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Le Guide gastronomique de Emilie BNG

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Crêperie St Georges
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Le Pic
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Le Jardin Gourmand
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Sushi Shop
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LE KHALIFA
LE KHALIFA

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Crêperie St Georges
Crêperie St Georges
30.01.2011, 17:03
Les prix sont vraiment abordables et en plus on y mange vraiment très bien. L'ambiance est sympathique, le personnel aussi, que du .
9 Commentaires   2 Votes   En savoir plus
Le Jardin Gourmand
Le Jardin Gourmand
30.01.2011, 16:50
Peu de choix dans les menus mais vraiment très bon. Les prix sont corrects et surtout ce sont des produits frais qui vous sont servis! L'accueil est agréable, une bonne adresse à retenir!
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Sushi Shop
Sushi Shop
30.01.2011, 16:46
Une bonne adresse pour tous les amateurs de sushis. Le choix est grand mais les prix aussi! Pour que le prix reste abordable et raisonnable, je vous conseille de choisir un menu, vraiment très bon en plus.
14 Commentaires   3 Votes   En savoir plus
Le Grand Aigle
Le Grand Aigle
30.01.2011, 16:41
Un très bon restaurant asiatique où l'on mange divinement bien! Le buffet à volonté est varié, bien garni et vraiment pas cher. De très bonnes saveurs à petit prix, je recommande!
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Le Pic
Le Pic
30.01.2011, 16:25
Les prix sont un peu élevés et l'assiette pas très garnie mais heureusement, c'est délicieux.
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Les prix sont vraiment abordables et en plus on y mange vraiment très bien. L'ambiance est sympathique, le personnel aussi, que du .

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Peu de choix dans les menus mais vraiment très bon. Les prix sont corrects et surtout ce sont des produits frais qui vous sont servis! L'accueil est agréable, une bonne adresse à retenir!

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Une bonne adresse pour tous les amateurs de sushis. Le choix est grand mais les prix aussi! Pour que le prix reste abordable et raisonnable, je vous conseille de choisir un menu, vraiment très bon en plus.

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Un très bon restaurant asiatique où l'on mange divinement bien! Le buffet à volonté est varié, bien garni et vraiment pas cher. De très bonnes saveurs à petit prix, je recommande!

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Les prix sont un peu élevés et l'assiette pas très garnie mais heureusement, c'est délicieux.
L'accueil est sympathique mais le service l'est un peu moins, dommage
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Une des meilleures adresses de Rennes. L'accueil est simple mais sympathique. Les plats sont délicieux et surtout à des prix abordables. Mieux vaut réservez si vous souhaitez vous y rendre, les restaurant bondé chaque midi témoigne du succès.

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J'ai détesté! Je ne recommanderai en aucun cas ce restaurant et surtout même pour un repas gratuit, je n'y retournerai pas. Le plus petit des prix pour un menu est de 21€ il me semble. On pourrait se dire que ce n'est pas très cher pour une entrée/un plat/ un dessert et en fait si; parce que les assiettes sont immenses et le contenu ridicule! Si le contenu était vraiment succulent, ça irait mais franchement, j'ai été vraiment déçue parce que c'e nétait vraiment pas très bon. Même moi qui ai la réputation d'une piêtre cuisinière, mes plats sont quand même meilleurs!! Je vous déconseille le nougat glacé en dessert, il est écoeurant au bout de 2 bouchées et a un goût de liquide vaiselle.Que du -!

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De gigantesques pizzas, très bonnes en plus. D'aiileurs si vous finissez la votre, pensez à demander votre carambar offert pour toute pizza terminée. L'une des meilleures adresses italiennes à Rennes après la Casa Pépé!

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Vraiment délicieux! Le cadre est joli, l'accueil sympathique et les prix abordables. Les assiettes sont vraiment bien garnies et succulentes, même les gros mangeurs ne les finiront pas. Je vous conseille de prendre un tajine.

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Un délicieux restaurant italien, voir la meilleure adresse de Rennes dans sa catégorie, où les pizzas sont gigantesques et vraiment très bonnes. L'accueil est très sympathique et es prix sont vraiment abordables.

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Entre amis

Serge Vieira Chateau de Couffour
Serge Vieira Chateau de Couffour
15.08.2014, 01:38
C’est sur le plateau volcanique de l’Aubrac, à deux pas du village de Chaudes-Aigues petite commune située dans le Cantal et réputée depuis l’antiquité pour ses sources d’eau chaude que l’on peut découvrir Serge Vieira génie de la créativité. Après une solide formation entre autres chez Marc Meneau à l’Espérance et Régis Marcon à l’auberge des Cimes tous deux triplement étoilés et l’obtention d’un Bocuse d’or en 2005, Serge Vieira pose ses valises en 2009 dans le restaurant portant son nom au château de Couffour. Il y obtient son 2ème macaron au Michelin. Ce château médiéval composé à son origine au XIVème siècle de sept tours n’en possède aujourd’hui plus qu’une. Le restaurant ainsi que les 3 chambres actuellement disponibles sont situées sous le château. Complexe moderne surplombé d’une toiture végétalisée, il s’insère parfaitement dans le site. Matériaux bruts, parois en béton, doublées par des murs en gabions, escalier et séparation de jardins en acier corten, l’établissement se subdivise en deux ailes. L’aile droite avec le petit salon pour les petits déjeuners et les dîners de groupe puis en enfilade les commodités et les 3 chambres et l’aile gauche avec le lobby, la réception et la salle à manger avec sa grande baie vitrée qui domine Chaudes-Aigues et les gorges de la Truyère. Le mobilier intérieur bien qu’étant brut dégage également une certaine chaleur, carrelage reproduisant les teintes de l’acier, faux-plafond, murs béton et bois aux teintes clairs pour les tables dressées avec des nappes blanches. Serge Vieira propose deux menus à la carte qui change continuellement en fonction des produits du marché. Le menu S, 2 plats, fromages et dessert pour 72 euros ou le menu M, 4 plats, fromages et dessert pour 115 euros. Cette créativité qui anime Serge Vieira se retrouve de bout en bout. A 4 heures du matin lorsque sonne le réveil pour aller faire le marché de Rodez à 1 h. 35 de route de Chaudes-Aigues certains plats n’existent pas encore, ils se matérialiseront en fonction des produits frais du jour. De retour du marché, viens le temps des esquisses des plats au bureau dans le bâtiment face à la tour du château, puis les essais en cuisine en contrebas du château avec les assistants. Le tout prend forme avec le calme qui caractérise Serge Vieira mais néanmoins dans un bouillonnement d’inspiration et de créativité. Les plats seront dans la mesure du possible toujours conçus avec des produits du terroir dans un souci de développement durable ; on ne trouvera par exemple pas de thon à la carte. Le lobby ou petit salon permet de prendre un apéritif tout en admirant la vue à travers les baies vitrées un peu à la manière de Michel Bras non loin de là. Pour l’apéritif du jour présenté sur un plat en bois clair, légèrement relevé sur les côtés, 3 crackers savoureux surmontés délicatement de jolies préparations. Le premier est composé de lentilles, ris de veau et chutney de lentilles ; le deuxième d’un risotto de cantal, d’épeautre, de fromage blanc et cardamone et le 3ème d’un porc laqué, mayonnaise au curcuma et carpaccio de chou fleur. Pour déguster cet apéritif le sommelier nous a proposé un très bon Savennières « Le Champ des Fougères » chenin blanc cultivé en agriculture biologique avec des notes de pêches blanches, fougères, jasmin et agrumes. Cet apéritif prometteur encourage à passer à table dans la salle à manger ou règne calme et sérénité. La table sobrement dressée avec un cône de pierre à chaque place, il rappelle que nous sommes sur un plateau volcanique, il intrigue l’œil avec son encoche horizontale à son sommet qui servira de réceptacle à une plaque fine en inox, sculptée de motifs sur un côté ; elle présentera dignement amuses bouches et mignardises en fin de repas. 4 amuses bouches aux textures et goûts variés sont ainsi délicatement présentés ; soit une raviole de légumes d’été, une tartelette de radis raifort, un gravlax de saumon en gelée présenté comme un sushi et un blinis surmonté de fromage blanc, concombre et sardine marinée. Pour cette mise en bouche un viognier 2013 du domaine Julien Pilon, vigneron surdoué de sa génération, spécialisé dans les vins blancs sur la commune de Chavanay ; un vin riche et équilibré avec de la matière, des notes florales, des arômes de pêche, une très belle découverte. Ce beau vin nous accompagnera également sur la première entrée présentée tout en finesse, alliant couleur et saveurs et intitulée « Le foie gras de canard cuit au naturel, condiment aux pêches jaune et blanche, shitake, quinoa et lentilles de Saint-Flour ». Pour suivre un vin corse Domaine Vaccelli 2011, cuvée Roger Courrèges, 100 % Vermentino, une belle robe or pâle aux reflets verts, un nez légèrement toasté, une fraîcheur, onctuosité et volume en bouche qui accompagneront de manière admirable le deuxième plat intitulé « Sur une gelée d’eau de tomate, chair de tourteaux, méli-mélo de tomates multicolores, rhubarbe et jus de carapace ». On reconnait à l’esthétisme des plats et la précision d’exécution la fibre de dessinateur de mécanique de précision qui a failli germer en Serge Vieira. Le deuxième vin accompagnera également le 3ème plat tout en élégance et saveurs « Dos de Saint-Pierre confit à 50°C, salade de mousserons des prés, girolles et haricots verts, bouillon mousseux aux huitres parfumé à la livèche » Nous voilà arrivé à la pièce maîtresse et spécialité de la région « Pièce de bœuf Aubrac grillée, carottes parisiennes, samosas à l’orange, coulis d’herbes et pousses acidulées » ; une viande grillée servie saignante d’une qualité remarquable, fondante en bouche. Celle-ci sera accompagnée d’un Châteauneuf du Pape, domaine du Vieux Télégraphe, télégramme 2011 ; cuvée composée de 65 % de grenache noir, 15 % de mourvèdre, 15 % de syrah et cinsault et de clairette élevé 10 mois en cuves puis 12 mois en foudres (tonneaux de grandes capacités). Un vin rubis pourpre aux reflets violines, un nez intense et profond, un bouquet de fruits rouges et noirs, cassis, cerise et mûre, des tanins enrobés et des saveurs d’épices et de réglisse. Le vin rouge nous accompagnera également avec un magnifique chariot de fromages affinés et yaourts fermiers. On y trouvera sans aucun doute son bonheur, du fromage de chèvre au fromage de vache en passant par un certain nombre de bleu. Pour terminer ce repas comme il se doit, un vin moelleux, appellation Gaillac doux du domaine Robert Plageolles accompagnant le dessert intitulé « Au clair de lune » comme une tarte myrtille, pain de Gênes, pistage, crème glacée au lait d’amandes, une finition en légèreté apportée par la crème glacée. Un petit détour par le lobby pour prendre un petit Armagnac millésimé ou un alcool de verveine avant de rejoindre l’une des trois chambres et votre soirée sera amplement réussie. Oui cet endroit est magique et encourage à être visité et revisité tant la création y est omniprésente. Certes il pourrait y avoir une fois ou l’autre une déconvenue tant la remise en question y est constante. On ne peut que féliciter Serge Vieira et le remercier pour ce beau moment passé et pour sa gentillesse et son calme le lendemain lorsqu’il nous a expliqué sa philosophie tout en nous faisant visiter ses cuisines
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Les tilleuls (Genève)
Les tilleuls (Genève)
04.10.2013, 17:04
De retour sur iTaste après une longue absence mais cette découverte m'a donné envie de la partager. Connaissant de nom ce restaurant depuis longtemps par sa réputation mais aussi grâce au buzz marketing très bien ficelé du patron, nous avons décidé avec des amis de profiter des derniers moments de l'été sur la terrasse des Tilleuls. Elle mérite son prix 2010, vraiment agréable, très grande, conviviale, et préservée des bruits de la rue. Avec notre apéritif, des antipastis nous ont été gentiment offerts, pizza tomate, fromage avec un peu de jambon, juste comme je les aime, une pâte fine et croustillante. Mais aussi des artichauts à l'huile d'olive et olives. Ensuite, nous recevons les cartes et commençons la lecture, qui peut s'avérer longue tant le choix est vaste et donc difficile. Car choisir c'est renoncer ! Bref, j'ai opté pour le risotto aux champignons avec dans mon souvenirs mélange de bolets, champignons de paris et cèpes. Comme je le vois dans toutes les évaluations, je confirme la portion était très copieuse ! Le riz était parfaitement cuit, très tendre mais gardant ce petit coté croquant comme j'aime. Les champignons étaient bons et bien cuits également. Pour le dessert, nous nous sommes laissés tenter par le Tiramisu maison sur les conseils du patron, nous n'avons pas été décu. Il est vraiment délicieux et très léger. Enfin pour digérer ce délicieux repas, nous avons eu le droit au limoncello fait maison offert. Très naturel et beaucoup moins sucré que les autres. L'endroit parfait pour venir entre amis, pour passer une bonne soirée et bien diner ! Le rapport qualité prix est imbattable. Le petit plus si vous venez entre filles, le service est 100% masculins ;-) Merci à toute l'équipe pour leur accueil chaleureux et souriant !
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Sant Pau Carme Ruscadella
Sant Pau Carme Ruscadella
15.09.2013, 02:31
Sant Pol de Mar est une petite bourgade en bord de mer au cœur de la région du Maresme ; bordure du littoral qui s’étire sur une cinquantaine de kilomètres sur la Costa Brava. Cette région très prisée par les barcelonais, est réputée pour ses ports de pêches, son agriculture, ses montagnes sauvages et ses villes ouvertes au tourisme balnéaire. La ville elle-même présente une morphologie urbaine particulière avec la ligne de chemin de fer coupant de manière abrupte le bord de mer de la ville. Toute première ligne de chemin de fer d’Espagne qui reliait dès 1848 Barcelone à Matarò elle a une importance notable au moment de sa création. Quand on observe le paysage montagneux de l’arrière-pays on comprend aisément la raison d’avoir construit cette ligne en bord de mer pour éviter le terrain accidenté. C’est dans cette ville entre Gerone et Barcelone que vit le jour en 1952 Carme Ruscadella. Ses parents tenaient un commerce d’alimentation, transformé en épicerie fine avec le talent de cette femme à la formation autodidacte. Puis vint l’idée d’adjoindre un bistro à l’épicerie. C’est à cette période que la bâtisse actuelle du restaurant, datant de 1881, située de l’autre côté de la rue est mise en vente et acquise par la famille. Admirablement rénovée elle s’articule sur 3 niveaux. Le rez-de-chaussée dans lequel on pénètre depuis la rue présente deux salles à manger en enfilade à la suite du hall d’entrée. La première, rouge foncée faisant partie intégrante du bâtiment et la deuxième, ancienne terrasse, dans les tons jaunes, de laquelle on devine les limites de l’enveloppe d’origine de la maison. Elles sont les deux meublées d’un mobilier contemporain et décorées par des tableaux constitués de collages en papier blanc en rapport avec la gastronomie. La deuxième salle à manger surplombe le jardin avec son mobilier cosy et son éclairage soigné qui lui, n’est séparé de la mer que par la ligne de chemin de fer formant une clôture originale sans désagréments et donnant un peu l’impression de se trouver en tant que figurant sur une maquette de train. Les cuisines vitrées donnent de plain-pied sur le jardin ; elles se situent sous les salles à manger. Une typologie globalement séduisante et une ambiance générale gaie et propice à la dégustation. La cuisine de Carme est principalement inspirée de la tradition culinaire de la Catalogne avec une majorité de produits régionaux de grandes qualités. Quelques influences nippones ont teintés sa cuisine depuis 2004 après quelques échanges avec des chefs japonais. Elle a conquis sa première étoile au guide Michelin en 1991 et obtenu sa consécration au panthéon des grands cuisiniers en 2006 en obtenant son 3ème macaron. Un menu dégustation auquel on ne peut résister lorsque l’on veut gouter cette cuisine qui figure sans conteste parmi les meilleures d’Espagne est proposé à 149.00 euros. La carte des vins est bien fournie, mais l’on préférera se laisser faire dans ce menu par l’inspiration du sommelier dans une dégustation semi surprise, avec une présentation des vins après dégustation apportant un petit côté ludique à l’ensemble de l’expérience. Une petite coupe de Cava pour prendre connaissance de la carte et se mettre en condition avant l’arrivée du menu puis vient l’entrée en matière avec les cinq tapas Les trois premiers servis dans une boîte de bois clair sont « le navet et le poisson mariné », le « croquant de brandade de morue » et le « riz et champignon en croquette », ils apportent déjà par eux-mêmes des textures diverses allant du croquant au moelleux et des saveurs fraîches et finement assaisonnées puis vient le tour du « gazpacho de pêche, l’œuf dur bouilli et la pistache » petits œufs, finement saupoudrés de pistache, délicatement posé sur un croûton de pain lui-même posé sur un gazpacho de pêches et de la «coca de vendimia » recette classique du patrimoine catalan et ici réinterprétée que l’on pourra traduire difficilement par « gâteau de vendanges », composé d’aubergines, de poivrons rouge et vert surmontés d’un biscuit croquant frit coiffé d’une anchois, d’un demi raisin et de quelques zest de poivrons, il est aussi magnifique au goût que difficile à traduire et à expliquer. Pour cette entrée en matière le sommelier nous a proposé un vin de la région d’Alella, province de Barcelone « Generos Sec Solera 1976 » un vin à la couleur d’ambre et aux arômes de fruits sec, de noix avec des notes de miel ; léger en bouche, frais et avec une amertume un peu persistante. Puis vient le tour des plats servis dans un rythme parfait avec des présentations qui confirment le talent de notre hôtesse, cuisine toujours classique, élaborée et fine. Nous commençons donc par le homard, mousse de Ceviche et haricots verts. Les haricots verts posés en fagot au fond de l’assiette, surmonté du homard et de la mousse de Ceviche, une association parfaite dans la texture et le goût. Ce plat nous a été proposé avec un cava du Pénédès « Colet vins ». Le deuxième plat est la crevette de la côte catalane en cannelloni d’eau de mer, légumes et fines herbes. Présentation au combien impressionnante de ce plat servi sur une assiette de verre dans lequel des bulles d’air ont été conservées, le cannelloni transparent et aux saveurs iodées est une véritable réussite, on retrouve à nouveau un mélange de texture des légumes croquants enrobés par ce cannelloni moelleux à la texture proche d’un rouleau d’été. Un plat proposé avec un vin blanc catalan « Hospital Sant Joan Baptiste » Blanc Subur 2012. Ce vin blanc sec est le seul de la région de Sitges qui est élaboré à base de Malvoisie. Il est souple et délicat avec des arômes floraux, facile à boire grâce à son acidité fraîche. Le troisième plat est le « romesco-dashi » laitue, shiso et kombu, il illustre l’influence japonaise de certains des plats de Carme Ruscadella, suite à sa rencontre de grands cuisiniers japonais. Il est composé d’une soupe à base de sauce romesco dans lequel sont posées quelques feuilles de laitue croquante. Même si ce plat ne séduira pas tous les convives, il garde un mérite certain par sa composition et la nouvelle démonstration du travail des textures et fraîcheurs en bouche. Le vin proposé avec ce plat est un vin de la région de l’Emporda « Heus Blanc 2012, la Vinyeta » c’est un assemblage de muscat d’Alexandrie, macabeo, grenache blanc et Xarel.Io. Il a une robe jaune aux reflets verts, au nez des arômes fruités avec des notes d’agrumes ; il est intense, persistant et puissant en bouche. Le quatrième plat est la « gamba, toast de la mer », il est inspiré d’une recette ancienne du Maresme. Présentation et goût raffinés pour ces deux gambas entourées autour d’un croûton moelleux et croustillant à la fois. Une très belle réussite accompagnée d’un vin du Pénédès « QX 2011, Mas Candi » rond et moelleux à la texture grasse, aux arômes de pouding à la vanille. Le cinquième plat « Lloritos » 2013 câpres, olives, vermouth et bâtonnets de cristophine est simplement magique. Le labre communément appelé poisson perroquet n’est pêché que durant une période très courte chaque année. Il est servi avec deux filets admirablement bien cuit à la chaire proche du rouget, à la peau croustillante disposés sur deux bâtonnets de cristophine légume appelé aussi chayote avec un filet de sauce à base d’olives pour l’un et de vermouth pour deux, il clôture les entrées en beauté. Il était proposé avec un vin blanc d’Alella « Lanius 2012 Alta Alella », assemblage de Pansa Blanca 40 %, Chardonnay 40 %, Sauvignon Blanc 10 %, Viognier 5 % et Muscat 5 %, c’est un vin blanc de couleur jaune pâle au nez très complexe avec des arômes de fruits mûrs et fenouil. Savoureux et onctueux en bouche il est très équilibré. En plat de résistance un choix est proposé entre deux plats le porc ibérique « pluma » fleur de courgette ou le canard de Challans aux blettes « verdolaga » yuzu. Une petite préférence sur un plat du cru qu’est le porc ibérique, servi rosé, avec une chair moelleuse aux contours croustillants et surmonté d’une fleur de courgette farcie c’est un plat gourmand avec lequel on se laisse transporter. En accompagnement pour le canard un vin rouge Pater 2009 Ficaria de la région de Montsant et un vin du Priorat Mas Doix Salanques 2006 pour le porc, ce Priorat est classé dans le top 100 des vins de l’année par la revue Wine Spectator, côté à 93 sur 100 au Parker ; au nez il est séduisant, sur des arômes de cèdre, graphites, goudronnés, de réglisse et de cerise noire et en bouche il a une belle densité , complexe et plaisant avec un très bel équilibre. Le duo de fromage du mois composé d’un fromage de lait cru de chèvre « vieux Aydius » affiné 12 mois, servi sur une ardoise rectangulaire avec d’un côté une tranche de fromage, au centre une confiture de chicorée rouge et de l’autre côté un carré de fromage sur un biscuit croquant le tout coiffé de confiture de chicorée. Servi avec un vin catalan Costers del Segre, Castell d’Encús Ekam 2012, assemblage de Riesling et d’Albariño, robe jaune paille, reflets verts, brillant, au nez arômes de fleurs, fleurs blanches avec des notes minérales ; en bouche complexe, fruité, équilibré, long avec une acidité équilibrée. En pré dessert « le luxe du fruit mûr et bien cultivé » composé de 3 petits morceaux de melon frais servi dans une assiette creuse, simple et rafraîchissant à la fois. Le premier dessert intitulé « bisous d’amande » est une espuma d’amandes surmonté de quelques amandes fraîches sur un coulis d’amandes. Il apporte douceur et bien-être, une simple merveille accompagnée d’un vin du Pénédès, vin doux en vendange tardive, nez de bonne intensité avec des arômes de fruits mûrs, pomme au four, de fruits confits et de poire mûre avec une touche de chèvrefeuille ; en bouche des saveurs de cidre de poire, floral avec des notes de miel et de poire mûre. Le deuxième dessert sous l’intitulé chocolat blanc et noir, framboises raisins et brandy, pourrait rappeler une pirogue constitué d’un biscuit croquant surmonté de chocolat noir et blanc coiffé de framboises et raisins. Un beau dessert un peu plus classique au niveau des saveurs mais très beau au niveau de sa présentation. Accompagné d’un vin de Terra Alta, Celler Piñol Josefina Piñol 2010 Jaune lumineux de couleur. Un nez présentant des notes florales. La bouche a une bonne acidité et des arômes de fruits blancs, pomme. Pour clôturer le repas il est temps de passer dans le jardin par un escalier extérieur d’une volée partant de la salle à manger. Confortablement assis sous les arbres du jardin avec une lumière tamisée de délicieuses mignardises sont apportées sous l’appellation « les dix amusements de pâtisserie » présentés dans une maquette d’un wagon de train du quel on enlèvera le toit ; petit clin d’œil amusant à la ligne de chemin de fer qui longe le jardin. Les mignardises variées apportent la dernière petite touche de gourmandise à ce magnifique repas, composé de bonbon blanc, bonbon noir, guimauve, gâteau de pâte feuilletée cheveux d’ange et pignons, pâte de fruits, crumble à la framboise, bâton croquant de réglisse et sidral, pannacotta, cookie de coco et mini-sachertorte. Un repas qui ravira les gourmands en quête d’authenticité devant ce grand talent qu’est Carme Ruscadella, on ne peut être qu’impressionné par la finesse de ses plats issus de la cuisine catalane et retravaillé par sa propre formation. Une passion communicative de cette femme qui amène sourire et joie de vivre lorsqu’elle passe en salle pour saluer les convives. Rien ne déplait du cadre au service en passant par les goûts et textures, nous sommes ici en présence d’une cuisine d’exception et seuls les esprits chagrins en repartiront déçus.
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Le Vieux Martin
Le Vieux Martin
11.08.2013, 22:16
Le Vieux Martin à l'angle de la rue Jean-Violette et de la rue Prévost-Martin, fait partie de ces vieux bistrots de quartier dans lesquels on peine parfois à s'arrêter et pourtant ce petit bistrot sans prétention avec sa petite terrasse en été mérite largement un arrêt à midi. La clientèle qui se presse sur la terrasse et dans le restaurant ne trompe pas, on trouve ici une cuisine familiale de qualité à prix abordable. Tous les vendredis paella ou poulpe à la gallega précédé d'une belle salade fraiche et croquante, l'ensemble cuisiné avec des produits frais, des saveurs, des sauces maisons de qualité; bref tous ce qu'il faut pour se requinquer avec un bon plat du jour le tout arrosé avec un petit rosé de Rioja et l'on ressort tout à fait satisfait de cet établissement au charme suranné.
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Osteria Francescana
Osteria Francescana
06.08.2013, 07:14
Modène petite ville située dans la province du même nom au cœur de l’Emilie-Romagne est un centre industriel important, elle est connue de tous les amateurs d’automobiles pour être la patrie de Ferrari, Lamborghini et Maserati (créé dans la ville voisine de Bologne et rachetée par une famille de Modène). Pour les gourmets elle est également la patrie d’un grand nombre de produits régionaux de qualités ; le fameux vinaigre balsamique qui doit être produit à partir des cépages de lambrusco, ancellotta, trebbiano, sauvignon et sgavetta ; il doit subir un vieillissement d’au moins 12 ans en fûts de bois. Le prosciutto crudo affiné à Modène fait également partie des produits d’exceptions régionaux ainsi que le fameux Lambrusco vin pétillant populaire. C’est donc à deux pas du centre historique de cette ville aux ruelles bordées d’arcades que Massimo Bottura a ouvert son restaurant au décor résolument contemporain et créé de toute pièce par l’architecte Rocco Magnoli. L’établissement ne comporte aucune fenêtre, grande sobriété dans les tons ; moquette brun clair, murs alternant les tons gris vert sur de grands pans et bordeau sur des portions restreintes, peintures modernes représentant des points de différents diamètres et couleurs sur fonds blancs et suspendus côte à côte sur les grands pans, sièges modernes en cuir noir, tables rondes recouvertes de nappes blanches et dressées de manière classique. Nous pourrions être assis dans une salle d’exposition d’un musée d’art moderne tant le décor respire la modernité, seul le plafond composé d’une dalle à caisson en bois laqué noir foncé nous rappelle que nous sommes dans une vieille bâtisse. Le fond sonore est principalement constitué de morceaux de jazz classique et ce n’est qu’en prêtant l’oreille que l’on peut reconnaître les morceaux se succédant, ce qui permettra d’avoir une conversation dans un volume agréable. Massimo Bottura n’est pas un novice en cuisine, formé chez Alain Ducasse et Ferran Adria, il a reçu sa 3ème étoile Michelin en 2011 et vient de remonter à la 3ème place du classement San Pellegrino. Sa cuisine mêle caractère, goûts, sobriété, modernité et tradition. Chaque plat raconte une histoire que l’on ressent au plus profond de nos papilles gustatives. On voyage en Italie dès la première bouchée et l’on ressent bien l’esprit de terroir et modernité qui anime ses créations. La carte propose des plats classiques revisités ainsi que 3 menus à choix ; le menu tradition à 110 euros, le menu classique à 150 euros et le menu sensations à 180 euros. Lorsque l’on a envie de voyager dans un pays en mêlant la modernité et la tradition, l’’on ne peut résister à ce dernier menu qui ne peut laisser le dégustateur avide de découvertes de marbre. L’amuse-bouche intitulé « la clé de l’Italie » était composé de macaron aux huîtres et macaron aux anchois, servi avec un granité aux amandes, câpres, crème de café et bergamote ; le principe étant d’alterner les bouchées de granité avec le macaron. Cet amuse-bouche rassemble à lui seul une grande partie des aliments mythiques de l’Italie et l’on ne voit pas quel autre nom nous aurions pu lui donner. Le premier vin servi avec l’amuse-bouche et la première entrée était un Arianna Occhipinti SP 68 de 2012, provenant de Sicile et constitué d’un assemblage d’Albanello et de Moscatello d’Alessandria. A la dégustation on pourra dire qu’au nez le muscat domine largement, en bouche son côté amer et sa grande profondeur marqueront le dégustateur tout en étant sec et ample à la fois un côté très vert qui se mariera admirablement bien avec les saveurs d’amandes de l’amuse-bouche et du premier plat. Le premier plat intitulé « Baccalà Mare Nostrum » littéralement « morue de notre mer » évoquant le bassin méditerranéen en latin est une morue cuite à basse température avec sur un lit de miettes de pain croustillant et une sauce à base d’amandes et pommes, magnifique équilibre entre le côté doux de l’amande et le côté acidulé de la pomme. Le deuxième vin blanc servi est un Timorasso Farewell 2011 Massa GLOCAL. Vin blanc non filtré, minéral et résineux en bouche. Il semble vouloir combiner le profil austère de la Loire avec le charme aristocratique des vins blancs de la Bourgogne. Le deuxième plat intitulé « Comment brûler des sardines en 3 jours » est composé d’une sardine marinée 3 jours ; farcie d’une crème de scampis ; recouverte de cendres comestibles et d’herbes aromatiques et accompagnée d’un coulis d’olives noires. Ce plat puissant en bouche par la saveur de la sardine retrouve un certain équilibre avec l’olive noir et est magnifiquement accompagné par le côté minéral du vin blanc Timorasso. Le troisième plat intitulé « risotto ou le fleuve se jette dans la mer ». Risotto aux huîtres accompagné de boulettes de la chair de la sardine prélevée sur le deuxième plat et d’un coulis de chlorophylle de verdure ce plat nous conte toute une histoire par son côté mi doux, mi salé. On voyage avec le riz cultivé dans l’eau douce de la plaine du Pô jusqu’à la mer avec le côté salé de la Sardine et l’iode apporté tout en finesse par l’huître. Pour suivre une bière artisanale de Bologne Beltaine Le quatrième plat intitulé « une anguille nageant jusqu’à la plaine du Pô » continue à nous faire voyager en remontant le fleuve Pô ; cuite en basse température et laquée d’une réduction de jus de raisin, elle récolte polenta de blé et pommes de Campanie servis en fines réductions. Elle devient ainsi le symbole d’une cuisine qui sait revenir aux sources, s’enrichir des rencontres et innover en s’épurant au fil de l’eau. La boisson suivante est à boire en deux temps, tout d’abord de la gentiane pur avant de commencer le plat qui dégagera un côté amer puissant et remettra les papilles gustatives en ordre de marche puis après le repas le reste de la gentiane diluée dans de l’eau plate de manière à rafraichir tout en désaltérant et perdant l’amertume de la boisson. Le cinquième plat intitulé « hommage à la Normandie » est un tartare d’agneau recouvert d’un granité de pommes vertes et d’une émulsion d’huîtres, le tout servi dans une coquille d’huîtres. Une fraîcheur en bouche apportée par le granité et l’iode de l’huître et la surprise de découvrir le tartare qui donne une texture complémentaire à ce plat. La mer et la terre se rencontre dans un feu d’artifices sensoriel. Après avoir bu la gentiane diluée dans l’eau plate nous passons au sixième plat intitulé « pensez vert » qui est un granité de petit pois accompagné d’un coulis de parmigiano et de verdure lyophilisé. Le cheminement intellectuel de ce plat est la transformation de la verdure en fromage par la vache. La conclusion en est étonnante, frais et croustillant à la fois. Le vin suivant est une Malvoisie 2009 Damijan Podversic de la région du Frioul – Vénétie, vin blanc issu de la biodynamie on y retrouvera des saveurs de fleurs blanches, pêches et jasmin. Le septième plat intitulé « escargots en vertu de la vigne » est un plat qui nous donne l’impression de nous promener dans les bois après avoir vu les champs et les vaches nous voilà avec des escargots et truffes, recouverts de verdures croquantes et accompagnés d’un coulis de chlorophylle et betteraves rouge. Humer ce plat c’est se sentir dans le bois, le déguster c’est prolongé sa ballade au cœur de la campagne. Le vin suivant est un Picolit Marco Sara 2011. Le Picolit est la variété indigène des collines du Frioul. Pour obtenir ce vin doux on laisse 30% des raisins sur la vigne infectés par le botrytis que l’on récolte à la mi-novembre et le 70% est récolté en pratiquant un séchage non forcée pendant environ 3 mois. La fermentation et le vieillissement ce fond en fût de 54 litres, puis la mise en bouteille est effectuée sans collage et filtration. Ce vin de dessert est riche en arômes floraux, kaki, mûr avec une grande longueur en bouche et beaucoup de caractère. C’est un vin qui accompagne parfaitement le foie gras, la truffe ou les huîtres. Pour accompagner ce vin d’exception, un huitième plat d’une saveur incomparable : les raviolis aux poireaux, foie gras et truffes, une merveille transportant n’importe quel quidam sur d’autres cieux. Après ce voyage au combien classique mais parfait par la consistance et la cuisson des raviolis un nouveau vin pour accompagner un nouveau plat ; un Barbera La Locomotiva 2008 Massa GLOCAL. Un vin d’une belle intensité des arômes de fruits, doux et sincères, légèrement « frizzante », ce vin laisse imaginer le plat suivant sans aucune hésitation. Ce neuvième plat que le vin nous a annoncé sans hésitation est intitulé « la chasse au pigeon » il s’agit d’une poitrine de pigeon parfaitement cuite saupoudrée de céleri et accompagnée d’un coulis et de morceau de betterave rouge et de radis noir. Un beau contraste entre la douceur de la chair du pigeon avec la betterave rouge et la force du radis noir et du céleri râpé. Pour entamer l’approche des desserts, rien de tel qu’un Moscato d’Asti Lumine 2012 “Ca’d’Gal” frais, saveurs de nectarines et légère acidité. Le pré dessert sous l’appellation « u millier de couches de feuilles » est un assemblage de feuilles déshydratées recouvrant des réductions et morceaux de melons, fraises, truffes et abricots ; une construction manifestement explosive en bouche par la variété des fruits rassemblés. Le dessert avec sa touche d’humour et son appellation « Oops! J'ai laissé tomber la tarte au citron », présenté sur une assiette en porcelaine faussement cassée, une tarte au citron retournée et cassée e sur l’assiette avec un sabayon de citron, citron confit, bergamote et gelée de citronnelle, l’ensemble donne l’impression d’être tombé et en la goûtant on comprend l’intérêt de l’avoir servie dans son état. On terminera le repas avec un traditionnel ristretto, une grappa et de délicieuses mignardises . Un service que l’on peut qualifier de prévenant, sympathique et décontracté fini de nous convaincre de la qualité de cette table. Quelques erreurs sur la disposition des couverts pendant le repas n’enlèveront pas le rythme parfait entre le service des plats et des boissons. La cuisine de Massimo Bottura est évolutive ; elle n’est pas figée dans le temps ; elle rappelle sans cesse ses origines et son terroir sans pour autant se priver de fraîcheur, de modernité et d’humour. Il ne fait aucun doute que cet homme a du talent et on le remercie de le partager avec nous.
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Ville de l'établissement: Lorient

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