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Marie-Anne Pollaud-Duliand's food guide

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La Kuzina
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Than-Hai
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La Salle à Manger des Chartrons
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Meson La Venta
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Nutelleria
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La Salle à Manger des Chartrons
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L'Escorial
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La Tupina
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Le Chapon Fin
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Baud et Millet
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A Cantina
A Cantina
27.01.2012, 10:55
A Cantina est un bistro corse qui se trouve là où était jadis installé l'Amazonia. Changement de décor pour ce bel établissement qui propose notamment de très nombreuses références de vin, bien évidemment corses (mention spéciale au Domaine Santa Maria 2007, Patrimonio), et des sortes de "tapas" parmi lesquels de surprenantes sucettes de thon au sésame et un crumble au fromage de chèvre et aux pistaches, le tout accompagné de patatas maison au fromage corse. J'ai fini le repas avec un Tiramisu corse (biscuits corses, et une sorte de Nutella maison corse) à l'image de tout le repas, délicieux. Un bon rapport qualité/prix (hors vins), des plats qui sortent un peu de l'ordinaire et un personnel adorable et prévenant.
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Les Mille et une Nuits
Les Mille et une Nuits
31.12.2011, 09:55
Les Mille et Une Nuits est pour certains expatriés libanais et/ou français d'origine libanaise le meilleur restaurant libanais de Bordeaux. La cuisine libanaise se compose effectivement de mezze, qui sont un assortiment de plats typiques à picorer (de préférence en groupe). On retrouve ainsi hummus (purée de pois chiches), moutabbal (caviar d'aubergines), falafel (boulettes de pois chiches), kebbé (boulettes de viande farcies au blé concassé), bastorma (boeuf séché), fatayer (beignets aux épinards, au fromage frais ou à la viande), grillades au feu de bois, etc, à foison, joliment présentés et délicatement épicés. En dessert, un très bon flan au lait, très simple, mais néanmoins surprenant. Le rapport qualité/prix est excellent (les ingrédients, et plus spécialement les viandes, sont délicieuses; et je ne parle même pas du hummus, dont je suis jalouse) et le service particulièrement rapide et prévenant, puisqu'il explique aux néophytes les particularités de chaque plat et la manière dont il se mange traditionnellement. La décoration est relativement simple, mais l'ambiance est tamisée, idéal pour de calmes soirées entre amis ou un dîner entre amoureux. Si vous aimez une cuisine qui sort un peu de l'ordinaire, je vous le conseille vivement.
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Il Borsalino
Il Borsalino
28.10.2011, 09:16
Un petit resto sicilien qui ne paie pas de mine au premier abord, lové entre deux cafés philo du côté de la rue Bouquière, mais qui s'avère une de mes meilleures découvertes gastronomiques à ce jour. A la carte, des antipasti, des plats à base de pâtes et des plats à base de viande, ainsi que des desserts et évidemment une carte des vins tout à fait satisfaisante proposant autant du Lambrusco que du Moscato d'Asti, qui sont évidemment des classiques. De manière générale ce parti pris de ne pas proposer des pizzas est particulièrement intéressant, d'autant que la qualité des ingrédients et les pâtes faites maison sont à la hauteur de l'excellente réputation de l'établissement. Deux menus à 22 et 28 € respectivement, avec des suggestions originales et très alléchantes. J'ai donc pris des raviolis aux noix avec une sauce à la gorgonzola absolument sublime et mon compagnon des raviolis au speck et au pistou sicilien, là encore un délice. Le tout arrosé d'un petit Lambrusco dell'Emilia. En dessert, un très bon fondant au chocolat avec crème anglaise d'une part et une pannacotta aux fruits rouges d'autre part, qui finissent le repas sur une note ravissante. La serveuse était particulièrement prévenante et souriante, et les cuisiniers on ne peut plus italiens (ayant reconnu non seulement le parler italien mais aussi la fameuse gestuelle). La décoration est simple et relativement commune. (A noter la présence du drapeau sicilien et d'une carte de la Sicile cependant). Conclusion: oui, Il Borsalino mérite sa place parmi les meilleurs restaurants italiens de Bordeaux. Parce que la cuisine est excellente, parce que le service est authentique, souriant et très rapide et parce que certaines associations d'ingrédients sont un véritable poème culinaire. Je suis tout simplement conquise.
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Le Café du Port
Le Café du Port
13.09.2011, 10:48
Situé dans un cadre idyllique affleurant la Garonne, avec une superbe vue sur le Pont de Pierre, le Café du Port est certainement l'un des établissements les mieux situés (avec l'Estacade un peu plus haut) de Bordeaux. Nous y sommes allés accompagnés d'une trentaine de japonais, ravis de découvrir notre région, et effectivement conquis par le lieu. La décoration oscille entre le vintage maritime et le hangar populaire, aérien et lumineux avec de belles baies vitrées donnant sur le fleuve. Nous étions pour notre part installés dans la véranda donnant sur la terrasse d'extérieur. Le repas était bon: en apéritif, de simples petits vols au vent au fromage de chèvre avec des tomates cerise et du magret, en entrée, un tartare de daurade, en plat principal, magret de canard/légumes vapeur/gratin de pommes de terre, et en dessert un financier au chocolat; mais il manquait un je-ne-sais-quoi qui aurait pu le rendre véritablement excellent et original (j'ai beaucoup aimé le tartare de daurade personnellement). Je dirais que le poisson et les fruits de mer sont de bonne qualité. Belle sélection de vins, quoique relativement classique: on ne sort pas ici des sentiers battus. L'un de nos invités japonais a eu l'extrême gentillesse de payer un Château Phélan Ségur 2006 à la tablée, une bonne cuvée puissante s'accordant très bien avec notre magret. Le service est cordial, serviable, et avenant. Rien à dire de ce côté là.
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Restaurant la raclette
Restaurant la raclette
11.08.2011, 12:06
Le Restaurant la Raclette propose un concept éminemment simple: une raclette ou une fondue savoyarde à partager entre amis (prix moyen par personne: 15€). Partant de ce postulat, si vous n'aimez pas particulièrement le fromage, passez votre chemin. J'ai testé cet établissement un soir de décembre avec mon compagnon, et le moins qu'on puisse dire, c'est que la raclette, ce n'est pas particulièrement romantique. C'est un plat convivial, le contexte n'était donc pas idéal. En revanche, la raclette se présente sous forme de meule, à gratter pour faire glisser le Saint-Graal fondu sur de belles pommes de terre. Le fromage est bon, mais n'étant pas une spécialiste de raclette, je dirais simplement que c'est comme toute raclette: il y en a toujours trop, ça pèse sur l'estomac, mais qu'est ce que c'est bon!!! La décoration est chaleureuse mais pas particulièrement originale. En revanche, et c'est un gros point négatif, il fait très très chaud, et surtout en hiver. L'accueil est plutôt froid et conventionnel, rien de particulier. En conclusion, le restaurant ne se démarque pas particulièrement du lot, le concept est sympa, mais allez-y entre amis.
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A Cantina est un bistro corse qui se trouve là où était jadis installé l'Amazonia. Changement de décor pour ce bel établissement qui propose notamment de très nombreuses références de vin, bien évidemment corses (mention spéciale au Domaine Santa Maria 2007, Patrimonio), et des sortes de "tapas" parmi lesquels de surprenantes sucettes de thon au sésame et un crumble au fromage de chèvre et aux pistaches, le tout accompagné de patatas maison au fromage corse. J'ai fini le repas avec un Tiramisu corse (biscuits corses, et une sorte de Nutella maison corse) à l'image de tout le repas, délicieux. Un bon rapport qualité/prix (hors vins), des plats qui sortent un peu de l'ordinaire et un personnel adorable et prévenant.
Je pense qu'un bon vin corse doit être carafé avant d'être bu, le nôtre était légèrement carbonaté. Après une demie heure de repos, il était parfait. Les vins sont onéreux pour ma pauvre bourse d'étudiante sans le sou. Il n'y a pas assez de fromage corse sur les patatas! ;)
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Les Mille et Une Nuits est pour certains expatriés libanais et/ou français d'origine libanaise le meilleur restaurant libanais de Bordeaux. La cuisine libanaise se compose effectivement de mezze, qui sont un assortiment de plats typiques à picorer (de préférence en groupe). On retrouve ainsi hummus (purée de pois chiches), moutabbal (caviar d'aubergines), falafel (boulettes de pois chiches), kebbé (boulettes de viande farcies au blé concassé), bastorma (boeuf séché), fatayer (beignets aux épinards, au fromage frais ou à la viande), grillades au feu de bois, etc, à foison, joliment présentés et délicatement épicés. En dessert, un très bon flan au lait, très simple, mais néanmoins surprenant. Le rapport qualité/prix est excellent (les ingrédients, et plus spécialement les viandes, sont délicieuses; et je ne parle même pas du hummus, dont je suis jalouse) et le service particulièrement rapide et prévenant, puisqu'il explique aux néophytes les particularités de chaque plat et la manière dont il se mange traditionnellement. La décoration est relativement simple, mais l'ambiance est tamisée, idéal pour de calmes soirées entre amis ou un dîner entre amoureux. Si vous aimez une cuisine qui sort un peu de l'ordinaire, je vous le conseille vivement.

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Un petit resto sicilien qui ne paie pas de mine au premier abord, lové entre deux cafés philo du côté de la rue Bouquière, mais qui s'avère une de mes meilleures découvertes gastronomiques à ce jour. A la carte, des antipasti, des plats à base de pâtes et des plats à base de viande, ainsi que des desserts et évidemment une carte des vins tout à fait satisfaisante proposant autant du Lambrusco que du Moscato d'Asti, qui sont évidemment des classiques. De manière générale ce parti pris de ne pas proposer des pizzas est particulièrement intéressant, d'autant que la qualité des ingrédients et les pâtes faites maison sont à la hauteur de l'excellente réputation de l'établissement. Deux menus à 22 et 28 € respectivement, avec des suggestions originales et très alléchantes. J'ai donc pris des raviolis aux noix avec une sauce à la gorgonzola absolument sublime et mon compagnon des raviolis au speck et au pistou sicilien, là encore un délice. Le tout arrosé d'un petit Lambrusco dell'Emilia. En dessert, un très bon fondant au chocolat avec crème anglaise d'une part et une pannacotta aux fruits rouges d'autre part, qui finissent le repas sur une note ravissante. La serveuse était particulièrement prévenante et souriante, et les cuisiniers on ne peut plus italiens (ayant reconnu non seulement le parler italien mais aussi la fameuse gestuelle). La décoration est simple et relativement commune. (A noter la présence du drapeau sicilien et d'une carte de la Sicile cependant). Conclusion: oui, Il Borsalino mérite sa place parmi les meilleurs restaurants italiens de Bordeaux. Parce que la cuisine est excellente, parce que le service est authentique, souriant et très rapide et parce que certaines associations d'ingrédients sont un véritable poème culinaire. Je suis tout simplement conquise.

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Situé dans un cadre idyllique affleurant la Garonne, avec une superbe vue sur le Pont de Pierre, le Café du Port est certainement l'un des établissements les mieux situés (avec l'Estacade un peu plus haut) de Bordeaux. Nous y sommes allés accompagnés d'une trentaine de japonais, ravis de découvrir notre région, et effectivement conquis par le lieu. La décoration oscille entre le vintage maritime et le hangar populaire, aérien et lumineux avec de belles baies vitrées donnant sur le fleuve. Nous étions pour notre part installés dans la véranda donnant sur la terrasse d'extérieur. Le repas était bon: en apéritif, de simples petits vols au vent au fromage de chèvre avec des tomates cerise et du magret, en entrée, un tartare de daurade, en plat principal, magret de canard/légumes vapeur/gratin de pommes de terre, et en dessert un financier au chocolat; mais il manquait un je-ne-sais-quoi qui aurait pu le rendre véritablement excellent et original (j'ai beaucoup aimé le tartare de daurade personnellement). Je dirais que le poisson et les fruits de mer sont de bonne qualité. Belle sélection de vins, quoique relativement classique: on ne sort pas ici des sentiers battus. L'un de nos invités japonais a eu l'extrême gentillesse de payer un Château Phélan Ségur 2006 à la tablée, une bonne cuvée puissante s'accordant très bien avec notre magret. Le service est cordial, serviable, et avenant. Rien à dire de ce côté là.
Il manque quelque chose aux plats. Je ne saurais dire quoi mais je suis un peu restée sur ma faim.
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Le Restaurant la Raclette propose un concept éminemment simple: une raclette ou une fondue savoyarde à partager entre amis (prix moyen par personne: 15€). Partant de ce postulat, si vous n'aimez pas particulièrement le fromage, passez votre chemin. J'ai testé cet établissement un soir de décembre avec mon compagnon, et le moins qu'on puisse dire, c'est que la raclette, ce n'est pas particulièrement romantique. C'est un plat convivial, le contexte n'était donc pas idéal. En revanche, la raclette se présente sous forme de meule, à gratter pour faire glisser le Saint-Graal fondu sur de belles pommes de terre. Le fromage est bon, mais n'étant pas une spécialiste de raclette, je dirais simplement que c'est comme toute raclette: il y en a toujours trop, ça pèse sur l'estomac, mais qu'est ce que c'est bon!!! La décoration est chaleureuse mais pas particulièrement originale. En revanche, et c'est un gros point négatif, il fait très très chaud, et surtout en hiver. L'accueil est plutôt froid et conventionnel, rien de particulier. En conclusion, le restaurant ne se démarque pas particulièrement du lot, le concept est sympa, mais allez-y entre amis.
L'accueil très (trop?) froid
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Grande adepte de gastropubs depuis mon enfance car élevée au Royaume-Uni, c'est donc avec plaisir que je me rends dans ce type d'établissements, tout en sachant parfaitement que n'est ni une grande découverte culinaire, ni une adresse qui se dégage particulièrement du lot, mais simplement une ambiance feutrée et typique de pub irlandais. Au menu, les standards de la cuisine anglo-saxonne: Fish & Chips, Beef & Beamish Pie, Big Irish Breakfast ou encore Pork Ribs (prix moyen: environ 8,50€), avec évidemment les fameux crumbles ou cheesecakes en dessert (prix moyen: environ 4,50€) (à tester tout de même, le Bailey's Cheesecake, ne serait-ce que parce que l'association est surprenante) et évidemment un large choix de bières pour passer une agréable soirée entre amis. La cuisine est donc plutôt bonne, mais comme on dit elle ne casse pas trois pattes à un canard! Les prix sont en revanche très correct, parfait pour les fins de mois difficiles. La décoration en revanche est particulièrement soignée, ambiance typique de pub irlandais avec drapeaux, meubles en bois lasuré, des touches de vert, lumières tamisées; il en va de même pour la sélection musicale, plutôt commune mais pas aggressive. Parfait pour un dimanche soir de novembre si l'on s'ennuie :) Le personnel, enfin, est très sympathique, jeune, dynamique, et surtout anglophone. Le pub se trouve au pied de l'arrêt "Chartrons" (ligne B du tram), il est donc particulièrement accessible.
La cuisine, bien que plutôt bonne, ne se dégage pas franchement du lot, que ce soit par la qualité des ingrédients sélectionnés ou l'originalité de ses plats. Raison pour laquelle je n'ai donné qu'une note moyenne.
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Cet établissement m'a été recommandé à de très nombreuses reprises par des proches, amis et connaissances, et je dois dire que je n'ai pas été déçue! Voici donc mes impressions de Elio's Ristorante, un beau restaurant sarde aux abords du Grand Théâtre. Présenté via une typographie vintage type imprimerie du XIXème, le menu regorge de petites perles culinaires (du moins de ma perspective de néophyte de la gastronomie sarde...): des entrées (moyenne de prix: 8 €) comme la salade de feuilles d'épinard au basilic, à l'huile d'olive, au pecorino et aux noisettes ou un pôelon de moules à la tomate, des plats individuels (moyenne de prix: 15 €) comme des maccheronis au lard de montagne et fromage de brebis, ou encore des raviolis de fromage frais au safran avec des zestes d'agrumes, des assortiments de plusieurs plats comme le Su Spuntinu à 15 € (salade d'épinards au basilic, à l'huile d'olive, au pecorino et aux noisettes grillées / sardines panées avec sauce tomate épicée / assortiment de charcuteries artisanales / spaghettis assaisonnés à l'ail, à l'huile d'olive, à la tomate fraîche et au pecorino) ou le surprenant Su Pastu à 29 € (avec la salade d'épinards, les sardines, l'assortiment de charcuteries et un caviar d'aubergines en entrée, des raviolis de fromage frais et safran ou des boulettes de blé dur toastés avec une pôelée de palourdes en plat principal, et un tiramisu sarde ou un flan au lait et aux agrumes en dessert) ou enfin un Repas de Légumes à 33 € avec un bel assortiment de plats végétariens. La carte propose également des eaux de vie et liqueurs très originales, ainsi que des boissons sortant de l'ordinaire (une infusion de thym frais) et une belle sélection de vins typiques. Les desserts, enfin, consistent en des alliances originales de fromage de brebis et agrumes. Pour les grandes faims, un bol de crème glacée maison à partager s'impose: fleur de lait aux zestes de citron, fleur de lait au coulis de fèves de caroubier ou encore fleur de lait au miel et éclats d'amande. La cuisine sort donc de l'ordinaire (au vu de la cohorte de restaurants italiens sur Bordeaux), fraîche, simple, extrêmement copieuse avec des produits d'excellente qualité. Un plaisir pour les yeux et les papilles! La décoration, rustique, rappelle à certains égards les restaurants traditionnels que l'on peut effectivement trouver en Italie (notamment la Toscane, pour y avoir été moi-même): murs en pierre apparente, peintures volontairement désuètes, grandes tables en bois, vaisselle en terre cuite, plateaux de bois où sont présentés fromages et charcuteries, le tout avec une belle vue sur le cours du Chapeau Rouge. (Mention spéciale à la tête de sanglier empaillée qui trône au-dessus d'une vieille cheminée!) Le personnel est simple et souriant, rien à dire là-dessus, d'autant qu'on peut effectivement demander un doggy bag pour les plats très copieux qu'il est quasiment impossible de terminer seul, à moins d'avoir été à jeun les deux jours précédents. :) En conclusion donc, un très bon rapport qualité/prix, des plats savoureux, copieux, simples mais toutefois originaux, une décoration vintage très agréable, un personnel sympathique: que dire de plus? Ah si: on en redemande!!!

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Nombreux sont ceux qui estiment avoir un petit restaurant japonais fétiche auxquels ils se rendent pour leur dose mensuelle de cuisine nippone. Un Soir à Shibuya est désormais "mon" petit restaurant japonais. Outre trois formules avec un rapport qualité/prix très satisfaisant (menu à 10€, ce que j'ai pris moi-même, proposant une soupe miso, un assortiment de trois "plats" parmi nigiri au saumon, maki au saumon, sashimi au saumon, tempura (beignets de légumes) et brochettes de poulet accompagnés de riz et de sauce soja ainsi qu'une salade de fruits en dessert; un menu à 13€ sur le même principe avec 4 "plats" au choix; et un menu à 17€ qui fonctionne comme un assortiment), l'établissement propose également des okonomiyaki à la carte (une sorte de crêpe typiquement japonaise), fait rare car je crois savoir que c'est le seul sur Bordeaux! Le reste du menu est de la teneur d'un restaurant japonais classique, à ceci près que c'est très bon, très copieux, avec des ingrédients de qualité! La nourriture est savoureuse et simple, et comme me l'a expliqué le patron, à moitié adaptée à nos papilles européennes (dans la mesure où il suit les préférences de ses clients) tout en gardant une authenticité gastronomique à laquelle il tient tout de même énormément. La décoration est sobre et belle, avec du papier peint feutré au mur, une petite guirlande type cerisier, et des tons de prune et bois sombre pour le mobilier. La vaisselle et les couverts sont choisis avec le même soin (mention spéciale à leurs étonnantes carafes d'eau!) avec harmonie. C'est donc un cadre apaisant et calme dans lequel on peut tranquillement savourer nos plats. Enfin, le patron est particulièrement serviable (nous expliquant comment déguster les plats de la meilleure façon qui soit), abordable (il a deviné que j'étais bloggeuse culinaire car je mitraillais les plats avec mon Canon) souriant et prévenant. Un vrai petit Jap' comme je les aime. Je vous le conseille vivement!

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Une petite précision: le Flam's est une chaîne et je la note donc en tant que telle. Cet établissement en particulier se situe à quelques pas seulement de l'Avenue des Champs-Elysées (pour faire simple, c'est la ruelle perpendiculaire à l'angle du Disney Store des Champs), il est donc très bien situé après avoir arpenté les rues de la capitale toute la journée. Le Flam's est donc un restaurant au concept très simple: tous les établissements proposent des flammekueches salées et/ou sucrées (cela dépend évidemment du menu choisi) à volonté. Elles sont servies sur des plateaux en bois avec un découpe-pizza et la tablée se la partage. Cette technique permet aussi de commander et de recevoir très vite car le personnel nous demande de choisir une deuxième variété de flammekueche en amenant la première. Il existe plusieurs variétés de flammekueche: les "terroirs" dont l'authentique traditionnelle que nous connaissons tous (la meilleure), gratinée, champignons frais; les "créations", avec par exemple la chèvre-miel, la tartiflette, l'ensoleillée (chèvre, tomate, courgette, basilic), la Persane (boeuf haché, aubergines, épices, coriandre, emmental, oignons) ou encore la 100% Légumes. Côté flammekueches sucrées, on a la pomme-cannelle, la banane-chocolat ou encore la pomme flambée au calvados. Le prix est tout à fait raisonnable, je le conseille plus particulièrement aux groupes d'amis car la flammekueche, par nature, se partage à plusieurs! :) La chaîne propose donc un menu à 11,70€ avec entrée et "Flam's Terroir et du Moment à volonté", un menu à 13,20€ avec "Flam's Terroir et du Moment à volonté" et dessert, un menu à 16,50€ (apéritif, "Flam's salées à volonté", dessert) et enfin un menu à 18,20€ (apéritif, entrée, "Flam's sucrées et salées à volonté), le tout arrosé des habituels vins d'Alsace AOC (un petit Gewurztraminer Vieilles Vignes très sympa pour 4,50€/verre, par exemple). La décoration est simple et chaleureuse, rien de particulier mais suffisamment accueillant, surtout en hiver lorsqu'il fait un froid de canard dehors. Pour ma part, j'ai trouvé que le personnel était sympathique, dynamique et efficace. A noter que les lycéens et étudiants bénéficient de tarifs préférentiels, ce qui est vraiment une bonne initiative.
Pour prendre un menu "à volonté", toute la tablée doit commander le même menu. Ce n'est bien entendu pas du niveau d'une belle cuisine traditionnelle d'une taverne authentique au coeur de l'Alsace, certes! Mais cela reste bon pour une soirée amusante entre amis ou une grande tablée familiale. Il faudrait quand même qu'ils prennent garde à ne pas carboniser leurs pauvres flammekueches, la croûte est vraiment trop noircie à mon goût. C'est bondé, tous les soirs, pour avoir essayé en semaine et le week-end. Victime de son succès, certainement. Les toilettes au premier étage, du moins pour cet établissement, ce n'est pas très accessible pour les handicapés. A améliorer donc.
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Le Cambridge Arms ravive à bien des égards les souvenirs culinaires de mon enfance en Angleterre. Outre les grands classiques de la cuisine traditionnelle anglaise (Fish & Chips pour 8,50€, Big English Breakfast pour 8,40€), on retrouve également les fameuses "pies" ou tourtes pour les (très) grandes faims: Chicken & Mushroom Pie, Beef & Beamish Pie ou Ham & Leek Pie pour seulement 8,50€. Ajoutez à cela des desserts typiquement anglais (je vous conseille leur Apple Crumble ou leur Lemon Cheesecake pour 4,50€) et une belle sélection de bières, et vous avez là un bon petit gastropub comme on les aime. La décoration est intimiste et délicieusement old-fashioned avec vieux meubles, tableaux vintage et surtout drapeaux de plusieurs pays anglophones qui ornent le plafond L'établissement possède également une terrasse sur la Place des Chartrons, idéal pour un déjeuner entre collègues ou amis. Le personnel est souriant et bien évidemment anglophone, et la rapidité du service reste correcte.

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Lunch with a friend

Le Bistro du Rhône
Le Bistro du Rhône
25.03.2012, 09:37
Voila une sensationnelle adresse que celle de Sophie et Patrice Cavoret, à l’écart de l’effervescence de la vieille-ville d’Annecy. Tout d’abord Il faut réellement connaitre l’endroit car rien ne vous laisserait supposer qu’une telle table existe coincée sur une placette et entre quelques HLM. Ne vous fiez donc aucunement aux attrapes-touristes le long du Thiou et faites dix minutes de marche pour découvrir quelque chose d’un peu d’inattendu. Même si vous vous demandez ou vous êtes arrivé en voyant la devanture de l’établissement, franchissez-en la porte et vous vous retrouverez dans une jolie salle de bistro où tout de suite l’on se sent bien. Une décoration assez moderne et plaisante, des murs couleur caramel, des toiles d’artistes lorgnant vers les couleurs rouges ; au fond la cuisine et le bar. Les tables de bois contemporaines type bouleau sont simplement apprêtées avec de la vaisselle et verres. Ce qui vous frappera probablement dès le départ, c’est l’accueil vraiment chaleureux de Sophie Cavaret qui tout au long de ce repas a été d’une extrême amabilité, gentillesse, efficacité pour une salle plein de plus de quarante couverts et également de bon conseil. Soit l’on peut manger à la carte soit au menu (qui d’ailleurs se trouve sur leur site). Deux menus le soir, celui du marché et un autre intitulé menu-carte du bistro où l’on choisit une entrée, un plat et un dessert parmi une vingtaine d’assiettes. De la cuisine simple et préparée sur le rythme des saisons avec de jolies assiettes qui vraiment représentent ce qui peut se faire de mieux dans cette catégorie bistro. Des références à la Savoie mais aussi à Lyon ou même quelques jolies créations. Après avoir été offert du pain grillé avec un peu de rillettes et ensuite une petite cassolette de volaille au curry comme amuse-bouches, nous avons reçu nos entrées. Un délicieux risotto crémeux, émietté de homard et crevettes sautées. Un riz cuit à la précision avec un fond de sauce type bisque parfaitement maitrisé, quelques morceaux de homard vraiment tendres et une crevette snackée, dans une jolie assiette creuse noire. Vraiment un plat gourmand comme je les aime ! L’autre entrée était un pressé de cuisse de canard confite au foie gras, râpé de carottes rouges aux agrumes. Une goûteuse terrine accompagnée d’un chutney de tomate parfumé aux graines de coriandre, d’une petite salade, le tout avec la touche croquante des carottes. Vraiment deux belles entrées. Le grand moment de ce repas fut avec le plat principal, la presa de porc « duroc de batallé » jus au miel (cochon noir d’Espagne AOC très goûteux). Une découverte pour moi que cette viande absolument incroyable qui me fait peut être dire que ce fut une des meilleures viande de porc (pardon cochon..) que j’aie pu manger ! Cette viande a comme particularité une graisse intramusculaire qui lui procure ce moelleux et ce goût, une texture particulièrement tendre et une couleur qui la caractérisent et la distinguent des autres. Si l’on ne vous dit pas de quoi il s’agit, vous probablement penserez à un filet de veau cuit à basse température. Ici, servit rosé avec un fond de sauce vraiment succulent, pas trop puissant, permettant de réellement apprécier la saveur de la viande ; quelques petits légumes et une impeccable rosace de pommes de terre. Une vraie réussite gustative. Les desserts du jour sont affichés sur les ardoises au fond de la salle. Des desserts classiques mais à nouveau parfaitement réalisés : un riz au lait coulis de fraise et un palet mangue poêlée de fraise. Le service est mené principalement deux personnes dont Sophie Cavaret, rapide et efficace avec une sacrée touche de professionnalisme, ce qui est presque un exploit quand on sait que la salle peut accueillir autant de couverts. Il faut néanmoins mentionner que les tables sont très rapprochées, ce qui pourrait en déplaire à plus d’un… Cela ne m’a aucunement gêné, mais il faut simplement le savoir ! A noter également une très belle carte de vins avec quelques merveilles comme les raretés de chez Guigal comme les côte-rôtie « La Landonne ; Turque et Mouline » mais aussi un beau choix de vins du sud et de la vallée du Rhône à des prix plus raisonnables... Nous avons pris la sélection du mois, un Vin de Vienne Réméage 2009 de chez Gaillard, Cuilleron, Villard, plus léger que la gamme des Sotanum et Heluicum mais parfait pour accompagner ce repas. Il faut aussi savoir que Sophie et Patrice Cavoret sont « d’anciens » de chez Paul Bocuse et ont également travaillés un certain nombre d’années en «Relais & Châteaux », ce qui explique cette grande maitrise de la table et du service, tout cela dans une ambiance décontractée. Je garde le plus beau pour la fin…ou pour la faim…. Ce menu est à 32 Euros ! Impossible de trouver un meilleur rapport qualité/prix... Tout bonnement incroyable. Assurément un des (ou le ?) meilleurs bistro d’Annecy !
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Le Rectiligne
Le Rectiligne
21.03.2012, 09:07
« Course d’école » hier soir pour un petit groupe de gourmands de l’autre coté de la frontière dans l’Ain au Rectiligne… Il y a bien longtemps, Bruno Pucheu était le chef du Chanteclair de Ferney-Voltaire, qui auparavant travailla chez Gagnaire, et au Gourmandin de Lyon. Et c’est au bord du lac de Divonne-les-Bains que nous avons trouvé son établissement dont l’intérieur est assez moderne et plutôt dans le style Starck, design "chic" et épuré, inspiré de l'école Bauhaus et des designers scandinaves avant-gardistes des années cinquante et soixante. Un peu de granite, des éclairages assez doux, des chaises plutôt stylisées en plexiglas, des moquettes violettes. Il y a un coté presque Nordique, voire même un peu austère. L’espace entre les tables est plutôt agréable permettant ainsi d’avoir un peu d’intimité sans que les voisins ne puisent réellement discerner ce que vous dites. Premier signe positif, l’accueil. Vous êtes attendu ! Quelques serveurs se sont immédiatement occupés de nous et nous installèrent autour d’une des sympathiques grandes tables donnant sur les baies vitrées avec une vue plongeant sur le lac. Évidemment la nuit vous ne verrez pas grand-chose mais cela doit être bien agréable l’été. La carte est très belle et comporte un certain nombre de menus tous plus alléchants les uns que les autres. Ma première crainte finalement tout à fait infondée, fut de trouver une cuisine moderne privilégiant les aspects trop techniques, une cuisine moléculaire qui souvent est un phénomène de mode au lieu d’être une réelle évolution dans la cuisine. Un plat doit être construit, associer des saveurs, des consistances, des couleurs, des textures et des produits de première qualité. Moléculaire ou non, c’est l’émotion qui doit primer. Eh bien j’ai été fortement séduit ! Le choix des convives fut un peu complexe, entre ceux qui ne « voulaient pas de veau », ceux qui « ne voulaient pas trop manger », ceux qui voulaient changer de dessert et j’en passe... C’est avec le sourire que le très efficace maitre d’hôtel s’est montré tout à fait accommodant et donna satisfaction à chacun d’entre nous ! Résultat des courses, des menus « Eveil des sens » à 80 Euros et des menus « Saveurs Marines » à 66 Euros. Finalement entre les passages d’assiettes et les changements, je me contenterai d’évaluer ce que j’ai dégusté.. Après avoir sélectionné un Saint Véran Dom. R. Lassarat comme apéritif et vin d’accompagnement des entrées, un premier amuse-bouche composé d’une sucette au parmesan, et de deux petits cornets type bricelets, l’un je crois avec une émulsion d’olive (à confirmer) et concassé d’olives noires, l’autre à la féra avec une julienne de pommes granny-smith. Agréable, sans être bouleversant, les cornets étant légèrement trop sucrés et peut-être trop de biscuit et pas assez de remplissage, mais rien de déplaisant. Le second amuse-bouche fit l’unanimité des convives autour de la table : une crème brulée au foie-gras, julienne de Granny Smith avec une émulsion également à la pomme Granny-Smith. C’est avec un chalumeau que le maitre d’hôtel vient finaliser la verrine dans laquelle se trouve une délicieuse mousse réalisée à base de foie qui prodigieusement n’était ni lourde ni écœurante. Au dessus de cette verrine, il vient caraméliser une mousse probablement hautement sucrée afin de la transformer en un quelque chose d’un peu collant. L’émulsion un peu acidulée balance parfaitement le goût du foie-gras et c’est avec un énorme plaisir que nous avons apprécié cette mise en bouche. Alors que généralement le foie-gras en entrée est devenu presque banal et souvent peu inventif, j’ai été bluffé par ce foie-gras au café, gelée de Kalhua, cube de rhubarbe. Un magnifique dressage rappelant plutôt un dessert mais surtout une impression de saveur nouvelle. Une réussite exceptionnelle pour l’assemblage de café et de foie gras où les deux produits s’expriment pleinement en se complétant sans que l’un domine l’autre. Peut-être juste un bémol pour le biscuit qui était à mon avis un peu trop gras. Pour suivre des Saint-Jacques pochées au lait de coco, pois gourmands croquant au sésame noir. Un clin d’œil un peu trop marqué vers l’Asie avec des saveurs trop marquées et écrasantes. Je regrette que les noix ne fussent pas snackées leur donnant un coté un peu croustillant sur le dessus et les goûts trop puissants de l’huile de sésame, de la pâte de cacahuète dans la sauce, donnant un coté un peu trop thaïlandais. Nous avons accompagné ces assiettes d’un Pouilly Fumé « Petit Fumé » de chez Michel Redde qui était moins agréable en bouche que son prédécesseur de Bourgogne. Ensuite, un homard servi croustillant, poêlée d’artichauts à la truffe, croûte à l’encre de seiche, billes de rutabaga qui m’a aussi laissé une impression de vouloir « trop en faire » sur l’assiette. Un peu trop de goût de friture pour le homard, un fond de sauce trop puissant pour l’accompagner et certes, une esthétique croûte noire probablement créée avec de la chapelure, apportant un très beau visuel, mais un peu trop beurrée et sans trop de goût. La plus belle réussite fut selon moi le quasi de veau servi rosé, polenta, abricot et sarriette, purée d’ail doux. Alors que souvent le veau reste un peu terne dans les assiettes, il avait ici été cuit à basse température, transformant la chaire en quelque chose de magnifique et de très fondant dans la bouche. Pour accompagner cette assiette, un aligot (purée à base de pommes de terre, de l’Aubrac légèrement aillée et montée au fromage frais de Laguiole) digne de Michel Bras. Peut-être que le fond de sauce ajouté sur la viande était trop classique, trop puissant et trop semblable à celui du plat précédent. Le millefeuille de fromage basque, gelée de confiture de cerises noires et roquette fut selon moi également une belle création, associant les textures molles, gélatineuses et croquantes. Un bel équilibre en bouche également entre le sucré, la légère amertume de la salade et le goût du fromage. Également un très beau visuel pour cette assiette. Pour les desserts, j’ai démarré par une verrine de fruit de la passion parfumée au gingembre, espuma Gin Fizz. Une très belle réalisation assez classique, avec sa génoise, et le goût toujours fortement apprécié du fruit de la passion. Je dois avouer que je n’ai pas trop senti les saveurs du gingembre et du Gin, mais l’impression générale fut plus que positive. Second dessert qui m’a fortement séduit ; le biscuit croustillant au praliné, chantilly et granité au café. Un nouveau magnifique dressage pour un dessert alliant les cotés noisettes, chocolat et café. Gourmand et « rassurant ». Le type de dessert qu’il n’est pas simple de réaliser car il faut savoir jouer avec les textures, les balances des saveurs et évite de tomber dans quelque chose de trop riche en fin de repas. J’ai aussi eu la chance d’admirer la préparation de la fameuse mousse au toblerone injectée dans un biscuit avant d’être plongée dans de l’azote pour durcir à -196 degrés. J’oublie de mentionner que le repas fut accompagné par l’un des extraordinaires vins de messieurs Gaillard, Cuilleron, Villard et Villa, qui produisent des Vins des Collines Rhodaniennes ou Vins de Vienne à quelques kilomètres de Ampuis. Entre Sotanum, Taburnum and Heluicum, nous avons opté pour l’excellent Heluicum aux saveurs très proches d’une Côte-Rôtie. La cuisine de Bruno Pucheau est basée sur diverses inspirations, parfois classiques et parfois très inventives utilisant des techniques nouvelles mais en ne tombant jamais dans le coté tape à l’œil du moléculaire. Les assiettes sont toujours hautement esthétiques, les mets intelligents associant presque parfaitement textures et saveurs malgré selon moi quelques nécessaires ajustements sur les fonds de sauce. Il y a aucun doute que le Rectiligne est une des plus belles tables de l’arc lémanique avec une cuisine de haut niveau, un service impeccable, une carte de vin avec de très beau flacons, tout cela dans un cadre très agréable. Grandement recommandé !
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Paris-Hanoï
Paris-Hanoï
19.03.2012, 12:27
Un peu déçu par ce resto dont on m'avait tant parlé. Minuscule établissement ou l'on dine sur des tables en bois face à la cuisine. Jusque là, cela donne envie.... La carte est succinte (poulet à la citronnelle, poulet au caramel, boeuf aux ognons, etc... - toute la panoplie des extraordinaires saveurs viets). En fait, beaucoup de plats se ressemblent: un grand bol garni de riz , de champignons et de légumes sur lequel une "louche" de viande est servie. Goûts pas franchement tranchés, petit coté "à la chaine", .... Bref! Cela a dû etre exceptionnel mais le succès a émoussé l'ensemble. Septime sur le meme trottoir (dans un autre registre) est diablement tentant...
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La Pêcherie (Mövenpick Hôtel)
La Pêcherie (Mövenpick Hôtel)
18.03.2012, 21:28
Reithalle
Reithalle
16.03.2012, 07:53
Voici un nouveau coup de cœur à Zurich après le « Ojo de Agua ». Je dois avouer que j’apprécie les endroits avec une atmosphère, les endroits un peu incongrus même si la nourriture n’est pas au top de la gastronomie. Reithalle est un endroit dénué de toute prétention, qui se situe dans une ancienne écurie où l’on observe les anciens équipements. Initialement il s’agissait d’une école d’équitation militaire qui se situe dans un complexe dédié aujourd’hui aux spectacles de tout genre le long de la Sihl. La salle de restaurant doit bien faire une cinquantaine de mètres et se situe le long d’une allée pavée, ou sont disposées des rangées de tables collectives entre des structures boisées, avoisinant les mangeoires des animaux. C’est beau…et presque émouvant. Des plafonds à environ cinq mètres, une ambiance bon enfant, un service jeune pas forcement extrêmement professionnel, mais on se sent bien…Il y a presque quelque chose de magique dans cet endroit. Tout le monde sourit, on se parle aux tables, et l’on mange en se communiquant nos impressions entre convives. Dans tout cela il y a une grande intelligence émotionnelle de ceux qui conçu cet endroit. En franchissant la porte de ce magnifique bâtiment, on arrive à l’entrée au bar qui donne sur un salon avec des sofas. Déjà un bon signe, on y sert des bières un peu spéciales telles que la Eichof, bière dont je n’avais jamais entendu parler jusque ce soir. A la pression une magnifique « Klosterbraü », bière parfumée un peu ambrée. Quelques minutes plus tard vous serez placé à l’une de ces tables qui feraient plus penser à des tables d’hôtes qu’à autre chose. La carte n’a pas de direction précise et l’on y trouve un peu de tout ; aussi bien du pan-asiatique que du plus traditionnel et même de la cuisine Suisse. Pour commencer une excellente salade mêlée qui avait l’avantage d’avoir une découpe pas trop traditionnelle plutôt réalisée sur le concept de julienne de légumes avec des carottes, poivrons, radis, chou rouge, fagiolis, courgettes, sur un lit de salade avec une vinaigrette. Simple mais efficacement préparé. Je sais que mon plat principal va en faire hurler plus d’un et que l’endroit ne s’y prêtait finalement pas trop ; un pavé de cheval avec une sauce poivre vert et des frites… Une viande parfaitement tendre accompagnée d’une sauce peut-être industrielle et des frites guère mieux que celles du Mac Donald..Mais comme je l’ai dit, je suis tombé sous le charme de l’endroit. Pas forcement mauvais, mais quelconque... voila. A noter également que les prix sont extrêmement raisonnables pour Zürich qui je le rappelle est l’une des villes les plus chères du monde. Le samedi soir, il semblerait que l’endroit se transforme en discothèque…vous serez prévenu ! Si l’on associe le lieu, l’atmosphère, le concept, le plaisir…et la nourriture, c’est un magnifique endroit ou je retournerai sans hésitations.
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Restaurant City: Bordeaux

I like: Ce qui prime avant toute chose est la qualité des produits grâce à laquelle une bonne cuisine devient une grande cuisine.

I don't like: J'ai une sainte horreur des personnels peu impliqués dans leur travail.

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