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Le Guide gastronomique de Sarah Lavanchy

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Actualité iTaste

Kwong Ming
Kwong Ming
26.01.2012, 22:06
Un des meilleur chinois que j'ai mangé. Après une heure de route, nous avions vraiment très faim... Et nous avons été très satisfait.... Le décor, le service, la nourriture! Si c'était à côté de chez moi, j'y retournerais souvent. Nous avons testé le poulet sauté au basilic, le boeuf croustillant, la salade de crevettes géantes et le canard à la mode de canton (enfin pour le dernier je crois que c'est ça). Tout était vraiment très très bon !
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Le Casting
Le Casting
26.01.2012, 21:57
Je m'y suis rendue, avec le passeport gourmand... J'étais avec une amie et souhaitions passer une bonne soirée à manger et papoter entre filles... On était à deux doigts de changer de restaurant, après avoir consulter la carte. Car il n'y avait pas grand chose à part des plats de pâtes (genre: carbonara, bolo, rien de plus), des steaks ou alors fondue bourguignonne. Nous avons choisi la bourgi et franchement pas top. Le patron qui était au service était franchement lourd.... Donc soirée moyenne !
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Hostellerie Chez Chibrac
Hostellerie Chez Chibrac
26.01.2012, 21:45
J'y suis allée début septembre, lorsqu'il faisait encore beau et chaud ! La terrasse un vrai atout, agréable, calme, ombragée et belle vue! Nous avons pris le menu du marché : La terrine de canard et sa confiture d'oignons * * * La marmite du marché * * * Le filet du pêcheur et sa sauce safranée * * * La palette de sorbets C'était un régal. Et il y avait bien assez à manger, pour un gastro !
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de la Radio
de la Radio
26.01.2012, 21:37
Franchement pas grand chose à dire... Les prix plutôt cher pour ce qu'on a dans l'assiette... et là je ne parle que du visuel.... Lorsque l'on passe au côté gustatif, on se dit que c'est vraiment très très cher...
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Double Z
Double Z
26.01.2012, 21:30
Restaurant très bien situé au centre ville de Lausanne... Adresse sympa ! Faut réserver c'est généralement bondé.... La carte change souvent... Les menus du jour sont approximativement 20 frs, et plutôt originaux et très bon.
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Un des meilleur chinois que j'ai mangé. Après une heure de route, nous avions vraiment très faim... Et nous avons été très satisfait.... Le décor, le service, la nourriture! Si c'était à côté de chez moi, j'y retournerais souvent. Nous avons testé le poulet sauté au basilic, le boeuf croustillant, la salade de crevettes géantes et le canard à la mode de canton (enfin pour le dernier je crois que c'est ça). Tout était vraiment très très bon !
Les toilettes trop petites pour la taille du restaurant.... Toujours la queue !
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Je m'y suis rendue, avec le passeport gourmand... J'étais avec une amie et souhaitions passer une bonne soirée à manger et papoter entre filles... On était à deux doigts de changer de restaurant, après avoir consulter la carte. Car il n'y avait pas grand chose à part des plats de pâtes (genre: carbonara, bolo, rien de plus), des steaks ou alors fondue bourguignonne. Nous avons choisi la bourgi et franchement pas top. Le patron qui était au service était franchement lourd.... Donc soirée moyenne !
la carte, le service, le décor.... Et franchement, c'est plutôt désagréable de se faire reluquer à la sortie des toilettes par une équipe de piliers de bar.
0 Commentaires   2 Votes   En savoir plus
J'y suis allée début septembre, lorsqu'il faisait encore beau et chaud ! La terrasse un vrai atout, agréable, calme, ombragée et belle vue! Nous avons pris le menu du marché : La terrine de canard et sa confiture d'oignons * * * La marmite du marché * * * Le filet du pêcheur et sa sauce safranée * * * La palette de sorbets C'était un régal. Et il y avait bien assez à manger, pour un gastro !
Je ne vois pas
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Franchement pas grand chose à dire... Les prix plutôt cher pour ce qu'on a dans l'assiette... et là je ne parle que du visuel.... Lorsque l'on passe au côté gustatif, on se dit que c'est vraiment très très cher...
La carte, les prix, et un petit sourire ! :-)
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Restaurant très bien situé au centre ville de Lausanne... Adresse sympa ! Faut réserver c'est généralement bondé.... La carte change souvent... Les menus du jour sont approximativement 20 frs, et plutôt originaux et très bon.
Peu de tables et espacement très étroit... J'ai dû me lever pendant le repas afin de laisser passer un monsieur qui avait lui terminé son repas.
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Très jolie brasserie, proche de la place Chauderon... La véranda est vraiment sympa... Le poisson du lac, un délice. J'ai pris les filets de perche et la personnel qui m'accompagnait le filet de Féra du lac ! Vraiment pas déçu !
L'espacement des tables est vraiment serré.
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Les sushis étaient bons! mais rien non plus d'extraordinaire... le service bien mais là non plus rien d'extraordinaire! nous avons essayé le menu taiyo, ainsi que la formule sushis bateau
Les prix un peu surfaits !
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La déco est moyenne, rien de spécial... En revanche la tajine d'agneau était bonne, mais pas non plus extraordinaire !
Le décor, c'est vraiment dommage que le style marocain ne soit pas plus marqué !
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Endroit vraiment sympa, j'y retournerai ! La carte est trop grande à mon avis... Choix trop difficile... Les pâtes étaient banales, rien de spécial... En revanche le moelleux au chocolat et les profiteroles, un vrai délice !
Restaurant peu éclairé... Ambiance à partir de 22h, c'est dommage pour les gens qui aime manger tôt !!! Serveur un peu dans la lune !
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Un petit coin de Thaïlande en Suisse... Perdu à Froideville mais ça vaut la peine d'y aller !!! Des plats vraiment très bon... En entrée le poulet en feuille de pandanus, un vrai régal... Ensuite boeuf croustillant, miam miam !!! Dessert beignet banane ! Petit conseil, lorsqu'il marque fort, très fort, croyez les c'est vrai ;-)) Nous en avons fait l'expérience
Nous avons dû passer la commande deux fois car la première serveuse débutait et ne comprenait pas très bien le français
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Entre amis

The Modern Pantry
The Modern Pantry
14.01.2015, 21:36
http://labobouffe.blogspot.com/2015/01/the-modern-pantry-londres.html Après deux repas « découverte du monde », je désirais ce soir du 28 décembre 2014 explorer une cuisine dont on entend beaucoup parler et qui offre d'autres formes de découverte, la cuisine que l'on appellerait « fusion ». Une façon de faire qui est relativement à la mode et que, personnellement, j'apprécie généralement. Les recettes se trouvant sur ce blog montrent bien que mes propres repas domestiques serait plutôt dans cette tendance qui mêle produits, saveurs et textures. C'est généralement une cuisine que les puristes n'aimeront pas. Elle sera en parallèle régulièrement victime de son succès, devenant un peu confuse, déséquilibrée en saveur ou aux accords peu heureuse. Je n'ai toutefois aucune crainte en réservant au « The Modern Pantry ». La cuisine de Anna Hansen réjouit les papilles tant de chroniqueurs gourmands de monde professionnel, de guides et de critiques que d'amateurs éclairés et habitués aux belles tables à travers le monde. Je recommande d'ailleurs vivement la lecture du billet d'Hedofoodia à ce propos, qui est des plus éloquent. Un dimanche soir, c'est une chance qu'une telle table soit ouverte. Sis St-John Square, près de Clerkenwell Road, le restaurant jouit d'une situation bien centrée dans un très joli quartier où bâtisses géorgiennes côtoient quelques bâtiments modernes, occupant deux beaux qui furent en leur temps une fonderie d'acier et une mairie. Le restaurant s'établit sur deux étages. En haut, un style élégant et épuré, lumineux offrant sans doute de jour une jolie vue sur le quartier. Au niveau du sol, un espace moderne. A l'entrée, au coin, un joli bar boisé et dans la salle aux lumières tamisées, de nombreuses tables carrées blanches s’alignent sous des lampes cuivrées, banquettes de cuir brun contre les parois blanche ou bleu clair. En bout de salle, on peut apprécier l'ouverture sur la cuisine offrant une vue de l'activité intense s'y trouvant. En toile de fond, une musique très variée mais avec des dominantes swing et quelques incursions disco. Je suis accueilli par un serveur aux allures décontractées, grand sourire, mettant immédiatement à l'aise. Il m'installe à ma table qui n'attend que moi et me porte la carte des mets et celle des boissons. Je commencerai par un cocktail, la création du jour, le « Reina Zita » composé de gin « Fifty Pounds », liqueur de mûre, ginger ale et sirop d'ajowan, un improbable sirop issu de cette graine indienne, un peu semblable au carvi et aux saveurs rappelant le thym. Un cocktail d'une couleur intense et aux saveurs amères, fraîches et équilibrées, absolument pas commun et très intéressant. On me sert d'office de l'eau en carafe, ce que j'apprécie. En attendant, on consulte une carte, courte, qui promet toutefois d'y laisser quelques cheveux lorsqu'il s'agit de faire un choix. La carte est datée, promettant une cuisine fraîche, évoluant au quotidien, selon marché, humeur, envies et inspirations. Des intitulés qui ébouriffent et vont bien au-delà des sentiers communément empruntés, aux inspirations tantôt méditerranéennes, tantôt asiatiques, tantôt sud-américaines, c'est déroutant et tellement appétissant et il y a presque à chaque intitulé au moins un ingrédient plus méconnu ou particulièrement étonnant. Les vins sont également très bien choisis, faisant part belle aux vins bio et biodynamiques, à prix plutôt doux. Je commencerai par un carpaccio de poulpe, cuit lentement, parfumé à l'anis, lamelles de chou-rave, câpres grillés et graines d'anis torréfiées. L'assiette est très élégante, un poulpe moelleux et goûteux, tranché assez épais, tiède, offrant un joli contraste avec le piquant-croquant du chou-rave cru. Les câpres grillés apportent des saveurs chaudes et acidulées et les graines un je ne sais quoi qui complète parfaitement ce plat arrosé d'une huile d'olive de très belle qualité. Une superbe entrée. Je poursuis avec le mulet poêlé parfumé à la feuille de kaffir, betteraves rôties, laska au crabe et pomme, slaw de fenouil et grenade. M'arrive à nouveau une assiette très bien dressée. Le laska est une forme de curry d'inspiration malaise-indonésienne, ici retravaillée avec du crabe et de la pomme, le rendant savoureux, doux, avec une note iodée très à propos, une création gourmande et riche en saveurs servant de toile de fond au plat. Puis se superposent un mélange de betteraves jaune et rouge, grossièrement tranchées et parfaitement rôties. Au-dessus, un tronçon de poisson délicat parfaitement cuit, d'une grande fraîcheur, un très beau produit. Enfin, si l'on parle souvent de « colslaw », cette salade de chou anglo-saxone blindée de mayo, elle prend des allures délicates et raffinée de fines tranches de fenouil, augmenté de carottes, julienne de pommes et graines de grenades, c'est d'une grande fraîcheur. Cela paraît sans doute fruste à décrire, mais les saveurs vont diablement bien ensemble pour faire un plat d'un très grand niveau, excitant les papilles, offrant gourmandise, croquant, iodé, doux. J'ai profité d'un vin élevé en biodynamie avec ce plat, un Chardonnay « Le Casse-Noix » du Languedoc, 2013 offrant du fruit tout en fraîcheur, parfait équilibre entre des saveurs d'agrumes et des notes douces miellées. Les desserts sont tout aussi fous et difficiles à choisir. Je céderai à la tarte à la courge, gingerbread, crème au citron calamansi, lime iranienne, graines de courges mélasse de courge, grué de cacao au piment. Oui ! Tout ça ! Et fichtre, c'est diaboliquement bon. Une masse délicieuse à la courge, des notes de sel et au franc goût de courge, montée sur du gingerbread croquant de belle qualité, un travail très raffiné avec cette crème aux agrumes d'une grande légèreté surmonte cela. Autour, des graines de courges torréfiées s'étalent sur une petite lichette de mélasse riche en saveurs, très « brute », surmontée de ce grué piquant-croquant-caramélisé. Magnifique ! Avec cela, un Moscati d'Asti « Bricco Quaglia » de la maison « La Spinetta », provenant du Piémont, 2013 tout à fait magnifique, un dessert à lui tout seul. On l'aura remarqué, j'ai un peu abusé ce soir, et cela se remarque sur l'addition qui s'élèvera à 75.93£. Mais que cela en valait la peine de découvrir ce lieu unique, atypique, cette cuisine folle, créative et exécutée à la perfection, cette équipe humaine et sympathique. Un lieu à découvrir !
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Chakra
Chakra
12.01.2015, 22:22
http://labobouffe.blogspot.com/2015/01/chakra-londres.html Il est connu de tout un chacun que les histoires anglaise et indienne possèdent une bonne part de sentiers communs. Comme témoin moderne (entre autre) de cette relation de longue date, le nombre de ressortissants de populations indiennes ou encore pakistanaise notamment se trouvant en Grande-Bretagne avec pour coté favorite Londres dans laquelle ils s'adonnent à toutes les activités mais où ils ont su importer leur tradition culinaire, ses couleurs, ses parfums. Cela devient du coup presque anathème de de ne pas aller (re-)découvrir cette cuisine lors d'un séjour londonien, sa tradition, ses saveurs. On me voit encore une fois venir à dire que c'est « mieux ailleurs ». Et je répondrai « globalement sans conteste ». Naturellement, comme partout, à Londres, il y a du bon et du moins bon, mais il semblerait généralement qu'au moins il y ait de l'authenticité dans l'assiette et au diable l'édulcoré. Oui, le nombre de restaurants indiens n'a cessé de croître par chez nous ces derniers temps. Certes, ils offrent globalement une ambiance, une découverte de la musique, de Bollywood vu qu'il y a presque toujours une télé, et un aperçu de leur tradition culinaire. Ce n'est généralement pas mauvais, j'y vais de temps à autres, car il y en a qui font bien leur travail à leur échelle avec leur façon de faire. Le public suisse est peut-être plus difficile à séduire qu'ailleurs, je ne sais, mais même chez les « meilleurs » de nos contrées sont à mon sens diablement pauvre en mets végétariens qui pourtant sont foison en Inde (on se met enfin à trouver un peu de paneer), vont étonnamment proposer du bœuf à toutes les sauces qui ne seront qu'anecdotiques au-delà d'un Tikka massala ou d'un Tandoori (qui ne sortira que rarement d'un tandoor, mais faut pas en d'mander tant non plus;-)), bien, vont utiliser des épices en poudre et en pâte de commerce. Une richesse dans le choix d'établissement qui ne traduit pas la richesse de cette cuisine, malheureusement. Aussi à Londres voulais-je m'attabler dans un vrai bon indien. C'est à cette redécouverte de la cuisine indienne que je dédierai mon second repas londonien, le 27 décembre 2014 au soir. Nothing Hill, quartier à l'ouest de la ville, un peu plus loin que le charmant et culturel Hyde Park, est un quartier dont la réputation le précède pour son caractère relativement aisé dont témoignent les belles maisons victoriennes. Ce n'en est pas moins un quartier fréquenté, populaire et animé qui réunit une foule bigarrée, Londoniens et touristes, bon nombre de bars et restaurant, des terrasses et magasins. On n'aura pas a longer longtemps cette rue avant de tomber nez à nez avec le Chakra, mon étape gourmande du soir. Un choix qui ne s'est pas fait au hasard, entre conseils avisés et lecture de revues telles que Time Out, Zagat ou Eating London en parlent de façon élogieuses. Visité par des stars, lieu de fêtes, je ne m'attends pas à de la musique bengalie ou autres airs de Sitar dans un milieu bariolé de mille couleurs et dorures, certes, mais assurément à une bonne cuisine dans un cadre sans doute modernisé, ce qui n'a pas manqué. Déjà le cadre ! Passée une porte discrète, j'arrive dans un hall digne d'une salle d'attente chic, accueilli à un guichet puis dirigé dans un canapé confortable en cuir d'un blanc virginal, quelques magazines sur une table devant et un très beau bar, également rembourré de cuir blanc. J'en profite pour apprécier le cadre. Un sol sombre met en valeur les meubles qui sont tous de confortables fauteuils ou banquettes de cuir blanc, de-même que les murs se disputent les même allures et la peinture blanche. Au plafond, des spots doux encadrent une allée de lustres dégageant une lumière dorée et tamisée. AU bout d'un couloir, le blanc cède au brun sombre tant pour les meubles et pour les murs, à défaut d'une paroi habitée par un long miroir. C'est vraiment très élégant. On profite également d'observer le ballet des serveurs qui ont troqué l'habit traditionnel pour un complet décontracté, tandis que la musique oscille entre du lounge, de la musique indienne modernisée aux teintes électro, jazz, trip-hop... Ma table est prête et on me mène dans la salle du fond. La carte m'est présentée et je ne peux qu'apprécier le choix extrêmement bien fait, très équilibré entre le végétarien et le non-végétarien (où agneau et poulet ont la part belle, mais également le canard notamment). Le discours est traditionnel mais très clairement raffiné sans dénaturer et c'est là manifestement le style de Andy Varma, le chef des lieux. La carte des vins n'est pas en reste, proposant une sélection de taille raisonnable et de belle qualité à prix tout à fait correct. Le choix sera comme à l'accoutumée d'une grande difficulté. Pour m'aider, je prends un cocktail, le « Chakra Spice », composé de tequila, menthe, lime, limonade et (mon amour du piment me perdra) chili. Cela donne un mélange frais, explosif, bien équilibré en alcool, c'est très agréable. Une chose m'est très vite apparue comme très claire, ce soir, je ferai végétarien, et le choix est fait. Pour patienter, je reçois un petit amuse-bouche joliment présenté dont je n'ai pas saisi le contenu. Il s'agissait au goût d'une préparation de pois en purée grillé, mou, assez gourmand, aux épices innombrables mais sans dénaturer le goût du pois, avec une petite goûte d'une sauce onctueuse à la coriandre et deux nappées de sauces au poivrons jaune et rouge. Une partie de mon entrée me rappellera cet élément et me donnera la variété de pois dont il s'agissait (j’étais juste certain d'une chose, ils n'étaient pas « chiches ». En entrée, je choisirai le « Lucknowi Platter » sous-titré « a vegetarian delight » et dont la description voit les mots « kebab » ou encore « chich ». C'est très intéressant à la lecture et le résultat est concluant. Trois galettes côte à côte, l'une à base de haricots « black eyes », une version plus grosse de mon amuse-bouche, ce qu'à la commande je ne savais, bien-entendu, pas, mais cela ne m'a pas déplu. La seconde galette était composée de purée de butternut et a été traité avec des épices plus douces et chaudes, avec des notes de graine de coriandre plus prononcée, enfin la troisième galette était à base d'épinards surtout parfumée à la muscade. De-ci, de-là, des pousses de pourpier et une traînée de pinceau d'une sauce sombre au goût poivré-pimenté qui donnait de la couleur et du relief à l'assiette. Une très bonne entrée. J'ai poursuivi en plat avec le « Baingan Ka Bharta », spécialité du Penjab composée d'aubergine rôtie tandoori, parfumée essentiellement au gingembre et oignon. C'est une préparation assez étonnante déjà en texture. Si d'aspect on pense « caviar d'aubergine », il y avait quelque chose d'aéré, légèrement émulsionné d'une grande richesse et profondeur gustative entre les reliefs aigus des épices (très légèrement relevées mais subtilement), la fraîcheur du gingembre et l'oignon cuit suffisamment pour développer son petit goût presque sucré caractéristique. L'ensemble paraît gras mais cela ne laisse pas cette impression en bouche. C'est vraiment bon. J'ai pris en guise de « side » un « Vegetable Biryani » (un side qui a eu l'aspect amusant de coûter plus cher que mon plat ou mon entrée), probablement mon meilleur riz indien dégusté à ce jour. Un riz parfumé d'une très grande finesse et à la cuisson parfaite augmenté de légumes frais (chou-fleur, carottes, pommes de terre notamment), savoureux en épices douces, une sauce de type « curry » appelée « korma ». J'ai tout de même goûté à un « butter naan » que l'on m'a servi avec une sauce au yaourt. Il est très bon et bien réalisé, quoique j'aurais pu m'en passer. Ce fut un repas vraiment excellent, riche d'épices, de saveurs, de très belles préparations qui ne cherchent rien à cacher des parfums d'Inde. Si je devais souligner un bémol (au-delà du caractère addictif de la nourriture), c'est qu'il y a peut-être deux grains de sel en trop, mais rien de dénaturant. Cela m'a juste poussé à commander deux grandes bouteilles d'eau au cours de mon repas. La carte des desserts, même elle, est intéressante. Je m'abstiendrai, toutefois, la faim manquant. On m'apporte alors une lingette de la taille d'un dé à coudre, on verse de l'eau chaude dessus, elle quadruple de volume et m'offre de quoi me rafraîchir. On m'offre une quenelle de glace au citron vert et c'est parfait. L'addition se montra au final à 52.48£. C'était vraiment un excellent repas, une belle découverte de la cuisine indienne dans un environnement presque improbable au vu des habitudes que je pouvais avoir, un service aux petits oignons et beaucoup de plaisir.
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Koba
Koba
09.01.2015, 21:56
http://labobouffe.blogspot.com/2015/01/koba-londres.html La cuisine britannique est une cuisine dont la réputation la précède... En effet, il n'est pas rare d'en entendre parler en propos fort peu élogieux quand elle est sous sa forme la plus traditionnelle. En voyage à Londres pour passer la fin de l'année 2014 et le début 2015, j'aurai l'occasion de découvrir 8 belles table dont certaines d'une cuisine britannique revue, retravaillée, modernisée qui m'aura globalement plus que convaincu et une part de mes billets suivant saura vous prouver pourquoi. Londres, toutefois, c'est aussi peut être LA ville européenne qui est une fenêtre sur le monde au niveau culinaire. On connaît certes les Indiens comme fort bien représentés mais autant être clair, ce que l'on veut en terme de cuisine du monde, on le trouve à Londres, manifestement dans le merveilleux comme dans le plus médiocre. En Suisse (en tout cas en Suisse romande), il faut être honnête: il y a certes bon nombre de restaurant ethniques, mais oh combien édulcorée, européanisés, même tout particulièrement « suissisés »: on évite généralement de donner à ses clients des morceaux trop gras, des aliments bizarres, des textures étranges, des saveurs parfois franches, parfois inattendues et on donne au Suisse des produits standards dans des sauces souvent de base (voire totalement) industrielle. Heureusement il y a des exceptions, mais bien rares face à la pléthore répondant à ce standard. Ce premier soir en terre londonienne, le 26 décembre 2014, je chercherai justement la découverte d'une cuisine particulièrement peu représentée en Suisse et pourtant délicieuse, très intéressante dans sa tradition culinaire, ses produits, ses préparations, il s'agit de la cuisine coréenne. Je découvre donc très vite l'excitation de cette capitale en me rendant Tottenham Court Road, une rue commerçante surrexitée dont le restaurant est très proche. On prend une rue perpendiculaire d'un coup extrêmement calme, longée de restos et d'hôtels, on va jusqu'au bout et on arrive devant le Koba, ma destination du soir. Une enseigne rouge pétant sur un étonnant plaquage en bois habillant un mur de brique « so british » sert de devanture à ce petit restaurant. Tout en longueur, on accède dans un coin bar où les boissons se préparent et les clients peuvent manger. Parquet sombre au sol, murs d'un jaune tendre, lumières basses et tamisées, quelques rares tableaux à l'encre au mur, bar noir ponctué de barbecues, c'est élégant. La salle plus loin est d'allure confortable, banquette de cuir au murs, tables de bois sombre à nouveau équipées de barbecues et, au sous-sol, une autre salle semblable. Accueilli avec beaucoup de professionnalisme, je suis mené au bar, comme il est plutôt fréquent lorsqu'on est seul. Qu'importe, j'apprécie ce genre d'emplacement qui permettent de voir la vie du restaurant et les attitudes du personnel. En face de moi, une carte de cocktail, essentiellement à base de soju et paraissant intéressants. Je prends un « Honey Lemon » qui adjoint à cet alcool du tonic, du miel, du citron et du gingembre pour un résultat très désaltérant et parfumé. Je consulte en attendant une carte principalement centrée autour des barbecues (d'où leur présence à chaque table), mais augmentée également d'éléments « streetfood » et des entrées froides et chaudes traditionnelles. A cela s'ajoute encore des plats de nouilles ou de riz typiques (dont les immanquables bibimbap) et des « sides » qui accompagnent usuellement les repas coréen. Le choix est cornélien, je ne sais quoi choisir, tout à l'air soit délicieux, soit totalement inconnu (me donnant dont l'envie de goûter). Je finis par faire mes difficiles choix et attends. Très vite (mais pas trop vite) arrivera la « SEAFOOD SALAD »: Arrive une belle salade de fines lamelles d'algues mêlées, fraîches et croquantes, garnie d'un peu de tomate et de poireaux, le tout dans une sauce savoureuse, un peu sucrée, un peu acide, un peu moutardée (une moutarde bien corsée, plutôt « de Dijon » que anglaise). C'est frais, léger et gourmand ! On poursuivra avec la « Haepari Naengohae ». J'admets que je ne savais pas du tout ce que j'allais recevoir dans mon assiette; en effet, je savais que j'allais avoir du « jellyfish »... Et je n'arrivais plus du tout à me souvenir de quoi il s'agissait. Je me retrouve avec en face de moi une très belle assiette de nouilles gélatineuses marinées d'une sauce assez vinaigrée et forte en moutarde justement adoucie de miel, sur un lit de fine julienne de légumes frais et goûteux. Au-dessus, des grosses crevettes parfaitement cuites et très bonnes parfumées de noisette torréfiée. L'ensemble est vraiment très surprenant, du croquant, du gélatineux, du moelleux, du doux, de l'acide. L'ensemble excite le palais et tout en savourant ce plat, je continue à me demander ce qu'est ce jellyfish jusqu'à ce que je réalise que je suis en train de manger de la méduse. Du coup, je me réjouis encore plus de cette salade qui est une découverte encore plus grande que je ne m'y attendais et qui est une vraie réussite. Après ces magnifiques entrées, on me soulève la protection du barbecue et on m'amène une assiette de calmar et de poitrine de porc très fins dans une marinade rougeâtre. C'est l'  « OSAM BULGOGI ». Le serveur officie au barbecue tout en me décrivant les produits et en m'expliquant ce qui l'accompagne, à savoir deux sauce, l'une très liquide l'autre épaisse et sombre, plutôt dans des saveurs douces avec une once d'arachide. J'avais en plus commandé des légumes pour « wrapper » mon barbecue comme (semblerait-il) il est de coutume de le faire. De la laitue très fraîche et des poireaux marinés au vinaigre doux. Le barbecue est splendide, une grande tendreté, des saveurs douces et piquantes à la fois, des sauce parfaites, j'adore ! Impossible de ne pas accompagner un repas coréen de « Kimchi », des légumes marinés et fermentés à la coréenne. Ça sent fort, c'est riche en saveur, c'est très épicé, du chou chinois, du concombre et du radis daïkon, c'est excellent. Pour ce repas, à part le cocktail, je suis resté à l'eau et ai fini pour un montant de 49.60£. C'était vraiment succulent, pour l'essentiel inconnu et pour le connu, amplement meilleur et plus franc de saveurs que ce que l'on trouve par chez nous. Le service est souriant, attentif et alerte au besoin pour rendre ce lieu beau, bon, confortable et convivial, grandement recommandable !
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Le P'tit Lausannois
Le P'tit Lausannois
27.11.2014, 21:23
http://labobouffe.blogspot.com/2014/11/le-ptit-lausannois-lausanne.html Ce lundi 17 novembre 2014 eut lieu la rencontre entre quatre bloggers qui se lisent, se parlent, ont appris à se connaître et s'apprécient : Guérilla Gourmande, Foodaholic, La semaine d'une Gourmette et votre serviteur. Sinon pour le simple plaisir de nous voir, nous nous sommes réunis en vue de découvrir un tout nouveau restaurant lausannois, entamant tout juste son troisième mois. En effet, c'est ce premier septembre que le chef Stéphane Jonin, ayant notamment travaillé au Lausanne-Moudon et à la Bavaria, accompagné en salle de Natacha Bassière forte d'une riche expérience entre autres aux Alliées, ont décidé de se mettre à leur compte en ouvrant le P'tit Lausannois. Rue du Tunnel, dans des locaux qui ont vu se succéder bon nombre de propriétaires qui n'ont pas su se faire une clientèle, le pari est solide : une trentaine de couverts, une cuisine française classique subtilement modernisée et joliment soignée, une petite carte, des produits frais, de saison et un choix de vin intelligent, telle est la recette des propriétaires. Pari prometteur qui ne manque pas d'attirer des gourmands curieux. Accueillante et souriante, Natacha nous installe dans sa salle agréable, composée de petites tables carrées et chaises à haut dossier, tout de noir. Dressage à mi-chemin entre bistrot (set de table papier) et resto chic (vaisselle élégante), toute la salle est lumineuse, dans des tons noir-blanc-rouge, simple, épurée mais avec son originalité. Six à table, nous commencerons par un apéritif (décrit plus bas) tout en consultant la petite carte composée de 5 à 6 entrées (également disponible en plat), même nombre de plats et de desserts. Ça sent le frais, la générosité et le travail. La viande a globalement la part belle quoique tout le monde pourrait trouver son plaisir entre plat de poisson et végétarien. Nous choisissons les composantes de notre repas, verdict, nous n'avons pas épargné le chef en prenant bon nombre de préparations différentes. Commençons donc par les entrées. Une fois « Foie gras de canard poêlé et mesclun à l'huile de noix ». Deux belles escalopes apparemment bien grillées, parfaitement exécutée, juste une pincée de fleur de sel et arrosé d'huile de noix, accompagnées de salade fraîche, endives, tomates et pousses d'oignons bien assaisonnée, l'ensemble a plu. Deux convives ont sélectionné la « Salade de ris de veau au balsamico brun », présentée de la même manière et visiblement délicieuse. Les trois derniers dîneurs ont choisi l' « Aumônière de chou frisé au chèvre frais et lardons rôtis ». Accompagnée d'une salade semblable, l'aumônière est très appétissante, dodue. La préparation de chèvre est peut-être un peu riche en lardons à mon goût car j'aurais préféré une plus riche fraîcheur du chèvre. Néanmoins, c'est une préparation gourmande et savoureuse qui a plu a l'ensemble de l'assemblée. En plat, deux convives prendront le « Filet de boeuf sauce béarnaise, pommes sautées et légume ». Une belle pièce de viande de belle qualité, respectée, reposant sur un lit de béarnaise épaisse, de belle exécution. En accompagnement, des bâtonnets de courgette juste sautés, une purée de butternut délicieuse et des dès de pommes de terre poêlés. Un autre convive choisira la salade de ris de veau en plat. Après consultation avec l'intéressé, elle sera servie comme le plat précédent, avec la béarnaise et les accompagnements. Pour ma part, cela sera les « Suprêmes de caille poêlés au vin rouge, pommes sautées et légume », une jolie portion de suprêmes de ce volatile délicat (8 suprêmes), richement arrosé d'une sauce au vin rouge et jus de viande succulent, accompagnements semblables. Le « Filet de loup de mer et son beurre blanc, riz basmati et légume » était à nouveau d'une grande simplicité, fort bien apprêté. Cuisson juste, bel arôme du beurre blanc. Le riz semble avoir plu et les légumes, toujours semblables, fonctionnent également avec ce plat. Enfin, l'un de nous aura joué la carte de la saison avec le « Filet mignon de cerf au cassis et curry rouge, garnitures maison ». Ici, les accompagnements changent : les spätzli étaient naturellement de mis. Avec cela, purée de butternutt, chou rouge, marrons et poire à la confiture, tout y était pour que l'intéressé apprécie son plat, d'autant que la viande était bonne, aux saveurs peut-être un peu légères, un excellent jus. Un bon pain a accompagné ce repas, de farine plutôt foncée augmenté de quelques graines, fort bien. Notons qu'en plus, Natacha s'enquière si nous désirons des accompagnements en plus, ce qui vaudra du rab de purée de butternutt. Peu d'entre-nous prendront un dessert autre qu'une boule de glace (3 boules caramel beurre salé artisanales qui ont beaucoup plu ont été servies). L'un de nous prendra « Le duo de mousse au chocolat » : deux quenelles, l'une d'un blanc virginal promettant la douceur, l'autre sombre et promettant l'amertume, les mousses sont bonnes et bien réalisées, accompagnée de crème fouettée. Les deux derniers prendront « Le clafoutis maison ». Un clafoutis, c'est tellement bon et tellement rare de le trouver à la carte d'un restaurant ! Impossible de résister. Le fruit utilisé change régulièrement dans ce restaurant (d'où le manque de précision). Ce soir, ce sera aux pruneaux. Fort bien réalisé, simple, gourmand, réconfortant, c'était tout ce qu'il fallait. Question abreuvoir, à l'apéro, à part une bière blanche Paulaner en bouteille et un jus de tomate, un kir (qui n'était pas à la crème de cassis mais j'avoue avoir oublié le détail), deux verres de Petite Arvine, Grand Métral, Provins, Valais (2012) et un d'Epesses, Sainte-Catherine, Patrick Fonjallaz, Lavaux (2012). Pendant le repas, pour donner du goût aux 4 bouteilles d'eau, il a fallu au moins deux bouteilles de Crozes-Hermitage, Cave de Tain, Côtes-du-Rhône (2010) qui a été un bon compromis pour l'ensemble du repas, offrant un joli rapport prix/plaisir. Le tout nous est revenu à 562.90.- Nous avons unanimement passé un bon moment au P'tit Lausannois. On n'y va pas pour être étonné, épaté, dérouté, mais pour vivre un moment agréable dans un cadre élégant, avec un service très professionnel, charmant et sympathique augmenté d'une cuisine traditionnelle très bien réalisée à partir de bons produits. Je souhaite tout de bon à cette jeune équipe et les remercie pour ce bon moment passé en leur compagnie !
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Ficcin
Ficcin
25.10.2014, 14:40
http://labobouffe.blogspot.ch/2014/10/fccn-istanbul.html Un séjour à Istanbul est toujours trop bref. Ce premier octobre 2014, voici déjà venue notre dernière soirée dans cette fascinante cité. Un dernier repas qui se fera à Beyoğlu, district d'Istanbul de loin le plus intéressant du point de vue culinaire, très vivant et en perpétuel mouvement. Après une ultime balade sur l'animée Istiklal et ses rues perpendiculaires, nous aboutissons dans une petite allée nommée Kallavi Sokak, en vue de déjeuner au Fıccın. Il ne sera d'ailleurs pas difficile à trouver en cette voie resserrée car ce qui n'était à l'origine qu'une enseigne s'étend aujourd'hui à pas moins de 4 ou 5 établissements dans la rue. Autre témoignage de son succès, la clientèle stambouliote en tout genre, familles, travailleurs, amis, qui s'y presse de même que les touristes qui les singent. Ces 5 enseignes sont en réalité 5 salles ; la cuisine est centralisée en un lieu et les plats se baladent le long de la rue pour être présentés aux clients. Rassurez-vous, les distances sont courtes et les plats arrivent à bon port chauds et bien faits. Les différentes salles sont généralement d'une grande simplicité : des tables resserrées, habillées de blanc, tout juste dressées, de-ci de-là quelques décorations murales sobres, c'est simple, propre, relativement nu mais cela donne un sentiment d'espace au milieu de la foule qui s'y agglutine. Le service est serviable et chaleureux et malgré la masse de travail, saura toujours être attentif aux besoins des clients. La carte du Fıccın est courte et sobre, proposant une cuisine traditionnelle qui pourrait sembler ne pas se différencier des autres restaurants : soupes en entrée, salades et mezzés, quelques plats de viandes grillées, poissons grillés ou frits mais également quelques spécialités caucasiennes qui font la célébrité et la personnalité de Fıccın. Mais au-delà du choix, ce qui différencie les restaurants traditionnels les un des autres, c'est ce petit quelque chose dans l'assiette qui fera passer le repas de la qualité « standard » à la qualité « bonne » à « exceptionnelle ». Comme dans la plupart de ces restaurants, nous sommes très vite pris en charge. Nous sont présentés sur plateau un assortiment de mezzés froids. Tous sont des plus appétissants. Il nous faut toutefois bien nous décider. Nous nous partagerons trois mezzés que nous consommerons avec un pain mi-blanc simple et de bonne facture. D'abord une spécialité caucasienne de poulet émietté augmenté de noix et d'ail. Il s'agit d'une pâte assez massive, bien parfumée de piment concassé, une pointe de sumac et autres, riche en saveur et de texture crémeuse et épaisse. C'est vraiment excellent. Puis une préparation d'aubergine frite au yaourt et à la tomate : à nouveau énormément de saveur ! Malgré le fait que l'aubergine soit frite, il n'y a pas de sensation de gras. La texture est extrêmement agréable et l'ensemble est d'une grande gourmandise. Enfin un « Haydari », une salade d'herbes au yogourt. Le yogourt est excellent et très frais, riche en herbes avec des saveurs d'aneth, de menthe, relevé d'ail et de poivre, rafraîchi d'un jus de citron, simplicité parfaite ! L'essentiel de la table a cédé à l'une des spécialités de la maison, les raviolis caucasiens à la viande en sauce au yaourt. Généralement on trouvera dans les restaurants turcs les « mantı », qui sont de toutes petites bourses de la taille d'une phalange, farcis de viande à la sauce au yaourt. J'en raffole et n'en ai que mangé rarement au restaurant. Ici les raviolis sont plus gros, la pâte un peu plus épaisse offrant plus de mâche et la farce plus généreuse. Cette dernière est tout à fait savoureuse, de viande de boeuf augmentée d'oignon, d'ail et herbes, très gourmande. La sauce au yaourt est d'une grande simplicité mais excellente, arrosée d'une huile d'olive légèrement piquante. Nous est donné à côté un assortiment de petits condiments, du sumac, du piment concassé et du thym sauvage séché. C'était un grand bonheur, qui a tout de la « confort food » et on aime cela. L'un des convives a aimé son plat au point d'en demander du rab. Le quatrième convive préférera le loup grillé, servi comme le veut la tradition tout en simplicité avec son quartier de citron, sa rondelle d'oignon et sa salade d'herbes aromatiques, un peu piquante qui pourrait en saveur être une variété de roquette mais avec beaucoup plus de profondeur gustative que notre habituelle herbette. Durant ce repas, nous avons consommé de l'eau, ainsi qu'un vin rouge plutôt bon, « Yakut » Kavaklidere, d'Ankara, qui était plutôt bien charpenté, déployant plutôt des saveurs de bois et d'épices. Gourmands que nous sommes, nous nous sommes partagés les trois desserts de la carte : Une pâtisserie à la banane et au biscuit qui fut une préparation de banane écrasée et parfumée enrobée de biscuit en poudre était probablement le moins intéressant : c'était certes bon mais j'ai toujours trouvé la saveur de la banane très lourde en dessert. Le pudding garni de kadayif et parfumé à la noix était d'une grande gourmandise, de texture fondante, frais et riche en saveur, c'était un grand plaisir et probablement le dessert le plus plaisant. Enfin, la semoule aux graines de pavot était surprenante déjà de par sa teinte verdâtre pâle mais surtout de par sa texture très aqueuse qui fond dans la bouche. C'est très doux et gourmand. Le service en salle est à l'image des lieux, simple, sobre mais accueillant. L'ambiance des lieux est joyeuse et ce fut un plaisir de passer notre dernier repas de ce séjour au Fıccın. Notons qui plus est l’addition des plus douce qui s'est montée à 150 TL pour ce repas de titan. Verdict : réservez votre place, sinon il est peu probable que vous trouviez la possibilité de vous sustenter en ce lieu très agréable !
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Sarah Lavanchy
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Ville de l'établissement: Lausanne

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