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Le Guide gastronomique de Coralie Schaffter

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Le Sud
Le Sud
22.11.2011, 17:08
Crêpes, glacesdélicieuses faites sur place de type carambar, toblerone, ovomaltine, papaye,etc Agréable en période estivale.
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Ekai Sushi
Ekai Sushi
22.11.2011, 17:08
Sushis et boissons variés. Situé en gare de Neuchâtel.
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Starbucks Quai des Bergues
Starbucks Quai des Bergues
13.11.2011, 23:02
Certainement le meilleur des Starbucks de suisse romande : en dégustant un ice coffe en été ou un cheesecake strawberry en hiver, installé confortablement sur des canapés avec vue sur le léman , bercé par du jazz, vous avez de grandes chances de ne pas oublié ce moment, que ce soit seul, en amoureux ou entre potes. Wi-fi gratos.
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L'Annexe
L'Annexe
13.11.2011, 23:02
Personnel et déco sympas. Prix abordables.
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Pékin Express
Pékin Express
06.11.2011, 22:18
Des soupes aux mets, la cuisine ne baigne pas dans le gras, c'est raffiné et les prix aussi. Pratique, car tout près de la gare. Service rapide. Certains pourraient reprocher un manque de sourire du personnel. Pour ma part, du moment que les serveurs restent polis, courtois, respecteux et que, de surcroît les prix sont bas -pour une qualité culinaire égalant des restaurants à plusieurs étoiles- j'estime personnellement que le manque de sourire sirupeux à l'ultra white est largement compensée.
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Derniers commentaires

Crêpes, glacesdélicieuses faites sur place de type carambar, toblerone, ovomaltine, papaye,etc Agréable en période estivale.
Trop de monde. Intérieur minuscule. Un seul WC : en été, vu le monde, il faut être patient pour y accéder
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Sushis et boissons variés. Situé en gare de Neuchâtel.
Sushis au riz pas assez mous. On a l'impression que les sushis on été trop réfrigérés. Presque plus de sushis 45 mn avant la fermeture...on reste sur sa faim si on monte de la ville à la gare... Salades paradoxalement petites et chères.
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Certainement le meilleur des Starbucks de suisse romande : en dégustant un ice coffe en été ou un cheesecake strawberry en hiver, installé confortablement sur des canapés avec vue sur le léman , bercé par du jazz, vous avez de grandes chances de ne pas oublié ce moment, que ce soit seul, en amoureux ou entre potes. Wi-fi gratos.
Victime de leur succès : souvent remplis. Cafés assez chers.
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Personnel et déco sympas. Prix abordables.
Fermé le week end et durant une partie des vacances. Crêpe poulet tandoori : pas leur spécialité...
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Des soupes aux mets, la cuisine ne baigne pas dans le gras, c'est raffiné et les prix aussi. Pratique, car tout près de la gare. Service rapide. Certains pourraient reprocher un manque de sourire du personnel. Pour ma part, du moment que les serveurs restent polis, courtois, respecteux et que, de surcroît les prix sont bas -pour une qualité culinaire égalant des restaurants à plusieurs étoiles- j'estime personnellement que le manque de sourire sirupeux à l'ultra white est largement compensée.

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Pâtes succulentes mais dont l'excellence peut se trouver ailleurs à un prix éthique. Terrasse bruyante, sur la rue.
Faut pas exagérer les prix. Il est vrai que la cherté des mets peut parfois attirer certaines gens qui pensent que le prix est représentatif d'une cuisine exceptionnelle ou alors que le fait de sortir beaucoup d'argent prouve une certaine générosité à sa compagne. Dans tous les cas, si la cherté est une stratégie marketing, bravo.
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Ambiance très agréable aussi bien le dimanche matin pour le brunch que le soir. Décoration très originale. Très espacé. Je n'y ai mangé que pour le brunch. par contre, le soir, pour boire un verrre entre amis ou entre amoureux, c'est parfois . on a le choix entre des endroits calmes et des plus bruyants...à chacun son style.

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Accueil désagréable de la part des serveurs un soir où le restaurant était d'ailleurs pas très rempli.Salades excellentes servies généreusement dans un énorme saladier (avoir faim avant de commander la salade, pas pour les petits estomacs).Pizzas correctes.
Accueil des serveurs. Service.
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Décor sympathique, musique agréable et tapas, entrées et cie succulents. Venir assez tôt en soirée si on est en groupe afin de pouvoir profiter du fonds de la salle aves ses canapés hyper confortables.
Victimes de leur succès le soir, souvent rempli et service parfois lent.
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Plats exquis, bonne ambiance. Restaurant plein de vie à midi et très romantique by night avec ses luminosités. Bien situé.Prisé des intellos

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Entre amis

Il Preludio
Il Preludio
19.04.2014, 15:23
Best restaurant in toen center ( Citta di Castello)
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Le Prieuré
Le Prieuré
10.04.2014, 11:36
http://labobouffe.blogspot.ch/2014/04/le-prieure-pully.html Voilà quelques temps, je suis allé au Prieuré pour un dîner qui m'avait fort plu. Souvenirs d'une cuisine française classique, bien travaillée, généreuse et raffinée, au teintes de vieux restaurant chic d'ancienne bourgade. J'avoue avoir été un peu surpris en voyant que tout récemment Michel Theux-Bérucq avait rendu son tablier au Prieuré pour passer du côté du restaurant Le Leman à Morges, il y a de cela plus d'un an. Après peu de temps de fermeture, on découvre un nouveau personnage à la tête de la maison, Monsieur Hervé Acosta, d'origine auvergnate, ayant déjà passablement bourlingué, connu dans la région pour avoir géré le Café du Théâtre à Lausanne. C'est donc curieux qu'avec mon Frère je me suis rendu ce 25 mars 2014 au restaurant du Prieuré, bénéficiant d'une réduction de 50% grâce à LaFourchette. On retrouve une bâtisse historique toute de pierres et de volets blancs et rouges, ancienne propriété des moines du prieuré de Payerne dont l'histoire remonte à plus d'un millénaire, en 960. Plutôt que de faire un exposé, voici un lien sur l'histoire du lieu, plutôt intéressante. En attendant, entrons ! Nous sommes accueilli par un serveur un peu bourru mais sympathique qui nous mène à notre table. On passe une salle du genre « pinte » où l'on viendra volontiers boire un verre en jouant au chibre, on longe un joli bar et on arrive en salle de restaurant. Je retrouve une pièce que j'ai connue au temps de l'ancienne gérance mais qui est passée d'un apparat relativement chargé à quelque chose de plus simple et épuré sans rien enlever du chaleureux, plinthes hautes blanches, murs jaunes légèrement habillés tantôt de miroirs, tantôt de natures mortes. <Les tables sont dressées tout en simplicité et élégance de nappes blanche et de jolie vaisselle et d’une présence florale. Notons que le bâtiment possède d'autres salles privatisables et que l'établissement peut accueillir jusqu'à 300 personnes. Tout en consultant la carte, nous commandons une carafe d'eau ainsi que deux verres de Petite Arvine de la Cave Orsat à Martigny. Le millésime n'est pas spécifié, ce qui est le cas de plusieurs autres vins de la carte, au demeurant jolie, bien fournie essentiellement en vins suisses et correctement pricée. A picoter, des biscuits apéritif mélangés du commerce, sans grand intérêt, mais l'attention est là. La carte est petite et bien réfléchie terroir/saison. En cette période, nous sommes à mi-chemin entre hiver et printemps, on retrouvera donc des légumes racines tantôt, quelques asperges et morilles dans d'autres cas, le tout mis en scène dans un discours de cuisine française classique, presque-même de bistrot, mais raffinée par le travail du chef. Dès ce moment-là, le propriétaire Hervé Acosta entre en salle et y restera toute la soirée, y distillant une présence discrète, chaleureuse, serviable et plaisante. Ce Monsieur aime manifestement son métier, une passion, et cela se voit. Un amuse-bouche nous est offert, ce qui est toujours apprécié. Il s'agissait d'un petit velouté de carottes crémeux et gourmand, augmenté de tranches de magret fumé. C'est très agréable en bouche. Mon Frère ne mangeant pas de viande, le patron a eu le bon réflexe de lui servir l'équivalent sans viande. Mon entrée sera le «Tartare de bar aux fruits de la passion« : une portion plutôt généreuse de poisson fin et délicat, coupé en cubes assez gros ce que j'apprécie personnellement m'est présentée. L'assaisonnement est très juste entre salé, sucré et acide pour un résultat très rafraîchissant et plaisant. Un petit mesclun arrosé d'une vinaigrette bien agréablement acidulée et de petits toasts complétaient cette entrée fort appréciée. Mon Frère a opté en entrée pour la « Fricassée de champignons, fusette grillée à la crème de truffe blanche c : à nouveau une assiette gourmande de champignons bien sautés, apparemment essentiellement de la variété des pleurotes (mais je n'ai su les détailler précieusement), bien brillants et riches en senteurs. Je n'en ai pris qu'une petite fourchetée et ai été surpris par les saveurs proches de celles d'une viande ; je ne suis pas coutumier de la truffe blanche mais ai entendu ce genre d'échos de personnes plus expérimentées que moi. C'est très intéressant. Le tout augmenté d'une fusette grillée pour ajouter volume, couleur et gourmandise. Belle assiette qui m'a peut-être semblée un peu grasse mais qui a beaucoup plu au dégustateur. En plat, j'ai choisi la « Caille désossée farcie aux champignons, polenta à la tomate séchée ». Un beau travail dans l'assiette que cette délicate caille bien désossée avec maîtrise et propreté, farcie de champignons sautés et joliment rôtie. La chair est tendre est goûteuse, qui plus est nappée d'un jus très plaisant de viande. Une petite polenta bien cuite, toute simple, pas grasse et appréciable, parfumée de tomate séchée, sert de piédestal à la préparation. Le tout est enfin entouré de quelques petits légumes, de la côte de bette de la carotte et du brocoli juste blanchis et une petite crème (d'artichauts dirais-je). Un beau plat bien réalisé. Mon Frère a cédé à la « Sole de Bretagne rôtie meunière, purée citronnée » ; le poisson noble est présenté sous sa forme la plus commune, meunière, cuite sur arête et augmentée d'une poignée d'amandes effilées légèrement grillées. La cuisson est simplement parfaite et le résultat est là : chair ferme et nacrée s'ôtant néanmoins facilement de l'arête, « croûte » goûteuse et légèrement croustillante. On ajoute à l'ensemble une quenelle de purée de pommes de terre et des légumes semblables aux miens pour un plat qui à beaucoup plu à son commanditaire. Avec ce repas des plus plaisant, nous avons partagé une désirée de « Cuvée du Docteur » 2012 de l'Union viticole de Cully, un Pinot noir bien travaillé, frais, fruité et pas trop corpulent qui a correctement suivi nos deux plats. Notons encore le pain des plus satisfaisant, un mélange de pain complet aux céréales et de pain mi-blanc de très bonne qualité. Place au dessert ! Mon frère choisit les « Profiteroles à la crème de Williamine et poire pochée » : c'est une copieuse assiette qui lui arrive, garnie de trois profiterole comme je les aime, à savoir légèrement croquante à l'extérieur et moelleuse à l'intérieur, garnie de crème parfumée et généreusement nappée de chocolat chaud et quelques mouchette de chantilly apparemment parfumée à la tonka. Une petite et onctueuse poire pochée vient compléter cette assiette gourmande et bien réalisée. Pour ma part, sans être encore affamé, je cède pour la suggestion du jour, à savoir un un canelé. Et celui-ci m'arrive dans le plus simple appareil, certes, mais fort bien réalisé, caramélisé et croûté à l'extérieur pour révéler un intérieur d'une moelleuse gourmandise. En guise de mise en scène, un petit tartare de fruits frais, ananas et un autre fruit que je ne suis pas parvenu à identifier, et une coupelle de crème qui m'a semblé être de la crème double (je ne suis pas un grand expert en la matière). Un dessert plutôt léger qui ne néglige pas la gourmandise, parfait pour une finale douce sans faim. Deux cafés et l'addition se montant, avec le rabais (50% sur la nourriture), à 132 francs grosso modo ce qui est des plus raisonnable. En revanche, le prix plein m'aurait peut-être paru un peu élevé, quoique pas absolument excessif. Pour conclure, ce fut un excellent repas, sans fausse note particulière, une cuisine travaillée, raffinée sur un thème des plus classiques, des produits choisis et bien traités, il n'y a rien à dire, le Prieuré a amplement de quoi réussir, surtout avec son sympathique patron, présent partout, attentif et passionné.
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Keyann
Keyann
20.03.2014, 01:17
http://labobouffe.blogspot.ch/2014/03/le-keyann-bistrot-libanais-lausanne.html Un « bistrot » libanais à ouvert à Lausanne ? Intéressant. Encore plus intéressant quand il semble remporter tous les suffrages dès son ouverture, deux petits mois auparavant. Ouvert tout dernièrement, le Keyann est la réalisation du rêve d'un diplômé déjà de longue date de la prestigieuse École Hôtelière de Lausanne, Jean-Pierre Mermoud, le rêve de partager ses origines libanaises avec le public Lausannois. Le concept et la carte sont entièrement de son cru, et comme on le verra plus tard, c'est une réussite ! J'ai résisté deux mois avant d'y foncer, et m'y voici, ce 15 mars 2014. Il est situé dans les bas de la ville de Lausanne, à la lisière d'Ouchy, un espace calme et agréable pour accueillir ce petit coin d'orient. On choisira volontiers les transports publics pour s'y rendre, si l'on ne souhaite pas se débattre et tournicoter pour trouver une place de parking. Une lueur chaude nous accueille dès l'extérieur. Une terrasse modeste et néanmoins charmante se trouve devant, comme une estrade en bois, et on pénètre ce minuscule établissement apte à accueillir 15-20 convives. Droit en face, le bar composé de frigos et plateaux dans lesquelles reposent tantôt brochettes, tantôt mezzés, tantôt desserts. A l'arrière, une cheminée à grillades et tout le matériel nécessaire au service. Dans la petite salle, une série de tables en bois simplement dressées avec des sets à l'effigie du Keyann sont alignées contre des murs fuchsia ou orange-beige fort à propos avec la thématique et les chaises augmentées de coussins quadrillés saumon-blanc. Le patron nous accueille avec une grande hospitalité et simplicité : on se sent accueillis à la maison, invités à la table d'hôtes. On nous installe à table et apporte la carte. Celle-ci est petite et très bien constituée de quelques mezzés froids, chauds, salades et brochettes, le tout de préparation maison, tout de tradition et de promesses de saveurs. Quelques suggestions de menus viennent compléter la proposition. Notons encore une jolie carte de boissons avec des traditionnels sans alcools comme des vins du Liban de bonne réputation. Malgré la petitesse de cette carte, impossible de faire un choix, tout est prometteur et appétissant. Nous cédons donc à la proposition d'un menu nommé « Taste Lebanon » essentiellement composé de mezzés froids, grillades et desserts à partager, comprenant en boisson une bouteille de vin. Le repas se déroulera en trois vagues : d'abord les mezzés froids. D'abord, une assiette de pain plat libanais juste préalablement passé au grill nous est porté, puis quatre plats : Une assiette de « Hommos », gourmande purée de pois chiche ici onctueuse à souhait, de texture et de saveurs parfaite, une pointe d'excellente huile d'olive et juste rafraîchie de ce trait de citron qui tend si souvent à manquer. Une assiette de « Moutabal », un caviar d'aubergines grillées entières, presque brûlées à l'extérieur. La chair, ayant compoté et pris un petit goût de fumé, est ensuite récupérée et assaisonnée au goût du chef, au plus traditionnel de la crème de sésame. A nouveau, quoiqu'hors saison, la préparation et les saveurs sont parfaites et n'ont rien à envier à une autre prestation. Le « Chanklich » nous est également servi, un fromage de brebis frais et à peine acidulé, très gourmand, fondant et un poil grumeleux, dans une forme de croûte de za'tar, ce mélange essentiellement composé de de thym sauvage et sésame torréfié et de sumac. Le fromage est une production maison et la qualité est des meilleures. Ajoutons quelques dés d'oignons, tomate et une très bonne huile d'olive, quelques herbes et le plat est fait ! Enfin (pour le froid), le « Tabbouleh », salade essentiellement composée de persil plat (et pas de boulghour en élément principal, encore moins de couscous), relevée de menthe, une poignée de boulghour bien réhydraté, oignons, tomate, juste parfumée d'huile d'olive et de citron, un temple de fraîcheur et de plaisir. Passons au chaud. Il nous était donné de choisir quatre brochettes qui seront accompagnées de sauces et de pommes de terre. Ce sera deux « Chich taouk », brochettes de blanc de poulet marinés à l'ail et citron. La chair est parfaitement cuite et néanmoins tendre, assaisonnée délicatement et tout en fraîcheur. Ajoutons une « Kafta », brochette de viande hachée boeuf-agneau aux épices, avec une cannelle qui me revenait délicatement en arrière palais, vraiment la brochette de la soirée, tout en moelleux et en saveur. Enfin une Michoueh, un boeuf mariné plus « viandesque » en saveur et néanmoins parfait. Notons que les viandes proviennent soit de Suisse, soit de France et sont d'une extrêmement bonne qualité. En accompagnement, une portion de « pommes de terre Keyann », juste des dés rôtis parfumés d'ail, citron et un peu de coriandre, un plaisir simple. Les sauces ne sont pas en reste ! L'une est tomatée aux saveurs légèrement relevées, la « Tarator », crémeuse, au sésame et citron et enfin une sauce à l'ail qui fera fuir les vampires de vos nuits, et même vos meilleurs amis s'ils n'ont pas mangé avec vous mais qui donnera tellement de plaisir qu'elle vaudra bien un petit sacrifice. Dans la théorie, les deux convives, pour ce menu, devraient recevoir le même dessert, à savoir l'Atayef. De sorte à goûter à plusieurs choses, nous en avons troqué un contre le «Succès au chocolat façon Aïda ». L'Atayef consiste en de de petites crêpes libanaises dont la pâte est légèrement parfumée d'eau de fleur d'oranger et est légèrement aérée, comme s'il y avait légèrement emploi de poudre à leverm un résultat moelleux et gourmand fourré d'une crème onctueuse de lait à la fleur d'oranger. Le croquant manquant sera apporté avec une poignée de pistaches et le tout sera lié de sirop de sucre en fine quantité. A ses côtés, une coupelle de jus d'orange amères assez corsé et plaisant avec le sucré du dessert. Un grand plaisir. Le succès est à l'origine un dessert de pâtisserie désignant un gâteau, généralement rond, dans lequel repose deux couches de biscuit meringué aux amandes avec une crème (au beurre ou pralinée par exemple) intercalée. Ici une petite variation sur le thème avec un gâteau gourmand et délicieusement fondant à base d'une ganache chocolatée épaisse, franche en saveurs, dans laquelle sont émiettés des morceaux de ce biscuit meringué aux amandes. C'est juste gourmand, réconfortant et délicieux ! Côté boissons, impossible de résister en apéritif à la citronnade maison très fraîche, pas trop sucrée, parfumée de menthe et de fleur d'oranger. Le repas s'est vu arrosé d'eau gazeuse et d'un joli vin libanais, le Clos St-Thomas « Les Gourmets » Rouge 2009, un joli vin de la vallée du Bekaa à l'est du Liban ; assemblage de Cabernet Sauvignon, Syrah et Cinsault, c'est un vin assez complexe, tout de fruit rouge et épices, intense quoiqu'aux tanins assez soyeux donc d'une grande buvabilité. Il fut très apprécié. Il fut certes servi un poil chaud mais cela ne lui a pas nuit ! Pour ma convive, ce fut un verre d'un vin doux libanais, un Château Kefraya "Lacrima d'Oro" 2004 à 13.- le déci tout de même mais qui s'est avéré, aux dires de la dégustatrice, succulent. Au final, une addition d'à peu près de 153 CHF. Enfin, un petit Jellab, une boisson à base de dattes douce et rafraîchissante, plus pour une terrasse en plein été qu'après repas, mais je n'ai pu y résister. Au final, une addition d'à peu près 160 CHF. Quelle découverte que ce Keyann! Les produits sont manifestement sélectionnés avec un grand soin et travaillés avec respect, savoir faire et tradition. Ce petit lieu donne un côté familial extrêmement confortable et sympathique et la présence en salle du patron souriant, simple et attentif, ne peut que souligner cette impression. Autant dire que cela sera un bonheur d'y retourner ! Les cinq sens sont flattés par l'agencement simple et joli des lieux, les parfums tantôt frais, tantôt chauds d'épices que l'on retrouve au palais, les textures et cuissons parfaites et l'ambiance familiale. Bravo à M. Jean-Pierre Mermoud pour son excellent travail et sa belle initiative de combler un élément manquant dans le monde de la table lausannoise.
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Sri Krishna
Sri Krishna
17.03.2014, 22:18
http://labobouffe.blogspot.ch/2014/03/sri-krishna-lausanne.html Si j'aime beaucoup la cuisine d'ailleurs, il en est qui tendent fréquemment à me décevoir par leur promesses de saveur et d'épices qui ne sont pas le reflet des assiettes servies. C'est essentiellement le cas pour les restaurants indiens ou thaï, malheureusement, où crème, beurre, lait, sucre et j'en passe viennent arrondir toutes les saveurs et mettent à mal le voyage... Admettons, tous les clients de sont pas à même d'apprécier voire de supporter les arômes plus piquants et/ou épicés mais qu'à cela ne tienne, qu'il n'en soit pas fait généralité ! Passons ce petit coup de gueule pour nous concentrer sur le sujet du jour, le Sri Krishna. Petit restaurant à la lisière de Pully dans les bas de Lausanne, entouré de quartiers résidentiels plutôt calmes, le Sri Krishna est un indien sans grande réputation, sans situation particulière ni promesse excessive. En parallèle, dès l'extérieur, en lisant 7/7, service traiteur, pizza dans un restaurant indien, cela laisse songeur. C'est dans le fond avec pas mal de doutes que j'ai passé la porte du Sri Krishna le soir du 10 mars 2014 accompagné d'une amie et de mon Passeport Gourmand. On passe la porte pour arriver dans une partie bistrot où quelques locaux prennent leur demi sur des tables nues, jouent au tactilo dans un univers de couleurs orange, mauve, rouge et de musique moderne indienne ; c'est plutôt amusant à voir. Nous sommes accueillis avec sourire et douceur par notre serveuse qui nous mène à travers un couloir dans une salle adjacente, beaucoup plus jolie et passablement plus chargée : les murs dans les mêmes teintes que précédemment sont garnis de tableaux, mandalas et symboles bariolés et jolis, une belle présence végétale et des tables aux teintes bigarrées très dans le thème. C'est agréable et joli. On nous porte la carte en nous proposant un apéritif. Je prendrai un « namkin lassi », à base de yaourt, eau glacée, menthe, cumin, sel, poivre, très rafraîchissant et siroterai cela en consultant la carte. Celle-ci est plutôt rassurante car pas trop énorme, relativement humble et tout de même essentiellement indienne dans ses entrées frites, plats de tandoori, briani et j'en passe avec en viande du poulet, de l'agneau, veau, boeuf et du poisson, tous ces ingrédients déclinés de manière différentes. En parallèle sont certes proposées des pizze, mais en dernière page de la carte, tombant probablement généralement dans l'oubli. Trois propositions de menus en sus, mais admettons qu'ils ne sont pas forcément très tentants ; on consommera à la carte, et le choix, finalement intéressant, nous a laissé un peu dans l'embarras quand il est venu le moment de se décider. Notons que la serveuse nous demande notre résistance à l'épice pour doser plus ou moins le piment, bon signe ! En entrée, nous nous sommes décidés à nous partager une « Krishna mix », composition de diverses entrées à partager. Un joli mélange composé d'un samosa végétarien lié à la pomme de terre, copieux, croustillant, moelleux et humide, un samosa à la viande hachée très agréablement épicée, un rouleau de printemps profondément chinois mais bien réalisé, deux pakoras (beignets de légumes) et enfin une « fish pombol », une boulette de poisson. L'ensemble est bien préparé, bien assaisonné et plutôt agréable, servi sur quelques tranches de laitue iceberg et une espèce de sauce cocktail pas forcément très intéressante. Côté plat, ma convive a opté pour le « Poulet Dall », commandé doux. La préparation est riche en parfum et de bel aspect, des lentilles (sans doute jaune ou corail) cuites avec du poulet, richement épicées et joliment rafraîchie d'herbes. Les lentilles sont crémeuses (car ont sans doute a dessein été surcuites) et le poulet est moelleux. Pour ma part, ce sera le « Krishna Mix Tandoori », demandé hyper spicy, reçu tel (très raisonnable), un mélange des différentes productions tandoori de la maison. M'arrive un énorme plat sur plaque chauffante, au nez piquant et à la couleur vive, regorgeant de viande à n'en plus pouvoir, cuisse de poulet, émincé de boeuf, d'agneau et crevette géante. La préparation est, comme demandée, pimentée fort agréablement, bien parfumée d'oignon, de tomate, poivrons et épices. Les viandes sont de bonne qualité et parfaitement et presque étonnamment bien cuites. Ce plat m'a surpris en bien et beaucoup plu ! En guise d'accompagnement, nous nous sommes partagés un riz basmati nature, en quantité très correcte et de parfaite exécution, ainsi que deux « naan », ces pains levés typiques, l'un au fromage, l'autre à l'ail, tous deux bien réalisés quoique peut-être un peu gras (surtout celui au fromage). La pâte est douce, fine et moelleuse et j'ai beaucoup apprécié le piquant de l'ail par dessus. Bien repus déjà, j'ai toutefois repéré un dessert qui m'a un peu intrigué, le « Son papri » (aussi connu sous l'appellation « Sohan papdi », dessert type « sablé » plus propre à accompagner une boisson chaude, composée de farine de pois chiche, sucre, farine, ghee lait et cardamome verte. C'était surprenant et totalement inconnu, vraiment à mi-chemin entre un sablé et un feuilleté qui pourtant fondait dans le bouche au contacte de la salive et exhalait une riche saveur de cardamome et accompagna magnifiquement mon chai (commandé sans lait ni sucre, ma dérogation sur la tradition). Côté boissons, nous avons accompagné notre repas d'eau et de coca zéro. Avec le Passeport Gourmand, l'addition s'est modestement montée à 66.60 CHF. Quelle heureuse surprise que ce Sri Krishna qui s'avère franc en saveurs et en qualité, prix correct dans un espace agréable et entouré d'un service plutôt compétent. Je regrette qui reste si vide malgré ce joli potentiel ! Franchement, quand je voudrai dans le coin manger indien sans que cela soit nappé de crème, cela risquera bien d'être au Sri Krishna. Merci à l'équipe !
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Kaikaya
Kaikaya
16.03.2014, 18:56
Excellent preparation, only the freshest fish!
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Coralie Schaffter
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