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Hugo Cabral's food guide

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Le Commerce
Le Commerce
24.09.2012, 21:35
Soirée de match de Hockey au restaurant le Commerce. La salle à manger était bondée, nous avons donc du faire preuve de patience. J'ai choisi la formule avec une salade de tomate mozarella et un cordon bleu. L'assiette était servie avec des pommes de terre country. De plus, c'est la deuxième fois qu'un de mes amis se retrouve avec un plat qu'il n'a pas commandé. Cette fois-ci, j'ai été déçu
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Hotel Hirschen
Hotel Hirschen
15.09.2012, 07:00
Perdu sur la route en direction des Gantrisch, ce restaurant est une merveille. Bien qu'à l'intérieur des terres singinoises, l'accueil se fait aussi bien en français qu'en suisse-allemand. La carte de la chasse étant à disposition, nous ne nous sommes pas fait priés. A noter que la chasse provient de la région. En entrée, je vous conseille la salade de doucette que j'ai adoré (doucette, lardons, croûtons) Pour le plat de résistance, je me suis laissé tenté par un émincé de gibier (chevreuil) qui était délicieux. J'ai reçu un assiette copieuse avec des spätzlis, des marrons, choux rouge et des choux de bruxelles. Le repas s'est terminé avec un café afin de retrouver un peu de tonus avant de reprendre la route. La saison de la chasse est lancée, je m'en réjouis.
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Café des Arcades
Café des Arcades
07.09.2012, 12:38
Après le service approximatif de la dernière fois, j'ai été ébloui par l'efficacité cette fois-ci. Malgré la salle quasiment complète, moi avons été servis très rapidement. j'ai choisi une CIAbatta norvégienne avec du saumon, câpres, salade et potatoes. quel délice, vivement la prochaine fois
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Hôtel de Ville
Hôtel de Ville
02.09.2012, 08:37
Nous aurions dû nous douter que quelque chose clochait dans la mesure où la plupart des restaurants de Bulle étaient complets ce soir-là. Cependant, le cadre avait l'air sympatique donc nous nous sommes laissés tenter. J'ai choisi une salade mêlée en entrée et un roesti valaisan-fribourgeois (fromage, lard, oeuf). Le tout est arrivé marinant dans une piscine de gras (le lard ou le fromage). Le goût était des plus quelconque. Définitivement une adresse à éviter.
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Café des Arcades
Café des Arcades
18.08.2012, 11:32
Par une belle soirée d'été, nous avons décidé d'aller fêter un anniversaire au Café des Arcades. Heureusement que nous avons réservé parce que la terrasse était pleine. Cependant, pour la première fois, j'ai été très déçu par le service de cet établissement. Nous avons été pris en charge dès notre arrivée. Par contre, pour passer commande, il nous a fallu attendre une vingtaine de minutes. Il aura encore fallu attendre une autre vingtaine de minutes pour voire apparaître la première assiette. Comble de la malchance, une assiette commandée n'était la bonne (reparti pour 10 minutes). Les plats étaient moins bons que la dernière fois. J'ai choisi un Risotto aux tomates et chorizo doux. (bon mais sans plus) Peut-être est-ce dû à la malchance, au fait que les serveuses étaient peut-être nouvelles,.... mais je trouve qu'il y a du relâchement.
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Soirée de match de Hockey au restaurant le Commerce. La salle à manger était bondée, nous avons donc du faire preuve de patience. J'ai choisi la formule avec une salade de tomate mozarella et un cordon bleu. L'assiette était servie avec des pommes de terre country. De plus, c'est la deuxième fois qu'un de mes amis se retrouve avec un plat qu'il n'a pas commandé. Cette fois-ci, j'ai été déçu
La qualité des mets était quelconque cette fois-ci. La mozarella ne mérite pas un tel nom. Le pommes de terre country étaient trop cuites ou sèches.
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Perdu sur la route en direction des Gantrisch, ce restaurant est une merveille. Bien qu'à l'intérieur des terres singinoises, l'accueil se fait aussi bien en français qu'en suisse-allemand. La carte de la chasse étant à disposition, nous ne nous sommes pas fait priés. A noter que la chasse provient de la région. En entrée, je vous conseille la salade de doucette que j'ai adoré (doucette, lardons, croûtons) Pour le plat de résistance, je me suis laissé tenté par un émincé de gibier (chevreuil) qui était délicieux. J'ai reçu un assiette copieuse avec des spätzlis, des marrons, choux rouge et des choux de bruxelles. Le repas s'est terminé avec un café afin de retrouver un peu de tonus avant de reprendre la route. La saison de la chasse est lancée, je m'en réjouis.

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Après le service approximatif de la dernière fois, j'ai été ébloui par l'efficacité cette fois-ci. Malgré la salle quasiment complète, moi avons été servis très rapidement. j'ai choisi une CIAbatta norvégienne avec du saumon, câpres, salade et potatoes. quel délice, vivement la prochaine fois

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Nous aurions dû nous douter que quelque chose clochait dans la mesure où la plupart des restaurants de Bulle étaient complets ce soir-là. Cependant, le cadre avait l'air sympatique donc nous nous sommes laissés tenter. J'ai choisi une salade mêlée en entrée et un roesti valaisan-fribourgeois (fromage, lard, oeuf). Le tout est arrivé marinant dans une piscine de gras (le lard ou le fromage). Le goût était des plus quelconque. Définitivement une adresse à éviter.
Odeur de gras dans la salle à manger Qualité des plats
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Par une belle soirée d'été, nous avons décidé d'aller fêter un anniversaire au Café des Arcades. Heureusement que nous avons réservé parce que la terrasse était pleine. Cependant, pour la première fois, j'ai été très déçu par le service de cet établissement. Nous avons été pris en charge dès notre arrivée. Par contre, pour passer commande, il nous a fallu attendre une vingtaine de minutes. Il aura encore fallu attendre une autre vingtaine de minutes pour voire apparaître la première assiette. Comble de la malchance, une assiette commandée n'était la bonne (reparti pour 10 minutes). Les plats étaient moins bons que la dernière fois. J'ai choisi un Risotto aux tomates et chorizo doux. (bon mais sans plus) Peut-être est-ce dû à la malchance, au fait que les serveuses étaient peut-être nouvelles,.... mais je trouve qu'il y a du relâchement.
Les serveuses étaient assez maladroites et avaient l'air dépassées. D'ailleurs c'était la première fois que je les voyais.
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On la connait, on ne s'en lasse pas de la salade tomate mozarella. Accompagnée de roquette et d'échalotes, bref un plat sans surprise mais tellement bon

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Pour une fois, je me suis dit que j'allais manger un plat de saison! J'ai choisi des tortellinis aux asperges et à la bresaola avec de fines lamelles de jambon. La sauce était succulente. Le plat de saison était un excellent choix. Une crème brûlée à la mangue avec des petits morceaux de pistaches ont achevé ce dîner de la meilleure des manières. Nous avons également profité de la terrasse pour boire un bon café avec vue sur la cathédrale....

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Schneeweiss
Schneeweiss
04.07.2015, 20:40
http://labobouffe.blogspot.ch/2015/07/schneeweiss-berlin.html Le Schneeweiss a su se faire une jolie réputation dans le monde gastronomique berlinois et son nom est assez fréquemment cité dans des blogs, guides ou journaux: dans le top 10 des restaurants alpestres de Berlin, dans le TimeOut Berlin et j'en passe, qui en parlent tous en des mots plutôt encourageants tant question cuisine que cadre. Nous voilà donc en plein Berlin Est, dans le quartier de Friedrichshain. Un quartier assez surprenant par ailleurs. Un grand centre ferroviaire dans le coin, alentours entre terrains en friche, bâtisses délabrées et chantiers de construction. Plus au sud, on se rapproche du Spree, des bâtiments modernes côtoyant le rougeoyant prussien et, tout le long de cette rivière, la fameuse East Side Gallery, morceau du mur de Berlin de quelques 1.3km ayant servi de support d'inspiration a un nombre remarquables d'artistes de rue, y laissant s'exprimer, dans le silence des graffitis, tantôt poésie, tantôt dureté, tantôt humour, tantôt gravité. C'est la plus grande galerie continue d'art de rue méritant véritablement un détour, d'autant qu'elle est aujourd'hui menacée par les grapheurs médiocres et irrespectueux ainsi que par les agences de construction. Plus au nord, du côté où se trouve notre destination du soir, des quartiers plus calmes de restos, bistrots ou logements. Dans ce cadre spécial et bigarré se presse une foule dense qui l'est tout autant, franchement axé sur l'alternatif. Aujourd'hui, c'est jour de fête: le 1er mai est une institution indétrônable à Berlin et c'est à Friedrichschain (ou Kreuzberg) que cela se passe ! Concerts en rue, bières coulant à flots, police prête à agir (un vrai bataillon qui, bien qu'équipés pour la chasse au grizzly, sont plutôt bonhommes et ne font pas pression, restant simplement dans leurs fourgons. C'est donc du côté nord que nous serons. Simplonsstrasse, on a l'impression d'être sur la voie principale d'une banlieue résidentielle: peu de voiture, des parcs partout, de jolies maisons, c'est extrêmement calme et on ne peut que penser que de vivre là doit être un bonheur. Un écrin de paix où Blanche-Neige a su imposer une image nouvelle. Car oui, c'est bien là la traduction de Schneeweiss qui d'ailleurs joue sur deux plans avec un tel nom, les deux plans soigneusement imagés en deux logos différents. L'un fait référence à la cuisine alpestre servie dans les lieux, avec un logo dont l'arrière plan, représentera schématiquement un pan de montagne dans un hexagone (rappel des flocons de neige). C'est d'ailleurs le logo « officiel » que l’on verra sur la potence à l'extérieur, extérieur qui brillera d'ailleurs par sa discretion. Dès l'intérieur, on trouvera le logo « alternatif », forcément inspiré du conte bien connu, mais signalant clairement un côté décalé du lieu, car il s'agit d'un nain de jardin blanc tirant un doit d'honneur à son public, esquissant un petit sourire narquois. En gros, d'emblée, j'aime ! On entrera dans un écrin virginal, élégant, juste rehaussé par un parquet et des chaises sombres. Des banquettes en cuir blanc confortables, petites tables carrées, élégamment dressées et comportant toutes un petite ensemble floral aussi blanc que le reste. Au plafond, un magnifique lustre de feuilles de cristal ajoute en élégance et participe à faire de ce lieu un endroit lumineux et sophistiqué. Je vais être obligé de faire une aparté négative immédiatement. Ayant réservé via le système Open Table, le serveur qui nous accueille nous rappelle immédiatement avec beaucoup de nonchalance et un ton peu aimable que les tables « opentable » ne sont disponibles que 2 heures durant et nous fait bien comprendre qu'il allait veilleur au grain pour que l'horaire soit respecté. Si tout au long du repas nous avons été servis par un personnel charmant, souriant, professionnel et serviable, sans jamais se sentir stressé, le même personnage, semblant apprécier faire le sale boulot, viendra au terme du repas nous présenter la porte de sortie. On ne laissera toutefois pas cela gâcher la soirée, c'est bien peu, mais c'est une attitude que j'ai trouvée des plus déplaisante ! Enfin... nous voilà à table et le relais est déjà pris par une charmante serveuse qui nous porte les cartes et nous proposera un apéritif. A la table, un coca et trois cocktail du moment, le « Jäger Negroni », composé essentiellement de prosecco et de Jägermeister (dont l'histoire mérite d'être lue), mêlé de sirop d'herbe (dont je n'ai pas pu trouver la composition). Un cocktail frais, élégant, très équilibré entre amertume et douceur, très plaisant. On en profitera naturellement pour commander l'eau et les deux verres de vin qui accompagneront le repas, un rouge nommé INK, assemblage de pinot noir, Schwarzriesling, Dornfelder, Syrah et Grenache, du domaine Friedrich Becker Junior (2011), un vin élégant et équilibré, aux riches notes de cassis. Consultant la carte, on se réjouira de la voir petite et datée à la semaine, proposant une cuisine « alpestre » fraîche et de saison, raffinée et typique tout à la fois, un rien imaginative et à tarifs tout à fait corrects ! Le choix ne sera pas facile à faire mais on se lancera ! A peine commandé, on nous portera une jolie corbeille de pain, l'un très foncé, au levain et parfumé d'épices semblables au pain d'épice mais en plus discrètes, l'autre mi-blanc tout à fait appréciable. Ils sont accompagnés d'un beurre à la betterave excellent et de crème aigre. En entrée, deux convives se partageront un onglet de bœuf, asperges, morilles et échalotes au vinaigre. Ce n'est pas réellement une entrée mais une catégorie de plat qui est en portion réduite, que le restaurant appelle Zwischengang. Une petite tranche d'onglet tendre à souhait, cuite rosée, trône en maître sur deux tronçons d'asperge blanche savoureuse entourée d'échalotes au vinaigre doux.. Un jus de viande corsé légèrement aigre-doux ajoute en gourmandise à ce plat esthétique. Une belle réussite. Un troisième convive choisira la simple salade de feuilles, joliment garnie, fraîche et colorée, avec une délicate et légère vinaigrette très plaisante. Pour ma part, je me laisserai séduire par une assiette de calamaretti, Cecina, chicorée de trévise, mozzarella de bufflonne et tomate. Une assiette très graphique, grande et ronde, avec le contenu se concentrant en arc de cercle riche en couleurs et reliefs. Sur un lit de fine chapelure (sans doute les restes du pain servi, intelligemment transformé et réutilisé) se dressent des monticules de feuilles de salade fraîche et deux feuilles de trévise, le tout assaisonné d'une splendide pesto. Centrée, une tomate dodue et goûte débitée en un cube régulier devancé par une mayonnaise bonne, assaisonnée sans pour autant que je sois parvenu à déterminer les saveurs. Quelques fines lamelles de Cecina, une viande séchée de bœuf très réputée provenant de León, en Espagne, de saveur exceptionnelle. De la mozzarella de bufflonne, riche en goût, magnifiquement crémeuse est parsemée de-ci de-là et enfin, les calamaretti sont arrangés après avoir été juste surpris, comme il se doit, leur donnant une tendreté parfaite. Et tout cela forme un ensemble tout à fait réussi, où les saveurs et les textures se lient pour arriver à un résultat des plus réjouissant. Une très belle assiette ! Côté plats, à nouveau trois convives choisiront le même plat, soit les raviolis maisons à la courge, noix et herbes fraîches. Une belle assiette, élégante et raffinée, offrant une portion généreuse de raviolis à la pâte de texture parfaite, une farce gourmande où la courge est très présente. Le tout est recouvert d'une béchamelle plutôt légère et de belle saveur tandis qu'une intelligente écume de fromage assez corsé vient couronner le tout. Intelligente car par ce procédé d'écume, l'équilibre des goûts est parfait tandis que « pur », cela aurait eu tendance à devenir trop salé et trop lourd en saveurs. En décoration, quelques feuilles d'épinard, un bouquet de scarole et voilà un plat très réussi. Pour ma part, c'est du flétan de Groenland (ou flétan noir; un poisson que l'on trouve assez peu par chez nous), asperges vertes, romanesco et pop corn au boudin noir. Assiette tout en délicatesse, où de fins tronçons de poisson cuit à la perfection apparemment vapeur ou peut-être sous-vide, chair ferme et fondante, assez proche du colin et à la saveur douce, se perdent dans un amoncellement élaboré d'asperges vertes et de romanesco qui ont gardé du croustillant. Le pop corn, parsemé de ci de là exhale une saveur vraiment intéressante et apportent du croquant au plat. Le tout est légèrement baigné dans une petite et légère sauce crémeuse augmentée de gouttes d'une huile d'olive mêlée d'herbes donnant du relief au plat. Une très belle réussite. Les raviolis tassant plus que le poisson, je serai le seul à prendre un dessert « complet ». Deux convives prendront des mini crèmes brûlées, sans particularité à défaut qu'elles étaient de très belle facture. Pour ma part, je succomberai au brownie au chocolat Callebaut, mûres, éclats de chocolat et crème glacée au chocolat blanc. La Maison Callebaut est probablement l'une des maisons les plus renommée de chocolat belge, que même les grands chefs vont volontiers favoriser, au même titre que Valrhona. La présentation est très agréable et travaillée. Au centre de l'assiette, un carré de gelée cassante de mûre (fait à l'agar-agar) sert de marchepieds à un brownie généreux, sombre, moelleux et fondant. Le chocolat est de très belle qualité et bien présent pour un ensemble pas trop sucré. Une quenelle de glace au chocolat blanc couronne le tout. Savamment répartis dans l'assiette, mures, pop corn chocolatés, sorte de crumble et pointes de gelée de pomme viennent compléter le tout pour un mélange savoureux et réconfortant. On finira ce très beau repas avec un thé, pour une addition de 160.80 euros. Malgré un début et une fin de service mouvementés et, peut-être, un peu fâcheux, il faut souligner la qualité des serveuses qui, tout au long du repas, se succéderont tout en discrétion pour répondre à nos moindres besoins. Un service sûr dans un établissement au décors assez exceptionnel où les papilles ne seront assurément pas en reste. Si l'on peut tirer leçon de cette histoire, prudence quand on s'engage à respecter un temps imparti pour un repas !
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La Toque à l'Envers
La Toque à l'Envers
26.06.2015, 16:39
Un service sympathique et cordial, et quelques plats mémorables - en particulier la pièce de viande de boeuf aux champignons que j'ai goûtée là, miam! Les ambitions sont affichées et assumées. Avantage encore: cet établissement est ouvert le dimanche à midi.
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Deni's diner route 66
Deni's diner route 66
26.05.2015, 11:41
Service nickel malgré ce soir là quelques absences. Hamburgers très bons, assiettes bien remplies.
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Prater Garten
Prater Garten
24.05.2015, 22:03
http://labobouffe.blogspot.ch/2015/05/prater-garten-berlin.html Cela fait plusieurs années que je voulais aller à Berlin, sans pour autant parvenir à m'en créer l'occasion: entre histoire, culture, diversité, architectures... il y avait amplement de quoi faire! Et c'était sans compter le monde de la table! Forcément, de loin, on pense Allemagne, on pense cuisine, on pense viande, saucisse, Schnizeln, Torte, le tout arrosé d'un bon bock de bière. Pour être allé à Münich il y a déjà bien 8 ans, Freiburg il y a 6 ans, il faut bien avouer que cela répondait jusqu'alors plutôt bien à l'image avec, comme variation essentielle, la cuisine turque qui prendra surtout la forme du döner. N'oublions pas en effet que l'Allemagne aujourd'hui est le pays qui possède la plus grande communauté turque hors de Turquie. Berlin, au même titre que l'essentiel des grandes capitales du monde, n'est pas vraiment représentative de bon nombre d'idées préconçues sur ce pays, notamment sur la cuisine. Il n'y a pas vraiment de ces Biergarten ultra traditionnels pour ne citer qu'un exemple mais on les verra plus volontiers un peu modernisés, retravaillés, revisités, tant dans le cadre que dans l'assiette, sans pour autant rejeter origines et traditions. Une Berlin moderne, jeune, innovante, vivante, également dans la restauration. Fin avril, début mai, me voilà donc en bref séjour (3 jours entiers) en famille. Trois jours, c'est bref, et j'aurai à cœur de sélectionner trois tables de trois genres différents, soigneusement choisis, pour découvrir et faire découvrir à mes comparses quelque chose de nouveau. Et j'espère maintenant vous faire découvrir ce visage de Berlin. 30 avril 2015, après une première journée de balade à travers un Berlin au temps un peu mitigé, à la découverte de l'essentiel des sites « carte postale » mais également de la vie et de la diversité berlinoise, on fera volontiers comme premier choix gastronomique une roborative, généreuse et confortable cuisine allemande avec sa touche berlinoise. Nous voilà donc dans la partie orientale de la ville dans le quartier fréquenté de Prenzlauer, où l'Eberswalder Strasse vous mènera, si vous vous y aventurez, au populaire Mauerpark et au mémorial du mur, un quartier qui correspond bien à l'idée que l'on pourrait se faire de Berlin Est de nos jours: jeune, alternatif, vivant et moderne, dans un écrin d'ancienneté et d'histoire. On longera quelques minutes la Kastanienallee jusqu'à ce que l'on se retrouve, sur la droite, devant une enseigne un peu décalée ouvrant sur ce qui, de l'extérieur, ressemble à s'y méprendre à un terrain vague. C'est pourtant là que l'on dînera. On s'aventurera sur une allée dallée, entourée de terre, on croisera un parking à vélo et on s'amusera à s'approcher d'une bâtisse qui a un petit quelque chose d'habitat temporaire ou de mobilhome, au pied d’une structure industrielle en tôle ondulée. Une petite terrasse juste devant, toiles blanche et rouge, donne un côté presque comique et en même temps assez irrésistible. Mais ce n'est pas tout! En face de la bâtisse, une grande terrasse à ciel ouvert, ponctuée de châtaigniers, au petit air du buvette, où, malgré le temps et la température, une poingée de personnes s'y rassemble. Il y a fort à penser que le lieu est bondé en belle période. Ce côté est la partie « Biergarten » du lieu, dont la naissance remonte à 1837, faisant de lui le plus vieux Biergarten de Berlin, abreuvant les habitants de diverses sortes de bières et autres boissons, ainsi que les nourrissant aujourd'hui d'une cuisine de type fast/fingerfood traditionnelle qui semble, à la lecture de la carte, savoureuse et à prix des plus dérisoires. Je ne peux qu'encourager une visite de l'onglet descriptif de leur site, qui raconte avec force détails l'histoire du lieu. La bâtisse premièrement décrite est donc le côté restaurant, et c'est là que l'on dînera. En passant la porte, il est difficile d'imaginer ce que l'on trouvera à l'intérieur! à peine entré, on appréciera le joyeux brouhaha qui habite la salle et qui témoigne de son degré de remplissage. On notera, au passage, que le lieu sera plein du début à la fin, les tables desservies étant aussitôt repourvues. Autant dire qu'il est essentiel de réserver en avance, éventuellement de se montrer flexible sur l'horaire. En face, on remarquera le très beau et long bar, lumineux, en bois, aux verres resplendissants et surmonté de bouteilles en terre cuite, vestige des temps anciens où la bière était servie dans ces récipients. Le reste de la salle est simple et pleine de charme: parquet au sol, haute plinthes de bois foncé, murs blancs, lumières tamisée. Au fond, une estrade cerclée de rideaux et de lampes où l'on verrait volontiers se produire quelque groupe musical ou un spectacle burlesque. Un peu partout, assez serrées, des petites tables de bois, laissées nues, juste pourvues d'un pot contenant fourchettes, couteaux et serviettes en papier, et des chaises assorties, assez brutes, correspondant pleinement aux lieux. Le personnel n'est pas nombreux en rapport au nombre de couverts et la taille de la salle, mais hyper efficace, assez jeune, vêtu de noir, ne manquant pas d'allure, souriant et disponible. On sera d'ailleurs vite pris en charge et menés à notre table au pieds de l'estrade. La carte en mains assez rapidement, on appréciera le fait qu'elle soit datée, courte, tenant sur une page. Le restaurant a à cœur de servir une cuisine authentiquement berlinoise régie par les saisons, le marché et les envies du moment. C'est d'ailleurs l'asperge blanche qui est alors à l'honneur, en soupe ou proposée avec divers accompagnements. On trouvera des soupes, des salades, viandes en sauce ou grillée, un poisson et des desserts. Il n'y a pas vraiment d'entrée ou de plat et on remarquera que les assiettes des tables alentours sont si bien servie qu'un unique plat devrait suffire à arriver au bout du plus avide appétit. La transparence quant à la provenance et la qualité des préparations est plutôt exceptionnelle, mentionnant très clairement si tel ou tel plat contient des conservateurs, antioxydant, acidifiants ou phosphates (et il n'y en a pas des masses!). Je ne sais pas s'il s'agit d'une loi qui demande cela, mais si ce n'est pas le cas, chapeau bas! Last but not least, les prix sont vraiment dérisoires, en mettant en rapport quantités et prix de matières premières (veau, asperge, etc...). Côté boissons, la carte ne vise à nouveau pas à l'exhaustivité mais n'empêche pas le choix. Tout sent la qualité, des bières pression et bouteilles, des vins à tendance bio/nature, une quantité gigantesque d'alcools forts et minérales, toujours dans des gammes de prix très raisonnables. Bon, je ne me suis que déjà trop étalé dans mon introduction. Ma foi, on ne se refait définitivement pas! Mais voilà les plats et boissons commandés. Très vite alors, on nous portera un pain mi-blanc fraîchement coupé. Ce dernier est de bonne qualité. A ses côtés, deux coupelles de crème aigre à la ciboulette simple et plaisant, posée d'entrée de jeu, que l'on consommera avec du pain dans un premier temps pour les plus affamés, et avec un des plats de la table (pris par trois des convives), que je m’apprête à décrire. Les plats arriveront après une petite attente, ce qui est tout à fait normal. Rien de trop compte tenu du remplissage de la salle et du temps de préparation des plats. Trois convives, donc, se laisseront tenter par une proposition du moment, l'asperge. Une demi-portion d'asperge, de grosses asperges blanches parfaitement cuites, braisées et beurrées, changeant heureusement de l'habituelle cuisson à l'eau, saupoudrée au dernier moment d'un peu de chapelure. La qualité du produit est assez exceptionnelle et les quantités, pour une demi-portion, pas chiches du tout! Dans la même assiette, trois pommes de terre toute en simplicité, bien cuites et de bonne qualité, également saupoudrées de chapelure. Dans une assiette à côté, une portion de Schnitzeln vraiment très généreuse (qui laisse penser que si on prend comme plat une Schnitzel, on veillera à avoir vraiment très faim!). La viande, du veau comme la tradition le veut, est de belle qualité, en fine escalopes tendres et goûteuses témoignant d'une cuisson maîtrisée. La chapelure est fine et croquante, l'ensemble est justement assaisonné et servi avec un quartier de citron. Un plat qui aura beaucoup plu et auquel on ne reprochera peut-être qu'une quantité un peu élevée de beurre dans les asperges (pour chipoter). Pour ma part, je m'intéresserai à un autre plat hautement traditionnel: le Sauerbraten. Pour utiliser une référence connue, c'est globalement les mêmes principes qu'un bœuf bourguignon mais façon allemande. Un très gros pavé de bœuf de très bonne qualité, longuement mariné dans du vinaigre et des épices (jusqu'à 48h de marinade), braisé et lentement cuit, servi dans une sauce aigre-douce de vinaigre et de bière aux épices avec un arrière goût de raisins secs. La viande est tendre, se défait toute seule, savoureuse et magnifiée par cette sauce gourmande, riche et très équilibrée en saveurs. A ces côtés, des carottes très bonne, assez beurrées à nouveau et une excellente purée très bien exécutée. Un plat réconfortant et gourmand. J'ai commandé une petite salade à côté. Une grande assiette profonde regorgeant de feuilles diverses bien fraîches et parsemée de graines de sésame et tournesol. La vinaigrette est un petit bémol car m'a fait furieusement penser à une de ces sauces à l'italienne industrielle qui ne fait pas honneur au lieu et au contenu de l'assiette. De parfaite, elle passera à plaisante. On constatera assez aisément que les assiettes sont si généreusement servies qu'elles arriveront au bout des appétits les plus coriaces, et cela avec beaucoup de plaisir. Nous ne résisterons néanmoins pas à nous partager une portion d'Apfelstrudel pour le dessert. Une portion à nouveau fort généreuse d'un strudel qui n'était pas tout à fait semblable à ce que l'on connaît du strudel traditionnel. Plutôt que d'être roulé plusieurs fois, il n'avait qu'une seule couche extérieure de pâte un peu molle (contrairement au croustillant typique et, fondamentalement, désiré). La farce, elle, est parfaite. Dés de pommes fondants, riche en noix et amandes, humidifié de compote de pommes et zeste d'agrume, excellente. Le tout est servi dans sa pataugeoire de sauce vanille de belle exécution. Un dessert très bon et plaisant, quoiqu'on aurait apprécié un traitement plus traditionnel de la pâte. Côté boissons, eau gazeuse et plate, un coca seront les sources d'hydratation. Je ne résisterai pas à goûter à une de leur pressions, la « Prater Lager Schwarz », une bière noire presque étonnamment fluide et désaltérante, avec un joli gaz équilibré et une saveur très maltée et agréable. Un verre de vin rouge sera pris à table, un vin du Rioja Bio « Lar de Sotomayor Tempranillo Écológica » 2011 de la Bodega Demeco De Jarauta, un vin très plaisant aux notes de cacao, de cuir et d'épices derrière un fruit riche. Tout cela nous reviendra à quelques 124.70 euros. Entouré d'un service efficace et agréable, on a passé, dans ce cadre particulier, un repas très plaisant et réconfortant, avec des produits choisis, très bien exécutés et généreusement servis. Le Prater Garten est une expérience d'immersion dans la vie berlinoise et promet un moment confortable et agréable, sans aucun chichi!
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Little Social
Little Social
26.04.2015, 21:09
http://labobouffe.blogspot.com/2015/04/little-social-londres.html Avant de m'aventurer dans ce dernier repas londonien, je souhaite publiquement remercier mon ami et blogueur gourmand Hedofoodia qui m'a grandement aiguillé et conseillé tant dans le choix de mes tables que dans mes sentiers touristiques, fort d'une expérience de nombreuses années. Un grand merci ! Car oui ce séjour londonien a entièrement eu pour mots-clés découverte, gourmandise, surprise voire même émerveillement. Cette dernière expérience gastronomique constitue un point d'orgue et une conclusion idéale à ce voyage. Ce 2 janvier 2015, en effet, après une ultime balade dans cette cité incroyable, je me retrouve dans ce carrefour routier surexcité et surpeuplé qu'est Picadilly Circus, en plein cœur de Londres, centre névralgique encore tout illuminé des décorations de fêtes, où la foule s'entasse déjà pour profiter des soldes qui débutent tout juste alors. Boutiques chics et clinquantes à perte de vue sur toutes les routes rejoignant ce centre, dont Regent Street que l'on remontera un instant pour atteindre une rue perpendiculaire qui nous mènera, finalement, à Pollen Street, une petite rue qui n'a l'air de rien, fine, courte, un peu sombre, mais qui abrite deux établissements d'exception, sans cesse bondés, qui plus est gérés sous un même nom. Mais qui soulève donc ainsi les passions ? Un certain Jason Atherton dont le palmarès auprès de chefs prestigieux est tout à fait remarquable: Pierre Koffmann, Marco Pierre White, Nico Ladenis ou encore Ferran Adria d'El Bulli, puis rejoint le Groupe Gordon Ramsay en 2001, véritable figure emblématique du monde gastronomique, livresque et télévisuel britannique qui a mené une véritable conquête mondiale. Avec un tel modèle, il n'est pas étonnant que Jason Atherton se lance dans sa propre entreprise éponyme avec, dès 2011, le « Pollen Street Social », sis justement Pollen Street, en face de ma destination du jour. Son travail est très vite couronné de succès. Une étoile après 6 mois, de nombreuses autres récompenses par la suite, on parle du Pollen Street Social comme du nouveau meilleur restaurant londonien. Je ne dénombrerai pas toutes ses tables à travers le monde. Contentons-nous de souligner que son nom réunit déjà 19 enseignes, dont 8 à Londres et deux dans la même rue... Le Little Social, droit en face de son premier succès, proposant une cuisine plus bistronomique que gastronomique, à des prix moindres, dans un climat plus détendu tout en promettant raffinement dans l'accueil et l'assiette. Autant dire que je ne pouvais que me réjouir de ce repas (même si c'était le dernier repas du séjour). Dans cette petite rue, donc, l'air de rien, ces deux fleurons gastronomiques attirent foule. D'un côté, une baie vitrée détourée de noir annonce le chic Pollen Street Social où un coup d'oeil à travers la vitre semble qu'on n'y entre pas en basket et marcel. De l'autre, une devanture tout aussi noir laissant penser à un pub ou un bistrot presque à la française cache le Little Social. Une ambiance détendue et amicale y règne. Dès l'entrée, on sera charmé par le service rayonnant, plein d'humour, vêtu de chemise et veston noir-cravatte complété par un jeans, reflétant tout à fait les lieux. On pénètre dans un établissement assez lumineux, raisonnant de l'heureuse clameur et d'une forme d'excitation d'un public bigarré. Intérieur vraiment très original, on se croirait presque dans un tripot de Pigalle, papier peint jaunâtre en panneaux entourés de bois sombre ouvragé, vieilles pubs et photos françaises, hautes plinthes, du mobilier aux arrondis rappelant les productions de styles Louis avec ces pieds arrondis, des banquettes de cuir rouge pétant, lampes de toutes sortes sur touts supports, un très beau et long bar. On ajoutera encore à ce tableau étonnant une volée d'escaliers habillée de vieilles cartes routières françaises et illuminée de néons formant quatre mots : « Silence Logique Sécurité Prudence » rappelant l'Alphaville de Godard. Je serai mené, après avoir été aimablement débarrassé de mon manteau et de mon sac, dans ce décors plutôt stupéfiant, jusqu'à ma table, bien centrée dans la salle m'offrant une vue de choix de tout ce qu'il s'y passe. On me porte illico la carte, on me demande si je désire de l'eau et enfin on me propose un apéritif. Ne rompant pas avec la mode des cocktails, le Little Social en possède un bel assortiment qui sont tous plutôt créatifs et diablement tentants, inspirés par la saison, aux intitulés rappelant fortement l'affection non dissimulée du lieu pour la culture française. Ma première pensée est: « si le menu est semblable, je ne pourrai jamais faire de choix ». Bon, je me décide pour un « Poire Quoi ? ». Composé de Vodka Grey Goose à la poire, liqueur de gingembre du Domaine de Canton, de la poire William, du citron frais et du sirop de laurier, et une petite dose d'absinthe pour finir le tout. Rien a dire, splendide et cela donne le courage d'attaquer la carte ! La carte s'apparente à un supplice de Tantale (a défaut que moi, je boirai et je mangerai quand même). Elle est pourtant pas bien grande mais tous les intitulés respirent la gourmandise, l'inventivité, un peu de folie, la fraîcheur, et la qualité. La base de conception est toujours la cuisine anglaise, mais très inspirée, où l'on trouvera créativité et influences internationales, où des produits simples et quotidiens côtoient l'exceptionnel. Impossible de ne pas fondre à la lecture. Quoi qu'il en soit, tout les goûts y trouveront leur compte ! Je ferai mon choix, réjoui et affamé, en même temps un peu déçu d'avoir dû faire un choix. Pour parfaire l'épreuve, quand enfin une décision semble à se dessiner, la serveuse ne manquera pas de venir réciter les suggestions du jour qui ne manqueront pas de vous désespérer ! Très vite, un très beau pain m'arrive dans une jolie corbeille. Une excellente baguette, un très beau pain foncé au levain, un beurre légèrement salé et fumé de très bon goût, ça promet. En entrée, ayant vu de l'anguille à la carte, je me suis laissé tenter par la « Warm smocked eel, beetroot, horseradish cream, watercress ». Une assiette très délicate, presque féminine, m'arrive, transportant un parfum très appétissant: au centre, le produit, l'anguille fumée, qui est absolument parfaite, équilibre entre le fumé, le salé, la gourmandise de ce poisson star, juste couronné d'une petite betterave rouge tournée, parfaitement assaisonnée d'un parfum chaud, rappelant un léger fumé, assez difficile à décrire. Plus loin, deux autres betteraves, jaunes celles-ci, ayant subi un traitement semblable. On trouvera encore trois petits dômes de jus de betterave d'une très grande gourmandise, à nouveau très travaillés mais sans être à même de déterminer les saveurs que je ressentais. Enfin, une crème de raifort qui se fait mousse légère d'une très grande gourmandise, avec toute la saveur du produit sans son piquant anesthésiant. Quelques feuilles de pourpier viendront parfaire ce tableau d'une précision redoutable. En plat, je commanderai un « Roasted Cornish line caughtcod, Asian spiced cauliflower and aromatic duck broth ». Un filet de cabillaud donc, péché à la ligne, provenant de Cornouailles qui est une provenance réputée pour sa qualité. L'assiette en comporte un tronçon copieux dont la cuisson, plutôt délicate, est maîtrisée à la perfection. Il est entouré de quelques fleurs de chou romanesco et présenté sur son podium de ce même chou presque préparer comme un couscous, très parfumé de saveurs rappelant le mélange cinq épices chinois mais plus délicat. Sur cet ensemble viendra en un second temps s'ajouter un bouillon presque improbable mais qui sublimera le plat. Un bouillon assez fluide et corsé au canard, parfumé au soja et les mêmes traceurs gustatifs rappelant les cinq épices. Épatant d'équilibre gustatif et de méticulosité dans la préparation de chaque élément. Craignant de ne pas avoir assez faim, lorsque l'on ma proposé les accompagnements, entre poutine (!), frites, purée... j'ai préféré une simple salade de feuilles et herbes qui s'est avéré parfaite avec une vinaigrette tout à fait succulente. Le vin ne sera pas en reste. Pendant le repas, je prendrai un verre de vin d'un vigneron français collaborant directement avec le Pollen Street Social, Thomas Carsin, du Domaine du Clos de l'Élu, en Loire. Un mono-cépage de Cabernet Franc au nez généreux et aux saveurs prononcées mûres-cassis tout en délicatesse qui accompagnera à ravir mon plat. Pour le dessert, je ne me refuserai pas un second verre de vin, un Val d'Aoste « Chaude Lune » 2011, un « vin de glace » (les raisins ont été vendangés après gelées), une méthode de fabrication offrant un sucre résiduel riche et ample, d'une belle complexité, conservant une acidité permettant de boire cela comme un sirop, une très belle découverte ! Et ce dessert alors ? Je ne résisterai pas au crumble du moment: « Pear and blackberry crumble, mascarpone and cinamon creme anglaise ». M'arrive une assiette composée d'une petite compote de poire entourée de petites sphères de poire et des moitiés de mûres, dans un élégant dénuement. Puis la serveuse s'approche, armée d'une casserole en cuivre et laisse s'écouler un crumble chaud, splendide, en quantité généreuse et dépose finalement une saucière remplie d'une crème anglaise au mascarpone et à la cannelle que le client ajoutera par lui-même à la préparation. Un dessert délicieusement régressif, on se sent comme un enfant face à tant de gourmandise. Un crumble riche en noisettes, plein de saveurs et parfait en bouche, chaud, se mêlant avec la préparation froide qui se trouve au-dessous, et que l'on liera de cette splendide crème de mascarpone. Diabolique. Il n'y a pas à dire: commandant un thé vert pour faire durer le plaisir, je ne peux que venir au constat que je viens probablement de passer mon meilleur repas de ce séjour. Je demande l'addition et profite encore du ballet de ces serveurs ultra efficaces dont le sourire, l'humour et le professionnalisme sont remarquables et sauront mettre à l'aise n'importe qui, dans ce cadre, qui plus est, vraiment original et qui, au fur et à mesure du repas, tombe finalement sous le sens ! L'addition, je la recevrai dans une petite enveloppe indiquant « by air mail », comme venue, une fois de plus, de France. Amusant de pousser le concept jusque là. Le portefeuille n'en sortira pas indemne, 114.75£, évidemment, mais on s'y attendait et l'expérience le justifie. Une expérience que je renouvellerai probablement et que j'encourage de découvrir !
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Hugo Cabral
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Restaurant City: Freiburg

I like: La distinction entre les saveurs

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