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CATHERINE MOESCHING's food guide

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Auberge Communale de Luins
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Chambres d'Hôtes le Léman
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Margaux Restaurant
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Auberge Communale le St-Sulpice
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La Ciboulette
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Au Cheval Blanc
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Le Rectiligne
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Café du Port
Café du Port
15.08.2013, 14:09
Nous nous sommes décidés à aller déjeuner au Café du port à Rolle à midi. A notre arrivée il ne restait plus qu'une table ... à partager... de libre... donc grand succès pour cet établissement par un vendredi ensoleillé et venteux. Nous sommes rapidement installés et commande est prise pour deux filets de perche et une désirée de vin blanc du patron; le blanc de perche du Château St Vincent à Gilly. Le bol de salade qui accompagne les filets de perche nous est servi. Salade croustillante et bien assaisonnée. Les filets de perche accompagnés de frites nous sont servis en deux services.... Grosse grosse déception ! On ne nous a pas suggéré d'autre accompagnement que des frites. Les filets de perches étaient mous... et les frites... molles ! A Frs. 46.-- les filets de perche... c'est terriblement décevant ! La patronne accoudée à son comptoir (nous étions à la table à coté du comptoir) ne nous a jamais demandé si tout ce passait bien... elle est venue encaisser et ne nous a non plus pas demandé si tout c'était bien passé. Quand nous sommes partis ... pas au revoir... pas ... merci ! ... en plus... nous avons voulu saler un peu nos mets... et la salière était... petzante... comme on dit dans le canton de Vaud.... collante quoi ! Mais bon sang qu'est ce qui fait que cet établissement aie tant de succès ? ... sans être médisante... je pense que les gens ne doivent pas savoir qu'il y a d'autres établissements qui font aussi des bons filets de perche ! ou peut être avaient ils le souvenir des filets de perche excellents qui ont fait la réputation de cet établissement il y a 20 ans....
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Le Cap Breton
Le Cap Breton
01.05.2013, 14:01
Après avoir lu de nombreuses évaluations élogieuses sur cet endroit après les récentes transformations j'ai voulu me refaire une nouvelle opinion sur cet établissement qui m'avait tant déçue il y a un an . A l'entrée, une ardoise vous annonce différents poissons alléchants... mais en fait il n'y a qu'une chose de disponible... les moules, en plus des galettes à la carte. Nous commandons des moules avec leurs frites coupées au couteau (c'est ainsi que c'est libellé sur la carte) l'attente est très longue jusqu'à ce que nous soyons servis ! Le point qui est amélioré est que maintenant la cuisine est fermée par une porte donc on est plus enfumés par les préparations, par ailleurs les rénovations sont charmantes et l'endroit semble plus soigné et propre. Quand enfin les moules arrivent, présentées dans une marmite, elles sentent bon et sont préparées à la crème et aux petits légumes. Les frites qui les accompagnent.... sont gigantesques, molles et franchement .... pas bonnes ;-( dommage ! Ces moules étaient des moules du sud d'après la patronne ! donc pas les petites bouchot, mais elles étaient délicieuses.
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Auberge Communale de Luins
Auberge Communale de Luins
01.04.2013, 18:00
Toujours aussi sympathique de se rendre dans ce café afin d'y apprécier leurs fameux malakoffs (les meilleurs loin à la ronde à mes yeux, car pas gras et légers). La salade servie en accompagnement est délicieuse. Le service efficace.
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Hôtel la Clef d'Or
Hôtel la Clef d'Or
14.03.2013, 20:51
Avons pu apprécier le menu du jour composé d'une salade aux cœurs de volaille,( je ne suis pas une adepte des abats mais je dois reconnaître que cette salade était magistralement préparée...) pour suivre un rôti de filet de porc ( tranche finement coupées epaisseur 2 mm) aux pruneaux et son risotto de boulgour aux petits légumes. En dessert une crème de quinoa et son coulis exotique.... Fameux L'accueil est toujours aussi chaleureux! ... Que c'est appréciable. Nous avons été très bien conseillés pour un vin rouge de Reverolle... Un pinot noir excellent ... C'est chaque fois un réel plaisir de se rendre dans cet établissement.
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L'Atelier Gourmand
L'Atelier Gourmand
01.03.2013, 20:09
Très sympathique brasserie où il fait bon s'arrêter ! Avons commencé par un verre de blanc, muscat valaisan, peut être servi un peu trop frais et cela anesthésie le goût du vin avons reçu un amuse bouche sympa ... sans plus ( queue de bœuf confite.. faut aimer pour apprécier ) avons mange comme entrée, l'un le risotto aux St. Jaques délicieux l'autre un tartare de homard délicieux aussi pour suivre un pigeon cuit à merveille et pour l'autre une bourride de poissons d'eau douce tout ce repas fut accompagné d'une Syrah a Clavien... excellent ! un seul dessert, les sorbets maisons savoureux, cerise, vanille, pistache et petit Suisse... service efficace et attentionné
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Nous nous sommes décidés à aller déjeuner au Café du port à Rolle à midi. A notre arrivée il ne restait plus qu'une table ... à partager... de libre... donc grand succès pour cet établissement par un vendredi ensoleillé et venteux. Nous sommes rapidement installés et commande est prise pour deux filets de perche et une désirée de vin blanc du patron; le blanc de perche du Château St Vincent à Gilly. Le bol de salade qui accompagne les filets de perche nous est servi. Salade croustillante et bien assaisonnée. Les filets de perche accompagnés de frites nous sont servis en deux services.... Grosse grosse déception ! On ne nous a pas suggéré d'autre accompagnement que des frites. Les filets de perches étaient mous... et les frites... molles ! A Frs. 46.-- les filets de perche... c'est terriblement décevant ! La patronne accoudée à son comptoir (nous étions à la table à coté du comptoir) ne nous a jamais demandé si tout ce passait bien... elle est venue encaisser et ne nous a non plus pas demandé si tout c'était bien passé. Quand nous sommes partis ... pas au revoir... pas ... merci ! ... en plus... nous avons voulu saler un peu nos mets... et la salière était... petzante... comme on dit dans le canton de Vaud.... collante quoi ! Mais bon sang qu'est ce qui fait que cet établissement aie tant de succès ? ... sans être médisante... je pense que les gens ne doivent pas savoir qu'il y a d'autres établissements qui font aussi des bons filets de perche ! ou peut être avaient ils le souvenir des filets de perche excellents qui ont fait la réputation de cet établissement il y a 20 ans....

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Après avoir lu de nombreuses évaluations élogieuses sur cet endroit après les récentes transformations j'ai voulu me refaire une nouvelle opinion sur cet établissement qui m'avait tant déçue il y a un an . A l'entrée, une ardoise vous annonce différents poissons alléchants... mais en fait il n'y a qu'une chose de disponible... les moules, en plus des galettes à la carte. Nous commandons des moules avec leurs frites coupées au couteau (c'est ainsi que c'est libellé sur la carte) l'attente est très longue jusqu'à ce que nous soyons servis ! Le point qui est amélioré est que maintenant la cuisine est fermée par une porte donc on est plus enfumés par les préparations, par ailleurs les rénovations sont charmantes et l'endroit semble plus soigné et propre. Quand enfin les moules arrivent, présentées dans une marmite, elles sentent bon et sont préparées à la crème et aux petits légumes. Les frites qui les accompagnent.... sont gigantesques, molles et franchement .... pas bonnes ;-( dommage ! Ces moules étaient des moules du sud d'après la patronne ! donc pas les petites bouchot, mais elles étaient délicieuses.
le service, beaucoup trop long ! deux personnes pour servir une trentaine de clients... et en fin de repas ... nombreux étaient les clients à désespérément appeler le serveur pour régler ou avoir un café !....
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Toujours aussi sympathique de se rendre dans ce café afin d'y apprécier leurs fameux malakoffs (les meilleurs loin à la ronde à mes yeux, car pas gras et légers). La salade servie en accompagnement est délicieuse. Le service efficace.

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Avons pu apprécier le menu du jour composé d'une salade aux cœurs de volaille,( je ne suis pas une adepte des abats mais je dois reconnaître que cette salade était magistralement préparée...) pour suivre un rôti de filet de porc ( tranche finement coupées epaisseur 2 mm) aux pruneaux et son risotto de boulgour aux petits légumes. En dessert une crème de quinoa et son coulis exotique.... Fameux L'accueil est toujours aussi chaleureux! ... Que c'est appréciable. Nous avons été très bien conseillés pour un vin rouge de Reverolle... Un pinot noir excellent ... C'est chaque fois un réel plaisir de se rendre dans cet établissement.
Pour cette fois peut être un peu trop de céréales sur un seul repas...
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Très sympathique brasserie où il fait bon s'arrêter ! Avons commencé par un verre de blanc, muscat valaisan, peut être servi un peu trop frais et cela anesthésie le goût du vin avons reçu un amuse bouche sympa ... sans plus ( queue de bœuf confite.. faut aimer pour apprécier ) avons mange comme entrée, l'un le risotto aux St. Jaques délicieux l'autre un tartare de homard délicieux aussi pour suivre un pigeon cuit à merveille et pour l'autre une bourride de poissons d'eau douce tout ce repas fut accompagné d'une Syrah a Clavien... excellent ! un seul dessert, les sorbets maisons savoureux, cerise, vanille, pistache et petit Suisse... service efficace et attentionné
les tables à deux sont un peu étroites quand il y a les verres, les bouteilles, le pain, les assiettes et annexes ....
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Restaurant avec une arrière salle un peu sombre fréquenté par beaucoup d'habitués. Y sommes allés un midi. Deux plats du jour à choix. À la carte grand choix de pâtes maison, pizzas, viandes. Avons mangé des pâtes. L'un les gnochettis sardis agli scampi e gamberi. les gnochettis biens cuits ressemblent trop aux scampis cuits et gamberi mais il m'a semblé que la quantité de fruits de mer était très très maigre ! néanmoins bon ! L'autre a mangé les tagliatelles con spugnoli gamberoni e zafferano. Ce plat est composé de nouilles aux morilles, gambas et crème safranée ... dommage d'y avoir ajouté des câpres ce qui couvre complètement la saveur des autres ingrédients composant ce plat. Prix payé pour les deux plats, en plus une minérale, 3dl de rouge ouvert et les cafés .
le service ! avons eu à faire à 3 serveurs différents à notre arrivée ... prise de commande après 15 minutes seulement ! un peu long pour un midi!
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Voici bien 10 ans que nous n'étions plus retournés dans cet établissement. Marie Jo est toujours là à accueillir ses clients avec autant de chaleur humaine et son beau sourire qui la caractérise et ce depuis 26 ans ! Même après dix ans Marie Jo reconnaît encore ses fidèles clients ;-) C'est au café que nous avons choisi de nous installer. L'endroit est toujours aussi cosy. Pour faire notre choix de repas, une grande ardoise nous est mise à disposition. Cette ardoise est fort bien achalandée d'environ 6 ou 7 entrées et 6 ou 7 plats principaux. Nous avons débuté le repas avec l'un une salade mêlée et l'autre une cassolette de champignons. Délicieux, goûteux. Puis nous avons pris le panier thaï de St Jacques et crevettes et les filets de perches. Les perches fraîches sont tout petits, joliment dorés au beurre nappés d'une sauce au citron et accompagnés de pommes allumettes. Le panier Thaï est cuit à la vapeur dans un panier bambou sur une feuille de bananier ( je crois) avec un fond de spaghettis de courgettes et carottes avec par dessus les crevettes et St Jacques cuits à la perfection... ni trop ni trop peu ! ceci accompagné d'une sauce Thaï et d'un riz parfumé au citron. Le prix du repas inclus 5dl de vin rosé du coin et les cafés .
Rien!
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Très bel endroit offrant une sympathique alternative de choix de repas. Il n'y a pas de carte des mets, le menu est surprise pour tous les convives de l'établissement . Ils travaillent principalement des produits du terroir. Les seuls choix qui sont à faire, sont, les boissons et ...de décider au fur et à mesure du repas, combien d'entrées puis combien de plats principaux puis le fromage puis combien de desserts. À chaque fois que la sommelière dessert l'assiette et demande si on souhaite continuer. On entre au rez de chaussée où se trouve le bar et la cuisine se trouvant derrière une baie vitrée permettant de bien voir ce qui s'y passe. C'est au premier étage que nous découvrons la salle de restaurant boisée et décorée de manière très sobre avec des tables en bois sans nappage mais très élégantes. Avec l'apéritif est servi un amuse bouche présenté sur un morceau de pierre du Gornergrat ( montagne surplombant Zermatt / voir photo ) Ensuite le pain maison est apporté et présenté de manière très originale, tout ceci accompagné de deux mousses de fromage frais très légères l'une aromatisée au citron et l'autre aux noisettes. Nous avons dégusté trois entrées la première composée de sot l'y laisse et sauce au concombre la seconde, filet de sandre aux agrumes le troisième, un morceau de lard croustillant à souhait et de l'ail brûlé .... à se relever la nuit... Puis nous avons poursuivi avec le plat principal, qui a commencé par une marmite odorante et non comestible déposée sur la table et qui nous a enivrés de senteurs du sud... ( mélange d'épices provençales et azote liquide ) déposée sur un mini tronc de mélèze et 1 minute après est arrivé le plat principal compose de filet mignon de veau et sa déclinaison de tomates et courgettes ... Nous avons succombé à la tentation du fromage local absolument fabuleux, 8 mini portions de fromages à pâtes molles, dures, persillés tout ceci accompagné d'un pain aux fruits maison et de miels aromatisés et chutney . Et pour terminer un dessert au fromage blanc et chocolat blanc très original. Une mignardise de sorbet citron est servie avec le café. Ce repas fut un réel feu d'artifice de saveurs qui nous laisse vraiment un souvenir merveilleux et savoureux. Le chef autrichien venant de Salzbourg est venu nous saluer en fin de repas, tout en simplicité et à l'image de son talent ... il mérite vraiment son étoile au Michelin!!!!

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C'est le jour de mon anniversaire que nous avons décidé d'aller déjeuner dans cet endroit qui nous avait charmés les années précédentes. Les plats du jour dégustés étaient toujorus raffinés, bons, inovants et avec un rapport qualité prix sans reproches. A notre arrivée, sans réservation puisque nous allions pour le déjeuner, la salle était vide à 12h30. Soit ! les gens skient... Nous avons compris durant le lunch la raison du peu de personne dans ce restaurant. Nous sommes accueillis par une serveuse. Elle nous suggère un apéritif ! et mon mari de répondre... que souhaites tu pour ton anniversaire ? et le sommelière.... répond: une carafe d'eau ? (en français....donc elle comprends le français !). j'éclate de rire et lui dit que bien que l'eau soit très bonne, je préférerais autre chose ! Nous n'avons pas commandé de plat du jour car il semble qu'il n'y en avait pas... dommage... Nous avons commandé la salade de poulpes en entrée et pour suivre j'ai pris le club sandwich végétarien et mon mari une entrecôte. quelle déception en tous points ! la salade de poulpe.... beaucoup trop cuite, sans gout ! mon club sandwich, minable avec des légumes pas très frais. quant à l’entrecôte, il semble qu'elle soit meilleure à la maison !!! la sommelière qui nous avait accueillis à notre arrivée à disparu au bout de 10 minutes ! et nous avons été confiés aux bons soins de Elke, gentil serveur dont je tairai le nom de famille....qui n'avait plus du passer sous la douche depuis quelques temps vu l'état de ses cheveux gras et de ses ongles ! quelle immense déception pour cet endroit qui nous avait habitués à des plats bien plus raffinés et goûteux ! nous n'y retournerons plus jamais tant le déception fut grande en tous points ! quel dommage car cet endroit est idéalement placé et sa terrasse est la halte idéale en été ou en fin de saison d'hiver quand la température le permet !
le service, le contact à la clientèle, la qualité des plats
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Très sympathique endroit chaleureux et professionnel. Avons eu le privilège de manger juste devant le grill Patrons adorables ... Lui aide même son chef au grill lors du coup de feu... Avons admire les poulets, poissons, agneau, bœuf, mmhhh on aurait eu envie de tout déguster. Avons mange la brochette gitan servie avec du gratin et des légumes vapeur... Parfaits Mon mari a pris les scampis parfaitement cuits. Excellente gestion du service malgré ... Que c'était complet. Avons été vite et bien servis !!!
Rien
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With friends

Schneeweiss
Schneeweiss
04.07.2015, 20:40
http://labobouffe.blogspot.ch/2015/07/schneeweiss-berlin.html Le Schneeweiss a su se faire une jolie réputation dans le monde gastronomique berlinois et son nom est assez fréquemment cité dans des blogs, guides ou journaux: dans le top 10 des restaurants alpestres de Berlin, dans le TimeOut Berlin et j'en passe, qui en parlent tous en des mots plutôt encourageants tant question cuisine que cadre. Nous voilà donc en plein Berlin Est, dans le quartier de Friedrichshain. Un quartier assez surprenant par ailleurs. Un grand centre ferroviaire dans le coin, alentours entre terrains en friche, bâtisses délabrées et chantiers de construction. Plus au sud, on se rapproche du Spree, des bâtiments modernes côtoyant le rougeoyant prussien et, tout le long de cette rivière, la fameuse East Side Gallery, morceau du mur de Berlin de quelques 1.3km ayant servi de support d'inspiration a un nombre remarquables d'artistes de rue, y laissant s'exprimer, dans le silence des graffitis, tantôt poésie, tantôt dureté, tantôt humour, tantôt gravité. C'est la plus grande galerie continue d'art de rue méritant véritablement un détour, d'autant qu'elle est aujourd'hui menacée par les grapheurs médiocres et irrespectueux ainsi que par les agences de construction. Plus au nord, du côté où se trouve notre destination du soir, des quartiers plus calmes de restos, bistrots ou logements. Dans ce cadre spécial et bigarré se presse une foule dense qui l'est tout autant, franchement axé sur l'alternatif. Aujourd'hui, c'est jour de fête: le 1er mai est une institution indétrônable à Berlin et c'est à Friedrichschain (ou Kreuzberg) que cela se passe ! Concerts en rue, bières coulant à flots, police prête à agir (un vrai bataillon qui, bien qu'équipés pour la chasse au grizzly, sont plutôt bonhommes et ne font pas pression, restant simplement dans leurs fourgons. C'est donc du côté nord que nous serons. Simplonsstrasse, on a l'impression d'être sur la voie principale d'une banlieue résidentielle: peu de voiture, des parcs partout, de jolies maisons, c'est extrêmement calme et on ne peut que penser que de vivre là doit être un bonheur. Un écrin de paix où Blanche-Neige a su imposer une image nouvelle. Car oui, c'est bien là la traduction de Schneeweiss qui d'ailleurs joue sur deux plans avec un tel nom, les deux plans soigneusement imagés en deux logos différents. L'un fait référence à la cuisine alpestre servie dans les lieux, avec un logo dont l'arrière plan, représentera schématiquement un pan de montagne dans un hexagone (rappel des flocons de neige). C'est d'ailleurs le logo « officiel » que l’on verra sur la potence à l'extérieur, extérieur qui brillera d'ailleurs par sa discretion. Dès l'intérieur, on trouvera le logo « alternatif », forcément inspiré du conte bien connu, mais signalant clairement un côté décalé du lieu, car il s'agit d'un nain de jardin blanc tirant un doit d'honneur à son public, esquissant un petit sourire narquois. En gros, d'emblée, j'aime ! On entrera dans un écrin virginal, élégant, juste rehaussé par un parquet et des chaises sombres. Des banquettes en cuir blanc confortables, petites tables carrées, élégamment dressées et comportant toutes un petite ensemble floral aussi blanc que le reste. Au plafond, un magnifique lustre de feuilles de cristal ajoute en élégance et participe à faire de ce lieu un endroit lumineux et sophistiqué. Je vais être obligé de faire une aparté négative immédiatement. Ayant réservé via le système Open Table, le serveur qui nous accueille nous rappelle immédiatement avec beaucoup de nonchalance et un ton peu aimable que les tables « opentable » ne sont disponibles que 2 heures durant et nous fait bien comprendre qu'il allait veilleur au grain pour que l'horaire soit respecté. Si tout au long du repas nous avons été servis par un personnel charmant, souriant, professionnel et serviable, sans jamais se sentir stressé, le même personnage, semblant apprécier faire le sale boulot, viendra au terme du repas nous présenter la porte de sortie. On ne laissera toutefois pas cela gâcher la soirée, c'est bien peu, mais c'est une attitude que j'ai trouvée des plus déplaisante ! Enfin... nous voilà à table et le relais est déjà pris par une charmante serveuse qui nous porte les cartes et nous proposera un apéritif. A la table, un coca et trois cocktail du moment, le « Jäger Negroni », composé essentiellement de prosecco et de Jägermeister (dont l'histoire mérite d'être lue), mêlé de sirop d'herbe (dont je n'ai pas pu trouver la composition). Un cocktail frais, élégant, très équilibré entre amertume et douceur, très plaisant. On en profitera naturellement pour commander l'eau et les deux verres de vin qui accompagneront le repas, un rouge nommé INK, assemblage de pinot noir, Schwarzriesling, Dornfelder, Syrah et Grenache, du domaine Friedrich Becker Junior (2011), un vin élégant et équilibré, aux riches notes de cassis. Consultant la carte, on se réjouira de la voir petite et datée à la semaine, proposant une cuisine « alpestre » fraîche et de saison, raffinée et typique tout à la fois, un rien imaginative et à tarifs tout à fait corrects ! Le choix ne sera pas facile à faire mais on se lancera ! A peine commandé, on nous portera une jolie corbeille de pain, l'un très foncé, au levain et parfumé d'épices semblables au pain d'épice mais en plus discrètes, l'autre mi-blanc tout à fait appréciable. Ils sont accompagnés d'un beurre à la betterave excellent et de crème aigre. En entrée, deux convives se partageront un onglet de bœuf, asperges, morilles et échalotes au vinaigre. Ce n'est pas réellement une entrée mais une catégorie de plat qui est en portion réduite, que le restaurant appelle Zwischengang. Une petite tranche d'onglet tendre à souhait, cuite rosée, trône en maître sur deux tronçons d'asperge blanche savoureuse entourée d'échalotes au vinaigre doux.. Un jus de viande corsé légèrement aigre-doux ajoute en gourmandise à ce plat esthétique. Une belle réussite. Un troisième convive choisira la simple salade de feuilles, joliment garnie, fraîche et colorée, avec une délicate et légère vinaigrette très plaisante. Pour ma part, je me laisserai séduire par une assiette de calamaretti, Cecina, chicorée de trévise, mozzarella de bufflonne et tomate. Une assiette très graphique, grande et ronde, avec le contenu se concentrant en arc de cercle riche en couleurs et reliefs. Sur un lit de fine chapelure (sans doute les restes du pain servi, intelligemment transformé et réutilisé) se dressent des monticules de feuilles de salade fraîche et deux feuilles de trévise, le tout assaisonné d'une splendide pesto. Centrée, une tomate dodue et goûte débitée en un cube régulier devancé par une mayonnaise bonne, assaisonnée sans pour autant que je sois parvenu à déterminer les saveurs. Quelques fines lamelles de Cecina, une viande séchée de bœuf très réputée provenant de León, en Espagne, de saveur exceptionnelle. De la mozzarella de bufflonne, riche en goût, magnifiquement crémeuse est parsemée de-ci de-là et enfin, les calamaretti sont arrangés après avoir été juste surpris, comme il se doit, leur donnant une tendreté parfaite. Et tout cela forme un ensemble tout à fait réussi, où les saveurs et les textures se lient pour arriver à un résultat des plus réjouissant. Une très belle assiette ! Côté plats, à nouveau trois convives choisiront le même plat, soit les raviolis maisons à la courge, noix et herbes fraîches. Une belle assiette, élégante et raffinée, offrant une portion généreuse de raviolis à la pâte de texture parfaite, une farce gourmande où la courge est très présente. Le tout est recouvert d'une béchamelle plutôt légère et de belle saveur tandis qu'une intelligente écume de fromage assez corsé vient couronner le tout. Intelligente car par ce procédé d'écume, l'équilibre des goûts est parfait tandis que « pur », cela aurait eu tendance à devenir trop salé et trop lourd en saveurs. En décoration, quelques feuilles d'épinard, un bouquet de scarole et voilà un plat très réussi. Pour ma part, c'est du flétan de Groenland (ou flétan noir; un poisson que l'on trouve assez peu par chez nous), asperges vertes, romanesco et pop corn au boudin noir. Assiette tout en délicatesse, où de fins tronçons de poisson cuit à la perfection apparemment vapeur ou peut-être sous-vide, chair ferme et fondante, assez proche du colin et à la saveur douce, se perdent dans un amoncellement élaboré d'asperges vertes et de romanesco qui ont gardé du croustillant. Le pop corn, parsemé de ci de là exhale une saveur vraiment intéressante et apportent du croquant au plat. Le tout est légèrement baigné dans une petite et légère sauce crémeuse augmentée de gouttes d'une huile d'olive mêlée d'herbes donnant du relief au plat. Une très belle réussite. Les raviolis tassant plus que le poisson, je serai le seul à prendre un dessert « complet ». Deux convives prendront des mini crèmes brûlées, sans particularité à défaut qu'elles étaient de très belle facture. Pour ma part, je succomberai au brownie au chocolat Callebaut, mûres, éclats de chocolat et crème glacée au chocolat blanc. La Maison Callebaut est probablement l'une des maisons les plus renommée de chocolat belge, que même les grands chefs vont volontiers favoriser, au même titre que Valrhona. La présentation est très agréable et travaillée. Au centre de l'assiette, un carré de gelée cassante de mûre (fait à l'agar-agar) sert de marchepieds à un brownie généreux, sombre, moelleux et fondant. Le chocolat est de très belle qualité et bien présent pour un ensemble pas trop sucré. Une quenelle de glace au chocolat blanc couronne le tout. Savamment répartis dans l'assiette, mures, pop corn chocolatés, sorte de crumble et pointes de gelée de pomme viennent compléter le tout pour un mélange savoureux et réconfortant. On finira ce très beau repas avec un thé, pour une addition de 160.80 euros. Malgré un début et une fin de service mouvementés et, peut-être, un peu fâcheux, il faut souligner la qualité des serveuses qui, tout au long du repas, se succéderont tout en discrétion pour répondre à nos moindres besoins. Un service sûr dans un établissement au décors assez exceptionnel où les papilles ne seront assurément pas en reste. Si l'on peut tirer leçon de cette histoire, prudence quand on s'engage à respecter un temps imparti pour un repas !
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Prater Garten
Prater Garten
24.05.2015, 22:03
http://labobouffe.blogspot.ch/2015/05/prater-garten-berlin.html Cela fait plusieurs années que je voulais aller à Berlin, sans pour autant parvenir à m'en créer l'occasion: entre histoire, culture, diversité, architectures... il y avait amplement de quoi faire! Et c'était sans compter le monde de la table! Forcément, de loin, on pense Allemagne, on pense cuisine, on pense viande, saucisse, Schnizeln, Torte, le tout arrosé d'un bon bock de bière. Pour être allé à Münich il y a déjà bien 8 ans, Freiburg il y a 6 ans, il faut bien avouer que cela répondait jusqu'alors plutôt bien à l'image avec, comme variation essentielle, la cuisine turque qui prendra surtout la forme du döner. N'oublions pas en effet que l'Allemagne aujourd'hui est le pays qui possède la plus grande communauté turque hors de Turquie. Berlin, au même titre que l'essentiel des grandes capitales du monde, n'est pas vraiment représentative de bon nombre d'idées préconçues sur ce pays, notamment sur la cuisine. Il n'y a pas vraiment de ces Biergarten ultra traditionnels pour ne citer qu'un exemple mais on les verra plus volontiers un peu modernisés, retravaillés, revisités, tant dans le cadre que dans l'assiette, sans pour autant rejeter origines et traditions. Une Berlin moderne, jeune, innovante, vivante, également dans la restauration. Fin avril, début mai, me voilà donc en bref séjour (3 jours entiers) en famille. Trois jours, c'est bref, et j'aurai à cœur de sélectionner trois tables de trois genres différents, soigneusement choisis, pour découvrir et faire découvrir à mes comparses quelque chose de nouveau. Et j'espère maintenant vous faire découvrir ce visage de Berlin. 30 avril 2015, après une première journée de balade à travers un Berlin au temps un peu mitigé, à la découverte de l'essentiel des sites « carte postale » mais également de la vie et de la diversité berlinoise, on fera volontiers comme premier choix gastronomique une roborative, généreuse et confortable cuisine allemande avec sa touche berlinoise. Nous voilà donc dans la partie orientale de la ville dans le quartier fréquenté de Prenzlauer, où l'Eberswalder Strasse vous mènera, si vous vous y aventurez, au populaire Mauerpark et au mémorial du mur, un quartier qui correspond bien à l'idée que l'on pourrait se faire de Berlin Est de nos jours: jeune, alternatif, vivant et moderne, dans un écrin d'ancienneté et d'histoire. On longera quelques minutes la Kastanienallee jusqu'à ce que l'on se retrouve, sur la droite, devant une enseigne un peu décalée ouvrant sur ce qui, de l'extérieur, ressemble à s'y méprendre à un terrain vague. C'est pourtant là que l'on dînera. On s'aventurera sur une allée dallée, entourée de terre, on croisera un parking à vélo et on s'amusera à s'approcher d'une bâtisse qui a un petit quelque chose d'habitat temporaire ou de mobilhome, au pied d’une structure industrielle en tôle ondulée. Une petite terrasse juste devant, toiles blanche et rouge, donne un côté presque comique et en même temps assez irrésistible. Mais ce n'est pas tout! En face de la bâtisse, une grande terrasse à ciel ouvert, ponctuée de châtaigniers, au petit air du buvette, où, malgré le temps et la température, une poingée de personnes s'y rassemble. Il y a fort à penser que le lieu est bondé en belle période. Ce côté est la partie « Biergarten » du lieu, dont la naissance remonte à 1837, faisant de lui le plus vieux Biergarten de Berlin, abreuvant les habitants de diverses sortes de bières et autres boissons, ainsi que les nourrissant aujourd'hui d'une cuisine de type fast/fingerfood traditionnelle qui semble, à la lecture de la carte, savoureuse et à prix des plus dérisoires. Je ne peux qu'encourager une visite de l'onglet descriptif de leur site, qui raconte avec force détails l'histoire du lieu. La bâtisse premièrement décrite est donc le côté restaurant, et c'est là que l'on dînera. En passant la porte, il est difficile d'imaginer ce que l'on trouvera à l'intérieur! à peine entré, on appréciera le joyeux brouhaha qui habite la salle et qui témoigne de son degré de remplissage. On notera, au passage, que le lieu sera plein du début à la fin, les tables desservies étant aussitôt repourvues. Autant dire qu'il est essentiel de réserver en avance, éventuellement de se montrer flexible sur l'horaire. En face, on remarquera le très beau et long bar, lumineux, en bois, aux verres resplendissants et surmonté de bouteilles en terre cuite, vestige des temps anciens où la bière était servie dans ces récipients. Le reste de la salle est simple et pleine de charme: parquet au sol, haute plinthes de bois foncé, murs blancs, lumières tamisée. Au fond, une estrade cerclée de rideaux et de lampes où l'on verrait volontiers se produire quelque groupe musical ou un spectacle burlesque. Un peu partout, assez serrées, des petites tables de bois, laissées nues, juste pourvues d'un pot contenant fourchettes, couteaux et serviettes en papier, et des chaises assorties, assez brutes, correspondant pleinement aux lieux. Le personnel n'est pas nombreux en rapport au nombre de couverts et la taille de la salle, mais hyper efficace, assez jeune, vêtu de noir, ne manquant pas d'allure, souriant et disponible. On sera d'ailleurs vite pris en charge et menés à notre table au pieds de l'estrade. La carte en mains assez rapidement, on appréciera le fait qu'elle soit datée, courte, tenant sur une page. Le restaurant a à cœur de servir une cuisine authentiquement berlinoise régie par les saisons, le marché et les envies du moment. C'est d'ailleurs l'asperge blanche qui est alors à l'honneur, en soupe ou proposée avec divers accompagnements. On trouvera des soupes, des salades, viandes en sauce ou grillée, un poisson et des desserts. Il n'y a pas vraiment d'entrée ou de plat et on remarquera que les assiettes des tables alentours sont si bien servie qu'un unique plat devrait suffire à arriver au bout du plus avide appétit. La transparence quant à la provenance et la qualité des préparations est plutôt exceptionnelle, mentionnant très clairement si tel ou tel plat contient des conservateurs, antioxydant, acidifiants ou phosphates (et il n'y en a pas des masses!). Je ne sais pas s'il s'agit d'une loi qui demande cela, mais si ce n'est pas le cas, chapeau bas! Last but not least, les prix sont vraiment dérisoires, en mettant en rapport quantités et prix de matières premières (veau, asperge, etc...). Côté boissons, la carte ne vise à nouveau pas à l'exhaustivité mais n'empêche pas le choix. Tout sent la qualité, des bières pression et bouteilles, des vins à tendance bio/nature, une quantité gigantesque d'alcools forts et minérales, toujours dans des gammes de prix très raisonnables. Bon, je ne me suis que déjà trop étalé dans mon introduction. Ma foi, on ne se refait définitivement pas! Mais voilà les plats et boissons commandés. Très vite alors, on nous portera un pain mi-blanc fraîchement coupé. Ce dernier est de bonne qualité. A ses côtés, deux coupelles de crème aigre à la ciboulette simple et plaisant, posée d'entrée de jeu, que l'on consommera avec du pain dans un premier temps pour les plus affamés, et avec un des plats de la table (pris par trois des convives), que je m’apprête à décrire. Les plats arriveront après une petite attente, ce qui est tout à fait normal. Rien de trop compte tenu du remplissage de la salle et du temps de préparation des plats. Trois convives, donc, se laisseront tenter par une proposition du moment, l'asperge. Une demi-portion d'asperge, de grosses asperges blanches parfaitement cuites, braisées et beurrées, changeant heureusement de l'habituelle cuisson à l'eau, saupoudrée au dernier moment d'un peu de chapelure. La qualité du produit est assez exceptionnelle et les quantités, pour une demi-portion, pas chiches du tout! Dans la même assiette, trois pommes de terre toute en simplicité, bien cuites et de bonne qualité, également saupoudrées de chapelure. Dans une assiette à côté, une portion de Schnitzeln vraiment très généreuse (qui laisse penser que si on prend comme plat une Schnitzel, on veillera à avoir vraiment très faim!). La viande, du veau comme la tradition le veut, est de belle qualité, en fine escalopes tendres et goûteuses témoignant d'une cuisson maîtrisée. La chapelure est fine et croquante, l'ensemble est justement assaisonné et servi avec un quartier de citron. Un plat qui aura beaucoup plu et auquel on ne reprochera peut-être qu'une quantité un peu élevée de beurre dans les asperges (pour chipoter). Pour ma part, je m'intéresserai à un autre plat hautement traditionnel: le Sauerbraten. Pour utiliser une référence connue, c'est globalement les mêmes principes qu'un bœuf bourguignon mais façon allemande. Un très gros pavé de bœuf de très bonne qualité, longuement mariné dans du vinaigre et des épices (jusqu'à 48h de marinade), braisé et lentement cuit, servi dans une sauce aigre-douce de vinaigre et de bière aux épices avec un arrière goût de raisins secs. La viande est tendre, se défait toute seule, savoureuse et magnifiée par cette sauce gourmande, riche et très équilibrée en saveurs. A ces côtés, des carottes très bonne, assez beurrées à nouveau et une excellente purée très bien exécutée. Un plat réconfortant et gourmand. J'ai commandé une petite salade à côté. Une grande assiette profonde regorgeant de feuilles diverses bien fraîches et parsemée de graines de sésame et tournesol. La vinaigrette est un petit bémol car m'a fait furieusement penser à une de ces sauces à l'italienne industrielle qui ne fait pas honneur au lieu et au contenu de l'assiette. De parfaite, elle passera à plaisante. On constatera assez aisément que les assiettes sont si généreusement servies qu'elles arriveront au bout des appétits les plus coriaces, et cela avec beaucoup de plaisir. Nous ne résisterons néanmoins pas à nous partager une portion d'Apfelstrudel pour le dessert. Une portion à nouveau fort généreuse d'un strudel qui n'était pas tout à fait semblable à ce que l'on connaît du strudel traditionnel. Plutôt que d'être roulé plusieurs fois, il n'avait qu'une seule couche extérieure de pâte un peu molle (contrairement au croustillant typique et, fondamentalement, désiré). La farce, elle, est parfaite. Dés de pommes fondants, riche en noix et amandes, humidifié de compote de pommes et zeste d'agrume, excellente. Le tout est servi dans sa pataugeoire de sauce vanille de belle exécution. Un dessert très bon et plaisant, quoiqu'on aurait apprécié un traitement plus traditionnel de la pâte. Côté boissons, eau gazeuse et plate, un coca seront les sources d'hydratation. Je ne résisterai pas à goûter à une de leur pressions, la « Prater Lager Schwarz », une bière noire presque étonnamment fluide et désaltérante, avec un joli gaz équilibré et une saveur très maltée et agréable. Un verre de vin rouge sera pris à table, un vin du Rioja Bio « Lar de Sotomayor Tempranillo Écológica » 2011 de la Bodega Demeco De Jarauta, un vin très plaisant aux notes de cacao, de cuir et d'épices derrière un fruit riche. Tout cela nous reviendra à quelques 124.70 euros. Entouré d'un service efficace et agréable, on a passé, dans ce cadre particulier, un repas très plaisant et réconfortant, avec des produits choisis, très bien exécutés et généreusement servis. Le Prater Garten est une expérience d'immersion dans la vie berlinoise et promet un moment confortable et agréable, sans aucun chichi!
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Little Social
Little Social
26.04.2015, 21:09
http://labobouffe.blogspot.com/2015/04/little-social-londres.html Avant de m'aventurer dans ce dernier repas londonien, je souhaite publiquement remercier mon ami et blogueur gourmand Hedofoodia qui m'a grandement aiguillé et conseillé tant dans le choix de mes tables que dans mes sentiers touristiques, fort d'une expérience de nombreuses années. Un grand merci ! Car oui ce séjour londonien a entièrement eu pour mots-clés découverte, gourmandise, surprise voire même émerveillement. Cette dernière expérience gastronomique constitue un point d'orgue et une conclusion idéale à ce voyage. Ce 2 janvier 2015, en effet, après une ultime balade dans cette cité incroyable, je me retrouve dans ce carrefour routier surexcité et surpeuplé qu'est Picadilly Circus, en plein cœur de Londres, centre névralgique encore tout illuminé des décorations de fêtes, où la foule s'entasse déjà pour profiter des soldes qui débutent tout juste alors. Boutiques chics et clinquantes à perte de vue sur toutes les routes rejoignant ce centre, dont Regent Street que l'on remontera un instant pour atteindre une rue perpendiculaire qui nous mènera, finalement, à Pollen Street, une petite rue qui n'a l'air de rien, fine, courte, un peu sombre, mais qui abrite deux établissements d'exception, sans cesse bondés, qui plus est gérés sous un même nom. Mais qui soulève donc ainsi les passions ? Un certain Jason Atherton dont le palmarès auprès de chefs prestigieux est tout à fait remarquable: Pierre Koffmann, Marco Pierre White, Nico Ladenis ou encore Ferran Adria d'El Bulli, puis rejoint le Groupe Gordon Ramsay en 2001, véritable figure emblématique du monde gastronomique, livresque et télévisuel britannique qui a mené une véritable conquête mondiale. Avec un tel modèle, il n'est pas étonnant que Jason Atherton se lance dans sa propre entreprise éponyme avec, dès 2011, le « Pollen Street Social », sis justement Pollen Street, en face de ma destination du jour. Son travail est très vite couronné de succès. Une étoile après 6 mois, de nombreuses autres récompenses par la suite, on parle du Pollen Street Social comme du nouveau meilleur restaurant londonien. Je ne dénombrerai pas toutes ses tables à travers le monde. Contentons-nous de souligner que son nom réunit déjà 19 enseignes, dont 8 à Londres et deux dans la même rue... Le Little Social, droit en face de son premier succès, proposant une cuisine plus bistronomique que gastronomique, à des prix moindres, dans un climat plus détendu tout en promettant raffinement dans l'accueil et l'assiette. Autant dire que je ne pouvais que me réjouir de ce repas (même si c'était le dernier repas du séjour). Dans cette petite rue, donc, l'air de rien, ces deux fleurons gastronomiques attirent foule. D'un côté, une baie vitrée détourée de noir annonce le chic Pollen Street Social où un coup d'oeil à travers la vitre semble qu'on n'y entre pas en basket et marcel. De l'autre, une devanture tout aussi noir laissant penser à un pub ou un bistrot presque à la française cache le Little Social. Une ambiance détendue et amicale y règne. Dès l'entrée, on sera charmé par le service rayonnant, plein d'humour, vêtu de chemise et veston noir-cravatte complété par un jeans, reflétant tout à fait les lieux. On pénètre dans un établissement assez lumineux, raisonnant de l'heureuse clameur et d'une forme d'excitation d'un public bigarré. Intérieur vraiment très original, on se croirait presque dans un tripot de Pigalle, papier peint jaunâtre en panneaux entourés de bois sombre ouvragé, vieilles pubs et photos françaises, hautes plinthes, du mobilier aux arrondis rappelant les productions de styles Louis avec ces pieds arrondis, des banquettes de cuir rouge pétant, lampes de toutes sortes sur touts supports, un très beau et long bar. On ajoutera encore à ce tableau étonnant une volée d'escaliers habillée de vieilles cartes routières françaises et illuminée de néons formant quatre mots : « Silence Logique Sécurité Prudence » rappelant l'Alphaville de Godard. Je serai mené, après avoir été aimablement débarrassé de mon manteau et de mon sac, dans ce décors plutôt stupéfiant, jusqu'à ma table, bien centrée dans la salle m'offrant une vue de choix de tout ce qu'il s'y passe. On me porte illico la carte, on me demande si je désire de l'eau et enfin on me propose un apéritif. Ne rompant pas avec la mode des cocktails, le Little Social en possède un bel assortiment qui sont tous plutôt créatifs et diablement tentants, inspirés par la saison, aux intitulés rappelant fortement l'affection non dissimulée du lieu pour la culture française. Ma première pensée est: « si le menu est semblable, je ne pourrai jamais faire de choix ». Bon, je me décide pour un « Poire Quoi ? ». Composé de Vodka Grey Goose à la poire, liqueur de gingembre du Domaine de Canton, de la poire William, du citron frais et du sirop de laurier, et une petite dose d'absinthe pour finir le tout. Rien a dire, splendide et cela donne le courage d'attaquer la carte ! La carte s'apparente à un supplice de Tantale (a défaut que moi, je boirai et je mangerai quand même). Elle est pourtant pas bien grande mais tous les intitulés respirent la gourmandise, l'inventivité, un peu de folie, la fraîcheur, et la qualité. La base de conception est toujours la cuisine anglaise, mais très inspirée, où l'on trouvera créativité et influences internationales, où des produits simples et quotidiens côtoient l'exceptionnel. Impossible de ne pas fondre à la lecture. Quoi qu'il en soit, tout les goûts y trouveront leur compte ! Je ferai mon choix, réjoui et affamé, en même temps un peu déçu d'avoir dû faire un choix. Pour parfaire l'épreuve, quand enfin une décision semble à se dessiner, la serveuse ne manquera pas de venir réciter les suggestions du jour qui ne manqueront pas de vous désespérer ! Très vite, un très beau pain m'arrive dans une jolie corbeille. Une excellente baguette, un très beau pain foncé au levain, un beurre légèrement salé et fumé de très bon goût, ça promet. En entrée, ayant vu de l'anguille à la carte, je me suis laissé tenter par la « Warm smocked eel, beetroot, horseradish cream, watercress ». Une assiette très délicate, presque féminine, m'arrive, transportant un parfum très appétissant: au centre, le produit, l'anguille fumée, qui est absolument parfaite, équilibre entre le fumé, le salé, la gourmandise de ce poisson star, juste couronné d'une petite betterave rouge tournée, parfaitement assaisonnée d'un parfum chaud, rappelant un léger fumé, assez difficile à décrire. Plus loin, deux autres betteraves, jaunes celles-ci, ayant subi un traitement semblable. On trouvera encore trois petits dômes de jus de betterave d'une très grande gourmandise, à nouveau très travaillés mais sans être à même de déterminer les saveurs que je ressentais. Enfin, une crème de raifort qui se fait mousse légère d'une très grande gourmandise, avec toute la saveur du produit sans son piquant anesthésiant. Quelques feuilles de pourpier viendront parfaire ce tableau d'une précision redoutable. En plat, je commanderai un « Roasted Cornish line caughtcod, Asian spiced cauliflower and aromatic duck broth ». Un filet de cabillaud donc, péché à la ligne, provenant de Cornouailles qui est une provenance réputée pour sa qualité. L'assiette en comporte un tronçon copieux dont la cuisson, plutôt délicate, est maîtrisée à la perfection. Il est entouré de quelques fleurs de chou romanesco et présenté sur son podium de ce même chou presque préparer comme un couscous, très parfumé de saveurs rappelant le mélange cinq épices chinois mais plus délicat. Sur cet ensemble viendra en un second temps s'ajouter un bouillon presque improbable mais qui sublimera le plat. Un bouillon assez fluide et corsé au canard, parfumé au soja et les mêmes traceurs gustatifs rappelant les cinq épices. Épatant d'équilibre gustatif et de méticulosité dans la préparation de chaque élément. Craignant de ne pas avoir assez faim, lorsque l'on ma proposé les accompagnements, entre poutine (!), frites, purée... j'ai préféré une simple salade de feuilles et herbes qui s'est avéré parfaite avec une vinaigrette tout à fait succulente. Le vin ne sera pas en reste. Pendant le repas, je prendrai un verre de vin d'un vigneron français collaborant directement avec le Pollen Street Social, Thomas Carsin, du Domaine du Clos de l'Élu, en Loire. Un mono-cépage de Cabernet Franc au nez généreux et aux saveurs prononcées mûres-cassis tout en délicatesse qui accompagnera à ravir mon plat. Pour le dessert, je ne me refuserai pas un second verre de vin, un Val d'Aoste « Chaude Lune » 2011, un « vin de glace » (les raisins ont été vendangés après gelées), une méthode de fabrication offrant un sucre résiduel riche et ample, d'une belle complexité, conservant une acidité permettant de boire cela comme un sirop, une très belle découverte ! Et ce dessert alors ? Je ne résisterai pas au crumble du moment: « Pear and blackberry crumble, mascarpone and cinamon creme anglaise ». M'arrive une assiette composée d'une petite compote de poire entourée de petites sphères de poire et des moitiés de mûres, dans un élégant dénuement. Puis la serveuse s'approche, armée d'une casserole en cuivre et laisse s'écouler un crumble chaud, splendide, en quantité généreuse et dépose finalement une saucière remplie d'une crème anglaise au mascarpone et à la cannelle que le client ajoutera par lui-même à la préparation. Un dessert délicieusement régressif, on se sent comme un enfant face à tant de gourmandise. Un crumble riche en noisettes, plein de saveurs et parfait en bouche, chaud, se mêlant avec la préparation froide qui se trouve au-dessous, et que l'on liera de cette splendide crème de mascarpone. Diabolique. Il n'y a pas à dire: commandant un thé vert pour faire durer le plaisir, je ne peux que venir au constat que je viens probablement de passer mon meilleur repas de ce séjour. Je demande l'addition et profite encore du ballet de ces serveurs ultra efficaces dont le sourire, l'humour et le professionnalisme sont remarquables et sauront mettre à l'aise n'importe qui, dans ce cadre, qui plus est, vraiment original et qui, au fur et à mesure du repas, tombe finalement sous le sens ! L'addition, je la recevrai dans une petite enveloppe indiquant « by air mail », comme venue, une fois de plus, de France. Amusant de pousser le concept jusque là. Le portefeuille n'en sortira pas indemne, 114.75£, évidemment, mais on s'y attendait et l'expérience le justifie. Une expérience que je renouvellerai probablement et que j'encourage de découvrir !
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The Princess of Shoreditch
The Princess of Shoreditch
29.03.2015, 12:39
http://labobouffe.blogspot.ch/2015/03/the-princess-of-shoreditch-londres.html Même à Londres, un dimanche soir, qui plus le 1er janvier, le choix en tables intéressantes est réduit. Il faudra souvent compter avec un peu de patience et de recherche, ne pas hésiter à s'y prendre en avance, pour trouver son bonheur. Mais quelle joie lorsque dans sa liste de lieux à ne pas manquer se trouve précisément ce type de perles... cette joie, je l'ai trouvée avec le Princess of Shoreditch, qui inaugurera mon année gastronomique 2015. Très bien situé, près de Old Street, au cœur du quartier de Shoreditch, on trouvera le lieu. Shoreditch est un ancien quartier industriel au public relativement douteux reconverti en ce qui se fait de plus populaire et alternatif, offrant un cadre tout à fait particulier à la vie trépidante qui s'y déroule. Que l'on cherche une galerie d'art alternative, un pub ultra authentique, une vieille librairie poussiéreuse, de la musique live en tout genre, des clubs branchés ou encore des tables en touts genre, Shoreditch est « the place to be »: aujourd'hui, c'est l'une des scènes numéro une de la restauration londonienne, où bon nombre de restos du genre « gastropubs » de qualité fleurissent. Le gastropub est un concept tout à fait excellent proposant dans un cadre simple et convivial des boissons et de la nourriture de haute qualité à prix relativement doux. On trouvera une tendance semblable dans la bistronomie... mais cela reste deux concepts différents. Bref... vous l'aurez compris, le Princess of Shoreditch est de ce genre. Les propriétaires du Princess se sont installés en 2010, après avoir rénové un pub vieux de 270 ans. L'ambition non-dissimulée, être le meilleur pub de Shoreditch, tant pour la nourriture que pour l'ambiance en respectant le meilleur rapport qualité-prix possible. Grâce à un travail acharné et passionné, une grande attention au contenu de l'assiette et à l'écrin qui les accueille, très vite, le lieu fera parler de lui pour sa qualité, sera récompensé par les journaux, les guides. La marque de fabrique ? Une carte petite, changeant régulièrement au gré des inspirations du chef et de ce qu'il trouvera de plus frais et attirant sur les étals. Gourmandise, générosité, personnalité, originalité et excentricité sont des mots-clés très convenables pour ce lieu étonnant que je vais tâcher de vous faire découvrir. St Paul Street, vous n'aurez aucun mal à reconnaître cette devanture arquée blanche, toute vitrée, d'un autre temps, insérée dans un bâtiment de briques apparentes tout à fait typique. Passant la porte, on tombera dans un coin pub plutôt vivant pour un premier janvier fatigué mais qui sera sans aucun doute beaucoup plus animé d'habitude. Un beau pub habitée de tables de bois toutes simples, un bar très bien aménagé, et proposant des bières, cidres et vins de très bonne qualité à prix plutôt doux (carte semblable à l'étage). On peut y manger également, plutôt de la cuisine simple mais néanmoins travaillée avec des produits choisis. Ici, premier arrivé, premier servi, pas de réservation côté pub. Mais on n'oubliera pas de réserver si c'est plutôt du côté restaurant que l'on veut manger. Il faudra alors monter au premier étage. Un escalier métallique en colimaçon y mène, nous laissant découvrir un décors et une ambiance autres. Me voilà arrivé dans une petite salle aux fenêtres arquées, une douzaine de tables de bois un peu éparses, bougies sur chacune, pas de nappes ou autres agencement, juste ces belles tables un peu brut. Aux murs, des tableaux en noir et blanc dont juste un élément est coloré dans des tons assez acides. En fond de salle, une belle cheminée surmontée d'un lourd miroir. La salle n'est pas bondée, mais correctement remplie à bien 70-80%: couples ou amis, le lieu semble à propos à toute occasion. En toile de fond, une musique un peu swing, ou alors passant sur de la chanson française, Brel et Nougarro notamment, c'est étonnant et plaisant. Au Princess or Shoreditch, c'est une carte réduite que l'on trouvera: 5-6 entrées et plats, et aucun ne failli de mettre en appétit. On notera que la carte est différente le dimanche du reste de la semaine. Pas moins fournie, elle semble simplement composé de plats plus ménagers, moins de préparations minutes, plus de tradition (en gardant une pointe de raffinement) tandis que la semaine sera plus osée dans les assiettes, mêlant plus d'innovation à la tradition, citant quasi systématiquement les provenances des matières premières qui sont des références locales. Ce soir c'est dimanche, et un 1er janvier à Londres, je mangerai traditionnel et cela ne me dérange aucunement ! Le dimanche comme la semaine, c'est la viande qui aura part belle à la carte, mais il y a toujours une proposition de poisson et végétarienne qui n'ont aucunement à rougir du reste. Autant dire que le choix sera difficile. En attendant, on me porte un panier de pain de farine assez complète, ensemencé au levain, vraiment de très belle tenue et d'un très bon goût, servi avec un bon beurre légèrement salé dans une coupelle. Très bon signe. En entrée, je choisis la « Cullen Skink ». Mais encore ? Il s'agit d'une soupe assez épaisse, très traditionnelle en Écosse avec pour ingrédients essentiels, selon la recette d'origine, du haddock fumé, des patates et de l'oignon, parfois épaissie à la fécule. Cette soupe a entièrement respecté la tradition, avec une présence assez importante de céleri en plus. Une belle couleur blanche, épaisse et gourmande, un équilibre très bien géré de salé-fumé qui fait de cette soupe une entrée réconfortante, très plaisante et très originale pour qui ne connaît pas. Pour le plat, il faudra s'accrocher avec le « Roasted Charles Ashbridge rare breed sirloin & slow cooked featherblade ». S'accrocher car je n'ai que très rarement eu devant moi une assiette aussi énorme et qui, plus est remplie. Même si la photo ne fait pas honneur à l'aspect visuel, l'assiette reste appétissante et agréable à la vue. Avec le plat, on me porte sur un plateau six sauces plutôt traditionnelles: menthe, raifort, moutarde anglaise, moutarde de Dijon, moutarde à gros grains et une compote. Plus par curiosité, je prendrai les deux recommandées avec ce type de plats: moutarde de Dijon et raifort, toutes deux bonnes et très franches. On verra arriver l'assiette de loin, couronnée d'un gros Yorkshire pudding, un accompagnement typique à base de farine, lait, œuf et eau, très apprécié avec les plats de viande grillée et plats en sauce. Ce dernier est excellent. On aperçoit autour des pommes de terre entières doucement rôties dans la graisse de canard, tout à fait savoureuses, des petites carottes non-pelées ayant subit le même traitement et du brocoli cuit, quant à lui, à l'eau. On ôte ce couvre chef pour découvrir une viande magnifique: une surlonge fort bien rassie sur os, le goût ne trompe pas, rôtie à la perfection, servie rosée, d'une tendreté parfaite. On est déjà impressionné par la quantité quant au découvre qu'au dessous se trouve une tranche toujours aussi généreuse de viande bouillie, sans doute de la palette, de saveur toujours aussi formidable et tout simplement fondante. Cela sans omettre un lit de chou frisé excellent. Un jus de viande exceptionnel vient conclure le plat. Notons la provenance de cette viande, une référence régionale qu'est la Ferme de Charles Ashbrige, spécialisé dans l'élevage de porc, d'agneau et de bœuf, toujours de races choisies, dans des méthodes d'élevage respectueuses et un travail de la viande exemplaire. J'admettrai ne pas forcément adhérer au raifort ou à la moutarde de Dijon, estimant qu'aussi bonnes soient ces sauces, elles dénaturent le goût. Un plat tout bonnement formidable, réconfortant, travaillé, riche et juste parfait. Avec ce repas, je boirai de l'eau gazeuse (filtrée, purifiée, reminéralisée et gazéifiée sur place) servie dans des bouteilles estampillées par les lieux. Notons et saluons que l'eau se paie 1£ la bouteille, argent, en cette période de fête, totalement reversée à une œuvre caritative ayant pour intérêt les pauvres de Londres. On se relâchera pourtant pas avec le vin du mois, un vin vénitien de Cecilia Beretta Valpolicella Superiore Ripasso 2012, un vin concentré, corpulent mais très bien structuré très plaisant. Complètement repu (nooooon???), je ne peux m'empêcher de me laisser tenter par un dessert, la carte faisant trop envie : globalement, ce sont des desserts gourmands, pudding, tourte, cheesecake, fromages... mais toujours avec un petit quelque chose qui vient faire twister le tout. Le choix est difficile et je pencherai pour le « Sticky toffee pudding, bourbon toffee sauce, milk ice cream ». Un dessert chaud, un vrai péché ! Le pudding est spongieux et collant à souhait, au fort goût de toffee, avec des saveurs rappelant la figue séchée. Une sauce assez corsée au bourbon et au toffee vient corser la préparation et une crème glacée au lait savoureuse vient la rafraîchir. En gros, vous l'aurez compris, c'est sucré, gras, moelleux, chaud, froid, ça colle au dents.... Un monstre de décadence que l'on savourera avec une joyeuse honte ! Vous l'aurez compris, ce repas m'a permis de démarrer cette année sur des notes de tradition, de gourmandise, d’opulence et de plaisir. Un signe pour l'année future ? Le temps d'être en capacité de me mouvoir, je prendrai un thé vert, servi en vrac, en théière, il est d'excellente qualité puis on demandera l'addition (que je redoutais un peu après avoir fait pareille bombance). Rien n'en fut: celle-ci s’élèvera à 50.85£, faisant du Princess of Shoreditch un vrai bon rapport qualité-prix-plaisir. Il faut souligner la qualité du service dans un style plutôt décontracté mais d'une qualité et d'un professionnalisme redoutables. Un flegme so british enrobé d'un humour tout aussi typé, collant à merveille avec le côté décalé des lieux. J'essaierai de venir en semaine une prochaine fois, pour apprécier le plein potentiel et la pleine ambiance des lieux. Quoi qu'il en soit, j'ai énormément apprécié ma rencontre avec la cette princesse des rues et ne peux que recommander mille fois d'y faire un tour !
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Le Chat Botté - Beau-Rivage Genève
Le Chat Botté - Beau-Rivage Genève
25.03.2015, 15:40
jeudi 19 mars 2015, repas à 2 Cela faisait longtemps que je voulais y retourner (ma dernière visite remontant à de 10 ans et ce fut à la table d'hôte en cuisine) La salle avec son décor intemporel et avec son ambiance chaleureuse reflète bien le luxe d'un restaurant haut de gamme. malheureusement on n'y voit pas le lac depuis l'intérieur, la salle étant en contre bas. La terrasse elle, en été, cette fois avec la vue imprenable sur le jet d'eau, doit être splendide. La salle était à un tiers remplie, dont la plupart étaient seul à table, surement des hôtes de l'hôtel. Avec une carte alléchante, proposant entre autre plusieurs menus, notre choix s'est fixé sur le menu Terre et Mer à 170.-. En entrée un tourteau de casier, avec des pinces marinées au combava, infusion de carapace et citronnelle, racines pourpres et caviar citron...la quantité un peu juste à notre goût, mais très gouteux et bien présenté. Suivirent un rouget Barbet doré sur peau, poêlée de févettes et menthe poivrée, une infusion de curry impérial et yuzu.....excellentissime...juste parfaitement cuit. La pintade de Bresse avec son filet moelleux au foie gras et truffe, finger croustillant de cuisses fondantes et ses morilles brunes furent aussi très bon. Le dessert: un croquant chocolat au lait crémeux mascarpone cacahuète et une écorce de citron vert était bon même si un brin trop lourd à mon goût. Jusqu'à là il n'y avait rien à dire. Même si le service était un peu longuet, pour le peu de clients dans la salle, il fallait demander du beurre pour accompagner le pain après avoir mangé la délicieuse brioche aux olives en près-entrée. la carte des vins, avec plus de 50 pages est un trésor à elle toute seule. Les prix sont aussi digne de ce 5 étoiles. Une demi bouteille de château Clarke de 2008 après avoir dégusté un Riesling alsacien et un Sauvignon de Pellerin ont agrémenté notre palet. Après avoir pris et terminé une demi bouteille d'eau minérale chacun, le serveur nous a à plusieurs reprises demandé si nous en voulions une supplémentaire. C'était à la limite de l'harcèlement. Le clou est venu lors de la découverte de la douloureuse. Nous avions réservé une table pour deux personnes bien à l'avance et étions bien deux toute la soirée, quelle ne fut notre désagréable surprise de voir sur la facture finale qu'ils nous avaient compté 3 menus au lieu de 2! Pour un restaurant de cette catégorie, juste scandaleux. Après avoir signalé le petit problème, et avoir rectifié la donne, aucun geste, café offert ou autre n'a été entrepris. Dommage, la sortie étant complétement loupée et aucun geste ayant été fait, tout juste un mot d'excuse prononcé, c'est bien une des premières fois que nous avons quitté une table aussi mythique sans laisser de pourboire. Il y a des choses qui vous laisse pas indifférent et comme quoi même dans un restaurant étoilé il faut toujours vérifier la cuenta, sinon vous passé doublement à la caisse. Et c'est évidemment rarement voir jamais dans l'autre sens. C'est juste inadmissible et limite scandaleux! Le résultat est que nous ne risquons pas d'y retourner avant ma retraite dans 10 ans! Un bémol pour une telle enseigne est également la non mise à jour des plats actuels sur leur site internet. Chose qui devrait se faire automatiquement lorsqu'il y a des changements et même si les menus ont été modifiés très probablement récemment. J'ai tout de même mis 15, pour l'accueil dans l'excellence, la présentation et la qualité des plats. D'autres auraient certainement mis moins! A vous de juger. Dans tous les cas après une telle erreur, la deuxième étoile ne risque pas d'arriver.....même pas une étoile filante.....
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CATHERINE MOESCHING
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Restaurant City: Dully

I like: l'accueil, le cadre, le professionnalisme du personnel, l'étonnement et le raffinement dans l'assiette, la table joliment dressée, la propreté

I don't like: l'attente, la saleté, le manque de fraicheur, bref l'oposé de ce que j'aime !

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