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Le Guide gastronomique de serge Mado

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Le C. Richard Cressac
Le C. Richard Cressac
09.11.2012, 10:34
Cuisine délicieuse
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La Crise
La Crise
27.08.2012, 09:19
Trés bonne cuisiine, ambiance géniale le personnel est super accueillant , allez y.......
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La Brasserie Nouvelle
La Brasserie Nouvelle
05.11.2011, 13:22
cuisine de bonne qualité , service fées sympa .
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Le Café du Centre
Le Café du Centre
19.10.2011, 10:51
Aimable, rapide, belle carte, et très bon ...
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Pizzeria Luigia
Pizzeria Luigia
05.10.2011, 09:22

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Cuisine délicieuse

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Trés bonne cuisiine, ambiance géniale le personnel est super accueillant , allez y.......

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cuisine de bonne qualité , service fées sympa .

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Aimable, rapide, belle carte, et très bon ...

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Toujours bien, bien accuilli, tres bon rapport qualité prix ... a

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Tres agréable,

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Entre amis

Bo.tic
Bo.tic
24.04.2015, 18:16
http://hedofoodia.blogspot.fr/2015/04/botic-corca.html C’est en 2012 que j’avais découvert pour la première fois Bo.Tic, une des tables très réputée en Catalogne située à Corça à côté d’un ancien moulin à farine. Cette fois-là nous avions passé une délicieuse et extraordinaire soirée dans le patio de cet établissement qui en cette saison n’est pas encore ouvert. Albert Sastregener nous proposa à l’époque une cuisine de la région de l’Empordà, contemporaine avec le respect des traditions et qui nous avait totalement bluffés par sa créativité. Une cuisine parfois un peu ludique car chaque met fut une découverte totale dans le visuel, les textures et les associations. Un gigantesque travail avec beaucoup d’imagination, un voyage au pays des couleurs et des saveurs ibériques. C’était donc une joie que de pouvoir passer à nouveau une nouvelle soirée dans ce magnifique établissement. C’est le long de la route entre Gérone et Bisbal d'Empordà que se trouve cette bâtisse un peu étrange qui fut un moulin et sur laquelle l’on peut encore lire l’inscription de la minoterie. Après avoir laissé votre véhicule sur le devant, vous voici arrivé dans un patio où l’on sert les repas l’été, mais ce soir nous mangerons à l’intérieur. Une salle plutôt petite donnant dans des tons blancs avec un éclairage assez direct. Non loin du cellier une table pour nombreux convives. Si vous hésitez entre les deux endroits, choisissez en saison le patio qui est fort agréable. Comme la première fois, une carte mais aussi deux menus, le premier de dégustation et le second appelé spécial qui est équivalent au premier mais avec une entrée et dessert supplémentaire. Tout démarre avec « les snacks » qui sont une série de toutes petites bouchées basées sur des jeux de diverses textures. Et ce ne sont pas ceux de la première fois mais une nouvelle palette de saveurs. Un jardin de cailloux dans une boite sur laquelle les snacks sont élégamment déposés et qui donne l’impression d’être proche de la nature avec ces quelques fleurs déposées au milieu. Un croustillant de riz et morue, une chips soufflée aérienne assez proche de ce que l’on appelle un « Kroepoek » avec sur le dessus une crème fouettée à la morue plus légère qu’une brandade. Croustillant, saveurs marines, très plaisant. Le Poulet à la Catalane, théoriquement une volaille préparée avec principalement des oignons, poivrons rouges, ail et tomate mais ici totalement déstructuré. Une petite coupelle de peau du poulet croustillante remplie d’une crème de volaille parfumée à l’oignon et tomate. Une bouchée gourmande et très parfumée. Le magique Cornetto de maïs et foie gras. J’avais à l’époque un peu comparé le chef à une sorte de Willy Wonka de « Charlie et la chocolaterie » car Il y a toujours plein de couleurs, des plats totalement fous qui auraient pu être fabriqués par si ce dernier « s’était mis au salé » ! Souvent les plats sont des constructions basées sur des ingrédients ibériques mais totalement reconstruits auxquels l’on apporte une touche souvent sucrée et presque enfantine ! Il y a régulièrement des références à des saveurs presque du passé, celles que l’on a enfouies dans sa mémoire d’enfant. Ici un cornet de glace bien appétissant avec une crème glacée au foie gras, douce, onctueuse et gourmande. Un petit coup d’œil vers l’Amérique centrale ou mêmes les USA avec le Dorito, avocado et langoustine. Doritos est est une marque de chips tortillas assaisonnées qui existe depuis 1914 que l’on mange en regardant la TV aux US… mais ici évidement fabriqué sur place ; une tortilla croustillante de maïs comme aussi au Mexique sur laquelle on a associé de l’avocat pour assurément rappeler un guacamole et probablement le cevice en ajoutant un « cube » de langoustine. Il y a sans paraître beaucoup de travail dans cette bouchée pour obtenir une forme si parfaite et une très belle association de saveurs. Un ludique champignon réalisé en meringue parfumée, l’Amanite de betterave et fromage de chèvre. La meringue sent vraiment la betterave et l’intérieur du champignon est lui farci de fromage. C’est croustillant, frais et à nouveau nous surprend. Un délicieux « Xuxo », beignet avec truffe nous arrive en suite. Il s’agit initialement d’une viennoiserie catalane de la région de Gérone qui généralement est consommé soit au petit déjeuner, soir pour le thé. A la base farçi avec de la crème catalane et ensuite frit ; ici il est transformé en un fabuleux croissant avec une farce à base de truffe. Nous poursuivons avec la « section apéritif », avec tout d’abord une Morue « esqueixat i empedrat ». L’ « Empedrat » signifie «pavé» ou «couvert» et est depuis longtemps un plat estival classique en Catalogne. En théorie cette savoureuse salade est constituée de haricots blancs, d’olives, de morceaux de tomates, d’oignons verts émincés et de morceaux de morue mélangés, et assaisonnés d’un peu d’huile d’olive et de vinaigre de vin blanc. L’ « Esqueixat » est une autre salade de morue typique en Catalogne, avec également thon, tomates, oignons, poivrons et olives. J’imagine que l’idée fut de s’inspirer de ces deux salades et l’on retrouvera la plupart des ingrédients mais totalement retravaillés avec un très beau visuel. La morue et le thon sont en mousse, les oignons verts et tomate, poivrons sous forme de sauces ajoutées à une fine gelée. A nouveau une très belle traduction de ces plats typiques en version très modernes. Le Bloody Mary restera un classique chez Bo.Tic. La première fois il s’agissait d’ « shot » avec un cube de gelée de vodka, une petite sphère de tomate et un fond de céleri mais cette fois-ci on aura changé la recette et l’apparence tout en conservant les éléments de base. Cela explose en bouche ! Vraiment quelque chose d’ingénieux et l’on voit que la créativité du chef n’a pas de limite. « Section entrées » avec tout d’abord les Moules, coques, escabèche et orange. Le dressage reste élégant, une association des fruits de fruits de mer dans une fine gelée dans laquelle on détecte un léger goût vinaigré et le parfum de la mandarine. Le seul reproche c’est peut-être l’utilisation abusive du probable agar-agar pour le côté gélifiant comme tout précédemment avec la morue. Très impressionnant Tataki de thon, consommé de légume et betterave. A nouveau un très beau visuel avec des recherches sur les tons, le thon juste snacké avec la betterave en julienne et sous une forme de gelée. Par la suite on ajoute le consommé lui aussi subtilement parfumé par la racine. L’association thon-betterave plutôt inattendue fonctionne parfaitement ; le côté vinaigré du tataki est délicat. Un des plats « signature », le Texture de foie-gras 2010. Je disais il y a deux trois années « Je crois que cela doit être le plat de foie gras le plus inventif que j’ai dû manger depuis des années. Le visuel est incroyable… Une rosace de pain grillé dans laquelle se trouvent plusieurs types de préparation de foie gras : en copeaux, en muffin, en crumble et en glace !! Au tout, une palette de couleurs comme un peintre avec diverses saveurs : pomme verte, pomme cuite, pêche, citrus, tomate, mangue. On associe à chaque bouchée l’une de ces petites sauces et ce sont des explosions en bouche successives, un vrai feu d’artifice ! ». Pas de changement notoire et toujours aussi extraordinaire ! Très impressionné également avec la Coquille Saint-Jacques, infusion de champignon et essence de truffe. Simplement parce que la Saint-Jacques est d’une exceptionnelle qualité, la cuisson un modèle du genre, c’est-à-dire encore presque crue mais chaude. L’infusion est discrète pour laisser la truffe prendre ensuite un peu le dessus. Un plat probablement plus classique mais une perfection. Quel bonheur que de passer à un poisson et pas n’importe lequel ! Je ne me rappelle pas avoir mangé de la raie autrement que dans des bistrots et toujours préparée au beurre. La plupart des cuisiniers utilisent plutôt turbot, saint-pierre mais quasiment jamais ce poisson qui est d’une très grande finesse. Ici la recette est tout bonnement fantastique, à savoir accompagnée d’une sauce verte, coques et agrumes. A nouveau la cuisson est parfaite, le jus d’herbes onctueux et coupé par le côté marin des coquillages et agrumes. Quelques jeunes artichauts sur le dessus. Une magnifique assiette de poisson. En ce qui concerne la viande, un magret de canard et poires au vin. Une recette plus classique avec des saveurs moins surprenantes mais le tout est irréprochable. Quelques prédesserts qui donnent un coup de fouet car plutôt dans la gamme acide avec Orange, litchi, mangue et citron vert. Un mélange de texture granitée, mousseuse et solide. Une autre explosion en bouche donnant l’impression de passer de mojito, a des daiquiri ou caiperinha. Même impression avec Ananas, citron vert, coco et fruit de la passion. C’est très frais, très équilibré en saveurs et à propos à ce stade du repas. Les desserts avec tout d’abord les œufs à la crème catalane. Visuellement de faux œufs reconstitués et remplis d’une préparation laiteuse et sur le côté la crème. Certes c’est une prouesse technique mais cela m’impressionne un peu moins car les saveurs sont un peu unilatérales. Même observation avec la Balle de golf qui si je me rappelle bien est confectionnée en chocolat blanc. Quelques éléments plus décoratifs à base de framboise, pistache et violette. C’est un peu doux, une belle pièce technique mais cela ne me plaira pas autant que les prédesserts. Avec ce repas un excellent blanc appelé Cérvoles 2013 Blanc fermenté en roure français, Costers del Segre. Une association de Chardonnay et Macabeu avec de légers arômes de noix de muscade, pamplemousse et fruits exotiques. Comme mignardises, une série de très bonnes truffes avec une première comme un « carajillo » mélange de rhum et café, une autre au tiramisu et la dernière aux cacahouètes. Comme la première fois cette table est toujours aussi exceptionnelle car on y retrouvera toujours des plats novateurs en termes de texture, de goût et de méthode de cuisson. Souvent des côtés ludiques comme le cornetto, le dorito, ou la balle de golf qui peuvent ou non être de très belles réussites. Une table avec un macaron mais qui en vaut certes plus pour ce que l’on pourra y déguster. Incontestablement une des plus belles tables de Catalogne.
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La Blava
La Blava
22.04.2015, 08:17
http://hedofoodia.blogspot.fr/2015/04/la-blava-calella-de-palafrugell.html Calella de Palafrugell n’a finalement que peu à voir avec Palafrugell puisqu’il s’agit du bord de mer éloigné tout de même de 4 kilomètres. On dira que ce sont deux localités différentes, Calella étant un lieu plein de charme avec une magnifique balade long de la mer avec ses petites criques et ses maisons de pêcheurs. En fait Calella est l’ancien Palafrugell, un village de marins que le temps a préservé. Bateaux tirés sur la plage, maisons blanches, ateliers de pêcheurs, volets de couleur, il y a quelque chose de très poétique que je n’ai jamais retrouvé par exemple à Cadaquès bien plus touristique. Venez vous promener le long de ces petites criques, éventuellement vous baigner si le temps le permet et probablement qu’en dehors de la saison touristique, l’endroit est encore plus beau qu’à l’accoutumée. C’est le long de la mer que s’est ouvert récemment un nouvel établissement appelé « La Blava », simplement en catalan….bleu… Sous les arcades, une ancienne maison reconvertie en table pour le plus grand bonheur des badauds. Murs blancs, encadrements de fenêtres et mobilier bleu roi. La décoration est très soignée et à nouveau pourrait faire l’objet d’une série de photos pour un magazine de décoration d’intérieur. Quelques tables à l’extérieur mais surtout un très joli intérieur sur deux niveaux. Une salle voutée avec une banquette murale et ses coussins, des tables et chaises associant toujours les couleurs bleues et blanches, des fleurs, quelques lampes douces pour les soirées. Au premier, une autre très jolie salle dans le même style, une décoration très soignée. C’est d’ailleurs à ce niveau que la cuisine se trouve. Une carte avec les classiques plats catalans de bord de mer mais aussi quelques assiettes moins courantes dans la région. Par exemple les délicieux piments del Padròn avec de la fleur de sel de Maldon. Simplement sautés à l’huile et parsemé des flocons de sel. Des petits calamars frits avec une sauce pimentée et quart de citron. Visuellement ils ont l’air d’avoir une pâte plutôt épaisse mais pas du tout, ils sont tendres et n’ont pas de goût d’huile comme cela peut être le cas parfois. Le pain de coca frotté à la tomate et son filet d’huile d’olive D.O. Empordà. Toujours un classique avec ce pain catalan gourmand qui démarre souvent un repas. Les calamars grillés à l’ail et huile de persil sont eux aussi de première fraicheur et irréprochables. Le poulpe braisé avec une huile au paprika semble se rapprocher du poulpe à la galicienne mais ici il est entier et présenté sur une fine purée de pommes de terre et entourée de l’huile d’olive parfumée au paprika doux. Avec ce repas de midi, une simple bouteille de vin blanc Coll de Roses 2013 de la région qui accompagnera parfaitement ce repas. Une cuisine simple mais parfaitement exécutée dans un lieu un peu hors du commun car l’intérieur fait un peu rêver… la vue extérieure sur la mer et les bateaux…quelque chose d’un peu irréel..
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Casamar
Casamar
21.04.2015, 09:55
http://hedofoodia.blogspot.fr/2015/04/casamar-llafranc.html Plusieurs années que je souhaitais découvrir le « Casamar », une des autres tables étoilées de la Catalogne dont l’on disait le plus grand bien. Souvent complet, cette fois-ci c’était la bonne… Situé dans le très joli petit village de pêcheur de Llafranc, niché au fond d'une crique de la Costa Brava. Un endroit avec une plage de sable, bordée de ses bars et restaurants à l'ambiance chaleureuse. « Casamar » se trouve un peu sur les hauteurs dans l’hôtel du même nom. Je m’imaginais un lieu plutôt avec beaucoup de charme et en arrivant à l’entrée, on s’apercevra rapidement que seule la terrasse propose une vue, la salle de restaurant se trouvant en retrait. Comme ce soir il fait frais et que la Tramontane souffle, eh bien cela sera à l’intérieur. Un hall d’entrée où l’on voit une énorme photo du chef Quim Casellas et sa sœur Maria, cheffe de salle. Comme l’on peut se l’imaginer, « Casamar » est une affaire familiale avec un chef en cuisine qui a fait des stages chez un certain nombre d’établissements en Catalogne. Arrivé dans la salle principale, je n’ai pas été trop emballé par la structure de la pièce et encore moins le décor ou l’atmosphère. C’est un peu tristounet, peu de charme, conventionnel et presque surprenant pour la Catalogne où généralement l’architecture des tables renommées fait souvent preuve d’imagination. Tables blanches nappées, lampes suspendues de grande taille pas trop intimes et une cheminée moderne factice. Il y a quelque chose d’un peu froid ou de trop sobre dans la décoration de cette pièce. Enfin…question de goûts. Le bar attenant me rappellerait presque quelque chose d’un peu années 70. Depuis la terrasse, on peut apercevoir entre les maisons la plage au loin. Assurément un choix à privilégier par beau temps. Le menu dégustation est sagement tarifé à 69 euros et a la particularité de tout d’abord énoncer le plat et par la suite de donner quelques détails sur ce que l’on trouvera dans l’assiette. Approche vraiment appréciable car rien de plus frustrant que ne n’avoir que le nom de quelques ingrédients, séparés par des virgules… Pour patienter quelques étranges et décevants grignotages Des « pipas », graines de tournesol entourées de sucre, une sorte de gâteau friable un peu crayeux en bouche dont je ne me rappelle pas le nom. Je ne demande pas que l’on m’amène des prouesses en début de repas mais pour un étoilé c’est vraiment très limite et comme « trailer » d’un repas qui arrive…pas franchement excitant. Un peu plus gourmand, un bricelet type tuile réalisé avec du fromage Manchego. Le pain servi au début du repas est particulièrement bon et se rapprocherais presque d’un cake ou muffin dans sans sa texture. Et finalement en amuse-bouche une chips de topinambour sur un espuma cuisiné avec la même racine. Première entrée appelée, Asperges blanches tendres et fraiches sous différentes formes avec un bouillon tiède au jambon ibérique. Cuites entières et en tagliatelles dans un bouillon parfumé aux notes ibériques et terreuses ; la mer et son littoral. C’est un peu linéaire en bouche et la qualité de l’asperge plutôt quelconque. Je n’ai pas pu vraiment discerner un goût particulier à ce bouillon et cette feuille de menthe n’amène rien dans cette banale entrée. Seconde entrée avec un Tartare de crevettes de Palamòs marinées avec huile de son coral. Très frais et de proximité, hachée crue et assaisonnée avec de l’huile de crevette. Je dois admettre que je ne suis pas un amateur de ce type de tartare. Les crevettes en tartare, crues je trouve qu’elles ont une consistance un peu pâteuse, ce qui est le cas aussi ici. Nous poursuivons avec une Poêlée d’artichauts confits aux gésiers, magret de canard et œufs de caille pochés. Un plat qui nous accompagne depuis nos débuts. Une assiette classique bien exécutée, sans surprise. Un poisson avec le Dos de cabillaud Ràfols au pilpil à l’ail et touche méditerranéennes. Cuit à basse température, émulsion d’ail confit et note puissante d’olive. Probablement que la traduction n’est pas exacte car il ne s’agit pas de cabillaud frais mais de morue. Une morue totalement ratée, immangeable car beaucoup trop salée qui retournera en cuisine. Plates excuses que nous accepterons alors que j’ai tout de même un peu de peine à comprendre comment on ne peut pas gouter en cuisine avant d’envoyer. Egalement un peu étonnant de constater que la même assiette est servie à une table voisine quelques instants après… Geste plutôt commercial et sympathique que nous amener quelques instants après une crevette de Palamòs dans une sauce émulsionnée dont malheureusement aujourd’hui je ne me rappelle plus la teneur. L’assiette initiale revient mais cette fois-ci avec un filet de poisson frais. La cuisson est parfaite, le pil-pil, sauce d’origine basque est assez discrète en bouche et deux boules remplies de concentrés d’olive noires et vertes. Ici les techniques moléculaires de sphérification inventée par « El Bulli » ont été utilisées. En plat principal, une Epaule d’agneau du « Mas Marce » http://www.masmarce.com/ca/ avec sirop d’érable et croquette d’ail et persil. Cuit à basse température avec la touche aromatique de l’ail. Une jolie assiette avec un fond de sauce plutôt doux avec les croquettes. Premier dessert réussi avec une Crème de citron au granité de cèleri et de citron vert. Pour digérer, parfumé et rafraichissant. L’idée d’exploiter le cèleri est excellente car donne du peps aux autres composantes plus sucrées. Cependant pas du tout convaincu par le Notre Saint-Honoré à la crème chiboust au caramel et pâte brisée. Un Saint-Honoré est un classique de la cuisine française avec de la pâte à chou. Je ne sais pas ce que le cuisinier a essayé de faire en déstructurant ce dessert mais rien ne joue. C’est sec…et sans saveurs particulières. Pendant ce repas, un excellent vin blanc de la région avec ce repas, le Sota Els Angels 2012 avec un bouquet floral, des touches de citron et de fenouil. Un repas vraiment décevant de bout en bout qui propose une cuisine ni créative ni traditionnelle que nous ne nous remémorerons pas, sans parler du service irrégulier et parfois absent.
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Toc Al Mar
Toc Al Mar
20.04.2015, 07:38
http://hedofoodia.blogspot.fr/2015/04/toc-al-mar-begur.html Selon moi…une des plus belles plages ou criques de la Costa Brava se trouve à Aiguablava. Une route sinueuse qui descend de Begur et en un quart d’heure cous arriverez a un point de vue de toute beauté. Comme le nom l’indique...l’eau est bleue, un coin de sable, les roches et la végétation méditerranéenne. Une fois arrivé en bas de la route, un parking…On y laisse la voiture et quelques dizaines de mètres dessous, la plage…. Certes pas grande mais pleine de charme, surtout hors saison. Une petite ruelle en pente et vous voilà dans cette crique. Quelques personnes prennent le soleil sur le sable, aujourd’hui un voilier alors que généralement il n’y a aucune embarcation. La saison vient de démarrer et les terrasses sont ouvertes… Enfin pas toute car le lieu n’a que quatre établissement dont seulement deux sont ouverts. J’avais repéré lors d’une précédente visite le « Toc al Mar » sur la droite et je ne sais pas pourquoi mais l’endroit m’avait plutôt séduit. Probablement par l’aménagement mais aussi la décoration. Un peu surélevée la terrasse a beaucoup plus de charme que celles des voisins. Une petite maison de pécheurs blanche avec de grandes portes rouges dans lesquelles sont incrustés des panneaux d’ardoises avec dessus à la craie blanche la pêche du jour ainsi que les spécialités en catalan. L’intérieur est aussi très plaisant ressemblant à un local de rangement dans lequel plusieurs tables ont été aménagées. Un coin avec des buches car il faut savoir qu’ici la majorité des plats sont cuits dans un feu de bois ce qui est évidement d’un très grand attrait. Bref le type d’endroit que l’on verrait bien dans un « Côté Sud ». Et à l’arrière une cuisine plutôt très bien agencée et moderne, chose à laquelle on ne se serait pas attendu dans un tel endroit. La carte est partiellement présentée sur les volets mais vous sera également amenée par votre serveur. Une cuisine de pêche du jour mais aussi des riz et plats catalans divers. Les poissons vous seront amenés à table et présentés. Une série de poisson de coches, de la rascasse, des pageots, des dorades. Tout à l’air de sortir de l’eau… Comme précisé auparavant, les cuisines ont un four à bois et nous seront attirés par des plats réalisés avec ce moyen de cuisson. Tout d’abord quelque chose de vraiment très simple mais que j’apprécie particulièrement si bien réalisé ; des pommes de terre rôties avec sauce romesco et aïoli. Déjà ces pommes de terre sont cuites au four à bois, partagées en deux avec de chaque côté les deux sauces. La romesco est une sauce d’origine catalane à base de tomates, de poivrons rouges séchés, d’amande ou parfois noix et d’ail. Une entrée basique parfaitement réussie grâce au gout de feu de bois et sauces maison. Seconde très bonne entrée avec les moules cuites au feu de bois. A nouveau la saveur du feu de bois change ce plat plutôt commun en amenant une touche fumée et surtout une ingénieuse idée que de saupoudrer les moules avec du zeste de citron vert. Quelque chose nous attira plus qu’un simple poisson ; le riz foncé de l’Empordà. Foncé car selon le garçon le fond de sauce brunâtre est au préalable préparé avec des oignons qui caramélisent. Ceci donne un goût remarquable au riz qui ici est un « terre-mer », associant moule, poulpe, palourde et poitrine de porc. Le dessus est volontairement un peu brulé (les coques de moule) et le tout embaume le feu de bois. Vraiment un excellent riz qui diffère de ce que j’ai pu manger ailleurs. A noter qu’ici le riz est du « Bomba », meilleure qualité de la région. Une bouteille de vin de l’Empordà d’un domaine que j’apprécie non loin de la frontière française, un Blanc dels Aspres 2014, qui accompagnera parfaitement ce repas. « Toc al Mar » est un peu l’endroit branché de Aiguablava avec probablement des prix un peu plus élevés mais la qualité est irréprochable, tout est gourmand et tout cela avec une vue magnifique sur la plage et l’eau bleue…
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Vicus
Vicus
18.04.2015, 08:11
http://hedofoodia.blogspot.fr/2015/04/vicus-pals.html De là à dire que la Catalogne est un paradis pour gastronome, nous n’en sommes pas loin et c’est toujours un grand plaisir de découvrir de nouvelles tables. C’est donc dans la petite ville de Pals que vous trouverez « Vicus ». Pas forcément très attirante au premier abord comme ville mais un tour dans le centre historique vous fera surement changer d’avis. Lorsque vous arrivez devant l’établissement vous serez probablement un peu surpris par l’apparence extérieure car on se demande s’il s’agit d’un restaurant ou d’un hôtel. D’après ce que j’ai pu comprendre, initialement c’était effectivement un hôtel mais qui ensuite a été transformé. Ceci explique pourquoi le comptoir de l’entrée ressemblerait à une réception et que vous trouverez un sofa face à l’entrée. La salle est aussi plutôt particulière avec son haut plafond qui à nouveau indique que nous étions probablement dans le « lobby ». Une décoration difficile à définir car l’éclairage est plutôt moderne mais on retrouvera d’anciens meubles, la tapisserie murale est plutôt classique et neutre, les cuisines sont séparées par une paroi recouverte de bois, le sol est un carrelage sans particularité. Les tables sont élégamment dressées de nappes blanches et disposées certaines le long d’une banquette murale. Une carte en français pour ceux que cela intéresse qui propose deux menus. Le « Dégustation » a 42.50 euros et le « Riz » à…(je n’ai pas noté le prix et n’est servi qu’à midi). En d’autres termes, le choix entre une approche qui semble être créative et une approche traditionnelle. Il va sans dire que ce qui m’intéresse c’est le premier mais les second ne propose en fait que le riz en met principal. A noter tout de même que le riz de Pals a une très bonne réputation et se retrouve souvent dans les plats locaux. En lisant l’intitulé des plats je suis tout de suite emballé par la probable créativité du chef. Par exemple le menu « Riz » du midi propose comme dessert une soupe de litchis à la pomme, myrtille et fenouil ! Pas banal cela! Pour patienter, quelques « simples » olives farcies aux anchois. En réalité, cela semble plutôt commun mais je ne me rappelle pas avoir dégusté d’olives farcies aussi exceptionnelles. En me renseignant, j’apprends qu’elles proviennent d’une production artisanale faite à la main de la petite ville de l’Escala. Ceci explique pourquoi chaque olive a un goût presque différent car l’anchois n’a pas toujours la même consistance et même saveur. Première assiette avec une salade d’asperges blanches et palourdes. Le dressage est élégant est très actuel avec sa fleur et l’utilisation d’une coupelle blanche. La salade est rafraichissante avec ses asperges encore un peu croquante et les palourdes décortiquées. Une petite crème parfumée également à l’asperge pour jouer avec les textures. Le met suivant me fera une grande impression ; la soupe d’aubergines au ravioli de sardine, yaourt, pignons et tapenade. Déjà je n’avais jamais dégusté ce légume en potage et j’aurais pu craindre quelque chose de fade, eh bien non l’assaisonnement est tout bonnement parfait, la consistance idéale entre liquide et suffisamment compacte. Le ravioli est absolument superbe. Réalisé avec une fine lamelle d’aubergines poêlée et pas grasse, on retrouve la chaire de la sardine à l’intérieure qui apporte une touche marine au plat mais sans insister sur la saveur plutôt forte de ce poisson. Quelques pignons pour le côté texture croquante mais aussi la saveur grillée et la touche de yaourt pour un clin d’œil probablement moyen-oriental car aubergine-yaourt est une combinaison gagnante car cela ajoute une touche d’acidité et de fraicheur. Un plat résolument moderne et qui pourrait se trouver dans plusieurs établissements modes de cette nouvelle génération de chefs. Autre très belle assiette que Sébaste chèvre au tartare de tomate. Le Sébaste chèvre n’est pas une association poisson-fromage comme l’on pourrait le croire mais un type de rascasse des fonds de la mer. Un poisson poêlé rapidement gardant encore son moelleux, posé sur de la tomate concassée mais aussi quelques touches de sauce tomates adoucie comme un concentré et une autre sauce à base d’herbes. Un plat parfaitement cuisiné et exécuté avec légèreté. Le plat principal m’aura aussi fait grande impression avec la Joue de porc ibérique aux pistaches, betterave et yaourt. Je dis « wow » car déjà le jeu de couleurs et le dressage sur l’assiette est splendide. La viande confite pendant de longues heures est succulente, fond en bouche et ce qui m’impressionne c’est la justesse de l’accompagnement. Un ravioli de betterave farci avec une sauce au yaourt avec quelques pistaches pour amener une touche croquante. C’est tout bonnement un plat délicieux, gourmand, impressionnant de maitrise et comme la crème d’aubergine, digne de se retrouver dans liste des plats classiques revisités et vraiment modernes. Le dessert sera beaucoup plus traditionnel, intitulé Le chocolat et comme le nom l’indique une déclinaison de mousse, gâteau et glace. Une touche vanillée au centre. Un bon dessert mais moins surprenant. Avec ce repas, un flacon de Flor d’Albera 2012 de l’Empordà de la maison Marti Fabra. Un vin blanc avec une belle couleur jaune paille, des notes minérales et florales ; équilibré et une acidité plaisante. Nous ressortirons plutôt impressionné de cet établissement qui a su nous proposer une cuisine moderne et créative exécutée avec de très bons produits. Deux plats vraiment sublimes, une vraie cuisine d’auteur. Le chef Damia Rafecas qui a évidemment travaillé avec le fleuron de la nouvelle cuisine catalane comme entre autres, ABaC à Barcelone http://hedofoodia.blogspot.fr/2015/01/abac-barcelone.html , Carme Ruscalleda de San Pau http://hedofoodia.blogspot.fr/2014/04/sant-pau-carme-ruscalleda-sant-pol-de.html et chez le chef Miguel Sanchez Romera. Clairement nous avons un cuisinier qui a su créer son identité en proposant une cuisine d’exception.
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