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Le Guide gastronomique de Nicolas Herrmann

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La Boursière
La Boursière
26.06.2012, 16:57
Quel dommage. Voilà un restaurant dans lequel on peut manger de bonnes salades et variées mais ... Attendre 45 minutes pour être servi c'est franchement TRÈS-TROP long. L'autre point très énérvant c'est le manque systématique de sauce et nous n'étions pas les seuls à demander un surplus. Nous y sommes allés pour la deuxième fois et c'est toujours la même chose. Pourquoi ne pas mettre directement plus de sauce, tout le monde se plaint et les serveurs grognes lorsque l'on ose demander une surplus. C'est détestable comme attitude !! Les salades sont néanmoins très bonne, avons pris la California avec poulet, tomates, ananas, pommes et olives et la grecque avec tomates, concombres, fêta, olives mais les points susmentionnés gâches vraiment le plaisir de manger. Dommage, nous n'y retournerons plus.
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Pakù Pakù
Pakù Pakù
29.05.2012, 08:13
Nouvel établissement géré par les fondateurs du Misuji, une référence ! Endroit entièrement refait et décoré avec goût, bonne assise sur les fauteuils, au milieu du restaurant vous pouvez prendre place sur des tables hautes ou au bar. La carte comprend des menus végétariens. Il appartient aux hôtes de compléter sa petites fiches pour passer commande, très sympa comme idée. Entrée: Raviolis vapeur crevettes et légumes. Excellent avec préférence pour ceux à la crevette. Premier plat: Brochettes de poulet Yakitori: A se relever la nuit !!! et nous avons regretté de ne pas en avoir commandé deux de plus. Plat principal: Boeuf tataki (sauce "secrète"), riz blanc avec graines de sésame grillées. Succulent. Dessert: Fondant au chocolat. D'accord, ce n'est pas un dessert japonais mais nous avions envie de chocolat. Délicieux ce fondant. En résumé, le Pakù Pakù (qui signifie le fait de mastiquer (mâcher) en japonais) est un restaurant qui donne envie de tester toute la carte, ce que nous allons faire.
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Sushi of Gari
Sushi of Gari
15.05.2012, 08:01
Avec beaucoup de retard et en hommage à notre fameux concierge du Plaza Athénée qui a fait un sans faute en nous recommandant que de très bons restaurants, voici l'évaluation du dernier. Tout petit restaurant japonnais sur la 78ème rue. On tombe directement sur une salle avec une cuisine ouverte dans laquelle les Maîtres sushis s'activent. En entrée nous avons commandé des Tempura de légumes et crevettes. En plat nous avons pris des sashimis (15 pièces) de 6 sortes de poissons/crevettes accompagné de riz blanc. Tout était excellent et bon rapport qualité/prix. Service un peu lent mais le restaurant était bondé
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Fouad Traiteur
Fouad Traiteur
14.05.2012, 11:18
A emporté: Kebbe, fatayer aux épinards et à la viande, houmous, feuilles de vigne, labneh et taboulé avec bien sur du pain libanais. Le tout était vraiment excellent à noter qu'une pointe d'acidité en plus dans le taboulé n'aurait pas été de refus. Nous nous réjouissons de déguster la suite. Comme ce traiteur à "une succursale" entre Malagnou et Florissant à deux pas de chez nous, je pense que cela risque de devenir notre "cantine" lorsque l'envie de cuisiner n'est pas là.
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Le Sud (Mandarin Oriental, Geneva)
Le Sud (Mandarin Oriental, Geneva)
13.05.2012, 14:59
Vu le peu de restaurants ouverts à dimanche, avons testé le brunch au Madarin. QUEL DECEPTION ! Entrée à choix, rien à redire. Beaucoup de légumes, thon mi-cru, saumon, crudités divers, très bon. Au niveau des desserts rien à redire non plus, grandes variétés de fruits, crèmes brulées, gâteaux. Manquait peut-être un bonne mousse au chocolat. En plat principal nous avons choisis le gigot d'agneau avec un risotto au parmesan. L'on nous a servi du riz trois fois trop cuits qui ne ressemblait en rien à un risotto et qui baignait dans ... je ne sais pas quoi, du lait peut-être. Que dire du gigot dont la moitié était du gras. Pour un établissement de ce renom et pour le prix par personne (CHF 80.00) il n'est tout simplement pas admissible de servir un plat principal de cette qualité. Attente entre l'entrée et le plat principal: 3/4 heure, avec les excuses du Maître d'hôtel mais tout de même.
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Quel dommage. Voilà un restaurant dans lequel on peut manger de bonnes salades et variées mais ... Attendre 45 minutes pour être servi c'est franchement TRÈS-TROP long. L'autre point très énérvant c'est le manque systématique de sauce et nous n'étions pas les seuls à demander un surplus. Nous y sommes allés pour la deuxième fois et c'est toujours la même chose. Pourquoi ne pas mettre directement plus de sauce, tout le monde se plaint et les serveurs grognes lorsque l'on ose demander une surplus. C'est détestable comme attitude !! Les salades sont néanmoins très bonne, avons pris la California avec poulet, tomates, ananas, pommes et olives et la grecque avec tomates, concombres, fêta, olives mais les points susmentionnés gâches vraiment le plaisir de manger. Dommage, nous n'y retournerons plus.
- Manque de sauce - Attente pour le service - Attitude des serveurs - Très bruyant
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Nouvel établissement géré par les fondateurs du Misuji, une référence ! Endroit entièrement refait et décoré avec goût, bonne assise sur les fauteuils, au milieu du restaurant vous pouvez prendre place sur des tables hautes ou au bar. La carte comprend des menus végétariens. Il appartient aux hôtes de compléter sa petites fiches pour passer commande, très sympa comme idée. Entrée: Raviolis vapeur crevettes et légumes. Excellent avec préférence pour ceux à la crevette. Premier plat: Brochettes de poulet Yakitori: A se relever la nuit !!! et nous avons regretté de ne pas en avoir commandé deux de plus. Plat principal: Boeuf tataki (sauce "secrète"), riz blanc avec graines de sésame grillées. Succulent. Dessert: Fondant au chocolat. D'accord, ce n'est pas un dessert japonais mais nous avions envie de chocolat. Délicieux ce fondant. En résumé, le Pakù Pakù (qui signifie le fait de mastiquer (mâcher) en japonais) est un restaurant qui donne envie de tester toute la carte, ce que nous allons faire.
Les petites nappes en papier qui ne sont pas du plus bel effet sur de si belle table.
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Avec beaucoup de retard et en hommage à notre fameux concierge du Plaza Athénée qui a fait un sans faute en nous recommandant que de très bons restaurants, voici l'évaluation du dernier. Tout petit restaurant japonnais sur la 78ème rue. On tombe directement sur une salle avec une cuisine ouverte dans laquelle les Maîtres sushis s'activent. En entrée nous avons commandé des Tempura de légumes et crevettes. En plat nous avons pris des sashimis (15 pièces) de 6 sortes de poissons/crevettes accompagné de riz blanc. Tout était excellent et bon rapport qualité/prix. Service un peu lent mais le restaurant était bondé
Bruyant Tables très serrées Passage pour entrer dans le restaurant minuscule
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A emporté: Kebbe, fatayer aux épinards et à la viande, houmous, feuilles de vigne, labneh et taboulé avec bien sur du pain libanais. Le tout était vraiment excellent à noter qu'une pointe d'acidité en plus dans le taboulé n'aurait pas été de refus. Nous nous réjouissons de déguster la suite. Comme ce traiteur à "une succursale" entre Malagnou et Florissant à deux pas de chez nous, je pense que cela risque de devenir notre "cantine" lorsque l'envie de cuisiner n'est pas là.
RAS
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Vu le peu de restaurants ouverts à dimanche, avons testé le brunch au Madarin. QUEL DECEPTION ! Entrée à choix, rien à redire. Beaucoup de légumes, thon mi-cru, saumon, crudités divers, très bon. Au niveau des desserts rien à redire non plus, grandes variétés de fruits, crèmes brulées, gâteaux. Manquait peut-être un bonne mousse au chocolat. En plat principal nous avons choisis le gigot d'agneau avec un risotto au parmesan. L'on nous a servi du riz trois fois trop cuits qui ne ressemblait en rien à un risotto et qui baignait dans ... je ne sais pas quoi, du lait peut-être. Que dire du gigot dont la moitié était du gras. Pour un établissement de ce renom et pour le prix par personne (CHF 80.00) il n'est tout simplement pas admissible de servir un plat principal de cette qualité. Attente entre l'entrée et le plat principal: 3/4 heure, avec les excuses du Maître d'hôtel mais tout de même.
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Etablissement référencé par le concierge de notre hôtel qui a fait un sans faute, 3 restaurants et tous aussi excellents, il mérite un 20 iTaste notre concierge. Restaurant situé en plein coeur de Time Square, sans réservation pas de table ! Les salles sont immenses et la décoration des murs est faite avec des caricatures de clients, célèbres ou non. C'est la "cantine" de Rudy Giuliani l'ancien Maire de New York, Bill Clinton y a sa table habituelle et la plupart des acteurs, chanteurs, présentateurs et hommes politiques y sont venus. Nous sommes venus pour déguster un bon homard. A notre demande, le serveur nous présente deux belles pièces vivantes de 4pd chacune, un mâle et une femelle. Cuit à l'eau et juste grillé à la fin, voir photo. Le serveur nous a préparé ces deux beaux homard que nous avons dégusté comme il se doit et qui était juste divin ! La salade en entrée, délicieuse, était de trop et le serveur nous avait suggéré de prendre des homards de 3pd, la prochaine fois nous l'écouterons. Cela nous a valu de rentrer à notre hôtel sis vers Central Park à pied. Nous n'avons même pas fait la grimace lorsque l'addition est arrivée.
RAS
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Quelques pas du Rockefeller Center et de TIme Square, impensable de se rendre dans ce restaurant sans réservation, il nous a été recommandé par le concierge de notre hôtel et nous n'avons pas été décus. Très beau décor et nous avons la chance d'être sur une banquette à une table prévue pour 4, privilèges pour amoureux je pense :-) ! Avons commandés en entrée 5 crevettes géantes accompagnés de 3 sauces, excellentes et suivi par des filets mignons de veau 12pd, viande excellente et fondante, accompagnés d'une purée de pomme de terre mélangée avec oignons et herbes (surprenant mais très bon au final). Le service était vraiment parfait avec un serveur qui ne poussait pas à la consommation, très apprécié. une visite dans cet établissement est indispensable pour qui aime la bonne viande.
RAS
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Endroit situé en face de l'opéra et près de deux grandes salles de cinéma, parfait pour un petit lunch rapide avant une séance. Les salades et les sandwichs sont très frais et les pâtisseries plutôt appétissantes, ce qui est plutôt rare à New York En self service, avons choisi une salade de poulet et une salade de roastbeef avec du pain blanc. Tout était délicieux et très copieux, rien à redire au niveau qualité prix. Seul inconvénient, très peu de place assises et uniquement dehors.
Nombre de places assises
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Quelle déception!! Si il y a une chose que je trouve insupportable se sont les odeurs de cuisine qui imprègnent les habits et là je dois dire que je suis servi, malheureusement. J'ai refais mon stock de Fébrèze du coup. La suite n'aide pas à améliorer la note. Salade verte en entrée. La mienne m'a été servie avec quelques feuilles flétries, pas acceptable. Attente entre la salade et le plat : 25 minutes !!! Nous n'étions du reste pas les seuls à être agacés par cette attente d'autant que le restaurant était loin d'être plein. Pour la suite nous avons pris une dorade servie avec du riz basmati, une petite verrine de poireaux et un gratin de choux-fleur. La dorade était 3x trop cuite, insupportable d'avoir de la bouillie dans l'assiette, le gratin de choux fleur avait goût de tout sauf de choux fleur seul le riz ainsi que les poireaux étaient acceptable. Pour conclure, nous n'y retournerons plus et nous ne recommandons pas ce restaurant. Je vais tout de même terminer sur une note positive. Nous avons eu la chance de manger sur une table haute, nettement plus confortable que les autres petites tables.
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Très beau restaurant en plein coeur du centre ville de Megève. Intérieur chaleureux et avons eu la chance de manger sur la table haute juste à côté de la cuisine complétement ouverte sur le restaurant. Très bien pour "inspecter" les plats. La carte est petite mais tout fait envie avec bien évidemment la saison de la truffe, un peut trop présente dans quasiment tous les plats, même la purée à la truffe. Les plats commandés : penne à la truffe, servie très généreusement, entrecôtes de boeuf gigantesque avec purée, crevette et saumon fumé. Tout était excellent, rien à redire et le service était parfait.
RAS
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Entre amis

360
360
13.09.2014, 22:43
L'Opéra Bouffe
L'Opéra Bouffe
13.09.2014, 15:03
J'ai bien aimé le décor et l'ambiance ainsi que le fait qu'il y ait de la musique avec un volume correct. Nous avons bu à l'apéritif un verre de pinot gris de dardagny de claude ramu à chf 7 et une bouteille d'eau. Quant au repas, nous avons pris le coup de cœur du patron qui était une brochette de poisson, j'ai demandé avec de la purée plutôt que des légumes et du riz. Mon amie a du demandé à réchauffer la brochette car le poisson était tiède, quant à la mienne c'était juste tempéré. donc coup de cœur du patron, mais pas le mien. pas mauvais, mais pas top non plus. Pour le plat principal, nous avons pris 1/2 bouteille de La Sirène de Giscours de château giscours à chf 52. quant au dessert nous avons commandé le café gourmand composé de brownie chocolat, mini meringue à la crème, tartare d'ananas et glace au yaourt, j'ai pris la pannacotta à la confiture de reine claude, le dessert était bon.
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Kantin
Kantin
12.09.2014, 18:41
http://hedofoodia.blogspot.fr/2014/09/kantin-istamboul.html Le quartier de Nisantasi au nord de la place Taksim du côté européen n’est probablement que peu souvent visité par les touristes car n’offre pas d’attractions touristiques. C’est un quartier chic avec son lot de boutiques de luxe ; toutes les enseignes que l’on a l’habitude voir dans les grandes capitales. C’est aussi évidement la que se retrouve les personnes aux revenus élevés…et pour ces raisons, ont éclos un certain nombre de très beaux établissements. Un quartier que je recommande si vous êtes en manque de vêtements de haute-couture, maroquinerie et autres produits de luxe, mais surtout pour découvrir ces tables très inventives. « Kantin » est la raison principale de se rendre en ce qui me concerne dans ce quartier. Non ce n’est pas une cantine mais ce n’est pas non plus un restaurant huppé comme l’on pourrait se l’imaginer. Cet établissement réputé localement et probablement (heureusement…) moins connus des guides touristiques est l’un des établissements les plus discutés dans la sphère des blogueurs turques épicuriens. L’idée de cet endroit est de proposer à sa clientèle pour le lunch une cuisine « comme à la maison », mais dans un établissement plutôt chic. Chaque jour le menu change (affiché sur une grande ardoise murale) avec son lot de surprises. Une fois qu’un plat n’est plus disponible, il disparaitra de ce « tableau noir »… C’est donc dans une rue commerçante que vous découvrirez « Kantin » et probablement vous irez tout d’abord jeter un œil à la très jolie épicerie, traiteur, boulangerie qui se trouve su rez-de chaussée d’un immeuble. Au milieu de la pièce, des pains au levain, des pâtisseries, des sauces, des confitures et sur la gauche un ensemble de salades qui ont l’air plus appétissantes les unes que les autres. On n’a pas vraiment l’impression de se retrouver dans un magasin mais plutôt chez un particulier, une table d’hôtes. Pour le restaurant c’est la porte à côté et au premier étage. Quelques salles en enfilade mais rien ne laisse supposer que vous êtes en Turquie. Un décor plus proche d’un bistrot « à la française » avec tables aux nappes blanches, chaises en bois, décoration sobre, épurée mais le tout à beaucoup de charme. En contrebas existe également un patio ou l’on peut déjeuner sous un arbre entre quelques maisons. Dans les cuisines se trouve un four à bois qui sera un des éléments clé pour certain des plats retenus. Le pain est d’ailleurs préparé ici à base de farines anatoliennes. Chez « Kantin » on ne sélectionne que les meilleurs ingrédients et la cheffe Semsa Denizsel propose une cuisine appelée « nouvelle cuisine stambouliote ». Des plats conçus à partir des recettes traditionnelles et des influences Grecques, Arméniennes, Juives et Turques. C’était donc avec grand intérêt que nous avions envie de découvrir cette cuisine Turque et Méditerranéenne innovante. Son blog vous donnera une idée de sa cuisine et de ses recherches http://kulaktandolmatarifler.wordpress.com/. Comme je l’indiquais auparavant, le menu du jour en turque est sur le tableau noir mais vous trouverez sans problème un garçon qui vous fera la translation. Ou alors… vous aurez la chance de vous trouver comme nous à côté d’une charmante dame qui parlait le français (une langue qui fut hautement appréciée et enseignée fréquemment à une certaine époque). Ici pas d’alcool mais de très intéressantes boissons comme par exemple un « ginger ale» servis dans une petite bouteille. Une boisson comme son nom l’indique à base de gingembre frais, une délicieuse limonade pas trop sucrée. En entrée, de la langue finement tranchée servie avec une sauce réalisée avec un hachis d’herbes fraiches, quelques tranches de tomates, des câpres et des petites pommes de terre. Une viande tendre, qui s’avère être une très sympathique entrée. J’apprends que la langue est une délicatesse ici en Turquie. Pour moi une très belle salade à base de courgettes finement émincées qui ont marinés dans du citron, du persil frais, de la roquette, du pourpier, des croutons frits dans l’huile d’olive, du fromage en morceau, avec une sauce assez fine. C’est très frais et également une belle entrée. Premier plat principal ; des « köfte » qui sont des boulettes. Ici de poulet, entourées d’avoine avec une délicieuse sauce tomate et quelques pommes de terres rôties avec un peu de cumin. C’est très bien cuisiné, à nouveau très frais. L’agneau aux légumes est un plat que je pourrais qualifier de plus traditionnel mais un modèle du genre. Les légumes tels que l’aubergine et les courgettes ont probablement été ajoutés au dernier moment car ceux-ci ont un léger goût de feu de bois. Ils ont été grillés à la braise et été ajouté au bouillon très parfumé. Le genre de plat que l’on pourrait effectivement manger chez soi, parfaitement exécuté. Un repas vraiment parfait pour le midi avec des ingrédients de qualité cuisinés avec passion, servis dans un délicieux endroit. Je ne crois pas que cet endroit soit ouvert le soir mais en tout cas ce la vaux vraiment le déplacement pour le midi afin de découvrir une cuisine turque et méditerranéenne de première fraicheur.
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Le Cottage
Le Cottage
12.09.2014, 16:09
Belle découverte en ce jour du cottage d’Anières, il est vrai qu’il faut déjà penser à y aller, mais en plus faut y aller. En effet loin du centre-ville. Conseil, faut oublier de vouloir se parquer devant le cottage, le parking est quasi impossible, il convient de privilégier le parking vers le tennis ou alors le parking souterrain. Belle terrasse, malheureusement la fraicheur nous a poussé à manger à l’intérieur. La décoration est agréable, le service est bien effectué. Après avoir pris en apéritif un vin blanc de la région, nous avons pris respectivement en entrées un gaspacho andalou au prix de chf 16, très bien réalisé et bien épicé, ma voisine de table, (espagnole d’origine, la trouvé également parfait). D’autres ont pris les Malakoff salade de rampon et sa viande séchée à chf 21. (Malakoff pas lourd du tout) En plats principaux, tartare de thon rouge, gingembre, guacamole citron vert, filets de perches du lac Léman servi avec salade verte et frites maison, (portion impressionnante) émincé zurichois, spaetzli maison et ses légumes de saisons. Le plat n’était peut-être pas réalisé avec la recette originale mais il était parfait et les spaetzli (et oui pas des roestis) était également parfait. En dessert certains ont craqué pour la tarte au citron (je l’ai trouvé bonne mais sans plus). Un vin nous avons Les Corés, Domaine des Ménades de jacquier qui était parfait pour accompagner les viandes et le poisson. Comme point positifs, je dirai carte variée, produits frais, terrasse agréable Un seul regret, restaurant un peu loin pour que j’y aille plus souvent. (et un peu bruyant ce soir-là) ps encore merci à la personne qui m'a donné l'autorisation de publier ces photos, puisque les miennes, parait-il, ne mettent jamais en valeur la qualité des plats)
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Azurmendi
Azurmendi
08.09.2014, 16:11
http://hedofoodia.blogspot.fr/2014/09/azurmendi-larrabetzu.html Un des grands moments que j’espérais vivre cette année était la visite de Azurmendi tout prêt de Bilbao. Un nouveau 3 étoiles dans une région qui peut se vanter compter un incroyable nombre d’étoiles avec entre autre Mugaritz, Arzak, Asador Etxebarri, Martin Berasatagui, et tant d’autres… L’eldorado de la gastronomie en 2014. Egalement une entrée remarquée cette année en 26ème position dans les 50 meilleurs restaurants du monde, classement chahuté par plus d’un. Tout cela ne fait que situer cette table dans le panorama mondial mais aussi mettre en évidence les talents indéniables du jeune chef (37 ans) Eneko Atxa dont le nom est sur toutes les lèvres dans la sphère des gastronomes. Une table ouverte en 2005 avec une étoile en 2008, une seconde en 2011 et la troisième l’année passée. Eneko Atxa, basque comme son nom l’indique est un chef très attaché comme l’on peut se l’imaginer à sa région, ses produits et sa culture. Un cuisinier qui révolutionne la cuisine basque en lui apportant une créativité comme dans peu d’établissements. Passé par les plus belles tables mentionnées ci-dessus et également chez Baserri Maitea, table visitée la veille au soir, il a appris à développer son propre style culinaire. Il considère également Yoshihiro Murata du 3 macarons, “Kikunoi Honten” (http://kikunoi.jp/french/) à Kyoto comme étant une influence majeure. Un repas chez Azurmendi se doit selon Eneko d’être une « expérience avec les 5 sens »… Son restaurant est probablement l’un des endroits les plus étonnant qu’il m’ait été donné de voir, quelque chose proche d’un lieu industriel dans un décor rural. Pour y aller il faut tout d’abord se rendre à Larrabetzu qui se trouve a peut-être dix minutes en voiture de Bilbao et de plus non loin de l’aéroport. Arrivé à destination vous serez grandement surpris par le lieu. Situé sur une colline face à l’autoroute mais aussi la campagne, vous distinguerez tout d’abord l’énorme cave à vin « Iturralde » qui propose un « Txakoli Gorka Izaguirre » et juste derrière cet entrepôt une construction un peu sur le dessus réalisée tout en verre. C’est là que Azurmendi se trouve ; un restaurant, une cave, des jardins, une serre pour cultiver plantes et légumes, mais aussi un laboratoire. C’est aussi un centre de recherche dans lequel il a associé l’université du Pays Basque et la fondation Alicia afin de lancer un certain nombre de projets liés aux découvertes des relations entre la nourriture et les sens. J’ai même pu lire un article lié à des recherches avec des appareils à ultrason pour la découverte en 3D des essences et arômes dans les aliments. Une fois devant le bâtiment principal, vous vous imaginerez peut-être face à un musée, ou une grande serre. Grandes baies vitrée, structures métalliques, arbrisseaux ci et là, l’entrée sur la gauche. Sur le toit se trouve le jardin et la « maison verte » avec plus de 35 variétés de produits et d’herbes locales. Bien que ce jardin semble être des plus classique, c’est un modèle dans son genre car contrôlé par des ordinateurs en ce qui concerne la température, l’humidité ainsi que des aspects nutritifs pour chaque plante. Une fois à l’intérieur rien ne laisse penser qu’il s’agisse vraiment d’un restaurant mais laisse confirme la première impression de musée avec un très haut plafond car nous sommes dans une sorte de verrière, des plantes grimpantes sur un mur de béton, des arbres morts comme décoration au centre de la pièce et quelques sofas ci et là. Mais en entrant sur la gauche vous serez chaleureusement accueilli par un maitre d’hôtel et suggéré de passer dans cette pièce et d’attendre… C’est ici ce que l’on appelle « l’aire de pique-nique »… Un verre de Txakoli vous est immédiatement offert et vous attendrez quelques minutes jusqu’à ce qu’une jeune femme vous amène un panier… « Pique-nique »… Le Txakoli est un vin basque plutôt léger, vert et très agréable à boire. Un sentiment de calme vous emplit, une petite fraicheur probablement due à la fontaine murale un peu plus loin sur la gauche. C’est donc dans ce « hall » que vous resterez quelque minutes jusqu’à ce qu’une souriante jeune femme vous amène le fameux panier sur un plateau. Trois petits amuse-bouche présentés sur diverses pièces de bois dans ce panier recouvert de toile vichy bleu et blanche. Une explication est donnée sur la composante de chacun et le sens de la dégustation. De manière générale je ne suis pas toujours très emballé par ces bouchées qui sont le souvent plus des prouesses techniques qu’autre chose ; une manière pour le chef de rapidement montrer son savoir-faire et d’émerveiller le dégustateur. C’est souvent « joli » mais manque aussi de saveur… Ce fut ici immédiatement un choc car jamais je n’avais eu autant de plaisir avec de simples bouchées. Esthétiques mais surtout cohérentes avec la région et avec du goût ! Cela semble évident mais cela n’est que rarement le cas. Ici une succession de saveurs nettes, prononcées et déroutantes car le salé côtoie le sucré ! On commence avec une jolie appellation, « l’airbag à l’avocat » qui est une pochette de pâte soufflée et croustillante dans laquelle se trouve une crème d’avocat et sur lequel se trouve une fine tranche de lard de pays amenant un côté fumé et moelleux à la pâte. Enorme surprise pour continuer avec le « CaipiriTxa » car il s’agit d’un bonbon sucré qui rappellerait la « caïpirinia », cocktail brésilien préparé à base de cachaça, de sucre de canne et de citron vert mais ici c’est la boule qui est réalisé avec le citron vert et l’intérieur est un mélange à base de fruits de la passion et de ce vin local appelé Txakoli, d’où le nom de l’amuse-bouche. L’effet est vraiment surprenant, avec cette explosion de saveurs sucrées en bouche qui change de la première bouchée, salée et douce. Ce que je relève immédiatement c’est la maitrise avec laquelle l’effet de liquéfaction est réalisé par le chef. Ce concept de bonbon se retrouvera plusieurs fois lors du repas et normalement n’est qu’un simple moment plaisant dans la plupart des établissements qui utilisent cette technique mais ici Eneko Atxa est un maitre de ce processus de liquéfaction. Deux caractéristiques propres à celui-ci ; la variété des textures et réceptacles qu’il utilise pour « ses liquides » ; les arômes... Je ne sais pas quelles sont les techniques utilisées mais chaque liquide dans ses sphères sont d’une intensité nettement supérieure à celles de tout autre chef. Pour terminer la trilogie, un millefeuille d’anchois. De fines strates de feuilles plus proches du bricelet mais présentées comme le gâteau avec ces fabuleux anchois de la région. Sur le dessus quelques fleures violettes. Nouvelle sensation évidement salée et puissante en bouche qui clôture magnifiquement notre « Pique-nique »… La première impression reste souvent la bonne, à savoir que les préparations ont du goût… et c’est bien là une importante part d’un repas… Le maitre d’hôtel nous invite ensuite à aller faire un tour en cuisine et c’est au fond de cette salle-serre que nous aurons la chance de découvrir le laboratoire du chef. Tout est soigneusement organisé avec le coin des entrées, le coin des desserts, des légumes et autres dressages. Une vingtaine de cuisiniers s’affairent presque sans bruit et nous souhaitent la bienvenue. Quelques photos ci et là, nous voici conviés à venir déguster sur une plante, des piments « Guernica » qui ont juste été frits et attachés avec une pince sur l’une des branches. Ceux-ci viennent du jardin et s’apparentent à la catégorie des « pimiento del padron » mais sans le côté puissant. Pour accompagner ce piment, un vermouth maison ; une macération de plusieurs plantes aromatiques qui parfument un vin blanc dans lequel l’on a ajouté du sucre et de l’eau, éventuellement du caramel. On déguste ce nectar directement depuis la petite fiole déposée à côté de l’arbuste. L’approche qui consiste à déguster quelque chose en observant la cuisine est vraiment une excellente idée ! Nous serons ensuite conduits à la salle à manger qui est probablement l’une des plus lumineuses qu’il m’est été donne de voir. Des tables bien espacées faces a de grandes baies vitrées avec une vue sur la campagne. Simple, épuré et élégant. Des tables aux nappes blanches, des orchidées comme simple décoration. Le service est réservé mais sans être ostentatoire, souriant, et hautement qualifié, ce quoi à ce que l’on s’attend d’un trois macarons. L’un des maitres d’hôtel nous apporte le, ou je devrais plutôt dire les menus. Le premier appelé « Erroak » à 135 euros et le second à 160 euros. Nous choisirons celui intitulé « Adarrak » à 160. La différence principale étant que celui-ci offre quatre entrées au lieu de trois et un dessert en plus. Première entrée appelée « noisette, cacahouète et feuille de champignon ». Un billot de bois nous est présenté sur lequel l’on trouvera une composition aux couleurs automnales. Une feuille qui a été réalisée comme un « chips » mais avec un mélange de champignons des bois réduits en poussière et reconstitué comme une feuille d’érable avec un goût très prononcé de sous-bois. Une fabuleuse amande qui a été retravaillée en pâte avec de la liqueur Amaretto. La noisette est en réalité du foie-gras de pigeon. La cacahouète, un beurre de cacahouète qui a été travaillé avec un peu de chocolat et entourés d’une poussière de champignons. Le tout est d’un grand esthétisme, toutes ces noix ont été retravaillées avec de savantes et onctueuses compositions, de magnifiques textures. Suite aux recommandations du sommelier, nous choisirons pour démarrer un Naia Naiades 2010. Un vin originaire de La Seca, une région considérée comme le grand cru de l'appellation Rueda. Une robe de couleur jaune pâle de faible intensité, un nez plutôt puissant d'où émanent des arômes dominants de pain grillé et de pâtisserie. Un blanc sec qui offre une bouche grasse qui précède une finale bien soutenue. Par la suite nous nous verrons amenés, des pains maison cuits à la vapeur servis avec de l’huile d’olive extra-vierge. Ces pains sont absolument fabuleux avec un léger goût de lait, une texture un peu semblable aux pains de chine appelés « Mantou ». L’huile d’olive d’Andalousie qui est servie est exceptionnelle. Un pain basque qui nous surprendra car inattendu. Nouveau met avec l’œuf de notre poulailler cuit à l’intérieur et truffé. Voici également un plat d’anthologie qui peut s’apparenter à ce que je qualifiais de « bonbon » précédemment. Un plat « signature » qui consiste à utiliser la membrane du jaune d’œuf et d’injecter en son sein un jus de truffe chaud qui va cuire légèrement le tout de l’intérieur. L’effet en bouche est absolument incroyable, mémorable à tout jamais… La préparation de cet œuf « inversé » peut être visionnée en moins d’une minute sur le site suivant https://www.youtube.com/watch?v=IqpS3UPQ30w Moins de deux minutes…un moment plutôt impressionnant. Une seringue extrait une partie du jaune de l’œuf et une seconde seringue injecte un jus de truffe a plus 70 degrés. Une interprétation moderne des œufs brouillés aux truffes ! Un moment émotionnellement intense… La suite ne sera pas non plus en reste avec le Bloody « Mar ». Une adaptation du fameux cocktail « Bloody Mary » mais ici le mot « Mary » a été remplacé par « Mar » comme mer… Une adaptation avec comme base l’oursin donnant un goût intense de mer. En moins de deux minutes vous pourrez apprécier la dextérité avec laquelle le chef prépare cet incroyable cocktail https://www.youtube.com/watch?v=yyh9L14bSZ8 Le traditionnel cocktail se prépare avec de la vodka, du poivre noir, du jus de tomate, du jus d’oursin et du cèleri. Le toast sur le dessus est préparé avec les mêmes ingrédients (mayonnaise d’oursins, jaunes montés à l’oursin, fines tranches de ciboulette, cubes de cèleri) et quelques fleurs du jardin. L’idée consiste à manger une moitié du toast, de prendre une gorgée et ainsi de suite… Un autre moment vraiment unique selon moi. Second pain apporté par la suite, un pain à base d’épeautre. Arrive ensuite, « Huitre, légume, pil-pil de mer, accompagné d’anémone et d’algues ». Visuellement magnifique, il s’agit d’une déclinaison d’une huitre sur laquelle se trouve une espuma aux saveurs marines, avec sous le dessous une huitre de chez Gillardeau, de la tremelle iodée un champignon à la consistance gélatineuse cuit dans de l’eau de mer. A coté, de la salicorne préparée comme une tempura ainsi que de l’anémone de mer verte frite. Une feuille d’huitre végétale pour compléter le tout. L’association de l’huitre avec le croustillant de la tremelle, des diverses fritures qui ne sentent pas l’huile est un moment magique. Nous continuons avec « Tomate, fromage dans une tartelette au basilic ». Une tartelette végétale dans laquelle l’on trouvera des petites tomates sans peau, une émulsion à base de tomate, la peau des tomates en friture et des boules d’idiazabal, fromage au lait de brebis des races latxa et carranzana. Sur le côté, un sorbet avec le même fromage. Les associations sucrées de la tomate avec le fromage sont parfaites ; la tomate a un goût intense, les boules de fromages sont plus des bonbons au fromage que des morceaux. Une explosion en bouche que l’on balance avec la fraicheur du sorbet. Pour suivre, probablement le meilleur plat de homard qu’il m’est été donné la possibilité de manger ; « Homard rôti sur la carapace sur une huile d’herbes et de jeune ciboulette ». Un très grand plat… Une queue de homard ôtée de sa carapace, rôtie à la perfection avec presqu’un goût légèrement caramélisé sur l’extérieur ; un petit cornet sur le dessus dans lequel se trouve un tartare de homard, et tout autour une émulsion et une huile de ciboulette. Les saveurs sont impressionnantes de justesse comme d’ailleurs les cuissons. Plat suivant, des « Nouilles de calamar, croustillant et infusion ». Il s’agit de nouilles réalisées avec des calamars, sur laquelle est versé un bouillon sirupeux de calamar extrêmement dense. Sur le dessus quelques oignons aux vinaigre. Sur le côté, un petit soufflé à l’encre de seiche et une cuiller d’œufs de poissons volants. Pour réaliser les nouilles, il faut tout d’abord réaliser un mille-feuille de calamars crus, ensuite congeler le tout et découper en fines lamelles. Le tout est ensuite servi à la température de la pièce. Le sirop est préparé avec d’autres calamars et des oignons rôtis, donnant ensuite cette réduction. Cette dernière chaude, cuit légèrement les nouilles dans l’assiette. La texture du calamar est simplement parfaite, tendre, goûteuse. L’oignon amène une légère touche d’acidité au tout. Le bonbon d’encre seiche apporte une autre saveur marine comme le tobikko appelé aussi « caviar japonais » ou« caviar de poisson volant ». L’impression générale qui en ressort, c’est une légère touche presque asiatique mais savamment étudiée. Impressionnant à nouveau de justesse. Ensuite, une « Cervelle d’agneau frite et tapenade ». Celle-ci dans une fine panure est frite et déposée sur une mousse d’anchois, une « terre de tapenade » qui sont des olives noires séchées et réduites en poussière, quelques câpres et fleurs pour le dressage. Une belle association de saveurs entre un abat et le goût de la mer. Un poisson avec le « Ventre de thon blanc, fumé au charbon de bois et rôti avec une infusion de poivrons rouges ». Le pavé de thon a été enfumé avant d’être snacké quelques instants, quelques fleurs d’ail et autour duquel est ajouté un incroyable concentré de poivron rouge rôti plus proche d’un fond de viande que d’une sauce au poivron. Le goût du fumé se marrie à merveille avec cette sauce presque caramélisée. Dans un petit bol, un mélange d’herbes déposé sur un tartare du même poisson. Un plat riche en saveurs et avec une agréable et remarquable association chaud-froid. Très belle découverte avec Une bouteille de Roda Reserva 2009, un rioja avec comme cépages Tempranillo, Graciano et Grenache. Une robe couleur cerise et sombre, des arômes fruités, des épices douces, une bouche volumineuse. En met principal, le « Pigeon, duxelles et chou-fleur ». Le pigeon qui provient de Arraiz en Navarre est encore rosé, fond dans la bouche, accompagné par un jus fait avec les carcasses, déposé sur une duxelles qui est un hachis de champignons de Paris, d’échalotes et d'oignons sautés dans du beurre. Sur le côté une préparation réalisée avec les abats dont le foie du pigeon déposé sur un très fin feuilleté. En accompagnement, une crème de chou-fleur travaillée et des morceaux du même légume mais caramélisés. A priori l’ensemble est plus classique culinairement parlant mais les cuissons et textures sont tellement parfaites que cela en devient un plat fabuleux. Premier dessert avec le « Croissant au fruit et glace au fromage crémeuse ». Une meringue aux fruits rouges dans laquelle se trouve une glace au fromage et herbes telles que du thym. Une association de saveur bluffante et créative. Second dessert avec « Œuf et produits laitiers ; glace au lait fermier, caramel au beurre, « œuf maison », peau de lait et gelée de yoghourt ». Un lit de caramel ou plutôt de « toffee » à la forte et délicieuse saveur de vanille, des cubes de yoghourt en gélatine, du lait déshydraté épicé, la glace au lait, et des œufs comme des bonbons dans lesquels l’on trouve une crème caramélisée. Un fabuleux hommage au lait et des déclinaisons d’une grande intelligence. Au vu de notre enthousiasme, nous avons eu la chance d’avoir un dessert supplémentaire figurant dans le second menu, simplement intitulé « Figues ».Une déclinaison autour du fruit ; frais, en cake et une glace réalisée avec les feuilles qui ont un arôme particulier. Normalement le troisième dessert mais en réalité quatrième…simplement intitulé « Pomme » ! Egalement une déclinaison autour du fruit avec des morceaux de pommes marinés dans le Txakoli, des sphères de pommes rouge reconstituées dans lesquelles se trouvent une préparation de pomme liquide, des touches de pommes mélangées avec de la roquette et un sorbet pomme. Une assiette plein de fraicheur et à nouveau où les goûts sont sublimés. Pour enrichir cette expérience, le dessert sera embaumé d’un nuage réalisé avec de l’hydrogène liquide qui sera versé sur le côté dans un bol de menthe fraiche. On terminera ce repas avec des mignardises ; le bonbon aux noisettes, la main du bouddha dorée, la gelée de chocolat, le Marshmallow dans une sauce chocolat, le chocolat blanc et « fruit de la passion ». Ce fut un repas plein d’émotion, une expérience unique dans son genre avec un chef qui a su se créer une identité et non simplement plagier d’autres cuisiniers. Pas d’esbroufe et que de l’essentiel. Je mentionnais l’énorme maitrise des liquéfactions des différentes sphères et les saveurs intenses associées, mais il faut surtout applaudir la manière de dresser de manière géométrique et minimaliste les assiettes en constamment réalisant des mets avec des parfums et arômes exceptionnels. Selon moi, Eneko Atxa est le maitre absolu de « l’intensification des saveurs »… Il semblerait que Eneko Atxa ait tenté une expérience éphémère à la Vallette à Malte pour 100 jours ! http://www.aziamendi100.com/ mais aussi une nouvelle expérience en Thaïlande à partir de ce 1 er novembre 2014, à Phuket ! http://www.aziamendi.com probablement une expérience unique si vous étiez dans le coin… Un très grand chef à découvrir d’urgence… a 70 minutes d’avion de Genève…et même d’ailleurs…
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