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Le Guide gastronomique de serge Mado

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Le C. Richard Cressac
Le C. Richard Cressac
09.11.2012, 10:34
Cuisine délicieuse
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La Crise
La Crise
27.08.2012, 09:19
Trés bonne cuisiine, ambiance géniale le personnel est super accueillant , allez y.......
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La Brasserie Nouvelle
La Brasserie Nouvelle
05.11.2011, 13:22
cuisine de bonne qualité , service fées sympa .
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Le Café du Centre
Le Café du Centre
19.10.2011, 10:51
Aimable, rapide, belle carte, et très bon ...
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Pizzeria Luigia
Pizzeria Luigia
05.10.2011, 09:22

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Cuisine délicieuse

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Trés bonne cuisiine, ambiance géniale le personnel est super accueillant , allez y.......

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cuisine de bonne qualité , service fées sympa .

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Aimable, rapide, belle carte, et très bon ...

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Toujours bien, bien accuilli, tres bon rapport qualité prix ... a

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Tres agréable,

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Entre amis

The Jugged Hare
The Jugged Hare
01.08.2014, 15:18
http://hedofoodia.blogspot.co.uk/2014/08/the-jugged-hare-londres.html Comme je suis dans une phase « cuisine britannique », mon choix ce soir s’est porté sur un « gastropub » que j’avais depuis longtemps envie de visiter mais qui à chaque fois était complet. On se rappellera que la signification d’une telle appellation est l’association évidente des mots gastronomie et pub. Jusqu’il y a quelques années en arrière, la plupart des pubs servaient plutôt de la bière ou des boissons alcoolisées et rien de vraiment très excitant pour la nourriture, souvent grasse et commune tels que des « pies », des saucisses-purée ou « fish & chips ». Le terme en réalité date depuis plusieurs années puisqu’il a été créé dans les années 1990, ce qui fait presque un quart de siècle ! Il existe même en dehors de Londres un célèbre « gastropub » où il faut réserver une année à l’avance pour dénicher une table… le « Hands & Flowers » avec même deux étoiles au guide Michelin ! Bref, ce soir cela sera non loin du quartier de Barbican que je me rendrai pour dîner au « The Jugged Hare », le « civet de lièvre »… Le terme « jugging » consiste donc à cuire de la chasse marinée dans une casserole pendant une longue période avec du vin, du genièvre, du sang et du porto. Il ne faut généralement pas s’attendre à de la cuisine créative mais à une cuisine locale souvent injustement décriée qui peut vraiment être délicieuse. Une cuisine britannique parfaitement réalisée équivaut l’on dira à une cuisine de bistrot type « bouchon » et voir même brasserie. Au coin d’une rue, ce lieu est déjà unique dans son genre car il s’agit d’un pub qui se targue d’être presque un rendez-vous de chasse. Animaux empaillés ; lièvres (évidement) mais aussi des oiseaux et une tête de cerf géante dans un coin. Comme nous sommes en été, la clientèle juste venue prendre un verre n’hésitera pas à occuper la rue. Phénomène amusant et tout à fait courant à Londres. L’intérieur est vraiment très beau avec une ambiance enjouée. Un bar comme dans tous les pubs mais tout de même une certaine classe. Serveurs avec gilets de tweed et doublure de soie rouge. Derrière ce bar une série de vitrines avec des bêtes empaillées comme dans un musée d’histoire naturelle ou un intérieur de taxidermiste. C’est donc ici que je démarre avec une bière tirée directement du tonneau, bière portant d’ailleurs le nom de l’établissement à ranger dans la catégorie des « bitter ». Cette « Jugged Hare Pale Ale” est produite par le brasseur Duncan Sambrook (London’s Sambrook Brewery) http://www.sambrooksbrewery.co.uk/, réalisée avec du malt, blé, eau et levure ; des produits tous provenant de Grande-Bretagne. Un goût citronné, épicé avec une légère amertume. C’est en descendant quelques marches à droite et dépassant le mur de têtes de lièvres que vous arriverez dans la salle du restaurant. Une fois après m’être annoncé à l’hôtesse, me voici installé face à la cuisine ouverte ou le chef Richard O’Connell orchestre les activités de son équipe. Une cuisine mais également une rôtisserie. Une jolie salle plutôt classique et comme le pub à l’entrée, dans une gamme plus chic que la plupart des établissements de cette catégorie. En saison, la spécialité est évidement la chasse mais de mars à juillet, période de reproduction, il est interdit de vendre du gibier. La carte tout à fait intéressante proposera un joli assortiment de plats plutôt roboratifs, tous lorgnant vers la Grande-Bretagne. Une fois la prise de commande passée, me voici amené une planche avec pain plutôt bon et un beurre salé. Je choisis pour commencer ce qui est considéré comme un snack mais en réalité la taille est plus proche d’une entrée. Il s’agit de croquettes de boudin irlandais Clonakilty avec une sauce Guinness. Tout de suite ceci m’avait interpelé est c’est avec surprise que je découvre quelques chose de vraiment succulent. Le boudin Clonakilty http://www.clonakiltyblackpudding.ie/ est fabriqué depuis 1880 par plusieurs générations et la recette est tenue secrète par la famille Twomey. Il est ici retravaillé en forme de croquette et ensuite passé à la friture. La sauce en accompagnement est réalisée avec la célèbre bière. C’est une très belle entrée servie sur une belle planche de bois. Autre entrée, de la langue de bœuf, salade de betterave, cornichon. Quelques tranches bien cuites accompagnées de cette salade légèrement vinaigrée et des cornichons plutôt doux. Simple mais parfaitement réalisé. Dans les spécialités du jour, je choisis en plat principal le cochon de lait de Tamworth rôti, caramel de pomme, sauce gravy. Le « Tamworth » est comme le nom l’indique une race originaire de la ville de Tamworth en Angleterre, proche des vieilles populations de porcs européens descendants directement du sanglier. Ce cochon s'est développé en Angleterre, aux États-Unis, au Canada et en Australie, avant de connaître un fort déclin. Les effectifs sont faibles aujourd'hui et il est menacé dans chacun des pays où il a été introduit. C’est est un porc rustique de taille moyenne, de couleur rouge doré à rouge foncé. Il produit d’ailleurs des jambons appréciés avec une faible teneur en gras. C’est d’ailleurs sur le comptoir de la cuisine que l’on peut observer la tête déposée sur une assiette… Un porc avec une chaire vraiment très suave, une peau très croustillante et une magnifique sauce que les britannique appelle « gravy ». Une sauce traditionnelle à base de jus de viande où l’on ajoute un peu de farine et du bouillon. Le goût de cette viande me rappelle un peu le type de cuisson des cochons de lait que l’on peut aussi déguster en Espagne. Comme accompagnement une parfaite purée de pomme de terre. J’ai vraiment passé un excellent moment dans cet endroit car commencer par le pub reste une très belle expérience. La salle de restaurant est très agréable, le service adéquat et la carte représente probablement ce qu’il y a de mieux dans la cuisine britannique. Tout est parfaitement cuisiné avec d’excellents produits et les préparations sont soignées. Si vous êtes intéressés à découvrir ce qu’est une excellente cuisine anglaise, voici sans aucun doute l’endroit.
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Elliot's Cafe
Elliot's Cafe
31.07.2014, 09:42
C’est cette fois-ci c’est non loin du « Borough Market» que je me suis décidé de me rendre, au sud de la Tamise et non loin du « London Bridge ». J’avais un excellent souvenir de cet endroit car il y a quelques années de cela, il m’arrivait de travailler dans le coin. Le « Borough Market » est un marché traditionnel de comestibles qui existe depuis 1755 et qui mérite une visite dans la journée car c’est vraiment ici que l’on trouve de très beaux produits comme probablement rarement ailleurs. Tout restaurateur ou gourmet avertit viendra surement un jour ou l’autre s’approvisionner ici. J’en profite également pour glisser une adresse de fromagerie tout bonnement exceptionnelle se trouvant juste en face du marché ; « Neals Yard Diary » qui est selon moi une de plus belles fromageries que je connaisse. Évidement spécialisé en fromage de Grande-Bretagne avec des pâtes que probablement vous n’aurez jamais dégustées auparavant. En quelques années, l’endroit a plutôt changé car les tavernes ou bistrots se sont un peu propagés dans le quartier entre le pont et la tamise. Cependant il ne s’agit pas de restaurants à touristes mais plutôt une série de pubs qui sont combles en début de soirée et quelques bistrots vraiment « à la page ». Clientèle en train de discuter dans la rue en train de prendre une bière…ambiance garantie. « Elliot’s » est justement l’un de ces établissements qui fait le bouche à oreille dans les milieux « foodiste » de la « city ». J’avais déjà réservé au préalable mais c’est en discutant chez « Lyle’s » que le nom est à nouveau été mentionné comme étant une des « jolies tables » à visiter. Juste en face donc du marché et non loin des ponts de briques sur lequel passe si je ne me trompe pas les métros, vous ne saurez manquer « Elliot’s » inscrit en grand sur une façade. Une petite terrasse avec quelques tables à l’extérieur et un très joli intérieur dans le style bistrot contemporain. Un mur de brique sur côté qui atteste de l’ancienneté du bâtiment et en face le bar. Au fond une extension type véranda qui prolonge agréablement cette salle avec ces tables et chaises en bois, et sur l’une de parois, un résumé des approches culinaires de l’établissement. A partir de 19 :30 l’endroit est comble et l’on fera la queue pour espérer pouvoir manger quelque chose si l’on n’a pas réservé. Comme l’on peut s’en douter, « Elliot’s » s’approvisionne quotidiennement au marché pour proposer divers plats avec un côté britannique plutôt innovant mais aussi quelques incursions plus vers le sud de l’Europe. Ici ce sont les meilleurs produits locaux qui seront sélectionné afin de créer cette carte qui change quotidiennement. C’est plus un concept « qu’est-ce que je trouve au marché et que je prépare… », que l’inverse. D’entrée je suis ébahit en goutant le pain qui m’est apporté. Je croyais avoir gouté d’excellents pains mais celui-ci dans son genre est plutôt exceptionnel. La carte qui m’est proposée par la sympathique serveuse est plutôt courte mais ô combien intéressante. On y trouvera un ensemble de plats que l’on peut se partager, une approche assez courante ici et même un peu partout maintenant dans la plupart des grandes villes. Et il y en aura pour tous les goûts ! Même de grandes pièces de viande de 3 à 5 personnes rassies pendant 35 jours. Cela sera pour commencer des calamars grillés, bouillon de crabe et pois chiches. Une très belle assiette bien colorée avec un calamar d’une incroyable fraicheur, cuit à la seconde et tendre, dans un bouillon très parfumé où l’on trouvera des pois chiches, quelques petites tomates cerise bien sucrées et une tombée de crème. C’est un plat vraiment gourmand avec des associations tout à fait justes. Pour suivre des petits pois, épinards et fromage Wigmore. Une assiette pleine de fraicheur avec un mélange de petits pois et de fèves fraiches sur un lit d’épinards rapidement sautés. Sur le dessus un fromage de brebis produit dans le village de Risley dans le Berkshire produit à la base par Anna et Andy Wigmore. Un petit jus en fond qui probablement devait avoir une larme de vin blanc. J’apprécie énormément ces plats simples mais parfaitement réalisés avec d’excellents produits. Pour terminer, du ris de veau, fèves, chanterelles et bacon. Une poêlée à nouveau bien gourmande avec les ingrédients parfaitement cuits, quelques tiges de petits pis et même quelques graines de cumin pour apporter une petite touche gustative originale. Le patron semble être un fanatique des vins bios et propose une jolie carte avec également des crus au verre. J’ai sélectionné le Mas des Agrunelles, Poivre d’Ane, Languedoc 2011. Un agréable vin avec quelques notes épicées et beaucoup de fraicheur. Voici un délicieux endroit où l’on mange une cuisine soignée de bistrot avec de magnifiques produits dans une ambiance très décontractée. Tout s’est avéré être excellent, bien cuisiné et préparé avec sans aucun doute de la passion. Une très jolie adresse à ne pas manquer de l’autre côté de la tamise.
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Andina
Andina
30.07.2014, 09:39
http://hedofoodia.blogspot.co.uk/2014/07/andina-londres.html J’étais déjà passé plusieurs fois devant ce joli nouvel établissement dans le quartier de Shoreditch juste avant son ouverture et m’étais dit qu’une fois ou l’autre, je devrais repasser devant afin de voir si l’endroit avait du succès ou non, ignorant totalement ce que la presse locale en disait. Eh bien ma surprise fut grande de voir un endroit toujours plein… En ce moment la cuisine sud-américaine est en plein envol avec des tables qui rivalisent selon les médias avec celles en Europe. « Astrid & Gaston » à Lima et tant d’autres au Brésil ou au Mexique. Andina comme le nom l’indique est un restaurant sud-américain et plus précisément Péruvien qui est le petit frère d’un établissement assez réputé à Soho appelé « Ceviche » mené rondement par un certain Martin Morales (http://martinmorales.co.uk/). Cuisinier et auteur de plusieurs livres de recettes, c’est un personnage plutôt intéressant car initialement, il était responsable de iTunes Pan Europe et par la suite de Disney Music ! Passionné de cuisine Péruvienne, il ouvrit tout d’abord le restaurant « Ceviche » et cette année l’ « Andina ». Deux restaurants où le personnel est passionné de cette cuisine sud-américaine. En parallèle, Martin Morales ancien DJ, lança une marque de disque appelée « Tiger’s Milk Record » ou il nous fera découvrir de nouveaux artistes péruviens ainsi qu’un livre de recette simplement intitulé « Ceviche ». Un très beau livre que j’ai eu l’occasion de feuilleter, hautement recommandé à ceux qui souhaiteraient découvrir et pratiquer cette cuisine qui ne m’était pas vraiment connue. De plus cet ouvrage est même disponible en français pour une vingtaine d’euros. Si intéressé, des cours de cuisines sont aussi proposés pour les amateurs. Ici on y trouve une cuisine évidement inspirée des Andes mais avec quelques surprises. Situé au coin d’une rue, ce lieu est vraiment très bien agencé pour que l’on se sente immédiatement bien. L’accueil est des plus souriant et étant seul j’ai la chance de me trouver face aux cuisiniers, à côté du bar. Un intérieur décoré simplement avec quelques objets du pays mais rien de très ou trop exotique. Une ambiance décontractée de bistrot avec un joli fond musical des plus plaisants. Le service est étonnement disponible et prêt à faire tous les efforts nécessaires pour vous renseigner car ici l’approche est semblable aux tapas, à savoir que l’on déguste une série de petits plats que l’on se partage entre convives. Dans mon cas… ce soir, je ne partage qu’avec moi-même… Le bar sur ma gauche affiche une liste impressionnante de cocktails à base de Pisco qui est une eau-de-vie fine élaborée à partir de la fermentation des bouillons frais des moûts de raisin cultivés dans des zones très précises du Pérou. Le classique « Sour », mais aussi d’autres variations avec multiples jus de fruits. En face de moi, les cuisiniers péruviens qui alignent plats après plats. Se trouver assis à ce bar et observer ces chefs est une jolie expérience lorsque l’on ne connait pas vraiment ce type de cuisine. Je passe ma commande avec une bière péruvienne type lager de la marque Cusquena. Fraiche et légère, parfait pour un repas comme celui-ci. Impensable de ne pas prendre un « Ceviche » et c’est sur les recommandations de ma sympathique serveuse que je choisis le « Tiger’s Milk Trio », du même nom de la maison de disque. Trois « shots » de « ceviche » vraiment exceptionnels réalisés avec du bar, une crevette, et coquille Saint-Jacques. Le « Tiger Milk » est en fait une marinade à base de citron vert (on peut parfois aussi utiliser du jus d’orange ou de clémentine), du sel et du piment. Mais parfois on y ajoute de l’ail, du gingembre et de la coriandre. La marinade peut être passée au mixer pour être plus épaisse ou préservée telle qu’elle est initialement. Il se dit aussi que cette préparation a des propriétés miraculeuses, stimulantes et même aphrodisiaques… Donc me voici avec différents petits verres contenant chacun des poissons ou crustacés différents avec quelques ajouts comme de la coriandre dans l’un ou du céleri dans l’autre. J’en garderai un souvenir mémorable de fraicheur, d’acidité bien maitrisée et d’une dose de piment comme je l’apprécie. Sans aucun parmi la meilleure interprétation de « ceviche » que j’aie pu gouter. Comme quatrième shot, le « Popcorn péruvien » appelé « Cancha ». Il s‘agit d’un snack réalisé à partir d’un maïs spécial appelé « maíz chulpe ou maíz cancha chulpe ». Les graines sont grillées avec de l’huile jusqu’à ce qu’elles brunissent. L’accompagnement classique avec une bière et un « ceviche ». Deuxième plats avec les « Quinoa Croquetas » avec une sauce au piment « Rocoto ». La Bolivie et le Pérou produisent à eux seuls plus de 90% du quinoa mondial. Une céréale andine qui est utilisée depuis des millénaires par les civilisations de ces deux pays, un des éléments de base de l´alimentation de ces peuples Andins. Ici travaillé en croquettes avec si je ne me trompe pas un peu de fromage en son centre. Ces croquettes sont ensuite trempées dans une sorte de confiture de piment très douce, dans laquelle on trouve de la tomate, du poivron, du sucre et du vinaigre de cidre. Il semblerait que l’on ait ajouté de la fraise dans cette version. C’est vraiment succulent et original. Je poursuis avec les petits « Chicharonnes » de porc, sauce criolla et la sauce rocoto décrite précédemment. Chaque pays d’Amérique du sud a sa version de ces petits morceaux de porc frits. A l’origine, il s’agissait d’un met d’Andalousie qui par la suite s’est répandu dans tous les pays où l’on parle la langue espagnole. Au Pérou on cuit la viande porc dans l’eau jusqu’à ce que celle-ci disparaisse et l’on cuit les morceaux dans leur propre graisse comme lorsque l’on confit une viande. Généralement la sauce qui accompagne ce snack, la sauce criolla est réalisée avec des oignons rouges, de « l’Aji Amarillo », de la coriandre, du sel, et du jus de citron vert. Les ajis sont au Pérou ce que les chiles sont au Mexique et on les utilise aussi bien frais que séchés. L'aji amarillo, littéralement piment jaune, peut être ajouté entier à des mijotés ou encore, broyé, aux ceviches et salsas de toute sorte. Cette sauce criolla a été ici mélangée avec la sauce rocoto. Un plat délicieux, bien relevé et très fruité. Pour suivre, un délicieux poulet « Aji de Gallina », noix de pecans, pommes de terre, olives botija. Une petite casserole avec un riz sautés sur lequel l’on trouve les noix, de la coriandre ciselée, des pommes de terre violettes, ainsi qu’une sorte d’olive péruvienne qui contiendrait moins d’huile et plus sèche, idéale pour la santé. Le poulet est lui dans une sauce typique au Pérou plutôt douce et crémeuse à base de noix rapée et de panure. On y trouve aussi de l’ail, du piment vert doux, du curcuma, du paprika et du fromage. Un très bon plat dont les origines proviendraient de la révolution française en 1789 et lié au fait que certains français migrèrent à cette époque vers le nouveau monde. Un légume pour compléter, des haricots verts sautés au « Sacha inchi » avec le mais croquant susmentionné. Le « Sacha inchi » est une graine d’où l’on extrait une protéine végétale et une huile riche en Omega 3. Ce fut vraiment une soirée découverte avec une cuisine presque nouvelle, parfaitement maitrisée avec des produits inhabituels, des saveurs très intéressantes et tout ceci dans la joie et la bonne humeur. Un endroit vraiment très sympathique avec un personnel plein d’enthousiasme. Si vous ne connaissez pas cette cuisine, voici probablement l’un des endroits les plus recommandables qu’il soit pour découvrir de nouveaux horizons culinaires !
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Lyle's
Lyle's
29.07.2014, 15:33
http://hedofoodia.blogspot.co.uk/2014/07/lyles-londres.html Indéniablement, Shoreditch est la place « to be » en ce moment à Londres. Le nombre de tables de qualité y est impressionnant et à chaque fois dans un lieu particulier et dans une ambiance recherchée. C’est dans ce quartier qu’a plus ou moins démarré le collectif des « Young Turks » qui a généré un ensemble de tables plus belles les unes que les autres, donnant un souffle tout nouveau à la cuisine Britannique. Isaac McHale passé tout d’abord au “Upstairs at Ten Bells » et maintenant au “The Clove Club”. Ben Greeno parti à Sidney au « Momofuku Seiobo » du médiatique David Chang. Le troisième acolyte James Lowe lui vient d’ouvrir depuis fin mai dans un lieu minimaliste, le « Lyle’s , qui en peu de temps est devenu l’endroit dont l’on parle beaucoup en ville... Situé dans une ancienne galerie dans l’iconique édifice « Tea Building » (http://teabuilding.co.uk/), vous serez plutôt surpris de l’endroit. Précédemment occupé par l’usine « Lipton Tea », ce bâtiment fut à l’origine un ensemble d’entrepôts qui par la suite subirent des rénovations afin d’héberger dans de magnifiques espaces, un certain nombre d’enseignes à la mode. Le lieu propose également un club et un hôtel. Comme un peu le “St John” et le “Clove Club”, le décor est très dépouillé avec quelques références aux ambiances scandinaves. Murs de briques blancs, bois recyclés, vieux meubles, lumières industrielles, table et chaises en bois que l’on aurait pu acheter dans les années 60 au Danemark, tables alignées et dressées avec serviette, couverts et verres. Le minimum mais aussi l’essentiel. Une cuisine ouverte, de grandes baies vitrées donnant sur le côté sud. Un endroit improbable mais qui séduit immédiatement. Selon les dires, la cuisine se devait d’être alignée avec l’esprit du bâtiment ; sans prétention, épurée, belle et instinctive. Ici le menu changeant quotidiennement est unique et a 39 GBP, en sept plats avec pain, mignardise et eau inclus. Ce qui confirme une fois de plus que cette nouvelle génération de chefs a bien compris que les temps sont difficiles et que de vouloir se positionner dans le haut de gamme dans la « city » est un modèle difficile dans la durée. Comme la plupart des chefs qui révolutionnent la cuisine à Londres, James Lowe utilise également des produits provenant des fermes, des produits élevés avec éthique et selon les normes, avec l’ambition de préparer une cuisine simple, mais avec de la créativité ; une cuisine avec de la personnalité. Des plats d’influence britannique probablement liés à son passage chez Fergus Henderson du « St John Bread & Wine » qui développa le concept "nose to tail" (utilisation de tout ce qui est mangeable, donc également des abats), mais aussi des influences liées à son passage au Fat Duck et chez Noma. Après être installé à une table face à cette cuisine ouverte, immédiatement une sympathique jeune fille m’amené le menu du jour que j’avais déjà consulté sur le site, la carte des vins assez intéressante avec certains également au verre, une bouteille d’eau gazeuse « maison » et quelques tranches d’un délicieux pain au levain accompagné d’un beurre fermier salé. En préambule me sont apportées deux tranches de truite de mer saumonée marinées dans un mélange sucre et sel un peu à la manière d’un gravlax, accompagné de betterave lyophilisées réhydratées à la vapeur. Tout de suite le ton est donné ; produits de qualité travaillé sur place avec une touche créative. La truite est fondante et juste marinée, la betterave ressemblerait presqu’à un fruit sec avec des saveurs bien concentrées. Second amuse-bouche plutôt surprenant ; tête de porc panée accompagnée d’une mayonnaise à la Tarragone. Une croquette cubique sans aucun goût d’huile, croustillante avec à l’intérieure une texture mélangée avec les viandes de la tête et l’on trempe le tout dans cette sauce bien parfumée. Cela semble être simple, mais il y a un vrai travail et c’est délicieux. Première entrée appelée, anguille fumée et bouillon de navet. A première vue cela ressemble à un simple bouillon comme l’énoncé le dit mais une fois en bouche, c’est une explosion de saveur avec tout d’abord le goût raffiné de ce bouillon clair et léger, ensuite les tout jeunes navets débités en fins quartiers et qui ont du légèrement mariner dans un vinaigre sucré ; pour finir des dés d’anguille qui apportent un gout fumé au tout. Les associations de saveurs de ce bouillon sont innovantes et confirment la recherche autour d’ingrédients simples. Autre plat ; chanterelles, œuf et escargot. Produits d’Ecosse avec des champignons cuits à la minute qui ne seront pas trop mous ou beurrés, un œuf cuit à basse température, quelques croutons, des escargots très moelleux et un excellent fond. Sur le dessus quelques feuilles de roquettes mais pour une fois plutôt douces et non amère ou trop poivrée. Un plat avec des saveurs bien nettes. Je serai assez surpris par le poulet, « little gem » et anchois qui illustre parfaitement l’approche culinaire de James Lowe. Certes un poulet est une volaille plutôt considérée comme classique mais ici elle a été cuite en trois fois. A basse température, ensuite grillée pour que la peau croustille et ensuite j’ai pu observer un des cuisiniers amener une pièce de bois fumante pour donner un léger goût fumé aux chaires. La texture et goût de cette volaille fut exceptionnelle, accompagnée d’un jus léger et gouteux ainsi que d’une jeune laitue juste poêlée et encore croquante sur laquelle se trouvait deux formes d’anchois ; une fois sous forme de beurre comme une anchoïade et aussi intégrée dans une sauce à base d’échalote et de cornichons aux vinaigre très finement hachés. Un plat qui joue sur diverses saveurs, fumé et vinaigré. Nous poursuivrons avec un fromage ; St James, miel et noisettes. Une tranche de pain légèrement toastée sur laquelle se trouve ce fromage appelé St James de la région de Cambria dans le Nord-Est de l’Angleterre. Le fromage de chèvre fondant est recouvert d’un peu de miel et d’une poussière de noisette. Pour terminer le dessert appelé, Cerises, glace aux noyaux de cerises. Une glace vanillée avec un subtil goût de noyaux, un granité de cerises sur le dessus ainsi que le fruit légèrement poêlé et pour apporter une touche croustillante, un crumble de biscuit. C’est un dessert réconfortant et délicieux. Une heure et demie pour ce repas que le chef souhaite être une expérience mémorable, avec une cuisine soignée et de très bons vins, tout cela a des prix très raisonnables comme vous aurez pu le constater. Des plats avec des produits locaux qui a première vue semblent toujours évidents mais à chaque fois l’on peut observer qu’il y a eu de la recherche et du travail. Un personnel qualifié, souriant et qui connait les composantes des assiettes. Une magnifique nouvelle table à Shoreditch sur laquelle il faut compter et qui en complète magnifiquement le paysage gastronomique de cette nouvelle cuisine britannique ; une cuisine inspirée, légère et préparée avec de très beaux produits.
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Gatlin's BBQ
Gatlin's BBQ
12.07.2014, 20:16
http://hedofoodia.blogspot.fr/2014/07/gatlins-bbq-houston.html Impossible de manquer un tel lunch juste avant de quitter Houston… Et pourquoi cela ? Première raison, il n’y qu’aux Etats-Unis que l’on peut manger du BBQ et même si cela existait par chez nous, il serait impossible de reproduire exactement le résultat espéré. Qu’on se le dise ou se le répète, le BBQ à l’américaine n’a rien avoir avec le barbecue à l’européenne. Si pour nous il s’agit de cuire de la viande sur la braise ou des grills électriques, il s’agit de toute autre chose principalement au sud du pays. Souvent un sport ou une compétition, les américains « se battent » pour remporter des trophées soit pour les cuissons des viandes soit pour les sauces elles aussi appelées BBQ qui depuis quelques années ont malheureusement été banalisées dans les supermarchés et vendues par les grosses industries du ketchup. Le BBQ à l’américaine, c’est une cuisson longue à basse température qui permet une succession de réactions chimiques transformant les chaires de viande en quelque chose d’absolument parfait, fondant en bouche et parfumé. Souvent les cuissons durent plusieurs heures et la chaleur doit être soigneusement être contrôlée. Certaines viandes cuisent même au-delà d’une quinzaine d’heures ! Autre élément important du BBQ, c’est la fumée… Souvent on utilise également un fumoir dans lequel on dépose sur les braises, différents types de bois afin de parfumer les chaires et leur donner également cette couleur souvent rosée typique. Lorsqu’à Houston on se réfère à la nouvelle génération de chefs qui portent le flambeau de la gastronomie, ce sont souvent les mêmes noms qui ressortent. Entre autres, Chris Sheperd de chez « Underbelly » que j’ai eu la chance de découvrir et la famille Gatlin… avec le fils Greg http://www.visithoustontexas.com/travel-tools/myhouston/greg-gatlin/, le « pit master » qui désigne les gourous de ce genre de cuisson. D’ailleurs le site de la ville loue la qualité de ses chefs, encore une opportunité de découvrir d’autres tables sur ce lien. http://www.visithoustontexas.com/travel-tools/myhouston/houston-is-tasty-2/ Comme je le disais précédemment, pas possible de ne pas au moins prendre un repas au Gatlin’s BBQ et de préférence la journée car le soir cela ferme a 19 : 00. Gatlin’s BBQ est une institution à Houston, connue de toutes les personnes qui sont amatrices de ce type de cuisson. Ce n’est pas un restaurant mais ce que l’on appelle ici un « joint ». La traduction la plus proche serait selon-moi….un cabanon. Un baraquement sans aucun charme au bord d’une rue presque sans âme. On y s’arrête avec son pickup, on peut sotr passer la commande au comptoir et repartir avec son sac en papier Kraft, soir consommer sur place à l’une des deux ou trois tables intérieurs ou encore mieux à l’extérieure sur la terrasse. Est-ce un « fast food »…presque…mais ici c’est le sommet de l’art dans son genre ! Une fois garé, et entré dans cette baraque, vous ferez la file afin de passer votre commande. Que des viandes BBQ servies soit en sandwich soit sur assiette avec accompagnement selon ses envies. Du « sliced Brisket » qui est de la poitrine en tranche, des « ribs » qui sont des travers de porc, des racks de ribs, du « pulled pork » qui est du porc effiloché, de la dinde, des saucisses épicées maison ou au chevreuil, de la volaille. Egalement des grosses pommes de terre farcies avec ces viandes. Sur les recommandations de la sympathique caissière, je choisis l’assiette avec les trois viandes classiques : « Brisket, Ribs et saucisse de chevreuil ». Une fois payé je reçois un ticket avec mon numéro et patienterai quelques minutes sur la terrasse couverte extérieure. Le « 65 » est appelé est c’est surement madame Gatlin qui arrive sur le terrasse avec un plateau et plusieurs assiettes de plastique. La mienne est abondamment garnie des viandes ainsi que des accompagnements que j’ai choisis qui étaient au nombre de deux dans le prix. Cole slow et salade de pommes de terre. Mais en supplément sont servis des piments jalapeno en saumure, des oignons frais et surtout une sauce BBQ dans un petit bol. Les « ribs » sont tout bonnement exceptionnels, légèrement fumés, fondant…un vrais bonheur. Le « brisket » fond sur la langue. La saucisse non grasse est savoureuse avec son léger goût animal. Le cole slaw qui doit être la salade la plus connue au Etats-Unis est réalisée à la perfection et assaisonnée à la perfection sans trop de mayonnaise. Les légumes sont tous croquants, frais. La salade de pommes de terre est parfaite et plutôt inhabituelle car nous sommes plus proche de la purée avec des gros morceaux que des salades germaniques. La sauce BBQ est jubilatoire et dieu sait comment celle-ci a été confectionnée car même si les ingrédients de base sont souvent les mêmes, il y aura toujours un secret qu’aucun cuisinier ne partagera. Tout est réalisé sur place, d’une grande authenticité et tout cela dans la joie et la bonne humeur. J’ai eu l’occasion quelque fois du BBQ aux Etats-Unis mais je crois qu’ici ce fut au-delà de toute attente… La perfection dans son genre. A ne surtout pas manquer.
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serge Mado
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