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Le Guide gastronomique de Sarah Lavanchy

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Kwong Ming
Kwong Ming
26.01.2012, 22:06
Un des meilleur chinois que j'ai mangé. Après une heure de route, nous avions vraiment très faim... Et nous avons été très satisfait.... Le décor, le service, la nourriture! Si c'était à côté de chez moi, j'y retournerais souvent. Nous avons testé le poulet sauté au basilic, le boeuf croustillant, la salade de crevettes géantes et le canard à la mode de canton (enfin pour le dernier je crois que c'est ça). Tout était vraiment très très bon !
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Le Casting
Le Casting
26.01.2012, 21:57
Je m'y suis rendue, avec le passeport gourmand... J'étais avec une amie et souhaitions passer une bonne soirée à manger et papoter entre filles... On était à deux doigts de changer de restaurant, après avoir consulter la carte. Car il n'y avait pas grand chose à part des plats de pâtes (genre: carbonara, bolo, rien de plus), des steaks ou alors fondue bourguignonne. Nous avons choisi la bourgi et franchement pas top. Le patron qui était au service était franchement lourd.... Donc soirée moyenne !
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Hostellerie Chez Chibrac
Hostellerie Chez Chibrac
26.01.2012, 21:45
J'y suis allée début septembre, lorsqu'il faisait encore beau et chaud ! La terrasse un vrai atout, agréable, calme, ombragée et belle vue! Nous avons pris le menu du marché : La terrine de canard et sa confiture d'oignons * * * La marmite du marché * * * Le filet du pêcheur et sa sauce safranée * * * La palette de sorbets C'était un régal. Et il y avait bien assez à manger, pour un gastro !
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de la Radio
de la Radio
26.01.2012, 21:37
Franchement pas grand chose à dire... Les prix plutôt cher pour ce qu'on a dans l'assiette... et là je ne parle que du visuel.... Lorsque l'on passe au côté gustatif, on se dit que c'est vraiment très très cher...
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Double Z
Double Z
26.01.2012, 21:30
Restaurant très bien situé au centre ville de Lausanne... Adresse sympa ! Faut réserver c'est généralement bondé.... La carte change souvent... Les menus du jour sont approximativement 20 frs, et plutôt originaux et très bon.
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Un des meilleur chinois que j'ai mangé. Après une heure de route, nous avions vraiment très faim... Et nous avons été très satisfait.... Le décor, le service, la nourriture! Si c'était à côté de chez moi, j'y retournerais souvent. Nous avons testé le poulet sauté au basilic, le boeuf croustillant, la salade de crevettes géantes et le canard à la mode de canton (enfin pour le dernier je crois que c'est ça). Tout était vraiment très très bon !
Les toilettes trop petites pour la taille du restaurant.... Toujours la queue !
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Je m'y suis rendue, avec le passeport gourmand... J'étais avec une amie et souhaitions passer une bonne soirée à manger et papoter entre filles... On était à deux doigts de changer de restaurant, après avoir consulter la carte. Car il n'y avait pas grand chose à part des plats de pâtes (genre: carbonara, bolo, rien de plus), des steaks ou alors fondue bourguignonne. Nous avons choisi la bourgi et franchement pas top. Le patron qui était au service était franchement lourd.... Donc soirée moyenne !
la carte, le service, le décor.... Et franchement, c'est plutôt désagréable de se faire reluquer à la sortie des toilettes par une équipe de piliers de bar.
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J'y suis allée début septembre, lorsqu'il faisait encore beau et chaud ! La terrasse un vrai atout, agréable, calme, ombragée et belle vue! Nous avons pris le menu du marché : La terrine de canard et sa confiture d'oignons * * * La marmite du marché * * * Le filet du pêcheur et sa sauce safranée * * * La palette de sorbets C'était un régal. Et il y avait bien assez à manger, pour un gastro !
Je ne vois pas
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Franchement pas grand chose à dire... Les prix plutôt cher pour ce qu'on a dans l'assiette... et là je ne parle que du visuel.... Lorsque l'on passe au côté gustatif, on se dit que c'est vraiment très très cher...
La carte, les prix, et un petit sourire ! :-)
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Restaurant très bien situé au centre ville de Lausanne... Adresse sympa ! Faut réserver c'est généralement bondé.... La carte change souvent... Les menus du jour sont approximativement 20 frs, et plutôt originaux et très bon.
Peu de tables et espacement très étroit... J'ai dû me lever pendant le repas afin de laisser passer un monsieur qui avait lui terminé son repas.
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Très jolie brasserie, proche de la place Chauderon... La véranda est vraiment sympa... Le poisson du lac, un délice. J'ai pris les filets de perche et la personnel qui m'accompagnait le filet de Féra du lac ! Vraiment pas déçu !
L'espacement des tables est vraiment serré.
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Les sushis étaient bons! mais rien non plus d'extraordinaire... le service bien mais là non plus rien d'extraordinaire! nous avons essayé le menu taiyo, ainsi que la formule sushis bateau
Les prix un peu surfaits !
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La déco est moyenne, rien de spécial... En revanche la tajine d'agneau était bonne, mais pas non plus extraordinaire !
Le décor, c'est vraiment dommage que le style marocain ne soit pas plus marqué !
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Endroit vraiment sympa, j'y retournerai ! La carte est trop grande à mon avis... Choix trop difficile... Les pâtes étaient banales, rien de spécial... En revanche le moelleux au chocolat et les profiteroles, un vrai délice !
Restaurant peu éclairé... Ambiance à partir de 22h, c'est dommage pour les gens qui aime manger tôt !!! Serveur un peu dans la lune !
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Un petit coin de Thaïlande en Suisse... Perdu à Froideville mais ça vaut la peine d'y aller !!! Des plats vraiment très bon... En entrée le poulet en feuille de pandanus, un vrai régal... Ensuite boeuf croustillant, miam miam !!! Dessert beignet banane ! Petit conseil, lorsqu'il marque fort, très fort, croyez les c'est vrai ;-)) Nous en avons fait l'expérience
Nous avons dû passer la commande deux fois car la première serveuse débutait et ne comprenait pas très bien le français
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Entre amis

Zhiwei
Zhiwei
24.08.2014, 22:22
http://labobouffe.blogspot.ch/2014/08/le-zhiwei-lausanne.html Dans la pléthore des restaurants chinois, un petit nouveau est né en ville de Lausanne. Le Zhiwei, ouvert il y a peut-être deux mois, offrait dans le courant du mois d'août un 20% sur sa prestation. L'occasion idéale pour découvrir le lieu en compagnie de deux bloggers gourmands, Foodaholic et Guérilla Gourmande, ce lundi 18 août 2014. Situé avenue du Léman, un peu à l'est du centre-ville de Lausanne, dans des quartiers de logements et bureaux, le restaurant n'est pas forcément très visible. Une enseigne toute simple ouvrant sur une petite baie vitrée par laquelle on peut pénétrer dans un restaurant plutôt joli : à l'entrée, quelques tables rectangulaires s’alignent, dressées avec soin dans des couleurs blanc-bordeau. Une volée d'escaliers ouvre sur une salle en T tout aussi soignée, aux murs bordeaux et décoration légères et bien pensées. On n'est pas dans le surchargé mais plutôt dans quelque chose qui se veut plus épuré et raffiné. Nous sommes accueillis par la femme du patron en habits traditionnels, fort sympathique, de bon conseil et avec un certain humour. Elle nous porte les cartes et nous propose de boire quelque chose. On fera sans alcool aujourd'hui, ce sera une Heiniez verte, un thé jasmin et un jus de pamplemousse. Pendant ce temps, on épluche la carte. Notons au passage que le chef, d'après la rumeur, est l'ancien de La Réserve à Genève, un hôtel de luxe comprenant plusieurs restaurant dont le Tse Fung, restaurant chinois. Cela laisse présager d'un niveau peut-être supérieur à la moyenne ou tout du moins un choix différent de mets. Il faut admettre qu'il nous a été difficile de ne pas esquisser un sourire en lisant cette carte aux intitulés parfois rocambolesques (merci google translate). Côté plats, en effet, il y a beaucoup de mets qui sont des « non-vus » pour ma part, a des prix plutôt corrects sur la moyenne lausannoise, ainsi que quelques incursions de « Korea style ». Une liste de suggestion permet de repérer des plats présentés comme des spécialités propre au lieu, ce qui est toujours plaisant. Enfin quelques menus sont proposés, ce qui est toujours utile lorsque l'on est incapable de se décider. Il ne faudra pas hésiter, en cas de question, à se renseigner auprès de la maîtresse de maison qui saura vous aiguiller ou vous informer au besoin, au risque qu'elle ne parvienne à vous vendre un plat supplémentaire (mission réussie avec nous, mais on n'est pas un public trop difficile à convaincre). Le choix est fait, ce sera trois entrées et quatre plats que nous nous partagerons. Pour être sûr d'avoir assez à manger, l'un de nous a encore pris le «Potage aux fruits de mer» qui semble lui avoir plu. L'une des entrées étaient les « Rouleaux au porc de 5 épices » : trois pièces assez fines et appétissantes de pâtes bien croustillante sans sensation résiduelle de gras de friture contenant du porc en petits dés aux parfums doux. Il y a une bonne mâche, du croustillant et de jolies saveurs. Une petite sauce aigre-piquante est proposée avec. Une seconde entrée (qui nous a fait bien rire d'ailleurs) fut les « Watkins crevettes ». Imaginez trois grosses crevettes légèrement frites, augmentées d'une pointe de mayonnaise sur lesquelles on pose une enfournées de pommes allumettes et voilà les crevettes watkins. Tant au nom que dans la préparation, on sentirait presque un vestige des incursions anglaises en Chine. Servi avec une sauce claire de vinaigre de riz et sucre, on admettra tout de même que ce plat est aussi humoristique que plutôt bon. On notera quand même l'étonnante présence d'ail cru en guise de décoration... La troisième entrée fut les « Raviolis aux Noix St.Jacques » : arrivant dans leur panier vapeur, quatre raviolis assez dodus et joliment façonnés nous sont présentés. La farce est tendre, moelleuse et assez savoureuse, faite de Saint-Jaques, crevette et pomme de terre. Une sauce soja-sucre-vinaigre de riz est servie avec. Passons aux plats. D'abord c'est le « Homard grillé du maison » qui nous est présenté en solo. On nous apporte tout ce qu'il faut pour décortiquer et se rincer les doigts pour savourer ce homard de bonne taille, entier, garni d'oignons et pataugeant dans une sauce douceâtre et sirupeuse probablement à base essentiellement de vin de riz et sucre. Le homard a reçu une cuisson correct et l'ensemble est plutôt goûtu quoique je peine a trouver le sens profond de ce plat, le homard n'étant pas vraiment en contact avec la sauce servie. Puis les trois plats suivant arrivent ensemble : Le « Boeuf à la façon Korea » se présente sous forme de lamelle de viandes dans une sauce un peu relevée parfumée au kimchi, le chou fermenté épicé typique de la cuisine coréenne, et de l'oignon. Les parfums sont très typiques et tout le monde n'aimera pas forcément les saveurs que donne le kimchi bien présent. C'est en soi plutôt bon mais là où le bat blesse, c'est que manifestement la viande a joui d'un bain de bicarbonate suffisamment long pour briser la texture et le goût de la viande. La « Côte de porc sauté au sel et poivre » est un plat de spare ribs débité en tronçons d'allure appétissante, brillante et caramélisée. Passée dans un mélange d'épices douces légèrement relevées, la viande a de la texture et est plutôt bonne. Sans surprise, c'est assez gras, mais c'est plutôt gourmand. L'« Agneau sur ardoise » a, à nouveau, une allure plutôt appétissante, une belle portion de viande garnie de quelques légumes (oignons, carottes, poivrons et haricots) dans une sauce noire épaisse au haricot noir. C'est dans l'ensemble bien parfumé et gourmand mais à nouveau, diablement trop attendri présentant ainsi les mêmes défauts que le premier plat. Nous consommerons tout cela accompagné de riz nature bien servi et bien fait. On n'a plus grande faim mais on testera quand même par curiosité deux desserts. Les « Nêm au chocolat » étaient fidèles à ce que l'on pouvait attendre, trois branches de chocolat (genre cailler ou torino) dans une feuille de pâte, passée à la friture, avec du topping chocolat très moyen au dessus. C'est un dessert pas mauvais, mais sans relief et lourdaud. Heureuse idée que de l'avoir accompagné de rondelles d'oranges. L'« Assortiment de fruits frais » rafraîchira tout cela. J'ai toujours été vraiment stupéfait par les pix de ces plateaux de fruits oscillant toujours dans les environs de 25 francs. Je veux bien que cela soit en partie des questions de fraîcheur de produit et de stockage, et cela peut être convenable lorsque sont présentés des fruits coûteux (comme de la mangue thaïe, papaye, fruits de la passion, etc...). Qui plus est, c'est généralement un exercice intéressant car ce n'est pas forcément évident de rendre le plat beau. Si l'exercice du dressage est plutôt réussi, le contenu est un peu décevant. Les fruits sont certes mûrs mais on nous offre à prix démentiel un quart de pastèque, un quart de melon sucrin, un quart d'ananas et l'équivalent d'une orange. Au final l'addition s’élèvera à 216 francs avec les 20% de rabais promotionnel. C'est un lieu agréable au service des plus sympathique. Les mets proposés y sont originaux, différents et intéressants mais, pour ce qui est des plats, la main est beaucoup trop lourde sur les agents attendrissant ce qui limite fortement le plaisir. Il y a du potentiel en ce lieu, mais il mériterait sans aucun doute quelques retouches.
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Hôtel de Ville - Le Challensois
Hôtel de Ville - Le Challensois
03.08.2014, 13:30
http://labobouffe.blogspot.ch/2014/08/lhotel-de-ville-echallens.html Voilà pas mal de temps que j'entends parler de l'Hôtel de Ville d'Echallens comme un restaurant à découvrir dans la région. Cette soirée du 1 août 2014, ce sera chose faite en compagnie d'un ami. Située à une quinzaine de kilomètres de Lausanne, Echallens est un bourg calme d'un certain standing sans pour autant renier ses attaches campagnardes. L'un de ses grands symboles, la Maison du Blé est du Pain, en est un excellent témoin ; on pourra d'ailleurs s'y informer quant à la chaîne de production du pain de A à Z autant qu'y savourer de jolis brunchs ou y acheter sa tresse le dimanche. A ce sujet, n'hésitez pas à en lire la revue de l'ami Guérilla Gourmande sur le Fournil de Cérès. Place de l'hôtel-de-ville, une belle bâtisse s'élève, centrale. S'y trouve un restaurant, celui de l'Hôtel-de-Ville dans lequel officie le chef Alain Meystre et son équipe. L'intérieur est partagé en deux parties, un côté brasserie, plinthes hautes boisées, tapisseries violacées, tables et chaises de bois sombre habillées de chemins de tables blanc sur lesquelles s'étalent un élégant dressage. Une terrasse sise sur un balcon offre le sentiment d'être à la maison, tout en simplicité mais avec ce quelque chose d'élégant que l'on apprécie. Enfin, côté restaurant, une petite salle assez intime, toute de rose pastel avec de grandes peintures un peu caricaturales des deux acteurs principaux du restaurant, le chef de service, Monsieur Baudois et le chef de cuisine, Monsieur Meystre. Nous sommes accueillis par le maître d'hôtel, Jean-Claude Baudois, fort professionnel de prime abord et qui se révélera au fil du repas plein d'humour et de bonhomie, qui nous propose de choisir notre table (qui sera en terrasse) et nous propose un apéritif. Il nous signale l’existence d'un apéritif maison qu'il réalise lui-même, un alcool très doux à base de vin et de feuille de griottier de la région qui est tout à fait agréable. Pendant que l'on sirote ce breuvage, on découvre une carte courte aux intitulés appétissants et évocateurs, faisant part belle aux produits de la région et restant fidèle à la saison. En parallèle, la carte des vins n'est pas en reste et propose une magnifique sélection de vins de la région et quelques vins d'ailleurs, tout cela à des prix des plus raisonnables ! Nous avons opté finalement pour nous laisser surprendre, cela tant au niveau de l'assiette que des vins. Ce sera menu surprise avec vins d'accompagnement. Le maître d'hôtel nous demande si l'on mange de tout, il n'y aura aucune limite ce soir. La première excellente surprise sera le panier de main que l'on nous apporte : du pain frais, fait maison, fraîchement coupé et d'excellente exécution. La farine est sans doute employée fraîche, venant du moulin d'à-côté, ce qui donne déjà au pain mi-blanc une saveur toute particulière. Deux autres pains de proposé, aux tomates séchées ou aux olives, sont tout aussi délicieux. Pour nous faire patienter arrivent deux amuses-bouches sur un plateau rustique, deux amuses-bouches appétissants et travaillés. Le premier sera une petite soupe froide de melon à la menthe, d'une grande fraîcheur, sensiblement épaissie et avec un doigt de crème, c'est délicat et gourmand. Le second amuse-bouche sera une cuillère dans laquelle repose une bille légèrement croustillante de morue riche en saveur dans une sauce tomate très goûtue. Cela promet. En première entrée, le chef nous proposera une « Grecque de légumes, sorbet courgettes et vanille de Tahiti ». Une très jolie assiette : dans une feuille de brick croustillante se présente un mélange de petits légumes frais )carottes, fèves, champignons, mini-maïs, courgette, oignon et j'en oublie probablement), parfaitement cuits et plein de saveur et de délicatesse, assaisonnés juste comme il faut et avec un peu de vanille. Sur le dessus, une quenelle de sorbet de courgette parfumé à la vanille. La vanille de Tahiti y exprime beaucoup de saveurs (elle est d'ailleurs assez réputée pour son goût très doux et très présent prenant vite le dessus et est pour cela essentiellement employée en dessert). Le tout est décoré de petits morceaux de betterave chiogga ainsi que de fleurs de bourrache. Une très belle assiette. Pour accompagner cette délicate entrée, un « Riesling-Sylvaner" de la Cave des 13 Coteaux à Arnex-sur-Orbe, un vin aussi intéressant qu'étonnant, de couleur d'un jaune brillante aux reflets sensiblement verts, un nez riche et fruité mais qui en bouche se révélera d'une grande minéralité, vif et tout en fraîcheur. La seconde entrée nous situera à elle seule, par son intitulé, la provenance neuchâteloise du produit (voire du chef) : « Paupiettes de bondelle aux fèves de tonka ». La bondelle est en effet un poisson proche de la féra typique du lac de Neuchâtel (également trouvable dans celui de Constance). C'est à nouveau une assiette qui ne manquera pas d'esthétisme qui nous arrive, avec trois petits filets de bondelle parfaitement désarêtés, couverts d'amandes effilées grillées puis roulés sur eux-même. La cuisson est juste quoiqu'elle eut pu être sensiblement moindre à mon goût (mais j'apprécie le poisson presque sous-cuit). A leurs côté, un petit mélange de légumes délicieux joliment glacés, une savoureuse purée de patate douce parfumée à la tonka, une pincée de graines de pavot et une jolie sauce crémeuse à base de fèves et petits pois d'une belle douceur, avec un petit goût qui m'a fait pensé à du champignon (plus spécifiquement bolet) mais cela restera un mystère. Quoi qu'il en soit, ce fut une très belle seconde entrée. Le verre accompagnant ce plat sera un assemblage blanc « Amédée VI » R. Paccot à Féchy, Domaine de la Colombe (probablement du 2009). J'apprécie beaucoup le travail que fait ce vigneron et l'Amédée VI est l'un de ses plus jolis vins en blanc. Un assemblage splendide de Savagnin, Chardonnay, Doral et Chasselas, de belle couleur dorée, d'apparence et de nez proche d'un vin doux, qui révélera énormément de fraîcheur à la dégustation, belle structure et longueur. Le plat confirmera l'amour du chef pour le poisson avec le « Filet de Saint-Pierre, bouillon à la citronnelle et chips de chorizo ». L'assiette nous arrive très joliment dressée et par la suite, le maître d'hôtel nous apportera le bouillon à la citronnelle qu'il nous versera directement dans l'assiette. Cela doit être la première fois que je déguste ce poisson de belle réputation, considéré comme d'une très grande finesse. Eh bien je n'ai pas été déçu : le produit est magnifique, cuit à la perfection, présenté accompagné de quelques petits légumes au fond et des dés de chorizo légèrement relevé et de bonne qualité. Le bouillon est tout à fait splendide, riche de saveur de citronnelle mais également, comme la couleur le laissait présager, de safran. Une chips de chorizo vient compléter ce plat tout entouré de fleurs. Belle maîtrise ! Le maître d'hôtel nous a demandé si nous désirions poursuivre au blanc ou au rouge. Sachant mon comparse plus amateur de blancs que de rouge, ce sera blanc. Toutefois Monsieur Baudois a compris que j'étais plus amateur de rouge et nous a réservé une intéressante surprise en conséquence : un vin tessinois, de la commune de Mendrisio : « Bianco di uve Merlot » de Guido Brivio (2008). Un vin issu du cépage Merlot vinifié en blanc qui nous a laissé pendant un bon moment songeur ; ne savant pas dès le début ce que nous buvions, nous cherchions des goûts connus en blanc ; dès que le vin nous a été expliqué, le goût nous a paru soudainement clair et évident. Surprenant, ce vin n'en est pas moins excellent, d'une grande délicatesse. En dessert, un bel hommage à l'histoire avec une tarte rarement servie, une « Conversation aux amandes et abricots et vanille ». Une très jolie tarte-portion fort bien exécutée, de bel équilibre entre le feuilletage (excellent) et l'intérieur de pâte d'amande gourmande mêlée d'abricot et vanille apportant fraîcheur et un rien d'acidulé. Une petite quenelle de sorbet abricot-vanille à ses côtés, quelques fruits et nous voilà arrivés à la fin de ce repas. En nota, honte à moi, avant la photo, j'ai subtilisé une grappe de raisinets et une petite décoration de chocolat. Deux cafés puis l'addition qui avec le Passeport Gourmand se montera à 166 CHF. Un repas tout à fait ravissant, un beau travail de chef, un bel effort visuel, une jolie personnalité dans l'assiette, mise en scène par une équipe aux petits soins avec sa dose d'humour. Le cadre n'est pas en reste et parfait de rendre ce lieu des plus recommandable pour passer une soirée agréable, que cela soit en famille, entre amis ou en coupe, offrant un petit goût de chic sans trop en faire.
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Restaurant des Cluds
Restaurant des Cluds
03.08.2014, 12:51
10 ans après ma dernière visite, j'ai retrouvé le resto des Cluds tel quel. Sauf que maintenant, si l'on veut, il y a deux chambres à disposition pour y passer la nuit. Cela dit, ma dernière visite, en bonne compagnie, m'a permis de constater que les filets mignons y sont toujours excellents et les portions toujours aussi généreuses. Mon épouse a pris les filets mignons sur assiette et comme j'en avais une très grosse envie, je les ai pris sur plat... Quel régal, et cette sauce aux champignons est onctueuse et la présence généreuse des morilles n'est pas pour me déplaire, bien au contraire. Ajouter à cela, une serveuse très sympa et sensible à un brin d'humour, et ce fut un excellent moment passé aux Cluds. Merci.
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Café Bellagio (Hotel Royal Plaza)
Café Bellagio (Hotel Royal Plaza)
28.07.2014, 11:14
http://labobouffe.blogspot.ch/2014/07/cafe-bellagio-montreux.html C'est pour fêter trois anniversaires successifs que nous nous sommes rendus à quatre, ce samedi 26 juillet 2014, au Café Bellagio. J'y étais déjà allé il y a quelque deux ans, invité que j'étais à découvrir le travail du nouveau chef de l'époque, Sébastien Brun. A nouveau, l'établissement a changé son chef, ce sera donc une nouvelle cuisine que nous découvrirons, celle de Mathieu Barbin. Le Café Bellagio est le restaurant de l'hôtel Rolal Plaza de Montreux ; un hôtel-spa réputé et luxueux sis à l'entrée de la cité montreusienne, sur une grande rue où s’alignent le fleuron des établissements chics de la commune car celle-ci est au plus près du bord du lac qui reste entièrement piéton. On choisira de se parquer au parking privé de l'hôtel ou alors plus loin, de manière à profiter d'une promenade apéritive et digestive au bord de l'eau. En choisissant de longer le lac, on arrivera directement du côté de la terrasse du Café Bellagio. L'hôtel possède un lounge bar (le Sinatra's Bar) juste à côté du restaurant. Une terrasse dressée avec soin, meubles classieux et nappes virginales dressées avec élégance. Une vue plongeante sur le lac, un parterre de rosiers odorants, le cadre est superbe. L'intérieur est très élégant également, plus coloré, avec des colonnes blanches peintes, parquets, fauteuils lavande et dressage de table semblable à l'extérieur. Nous sommes vite pris en charge et on nous propose un apéritif tout en nous présentant la carte. Une carte réduite de laquelle ressort une attention portée sur les saisons mais également sur la découverte : le chef, Mathieu Barbin, se montre comme un chef ouvert aux différentes cultures et proposera des plats traditionnels régionaux auxquels se joignent des mets issus de traditions autres (Maghreb, Inde, Japon), non pas sur des teintes fusion mais apparemment respectant la tradition originelle. On trouvera également des mets desquels ressortent une plus grande créativité. Enfin, la carte des desserts annonce bien des délices très travaillés et inventifs pour le final. La carte des vins est bien fournie et saura satisfaire tout un chacun tant en goûts, qualité de vins et gamme de prix (allant grosso modo de 45 à 1100 francs). Mais très de bavardage, c'est un long repas qui nous attend. L'un des convive a pris deux entrées. L'une était le « Futomaki de gambas croustillante, avocat, ciboule & miso épicé ». Le futomaki est une variété de sushi désignant un rouleau plutôt épais avec une certaine variété d'ingrédients à l'intérieur. Il s'agit de l'une des variétés les plus nourrissantes. Arrive une assiette présentant un rouleau pré-tranché à l'apparence tout à fait traditionnelle ; comme l'intitulé du plat le laissait deviner, cette entrée se veut être un clin d'oeil soutenu au japon, sans tentative particulière de fusion. La belle couche de riz révèle une farce généreuse de gambas en chapelure frite, de concombre et de vert d'oignon (j'admets ne pas avoir repéré d'avocat), le tout présenté sur une saucé épicée,avec un semblant de mayonnaise. Pour parfaire l'ensemble, quelques pipettes contenant du soja sont piquées dans la préparation. L'ensemble est bien réalisé, de belle facture et a beaucoup plu a l'intéressé (qui a même eu droit aux baguettes pour cette entrée). Pour y avoir goûté, j'ai juste trouvé que le riz aurait pu être plus salé-vinaigré, non pas uniquement pour le côté « tradition » mais surtout pour la fraîcheur et le relief que cela apporte. Il suivra, comme un autre convive, de la « Traditionnelle soupe de poissons de roche, aïoli & croûtons à l’ail ». Un bol transparent présente une belle portion de cette soupe riche en saveurs, bien réalisée, accompagnée d'un petit croûton augmenté d’aïoli et de petits légumes. Cette entrée a plu aux dégustateurs. Pour une troisième personne, ce sera le « Foie gras de canard des Landes mi-cuit, abricots confits & brioche au sésame noire ». Une assiette plutôt esthétique présentant deux beaux médaillons de foie gras en terrine de belle qualité, peut-être fait maison, avec cette intéressante présence sombre de brioche grillée au sésame noir et les abricots confits. L'ensemble est plutôt appétissant et a beaucoup plu à l'intéressée. Pour ma part, j'ai été tenté par les « Langoustines d’Ecosse & foie gras de canard snacké, figues, girolles, Lomo ibérico ». L'intitulé promettait une jolie créativité et ce fut bien le cas. Deux grosses queues de langoustines se partagent le premier rôle tandis que trois morceaux généreux de foie gras juste saisi jouent le rôle de marchepied. Ce dernier est de belle qualité, très bien saisi, juste fondant avec un petit croustillant de fleur de sel fort agréable, le tout sur un jus corsé réalisé avec les têtes des crustacés. Trois quartiers de figues et une portion de petites girolles amène un goût plaisant et finalement trois rondelles de Lomo ibérico (il s'agit d'une viande séchée typique espagnole, réalisée à partir du filet généralement du cochon noir ibérique). Vraiment une belle assiette, esthétique, inventive et bien réalisée. Passons aux plats. L'un prendra les « Filets de perches à la belle meunière, légumes d’été & pommes frites ». Après deux entrées, ce dernier souhaitera un peu de tradition. Une assiette tout ce qu'il y a de plus simple, mais bien réalisée aux dires de l'intéressé. Il en était apparemment plutôt content. La seconde personne choisira les « Brochettes de coquelet marinées au tandoori, raïta, papadum & saladine d’herbes fraîches ». Clairement inspiré d'Inde, ce plat est tout à fait intéressant. Contrairement au futomaki qui se voulait très traditionnel, ici on constate qu'il y a un travail autre, tant au niveau des saveurs que de la préparation. Un coquelet entier (désossé) laisse de quoi s'assurer de ne plus avoir faim à la fin de l'assiette. La viande est de belle qualité, mariné d'un mélange d'épice assez doux rappelant les saveurs des épices tandoori (notons que naturellement le plat a été grillé et pas cuit en four tandoor). Le raïta, traditionnelle salade de concombre au yaourt, est bon : des cubes de taille moyenne présentés dans une sauce au yaourt épicée, amenant beaucoup de fraîcheur. Quelques rondelles de pommes de terre grillée entourent l'ensemble tandis que le papadum (galette de farine de pois chiche frite) et le bouquet d'herbes (riche en coriandre) serviront de couronne. C'est une jolie interprétation, de belle facture et de bon goût. La troisième convive se verra intéressée par l' « Entrecôte de boeuf de Simmental grillée, grenailles & sauce béarnaise ». Commencée saignante et servie telle, la viande, en agréable quantité, est parfaitement cuite et tendre à souhait. Le produit est beau et respecté par le chef. Quelques pommes grillées et des rondelles de navet viennent compléter le plat qui est accompagné d'une sauce béarnaise bien réalisée (j'aurais à titre personnel préféré un jus de viande plutôt qu'une béarnaise). L'ensemble à beaucoup plu. Pour ma part, ce sera le « Grenadin de veau cuit au sautoir, chanterelles, févettes & pêches rôties ». Une assiette raffinée et esthétique m’arrive, avec un beau morceau de veau d'excellente qualité et cuit à la perfection (je l'ai demandé bien rosé), parfumé de poivre et d'un petit jus de viande léger et parfumé. En accompagnement s’alignent de tendres févettes et de petites chanterelles et, dans un bol à côté me sont amenée des pêches rôties délicieuses. Un plat délicat et très plaisant. Durant tout le repas nous a été proposé un assortiment de petits ballons, du complet au céréale, de la farine complète, mi-blanc, aux graines de courge. Le tout de bonne qualité. A la table s'est dit que cela aurait mérité un peu de beurre en accompagnement lorsque l'on patiente pour les plats. Côté boissons, nous avons commandé en plus de trois bouteilles d'eau gazeuse, trois kyrs et un verre de blanc (Pinot Grigio Riserva Castel San Michele de l'Istituto Agriario San Michele all'Adige 2012) en apéritif et une bouteille de Saint-Saphorin « Cuvée Louis » de Louis Bovard 2012, assemblage de Pinot noir, Merlot et Syrah de belle qualité qui a fait l'unanimité par son caractère fruité et ses subtiles notes de cacao. Je pense qu'il aurait mérité de vieillir encore un peu quoiqu'il fût déjà excellent. En guise de final sucré, deux convives choisiront le « thé gourmand » (thé jasmin) accompagné de trois douceurs : une petite mousse au chocolat, un chou à la crème et une boule de glace aux fruits rouges. Assez simple, cela a plu aux concernées (quoiqu'un peu de folie dans les mignardises d'un café/thé gourmand soit toujours bienvenu à mon goût). Il y aura sur la table également un « Mi-cuit chocolat, noix de macadamia torréfiées & espuma café », Intéressante préparation ; tandis que l'on se serait attendu à voir un fondant, c'est une tasse qui est servie, recelant un chocolat épais et amer au fond surplombé d'une espuma de café très riche en goût. Alentour, des noix de macadamia torréfiées et caramélisées. L'intéressé, surpris, a apprécié son dessert. J'étais pour ma part intéressé par ce qui me paraissait le plus osé : « Toupie chocolat blanc, framboises fraîches & huile d’olive extra vierge "Monti Iblei" ». Un très joli dessert m'arrive composé d'un palet croustillant en guise de socle, une crème ferme de chocolat blanc, un cône de chocolat blanc croquant et alentour, des framboises fraîches très bonnes, certaines fourrées de crème chocolat blanc. Tout cela est déjà très prometteur mais arrive en plus le serveur avec une petite saucière contenant une préparation de purée de framboise et de cette huile d'olive Monti Iblei (les Monts Hybléens en français », une huile de belle réputation, corsée, herbeuse, riche qui se mêle parfaitement à l'ensemble, cassant le côté doucereux du chocolat blanc. Un très beau dessert ! Pour conclure, deux cafés accompagnés de petites mignardises, une coque de chocolat noir fourrée de confiture de framboise et une petite madeleine à la noisette assez savoureuse. L'addition se montera, grâce au Passeport Gourmand, à environ 380 CHF. Ce délicieux repas était encadré d'un service compétent et chaleureux, rythmé pas un maître d'hôtel jeune, dynamique et spirituel. J'insiste car on peut lire régulièrement sur la toile que le service tend à pécher, et je ne l'ai aucunement vécu ainsi. Ce fut un bon moment dans un cadre fort agréable ; une soirée de fête qui a reçu une agréable mise en scène.
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Hotel à la Chotte
Hotel à la Chotte
21.07.2014, 11:34
http://labobouffe.blogspot.ch/2014/07/a-la-chotte-romanel-sur-lausanne.html Voilà à peu près trois ans, je m'étais rendu « A La Chotte » lors d'une douce soirée de printemps pour y partager un repas entre amis. J'y avais passé au demeurant un bon repas et en garde un bon souvenir. Certes, le moi de l'époque avait trouvé quelques points à redire (voire même avait peut-être été un peu sévère dans son appréciation ; j'étais un rien pointilleux en ce temps, moins expérimenté). Ce 16 juillet 2014, à nouveau en compagnie d'un ami, nous avons décidé de partager un repas en ces lieux que ce dernier découvrais. A La Chotte est un hôtel-restaurant sis à Romanel-sur-Lausanne et fort simple d'accès, dans une petite commune de campagne plaisante et charmante. Avec ce beau temps, nous nous sommes cantonnés à la terrasse sans vraiment jeter un oeil à l'intérieur dont j'ai un souvenir cosy et agréable avec sa cheminée centrale, ses boiseries en salle et quelques éléments de murs en pierre brute. La terrasse se situe légèrement plus loin près du parking du restaurant, un podium surélevé bordé de verdure, des tables légères et bien dressées et au centre, un espace de terre recelant fleurs et plantes odorantes. Le lieu est agréable et nous sommes accueillis par le patron et menés à notre table. Celui-ci, tout en nous présentant la carte, nous propose un apéro. La maison suggère une petite liste de kyrs aux différentes saveurs ; nous en commanderons deux à la pèche de vigne, doux, frais et agréable, servi avec quelques biscuits apéritifs. En sirotant nos breuvages, nous consultons la carte dans laquelle je redécouvre l'esprit créatif et respectueux des saisons que j'avais découvert il y a trois ans. Au centre de chaque assiette, un produit que le chef, Christophe Albiero, s'attelle à respecter et sublimer dans ses préparations et accompagnements, une petite carte, promesse de fraîcheur et travail bien fait, faisant part belle aux viandes sans pour autant oublier les amateurs de poisson. Côté desserts, ils sont concoctés par le pâtissier de la maison, Paul, présentant des variations originales sur des thèmes de desserts français classiques. En parallèle, une carte que je qualifierai « de pinte » propose des mets de fromage, des planchettes diverses et autres typicités toutes suisses. Deux menus, l'un sur la carte « resto » proposant de choisir une entrée, un plat et un dessert pour 64.- (avec supplément suivant les choix), et un menu « brasserie » proposant une assiette du terroir, une fondue à choix et une meringue glacée. Nous constatons que la carte des vins est joliment fournie de propositions intéressantes aux prix divers et très corrects, un beau choix de vins de la région mais également d'ailleurs, laissant également un agréable choix au verre. Malheur à moi, nous avons pris au verre et j'ai omis de prendre les références exacte des vins choisis. Nous prendrons donc le menu à 64.-. A peine la commande est passée qu'arrive en amuse-bouche un petit gazpacho en verrine, surmonté d'une brochette d'olives et tomates confites et accompagné d'un petit toast aux herbes. On perçoit déjà un certain travail dans cet amuse bouche de belle saveur, un gazpacho très liquide mais ne manquant pas de goût, avec une forte présence du poivron, et les accompagnements sont de belle qualité. Pour ce qui est des entrées, mon ami choisira le « Foie gras de canard « juste mariné » aux baies roses, marmelade d’abricot au basilic et son cake aux olives et tomates sèches » (comptant un supplément de 4.- au menu découverte). Une belle portion d'un foie gras manifestement maison riche en bouche dont les accompagnements sont fort bien réalisés et font tout à fait sens. Mon ami a énormément apprécié son entrée. Entrée avec laquelle il a souhaité déguster un verre de Pouilly-Fumé. Pour ma part, ce sera le « Le loup de mer en tartare au melon, ciboulette et tomate confite, coulis acidulé de melon et boules de pastèque » (comptant un supplément de 4.- au menu découverte). J'étais véritablement curieux de goûter à cette association de loup de mer avec le melon et la pastèque, curiosité tout à fait récompensée. A nouveau une jolie assiette plutôt copieuse d'un tartare extra-frais, avec de petits cubes de melon type cantaloup, lié de ce coulis de melon frais et riche en saveur, sensiblement relevé par les saveurs de ciboulette et tomate confite et enfin un croquant frais de pastèque bien mûre et riche en goût (ce qui n'est pas chose simple à trouver par chez nous). Servi avec des toasts, ce tartare était vraiment une belle réussite pleine d’intérêt et de saveurs. Je me suis offert un verre de Plan Joyeux blanc frais, avec un rien d'amertume qui fut très plaisant. Passons aux plats ! Le convive se laissera tenter par le « Tournedos de bœuf rassis sur os à la marjolaine, cannelloni de ratatouille à la ricotta et légumes frits » (avec un supplément de 8.– en menu découverte). Demandée à point, servie telle, la viande est en belle portion et d'excellente qualité, tendre à souhait et de belle saveur. Deux grands cannellonis appétissant servent de piédestal à la viande et un trait de sauce épaisse vient compléter l'ensemble. Enfin, une couronne de légumes en fines juliennes ont été frits et posés en boule sur la viande. Un beau plat qui a comblé l'intéressé. Et moi, ce sera le Carré d’Agneau dans sa fumée de garrigue, sauce aux herbes et mille-feuilles au parmesan, tapenade et tomates mi sèches ». Une jolie assiette arrive avec une cassolette révélant un joli travail de chef : au fond, une épaisse couche d'herbes surmontée d'une feuille aluminium, ayant servi de fumoir pour un carré d'agneau d'excellente qualité, riche en saveurs, et cuit à la perfection. Un vrai bon jus de viande accompagne cela, corsé et herbeux, comme je les aime et un petit mille-feuilles alternant pâte feuilletée, tapenade, tomate confite et parmesan vient compléter agréablement l'assiette. Du très beau travail pour beaucoup de plaisir. J'ai dégusté un verre de « Petit Manou », deuxième vin du Clos Manou assemblant cabernet sauvignon, merlot, cabernet franc et petit verdot de très belle facture, riche en bouche, fruité à souhait et très harmonieux. Nous avons en plus de cela commandé une grande bouteille d'eau gazeuse et avons pu profiter d'un pain simple mais de bonne allure et de belle qualité. Pour un final en douceur, nous avons choisi deux « Cafés gourmand ». Sur une ardoise se présente, bien entendu, un café, entouré d'un assortiment de verrines fruitées et colorées plutôt appétissantes. Nous aurons dans l'une un jus de pastèque très frais et très riche en goût, un sorbet maison à la fraise et au poivre vert plutôt original et agréable (je pense même que le poivre vert aurait pu être plus franc), une écume à l'abricot et abricotine aérienne, fun mais néanmoins riche en goût et finalement une « mousse de fruits » (c'est ainsi que cela nous a été présenté), qui était une mousse ferme aux baies type mûres ou myrtilles, très plaisante, couronnée d'un petit grué de cacao sur un fond croustillant (sans doute mon coup de coeur dans l'équipe ). Enfin, un petit cornet au chocolat, ma foi très bon avec malheureusement un biscuit juste un peu mou. Le tout, grâce au passeport gourmand, nous est revenu à environ 113 CHF. Un mot sur le service, assuré par le patron et un employé, tous deux à l'écoute, discrets et efficaces. A la Chotte est véritablement un bel endroit où l'on pourra se faire plaisir en tout confort, dans le calme de la campagne sans pour autant s'éloigner de la ville, y trouver confort et gourmandise. Bravo.
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