J'AI FAIM! Pas envie de ces portions de minet ou de top model au régime qui nous plombent la journée un peu partout en ville. Avec des amis, nous arrivons au Château de Paudex, à la jonction de Pully et de Lausanne, et retrouvons à l'entrée le sourire avenant de P'tit Louis (Lavanchy). P'tit Louis tenait dans le temps Le Jurigoz, à Lausanne. Pour vous dire qu'il n'est pas nouveau dans le métier et compte des amis et des clients fidèles. Le Château de Paudex est une belle et grande demeure avec une terrasse en été, et plusieurs salles dont le café à l'entrée... Chaque matin, des dizaines d'habitués se retrouvent pour le rituel sacré et vaudois de l'apéro, et beaucoup d'entre eux restent pour manger. Mais attention, on est dans l'Est lausannois, chic. Vous ne verrez pas souvent de gros pochtrons déprimants. On sait boire, ici. J'aime consulter la carte et fantasmer... Un choix interminable de mets de brasserie, cuisses de grenouilles, tête de veau, mijotés, sautés, champignons, filets de perche, entrecôtes, fondue bourguignonne, etc. De spécialités chères aux Vaudois (papet, saucisson, choucroute, fondues...), de grandes pizzas diverses et colorées, de pâtes, de propositions de saison (salade de dents de lion ou asperges)... Et en hiver, les somptueux plateaux de fruits de mer sont connus loin à la ronde... Nous hésitions entre les deux assiettes du jour, le coquelet-frites, potage OU salade. Ou le cordon bleu... Mais attention hein. Le coquelet n'est pas miquelet... Un beau gallinacé dodu et bien doré, des frites et des petits pois de bon aloi. Quant au cordon bleu, il ferait deux assiettes du jour ailleurs. Maaagnifique. Friande de salade, je savoure celle-ci, avec un bonne sauce à la moutarde en grains. Des serveurs virevoltent et sautent de la cuisine aux tables dans un va-et-vient incessant. Elles sont prises d'assaut chaque jour, et l'on repère des têtes familières partout au café. Heureusement, il y a d'autres salles où se pressent les dîneurs, dédiées également aux associations ou aux moments festifs... L'ambiance est chaleureuse... Nous prenons du simple goron ouvert, et il est vraiment bon. Belle surprise pour du vin ouvert de cette catégorie. Pour le dessert, une carte classique avec des glaces. Mes amis choisissent des igloos au caramel et moi une meringue Chantilly avec sa giclée de caramel... Avec des amis, pour un anniversaire, nous avions eu droit une fois à un dessert de la fameuse Boulangerie Moeschberger, à Pully. Une bombe glacée en forme de grappe de raisin, au cassis et à la vanille... Sur commande, je crois. P'tit Louis offre la deuxième tournée de cafés. Toujours le geste pour les habitués. A signaler tant cela devient rare... Les serveurs sont souriants, aimables malgré la pression de courir sans cesse et d'être sollicités partout en même temps. Nous quittons l'établissement repus et heureux... Comme d'habitude...Une belle adresse avec des prix tout à fait corrects. De belles portions, mais pas majorées. Que du bonheur.

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Vendredi 14 février 2014. Le Café-Restaurant des Alpes à Pully-Nord. Pully, la commune d'origine de mes grands-parents paternels... Et mon parrain et ma marraine, Hubert et Lucienne R., tenaient la Droguerie voisine il y a... près de soixante ans. Il doit y avoir une boulangerie à la place. Jamais je n'ai pu aller aux Alpes sans avoir une pensée émue pour eux. Ils distillaient de l'absinthe, et mes parents en dégustaient dans l'arrière-boutique avec des airs de conspirateurs. A 4-5 ans, j'avais déjà compris que tout ce qui est interdit peut être boooon , à dose raisonnable. Il y a plus de vingt ans, on y mangeait déjà bien, aux Alpes... Et Renée et Valter Brenci ont repris l'établissement en 2003. Leurs buffets du vendredi étaient connus loin à la ronde, et leur cuisine resteront dans les mémoires des aficionados...Une sombre histoire de terrasse en été, de zone résidentielle 2 ou 3, de voisins atrabilaires ont eu raison de leur patience, et le restaurant est resté tristement fermé. Le Brenci ont tenu ensuite le Tennis de Pully, où je suis allée quelques fois, et ils jouiraient depuis d'une retraite méritée. Nous partagions l'amour des chiens (ils en avaient deux aussi, des lhassa apsos?), de la bonne chère, et je ne les oublierai pas). Ce vendredi 14 février 2014, nous avons réservé une table dans ce restaurant, rouvert il y a près d'une année. Saint-Valentin oblige, plus une table n'est libre et il y a une joyeuse ambiance. Avec mon amie jamais perdue de vue depuis nos 7-8 ans, nous optons pour le menu de circonstance. Les enfants sont grands, les maris vaquent ou voyagent, et nous savourons cette belle soirée... Assiette gourmande des Alpes (un jambon cru unique, du saumon fumé de bonne qualité et un petit cocktail de crevettes à sa sauce cocktail aérienne) Tournedos de bœuf sauce béarnaise (viande d'une tendreté remarquable, cuite entre saignante et à point comme souhaité) Pommes au four fondantes, bouquetière de légumes entre tendre et croquant Assiette de fromages de chez nous parfaitement affinés Fondant au chocolat vraiment fondant et chaud, et sa glace vanille crémeuse et onctueuse. L'originalité du Restaurant des Alpes 2014, c'est qu'une partie de la carte est dévolue à la cuisine du... Bengale... Poulet au curry, au gingembre et yaourt, crevettes du Bengladesh, riz sauté au poulet , servi avec une boulette de bœuf maison épicée, Kafta Polaw (boulettes de bœuf épicées), laitues panées à la farine de pois-chiche, assiette végétarienne inspirée du Dâl indien, avec épinards, aubergine, yaourt, lentilles et légumes, et le fameux Palak Panir (épinards au fromage de chèvre) dont je me suis régalée de Bombay à Delhi il y a quelques années. Pour clore le repas, le Kherr (riz parfumé à la cardamone) ou la Halwa (dessert à la carotte parfumé à la cardamone) La carte exotique propose aussi des menus avec des beignets à choix, des samosas, des rouleaux de printemps indiens,un plat, un Naan et un dessert. Ces mets bengalis côtoient nos bonnes vieilles fondues au fromage, toutes les sortes servies avec du pain OU des pommes de terre. Et les croûtes au fromage. Nos poissons, nos viandes, les habituels filets de perche, les steaks, filets mignons, entrecôtes, tournedos, escalopes, piccatas, émincés, sauté de rognons, tartare, fondue chinoise, etc. Parmi les spécialités, la tête de veau vinaigrette, le feuilleté aux morilles, le sauté de lapin grand-mère (je dois tout à ma grand-mère Lina, et à Lucia, celle de mon époux, qui m'ont fait aimer la bonne cuisine), le riz Casimir, les cuisses de grenouilles, etc. Les prix, et c'est à relever, sont tout à fait raisonnables. Notre menu est à 55 francs et il est généreux, coloré, artistique, vraiment bon... Le service est attentif et on ne chipote pas sur le pain. Discrets, efficaces une jeune personne séraphique et des Bengalis sont aux petits soins pour chacun. Nous optons pour une désirée de pinot... Sa jeunesse nous agace le palais... Rien de grave au vu de ce qui précède... La décoration est chic sans être ostentatoire, avec de beaux miroirs ouvragés... Plus une place de libre, mais nous pouvons parler sans nous égosiller... Bref, un établissement à suivre attentivement, et des envies de tester la cuisine d'ici et d'ailleurs... Excellente soirée et belle surprise... Je "like".

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Lovée dans les vignes de Lavaux avec le Léman comme joyau, Chardonne englobe également le Mont-Pèlerin (avec l'un des plus beaux points de vue sur le lac, le canton de Vaud, le Moléson d'où "ils voient leur maison" (pub), et la France), entre champs et forêts... Les adeptes des circuits pédestres, dont je suis, ne manquent pas de parcourir ce Paradis. En mars-avril, l'or blanc couvre les prairies, et ceux qui ne sont pas allergiques reviennent avec de grands bouquets de narcisses. Un éden où l'on sait vivre et manger. Et déguster quelques divins nectars d'ici. Ce vendredi 7 février 2014 pluvieux, un ami de jeunesse avisé, connaissant mon goût pour le terroir, a réservé Au Bon Vin. Lui et moi avons depuis voyagé dans le monde entier, mais retrouvons avec plaisir nos mets d'enfance... Place à la cochonnaille! Une minuscule salle de café est prise d'assaut, et nous sommes accueillis magnifiquement par la patronne, Portugaise. Avenante, causante, souriante... Vient vite cet instant sacré où l'on épluche la carte en salivant, affamés... On y découvre qu'ici le cochon est bichonné par le patron du téton au caïon... Difficile pour un Vaudois de faire son choix dans ce florilège de fricandeaux maison (30 fr., 220 grammes), de boutefas (18 francs), de saucisses, de tendrons (28 francs)... Nous optons pour le Menu du caïon, qui donne une belle idée de nos spécialités. Pour 38 francs, le festival commence... 3 mini-Malakoffs et sa moutarde précèdent 1/2 saucisse à rôtir, 1 atriau et une belle portion de rösti 1/2 saucisse aux choux et son papet et... ... 1 dessert. Je ne citerai pas les établissements où la demi-saucisse serait une saucisse entière en plat du jour. Boycottés! La saucisse à rôtir maison, parfumée et épicée avec amour, est exceptionnelle. Elle justifie à elle seule de revenir rapidement. L'atriau est d'une finesse qui rappelle celui de la regrettée Cézille à Begnins, sans le goût de foie insistant. Une réussite totale. Quant à la saucisse aux choux, moelleuse, les amateurs de fumé seront séduits... Moi un poil moins. ¨ Mes rösti mijotés dans un mélange saindoux-huile-beurre et dorés par surprise sur la fin valent ceux-ci. Excellents! Le papet mériterait de s'abandonner un peu plus dans un bouillon ou du vin. Et la finale des Vaudois, soit une tombée de vinaigre (recette sur Topio.ch). Le filet de crème est là, selon le charmant maître des lieux, aux fourneaux depuis 23 ans. Pas convaincue par la recette de mon ami, qui finalise avec quelques brins d'estragon. Me réjouis de tester son papet à lui, mais l'estragon n'aurait pas la cote chez tout le monde, comme les oignons dans les rösti, nous confirme le chef. Mmmmhhh... Les oignons... Pour le dessert, nous pouvons choisir, et je ne résiste pas à craquer pour des cerises au kirsch. Rien de tel pour faire passer un repas vaudois! Elles sont fermes et croquantes dans leur bien-nommée eau-de-vie... La crème au chocolat de mon vis-à-vis a belle allure... Les tableaux, choisis par Madame, parlent de ce coin de pays comme Gilles, qui repose non loin du Bon Vin... Et Monsieur a casé une partie de ses maquettes de trains Märklin. Tout ici nous rappelle notre jeunesse... Madame est intarissable sur la région et ses souvenirs. On ne s'en lasse pas. Et nous partons les derniers... Belle soirée, belle adresse. A refaire dans les plus brefs délais.

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Expérience intéressante ce mercredi 22 janvier 2014 au SUSHI ZEN attenant au LP's, le bar du fameux Lausanne-Palace. Je précise tout de suite que les sushis ne m'ont jamais fait fantasmer, appréciant modérément le riz, et froid de surcroît. J'ai découvert la cuisine de l'Empire du Soleil levant à Paris, il y a une trentaine d'années, dans un restaurant plein d'authentiques Japonais se délectant... Souvenirs d'algues au goût de vase stagnante et de préparations improbables. Et du sandwich baguette qui a suivi cette expérience plutôt désagréable... A Lausanne, j'ai pu apprécier la gastronomie nipponne à la Voile d'Or, dans les années 90, qui a abrité trop peu de temps cet établissement exceptionnel à tous points de vue. Le Teppanyaki du chef venu exprès de Tokyo hante encore mes papilles et mes pupilles. Les Tempura également. A Lutry, nouvelle expérience à La Tour. Pas mal, bien que je préfère la cuisine chinoise, thaï, coréenne... Et puis ces fameux sushis « so chic » et à la mode, que l'on trouve partout en grande surface et à l'emporter dans des take-away... Plus ou moins secs, plus ou moins généreux, rarement goûteux. Nous nous trouvons donc quatre, au SUSHI ZEN ce midi, dans un cadre que ne renierait pas Stendhal... Une déco en rouge et noir élégante et sobre... Un bar à poissons trône au milieu, avec des cuisiniers nippons qui jonglent et s’affairent. A l’accueil, des Européens avenants, sans plus (on n’est pas chez « Michou »), pros, efficaces. Rapidement pris en charge par une charmante jeune femme et puis par un homme bien réveillé pour les boissons, nous jetons notre dévolu sur : - une bouteille de Demoiselle de Sociando Mallet (Haut-Médoc) à 68 francs. - deux menus Yamato (5 nigiris spéciaux, 3 makis, 1 temaki (choix du jour, sushi roulé dans une feuille d’algue, excellente), soit un assortiment de 9 sushis et makis, et à choix d’une soupe miso ou d’une salade. Pour 46 francs par personne, avec une salade « mêlée » vraiment riquiqui (composée de quelques feuilles de roquette et deux trois lamelles de radis avec une touffe de pousses d’alfalfa) OU la soupe miso mini. - un menu Sakula (6 nigiris et 4 makis, soit un assortiment de 10 pièces de sushis et makis, salade OU soupe miso OU entrée du jour. Pour 36 francs. - un Sashimi de saumon à 21 francs suivi d’un Udon de bœuf (soupe genre Phò vietnamienne avec de grosses nouilles, mais portion dégustation et un peu clairette), à 21 francs également. - une Crème brûlée au sésame noir (11 francs). Mon dessert à moi. Une tuerie totale ! Rien que pour elle je reviendrai feuler ici. La petite pellicule de sucre caramélisé est absolument di-vine ! La crème est parfumée, savoureuse… - un Osura Natcha (dessert avec une glace entourée de haricots rouges) (10 francs) - deux Maki Yuzu (petit sushis au chocolat et autres délicatesses avec une glace au parfum de kumquats? Subtil.) - 1 café (5 francs. N’importe quoi !) - 1 thé vert en sachet (9 francs ! Hum !) - 1 San Pellegrino (6 fr. 50. Mouais…) Au total pour un lunch sans prétention (en tout cas de notre part) : 319 fr. 50 pour quatre, sans faire d’excès. Dommage du peu, à ce propos... Comme dans la Brasserie du cinq-étoiles, plus une place de libre et difficile de déjeuner sans réserver. Si l’addition me paraît un peu surfaite, je dois reconnaître qu’on déguste au SUSHI BAR du Lausanne-Palace les meilleurs sushis qui soient… Dodus, fondants en bouche, des poissons d’une fraîcheur remarquable, des produits d’excellente qualité. Et un grand pot de Teriyaki permet de « mouiller » et faire descendre ce mets avec qui je peux me réconcilier. Une belle grosse boulette de wasabi donne le petit coup de fouet bienvenu à ce repas. Et les lamelles de gingembre mariné participent au festival de couleurs et de saveurs nipponnes.

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Expérience intéressante ce mercredi 22 janvier 2014 au SUSHI ZEN attenant au LP's, le bar du fameux Lausanne-Palace. Je précise tout de suite que les sushis ne m'ont jamais fait fantasmer, appréciant modérément le riz, et froid de surcroît. J'ai découvert la cuisine de l'Empire du Soleil levant à Paris, il y a une trentaine d'années, dans un restaurant plein d'authentiques Japonais se délectant... Souvenirs d'algues au goût de vase stagnante et de préparations improbables. Et du sandwich baguette qui a suivi cette expérience plutôt désagréable... A Lausanne, j'ai pu apprécier la gastronomie nipponne à la Voile d'Or, dans les années 90, qui a abrité trop peu de temps cet établissement exceptionnel à tous points de vue. Le Teppanyaki du chef venu exprès de Tokyo hante encore mes papilles et mes mirettes. Les Tempura également. A Lutry, nouvelle expérience à La Tour. Pas mal, bien que je préfère la cuisine chinoise, thaï, coréenne... Et puis ces fameux sushis « so chic » et à la mode, que l'on trouve partout en grande surface et à l'emporter dans des take-away... Plus ou moins secs, plus ou moins généreux, rarement goûteux. Nous nous trouvons donc quatre, au SUSHI ZEN ce midi, dans un cadre que ne renierait pas Stendhal... Une déco en rouge et noir élégante et sobre... Un bar à poissons trône au milieu, avec des cuisiniers nippons qui jonglent et s’affairent. A l’accueil, des Européens avenants, sans plus (on n’est pas chez « Michou »), pros, efficaces. Rapidement pris en charge par une charmante jeune femme et puis par un homme bien réveillé pour les boissons, nous jetons notre dévolu sur : - une bouteille de Demoiselle de Sociando Mallet (Haut-Médoc) à 68 francs. - deux menus Yamato (5 nigiris spéciaux, 3 makis, 1 temaki (choix du jour, sushi roulé dans une feuille d’algue, excellente), soit un assortiment de 9 sushis et makis, et à choix d’une soupe miso ou d’une salade. Pour 46 francs par personne, avec une salade « mêlée » vraiment riquiqui (composée de quelques feuilles de roquette et deux trois lamelles de radis avec une touffe de pousses d’alfalfa) OU la soupe miso mini. - un menu Sakula (6 nigiris et 4 makis, soit un assortiment de 10 pièces de sushis et makis, salade OU soupe miso OU entrée du jour. Pour 36 francs. - un Sashimi de saumon à 21 francs suivi d’un Udon de bœuf (soupe genre Phò vietnamienne avec de grosses nouilles, mais portion dégustation et un peu clairette), à 21 francs également. - une Crème brûlée au sésame noir (11 francs). Mon dessert à moi. Une tuerie totale ! Rien que pour elle je reviendrai feuler ici. La petite pellicule de sucre caramélisé est absolument di-vine ! La crème est parfumée, savoureuse… - un Osura Natcha (dessert avec une glace entourée de haricots rouges) (10 francs) - deux Maki Yuzu (petit sushis au chocolat et autres délicatesses avec une glace au parfum de kumquats? Subtil.) - 1 café (5 francs. N’importe quoi !) - 1 thé vert en sachet (9 francs ! Hum !) - 1 San Pellegrino (6 fr. 50. Mouais…) Au total pour un lunch sans prétention (en tout cas de notre part) : 319 fr. 50 pour quatre, sans faire d’excès. Dommage du peu, à ce propos... Comme dans la Brasserie du cinq-étoiles, plus une place de libre et difficile de déjeuner sans réserver. Si l’addition me paraît un peu surfaite, je dois reconnaître qu’on déguste au SUSHI BAR du Lausanne-Palace les meilleurs sushis qui soient… Dodus, fondants en bouche, des poissons d’une fraîcheur remarquable, des produits d’excellente qualité. Et un grand pot de Teriyaki permet de « mouiller » et faire descendre ce mets avec qui je peux me réconcilier. Une belle grosse boulette de wasabi donne le petit coup de fouet bienvenu à ce repas. Et les lamelles de gingembre mariné participent au festival de couleurs et de saveurs nipponnes.

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Non mais allô!?!? Comment ai-je pu rater le Raisin aux Cullayes, dont j'entends parler depuis des décennies? Cet établissement perdu dans un petit village vaudois, après Savigny et Mollie-Margot, offre absolument toutes les qualités que j'attends d'un rendez-vous gourmand. L'accueil, tout d'abord... La porte franchie, des visages avenants vous regardent (je n'écris ni scrutent ni toisent) avec bienveillance. Nous débarquons pour fêter l'anniversaire d'un ami, sans avoir réservé, un dimanche du Jeûne fédéral, après un "Messie" de Haendel remarquable. Qu'à cela ne tienne... Une petite salle à l'étage, style provençal dans les tons apaisants saumon et blanc, n'attendait que nous. Aux cimaises, les oeuvres numérotées d'un artiste du cru... Mes lhassa ne sont pas lorgnées comme de vulgaires sacs à puces, et, très vite, elles se lovent sur une douce moquette et ne bougent plus. Une lumière tamisée participe à ce sentiment d''harmonie générale. Nous consultons une carte interminable où tout convie à passer un moment d'exception. Nous optons pour le Menu du marché, à 50 francs, qui va nous donner un aperçu de la cuisine du Raisin. Trois propositions d'entrées à choix, saladeS, trois de viande ou poisson, sorbet, fromage, dessert à choix. Le grand jeune homme qui s'occupe de nous se montre particulièrement prévenant, attentif, souriant... Nous avons envie de déguster un La Côte, un Clos des Plantaz de Saint-Livres, pinot noir. Parfait... En entrée, nous prenons un Vol-au-vent aux chanterelles, dont la cuisson est parfaite. Les champignons résistent juste ce qu'il faut sous la dent, dans une divine sauce à la créme et la petite coque de pâte (maison) a belle allure. Nous recevons ensuite sur un long présentoir le Choix de salades des Cullayes, incroyable. Chacun se sert à volonté de céleri, pommes au curry, carottes orange et rouge, lentilles, chou, verte et croquante... Et pour les assaisonner, des préparations légères au séré? Au yougourt? Balsamique...Moi qui râle et boycotte tant d'endroits où la salade est en option à prix démentiel, je retrouve ce que j'ai connu jeune. Un sorbet fantaisie (melon) arrosé de... Cinzano est l'entremets parfait pour accueillir la suite et pousser ce qui précède... Nous avons craqué, après de longues hésitations, pour le Filet d'omble chevalier sauce à l'écrevisse, et sa belle assiette de riz aux raisins secs. Le poisson est appétissant, cuit à point dans un bain de couleurs et de saveurs où nagent les petits crustacés décapodes entourés de légumes fondants. A la fois présent, attentif à nos moindres désirs et discret, notre jeune homme virevolte comme un souffle d'une table à l'autre. Vers 21 heures, toutes sont prises sans que nous ayons l'impression de dîner dans une cantine d'entreprise (à la table voisine, une chouette collègue!). Tout est feutré, propice aux confidences et à l'amitié qui en l'occurrence date du collège... Et nous sommes collègues du groupe de presse qui nous emploie. :) Nous sommes ensuite obligés de rire... Moi je craque pour le fromage... Le jeune homme sympathique m'apporte une assiette avec un choix de pâtes dures et molles pour... 3 francs. Je me pince... Je rêve... Je frise l'épectase... Et je ne vous dis pas le pain... Un pain au goût de pain et d'enfance... Une friandise... Puis, n'étant pas trop douceur et dessert, je choisis tout de même le Mille-feuille au caramel fleur de sel. Et mon ami de jeunesse pour une coupe énorme, pleine de crème, de glace, de morceaux d'ananas. Ici. on sait vivre! Ce restaurant est connu en particulier pour ses fondues... Traditionnelles, bourguignonne, bressane, Neptune, "fin de mois", soit dinde plutôt que veau (on a tout compris, aux Cullayes), mignons de porc aux morilles, navarins divins. Gambas, cabillaud, saumon, poissons du lac, Saint-Jacques, crevettes sont à l'honneur... Magret, boeuf, agneau, veau, carpaccio(s), risotto(s)... Je rêve, je me pince, j'en pince... En été, une terrasse dans la verdure doit être prise d'assaut... Nous partons, comblés et repus (pour une fois!). Le jeune homme semble heureux de nous voir heureux, le cuisinier (le même depuis vingt-six ans! et qui a repris l'établissement dernièrement) nous souhaite une bonne rentrée. L'un des deux messieurs qui tenaient ce restaurant mythique, Monsieur Clément, continue... Son compagnon connaîtrait maintenant la "jubilacion"... Il est vrai que pendant des années, je suis allées "chez les filles", chez Michou à la Maladière, qui avait cette conception de l'accueil, des quantités, de la qualité...

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Chouette! Ce samedi 14 septembre 2013, j'ai une réunion de famille! Et j'apprécie d'en retrouver les membres, sachant que j'y suis rarement contrariée puisque c'est ma famille politique... Vers 19 h 30, perdue du côté de Forel (Lavaux) et bien plus loin que le lac de Bret, je crains fort de ne jamais retrouver ce petit restaurant haut perché, sur la Commune de Riex. Deux téléphones désespérés et une consultation de plan iPhone plus tard, je retrouve enfin ce lieu où j'ai fait une course d'école mémorable, il y a plus d'un demi-siècle. Et une halte lors d'un circuit pédestre dont mes mollets et l'un de mes chiens se souviennent encore, il y a sept-huit ans. Le Restaurant de la Tour de Gourze se mérite, et la vue sur le Léman et Bourg-en-Lavaux également. Avec la tour Plein Ciel du Mont-Pèlerin, c'est vraiment un endroit magique à recommander aux touristes et aux amoureux de beaux paysages. Après une montée interminable cramponnée à mon volant, et la crainte de devoir croiser un véhicule, l'impression d'être totalement coupée du monde ne dure pas longtemps. Le parking du petit restaurant est plein. En pénétrant à l'intérieur, on comprend vite qu'il est inutile de débarquer à l'improviste en fin de semaine. Toutes les tables du restaurant, chaleureux, sont occupées, et certains, courageux en ce jour pluvieux, ont choisi la terrasse abritée du vent par une bache en plastique. Nous sommes treize à consulter la petite carte qui attire les gourmands de toutes parts. Et là, belles surprises! La Fondue est à 18 francs! La Croûte au fromage nature à 10 francs, et complète (oeufs-jambon) à 14 francs. L'Assiette de viande froide, fameuse chez nous Vaudois, est à 18 francs, la Viande séchée à 22, le Saucisson sec à 14, les Rebibes au fromage 6 francs, comme la ration de Gruyère. Pour un petit en-cas, les Sandwiches maison au jambon, au salami ou au fromage sont à 6 francs. Et pour une petite faim ou un brunch, l'Omelette est facturée 8 francs toute simple, 9 fr. 50 aux fines herbes, 10 francs au jambon ou au fromage. Quel plaisir de retrouver des prix normaux! Après des assiettes de viande séchée, tout à fait correcte, nous commandons tous la fondue, et les caquelons arrivent assez rapidement, malgré les dîneurs affamés de ce samedi. Et ce ne sont pas les dés à coudre habituels au bistrot. La nôtre est excel-lente! Celle de nos voisins un peu moins bonne (la flamme est trop grande et huile et fromage se séparent). La jeune sommelière souriante est à son affaire, galope avec du pain pour ceux-ci, du vin pour ceux-là... Mes amis craquent pour des desserts... Je goûte à la meringue maison de mon vis-à-vis, couverte d'une divine crème double, et ne résiste pas à commander des pruneaux à la lie et sa boule vanille qui me font de l'oeil chez mon voisin de gauche... Pas trop douceurs, je suis aux anges... Les pruneaux, cuits ne sont pas complètement mollachus, et ils se marient parfaitement à la lie et à la vanille. Autre belle surprise: le prix des vins est normal. Le demi d'Epesses est à... 15 francs! Une bouteille de Demoiselle de chez Dubois se déguste à 30 francs, les désirées sont toutes entre 15 et 24 francs et le Pinot de Riex de chez Fauquez est à 31 francs, des Dézaley de Blondel à 34. La demi-Cuvée du Docteur est à 20 francs. Il y a un joli choix de nectars de la région (Calamin, Riex, Villette...), et le déci de gamay figure à 2 fr. 60 sur la carte. Le temps s'est arrêté, à la Tour de Gourze. Et chut... On ignore l'inflation et les jérémiades sur les charges.... A l'heure où tant et tant de restaurateurs se plaignent de la crise et de la désaffection de leur clientèle, je constate avec plaisir que certains ont compris comment attirer la foule, enchantée. Mais quand je lorgne la cuisine, je comprends sur-le-champ. Une petite grand-maman s'affaire, au milieu d'un tourbillon de jeunes femmes bien réveillées. C'est Mme Cossy, dont les parents ont ouvert le Restaurant de la Tour de Gourze en 1922 (D'un air espiègle, elle se souvient d'avoir chanté les oeuvres de feu ma grand-tante Marie-Louise, bourgeoise d'honneur de Pully. On retrouve ici le bon sens du cru) Et sa petite-fille, qui a repris l'affaire et porte une arrière-petite-fille qui, je l'espère, maintiendra cette qualité et cet accueil d'exception, peut enfin mettre le nez hors de sa cuisine vers minuit... Pour clore cette sympathique soirée, les messieurs testent une bonne bière artisanale du Dr. Gabb's et des rousses. Et nous terminons les derniers, sans le moindre signe d'impatience d'un personnel qui n'a pas arrêté de courir, avec le sourire. Une adresse à noter dans mes favoris...

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"L'ai-je bien descendu?" Luisante et dorée comme une escalope, l'air pénétré et consciente de "me, myself and I" comme le sont souvent les ados, je prenais l'escalier du Restaurant de la Piscine de Bellerive, avec mon grand chapeau chic, ma taille 34 et mon mètre 69, pour rejoindre les potes de Sous-Gare et les copains de collège (mon futur mari, un "vieux" de 4 ans de plus, veillait, en embuscade), entre les deux bassins... Nous rôtissions de 9 heures du matin à 9 heures du soir, enduits de graisse à traire du petit orteil à la racine des cheveux... Et nous passions des heures à commenter ce qui se passait alors à Woodstock ou à Paris. Et surtout dans nos petites vies lausannoises passionnantes. 1968... On buvait des litres de Coca plein de sucre et mangions parfois des assiettes copieuses qui nous ont laissé des souvenirs lumineux... Et nous nous cachions dans les vestiaires pour tirer en suffoquant sur d'infâmes Camel. Plus tard, nous nous croisions avec nos bébés, nos enfants, nos conjoints... La cuisine, comme souvent à cette époque dans ce genre d'endroit, était simple, goûteuse, et faite pour nous fidéliser après une journée dans l'eau... Le "steak-pâtes", le "poulet-frites-incontournable salade", "saucisse de veau-pommes de terre" régalaient à merveille les baigneurs et savaient retenir les habitués et les familles les belles soirées d'été. Quarante-cinq ans plus tard, nous avons tous délaissé ce lieu qui a changé et changé de direction, de cuisines et de cuisiniers, pour le pire et... le pire. Cette année, Karim, le courageux tenancier de la Piscine de Prilly, a décidé de redonner à cet établissement ses lustres d'antan. Pour avoir été plusieurs fois manger à Prilly à la pause de midi, je sais qu'il a parfaitement compris la combine. De belles assiettes appétissantes et copieuses, un service avenant et concentré, des prix corrects... Une affaire qui roule. A Bellerive, Karim a décidé d'ouvrir non seulement pendant la haute saison, mais en hiver aussi. Et il compte récupérer tous les clients des environs qui ont rayé ce lieu de leurs sorties gourmandes... Notre ami Kouky et la belle Russe Elena, sa complice à la voix de Patricia Kaas, animent ce 1er Août 2013, Fête nationale... Nous nous retrouvons donc une petite équipe, attablés et curieux, devant la nouvelle carte... Deux petits cochons tournent sur une broche (militante de toutes les causes animales, je regarde la vue sur la plage, le lac et les montagnes françaises), et des coquelets sont au menu de cette journée spéciale. Une amie commande une salade de poulet. Pleine de couleurs, généreuse, et délicieuse selon elle... Une autre compagne de table porte son choix sur une salade de crevettes... Magnifique aussi, avec de l'avocat, des tomates, de la chicorée rouge, un peu de saumon, quelques tranches de pamplemousse... Une belle salade mêlée fraîche précède mon coquelet à la broche, qui arrive accompagné de légumes croquants comme j'aime et quelques pommes de terre au four. Cuisson parfaite, volaille moelleuse, saveurs de thym et de romarin. Bonne surprise... Ce menu, pas donné, est censé être à discrétion, mais notre serveur ne nous propose pas un supplément. Sur sa faim, un ami nous fait part de son dépit. Le service laisse à désirer. Ce jeune homme français, certainement pris en appoint, n'a strictement aucune idée de ce qu'est un "sportif" ou ce que veut dire huitante-cinq. Il nous regarde comme des demeurés. Karim court d'une table à l'autre, houspille son personnel, parfaitement conscient que le défi des mois à venir sera de former sur le tas des gens qui n'ont visiblement pas fait d'apprentissage de métier de bouche, et ignorent les exigences d'ici... Des cours au Café de l'Europe ou à l'Auberge d'Etagnières ne seraient pas superflus. On se réjouit d'y aller pour la qualité de l'accueil aussi... A la fin du repas, alors que nous sommes une dizaine et que trois personnes nous ont rejoints plus tard, nous nous retrouvons avec une "douloureuse " interminable et débrouillez-vous... Je déteste ça! Cela me fait toujours penser au sketch de Muriel Robin, "L'addition". Nous perdons un temps fou à faire "à toi, à moi" et ratons quasiment les feux d'artifice à Ouchy! Sinon, je vous conseille vivement d'aller jeter un oeil aux propositions quasi exhaustives du Restaurant de la Piscine de Bellerive 2013... Chacun peut trouver de quoi bien manger pour des prix raisonnables. Pour ma part, je compte vivement retourner tester les viandes, les pâtes (réputées à Prilly), les pizzas, les salades, les poissons, et irai en voisine cet automne, une fois la piscine fermée (le 11 septembre), et cet hiver... Au four et au moulin, Karim a fait un véritable marathon en ce soir de fête, un peu dépassé par les événements. Mais je suis sûre qu'il a toutes les cartes en main pour remonter ce lieu prisé des Lausannois... Ces deux mois de chaleur exceptionnelle ont vu des hordes de bronzeurs et de baigneurs. Sûr que le bouche-à-oreille va les inciter à monter l'escalier pour déguster de bonnes choses et traîner sous les étoiles...

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Mais quel plaisir de voir Mme Zbinden en entrant au Café de Fontenay, au carrefour du Mont-d'Or à Lausanne! Mes premiers souvenirs de ce café de quartier remontent à mes 16 ans... J'étais assise entre mes futurs beaux-parents (mais je ne le savais pas encore), livide, moite, et atterrée... Toute la famille de mon chouchou se goinfrait des fameux rognons flambés de M. Zbinden, et j'ai dû m'accrocher au pinceau pour ne pas vomir dans mon assiette... Je détestais déjà les abats... J'ai 59 ans, et l'idée même de croiser un rognon me plonge dans un profond dégout. L'eau a coulé sous les ponts de la Venoge, et je suis retournée au Café de Fontenay assez régulièrement. J'y ai toujours trouvé de belles assiettes copieuses, des fondues chinoises ou bourguignonnes, des salades de dents-de-lion et tous les mets qui ponctuent si bien les saisons vaudoises. Et retrouvé des habitués du quartier, les amis... La cuisine y est simple, rien d'ostentatoire ni de compliqué, mais il y a vraiment de quoi se faire plaisir. Les assiettes du jour attirent toute une clientèle des bureaux alentour, et des grandes salades en passant par un joli choix de viandes, de pâtes ou de poissons, chacun peut trouver son bonheur. La fondue ou les croûtes au fromage (ou aux chanterelles ce mercredi), le tartare de boeuf, le roastbeef, le melon-jambon cru sont aussi au programme. Le tam-tam de Sous-Gare bruisse de rumeurs depuis quelques mois. Mme Zbinden, veuve depuis des décennies, et son fils Pascal ont décidé de passer la main. L'envie d'agrandir en empiétant sur le garage et de créer une pizzeria a passé, et le fiston ne se voyait visiblement pas toute sa vie derrière un comptoir. Depuis 47 ans, cette patronne à l'ancienne, Italienne d'origine, a toujours veillé à la bonne marche de son établissement, n'hésitant pas à renvoyer au lit les clients "fatigués". On avait l'impression d'être dans une trattoria milanaise, avec ses petits-enfants qui gazouillaient pendant qu'elle buvait son "bianchino" avec les copines, alors que ces messieurs s'en jetaient deux fois deux fois deux fois deux ou éclusaient gentiment une panachée... Ce mercredi 14 août, nous décidons, avec un ami qui fréquentait assidûment cet endroit lors de ses études (il est à la retraite depuis un moment), de tester le Fontenay et sa nouvelle direction... Deux places de parc nous attendent devant la terrasse pleine. Parmi les fidèles, j'aperçois Alicia, mon amie dentiste, et Pierre, son mari et mon ami de jeunesse, M. Drapel, le garagiste voisin (il doit être à la retraite...), et tant de têtes connues. Bon signe... Pas de désertion, visiblement... Et des jeunes aussi. Je parie qu'on peut toujours y croiser une conseillère d'Etat en charge de l'Ecole ou un ex-membre de la Cour des comptes passionné de jazz. Belle surprise aussi, Dina, la charmante serveuse de couleur, est fidèle au poste, elle aussi. Depuis neuf ans. Et c'est Orlando, l'inamovible sommelier portugais, qui a repris les rênes. Le changement dans la continuité, il n'y a que ça de vrai... Ce soir, nous prenons une bavette, frites, salade mêlée pour 25 fr. 50, et des pâtes à l'arrabbiata et une salade... Dina m'apporte une salade verte. Elle est vraiment copieuse, de la pommée et de la rucola bien fraîches avec de belles rondelles d'oignon doux comme en Italie. Et pour 5 fr. 50! (ras le bol de ces salades riquiqui à 8 ou 10 francs, jusqu'à 16 au Camping de Vidy!) J'ai pu choisir entre des penne, des spaghetti ou des tagliatelle et opte pour ces dernières. La salsa arrabiata est parfaite! Bien relevée Maison? On le dirait... Et mes pâtes sont al dente!! Parfaites. Et pour 15 fr. 50, j'ai une vraie belle portion, avec du parmesan râpé comme là-bas! N'oublions pas que Mme Zbinden vient du pays de Barilla et du véritable sugo di pomodoro! Nous prenons un demi de Dôle, et on nous sert une désirée à 17 fr. 50. Encore une fois, prix normal pour un petit vin agréable! (Je suis souvent excedée de devoir débourser entre 25 et 30 francs pour 5 dl de piquette.) Dina est attentive, prévenante, souriante... Elle a pris de l'assurance, en neuf ans... Orlando, le nouveau patron, a congé, ce soir. Mais il était parfait, discret et connaissait bien son métier. Je suis sûre que l'avenir du Café de Fontenay est assuré pour un nouveau demi-siècle...
Les frites étaient longues, mollachues et tristounettes... Un petit bémol facile à rectifier...
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Voilà exactement trente-quatre ans que je boycotte le Débarcadère à Saint-Sulpice. Mon mari avait ouvert le premier cabinet dentaire de ce qui était alors un petit village proche de Lausanne, et la maison Müller (fournitures dentaires, société dissoute par suite de fusion avec Dentex AG, à Zurich en 1999) nous y avait invités. Je me souviens d'avoir choisi le "coquelet aux langoustines" (le pluriel ne se justifiait pas) le plus riquiqui de mon existence, et d'avoir couru, dès ce cauchemar terminé, dans la première boulangerie des environs pour compléter ce repas ridicule, malgré une entrée lilliputienne et un dessert minimaliste. Exit la famille K., qui n'a pas su voir évoluer la société et s'adapter à une clientèle plus exigente. En ce moment-là (1978-1982), nous pouvions déguster des menus inoubliables à quelques pas, à l'Hôtel-Restaurant Le Fauteuil. Un souvenir à jamais gravé dans les mémoires, et plus jamais égalé. Et qui a fait de moi une cliente redoutable et difficile à satisfaire. Un monsieur Von Buren et son épouse (sud-américaine?) étaient en cuisine et au service, et je donnerais cher pour savoir où ils sont trente-quatre ans plus tard. L'un de mes meilleurs amis, Serpeliou (c'est ainsi que s'appellent les habitants de Saint-Sulpice), va quotidiennement lire ses journaux dans ce lieu voisin de l'église si prisée des candidats au mariage (ma petite soeur y a dit un "oui" décisif), et au bord d'un lac Léman disputé par les Suisses, les Genevois et les Français. Il me convie à partager cette soirée et, pourquoi pas, à réviser mon jugement. En ce mercredi 24 juillet 2013, par une belle soirée de canicule, je ne demande qu'à me réconcilier avec ce lieu abandonné de tous et fermé pendant quelques mois. Belle surprise en arrivant avec mes lhassa apsos, la terrasse est pleine et il a fallu réserver pour avoir une table à l'intérieur. Mes chiennes sont aussi accueillies avec bienveillance. Autre belle surprise, le patron tient aussi le fameux Restaurant de la Blécherette, dont tant d'amis me parlent avec gourmandise, ainsi que celui du lac de Sauvabelin, et celui du fameux World Trade Center. Premier coup d'oeil à la carte, classique, mais où défilent tous les incontournables de la cuisine d'ici qui nous fait tant saliver. Je me décide pour une salade mêlée (8 francs), agréable sans être exceptionnelle. Puis pour un risotto aux artichauts et sauge, à 25 francs. La cuisson du risotto approche la perfection (il faut dire que le nouveau patron est Italien), les artichauts sont frais et le bord de l'assiette est décoré de filaments de fleurs du plus bel effet. Beau choix de viandes, de boeuf, de veau ou d'agneau, avec des sauces Café de Paris, morilles, etc. Mon ami combier et serpeliou choisit le roasbeef-sauce tartare et des frites maison délicieuses. Nous craquons ensuite pour une crème brûlée à la cannelle et une Tatin chantilly et sa boule vanille... Une tuerie... Dans les propositions estivales, on croise les tomates-mozzarella di Buffala avec une huile d'olive, qui, j'en suis persuadée, a été choisie avec attention par le big boss transalpin... Des fîlets de rougets, du thon aux baies rouges, des carpaccios, des poissons à la plancha et citron, des bonbons croustillants de chèvre chaud (rhââââââ! Dommage de ne pouvoir goûter de tout. Mais quel plaisir de fantasmer!). Mon risotto est en concurrence avec le risotto à la truffe, ou avec les tagliatelle aux crevettes thaï, lait de coco et curry. Des mignons de porc aux morilles et garnitures à choix (38 francs), des crevettes provençales et riz créole et légumes (36 francs) le disputent avec les suggestions d'un chef éclairé. Rack d'agneau, purée de patate "à la mozza" et ses légumes (44 francs), souris d'agneau, légumes (36 francs) ou fricassée de Saint-Jacques (42 francs), filet de daurade à la plancha, riz et légumes (38 francs). En consultant la carte pour le plaisir et en préliminaire, la tête emplie de couleurs et de saveurs, nous voyons défiler des assiettes copieuses, aux décorations subtiles. Jolie cartes des vins, aussi. D'ici et d'ailleurs, et à prix corrects. Franchement, c'est une belle adresse que je n'étais de loin pas la seule à avoir désertée. Les desserts revisitent tout ce que nous aimions étant enfant, jusqu'aux meringues glace vanille-fraise et sa Chantilly blanche et rose, profiteroles, moelleux au chocolat ou sabayon Marsala et sa boule de glace Pour les quatre-heures, la Coupe Danemark est à 10 francs, le Café glacé à 8, la boule de crème glacée ou de sorbet à 3 fr. 50. On retrouve des prix pas surréalistes et des bons produits choisis avec soin par quelqu'un qui aime tout simplement la bonne chère. De jeunes personnes très professionnelles galopent d'une table à l'autre, connaissent parfaitement leur métier et soutiennent un patron attentif à chaque détail et très impliqué dans son nouveau domaine... Cela ne m'étonne pas que ses autres restaurants bénéficient d'une excellente réputation. Tel le Phénix, le Débarcadère renaît de ses cendres... Pour la joie des papilles serpelioues, mais pour la nôtre aussi.
Magie d'une vraie soirée d'été? Rien à redire... Le cadre à l'intérieur ou à l'extérieur, la carte des mets et des vins, la clientèle, le service, tout mérite de (re)découvrir cette adresse dans un cadre exceptionnel.
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El far
El far
19.04.2014, 09:29
http://hedofoodia.blogspot.com.es/2014/04/el-far-llafranc.html C’est non loin de Llafranc sur les hauteurs en direction de Tamariu que vous trouverez le phare de Sant Sebastia. Un magnifique point de vue sur les calanques et à la tombée du jour un ciel virant du turquoise au rose. C’est après tombée du jour que vous pourrez même observer ce phare avec son faisceau de lumière nocturne. C’est aussi à côté de ce dernier que vous trouverez le très chic hôtel El Far qui semble avoir été rénové tout récemment probablement basé dans une ancienne forteresse. Une splendide terrasse sur la mer, un intérieur absolument magnifique. Tout est blanc et bleu clair ; encadrement de fenêtres métalliques, belles lumières extérieure ; l’endroit a un charme fou. C’est aussi là que le restaurant se trouve, attenant à l’hôtel. Un parking juste en face d’une grande véranda et de la salle à manger. Tout est fait avec beaucoup de goût, la véranda permet de prendre un verre et d’également dîner sur une confortable banquette. Cette véranda est probablement l’endroit le plus agréable pour un repas mais la salle derrière n’est pas non plus en reste quoiqu’un peu plus conventionnelle et moins romantique. Dans un coin un bar et des sofas avec de jolies lumières et un mobilier choisis. Si l’idée est de donner à l’endroit un cachet marin, eh bien c’est très réussi ! Vous aurez tout le loisir de par exemple prendre un apéritif à l’une des tables et ensuite de bouger à celle qui vous sera réservée pour votre dîner. Sur celle-ci un pain, des tomates et huile d’olive vous attendent… La carte est plutôt classique et l’on ne vient probablement pas ici pour faire des découvertes gastronomiques mais passer un excellent moment. Une plus du menu, un encart avec les poissons du jour. Nous commencerons avec le classique poulpe à la galicienne. Correctement réalisé mais le poulpe est légèrement caoutchouteux. Ce qui fait la différence pour un tel plat c’est quand celui-ci fond dans la bouche avec des pommes de terre tiède. On pensera que c’est correct. Ensuite une salade de fèves et petits pois à la catalane et huile de menthe. Rafraichissant bien que les fèves soient plutôt rares. Tout ceci est mélangé avec quelques feuilles de salade et quelques menus morceaux peut-être de tête de porc ou quelque chose de similaire. En plat principal, une épaule d’agneau avec pommes de terre au four. Une cuisson longue, une viande fondante. Le fond de sauce manque un peu de finesse et semble contenir de l’épaississant. Pour moi, le filet de morue confit sur lit d’escalivada grillé à la mousseline d’ail doux et pignons. Rien à dire pour la morue qui est bien dessalée, la mousseline apporte une touche suave avec l’ail. Seul regret, l’escalivada qui est un sorte de ratatouille à base d’aubergine, oignons et poivrons rouge est plus que tiède. Avec ce repas un excellent Castillo Perelada 5 Fincas 2009 de l’Emporda, un vin vieillis 21 mois dans des fûts de chêne français et américains avec un goût intense de cerise. L’endroit à énormément de charme et vous y allez vivre un moment privilégié et presque romantique. C’est un lieu parfait pour par exemple venir en couple et passer un délicieux moment. Question restauration, cela reste correcte mais sans plus. Le service est agréable, l’ambiance décontractée mais chic. Si je reviens cela sûrement principalement pour l’environnement avant tout !
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Es Dofi
Es Dofi
18.04.2014, 19:15
http://hedofoodia.blogspot.com.es/2014/04/es-dofi-tamariu.html Que la côte est belle à côté de Begur avec ses calanques... C’est dans le joli petit village de Tamariu que j’avais rendez-vous avec des amis sur les 14 :00 pour un repas-simple de tapas dans un établissement avec vue sur l’eau... Ce genre d’établissement sans prétention, propice à des repas en nombre et où l’on ne compte plus les bouteilles… Es Dofí est l’endroit idéal pour manger des fruits de mer et des poisons de grande fraicheur tout en regardant le bleu de la mer… Dans la journée le seul moyen de venir y manger c’est de d’inscrire sur la longue liste et attendre…. Peut-être 20 minutes…peut-être une heure… On pourra toujours prendre une bière, s’asseoir sur le muret en regardant au loin… Une fois assis à l’une des tables sur la terrasse u à l’intérieur en fonction de la place, il ne sera pas trop difficile de faire son choix car tout est indiqué sur les ardoises qui affichent les pèches du jour. Toute une série de tapas avec des seiches grillées, des calamars à l’andalouse et autres produits de la mer. Pour commencer les connaisseurs du coin conseillent « un rosé de vacancier » de la maison Torres, vous savez ce genre de vin qui ferait plus penser à un sirop grenadine qu’autre chose et que l’on boit sans trop penser à ce qu’il y a dans le verre… Frais, agréable…rien à redire. Et c’est une succession de petites rations que ce repas se fera avec tout d’abord d’excellent couteaux juste grillés à la plancha. Des Sonses qui sont des tout petits poissons locaux que l’on sert comme une friture. Des supions également en friture absolument délicieux. Les meilleurs bocarones que j’aie mangé ; des anchois avec un bon dosage de vinaigre, ail et huile avec des poivrons rouges. Des tranches de pain à la tomate avec du jambon. De délicieux calamars à la plancha. Tout est absolument frais, pas trop gras et préparé comme il se doit. Selon ces amis, la tarte tatin est spécialement bonne… ce que je confirme. Un des nombreux restaurants de Tamariu mais celui-ci est réputé pour être le meilleur dans son genre. En tout cas nous n’avons pas été déçus, c’est simplement parfait.
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La Menta
La Menta
18.04.2014, 09:53
http://hedofoodia.blogspot.com.es/2014/04/la-menta-palamos.html C’est en surfant sur la toile que j’avais repéré cette adresse sur le blog je crois d’un passionné du vin et de cuisine. Et voilà comment d’une simple lecture de quelques pages internet on ressort d’un endroit que l’on peut qualifier de fabuleux. C’est à Palamós que se trouve « La Menta » et la seule chose que je connaissais jusqu’à présent étaient les célèbres gambas qui sont pour moi ce qui existe de mieux. Ancien village de pécheurs, Palamós est une ville entièrement tournée vers la mer et autour d’une baie avec ses vestiges historiques et sa gastronomie. C’est non loin du vieux port qui est entouré de bars et de restaurants que vous pourrez laisser votre véhicule sur un grand parking et en rejoignant la zone piétonne en quelques minutes que vous arriverez sur la rue Tauler i Servià. Sur un coin de rue, une jolie maison au ton jaune ou se trouve cet établissement. Une fois à l’intérieur vous vous sentirez immédiatement à l’aise dans ces petites salles sur deux niveaux. L’endroit est plutôt chic avec un côté un peu rétro ou même art-déco. De belles tables élégamment dressées de nappes blanches, de grandes affiches d’alcools d’antan, des boiseries vertes à mi-hauteur peut-être pour appeler que la table s’appelle « la menthe » et les parties supérieures des murs de couleur jaune. Un espace convivial complété par le charmant et souriant accueil d’Agathe, la femme du cuisinier qui parle aussi le français étant d’origine de Toulouse. En guise de bienvenue, un excellent « shot » de Campari-orange retravaillé avec une « espuma » sur le dessus et accompagné de délicieuses petites olives Manzanilla. Premier regard sur la carte et les suggestions du jour et c’est une longue hésitation car tout à l’air vraiment tentant. Et après quelques discussions et recommandations d’Agathe, nous apprenons que nous pouvons si nous le souhaitons, partager chaque plat en deux assiettes. Et je précise qu’il ne s’agit pas simplement d’apporter une assiette que l’on place au milieu de la table mais de vraiment dresser deux assiettes bien distinctes ! Quelle excellente idée qui n’est que trop rarement proposée ! A vrais dire je pensais trouver ici une cuisine plutôt classique réalisée avec d’excellents produits mais ce fut bien au-delà de nos attentes. Nous commencerons avec une salade de fèves, morue et poitrine de porc Maldonado. Les assiettes arrivent et déjà nous aurons un choc visuel car ce qui nous est amené est visuellement très beau. Une porcelaine au ton bleu ciel et au centre un très beau dressage. La morue parfaitement dessalée et qui ressemblerait presqu’à du poisson frais est entourée de ce magnifique lard de chez Manuel Maldonado qui élève des porcs dans un habitat naturel dans l’Estrémadure (http://www.ibericosmaldonado.com/index_FX_IE_OP.html). Les petites fèves mélangée avec la morue et sur le côté un assortiment de jeunes herbes odoriférantes, de quelques morceaux de pain frits ainsi que quelques touches de sauce romesco à base de noix et de poivron rouge. Cette salade est d’une incroyable justesse dans l’équilibre des saveurs. Seconde entrée avec des sardines du sud marinées, ajoblanco et amandes fraiches. L’ajoblanco est une crème froide typique de l’Andalousie à base d’amande, huile d’olive, de pain et de vinaigre. Changement de type d’assiette avec à nouveau un dressage très soigné. Les sardines sont travaillées comme des anchois, à savoir mariné légèrement dans le vinaigre et si je me rappelle bien une touche de sucre donnant au poisson un goût moins puissant ; en fond le subtil ajoblanco amenant une touche douce et crémeuse, quelques fines tranches de pain croustillant, une tombée d’huile d’olive, des herbes et les amandes. Les associations de saveurs sont à nouveau sublimes. Nous continuerons avec de merveilleuses petites seiches de Palamós à la plancha. C’est plutôt simple… Lorsque l’on aura mangé une fois ces seiches, il deviendra impossible d’en manger d’autres... Minuscules (environ 2 à 3 cm), simplement mais aussi parfaitement grillées à la plancha car elles restent moelleuses et juteuses. Et sur le côté une ligne de sauce qui s’apparenterait probablement a un type de mayonnaise avec une séquence de fines herbes que l’on associe à chaque bouchée. Cette assiette est une merveille de fraicheur avec un produit hors-pair. Avec ce début de repas nous choisirons une magnifique bouteille de Principia Mathematica 2012 élaboré avec le cépage xarel•lo, un vin très soyeux en bouche de Catalogne. En plats principaux, nous choisirons deux poissons. Pour commencer un mérou avec des petits légumes. Arrive à nouveau une nouvelle assiette cette-fois ci noire avec le morceau de poisson cuit à la perfection et une symphonie de tout petits légumes très joliment dressés sur cette grande assiette. De très fines carotte, des fanes d’oignons, des asperges sauvages, du radis et dessous une crème d’aubergine fumée. On va ici à l’essentiel… Un poisson dont les saveurs sont fabuleuses, des légumes cuits à la seconde… Tout est d’une très grande justesse. Nous serons également impressionnés par le Cap Roig (poisson scorpion), un poisson de la famille de la rascasse de couleur rouge et orné de taches brunes. Normalement c’est un poisson avec passablement d’épines sur la tête et les nageoires mais ici on a prélevé les filets. Il nous sera présenté avec une sauce Donostiarra à base de jus de poisson, ail, vinaigre et piment. Quelques pommes de terres poêlée, des tomates confites. Une chaire très savoureuse, une belle texture, à nouveau un plat parfaitement apprêté. Comme desserts, un carpaccio de pomme, pain d’épices et glace de pommes au four. Un dessert d’une très grande gourmandise avec une ingénieuse glace dont le goût de pommes est délicieux, le pain d’épices toasté apporte un côté croquant à l’assiette. Et un surprenant et fantastique pain perdu, glace à la vanille, fruits secs caramélisés et caramel au gingembre. L’assiette est à nouveau plutôt surprenante car a première vue cela ressemblerait plutôt à une crêpe…Mais non, il s’agit de la glace vanille qui a été étendue comme une plaque et ensuite déposée au dernier moment sur la brioche chaude qui a été poêlée. Sur le dessus une touche croustillante avec les fruits et le côté épicé du caramel. Deux vins doux pour accompagner ces desserts ; un Can Sais Privilegi’07 D.O. Emporda. Un vin de la région et un sherry Gutierrez Colosia de chez Pedro Ximenez vraiment très intense en parfum et longueur en bouche. Pour terminer ce fantastique repas, un bonbon liquide de chocolat et noix de coco. Il faut mettre en bouche la boule qui contient un lait de coco au centre, ce qui procure une sensation d’explosion très parfumée. Un petit tour dans la cuisine et une charmante discussion avec le chef Roger et son épouse avec qui qui nous avons discuté (évidement…) de cuisine et de tables… Voici un vrais petit gemme à Palamós où nous avons trouvé un couple plein d’enthousiasme qui a su vraiment nous impressionner avec une cuisines basée sur des produits de grande qualité, des plats qui lorgnent vers la tradition mais revisités avec une très belle touche personnelle et de belles idées. Une table où nous avons passé une délicieuse soirée dans un cadre très « cosy ». Une très belle découverte !
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Tragamar
Tragamar
17.04.2014, 19:34
http://hedofoodia.blogspot.com.es/2014/04/tragamar-calella.html Pour moi la plage de Canadell à Calella est l’une des plus jolies de la Costa Brava et se promener au soleil le long de la mer, un pur bonheur. Je n’avais pas remarqué la dernière fois le Tragamar au fond de la baie car il faut descendre sur la plage pour comprendre que la terrasse est l’une des plus jolies de la plage mais l’intérieur n’est pas non plus lui en reste. Pas de doute, ici c’est l’endroit « huppé » de l’endroit pour autant que l’on considère que le coin soit chic mais sans aucun doute Tragamar est bien fréquenté et l’intérieur a beaucoup de cachet. Une terrasse à deux mètres de la plage, des chaises de toiles, des tables de bois…C’est tout bonnement parfais. Une ancienne maison jaune soleil et des volets en bois. Devant la porte d’entrée, des ardoises affichent les plats du jour. L’intérieur est intelligemment conçu avec un demi-niveau qui permet également d’avoir une vue sur la mer à travers les fenêtres. Des couleurs blanches et bleues, des tables de bois mais plutôt soignées, d’anciennes et grandes photos noir et blanc des retours de pêche, une ambiance un peu survoltée…C’est vraiment l’ambiance mer et plage. En entrant à droite, de vieux plans de travail en bois et des saladiers pour les repas rapides. Dans certains coins de la salle, les bouteilles de vin sont exposées, prêtes à être bues… Possibilité également de prendre un verre au petit bar en bois blanc dans la salle à manger. Tout ceci est joliment structuré et nous invite à passer un bon moment. Un service qui court mais cela fait partie du jeu ! Rapidement un conseil pour une bouteille de vin blanc plutôt fruité et nous voilà avec un vin de Rueda, Palacio de Bornos 2013 bien frais et très plaisant. Sans hésitation je prends de simples sardines à la plancha. Grillées, un peu d’huile, sel et persil... Un moment de pur bonheur même si c’est d’une grande simplicité. Le pain aux tomates avec un peu d’ail…pour accompagner mon entrée. Egalement d’excellentes moules préparées de manière exemplaire avec une très bonne sauce à base de vin, laurier et peut-être un peu de crème. Et comme plat principal, un de mes riz préféré, au poisson et crustacé. Langoustines, crevettes, moules, seiche, et une très bonne sauce avec un riz encore très légèrement croquant. Un endroit parfait pour le début d’après-midi avec presque les pieds dans l’eau, le soleil dans les yeux et une cuisine locale bien réalisée.
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Can Climent Platillos
Can Climent Platillos
17.04.2014, 10:00
http://hedofoodia.blogspot.com.es/2014/04/can-climent-platillos-begur.html Begur est l’un des villages que j’affectionne tout particulièrement en Catalogne et ici pour quelques jours j’ai eu l’envie cette-fois ci de découvrir sur les recommandations d’un ami « foodiste », Can Climent Platillos en pleine vieille ville médiévale. Un restaurant de tapas et non pas un bar à tapas avec une vingtaine de couverts seulement. Evidement réservation plus qu’indispensable car c’est toujours plein ! En plein centre, non loin de l’église vous trouverez ce tout petit établissement au coin d’une rue avec les plats affichés sur une grande ardoise extérieure. Une petite salle au ton blanc et bleu juste en face d’un comptoir où l’on peut également manger qui rappellera les anciennes tavernes de pécheurs. Superbe ambiance…l’endroit est très convivial, Pilar la femme du chef s’attèle a que tout se passe bien. Le chef Sergi Climent a eu travaillé dans le passé chez Martín Berasategui, Celler de Can Roca et de manière plus locale à l’Hostal Satuna. Ceci explique peut-être l’engouement à venir manger ici mais surtout parce que l’on y déguste des tapas innovants ; de belles et originales assiettes. Une carte vous sera apportée avec les « platillos » que l’on doit probablement retrouver tout au long de l’année mais aussi les mets du jour. Généralement l’on prend trois ou quatre tapas par personne ou plutôt « platillos » de 6 à 12 euros chacun. Une bouteille de Rueda JOC en 2012 de Jordi Oliver et c’est parti pour une succession de mets à partager. Pour patienter quelques olives farcies aux anchois de l’Escala et sauce Martini. Comme nous sommes tout prêt de cette ville, autant démarrer avec ceci, ici intelligemment associé au Martini. Finalement un cocktail inversé ! Une astuce que je me rappellerai. Le carpaccio de pieds de porc, langoustines et vinaigrette de fruits secs est plutôt étonnant et délicieux. De fines tranches de cette charcuterie plutôt rare, les langoustines chaudes et moelleuses, la petite sauce adoucie par les fruits. J’ai beaucoup apprécié la salade de poulpe, petits légumes verts à la vinaigrette au paprika. Présenté comme un cannelloni, les lamelles de poulpes entourent une julienne de légumes croquants et sur le dessus une sauce semblable à celle du poulpe à la galicienne. Pommes de terre violette et asperge pour ajouter de la couleur. Probablement un des plats les plus demandés, la lasagne translucide farcie aux cèpes, feuilles de roquette et sel de bacon. Une feuille de riz farcie généreusement de champignons, de quelques feuilles de roquette et du bacon traité comme des gratons. Une assiette très gourmande. Les brochettes de langoustines et mayonnaise aux fruits de la passion m’ont surprise surtout pour cette délicieuse mayonnaise fruitée. Une autre idée à retenir ! Autre bouteille de vin rouge de l’Emporda, un Tu Rai… des Pyrénées. Un vin de table très agréable. Un pigeon en deux cuissons : pastilla et poêlé. Le pigeon est délicieux et bien rosé comme il se doit, dommage peut-être que le fond de sauce contienne de l’épaississant. La menthe sur le dessus, une belle idée. Magnifique cochon de lait à l’orange, gingembre et crème de potiron. Le porc fond dans la bouche, la sauce orange-gingembre est parfaite. Un très grand plat, le poisson de la méditerranée : petits poireaux, bergamote. Le poisson est cuit sur l’arrête, les jeunes poireaux sont presque doux et le beurre parfumé à la bergamote absolument vertigineux en ce qui concerne les saveurs. La bergamote étant un agrume dont on n’utilise que le zeste. Un peu déçu par les desserts avec la mousse au chocolat, poivre de Sichuan, safran et gruaux de cacao. La crème catalane au lait de brebis du ripolles et framboises fut correcte. Comme Begur fut à une époque le point de départ pour la Havane et qu’il y a même un festival cubain chaque année en l’honneur des navigateurs, des mojtos avec du vieux rhum de 7 ans… Un endroit a ne pas manquer à Begur où vous passerez sans aucun doute une délicieuse soirée !
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Josée Lavanchy
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I like: Bien manger pour un rapport qualité-prix pas surréaliste. déguster des mets traditionnels goûteux ou découvrir de nouvelles saveurs.

I don't like: Le personnel mal élevé qui ne réalise pas que nous payons les salaires et tout le reste... Des portions de moineau pour des ardoises surfaites!

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