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Le Guide gastronomique de serge Mado

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Le C. Richard Cressac
Le C. Richard Cressac
09.11.2012, 10:34
Cuisine délicieuse
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La Crise
La Crise
27.08.2012, 09:19
Trés bonne cuisiine, ambiance géniale le personnel est super accueillant , allez y.......
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La Brasserie Nouvelle
La Brasserie Nouvelle
05.11.2011, 13:22
cuisine de bonne qualité , service fées sympa .
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Le Café du Centre
Le Café du Centre
19.10.2011, 10:51
Aimable, rapide, belle carte, et très bon ...
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Pizzeria Luigia
Pizzeria Luigia
05.10.2011, 09:22

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Cuisine délicieuse

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Trés bonne cuisiine, ambiance géniale le personnel est super accueillant , allez y.......

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cuisine de bonne qualité , service fées sympa .

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Aimable, rapide, belle carte, et très bon ...

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Toujours bien, bien accuilli, tres bon rapport qualité prix ... a

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Tres agréable,

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Entre amis

Auberge du Pont des Pierres
Auberge du Pont des Pierres
07.04.2014, 09:24
http://hedofoodia.blogspot.fr/2014/04/lauberge-du-pont-des-pierres-montanges.html Voici un certain temps que je souhaitais me rendre à l’Auberge du Pont des Pierres dont j’avais entendu parler plutôt en bien, qui selon mes souvenir venait de recevoir un Bib Gourmand et dont le jeune chef Romain avait présenté récemment sur une radio locale, l’un de ses plats. Première tentative ratée pour y venir manger car le restaurant affiche plein… C’est donc une semaine plus tard que nous trouverons de la place. Il faut déjà savoir que l’établissement n’est ouvert que du jeudi au lundi et que la réservation ne peut se faire que pendant les heures des repas, que l’on ne peut pas laisser de message sur leur répondeur. Montanges c’est vraiment un endroit un peu en dehors de tout, donc équipez-vous d’une bonne carte ou d’un GPS car l’endroit n’est pas simple à trouver. Peut-être 45 minutes de Genève en prenant l’autoroute direction Bellegarde-sur-Valserine et ensuite c’est après peut-être une dizaine de kilomètres après la sortie que vous arriverez dans ce tout petit village de l’Ain et son cadre campagnard. La commune est traversée par un petit cours d'eau appelé la Sandézanne, qui se jette dans la Valserine légèrement en amont d’un pont qui s’appelle comme le restaurant « le pont des pierres », et qui enjambe cette Valserine pour rejoindre Montanges et Confort. J’apprends en parcourant la toile que ce pont construit en 1910, fût ou est…je ne sais pas trop, le plus haut pont en maçonnerie du monde avec 65 m sous voute. A la base, utilisé pour un tramway et qui ensuite devient un axe routier. C’est aussi semblerait-il à côté d’une réserve naturelle où séjourne une importante colonie de chauve-souris… Arrivés finalement à bon port, impossible de manquer dans ce village de quelques centaines d’habitants cette auberge. Un grand parking face à cette maison-villa dans les tons saumon qui a une vue sur la campagne. Une fois franchi la terrasse nous voici accueilli par la charmante et souriante épouse du chef ; Chloé qui s’est avérée être vraiment très enthousiaste lors de cette soirée, nous parlant aussi bien de ses coups de cœurs viticoles que des tables qu’elle apprécie. Une fois dépassé le bar, l’intérieur est plutôt sobre avec un petit côté chalet avec ses parois de lambris. Quelques tables avec un peu partout des orchidées et quelques tableaux sur les murs dont le « célèbre pont ». Pour commencer notre repas nous est apporté quelques délicieux bricelets salés à l’anis. C’est un peu inattendu mais après réflexion c’est une excellente idée car tout d’abord ils sont vraiment très bons et deuxièmement, je préfère cela a ces amuse-gueules souvent insipides ou « compliqués pour pas grand-chose… ». La carte des vins qui m’est apportée est vraiment très sympathique. Tout d’abord les prix sont plus que raisonnables et rapidement l’on voit que l’on a mis du cœur à la réaliser. D’entrée Chloé me précise que l’on peut repartir avec sa bouteille si l’on ne la finit pas ! Quelle excellente initiative car tout d’abord cela permet de déguster plusieurs vins si on le souhaite et deuxièmement éviter de soit s’endormir au volant…ou autres mésaventures. Mon choix se fera tout d’abord avec un Marestel, un vin que j’apprécie particulièrement. Une Roussette avec une belle robe brillante et jaune, souvent des arômes de fruits confis qui ici provient de chez Raymond Barlet de la Cave du Prieuré. Seconde magnifique bouteille avec un vin du languedoc, Les Creisses 2012 de Philippe Chesnelong. La renommée du Domaine des Creisses n'est plus à faire. Présent sur les grandes tables gastronomiques de France, il est le chouchou du sommelier passionné par le pays d'Oc. Un vin qui s'exprime avec du fruit, de la longueur et une superbe finesse. Ici le menu est unique avec entrée, plat, fromage et dessert au choix pour 34 euros, avec la possibilité de ne prendre que ce que vous souhaitez. En d’autres termes, vous pourrez éliminer selon votre faim, fromage et/ou dessert. Le délicieux pain qui nous est apporté est fait maison. Un pain à la farine bise qui me servi grillé avec mon entrée. Cela démarra avec une excellente entrée, le croustillant de bœuf fumé, choux fleur. Il s’agit d’une préparation de bœuf probablement longtemps mijotée puis effilée avec un délicieux parfum fumé, entourée d’une feuille de Brick, puis passage dans la friture. Les deux bricks ou « nems » sont accompagnés d’une subtile panna cotta de chou-fleur sur laquelle se trouve entre autre des brisures de ce légume. C’est très gourmand, absolument jubilatoire ! Ce soir également une suggestion du jour, je prends en entrée le foie gras des landes et betteraves (supplément de 7 euros). Le foie est magnifique, parfaitement assaisonné et cuit. En accompagnement quelques morceaux de betteraves légèrement vinaigrées et un « caviar de betteraves », petite boules réalisées avec la racine. Pour les plats principaux, tout d’abord un onglet de bœuf, brocolis et frite de panisse. La viande est tendre, le brocolis monté en purée est légèrement (pas assez…) parfumé à la menthe, le tronçon de panisse est entouré d’une fine pâte réalisée avec de la farine de pois chiche. Un plat de bistrot mais qui manque un peu de relief. Pour moi le carré de cochon fermier, patate douce. Je suis tout d’abord assez surpris de trouver cette purée de patate bien relevée avec un peu de gingembre qui aurait pu me laisser penser qu’il s’agit de courge….mais non ! La fond de sauce est délicieux, réalisé avec des os…bref « comme il se doit » ! Je regrette que le porc fermier de la région ne soit pas un peu plus tendre. Quelques chips de cette patate pour apporter une touche croustillante. Pour suivre une seule assiette de fromages de la vallée ; morbier, comté, et bleu de Gex. J’ai bien apprécié le très joli dessert appelé pomme caramel, sorbet bière blanche. Des morceaux de pommes cuits froids mais encore entiers dans une sauce caramelle avec un fin feuilleté au milieu et sur le dessus une étonnante glace ou plutôt sorbet qui apporte une intelligente acidité au tout. Vraiment très bien pensé tout ceci ! Voici une belle cuisine de type bistronomique avec de jolies idées avec des produits frais de saison, si possible locaux, bien travaillés avec une touche de créativité et une jolie carte de vins. Un couple qui se donne énormément de peine pour satisfaire une clientèle locale mais aussi qui vient de plus loin….la preuve !
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Fromagerie Michelin
Fromagerie Michelin
03.04.2014, 20:24
http://hedofoodia.blogspot.fr/2014/04/mes-adresses-fromagerie-michelin-ferney.html Si vous appréciez particulièrement les fromages français et étrangers, que vous vous demandez où les trouver dans la région genevoise, voici selon moi le plus beau magasin qui puisse exister. Un lieu où l’on trouve un choix remarquable de pâtes dures, molles qui sont absolument « a point », ce qui est très rarement le cas. Certes l’endroit n’est pas si simple à trouver malgré qu’il soit très central. C’est dans la rue principale de Ferney-Voltaire que peut-être à mi-hauteur se trouve une petite impasse où dans laquelle sur un coin la fromagerie Michelin. En réalité il existe une seconde enseigne à Segny pour ceux qui habitent vers Gex et les marchés de Divonne et Gex également. J’imagine que le monsieur avec qui j’ai discuté est monsieur Michelin… qui m’apprends qu’ils ont leur propre cellule d’affinage afin de proposer des produits remarquables, de grande qualité. Jamais je n’aurais cru trouver un si beau choix et pas seulement que des fromages français et suisses, mais aussi des raretés anglaises comme le Stilton. Je trouve avec joie aujourd’hui l’un de mes fromages préféré ; le bleu de Termignon au lait cru de vache avec sa pâte persillée, fabriqué à 2300 mètres d’altitude dans une poignée de chalets d’alpage, relativement près les uns des autres, dans le parc naturel de la Vanoise (Savoie). Un fromage qui se fait désirer car la production est limitée par ce qu’arrivent à traiter quatre producteurs seulement. La raison pour laquelle se fromage est un bleu est liée au fait que les vaches broutent des végétaux où se trouvent des moisissures qui passent dans le lait, puis dans le fromage, et l’imprègnent d’un parfum subtil. Celui que j’ai pris s’est avéré être le meilleur que j’aie mangé. On passe par la Bourgogne avec de très beaux Langres mais mon choix s’arrête sur les magnifiques Soumaintrain, un fromage de vache au lait cru, à pâte molle non pressée et non cuite, à croûte lavée et humide. Ici j’apprends qu’ils sont lavés au Chablis. Petit-frère de l’Epoisses mais avec un goût plus subtil. Le choix des fromages de brebis ou de chèvre est tout aussi impressionnant. Vous aurez la chance de pouvoir les contempler de prêt en vous approchant des tables rondes superposées dans un des coins du magasin. Des fromages basques fermiers mais aussi des fromages italiens comme le Picorino. Je ne pourrai pas nos plus m’abstenir de prendre un gaperon qui ici est au lait de vache cru. Généralement je tombe sur « le standard » avec sa corde mais ici on voit tout de suite que le produit est vraiment artisanal. C’est un fromage de basse Auvergne réalisé à base de babeurre et pour lui donner un peu de goût, les paysans ont eu l’idée de lui ajouter du sel, du poivre et surtout de l’ail. Un vrai régal ! Une vraie découverte avec un fromage affiné par leurs soins ; le Montagnon au lait cru de vache. Je ne sais pas si c’est une appellation mais c’est un fromage de Franche-Comté qui s’apparente à un Comté, avec une pâte bien jaune et un goût très fruité. On traverse la Manche et l’on trouve ici un exceptionnel Cheddar fermier Anglais de chez Montgomery, du nom de la famille qui l’a fabriqué pendant trois générations. Ce fromage du lait cru de vache, est affiné pendant au moins 15 mois avec des flores de couleur allant du blanc neige au brun en passant par des taches franchement prunes. Nous choisirons pour finir un Gouda Hollandais vieux de 36 mois qui tenus toutes ses promesses. Si vous appréciez les fromages italiens spéciaux autres que le parmesan, réjouissez-vous de trouver également des fromages du Piemont, le Cusie vieilli dans les feuilles de châtaigner ou vieilli dans des feuilles de tabac, le Testum Pecora, celui au Barolo, le Crutin aux truffes, le Castelmagno, le Fromage de Priass vieilli dans le foin.. Je ne peux tous vous les énumérer mais cette fromagerie est tout bonnement la plus belle de la région Genevoise !
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Le Bonheur dans Le Pré
Le Bonheur dans Le Pré
29.03.2014, 07:38
http://hedofoodia.blogspot.fr/2014/03/le-bonheur-dans-le-pre-lucinges.html Avec un tel nom d’établissement je ne pouvais pas m’empêcher de penser au film d’Etienne Chatiliez et me dire que peut-être j’y rencontrerais Nicole et sa fille Géraldine… Eh bien non ! Ce seront Ludyvine et Cyril que nous rencontrerons dans cet établissement sur les hauts de Lucinges, non loin de l’autoroute A41 en direction de Chamonix. A peut-être une trentaine de minutes de Genève vous voici dans un lieu joliment campagnard face à une belle et grande ferme datant du 19ème. Un lieu qui fait également hôtel avec je crois sept chambres, une terrasse avec une belle vue de la région où l’on peut dîner en été si le temps le permet ou alors prendre l’apéritif et une salle à manger dans un style auberge-bistrot. Pierres apparentes, poutres, tables de bistrot. Ludyvine en salle et Cyril en cuisine semblent avoir eu un joli parcours un peu international avec l’Idaho aux Etats-Unis où ils travaillèrent dans un « resort » et si j’ai bien compris également un passage au restaurant indien Rasoï du Mandarin de Genève où il fut responsable de salle. Un accueil souriant et prévenant nous voici installé à notre table. La formule ici est unique, c’est-à-dire un menu à 36 euros avec entrée, plat, fromages et dessert. Lors de la réservation, il vous sera demandé si vous avez des allergies ou êtes réticents à manger certains aliments. Une approche que je trouve vraiment logique pour éviter de se disperser et qui depuis un certain temps est une formule gagnante dans la restauration et surtout dans les grandes capitales. Nous est apporté un panier avec un choix de bouteilles ouvertes ; une suggestion de vins du moment mais nous préférons choisir une bouteille sur la très jolie carte de vin qui n’est pas juste le choix d’un caviste mais où l’on décèle une volonté de proposer des flacons de qualité à prix raisonnable. Une belle sélection du Languedoc-Roussillon, de la Vallée du Rhône, Provence et même de Corse ; le patron étant de Nice explique probablement ce choix. Et c’est une pure merveille que j’aurai l’occasion de déguster ; La Villa Symposia « L’origine » 2010. Une cuvée exceptionnelle du coteau du Languedoc (Pézenas/Cabrière), parfaitement équilibré en bouche, capiteux et massif. Il nous sera apporté quelques sympathiques bouchées pour démarrer ; des olives de Nice ; de la pissaladière (tarte niçoise aux oignons), un sablé au thym avec un tartare de tourteau et un fromage de chèvre de la région travaillé aux noix et cébettes. Un très bon pain maison arrive sur une planche de bois que l’on aura le plaisir de trancher soi-même. Et voici l’entrée avec des violettes de Camargue et lentilles beluga. Il s’agit d’asperges blanches qu'on a percé la butte et qui se sont colorée sous l'effet de la lumière. Leur pointe devient mauve, ce qui lui donne une légère amertume mais sont également fruitée. Un filament d’huile des Baux-de-Provence, des lentilles noires apprêtées avec de la coriandre fraiche et du gingembre râpé ; quelques feuilles de roquettes et des graines de grenades. Sur le côté une mousseline complémentaire montée à l’huile d’olive. Une entrée de saison réalisée avec des produits choisis qui s’avère être très bonne et fraiche. Pour suivre un magret de canard, jus au miel et vinaigre balsamique. Nous est apporté un plat « Staub » pour conserver la température avec sur le dessus le magret tranchés sur lequel se trouve des oignons caramélisés au miel et vinaigre. En accompagnement, quelques feuilles d’épinard juste poêlées ; un flan de cèleri qui aurait pu avoir un peu plus de goût ; quelques carottes et navets nouveaux. La qualité de la viande est irréprochable et parfaitement cuite. Un plat presque simple mais un peu réalisé « comme à la maison » ! J’oubliais l’épeautre traité comme un risotto avec du safran. Un joli choix de fromages provenant du marché de Douvaine avec du fromage de brebis, un morceau de fromage des alpages Suisse, du Brillat-Savarin et du vieux Gouda de quatre années. En dessert un Baba au Mentonello. Dommage que le Baba soit présenté dans une coupelle en plastique ; on arrose celui-ci avec une pipette de Mentonello qui est la version de Menton où l’on trouve de fabuleux citrons du Limoncello. Quelques ananas frais sur le côté. Un repas de saison avec de jolis produits bien frais, une cuisine assez simple et ménagère ; finalement un concept très proche de la table d’hôte et tout ceci servit par un couple plein d’enthousiasme et souriant ! Une jolie adresse qui doit être l’été encore plus plaisante.
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Brauhaus Joh. Albrecht
Brauhaus Joh. Albrecht
20.03.2014, 07:40
http://hedofoodia.blogspot.de/2014/03/brauhaus-joh-albrecht-hambourg.html De passage pour une soirée à Hambourg avec une arrivée en début de soirée, une seule pensée vint à mon esprit, « bière et cuisine allemande ». Je ne mangerais pas cela quotidiennement mais j’avoue apprécier cette cuisine roborative pour autant qu’elle soit bien réalisée. C’est donc non loin de mon hôtel que j’avais repéré la brasserie Johann Albrecht située en plein centre-ville avec une vue sur les canaux de l’Alster, affluant de l’Elbe. Arrivé à destination je constate qu’il ne s’agit pas d’une de ces anciennes brasseries comme l’on trouve en Bavière mais plutôt un établissement à l’apparence intérieure plutôt moderne. Une fois à l’intérieur, je suis plutôt surpris car cela ne ressemble pas trop à ces vieilles brasseries si réputées en Allemagne comme à Munich, mais plutôt à un lieu contemporain qui finalement pourrait se trouver un peu partout en Europe. En face de moi de grosses cuves en cuivre derrière un bar et sur ma droite une série de salles sur quelques demi-niveaux. Certaines tables sont surélevées afin de simplement prendre une bière, d’autres permettent aux convives de manger un peu plus confortablement. Au fond de l’une des salles, une probable copie d’un tableau du 17 ème ou quelque chose dans ce goût là. J’imagine que cette peinture doit être en rapport avec le nom du brasseur. Des éclairages plutôt chauds confèrent à l’endroit un certain charme mais nous sommes quand même loin de la beauté de certaines brasseries allemandes d’autres villes. Pour commencer je choisis la spécialité maison, la « Kupfer », une bière brune maltée plutôt légère et douce. Je précise que ces bières sont brassées sur place et en plein centre de l’établissement. Repérant par la suit feuillet sur la table, je m’aperçois qu’il y a une bière spéciale d’hiver réalisée avec différents houblons : Perle, Saphir et Cascade. Une autre délicieuse bière un peu plus forte que la précédente avec un taux d’alcool de 5%. Comme je suis venu pour me bâfrer et il n’y a pas de meilleur terme que celui-ci… je choisis un plat bien traditionnel qui sans aucun doute ne devrait pas être d’une grande finesse… mais j’assume mon choix. L’assiette du brasseur Joh. Albrechts, composée de petites saucisses à rôtir de Nuremberg, d’une saucisse blanche, de fromage de foie, choucroute, « knödel » de pommes de terre et sauce à la bière. Arrive mon assiette « bien remplie » avec ces diverses viandes. J’apprécie tout particulièrement les petites saucisses de Nuremberg qui sont vraiment quelque chose à part. Les saucisses à griller de Nuremberg sont fabriquées à partir de viande de porc sans tendons et de ventre de porc sans couenne. L’assaisonnement caractéristique est la marjolaine. On les assaisonne aussi avec du sel, du poivre, de la fleur de muscade (macis), du gingembre, de la cardamome et de la poudre de citron. Les mélanges d’épices diffèrent selon les recettes transmises. La saucisse blanche qui vient normalement de Munich semble un peu fade par rapport aux précédentes. Le fromage de foie est assez emblématique en Allemagne et malgré son nom ne contient ni fromage ni foie. Il s’apparente plutôt au pain de viande, en raison de sa forme de gros pain. Il s’agit d’une sorte de terrine, une charcuterie ressemblant à du pâté de couleur rosée, avec une légère croute marron. Ici servit chaud. On pourrait dire que cela ressemble a une grosse tranche de cervelas Suisse. La choucroute est bien préparée « à l’Allemande », c’est-à-dire un peu douçeâtre et s’avère être un peu grasse. Le « knödel » de pommes de terre qui est une spécialité culinaire autrichienne que l’on trouve aussi en Bavière et en République tchèque s’avère être tout à fait plaisant. La sauce à la bière restera un peu anecdotique. Ce plat restera malgré tout assez quelconque, ayant déjà trouvé mieux ailleurs. En dessert je me laisse tenter par le strudel aux pommes sauce vanille. J’aurais bien dû me douter qu’après avoir mangé ce dessert maintes fois en Autriche que ce que je trouverais ici serait une très pâle imitation de ce que j’avais mangé auparavant. Ayant même attendu assez longtemps pour être servit, je me suis demandé si cela n’était pas un gâteau congelé et préparé à la dernière minute… Clairement pour venir déguster des bières, c’est un endroit très agréable où il faut passer un moment. Maintenant question cuisine, c’est selon les goûts et la faim de l’instant… Rien de vraiment exceptionnel mais cela reste tout à fait correct surtout que les prix sont vraiment plus que sages. Le service lui est un peu empressé et l’attente fût de manière générale plutôt longue pour un tel type d’établissement. Si vous passiez par la… allez directement vous installer à l’une des tables juste en face des cuves de cuivre !
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Essort
Essort
14.03.2014, 19:19
http://hedofoodia.blogspot.fr/2014/03/essort-berne.html Quelle étonnante table que Essort ! Il faut vraiment vouloir y manger et par conséquent connaitre l’adresse car c’est vraiment dans un lieu inhabituel que ce restaurant se trouve. Un peu au sud de Berne, plus précisément à environ 4 km du centre, vous arriverez dans une zone plutôt résidentielle et face à un immeuble. Rien ne laisse supposer qu’à cette adresse existe un restaurant. Une porte d’immeuble devant laquelle l’on peut tout de même comprendre que nous sommes au bon endroit grâce à une bâche qui porte le nom de l’établissement. Une fois cette porte franchie, le doute subsiste car l’on se trouve dans un grand hall d’entrée où il n’y a personne, cependant quelques meubles et une penderie vous indique que c’est bien là. Devant vous à nouveau deux grandes portes vitrées et vous voilà arrivé dans une salle des plus surprenantes ! Un très grand salon tout en longueur avec un certain nombre de très jolies tables en bois cérusé, un haut plafond, une grande cheminée centrale devant laquelle se trouve un sofa de cuir ; tour ceci dans une atmosphère très conviviale. Il y a quelque chose de vraiment très spécial car c’est un mélange un peu années 70 avec une décoration très soignée sur les tables. La vaisselle est très belle, les verres sont vraiment étonnement beaux. Quelques touches un peu baroques comme les lustres et quelques bizarreries comme des rideaux qui semblent être d’une autre époque. Les chaises sont toutes disparates mais en parfaite harmonie avec les tables et parquet en bois. Au fond de cette grande salle, la cuisine ouverte et à mi-chemin le bar d’où l’on apporte les mets et consommation. C’est vraiment un lieu très étrange mais qui a beaucoup de charme. Après discussion avec notre serveuse, nous apprenons que c’est l’ancienne ambassade des Etats-Unis… Ce qui explique évidement pourquoi l’on a l’impression de se trouver dans une salle administrative, reconvertie en restaurant. Quelle ingénieuse idée que d’avoir conservé cette structure et de l’avoir transformée en lieu public. Ce n’est pas en Suisse romande et principalement Genève que cela arriverait… J’avais déjà vu d’anciennes postes, banques ou usines transformées en restaurant, mais une ambassade…chapeau ! Le service plutôt jeune est souriant et s’empresse suite à l’aimable accueil de la patronne de nous proposer de l’eau soit plate ou gazeuse. Arrivent deux jolies carafes qui ne seront pas facturées et non pas des bouteilles d’eau commerciales. L’eau est probablement préparée sur place, une tendance que j’ai pu observer dans un certain nombre d’établissements en Grande-Bretagne. Une approche que j’applaudis car je préfère dépenser dans une bouteille de vin que de payer pour de l’eau qui souvent est moyen de torpiller le client. Ici il n’y a principalement que deux menus et éventuellement des plats de ces menus à la carte. Un menu viande et l’autre végétarien. Au choix, 3, 4 ou 5 plats ; respectivement 75, 88 et 99 CHF pour le menu viande. Cela commence plutôt très bien avec un amuse-gueule plutôt original. Un velouté aux herbes accompagné d’une glace aux agrumes et curry. Déguster alternativement le chaud et le froid s’avère être plaisant et les saveurs sont en harmonie. Pour commencer nous prendrons un excellent gewürztraminer de Vully 2011, de Schmutz vin. Vin issu des coteaux du lac de Morat. La carte des vins est vraiment intéressante avec une très belle sélection de flacons et a des prix raisonnables. On peut même prendre des vins au dl et par conséquent déguster plusieurs bouteilles. Une entrée froide pour commencer ; du saumon de l’Alaska fumé au foin et maison en douceur, racine de persil, jeunes feuilles d’épinard, compotée de canneberges. L’assiette est déposée et a une apparence assez bariolée. Le saumon est d’excellente qualité mais nous serons moins enchantés par cette association un peu disparate sucrée sans trop de sens autour du poisson. Les tranches d’orange me laissent un peu perplexes, les canneberges sucrée-vinaigrées ne s’harmonisent pas vraiment bien au saumon, les petites purées de tubercules de persil également sont un peu étranges. Cela manque considérablement d’unité dans cette assiette malgré que les produits soient de qualité. Nous poursuivons avec une seconde entrée chaude ; premières morilles fraiches sur des gnocchis aux pommes de terre, citron, concentré de tomate. L’assiette présente plutôt bien. Les gnocchis sont réalisés avec des pommes de terre puis cuits dans un bouillon de légumes et recouvert d’un fin beurre noisette. Les morilles de provenance de Turquie sont goûteuses et se marient parfaitement avec ces fabuleux gnocchis mais le plat est gâché par cette sauce tomate totalement inutile qui écrasent la saveur du champignon. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué… De simples gnocchis avec les morilles auraient été largement suffisant… Ce n’est pas mauvais mais c’est vraiment dommage. Comme les vins sont vraiment de qualité, nous poursuivrons avec une découverte du Portugal; un Plansel Selecta de l’Alentejano de Dorina Lindermann en 2011. Une belle bouteille aux arômes de prune et de violette. En plat principal un duo de filet de bœuf bernois et poitrine de caille ; polenta bramata aux échalotes et herbes, vinaigre de coing balsamique. Sur un lit de polenta plutôt rustique, une pièce de bœuf bien tendre et deux cuisses de cailles qui selon moi auraient pu être un peu plus confites. Quelques légumes estivaux comme des tomates, courgette et poivrons. Une sauce avec un peu trop un goût classique et dans laquelle se trouve un morceau d’ananas… Je me passerai de commentaire. C’est un plat pas vraiment de saison, plutôt type bistrot, assez bien réalisé mais sans brio. Comme dessert une glace au cantucci, chocolat guanaja, pommes sauergrauech. La glace est gourmande, le sorte de brownies un peu trop compacte, la mousse réalisée à base de cette pomme locale plutôt très plaisante à cause de son acidité. Malgré que la cuisine nécessite vraiment d’être repensée selon moi car les associations sont souvent ratées, cela reste néanmoins un endroit que je recommande vraiment. Le lieu est vraiment très plaisant, le service charmant, la cuisine est réalisée avec de beaux produits, la carte des vins est pour une fois presque excitante. Je n’hésiterai pas à revenir même s’il y a besoin de certaines améliorations culinaires.
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