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Le Guide gastronomique de Coralie Schaffter

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Le Sud
Le Sud
22.11.2011, 17:08
Crêpes, glacesdélicieuses faites sur place de type carambar, toblerone, ovomaltine, papaye,etc Agréable en période estivale.
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Ekai Sushi
Ekai Sushi
22.11.2011, 17:08
Sushis et boissons variés. Situé en gare de Neuchâtel.
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Starbucks Quai des Bergues
Starbucks Quai des Bergues
13.11.2011, 23:02
Certainement le meilleur des Starbucks de suisse romande : en dégustant un ice coffe en été ou un cheesecake strawberry en hiver, installé confortablement sur des canapés avec vue sur le léman , bercé par du jazz, vous avez de grandes chances de ne pas oublié ce moment, que ce soit seul, en amoureux ou entre potes. Wi-fi gratos.
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L'Annexe
L'Annexe
13.11.2011, 23:02
Personnel et déco sympas. Prix abordables.
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Pékin Express
Pékin Express
06.11.2011, 22:18
Des soupes aux mets, la cuisine ne baigne pas dans le gras, c'est raffiné et les prix aussi. Pratique, car tout près de la gare. Service rapide. Certains pourraient reprocher un manque de sourire du personnel. Pour ma part, du moment que les serveurs restent polis, courtois, respecteux et que, de surcroît les prix sont bas -pour une qualité culinaire égalant des restaurants à plusieurs étoiles- j'estime personnellement que le manque de sourire sirupeux à l'ultra white est largement compensée.
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Derniers commentaires

Crêpes, glacesdélicieuses faites sur place de type carambar, toblerone, ovomaltine, papaye,etc Agréable en période estivale.
Trop de monde. Intérieur minuscule. Un seul WC : en été, vu le monde, il faut être patient pour y accéder
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Sushis et boissons variés. Situé en gare de Neuchâtel.
Sushis au riz pas assez mous. On a l'impression que les sushis on été trop réfrigérés. Presque plus de sushis 45 mn avant la fermeture...on reste sur sa faim si on monte de la ville à la gare... Salades paradoxalement petites et chères.
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Certainement le meilleur des Starbucks de suisse romande : en dégustant un ice coffe en été ou un cheesecake strawberry en hiver, installé confortablement sur des canapés avec vue sur le léman , bercé par du jazz, vous avez de grandes chances de ne pas oublié ce moment, que ce soit seul, en amoureux ou entre potes. Wi-fi gratos.
Victime de leur succès : souvent remplis. Cafés assez chers.
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Personnel et déco sympas. Prix abordables.
Fermé le week end et durant une partie des vacances. Crêpe poulet tandoori : pas leur spécialité...
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Des soupes aux mets, la cuisine ne baigne pas dans le gras, c'est raffiné et les prix aussi. Pratique, car tout près de la gare. Service rapide. Certains pourraient reprocher un manque de sourire du personnel. Pour ma part, du moment que les serveurs restent polis, courtois, respecteux et que, de surcroît les prix sont bas -pour une qualité culinaire égalant des restaurants à plusieurs étoiles- j'estime personnellement que le manque de sourire sirupeux à l'ultra white est largement compensée.

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Pâtes succulentes mais dont l'excellence peut se trouver ailleurs à un prix éthique. Terrasse bruyante, sur la rue.
Faut pas exagérer les prix. Il est vrai que la cherté des mets peut parfois attirer certaines gens qui pensent que le prix est représentatif d'une cuisine exceptionnelle ou alors que le fait de sortir beaucoup d'argent prouve une certaine générosité à sa compagne. Dans tous les cas, si la cherté est une stratégie marketing, bravo.
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Ambiance très agréable aussi bien le dimanche matin pour le brunch que le soir. Décoration très originale. Très espacé. Je n'y ai mangé que pour le brunch. par contre, le soir, pour boire un verrre entre amis ou entre amoureux, c'est parfois . on a le choix entre des endroits calmes et des plus bruyants...à chacun son style.

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Accueil désagréable de la part des serveurs un soir où le restaurant était d'ailleurs pas très rempli.Salades excellentes servies généreusement dans un énorme saladier (avoir faim avant de commander la salade, pas pour les petits estomacs).Pizzas correctes.
Accueil des serveurs. Service.
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Décor sympathique, musique agréable et tapas, entrées et cie succulents. Venir assez tôt en soirée si on est en groupe afin de pouvoir profiter du fonds de la salle aves ses canapés hyper confortables.
Victimes de leur succès le soir, souvent rempli et service parfois lent.
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Plats exquis, bonne ambiance. Restaurant plein de vie à midi et très romantique by night avec ses luminosités. Bien situé.Prisé des intellos

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Entre amis

Prater Garten
Prater Garten
24.05.2015, 22:03
http://labobouffe.blogspot.ch/2015/05/prater-garten-berlin.html Cela fait plusieurs années que je voulais aller à Berlin, sans pour autant parvenir à m'en créer l'occasion: entre histoire, culture, diversité, architectures... il y avait amplement de quoi faire! Et c'était sans compter le monde de la table! Forcément, de loin, on pense Allemagne, on pense cuisine, on pense viande, saucisse, Schnizeln, Torte, le tout arrosé d'un bon bock de bière. Pour être allé à Münich il y a déjà bien 8 ans, Freiburg il y a 6 ans, il faut bien avouer que cela répondait jusqu'alors plutôt bien à l'image avec, comme variation essentielle, la cuisine turque qui prendra surtout la forme du döner. N'oublions pas en effet que l'Allemagne aujourd'hui est le pays qui possède la plus grande communauté turque hors de Turquie. Berlin, au même titre que l'essentiel des grandes capitales du monde, n'est pas vraiment représentative de bon nombre d'idées préconçues sur ce pays, notamment sur la cuisine. Il n'y a pas vraiment de ces Biergarten ultra traditionnels pour ne citer qu'un exemple mais on les verra plus volontiers un peu modernisés, retravaillés, revisités, tant dans le cadre que dans l'assiette, sans pour autant rejeter origines et traditions. Une Berlin moderne, jeune, innovante, vivante, également dans la restauration. Fin avril, début mai, me voilà donc en bref séjour (3 jours entiers) en famille. Trois jours, c'est bref, et j'aurai à cœur de sélectionner trois tables de trois genres différents, soigneusement choisis, pour découvrir et faire découvrir à mes comparses quelque chose de nouveau. Et j'espère maintenant vous faire découvrir ce visage de Berlin. 30 avril 2015, après une première journée de balade à travers un Berlin au temps un peu mitigé, à la découverte de l'essentiel des sites « carte postale » mais également de la vie et de la diversité berlinoise, on fera volontiers comme premier choix gastronomique une roborative, généreuse et confortable cuisine allemande avec sa touche berlinoise. Nous voilà donc dans la partie orientale de la ville dans le quartier fréquenté de Prenzlauer, où l'Eberswalder Strasse vous mènera, si vous vous y aventurez, au populaire Mauerpark et au mémorial du mur, un quartier qui correspond bien à l'idée que l'on pourrait se faire de Berlin Est de nos jours: jeune, alternatif, vivant et moderne, dans un écrin d'ancienneté et d'histoire. On longera quelques minutes la Kastanienallee jusqu'à ce que l'on se retrouve, sur la droite, devant une enseigne un peu décalée ouvrant sur ce qui, de l'extérieur, ressemble à s'y méprendre à un terrain vague. C'est pourtant là que l'on dînera. On s'aventurera sur une allée dallée, entourée de terre, on croisera un parking à vélo et on s'amusera à s'approcher d'une bâtisse qui a un petit quelque chose d'habitat temporaire ou de mobilhome, au pied d’une structure industrielle en tôle ondulée. Une petite terrasse juste devant, toiles blanche et rouge, donne un côté presque comique et en même temps assez irrésistible. Mais ce n'est pas tout! En face de la bâtisse, une grande terrasse à ciel ouvert, ponctuée de châtaigniers, au petit air du buvette, où, malgré le temps et la température, une poingée de personnes s'y rassemble. Il y a fort à penser que le lieu est bondé en belle période. Ce côté est la partie « Biergarten » du lieu, dont la naissance remonte à 1837, faisant de lui le plus vieux Biergarten de Berlin, abreuvant les habitants de diverses sortes de bières et autres boissons, ainsi que les nourrissant aujourd'hui d'une cuisine de type fast/fingerfood traditionnelle qui semble, à la lecture de la carte, savoureuse et à prix des plus dérisoires. Je ne peux qu'encourager une visite de l'onglet descriptif de leur site, qui raconte avec force détails l'histoire du lieu. La bâtisse premièrement décrite est donc le côté restaurant, et c'est là que l'on dînera. En passant la porte, il est difficile d'imaginer ce que l'on trouvera à l'intérieur! à peine entré, on appréciera le joyeux brouhaha qui habite la salle et qui témoigne de son degré de remplissage. On notera, au passage, que le lieu sera plein du début à la fin, les tables desservies étant aussitôt repourvues. Autant dire qu'il est essentiel de réserver en avance, éventuellement de se montrer flexible sur l'horaire. En face, on remarquera le très beau et long bar, lumineux, en bois, aux verres resplendissants et surmonté de bouteilles en terre cuite, vestige des temps anciens où la bière était servie dans ces récipients. Le reste de la salle est simple et pleine de charme: parquet au sol, haute plinthes de bois foncé, murs blancs, lumières tamisée. Au fond, une estrade cerclée de rideaux et de lampes où l'on verrait volontiers se produire quelque groupe musical ou un spectacle burlesque. Un peu partout, assez serrées, des petites tables de bois, laissées nues, juste pourvues d'un pot contenant fourchettes, couteaux et serviettes en papier, et des chaises assorties, assez brutes, correspondant pleinement aux lieux. Le personnel n'est pas nombreux en rapport au nombre de couverts et la taille de la salle, mais hyper efficace, assez jeune, vêtu de noir, ne manquant pas d'allure, souriant et disponible. On sera d'ailleurs vite pris en charge et menés à notre table au pieds de l'estrade. La carte en mains assez rapidement, on appréciera le fait qu'elle soit datée, courte, tenant sur une page. Le restaurant a à cœur de servir une cuisine authentiquement berlinoise régie par les saisons, le marché et les envies du moment. C'est d'ailleurs l'asperge blanche qui est alors à l'honneur, en soupe ou proposée avec divers accompagnements. On trouvera des soupes, des salades, viandes en sauce ou grillée, un poisson et des desserts. Il n'y a pas vraiment d'entrée ou de plat et on remarquera que les assiettes des tables alentours sont si bien servie qu'un unique plat devrait suffire à arriver au bout du plus avide appétit. La transparence quant à la provenance et la qualité des préparations est plutôt exceptionnelle, mentionnant très clairement si tel ou tel plat contient des conservateurs, antioxydant, acidifiants ou phosphates (et il n'y en a pas des masses!). Je ne sais pas s'il s'agit d'une loi qui demande cela, mais si ce n'est pas le cas, chapeau bas! Last but not least, les prix sont vraiment dérisoires, en mettant en rapport quantités et prix de matières premières (veau, asperge, etc...). Côté boissons, la carte ne vise à nouveau pas à l'exhaustivité mais n'empêche pas le choix. Tout sent la qualité, des bières pression et bouteilles, des vins à tendance bio/nature, une quantité gigantesque d'alcools forts et minérales, toujours dans des gammes de prix très raisonnables. Bon, je ne me suis que déjà trop étalé dans mon introduction. Ma foi, on ne se refait définitivement pas! Mais voilà les plats et boissons commandés. Très vite alors, on nous portera un pain mi-blanc fraîchement coupé. Ce dernier est de bonne qualité. A ses côtés, deux coupelles de crème aigre à la ciboulette simple et plaisant, posée d'entrée de jeu, que l'on consommera avec du pain dans un premier temps pour les plus affamés, et avec un des plats de la table (pris par trois des convives), que je m’apprête à décrire. Les plats arriveront après une petite attente, ce qui est tout à fait normal. Rien de trop compte tenu du remplissage de la salle et du temps de préparation des plats. Trois convives, donc, se laisseront tenter par une proposition du moment, l'asperge. Une demi-portion d'asperge, de grosses asperges blanches parfaitement cuites, braisées et beurrées, changeant heureusement de l'habituelle cuisson à l'eau, saupoudrée au dernier moment d'un peu de chapelure. La qualité du produit est assez exceptionnelle et les quantités, pour une demi-portion, pas chiches du tout! Dans la même assiette, trois pommes de terre toute en simplicité, bien cuites et de bonne qualité, également saupoudrées de chapelure. Dans une assiette à côté, une portion de Schnitzeln vraiment très généreuse (qui laisse penser que si on prend comme plat une Schnitzel, on veillera à avoir vraiment très faim!). La viande, du veau comme la tradition le veut, est de belle qualité, en fine escalopes tendres et goûteuses témoignant d'une cuisson maîtrisée. La chapelure est fine et croquante, l'ensemble est justement assaisonné et servi avec un quartier de citron. Un plat qui aura beaucoup plu et auquel on ne reprochera peut-être qu'une quantité un peu élevée de beurre dans les asperges (pour chipoter). Pour ma part, je m'intéresserai à un autre plat hautement traditionnel: le Sauerbraten. Pour utiliser une référence connue, c'est globalement les mêmes principes qu'un bœuf bourguignon mais façon allemande. Un très gros pavé de bœuf de très bonne qualité, longuement mariné dans du vinaigre et des épices (jusqu'à 48h de marinade), braisé et lentement cuit, servi dans une sauce aigre-douce de vinaigre et de bière aux épices avec un arrière goût de raisins secs. La viande est tendre, se défait toute seule, savoureuse et magnifiée par cette sauce gourmande, riche et très équilibrée en saveurs. A ces côtés, des carottes très bonne, assez beurrées à nouveau et une excellente purée très bien exécutée. Un plat réconfortant et gourmand. J'ai commandé une petite salade à côté. Une grande assiette profonde regorgeant de feuilles diverses bien fraîches et parsemée de graines de sésame et tournesol. La vinaigrette est un petit bémol car m'a fait furieusement penser à une de ces sauces à l'italienne industrielle qui ne fait pas honneur au lieu et au contenu de l'assiette. De parfaite, elle passera à plaisante. On constatera assez aisément que les assiettes sont si généreusement servies qu'elles arriveront au bout des appétits les plus coriaces, et cela avec beaucoup de plaisir. Nous ne résisterons néanmoins pas à nous partager une portion d'Apfelstrudel pour le dessert. Une portion à nouveau fort généreuse d'un strudel qui n'était pas tout à fait semblable à ce que l'on connaît du strudel traditionnel. Plutôt que d'être roulé plusieurs fois, il n'avait qu'une seule couche extérieure de pâte un peu molle (contrairement au croustillant typique et, fondamentalement, désiré). La farce, elle, est parfaite. Dés de pommes fondants, riche en noix et amandes, humidifié de compote de pommes et zeste d'agrume, excellente. Le tout est servi dans sa pataugeoire de sauce vanille de belle exécution. Un dessert très bon et plaisant, quoiqu'on aurait apprécié un traitement plus traditionnel de la pâte. Côté boissons, eau gazeuse et plate, un coca seront les sources d'hydratation. Je ne résisterai pas à goûter à une de leur pressions, la « Prater Lager Schwarz », une bière noire presque étonnamment fluide et désaltérante, avec un joli gaz équilibré et une saveur très maltée et agréable. Un verre de vin rouge sera pris à table, un vin du Rioja Bio « Lar de Sotomayor Tempranillo Écológica » 2011 de la Bodega Demeco De Jarauta, un vin très plaisant aux notes de cacao, de cuir et d'épices derrière un fruit riche. Tout cela nous reviendra à quelques 124.70 euros. Entouré d'un service efficace et agréable, on a passé, dans ce cadre particulier, un repas très plaisant et réconfortant, avec des produits choisis, très bien exécutés et généreusement servis. Le Prater Garten est une expérience d'immersion dans la vie berlinoise et promet un moment confortable et agréable, sans aucun chichi!
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Little Social
Little Social
26.04.2015, 21:09
http://labobouffe.blogspot.com/2015/04/little-social-londres.html Avant de m'aventurer dans ce dernier repas londonien, je souhaite publiquement remercier mon ami et blogueur gourmand Hedofoodia qui m'a grandement aiguillé et conseillé tant dans le choix de mes tables que dans mes sentiers touristiques, fort d'une expérience de nombreuses années. Un grand merci ! Car oui ce séjour londonien a entièrement eu pour mots-clés découverte, gourmandise, surprise voire même émerveillement. Cette dernière expérience gastronomique constitue un point d'orgue et une conclusion idéale à ce voyage. Ce 2 janvier 2015, en effet, après une ultime balade dans cette cité incroyable, je me retrouve dans ce carrefour routier surexcité et surpeuplé qu'est Picadilly Circus, en plein cœur de Londres, centre névralgique encore tout illuminé des décorations de fêtes, où la foule s'entasse déjà pour profiter des soldes qui débutent tout juste alors. Boutiques chics et clinquantes à perte de vue sur toutes les routes rejoignant ce centre, dont Regent Street que l'on remontera un instant pour atteindre une rue perpendiculaire qui nous mènera, finalement, à Pollen Street, une petite rue qui n'a l'air de rien, fine, courte, un peu sombre, mais qui abrite deux établissements d'exception, sans cesse bondés, qui plus est gérés sous un même nom. Mais qui soulève donc ainsi les passions ? Un certain Jason Atherton dont le palmarès auprès de chefs prestigieux est tout à fait remarquable: Pierre Koffmann, Marco Pierre White, Nico Ladenis ou encore Ferran Adria d'El Bulli, puis rejoint le Groupe Gordon Ramsay en 2001, véritable figure emblématique du monde gastronomique, livresque et télévisuel britannique qui a mené une véritable conquête mondiale. Avec un tel modèle, il n'est pas étonnant que Jason Atherton se lance dans sa propre entreprise éponyme avec, dès 2011, le « Pollen Street Social », sis justement Pollen Street, en face de ma destination du jour. Son travail est très vite couronné de succès. Une étoile après 6 mois, de nombreuses autres récompenses par la suite, on parle du Pollen Street Social comme du nouveau meilleur restaurant londonien. Je ne dénombrerai pas toutes ses tables à travers le monde. Contentons-nous de souligner que son nom réunit déjà 19 enseignes, dont 8 à Londres et deux dans la même rue... Le Little Social, droit en face de son premier succès, proposant une cuisine plus bistronomique que gastronomique, à des prix moindres, dans un climat plus détendu tout en promettant raffinement dans l'accueil et l'assiette. Autant dire que je ne pouvais que me réjouir de ce repas (même si c'était le dernier repas du séjour). Dans cette petite rue, donc, l'air de rien, ces deux fleurons gastronomiques attirent foule. D'un côté, une baie vitrée détourée de noir annonce le chic Pollen Street Social où un coup d'oeil à travers la vitre semble qu'on n'y entre pas en basket et marcel. De l'autre, une devanture tout aussi noir laissant penser à un pub ou un bistrot presque à la française cache le Little Social. Une ambiance détendue et amicale y règne. Dès l'entrée, on sera charmé par le service rayonnant, plein d'humour, vêtu de chemise et veston noir-cravatte complété par un jeans, reflétant tout à fait les lieux. On pénètre dans un établissement assez lumineux, raisonnant de l'heureuse clameur et d'une forme d'excitation d'un public bigarré. Intérieur vraiment très original, on se croirait presque dans un tripot de Pigalle, papier peint jaunâtre en panneaux entourés de bois sombre ouvragé, vieilles pubs et photos françaises, hautes plinthes, du mobilier aux arrondis rappelant les productions de styles Louis avec ces pieds arrondis, des banquettes de cuir rouge pétant, lampes de toutes sortes sur touts supports, un très beau et long bar. On ajoutera encore à ce tableau étonnant une volée d'escaliers habillée de vieilles cartes routières françaises et illuminée de néons formant quatre mots : « Silence Logique Sécurité Prudence » rappelant l'Alphaville de Godard. Je serai mené, après avoir été aimablement débarrassé de mon manteau et de mon sac, dans ce décors plutôt stupéfiant, jusqu'à ma table, bien centrée dans la salle m'offrant une vue de choix de tout ce qu'il s'y passe. On me porte illico la carte, on me demande si je désire de l'eau et enfin on me propose un apéritif. Ne rompant pas avec la mode des cocktails, le Little Social en possède un bel assortiment qui sont tous plutôt créatifs et diablement tentants, inspirés par la saison, aux intitulés rappelant fortement l'affection non dissimulée du lieu pour la culture française. Ma première pensée est: « si le menu est semblable, je ne pourrai jamais faire de choix ». Bon, je me décide pour un « Poire Quoi ? ». Composé de Vodka Grey Goose à la poire, liqueur de gingembre du Domaine de Canton, de la poire William, du citron frais et du sirop de laurier, et une petite dose d'absinthe pour finir le tout. Rien a dire, splendide et cela donne le courage d'attaquer la carte ! La carte s'apparente à un supplice de Tantale (a défaut que moi, je boirai et je mangerai quand même). Elle est pourtant pas bien grande mais tous les intitulés respirent la gourmandise, l'inventivité, un peu de folie, la fraîcheur, et la qualité. La base de conception est toujours la cuisine anglaise, mais très inspirée, où l'on trouvera créativité et influences internationales, où des produits simples et quotidiens côtoient l'exceptionnel. Impossible de ne pas fondre à la lecture. Quoi qu'il en soit, tout les goûts y trouveront leur compte ! Je ferai mon choix, réjoui et affamé, en même temps un peu déçu d'avoir dû faire un choix. Pour parfaire l'épreuve, quand enfin une décision semble à se dessiner, la serveuse ne manquera pas de venir réciter les suggestions du jour qui ne manqueront pas de vous désespérer ! Très vite, un très beau pain m'arrive dans une jolie corbeille. Une excellente baguette, un très beau pain foncé au levain, un beurre légèrement salé et fumé de très bon goût, ça promet. En entrée, ayant vu de l'anguille à la carte, je me suis laissé tenter par la « Warm smocked eel, beetroot, horseradish cream, watercress ». Une assiette très délicate, presque féminine, m'arrive, transportant un parfum très appétissant: au centre, le produit, l'anguille fumée, qui est absolument parfaite, équilibre entre le fumé, le salé, la gourmandise de ce poisson star, juste couronné d'une petite betterave rouge tournée, parfaitement assaisonnée d'un parfum chaud, rappelant un léger fumé, assez difficile à décrire. Plus loin, deux autres betteraves, jaunes celles-ci, ayant subi un traitement semblable. On trouvera encore trois petits dômes de jus de betterave d'une très grande gourmandise, à nouveau très travaillés mais sans être à même de déterminer les saveurs que je ressentais. Enfin, une crème de raifort qui se fait mousse légère d'une très grande gourmandise, avec toute la saveur du produit sans son piquant anesthésiant. Quelques feuilles de pourpier viendront parfaire ce tableau d'une précision redoutable. En plat, je commanderai un « Roasted Cornish line caughtcod, Asian spiced cauliflower and aromatic duck broth ». Un filet de cabillaud donc, péché à la ligne, provenant de Cornouailles qui est une provenance réputée pour sa qualité. L'assiette en comporte un tronçon copieux dont la cuisson, plutôt délicate, est maîtrisée à la perfection. Il est entouré de quelques fleurs de chou romanesco et présenté sur son podium de ce même chou presque préparer comme un couscous, très parfumé de saveurs rappelant le mélange cinq épices chinois mais plus délicat. Sur cet ensemble viendra en un second temps s'ajouter un bouillon presque improbable mais qui sublimera le plat. Un bouillon assez fluide et corsé au canard, parfumé au soja et les mêmes traceurs gustatifs rappelant les cinq épices. Épatant d'équilibre gustatif et de méticulosité dans la préparation de chaque élément. Craignant de ne pas avoir assez faim, lorsque l'on ma proposé les accompagnements, entre poutine (!), frites, purée... j'ai préféré une simple salade de feuilles et herbes qui s'est avéré parfaite avec une vinaigrette tout à fait succulente. Le vin ne sera pas en reste. Pendant le repas, je prendrai un verre de vin d'un vigneron français collaborant directement avec le Pollen Street Social, Thomas Carsin, du Domaine du Clos de l'Élu, en Loire. Un mono-cépage de Cabernet Franc au nez généreux et aux saveurs prononcées mûres-cassis tout en délicatesse qui accompagnera à ravir mon plat. Pour le dessert, je ne me refuserai pas un second verre de vin, un Val d'Aoste « Chaude Lune » 2011, un « vin de glace » (les raisins ont été vendangés après gelées), une méthode de fabrication offrant un sucre résiduel riche et ample, d'une belle complexité, conservant une acidité permettant de boire cela comme un sirop, une très belle découverte ! Et ce dessert alors ? Je ne résisterai pas au crumble du moment: « Pear and blackberry crumble, mascarpone and cinamon creme anglaise ». M'arrive une assiette composée d'une petite compote de poire entourée de petites sphères de poire et des moitiés de mûres, dans un élégant dénuement. Puis la serveuse s'approche, armée d'une casserole en cuivre et laisse s'écouler un crumble chaud, splendide, en quantité généreuse et dépose finalement une saucière remplie d'une crème anglaise au mascarpone et à la cannelle que le client ajoutera par lui-même à la préparation. Un dessert délicieusement régressif, on se sent comme un enfant face à tant de gourmandise. Un crumble riche en noisettes, plein de saveurs et parfait en bouche, chaud, se mêlant avec la préparation froide qui se trouve au-dessous, et que l'on liera de cette splendide crème de mascarpone. Diabolique. Il n'y a pas à dire: commandant un thé vert pour faire durer le plaisir, je ne peux que venir au constat que je viens probablement de passer mon meilleur repas de ce séjour. Je demande l'addition et profite encore du ballet de ces serveurs ultra efficaces dont le sourire, l'humour et le professionnalisme sont remarquables et sauront mettre à l'aise n'importe qui, dans ce cadre, qui plus est, vraiment original et qui, au fur et à mesure du repas, tombe finalement sous le sens ! L'addition, je la recevrai dans une petite enveloppe indiquant « by air mail », comme venue, une fois de plus, de France. Amusant de pousser le concept jusque là. Le portefeuille n'en sortira pas indemne, 114.75£, évidemment, mais on s'y attendait et l'expérience le justifie. Une expérience que je renouvellerai probablement et que j'encourage de découvrir !
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The Princess of Shoreditch
The Princess of Shoreditch
29.03.2015, 12:39
http://labobouffe.blogspot.ch/2015/03/the-princess-of-shoreditch-londres.html Même à Londres, un dimanche soir, qui plus le 1er janvier, le choix en tables intéressantes est réduit. Il faudra souvent compter avec un peu de patience et de recherche, ne pas hésiter à s'y prendre en avance, pour trouver son bonheur. Mais quelle joie lorsque dans sa liste de lieux à ne pas manquer se trouve précisément ce type de perles... cette joie, je l'ai trouvée avec le Princess of Shoreditch, qui inaugurera mon année gastronomique 2015. Très bien situé, près de Old Street, au cœur du quartier de Shoreditch, on trouvera le lieu. Shoreditch est un ancien quartier industriel au public relativement douteux reconverti en ce qui se fait de plus populaire et alternatif, offrant un cadre tout à fait particulier à la vie trépidante qui s'y déroule. Que l'on cherche une galerie d'art alternative, un pub ultra authentique, une vieille librairie poussiéreuse, de la musique live en tout genre, des clubs branchés ou encore des tables en touts genre, Shoreditch est « the place to be »: aujourd'hui, c'est l'une des scènes numéro une de la restauration londonienne, où bon nombre de restos du genre « gastropubs » de qualité fleurissent. Le gastropub est un concept tout à fait excellent proposant dans un cadre simple et convivial des boissons et de la nourriture de haute qualité à prix relativement doux. On trouvera une tendance semblable dans la bistronomie... mais cela reste deux concepts différents. Bref... vous l'aurez compris, le Princess of Shoreditch est de ce genre. Les propriétaires du Princess se sont installés en 2010, après avoir rénové un pub vieux de 270 ans. L'ambition non-dissimulée, être le meilleur pub de Shoreditch, tant pour la nourriture que pour l'ambiance en respectant le meilleur rapport qualité-prix possible. Grâce à un travail acharné et passionné, une grande attention au contenu de l'assiette et à l'écrin qui les accueille, très vite, le lieu fera parler de lui pour sa qualité, sera récompensé par les journaux, les guides. La marque de fabrique ? Une carte petite, changeant régulièrement au gré des inspirations du chef et de ce qu'il trouvera de plus frais et attirant sur les étals. Gourmandise, générosité, personnalité, originalité et excentricité sont des mots-clés très convenables pour ce lieu étonnant que je vais tâcher de vous faire découvrir. St Paul Street, vous n'aurez aucun mal à reconnaître cette devanture arquée blanche, toute vitrée, d'un autre temps, insérée dans un bâtiment de briques apparentes tout à fait typique. Passant la porte, on tombera dans un coin pub plutôt vivant pour un premier janvier fatigué mais qui sera sans aucun doute beaucoup plus animé d'habitude. Un beau pub habitée de tables de bois toutes simples, un bar très bien aménagé, et proposant des bières, cidres et vins de très bonne qualité à prix plutôt doux (carte semblable à l'étage). On peut y manger également, plutôt de la cuisine simple mais néanmoins travaillée avec des produits choisis. Ici, premier arrivé, premier servi, pas de réservation côté pub. Mais on n'oubliera pas de réserver si c'est plutôt du côté restaurant que l'on veut manger. Il faudra alors monter au premier étage. Un escalier métallique en colimaçon y mène, nous laissant découvrir un décors et une ambiance autres. Me voilà arrivé dans une petite salle aux fenêtres arquées, une douzaine de tables de bois un peu éparses, bougies sur chacune, pas de nappes ou autres agencement, juste ces belles tables un peu brut. Aux murs, des tableaux en noir et blanc dont juste un élément est coloré dans des tons assez acides. En fond de salle, une belle cheminée surmontée d'un lourd miroir. La salle n'est pas bondée, mais correctement remplie à bien 70-80%: couples ou amis, le lieu semble à propos à toute occasion. En toile de fond, une musique un peu swing, ou alors passant sur de la chanson française, Brel et Nougarro notamment, c'est étonnant et plaisant. Au Princess or Shoreditch, c'est une carte réduite que l'on trouvera: 5-6 entrées et plats, et aucun ne failli de mettre en appétit. On notera que la carte est différente le dimanche du reste de la semaine. Pas moins fournie, elle semble simplement composé de plats plus ménagers, moins de préparations minutes, plus de tradition (en gardant une pointe de raffinement) tandis que la semaine sera plus osée dans les assiettes, mêlant plus d'innovation à la tradition, citant quasi systématiquement les provenances des matières premières qui sont des références locales. Ce soir c'est dimanche, et un 1er janvier à Londres, je mangerai traditionnel et cela ne me dérange aucunement ! Le dimanche comme la semaine, c'est la viande qui aura part belle à la carte, mais il y a toujours une proposition de poisson et végétarienne qui n'ont aucunement à rougir du reste. Autant dire que le choix sera difficile. En attendant, on me porte un panier de pain de farine assez complète, ensemencé au levain, vraiment de très belle tenue et d'un très bon goût, servi avec un bon beurre légèrement salé dans une coupelle. Très bon signe. En entrée, je choisis la « Cullen Skink ». Mais encore ? Il s'agit d'une soupe assez épaisse, très traditionnelle en Écosse avec pour ingrédients essentiels, selon la recette d'origine, du haddock fumé, des patates et de l'oignon, parfois épaissie à la fécule. Cette soupe a entièrement respecté la tradition, avec une présence assez importante de céleri en plus. Une belle couleur blanche, épaisse et gourmande, un équilibre très bien géré de salé-fumé qui fait de cette soupe une entrée réconfortante, très plaisante et très originale pour qui ne connaît pas. Pour le plat, il faudra s'accrocher avec le « Roasted Charles Ashbridge rare breed sirloin & slow cooked featherblade ». S'accrocher car je n'ai que très rarement eu devant moi une assiette aussi énorme et qui, plus est remplie. Même si la photo ne fait pas honneur à l'aspect visuel, l'assiette reste appétissante et agréable à la vue. Avec le plat, on me porte sur un plateau six sauces plutôt traditionnelles: menthe, raifort, moutarde anglaise, moutarde de Dijon, moutarde à gros grains et une compote. Plus par curiosité, je prendrai les deux recommandées avec ce type de plats: moutarde de Dijon et raifort, toutes deux bonnes et très franches. On verra arriver l'assiette de loin, couronnée d'un gros Yorkshire pudding, un accompagnement typique à base de farine, lait, œuf et eau, très apprécié avec les plats de viande grillée et plats en sauce. Ce dernier est excellent. On aperçoit autour des pommes de terre entières doucement rôties dans la graisse de canard, tout à fait savoureuses, des petites carottes non-pelées ayant subit le même traitement et du brocoli cuit, quant à lui, à l'eau. On ôte ce couvre chef pour découvrir une viande magnifique: une surlonge fort bien rassie sur os, le goût ne trompe pas, rôtie à la perfection, servie rosée, d'une tendreté parfaite. On est déjà impressionné par la quantité quant au découvre qu'au dessous se trouve une tranche toujours aussi généreuse de viande bouillie, sans doute de la palette, de saveur toujours aussi formidable et tout simplement fondante. Cela sans omettre un lit de chou frisé excellent. Un jus de viande exceptionnel vient conclure le plat. Notons la provenance de cette viande, une référence régionale qu'est la Ferme de Charles Ashbrige, spécialisé dans l'élevage de porc, d'agneau et de bœuf, toujours de races choisies, dans des méthodes d'élevage respectueuses et un travail de la viande exemplaire. J'admettrai ne pas forcément adhérer au raifort ou à la moutarde de Dijon, estimant qu'aussi bonnes soient ces sauces, elles dénaturent le goût. Un plat tout bonnement formidable, réconfortant, travaillé, riche et juste parfait. Avec ce repas, je boirai de l'eau gazeuse (filtrée, purifiée, reminéralisée et gazéifiée sur place) servie dans des bouteilles estampillées par les lieux. Notons et saluons que l'eau se paie 1£ la bouteille, argent, en cette période de fête, totalement reversée à une œuvre caritative ayant pour intérêt les pauvres de Londres. On se relâchera pourtant pas avec le vin du mois, un vin vénitien de Cecilia Beretta Valpolicella Superiore Ripasso 2012, un vin concentré, corpulent mais très bien structuré très plaisant. Complètement repu (nooooon???), je ne peux m'empêcher de me laisser tenter par un dessert, la carte faisant trop envie : globalement, ce sont des desserts gourmands, pudding, tourte, cheesecake, fromages... mais toujours avec un petit quelque chose qui vient faire twister le tout. Le choix est difficile et je pencherai pour le « Sticky toffee pudding, bourbon toffee sauce, milk ice cream ». Un dessert chaud, un vrai péché ! Le pudding est spongieux et collant à souhait, au fort goût de toffee, avec des saveurs rappelant la figue séchée. Une sauce assez corsée au bourbon et au toffee vient corser la préparation et une crème glacée au lait savoureuse vient la rafraîchir. En gros, vous l'aurez compris, c'est sucré, gras, moelleux, chaud, froid, ça colle au dents.... Un monstre de décadence que l'on savourera avec une joyeuse honte ! Vous l'aurez compris, ce repas m'a permis de démarrer cette année sur des notes de tradition, de gourmandise, d’opulence et de plaisir. Un signe pour l'année future ? Le temps d'être en capacité de me mouvoir, je prendrai un thé vert, servi en vrac, en théière, il est d'excellente qualité puis on demandera l'addition (que je redoutais un peu après avoir fait pareille bombance). Rien n'en fut: celle-ci s’élèvera à 50.85£, faisant du Princess of Shoreditch un vrai bon rapport qualité-prix-plaisir. Il faut souligner la qualité du service dans un style plutôt décontracté mais d'une qualité et d'un professionnalisme redoutables. Un flegme so british enrobé d'un humour tout aussi typé, collant à merveille avec le côté décalé des lieux. J'essaierai de venir en semaine une prochaine fois, pour apprécier le plein potentiel et la pleine ambiance des lieux. Quoi qu'il en soit, j'ai énormément apprécié ma rencontre avec la cette princesse des rues et ne peux que recommander mille fois d'y faire un tour !
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Yauatcha
Yauatcha
01.03.2015, 13:00
http://labobouffe.blogspot.ch/2015/02/yauatcha-londres.html Ce soir de la Saint-Sylvestre, je poursuis mon tour du monde en terre londonienne pour m'engager sur les sentiers si répandus mais oh combien méconnus de la gastronomie chinoise. Si l'est bien quelque chose que l'on voit à chaque coin de rue dans nos régions, c'est un restaurant chinois. Ma foi, force est de constater que l'on a généralement à faire avec une habituelle carte à rallonge avec des sauces de base souvent industrielles qui apprêtent indifféremment toutes les viandes et les poissons. Peu vont proposer quelque chose d'un peu différent, quitte à rompre avec les sensibilités en proposant des mets plus authentiques, plus « street food », cuisine de ménage ou encore seulement avec des vrais produits frais et travaillés. Bref, une fois de plus, Londres s'avère prête à offrir à l'intéresser quelque chose d'autre. C'est dans un lieu réputé que je passerai cette soirée du 31 décembre 2014, le Yauatcha. On ne peut parler du Yauatcha sans mentionner le nom d'Alan Yau, restaurateur de renom mais surtout créateur de concepts de génie sautant d'un projet à l'autre de façon infatigable. Wagamama, cette chaîne bien connue à l'échelle internationale basée surtout autour de la nouille de tous pays asiatiques, est né de son esprit prolixe; le concept a par ailleurs été reproduit et développé, voire copié. Autre aventure marquante, celle du Hakkasan considéré comme l'une des meilleures tables chinoises hors de Chine. Yauatcha est l'un des derniers nés du créateur. Un concept étonnant alliant dim-sum traditionnels cantonnais ou revus, et pâtisserie fine et créative d'inspiration française sublimée par un certain Graham Hornigold, dans un univers de maison de thé moderne, raffiné, flirtant avec le luxueux. Il faut se frayer un passage dans la sulfureuse et passionnante Soho, éventuellement zigzaguer un peu avec plaisir avant d'arriver devant une devanture bleu éclectique inratable (surtout de nuit). On devine qu'il y a du monde et que toute l'équipe du Yauatcha c'est préparée à une soirée excitée. En effet, le Yauatcha (comme bien d'autres établissements) avait organisé une soirée de la Saint-Sylvestre avec menu spécial (malheureusement pour moi, à partager à plusieurs... j'ai bon appétit mais faut pas pousser non plus) mais avec la carte toujours ouvert, DJ jusque tard de prévu pour passer le cap. Généralement je me méfie et n'attends pas forcément des merveilles d'une soirée de la Saint-Sylvestre; s'il y a certes du plaisir, les restaurants sont souvent incapables de sortir des indécrottables mets lourdissimes, vont avoir tendance à être dépassés, vont manquer de précision dans les assiettes ou alors vont ouvrir toute la carte en plus d'un menu exceptionnel sans avoir la maîtrise ou l'équipe permettant de gérer l'affaire (autant proposer un menu, un point c'est tout dans ces cas là). Ici je ne me fais pas trop de souci: le Yauatcha a du background, de l'expérience, une réputation à défendre qui lui interdirait un faux pas dans une soirée qui attirera tant de monde. Je pénètre dans un restaurant déjà bondé. Un vestibule et un secteur d'accueil immédiat, très professionnel et agréable. Sur la droite, un étal de pâtisseries magnifiques annoncent un dessert gourmand. Aux étagères qui lui font face comme aux murs, des boîtes de thé dont le nombre restera indéterminé s’alignent, certains sont de très grands thés, certains réputés, d'autres méconnus, toujours raffiné et offrant des saveurs variées. Tous sont achetables sur place, comme les pâtisseries, pour se faire un moment Yauatcha à la maison. Le long du pupitre d'accueil débute un très beau et long aquarium où vivent de très beaux poissons très colorés et plus loin une sortie de bar / cuisine. La salle est habitée de tables sombres entourées de fauteuils blanc ou noir confortables. Lumière tamisée, des plafonds au caissons en bois sombre et papier (ou imitation de papier) de riz, le tout ponctué de ces mêmes lumières bleue électrique. Plus loin, un bar où un monde énorme se tasse; c'est la salle d'attente d'une certaine manière et le lieu privilégié pour débuter la soirée avec un des cocktails de la belle suggestion de la maison et qui sont des créations. En sous-sol, une autre salle globalement plus sombre mais avec des lampes à la lumière plus crue, avec de temps à autres des notes de doré et une vie sur les cuisines, offrant une ambiance toute différente. Ce qui ne change pas, c'est la foule, le ballet des serveurs et le sentiment festif. Après un accueil très professionnel et personnel malgré le monde, je suis débarrassé de mes affaires et on me mène au bar où on me propose de patienter. En effet, ce jour particulier,le Yauatcha avait prévu plusieurs services et je suis arrivé (volontairement) un peu en avance. Me voilà donc à choisir un cocktail dans cette salle surpeuplée et animée, intéressante de par sa population mêlant couples, amis, familles, enfants de façon toute naturelle. La carte de cocktails est très bien fournie, toutes de créations de la maison, classées selon les types de goûts, charge d'alcool ou spécialités. Le choix est difficile et je me lancerai pour un Hakka, l'un des cocktail « signature » du lieu, composé de vodka Belvedere, du saké Akashi-Tai Honjozo, du jus de lychee et de lime et des morceaux de coco et de fruit de la passion fraîchement préparés sous mes yeux. C'est d'une grande douceur tout en restant léger et frais, avec une bonne teneur en alcool, très belle création. Assez rapidement, on vient me chercher et on me mène à la salle principale. A peine installé à table, on me propose de l'eau et on me porte la carte de mets et de vins. A mon grand regret, je ferai l'impasse sur les menus et tâcherai de faire un choix dans cette foule de délices que la carte raconte: dim-sums vapeurs, frits, rôtis, tantôt traditionnels, tantôt simples, tantôt surprenants, tantôt innovants. C'est la spécialité des lieux et je savais que j'en ferai mon repas. Notons toutefois un très joli choix de viandes, poissons et mets végétariens (tofu, légumes, plats de riz, nouilles) qui sont bien loin du discours commun de nos régions pour devenir tous absolument alléchants à la lecture seule. Côté boissons, notons le magnifique choix de thés, le très bon choix de vins fins et sakés japonnais. Globalement, l'alcool est lourd pour la bourse, dans ce restaurant, mais la sélection est des plus convaincante. J'ai beau savoir que je veux des dim-sums, autant dire que le choix est impossible. Après un bon quart d'heure d'hésitation sans fin, je finis par laisser ma serveuse, d'une grande patience, professionnelle et aimable, choisir pour moi. Nous partons en premier pour une sélection « surprise » de trois de ces bouchées. D'emblée on me porte trois sauces: l'une à base de soja et vinaigre de riz, une sauce pimentée assez relevée et de goût plutôt raffiné, une sauce aux piments torréfiés et sésame. Toutes trois sont probablement faite maison de par les saveurs bien différentes des équivalents industriels que je connais. Avec cela, des lamelles de concombre marinées, d'une grande délicatesse: encore du croquant, un peu de douceur dans une marinade révélant des saveurs de vin de riz. Me sont proposés en premier les « Pork and prawn shui mai ». Cela fait probablement partie de ce qui se fait de plus traditionnel et classique en la matière. D'un certain point de vue, lorsqu’on est en quête de découverte, cela peut « décevoir » de ne pas être surpris par de nouvelles découvertes dès le début. Toutefois, cela permet d'établir un étalon de qualité par rapport à quelque chose de relativement connu. Mais la déception s'arrête là car la qualité et les saveurs sont incomparables. Moelleux, gourmands, riches en bouches, les saveurs propres du porc et de la crevette, tous deux de bonne qualité, se laissent reconnaître très clairement et sont mariés à des saveurs de shii-take très plaisantes. On déplorera un petit morceau cartilagineux dans un des raviolis, provenant sans doute du porc. Malgré ce bémol, l'ensemble est savoureux. On continue avec l'un des mets les plus commandés des lieux, le « Crispy duck roll ». Des rouleaux de pâte de riz fine frits de belle taille, pas gras pour deux sous, réservant à l'intérieur une quantité appréciable de morceaux de canard tendres et riches en saveurs, parfaitement assaisonnés et entourés de quelques légumes en julienne. Servis avec une sauce traditionnelle hoi sin, elle aussi probablement maison, pas trop sucrée, avec pas mal de relief, c'est un bonheur. On continue avec probablement la plus exceptionnelle assiette de la soirée, « Prawn and beancurd cheung fun ». Le cheung fun est une forme quasi inconnue dans nos contrées et qui pourtant fait partie des incontournables chinois. Il s'agit traditionnellement de rouleaux de pâte de riz fraîche et fine, farcis, cuits vapeur et servis avec une sauce. Déjà, on ne peux que se réjouir de la précision dans le façonnage et le découpage du rouleau qui est extrêmement appétissant. La pâte est de belle texture et révèle un cœur croustillant de crevettes en chapelure riche en saveurs, un peu de salade et quelques juliennes de légumes. Le tout est servi dans une sauce sombre de soja, plus corsée mais aussi un peu plus sucrée. À ne pas rater ! Ma serveuse s'enquiert de l'état de ma faim, et je ferai la place pour une quatrième assiette qui sera un « King crab Shanghai siew long bun ». Le nom traditionnel de la forme de ravioli est le xiǎolóngbāo signifiant « petit sac » et réservant un contenu tout à fait étonnant: servis avec une sauce soja-gingembre-poireaux, l'intérieur est riche en morceaux de crabe et surtout augmenté de bouillon ! Des raviolis à la soupe de crabe. L'effet est remarquable et c'est excellent ! Côté boisson, j'ai consommé de l'eau gazeuse et un excellent thé vert, infusé et filtré par les soins de la serveuse, un « Rest Dragons Well », d'une grande délicatesse, floral à souhait, une brise printanière en bouche. Mais finir un repas à Yauatcha sans prendre de dessert, ce serait presque sacrilège lorsque l'on sait que c'est l'une des pierres angulaires du concept. Trop indécis pour choisir, je me laisserai à nouveau faire par ma serveuse qui me portera un « Chocolate toasted rice », l'un des desserts les plus réputés des lieux. Une mousse de chocolat au lait aérienne, étonnamment riche en cacao et peu sucrée, montée sur un biscuit truffé et glacée d'une couverture de chocolat de très grande qualité est augmenté de thé matcha et de grains de riz soufflé. On retrouve en couronne le riz soufflé ainsi que des éclats de noisette torréfiée et une goutte de sauce caramel très délicate, ainsi que des petites feuilles de chocolat noir au matcha de très grande qualité. A côté, une quenelle de glace à la noisette sur une cuillerée de cette crème caramel étonnante, entouré de riz soufflé, tantôt nature, tantôt caramélisé et de noisettes. Dans les mots, on croirait à quelque chose de très lourd, mais il y a ce je-ne-sais-quoi de magique qui a rendu le tout aérien, sans laisser de sensation de sucre, de gras, de crème, de lourd. Juste un dessert exemplaire, qui rend heureux que cela soit le dernier de 2014. Le tout pour la somme de 63.17£ Quelle magnifique soirée au Yauatcha, dans un cadre tout à fait particulier, servi avec un énorme professionnalisme et nourri d'une cuisine délicieuse et différente. La Yauatcha est un concept exceptionnel qui mérite grandement d'être découvert. Il n'y aura pas d'after DJ, ce soir-là, le nouvel an se fêtera cette année au pied du London Eye; m'attend un spectacle de pyrotechnie de haute voltige !
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Andina
Andina
02.02.2015, 22:25
http://labobouffe.blogspot.com/2015/02/andina-londres.html On ne le dira jamais assez: Londres est une cité cosmopolite qui est probablement l’emblème de la ville européenne où le monde se donne rendez-vous. Cela se reflète naturellement en bien des aspects dont, à mon plus grand bonheur, celui de la cuisine. Depuis quelques temps, il semblerait que les londoniens aient une nouvelle tendance culinaire: ils raffolent de cuisine sud-américaine. Non, pas que des burritos, des tacos et du chili, non pas que du tex-mex, mais de la vraie cuisine de ce continent peu représentée dans nos adresses gourmandes régionales sinon (à ma connaissance) le Restaurant du Léman à Lutry qui mêle pinte vaudoise et cuisine péruvienne et où je me suis rendu il y a quelques années. Mais je m’égare. Vous l'aurez compris, c'est à un voyage gustatif outre-atlantique que je me prépare, ce 30 décembre 2014. Une fois encore, je me suis laissé inspiré par mon ami de Hedofoodia dans le choix du Andina, précisément un restaurant péruvien, petit frère du restaurant Cevice sis dans les quartiers de Soho. Aux commandes, Martin Morales, cuisinier passionné et auteur de livre de cuisine au parcours tout à fait particulier, comme vous pourrez le lire dans le billet d'Hedofoodia. Situé en plein quartier de Shoreditch dans une belle maison aux briques apparentes, Andina brille d'une lumière chaleureuse et l'intérieur, visiblement bondé, semble animé d'une belle ambiance. On entre et l'ambiance et confirmée: musique sud-américaine souvent modernisée nous accueille dans une salle de taille moyenne bondée de monde entourant des tables en bois brun toutes simples, dressées d'un set de table servant de menu. Au plafond, des lampes tressées d'osier dégagent une lueur chaude. Voyant les tables des occupants de la soirée, on peut faire un constat simple: ici, on vient pour manger une nourriture qui réchauffe les cœurs et boire un grand coup. Qu'on se rassure, c'est pas un tripot; c'est bruyant, c'est bon enfant, c'est entraînant, un côté « cantina » citadine très sympathique. En face, un joli bar et surtout, à côté, une cuisine ouvert où officient à grande activité 4 cuisiniers. Derrière cette cuisine se trouve une autre salle encore, et il semblerait qu'au sous-sols également. Je ne saurais en dire plus, ne les ayant pas visitées. L'accueil est extrêmement chaleureux et le service très attentif et professionnel, presque à un niveau inattendu. En bonus, les serveurs sont vivants et plein d'humour et de répartie, promettant une soirée où le sentiment de solitude ne peut exister. Seul justement, je suis installé face à la cuisine pour mon plus grand bonheur. On admire le ballet en cuisine qui ne souffre d'aucune faute d’organisation, on observe les expressions, les échanges en cuisine où la même vie joyeuse nourrit le travail. On me porte les cartes, dont une de cocktails contenant une liste assez impressionnante de cocktails originaux et travaillés, offrant au public à découvrir le Pisco, une eau-de-vie typique dont le Chili et le Pérou se disputent la paternité. J'en ai pris un de la série d'ailleurs, un « Pink Pisco sour » avec de l'Estelado sparkling rose (un mousseux rosé), du Pisco de raisin Quebranta, lime, blanc d’œuf et Peychaud's Bitters. Un cocktail étonnant, d'une texture légère et d'un goût frais, fruité avec une jolie amertume. A côté de ces cocktails, un joli choix de vins sud américains, dont un bon nombre sont de culture biodynamique, servis par grosses doses de 175ml ou 250ml (contrairement aux habituels 125ml), le tout à des prix raisonnables, des jus de fruits et des smoothies. Une belle carte de mets qui promet de faire suer lorsqu'il s'agit de faire un choix. Six grandes familles se démarquent: le fingerfood apéritif, les ceviche, des mets classiques et emblématiques, la street food, les grillades et les salades et accompagnements. Tout a l'air absolument délicieux, fleure l'authenticité et le savoir-faire mais avec également en certains points de la créativité, particulièrement visible dans les ceviche qui jouent avec les variations de saveurs. Beaucoup de produits traditionnels sont utilisés. Manifestement il s'agit de portions raisonnables car il est recommandé de choisir trois plats par personne pour un repas normal. On notera la mention sur la carte de la possibilité de prendre le brunch ou encore le lunch en semaine à 9£ ce qui semble être une bonne affaire. Trêve de bavardages, je choisis trois plats de trois types différents et apprécie le spectacle du cheminement de ma commande jusqu'aux cuisines. Le chef annonce la commande, et tout le monde acquiesce, sachant pertinemment ce qu'il a à faire. Les plats arrivent dès qu'ils sont prêts, et on les déguste à son rythme. Dans la carte des ceviche, j'ai choisi le Stone bass & Fig Tiradito ». J'avais dit ceviche ? Le tiradito est un cousin que l'on pourrait qualifier de plus « gourmand » que le ceviche qui est un peu plus sophistiqué. Il se prépare traditionnellement avec du poisson cru qui s'allie à une sauce onctueuse d'un jaune éclatant à base de piment jaune, citron vert, herbes et épices. Ici la sauce sera parfumée à la figue, grenade et « yuzu tiger's milk » (un nom désignant généralement une marinade au citron vert, sel et piment. L'agrume étant ici le yuzu). Le stone bass, aussi appelé wreckfish en anglais désigne un poisson assez méconnu (que je n'avais d'ailleurs jamais goûté), le cernier commun. Ce dernier a une chair blanche, très délicate, de saveur fraîche et goûtue. Ce qui n'enlève rien au plaisir, c'est qu'il provient d'un élevage durable. Et en bouche dans tout ça ? Ça explose de saveurs, de la douceur, du fruité, de l'acide, du piquant, du frais, c'est un plat aussi coloré que plein de relief qui m'a donné énormément de plaisir ! Côté grillade, j'ai pris les brochettes de baudroie, précisée provenant d'un élevage durable de Cornouailles, mariné dans du vin blanc, cumin, et piment rocoto, un piment typique du Pérou pouvant prétendre à un honorable 100'000 sur l'échelle de Scoville pour qui serait sensible (ici dosé avec une grande sagesse). Deux brochettes, juste passées à la plancha, me sont servies sur un lit de quinoa parfait, de la salicorne et une rondelle de citron. Le poisson est juste magnifique, la chair respectée, moelleuses à cœur, et des saveurs très variées, c'est une très belle réussite. Côté « sides », j'ai choisi une salade aux quinoas rouges et blancs, avocat et concombre, d'une grande fraîcheur avec beaucoup de gourmandise, augmentée de quelques haricots blancs et pataugeant dans une sauce d'un beau rouge aux saveurs fruitée et acide tout à fait intéressante, une très belle salade. Avec ce repas, une grosse portion (250ml dans un verre quant même) d'un vin rouge chilien, un mono-cépage de Syrah: « Terra Andina Reserva », 2011, des caves du même nom qui s'est avéré d'un bon rapport qualité-prix-plaisir avec des saveurs assez concentrées de fruits rouges et des notes de caramel. La seule chose que l'on aurait pu lui reprocher est d'être servi un peu chaud. A côté de cela, j'ai été régulièrement servi d'eau à la carafe sans-même que j'aie à le demander. Sur recommandation du serveur, je me laisse tenter par une spécialité toute particulière, les « Picarones Doughnuts », un beignet à bas de courge et patate douce très riche en saveur, mais pas autrement lourd malgré les apparences, servi avec un étonnant sirop de maïs violet (l'une des innombrables variétés primitives de maïs cultivées depuis des millénaires en Amérique du Sud, considéré comme un aliment santé), développant des saveurs presque acidulées assez intéressantes et un gourmand « chocolate fudge » pour se rappeler du continent dans lequel on se trouve (toute une culture, le fudge, dans les pays anglo-saxons). Même avec tout cela, l'addition reste raisonnable: 44.44 £. Que dire ? Pour passer une soirée animée, drôle, musicale, humaine, de découvertes et de gourmandise, l'Andina semble bien choisi avec sa cuisine ouverte, son équipe aux petits soins tout en restant décontractés, ses mets différents et délicieux dans un cadre ultra chaleureux ! En gros, pourquoi s'en priver ?
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