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Le Guide gastronomique de Roberto Segalla

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Hotel du Midi
Hotel du Midi
10.12.2011, 17:50
Restaurant près de la Gare de Delémont avec deux grandes salles. L'ambiance est agréable mais un peu froide due surement à la décoration et au sols en carreaux clairs.
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Hostellerie d'Orzival
Hostellerie d'Orzival
17.10.2011, 11:42
Alors la la vue dans la salle à manger c'est WOOW, ça vaut le déplacement. Les plats sont bien présentés l'accueil est chaleureux, par contre la proposition pour les enfants d'un jambon frites avec un simple jambon à la coupe c'est un peu minable. Belle carte de chasse malheureusement la viande n'est pas Suisse.
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Rôtisserie la Forge
Rôtisserie la Forge
17.10.2011, 11:35
Cinq menus au choix à midi. Ambiance sympa mais décoration sombre. Avec le menu une entrée au choix, salade ou potage, les deux très correctes. J'ai pris une pizza 4 fromages correcte, mon fils un steak de cheval avec une belle garniture. Restaurant sympa en famille après la viste de la grotte aux fées.
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Au Caveau chez Francine
Au Caveau chez Francine
17.10.2011, 11:26
Au centre du village de Vercorin un petit caveau avec une terrasse étrange et sympathique à l'entrée du caveau. Décoration avec des caricatures au mur très sympa. Spécialités de fromages, raclette & fondue bien sûr. Un bon moment entre amis. Enfants accueillis avec des propositions de jeux.
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Au Caveau chez Francine
Au Caveau chez Francine
17.10.2011, 11:19

Derniers commentaires

Restaurant près de la Gare de Delémont avec deux grandes salles. L'ambiance est agréable mais un peu froide due surement à la décoration et au sols en carreaux clairs.
Chauffage, trop chaud !!!
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Alors la la vue dans la salle à manger c'est WOOW, ça vaut le déplacement. Les plats sont bien présentés l'accueil est chaleureux, par contre la proposition pour les enfants d'un jambon frites avec un simple jambon à la coupe c'est un peu minable. Belle carte de chasse malheureusement la viande n'est pas Suisse.
Les enfants ont aussi le droit d'avoir des goûts diversifiés, ce serait à améliorer
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Cinq menus au choix à midi. Ambiance sympa mais décoration sombre. Avec le menu une entrée au choix, salade ou potage, les deux très correctes. J'ai pris une pizza 4 fromages correcte, mon fils un steak de cheval avec une belle garniture. Restaurant sympa en famille après la viste de la grotte aux fées.

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Au centre du village de Vercorin un petit caveau avec une terrasse étrange et sympathique à l'entrée du caveau. Décoration avec des caricatures au mur très sympa. Spécialités de fromages, raclette & fondue bien sûr. Un bon moment entre amis. Enfants accueillis avec des propositions de jeux.

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Superbe accueil dans une ambiance agréable. Petite salle joliment décorée avec gout et humour. Le patron est un passionné de cuisine et aime faire partager sa passion. Il a spontanément proposé que nos deux enfants (7 et 9 ans ) partagent le menu de chasse avec nous (3 menus facturés) les assiettes des enfants étaient magnifiques.
Peut-être une meilleure ventilation de la cuisine
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Restaurant dans un charmant village après de belles gorges en venant de Delémont. La viande est d'excellente qualité, les accompagnements sont délicieux.

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Plats mexicains dans une ambiance propice aux familles. Les enfants sont les bienvenus ils ont des jeux à disposition. Le personnel parle le français. Bonne cuisine mexicaine et prix abordables pour Bâle.

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Restaurant de campagne situé au sommet de la Pierreberg (au dessus de Courcelon). Plats simples, jambon frites, le dimanche ou sur commande le rôti très savoureux. Place pour groupes pour une escapade.

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Entre amis

Le Prieuré
Le Prieuré
10.04.2014, 11:36
http://labobouffe.blogspot.ch/2014/04/le-prieure-pully.html Voilà quelques temps, je suis allé au Prieuré pour un dîner qui m'avait fort plu. Souvenirs d'une cuisine française classique, bien travaillée, généreuse et raffinée, au teintes de vieux restaurant chic d'ancienne bourgade. J'avoue avoir été un peu surpris en voyant que tout récemment Michel Theux-Bérucq avait rendu son tablier au Prieuré pour passer du côté du restaurant Le Leman à Morges, il y a de cela plus d'un an. Après peu de temps de fermeture, on découvre un nouveau personnage à la tête de la maison, Monsieur Hervé Acosta, d'origine auvergnate, ayant déjà passablement bourlingué, connu dans la région pour avoir géré le Café du Théâtre à Lausanne. C'est donc curieux qu'avec mon Frère je me suis rendu ce 25 mars 2014 au restaurant du Prieuré, bénéficiant d'une réduction de 50% grâce à LaFourchette. On retrouve une bâtisse historique toute de pierres et de volets blancs et rouges, ancienne propriété des moines du prieuré de Payerne dont l'histoire remonte à plus d'un millénaire, en 960. Plutôt que de faire un exposé, voici un lien sur l'histoire du lieu, plutôt intéressante. En attendant, entrons ! Nous sommes accueilli par un serveur un peu bourru mais sympathique qui nous mène à notre table. On passe une salle du genre « pinte » où l'on viendra volontiers boire un verre en jouant au chibre, on longe un joli bar et on arrive en salle de restaurant. Je retrouve une pièce que j'ai connue au temps de l'ancienne gérance mais qui est passée d'un apparat relativement chargé à quelque chose de plus simple et épuré sans rien enlever du chaleureux, plinthes hautes blanches, murs jaunes légèrement habillés tantôt de miroirs, tantôt de natures mortes. <Les tables sont dressées tout en simplicité et élégance de nappes blanche et de jolie vaisselle et d’une présence florale. Notons que le bâtiment possède d'autres salles privatisables et que l'établissement peut accueillir jusqu'à 300 personnes. Tout en consultant la carte, nous commandons une carafe d'eau ainsi que deux verres de Petite Arvine de la Cave Orsat à Martigny. Le millésime n'est pas spécifié, ce qui est le cas de plusieurs autres vins de la carte, au demeurant jolie, bien fournie essentiellement en vins suisses et correctement pricée. A picoter, des biscuits apéritif mélangés du commerce, sans grand intérêt, mais l'attention est là. La carte est petite et bien réfléchie terroir/saison. En cette période, nous sommes à mi-chemin entre hiver et printemps, on retrouvera donc des légumes racines tantôt, quelques asperges et morilles dans d'autres cas, le tout mis en scène dans un discours de cuisine française classique, presque-même de bistrot, mais raffinée par le travail du chef. Dès ce moment-là, le propriétaire Hervé Acosta entre en salle et y restera toute la soirée, y distillant une présence discrète, chaleureuse, serviable et plaisante. Ce Monsieur aime manifestement son métier, une passion, et cela se voit. Un amuse-bouche nous est offert, ce qui est toujours apprécié. Il s'agissait d'un petit velouté de carottes crémeux et gourmand, augmenté de tranches de magret fumé. C'est très agréable en bouche. Mon Frère ne mangeant pas de viande, le patron a eu le bon réflexe de lui servir l'équivalent sans viande. Mon entrée sera le «Tartare de bar aux fruits de la passion« : une portion plutôt généreuse de poisson fin et délicat, coupé en cubes assez gros ce que j'apprécie personnellement m'est présentée. L'assaisonnement est très juste entre salé, sucré et acide pour un résultat très rafraîchissant et plaisant. Un petit mesclun arrosé d'une vinaigrette bien agréablement acidulée et de petits toasts complétaient cette entrée fort appréciée. Mon Frère a opté en entrée pour la « Fricassée de champignons, fusette grillée à la crème de truffe blanche c : à nouveau une assiette gourmande de champignons bien sautés, apparemment essentiellement de la variété des pleurotes (mais je n'ai su les détailler précieusement), bien brillants et riches en senteurs. Je n'en ai pris qu'une petite fourchetée et ai été surpris par les saveurs proches de celles d'une viande ; je ne suis pas coutumier de la truffe blanche mais ai entendu ce genre d'échos de personnes plus expérimentées que moi. C'est très intéressant. Le tout augmenté d'une fusette grillée pour ajouter volume, couleur et gourmandise. Belle assiette qui m'a peut-être semblée un peu grasse mais qui a beaucoup plu au dégustateur. En plat, j'ai choisi la « Caille désossée farcie aux champignons, polenta à la tomate séchée ». Un beau travail dans l'assiette que cette délicate caille bien désossée avec maîtrise et propreté, farcie de champignons sautés et joliment rôtie. La chair est tendre est goûteuse, qui plus est nappée d'un jus très plaisant de viande. Une petite polenta bien cuite, toute simple, pas grasse et appréciable, parfumée de tomate séchée, sert de piédestal à la préparation. Le tout est enfin entouré de quelques petits légumes, de la côte de bette de la carotte et du brocoli juste blanchis et une petite crème (d'artichauts dirais-je). Un beau plat bien réalisé. Mon Frère a cédé à la « Sole de Bretagne rôtie meunière, purée citronnée » ; le poisson noble est présenté sous sa forme la plus commune, meunière, cuite sur arête et augmentée d'une poignée d'amandes effilées légèrement grillées. La cuisson est simplement parfaite et le résultat est là : chair ferme et nacrée s'ôtant néanmoins facilement de l'arête, « croûte » goûteuse et légèrement croustillante. On ajoute à l'ensemble une quenelle de purée de pommes de terre et des légumes semblables aux miens pour un plat qui à beaucoup plu à son commanditaire. Avec ce repas des plus plaisant, nous avons partagé une désirée de « Cuvée du Docteur » 2012 de l'Union viticole de Cully, un Pinot noir bien travaillé, frais, fruité et pas trop corpulent qui a correctement suivi nos deux plats. Notons encore le pain des plus satisfaisant, un mélange de pain complet aux céréales et de pain mi-blanc de très bonne qualité. Place au dessert ! Mon frère choisit les « Profiteroles à la crème de Williamine et poire pochée » : c'est une copieuse assiette qui lui arrive, garnie de trois profiterole comme je les aime, à savoir légèrement croquante à l'extérieur et moelleuse à l'intérieur, garnie de crème parfumée et généreusement nappée de chocolat chaud et quelques mouchette de chantilly apparemment parfumée à la tonka. Une petite et onctueuse poire pochée vient compléter cette assiette gourmande et bien réalisée. Pour ma part, sans être encore affamé, je cède pour la suggestion du jour, à savoir un un canelé. Et celui-ci m'arrive dans le plus simple appareil, certes, mais fort bien réalisé, caramélisé et croûté à l'extérieur pour révéler un intérieur d'une moelleuse gourmandise. En guise de mise en scène, un petit tartare de fruits frais, ananas et un autre fruit que je ne suis pas parvenu à identifier, et une coupelle de crème qui m'a semblé être de la crème double (je ne suis pas un grand expert en la matière). Un dessert plutôt léger qui ne néglige pas la gourmandise, parfait pour une finale douce sans faim. Deux cafés et l'addition se montant, avec le rabais (50% sur la nourriture), à 132 francs grosso modo ce qui est des plus raisonnable. En revanche, le prix plein m'aurait peut-être paru un peu élevé, quoique pas absolument excessif. Pour conclure, ce fut un excellent repas, sans fausse note particulière, une cuisine travaillée, raffinée sur un thème des plus classiques, des produits choisis et bien traités, il n'y a rien à dire, le Prieuré a amplement de quoi réussir, surtout avec son sympathique patron, présent partout, attentif et passionné.
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Keyann
Keyann
20.03.2014, 01:17
http://labobouffe.blogspot.ch/2014/03/le-keyann-bistrot-libanais-lausanne.html Un « bistrot » libanais à ouvert à Lausanne ? Intéressant. Encore plus intéressant quand il semble remporter tous les suffrages dès son ouverture, deux petits mois auparavant. Ouvert tout dernièrement, le Keyann est la réalisation du rêve d'un diplômé déjà de longue date de la prestigieuse École Hôtelière de Lausanne, Jean-Pierre Mermoud, le rêve de partager ses origines libanaises avec le public Lausannois. Le concept et la carte sont entièrement de son cru, et comme on le verra plus tard, c'est une réussite ! J'ai résisté deux mois avant d'y foncer, et m'y voici, ce 15 mars 2014. Il est situé dans les bas de la ville de Lausanne, à la lisière d'Ouchy, un espace calme et agréable pour accueillir ce petit coin d'orient. On choisira volontiers les transports publics pour s'y rendre, si l'on ne souhaite pas se débattre et tournicoter pour trouver une place de parking. Une lueur chaude nous accueille dès l'extérieur. Une terrasse modeste et néanmoins charmante se trouve devant, comme une estrade en bois, et on pénètre ce minuscule établissement apte à accueillir 15-20 convives. Droit en face, le bar composé de frigos et plateaux dans lesquelles reposent tantôt brochettes, tantôt mezzés, tantôt desserts. A l'arrière, une cheminée à grillades et tout le matériel nécessaire au service. Dans la petite salle, une série de tables en bois simplement dressées avec des sets à l'effigie du Keyann sont alignées contre des murs fuchsia ou orange-beige fort à propos avec la thématique et les chaises augmentées de coussins quadrillés saumon-blanc. Le patron nous accueille avec une grande hospitalité et simplicité : on se sent accueillis à la maison, invités à la table d'hôtes. On nous installe à table et apporte la carte. Celle-ci est petite et très bien constituée de quelques mezzés froids, chauds, salades et brochettes, le tout de préparation maison, tout de tradition et de promesses de saveurs. Quelques suggestions de menus viennent compléter la proposition. Notons encore une jolie carte de boissons avec des traditionnels sans alcools comme des vins du Liban de bonne réputation. Malgré la petitesse de cette carte, impossible de faire un choix, tout est prometteur et appétissant. Nous cédons donc à la proposition d'un menu nommé « Taste Lebanon » essentiellement composé de mezzés froids, grillades et desserts à partager, comprenant en boisson une bouteille de vin. Le repas se déroulera en trois vagues : d'abord les mezzés froids. D'abord, une assiette de pain plat libanais juste préalablement passé au grill nous est porté, puis quatre plats : Une assiette de « Hommos », gourmande purée de pois chiche ici onctueuse à souhait, de texture et de saveurs parfaite, une pointe d'excellente huile d'olive et juste rafraîchie de ce trait de citron qui tend si souvent à manquer. Une assiette de « Moutabal », un caviar d'aubergines grillées entières, presque brûlées à l'extérieur. La chair, ayant compoté et pris un petit goût de fumé, est ensuite récupérée et assaisonnée au goût du chef, au plus traditionnel de la crème de sésame. A nouveau, quoiqu'hors saison, la préparation et les saveurs sont parfaites et n'ont rien à envier à une autre prestation. Le « Chanklich » nous est également servi, un fromage de brebis frais et à peine acidulé, très gourmand, fondant et un poil grumeleux, dans une forme de croûte de za'tar, ce mélange essentiellement composé de de thym sauvage et sésame torréfié et de sumac. Le fromage est une production maison et la qualité est des meilleures. Ajoutons quelques dés d'oignons, tomate et une très bonne huile d'olive, quelques herbes et le plat est fait ! Enfin (pour le froid), le « Tabbouleh », salade essentiellement composée de persil plat (et pas de boulghour en élément principal, encore moins de couscous), relevée de menthe, une poignée de boulghour bien réhydraté, oignons, tomate, juste parfumée d'huile d'olive et de citron, un temple de fraîcheur et de plaisir. Passons au chaud. Il nous était donné de choisir quatre brochettes qui seront accompagnées de sauces et de pommes de terre. Ce sera deux « Chich taouk », brochettes de blanc de poulet marinés à l'ail et citron. La chair est parfaitement cuite et néanmoins tendre, assaisonnée délicatement et tout en fraîcheur. Ajoutons une « Kafta », brochette de viande hachée boeuf-agneau aux épices, avec une cannelle qui me revenait délicatement en arrière palais, vraiment la brochette de la soirée, tout en moelleux et en saveur. Enfin une Michoueh, un boeuf mariné plus « viandesque » en saveur et néanmoins parfait. Notons que les viandes proviennent soit de Suisse, soit de France et sont d'une extrêmement bonne qualité. En accompagnement, une portion de « pommes de terre Keyann », juste des dés rôtis parfumés d'ail, citron et un peu de coriandre, un plaisir simple. Les sauces ne sont pas en reste ! L'une est tomatée aux saveurs légèrement relevées, la « Tarator », crémeuse, au sésame et citron et enfin une sauce à l'ail qui fera fuir les vampires de vos nuits, et même vos meilleurs amis s'ils n'ont pas mangé avec vous mais qui donnera tellement de plaisir qu'elle vaudra bien un petit sacrifice. Dans la théorie, les deux convives, pour ce menu, devraient recevoir le même dessert, à savoir l'Atayef. De sorte à goûter à plusieurs choses, nous en avons troqué un contre le «Succès au chocolat façon Aïda ». L'Atayef consiste en de de petites crêpes libanaises dont la pâte est légèrement parfumée d'eau de fleur d'oranger et est légèrement aérée, comme s'il y avait légèrement emploi de poudre à leverm un résultat moelleux et gourmand fourré d'une crème onctueuse de lait à la fleur d'oranger. Le croquant manquant sera apporté avec une poignée de pistaches et le tout sera lié de sirop de sucre en fine quantité. A ses côtés, une coupelle de jus d'orange amères assez corsé et plaisant avec le sucré du dessert. Un grand plaisir. Le succès est à l'origine un dessert de pâtisserie désignant un gâteau, généralement rond, dans lequel repose deux couches de biscuit meringué aux amandes avec une crème (au beurre ou pralinée par exemple) intercalée. Ici une petite variation sur le thème avec un gâteau gourmand et délicieusement fondant à base d'une ganache chocolatée épaisse, franche en saveurs, dans laquelle sont émiettés des morceaux de ce biscuit meringué aux amandes. C'est juste gourmand, réconfortant et délicieux ! Côté boissons, impossible de résister en apéritif à la citronnade maison très fraîche, pas trop sucrée, parfumée de menthe et de fleur d'oranger. Le repas s'est vu arrosé d'eau gazeuse et d'un joli vin libanais, le Clos St-Thomas « Les Gourmets » Rouge 2009, un joli vin de la vallée du Bekaa à l'est du Liban ; assemblage de Cabernet Sauvignon, Syrah et Cinsault, c'est un vin assez complexe, tout de fruit rouge et épices, intense quoiqu'aux tanins assez soyeux donc d'une grande buvabilité. Il fut très apprécié. Il fut certes servi un poil chaud mais cela ne lui a pas nuit ! Pour ma convive, ce fut un verre d'un vin doux libanais, un Château Kefraya "Lacrima d'Oro" 2004 à 13.- le déci tout de même mais qui s'est avéré, aux dires de la dégustatrice, succulent. Au final, une addition d'à peu près de 153 CHF. Enfin, un petit Jellab, une boisson à base de dattes douce et rafraîchissante, plus pour une terrasse en plein été qu'après repas, mais je n'ai pu y résister. Au final, une addition d'à peu près 160 CHF. Quelle découverte que ce Keyann! Les produits sont manifestement sélectionnés avec un grand soin et travaillés avec respect, savoir faire et tradition. Ce petit lieu donne un côté familial extrêmement confortable et sympathique et la présence en salle du patron souriant, simple et attentif, ne peut que souligner cette impression. Autant dire que cela sera un bonheur d'y retourner ! Les cinq sens sont flattés par l'agencement simple et joli des lieux, les parfums tantôt frais, tantôt chauds d'épices que l'on retrouve au palais, les textures et cuissons parfaites et l'ambiance familiale. Bravo à M. Jean-Pierre Mermoud pour son excellent travail et sa belle initiative de combler un élément manquant dans le monde de la table lausannoise.
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Sri Krishna
Sri Krishna
17.03.2014, 22:18
http://labobouffe.blogspot.ch/2014/03/sri-krishna-lausanne.html Si j'aime beaucoup la cuisine d'ailleurs, il en est qui tendent fréquemment à me décevoir par leur promesses de saveur et d'épices qui ne sont pas le reflet des assiettes servies. C'est essentiellement le cas pour les restaurants indiens ou thaï, malheureusement, où crème, beurre, lait, sucre et j'en passe viennent arrondir toutes les saveurs et mettent à mal le voyage... Admettons, tous les clients de sont pas à même d'apprécier voire de supporter les arômes plus piquants et/ou épicés mais qu'à cela ne tienne, qu'il n'en soit pas fait généralité ! Passons ce petit coup de gueule pour nous concentrer sur le sujet du jour, le Sri Krishna. Petit restaurant à la lisière de Pully dans les bas de Lausanne, entouré de quartiers résidentiels plutôt calmes, le Sri Krishna est un indien sans grande réputation, sans situation particulière ni promesse excessive. En parallèle, dès l'extérieur, en lisant 7/7, service traiteur, pizza dans un restaurant indien, cela laisse songeur. C'est dans le fond avec pas mal de doutes que j'ai passé la porte du Sri Krishna le soir du 10 mars 2014 accompagné d'une amie et de mon Passeport Gourmand. On passe la porte pour arriver dans une partie bistrot où quelques locaux prennent leur demi sur des tables nues, jouent au tactilo dans un univers de couleurs orange, mauve, rouge et de musique moderne indienne ; c'est plutôt amusant à voir. Nous sommes accueillis avec sourire et douceur par notre serveuse qui nous mène à travers un couloir dans une salle adjacente, beaucoup plus jolie et passablement plus chargée : les murs dans les mêmes teintes que précédemment sont garnis de tableaux, mandalas et symboles bariolés et jolis, une belle présence végétale et des tables aux teintes bigarrées très dans le thème. C'est agréable et joli. On nous porte la carte en nous proposant un apéritif. Je prendrai un « namkin lassi », à base de yaourt, eau glacée, menthe, cumin, sel, poivre, très rafraîchissant et siroterai cela en consultant la carte. Celle-ci est plutôt rassurante car pas trop énorme, relativement humble et tout de même essentiellement indienne dans ses entrées frites, plats de tandoori, briani et j'en passe avec en viande du poulet, de l'agneau, veau, boeuf et du poisson, tous ces ingrédients déclinés de manière différentes. En parallèle sont certes proposées des pizze, mais en dernière page de la carte, tombant probablement généralement dans l'oubli. Trois propositions de menus en sus, mais admettons qu'ils ne sont pas forcément très tentants ; on consommera à la carte, et le choix, finalement intéressant, nous a laissé un peu dans l'embarras quand il est venu le moment de se décider. Notons que la serveuse nous demande notre résistance à l'épice pour doser plus ou moins le piment, bon signe ! En entrée, nous nous sommes décidés à nous partager une « Krishna mix », composition de diverses entrées à partager. Un joli mélange composé d'un samosa végétarien lié à la pomme de terre, copieux, croustillant, moelleux et humide, un samosa à la viande hachée très agréablement épicée, un rouleau de printemps profondément chinois mais bien réalisé, deux pakoras (beignets de légumes) et enfin une « fish pombol », une boulette de poisson. L'ensemble est bien préparé, bien assaisonné et plutôt agréable, servi sur quelques tranches de laitue iceberg et une espèce de sauce cocktail pas forcément très intéressante. Côté plat, ma convive a opté pour le « Poulet Dall », commandé doux. La préparation est riche en parfum et de bel aspect, des lentilles (sans doute jaune ou corail) cuites avec du poulet, richement épicées et joliment rafraîchie d'herbes. Les lentilles sont crémeuses (car ont sans doute a dessein été surcuites) et le poulet est moelleux. Pour ma part, ce sera le « Krishna Mix Tandoori », demandé hyper spicy, reçu tel (très raisonnable), un mélange des différentes productions tandoori de la maison. M'arrive un énorme plat sur plaque chauffante, au nez piquant et à la couleur vive, regorgeant de viande à n'en plus pouvoir, cuisse de poulet, émincé de boeuf, d'agneau et crevette géante. La préparation est, comme demandée, pimentée fort agréablement, bien parfumée d'oignon, de tomate, poivrons et épices. Les viandes sont de bonne qualité et parfaitement et presque étonnamment bien cuites. Ce plat m'a surpris en bien et beaucoup plu ! En guise d'accompagnement, nous nous sommes partagés un riz basmati nature, en quantité très correcte et de parfaite exécution, ainsi que deux « naan », ces pains levés typiques, l'un au fromage, l'autre à l'ail, tous deux bien réalisés quoique peut-être un peu gras (surtout celui au fromage). La pâte est douce, fine et moelleuse et j'ai beaucoup apprécié le piquant de l'ail par dessus. Bien repus déjà, j'ai toutefois repéré un dessert qui m'a un peu intrigué, le « Son papri » (aussi connu sous l'appellation « Sohan papdi », dessert type « sablé » plus propre à accompagner une boisson chaude, composée de farine de pois chiche, sucre, farine, ghee lait et cardamome verte. C'était surprenant et totalement inconnu, vraiment à mi-chemin entre un sablé et un feuilleté qui pourtant fondait dans le bouche au contacte de la salive et exhalait une riche saveur de cardamome et accompagna magnifiquement mon chai (commandé sans lait ni sucre, ma dérogation sur la tradition). Côté boissons, nous avons accompagné notre repas d'eau et de coca zéro. Avec le Passeport Gourmand, l'addition s'est modestement montée à 66.60 CHF. Quelle heureuse surprise que ce Sri Krishna qui s'avère franc en saveurs et en qualité, prix correct dans un espace agréable et entouré d'un service plutôt compétent. Je regrette qui reste si vide malgré ce joli potentiel ! Franchement, quand je voudrai dans le coin manger indien sans que cela soit nappé de crème, cela risquera bien d'être au Sri Krishna. Merci à l'équipe !
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Dun-Huang
Dun-Huang
04.03.2014, 00:08
http://labobouffe.blogspot.ch/2014/03/le-dun-huang-lausanne.html Sis Avenue Pierrefleur, dans des quartiers plutôt résidentiels et pas forcément ce qu'il y a de plus heureux, le Dun-Huang nécessite d'être connu pour que l'on s'enfonce sciemment dans cette rue longue voie sans issue. A l'extérieur, on reste dans la simplicité. Quelques lampions rouges se contentent d'indiquer les origines du restaurant. Une fois entré, on se rend compte que l'on est dans l'un de ces restos un peu chic : le vestibule d'entrée donne à un vestiaire où nous sommes accueillis dans un français parfait par un personnel très professionnel et agréable, qui nous débarrassera et nous présentera notre table. On dépasse un joli aquarium, on traverse une puis deux imitations de portes traditionnelle pour atterrir dans une salle aux murs noirs habités de petites figurines dorées, idem pour le plafond, surligné de notes rouges. En salle, essentiellement des tables rondes élégamment dressées avec un porte-plat tournant en leur centre. On nous propose un apéritif qui sera composé d'une bière Tsingtao et d'un « petit cocktail maison ». On consulte la carte pendant ce temps, tout en grignotant les habituelles chips de crevette. Une carte un peu différentes des sempiternels 6 ingrédients de base (boeuf, canard, poulet, porc, agneau, crevette) tout servis à 7 sauces différentes offrant 42 plats à la carte triés par prix selon l'ingrédient de base. Ici, c'est plus soigné, moins exhaustif, avec des mets moins fréquents voir inconnus en contrée lausannoise dans des prix certes plus élevés mais qui les vaudraient bien si les plats sont biens préparés. Puisque le bonheur d'être a plusieurs à table va de paire avec le partage, ce sera trois entrées et trois plats que l'on se partagera. Passons aux choses sérieuses ! En matière d'entrée, nous avons sélectionné les trois types de raviolis proposés à la carte, deux vapeur, un rôti, tous servis par 4 pièces. Commençons par les raviolis vapeurs. Réunis dans un même panier en bambou à deux étages, nous avons d'abord les « Raviolis aux crevettes à la vapeur ». J'ai toujours trouvé ce type de ravioli très délicat, dans cette pâte pâle, fine et sensiblement collante, un peu translucide et apparemment faite maison dans notre cas, d'une saveur qui, sans pouvoir en déterminer réellement le goût, lui est propre. Le façonnage est parfait et la farce est charnue et très fraîche, gourmande et légère. Bref, un plaisir. A l'étage du dessous, cela sera les « 'Siu-mai' au porc à la vapeur » : ceux-ci se présentent comme des petites bourses ouvertes, la pâte plus colorée, épaisse et offrant plus de mâche. Les ravioles débordent d'une préparation de porc et crevette ; le porc est finement haché tandis que la crevette semble avoir préservé plus de son apparence d'autrefois, offrant un mélange de texture assez particulier : très proche de la chair à saucisse avec ces morceaux de crevette donnant le côté « gras » et « rond » de mâche et de saveurs. Si on fait fi de cette sensation, la raviole est fort bonne, dans des saveurs plus corsées que le précédent. J'avouerai que des trois raviolis différents, c'est peut-être celui qui m'a le moins transcendé, malgré son indéniable qualité. Aux côtés du panier vapeur, une jolie assiette nous est présentée, sur laquelle se dresse quatre copieux raviolis grillés des deux côtés. La farce est ici pur porc et est des meilleurs goûts. La texture est bien entendu plus ferme et les saveurs plus franches de par la cuisson plus agressives. En résulte un produit des plus satisfaisants et agréablement accompagné de petits légumes finement émincés et de fines tranches d'orange. Notons la charmante mise en situation de l'assiette, dont le contenu semble caché dans une forêt de persil au centre de laquelle se dresse une pagode de carotte. Ces trois raviolis sont servis avec une sauce dont la saveur première est le sésame, mais avec des arrières saveurs tomatées et légèrement épicées. Sauce plutôt plaisante et à nouveau apparemment maison. Place aux plats ! Tous sont servis sur réchaud. Nous avons décidé de prendre deux plats des plus fréquents mais quasi toujours différemment préparés. Le premier est le « Boeuf croustillant ». Ce n'est probablement pas le plus croustillant qu'il m'ait été donné de déguster, certes, mais il figure sans doute parmi les meilleurs. On sent la saveur et la texture de la viande (ce qui est déjà suffisamment rare pour être signalé) et l'ensemble n'est pas trop sucré. Le tout est sauté avec de l'oignon et un peu de carotte et généreusement saupoudré de sésame. Un petit côté frais est amené avec les crudités finement émincés et joliment dressés. Seul élément chagrinant dans cette assiette : si l'idée de la fleur de légume est toujours charmante, cette de la tailler dans une patate crue est un peu plus... hum.... étrange... Enfin, j'dis ça, j'dis rien ! Autre incontournable, le « Canard rôti laqué ». C'est presque un plat test pour voir si un restaurant a un « petit quelque chose en plus ». En soi, sachant sous quelle forme le canard arrive généralement dans les cuisines d'un chef, ce n'est pas vraiment un mets que je prends souvent, non vraiment plus pour le conditionnement que pour le fait que le plat est presque tout prêt tel quel. Le succès du plat repose donc dans une recuisson qui ne doit pas assécher la chair et la sauce. La chair est correcte et le goût frais et bon, sucré, la peau bien dorée. La sauce (genre hoi sin) n'est pas l'habituelle masse sirupeuse mais une sauce manifestement maison, assez poivrée, aux goûts plus complexes et structurés que celui simple de sirop de glucose. Le plat a donc bien satisfait ! Mais enfin un peu d’innovation. On va dire que j'apprécie les chinois qui proposent « quelque chose d'autre ». Même si c'est parfois bizarre, inconventionnel, surprenant ou autre, j'aime voir d'autres plats à la carte. Admettons que, bien que cela ait son charme, les chinois proposant du poulet à 14.-, du porc à 15, de l'agneau à 17 et du boeuf et du canard à 18... le tout avec toutes les sauces en pot trouvées à l'asian shop du coin, cela commence à lasser. Pour le coup, découverte d'une spécialité de la maison, les « Crevettes au riz fumé ». Dans un joli pot en terre cuite arrive une riche portion de riz « fumé » qui semble être comme pris en galette croustillante. Le serveur arrive avec une grande casserole riche d'une sauce douce-acidulée de tomate, oignons, petits légumes, légèrement relevée et richement garnie de grosses crevettes bien moelleuses. Cette composition riche en saveurs est déversée dans le plat qui sera ensuite recouvert pour « nourrir » le riz. J'ai trouvé cela délicieux, le riz a un petit goût (que je n'aurais pas su pointer comme « fumé ») et on regrettera peut-être juste de ne pas avoir conservé un brin de croustillant dans le riz tant il était gorgé de sauce, certes délicieuse, mais peut-être en trop grande quantité. Pour accompagner cela, deux bols de riz nature bien cuit, moelleux et bien parfumé. Et pour conclure, les serviettes chaudes, toujours agréable ! Côté boissons, passé le « petit cocktail maison » (aux habituelles saveurs de fruit, alcoolisé au campari, son litchi et son ombrelle), et une Tsingtao, ce sera trois thés, un vert, un jasmin et un Oolong, un thé que j'adore et qui a un potentiel qualitatif énorme que l'on ne trouve que trop peu souvent. Côté service, rien a reprocher. Les serveurs sont de belle tenue, s'expriment parfaitement en français et font preuve d'une grande attention auprès du client. Que dire donc du Dun-Huang ? On est clairement dans un chinois de gamme supérieur à la moyenne fréquemment rencontrée dans nos régions. Que ce soit par le cadre propre et raffiné, le service sophistiqué et les assiettes fort bien réalisées, on est dans un établissement qui propose autre chose, parfois résidant un de petits riens qui font le plus. Qui plus est, les prix restent sages. Plein tarif, nous en aurions eu pour 168 CHF, également supérieur à la moyenne des chinois du coin mais pas excessif. Avec le Passeport Gourmand, il ne faut donc pas bouder son plaisir car c'est pour 113 CHF que nous nous en sommes sortis, à savoir avec un 40% pratiqué sur les plats commandés pour trois personnes. S'il faut un bref mot de conclusion, pour éviter la redondance, le Dun-Huang est un restaurant chinois plus haut de gamme que la norme, proposant une cuisine soignée et traditionnelle dans une ambiance feutrée. Les amateurs sauront être satisfaits !
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Ticino
Ticino
17.02.2014, 00:48
http://labobouffe.blogspot.ch/2014/02/le-ticino-lausanne.html Cela fait un bon moment que j'entends parler du Ticino, à Lausanne, et que je souhaite m'y rendre. Suite à une soirée cinéma, ce sera chose faite ce 8 février 2014. Difficile d'avoir plus pignon sur rue, droit en face de la gare de Lausanne, le Ticino ne désemplit pas , midi et soir. Admettons que sa notoriété n'est plus à faire et qu'il y a fort peu de restaurants qui, aujourd'hui, peuvent se targuer d'exister depuis plus de trente ans et suivant toujours une même ligne de conduite tant dans sa proposition culinaire que dans sa constance. La foule qui s'y presse semble être un juste tribut à leur qualité. On constate directement que, malgré une donne pas forcément flatteuse, les propriétaires ont su créer un cadre plutôt agréable. Une petite véranda vient couper le sentiment de proximité avec la route tandis qu'à l'intérieur, de massives poutres de bois, une cheminée et un bar en bois viennent créer une atmosphère originale et chaleureuse. Les murs sont parfois de plâtre augmentés des blasons des communes tessinoises, tantôt de brique apparentes et dans ce cadre se multiplient de petites tables qui, quoique serrées, sont chaleureuses, joliment dressées, assez confortables et plaisantes. Manquera juste l'intimité, quoique cela soit plutôt le genre de lieux où il y aura toujours un voisin pour rire et parler fort tandis que l'on tentera de parler discrètement. La faim gronde, voyons la carte. Celle-ci est ma foi plutôt très grande et serait du genre à me rendre méfiant. Naturellement, la position « près de la gare » demande presque obligatoirement de tâcher de plaire au plus grand nombre. Après discussion avec le patron, cette carte, si grande soit-elle, est le résultat d'un choix des clients durant les longues années d'ouverture du Ticino. Cela témoigne d'une belle écoute en tout cas, et pour en avoir vu sortir ce soir-là, tout paraissait fort bien réussi. Des risotti servis dans des seaux en bois, viandes grillées, poissons, fruits de mers, (ces trois derniers sont en quantités moindres à la carte, bon indicateur), et des spécialités tessinoises ainsi que des pierrades à mon cens « comme il faut », à savoir avec la viande à côté de la pierre que l'on cuira à notre rythme. Une certaine attention est observable à la saison et soulignons enfin que le lieu propose des quinzaines à thèmes, en l’occurrence il s'agissait du roesti. Et pour bien souligner la thématique, voici une corbeille de bon et frais pain tessinois qui nous arrive. Un petit rien qui met dans l'ambiance! On commence par des entrées simples et légères. Ma convive prendra la bête salade verte ; Tandis que pour ma part, je commence par une « Salade mêlée » : une simple et plaisante assiette composée de maïs, trévisse, concombre, carotte, tomate, endives, céleri et laitue ; toutes deux propose un assortiment bien frais, juste nappée d'une vinaigrette manifestement maison de fort bon aloi, bien acidulée et rafraîchissante. Cette assiette contient tout ce que l'on peut attendre d'une salade mêlée de bistrot, la fraîcheur, la simplicité et une sauce maison. Pour la suite, nous puiserons tous deux dans la suggestion de plats typiques tessinois avec le « Coniglio « Lapin » saltado in padella à la moutarde servi avec polenta » : très rare, trop rare de trouver un lapin à la carte d'un restaurant, pourtant une viande délicate et goûteuse, pour autant que l'on fasse l'impasse sur l'affect. Un réchaud nous est amené et la serveuse s'approche avec un grand sautoir à la main, richement rempli ; Ici le lapin est apparemment nappé de moutarde pour ensuite être saisi à la poêle puis déglacé et mis à mijoté dans une sauce de fond brun parfumé d'herbes et riche en moutarde, finalement lié de crème. La portion est généreuse de découpes bien entendu avec os, et dans l'histoire, les stars, ce sont le lapin et la sauce, qui sauront venir à bout des appétits les plus féroces. Et à grande joie car la viande délicate est fort bien cuite, encore tendre (sinon quelques morceaux à peine sur-cuits), et presque fondante, dans cette sauce riche et savoureuse. A côté, une jolie portion de polenta (interchangeable avec du risotto) ma foi un peu inhabituelle, une recette, aux dires du patron, propre au Ticino (qui, à l'origine, la préparait authentiquement au chaudron sans pourtant recevoir le succès mérité) ; une semoule de maïs assez grossière, fort bien préparée, un poil crémeuse et bien gourmande, accompagnement traditionnel et parfait de ce plat. Ce plat est un bonheur, simple, un peu rustique, ménager et rassurant, tout en étant différent de la proposition habituelle dans la restauration du coin. On ne regrettera que la flagrante carence en légumes dans ce plat, légumes qui seraient à mon goût bienvenues (simplement revenus à la poêle ou juste blanchis). Avis personnel, le légume est à mon cens une nécessité dans un repas. Du coin de l'oeil, je repère que la « Tarte du jour » est une tarte au citron. J'adore ce dessert et ne peux y résister. Une tranche des plus généreuse est servie et se suffit à elle-même dans l'assiette. Sur une pâte originalement feuilletée (ce qui n'a rien de désagréable. Au goût, je doute que la pâte fut maison, difficile toutefois de jeter la pierre au chef. Mieux vaut une bonne pâte achetée qu'une pâte maison ratée), un appareil crémeux et onctueux, gourmand, riche et légèrement acidulé, comme on peut attendre d'une tarte au citron. Plus acide ne m'aurait pas dérangé mais elle reste fort bien réalisée. Côté boissons, nous nous sommes hydratés d'un demi-litre d'Heiniez verte ainsi que d'une carafe d'eau. En sus, une bouteille de « Merlot del ticino Delea » en désirée, sur conseil de la serveuse qui s'est étonnamment abstenu de le faire goûter. C'est un vin simple au prix assez doux, sans défaut, offrant un plaisir sans splendeur mais très correct. Pour les moins, signalons que le stockage, sur le bar, n'est pas une bonne idée puisque le vin sera bien entendu trop chaud. De plus, mon objectivité m'empêche de ne pas signaler que nous n'avons pas dégusté le vin (la serveuse, sympathique au demeurant, étant sensiblement trop pressée pour faire plus que l'ouvrir et le servir). Le tout pour le prix raisonnable de 105.80 CHF. Samedi soir, impossible de ne pas être impressionné par l'endurance et l'efficacité des trois serveur, le patron comptant parmi eux. Les tables s'allignent, les plats aussi et c'est un ballet joyeux et energique qui possède le Ticino. Pour avoir tant entendu parler du Ticino, je ne sors pas déçu pour deux sous, même avec l'envie d'y retourner pour savourer d'autres mets typiques. Que cela soit pour un moment en famille, un dîner rapide, entre copains ou en solo, le Ticino est de ces lieux simples et rassurants, de ces vieilles institutions qui ne s'endorment pas sur leur lauriers pour toujours donner le meilleur et maintenir une personnalité et un côté familial, malgré l'emplacement souvent lucratif mais peu flatteur d' « en face de la gare ». J'y retournerai avec plaisir et remercie tout le staff qui s'est montré des plus charmants.
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