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Le Guide gastronomique de Bernard Anthamatten

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23.05.2012, 09:42
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17.05.2012, 21:56
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17.05.2012, 21:44
Pour ma part l'accueil détermine un peu l'atmosphère et influence l'ambiance dans laquelle va se dérouler votre repas : ce petit je ne sais quoi qui nous met à l'aise au premier contact est un des facteurs important qui vous réjoui dès les premiers instants... non? Et bien je n' ai pas trouvé ici ce côté chaleureux, avenant qui vous procure ce sentiment bien au contraire : Franchement à la fin de notre repas je me suis demandé si chaque serveurs avait un chronomètre à la main pour battre un record! Je ne sais pas si c'est une instruction à l'intention du service, mais recevoir l'addition avec le café c'est un peu comme vous dire merci et au revoir. Dégagez il y a d'autres clients qui attendent. Pourtant à ce moment (13 heures, le 1er mai) il y avait des places disponibles et aucune file d'attente... Dommage parce que l'endroit est plaisant, idéalement situé. Les plats variés et de bonne qualité, la proposition de crus au verre remarquable, très complète... Un petit côté frustré en sortant en me disant qu'il y avait tout pour bien faire et qu'en améliorant quelques petits détails, notamment dans le service... C'est un endroit qu'on peut recommander aux gens pressés!
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Chez Miguel
Chez Miguel
08.03.2012, 19:19
Restaurant de la Paix
Restaurant de la Paix
04.03.2012, 10:39

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Pour ma part l'accueil détermine un peu l'atmosphère et influence l'ambiance dans laquelle va se dérouler votre repas : ce petit je ne sais quoi qui nous met à l'aise au premier contact est un des facteurs important qui vous réjoui dès les premiers instants... non? Et bien je n' ai pas trouvé ici ce côté chaleureux, avenant qui vous procure ce sentiment bien au contraire : Franchement à la fin de notre repas je me suis demandé si chaque serveurs avait un chronomètre à la main pour battre un record! Je ne sais pas si c'est une instruction à l'intention du service, mais recevoir l'addition avec le café c'est un peu comme vous dire merci et au revoir. Dégagez il y a d'autres clients qui attendent. Pourtant à ce moment (13 heures, le 1er mai) il y avait des places disponibles et aucune file d'attente... Dommage parce que l'endroit est plaisant, idéalement situé. Les plats variés et de bonne qualité, la proposition de crus au verre remarquable, très complète... Un petit côté frustré en sortant en me disant qu'il y avait tout pour bien faire et qu'en améliorant quelques petits détails, notamment dans le service... C'est un endroit qu'on peut recommander aux gens pressés!
Ne pas donner l'impression qu'on doit battre un record de vitesse et qu'il faut absolument faire un deuxième service surtout quand il n'y a pas de file d'attente!
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Le resto cuisine française traditionnelle ouvert tous les jours. Nous y étions le dimanche de carnaval (j'y vais assez régulièrement) et avons pris une choucroute copieusement servie que nous avons bien appréciée. Pour l'accompagner un gamay de Gérald Besse. Ambiance chaleureuse et familiale ce d'autant que Simone, maman du chef Gilles, était présente pour saluer tout le monde. C'est un véritable personnage à elle toute seule : une vie entière consacrée, avec son époux Fernand, à la restauration. Et après cela ne pas s'étonner que le fils poursuive la mission! L'entrecôte au beurre d'amour, les cuisses de grenouilles ou le tartare maison préparé devant vous : quelques suggestions tirées d'une carte très étoffée. Ah j'oubliais le buffet de salade que vous pouvez apprécier pratiquement tous les jours et à toutes heures. Pour les fidèles du Théâtre du Martolet une bonne entrée en matière avant le spectacle, à moins que ce ne soit après, pour déguster un bonne bouteille avec, la chance de vous retrouver voisin de table d'artistes. (Ce qui m'est arrivé le 24 janvier : Thierry Lhermitte) Le restaurant se trouve en face du collège de St-Maurice et a vu défiler des générations d'étudiants d'où son nom "Le Philosophe". Nombreuses places de parking à proximité.

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Les trios de saveurs offerts pour chaque plat : très agréables sous des appellations évocatrices telles que la mer, les champs, le potager La carte des vins, bien élaborée, faisant la part belle à chaque région viticole ainsi que de nombreux crus proposés "au verre" Un concept original qu'on peut vraiment recommander.

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J'y ai mangé, hier à midi, le plat du jour en compagnie d'un collègue. Vraiment emballés par le croustillant d'agneau et son taboulé oriental : simplement original et quand on aime se faire surprendre agréablement! Crème de légumes en entrée, le tout pour Frs 19.- cela mérite d'être à nouveau signalé. Dès que possible je veux y retourner, un soir, pour essayer la carte. Décidément nous avons la chance d'avoir quelques endroits où le rapport qualité-prix est intéressant entre Conthey et Vétroz.

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C'est le type même de bistrot, sans prétentions, à l'ambiance familiale. On y est reçu, un peu, comme à la maison. Cuisine bourgeoise. Les plats proposés sont des mets de brasserie : Tripes façon "Paula" ou Souris d'agneau au vin rouge ainsi que les Pizzas, (cuites au four à bois) préparés par la patronne. Atriaux à l'Hérensarde, Tête de veau sauce gribiche, Langue de boeuf aux câpres, Boeuf bourguignon et ses pâtes fraîches ou Fricandeaux à l'ancienne autant de propositions qui évoquent des saveurs d'un autre temps mais recherchées aujourd'hui. C'est un endroit à découvrir, par exemple, pour les personnes qui se rendent à l'établissement thermal de Lavey-les-Bains et à la recherche d'un "petit coin sympa". (A 1,5 km) Pour une première nous avons choisi les Tripes façon "Paula" et les avons bien appréciées, servies avec des pommes de terre nature. Nous y reviendrons; pour déguster la langue de boeuf aux câpres ou les Atriaux à l'Hérensardes à moins que ce ne soit pour les Fricandeaux à l'ancienne... Une mention spéciale pour les prix très légers qui tournent autour des Frs 20.- par plats. Comme à la maison : je vous le disais!

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Entre amis

Belkis Pera
Belkis Pera
05.07.2015, 07:28
http://hedofoodia.blogspot.com.tr/2015/07/belkis-pera-istamboul.html Lorsque l’on est dans le quartier de Beyoğlu, trouver une table n’est sans aucun doute un problème mais trouver d’excellents mezzés est plutôt rare. Si l’on va au petit bonheur la chance, toutes les tables avoisinant la rue commerçante de Istiklal hautement touristiques vous proposeront avec plus ou moins de succès et surtout de fraicheur, les mêmes plats. Quelqu’un qui souhaiterait découvrir d’autres saveurs, d’autres plats de diverses régions du pays devront faire quelques recherches, éventuellement avoir des contacts en ville pour connaitre où se trouvent ces tables souvent un peu cachées qui distillent une cuisine d’un tout autre niveau. C’est depuis le mois d’octobre de l’année passée que « Belkis Pera » s’est ouvert dans une rue pas forcement fréquentée par la foule mais tout de même à quelques dizaines de mètre de la rue où se trouvent les hôtels chics et tables de haut standing, Meşrutiyet Caddesi. On rejoint ce nouvel établissement en descendant les quelques marches avant d’atteindre une terrasse juxtaposée à un coin de bâtiment assez moderne. L’intérieur est contemporain, une salle en longueur avec une série de tables de chaque côté de la pièce avec un comptoir au centre où se trouvent les mezzés placés au frais. Des tons dans le beige et l’écru, des lumières douces, des tables et chaises assez design, c’est un endroit très agréable qui joue sur le modernisme mais avec quelques touches délicates qui nous rappelle que nous sommes en Turquie. Avant de vous décrire ce magnifique repas, quelques mots sur le patron Bariş Turan qui a été absolument charmant tout au long de la soirée en nous expliquant le concept de son établissement, les recettes des divers plats suggérés, ses envies d’un jour d’ouvrir un « boutique-hôtel » de long de la mer Egée. Un personnage qui représente tout ce que j’adore, de la gentillesse, du cœur, des émotions partagées et surtout de la passion pour ce qu’il fait. Aujourd’hui le restaurant est plutôt vide ce qui est plus que surprenant mais Bariş nous explique qu’en période de Ramadan, les établissements servant de l’alcool sont souvent ignorés et deuxièmement l’été à Istamboul, souvent les gens partent en vacance. Cependant tout au long de l’année, sans réservation il sera quasiment impossible de trouver une table le weekend sans aucune réservation. Un établissement qui ne sert que principalement des mezzés originaux avec des ingrédients soigneusement sélectionnés, toujours avec une touche de créativité. Ouvert que depuis quelques mois, la fréquentation n’est que quasiment locale, mais cela risque surement de changer… La carte de « Belkis Pera » est vraiment très alléchante. Comme je les déjà dis, on vient ici principalement pour les mezzés mais on trouvera également de entrées chaudes, des salades et quelques plats principaux mais comme nous l’explique Bariş, la clientèle se concentre plutôt sur les mezzés. Quelques excellents conseils, explications et nous voici parti avec une intéressante possibilité, un combo de quatre mets amenés dans un grand plat avec ses compartiments individuels. Le pain qui nous est tout d’abord apporté grillé est délicieux avec comme amuse-bouche un excellent « Muhammara » qui est une crème de poivrons, noix et mélasse de grenade typique du Moyen-Orient mais que l’on retrouve au sud du pays. Un premier mezzé en supplément du combo, le loup de mer mariné, papaye, œufs de poisson. Une assiette avec un carpaccio de ce poisson très frais, le côté fruité de la payaye et pour compléter les saveurs, quelques brins d’aneth et le goût prononcé des œufs. Une approche innovante de servir un poisson cru ; c’est très fin et léger. Ensuite une magnifique salade de pourpier, yaourt et noix. Une de mes salades favorites que l’on trouve au Moyen-Orient, plutôt croquante avec une délicieuse sauce au yaourt bien assaisonnée et de bonne noix. Sur le dessus des fraises qui s’harmoniseront à merveille sachant que l’hiver cela sera de la grenade car plus un fruit de saison. Ensuite des haricots rouge style Arménien avec de la cannelle et du persil. La touche arménienne est liée au fait que l’on utilise cette épice et que le plat soit très légèrement doux. C’est très finement assaisonné sans que cela soit trop puissant en bouche. Une délicieuse salade de merlan fumé, aneth, persil concombre et légumes vinaigrés. Beaucoup de fraicheur en bouche, des équilibres entre les éléments fumés et vinaigrés. Et pour terminer une salade de betterave rouge, gingembre, coriandre et graine de cumin. La betterave est encore légèrement croquante, râpée et l’ajout de ces graines sur le dessus complètent magnifiquement une autre interprétation de cette salade. Bariş nous suggèrera en entrée chaude le foie de bœuf frit, sauce tartare, chou rouge vinaigré. Il nous mentionne que nulle part ailleurs ce foie sera préparé de la même manière et que souvent les gens n’apprécient pas trop cet abas. Ici il le laisse mariner, ensuite il est finement tranché, recouvert de panure et frit. Accompagné de la sauce, j’ai découvert un nouvel aliment qui m’était inconnu. D’ailleurs je ne suis pas sûr que le foie de bœuf soit vendu en boucherie en Europe. Cela n’a pas vraiment un goût prononcé et finalement ressemblerait assez à un « schnitzel ». Et pour terminer un magnifique poulpe grillé, sauce citronnée, sucrine. Je l’ai rarement mangé aussi tendre ; il est parfaitement grillé et assaisonné subtilement avec du citron mais aussi quelques touches d’amertume liée à l’utilisation d’un autre agrume. C’est frais, léger, irréprochable. Nous terminerons ce repas avec des fruits de saison qui seront des cerises, nectarines et abricots. Le vin blanc de la maison fût absolument parfait pour accompagner ce repas. Voici un nouvel acteur de la cuisine turque recherchée à Istamboul où l’on déguste des mezzés différents, des mezzés auxquels l’on a apporté beaucoup de soin, probablement dans les meilleurs que l’on puisse trouver. Gourmands, de grande fraicheur et raffinés. Un grand merci à Bariş qui nous a partagé sa passion pour la cuisine turque et qui est aussi de très bon conseil non seulement pour son établissement mais aussi pour les tables de ses amis et autres chefs stambouliotes.
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Schneeweiss
Schneeweiss
04.07.2015, 20:40
http://labobouffe.blogspot.ch/2015/07/schneeweiss-berlin.html Le Schneeweiss a su se faire une jolie réputation dans le monde gastronomique berlinois et son nom est assez fréquemment cité dans des blogs, guides ou journaux: dans le top 10 des restaurants alpestres de Berlin, dans le TimeOut Berlin et j'en passe, qui en parlent tous en des mots plutôt encourageants tant question cuisine que cadre. Nous voilà donc en plein Berlin Est, dans le quartier de Friedrichshain. Un quartier assez surprenant par ailleurs. Un grand centre ferroviaire dans le coin, alentours entre terrains en friche, bâtisses délabrées et chantiers de construction. Plus au sud, on se rapproche du Spree, des bâtiments modernes côtoyant le rougeoyant prussien et, tout le long de cette rivière, la fameuse East Side Gallery, morceau du mur de Berlin de quelques 1.3km ayant servi de support d'inspiration a un nombre remarquables d'artistes de rue, y laissant s'exprimer, dans le silence des graffitis, tantôt poésie, tantôt dureté, tantôt humour, tantôt gravité. C'est la plus grande galerie continue d'art de rue méritant véritablement un détour, d'autant qu'elle est aujourd'hui menacée par les grapheurs médiocres et irrespectueux ainsi que par les agences de construction. Plus au nord, du côté où se trouve notre destination du soir, des quartiers plus calmes de restos, bistrots ou logements. Dans ce cadre spécial et bigarré se presse une foule dense qui l'est tout autant, franchement axé sur l'alternatif. Aujourd'hui, c'est jour de fête: le 1er mai est une institution indétrônable à Berlin et c'est à Friedrichschain (ou Kreuzberg) que cela se passe ! Concerts en rue, bières coulant à flots, police prête à agir (un vrai bataillon qui, bien qu'équipés pour la chasse au grizzly, sont plutôt bonhommes et ne font pas pression, restant simplement dans leurs fourgons. C'est donc du côté nord que nous serons. Simplonsstrasse, on a l'impression d'être sur la voie principale d'une banlieue résidentielle: peu de voiture, des parcs partout, de jolies maisons, c'est extrêmement calme et on ne peut que penser que de vivre là doit être un bonheur. Un écrin de paix où Blanche-Neige a su imposer une image nouvelle. Car oui, c'est bien là la traduction de Schneeweiss qui d'ailleurs joue sur deux plans avec un tel nom, les deux plans soigneusement imagés en deux logos différents. L'un fait référence à la cuisine alpestre servie dans les lieux, avec un logo dont l'arrière plan, représentera schématiquement un pan de montagne dans un hexagone (rappel des flocons de neige). C'est d'ailleurs le logo « officiel » que l’on verra sur la potence à l'extérieur, extérieur qui brillera d'ailleurs par sa discretion. Dès l'intérieur, on trouvera le logo « alternatif », forcément inspiré du conte bien connu, mais signalant clairement un côté décalé du lieu, car il s'agit d'un nain de jardin blanc tirant un doit d'honneur à son public, esquissant un petit sourire narquois. En gros, d'emblée, j'aime ! On entrera dans un écrin virginal, élégant, juste rehaussé par un parquet et des chaises sombres. Des banquettes en cuir blanc confortables, petites tables carrées, élégamment dressées et comportant toutes un petite ensemble floral aussi blanc que le reste. Au plafond, un magnifique lustre de feuilles de cristal ajoute en élégance et participe à faire de ce lieu un endroit lumineux et sophistiqué. Je vais être obligé de faire une aparté négative immédiatement. Ayant réservé via le système Open Table, le serveur qui nous accueille nous rappelle immédiatement avec beaucoup de nonchalance et un ton peu aimable que les tables « opentable » ne sont disponibles que 2 heures durant et nous fait bien comprendre qu'il allait veilleur au grain pour que l'horaire soit respecté. Si tout au long du repas nous avons été servis par un personnel charmant, souriant, professionnel et serviable, sans jamais se sentir stressé, le même personnage, semblant apprécier faire le sale boulot, viendra au terme du repas nous présenter la porte de sortie. On ne laissera toutefois pas cela gâcher la soirée, c'est bien peu, mais c'est une attitude que j'ai trouvée des plus déplaisante ! Enfin... nous voilà à table et le relais est déjà pris par une charmante serveuse qui nous porte les cartes et nous proposera un apéritif. A la table, un coca et trois cocktail du moment, le « Jäger Negroni », composé essentiellement de prosecco et de Jägermeister (dont l'histoire mérite d'être lue), mêlé de sirop d'herbe (dont je n'ai pas pu trouver la composition). Un cocktail frais, élégant, très équilibré entre amertume et douceur, très plaisant. On en profitera naturellement pour commander l'eau et les deux verres de vin qui accompagneront le repas, un rouge nommé INK, assemblage de pinot noir, Schwarzriesling, Dornfelder, Syrah et Grenache, du domaine Friedrich Becker Junior (2011), un vin élégant et équilibré, aux riches notes de cassis. Consultant la carte, on se réjouira de la voir petite et datée à la semaine, proposant une cuisine « alpestre » fraîche et de saison, raffinée et typique tout à la fois, un rien imaginative et à tarifs tout à fait corrects ! Le choix ne sera pas facile à faire mais on se lancera ! A peine commandé, on nous portera une jolie corbeille de pain, l'un très foncé, au levain et parfumé d'épices semblables au pain d'épice mais en plus discrètes, l'autre mi-blanc tout à fait appréciable. Ils sont accompagnés d'un beurre à la betterave excellent et de crème aigre. En entrée, deux convives se partageront un onglet de bœuf, asperges, morilles et échalotes au vinaigre. Ce n'est pas réellement une entrée mais une catégorie de plat qui est en portion réduite, que le restaurant appelle Zwischengang. Une petite tranche d'onglet tendre à souhait, cuite rosée, trône en maître sur deux tronçons d'asperge blanche savoureuse entourée d'échalotes au vinaigre doux.. Un jus de viande corsé légèrement aigre-doux ajoute en gourmandise à ce plat esthétique. Une belle réussite. Un troisième convive choisira la simple salade de feuilles, joliment garnie, fraîche et colorée, avec une délicate et légère vinaigrette très plaisante. Pour ma part, je me laisserai séduire par une assiette de calamaretti, Cecina, chicorée de trévise, mozzarella de bufflonne et tomate. Une assiette très graphique, grande et ronde, avec le contenu se concentrant en arc de cercle riche en couleurs et reliefs. Sur un lit de fine chapelure (sans doute les restes du pain servi, intelligemment transformé et réutilisé) se dressent des monticules de feuilles de salade fraîche et deux feuilles de trévise, le tout assaisonné d'une splendide pesto. Centrée, une tomate dodue et goûte débitée en un cube régulier devancé par une mayonnaise bonne, assaisonnée sans pour autant que je sois parvenu à déterminer les saveurs. Quelques fines lamelles de Cecina, une viande séchée de bœuf très réputée provenant de León, en Espagne, de saveur exceptionnelle. De la mozzarella de bufflonne, riche en goût, magnifiquement crémeuse est parsemée de-ci de-là et enfin, les calamaretti sont arrangés après avoir été juste surpris, comme il se doit, leur donnant une tendreté parfaite. Et tout cela forme un ensemble tout à fait réussi, où les saveurs et les textures se lient pour arriver à un résultat des plus réjouissant. Une très belle assiette ! Côté plats, à nouveau trois convives choisiront le même plat, soit les raviolis maisons à la courge, noix et herbes fraîches. Une belle assiette, élégante et raffinée, offrant une portion généreuse de raviolis à la pâte de texture parfaite, une farce gourmande où la courge est très présente. Le tout est recouvert d'une béchamelle plutôt légère et de belle saveur tandis qu'une intelligente écume de fromage assez corsé vient couronner le tout. Intelligente car par ce procédé d'écume, l'équilibre des goûts est parfait tandis que « pur », cela aurait eu tendance à devenir trop salé et trop lourd en saveurs. En décoration, quelques feuilles d'épinard, un bouquet de scarole et voilà un plat très réussi. Pour ma part, c'est du flétan de Groenland (ou flétan noir; un poisson que l'on trouve assez peu par chez nous), asperges vertes, romanesco et pop corn au boudin noir. Assiette tout en délicatesse, où de fins tronçons de poisson cuit à la perfection apparemment vapeur ou peut-être sous-vide, chair ferme et fondante, assez proche du colin et à la saveur douce, se perdent dans un amoncellement élaboré d'asperges vertes et de romanesco qui ont gardé du croustillant. Le pop corn, parsemé de ci de là exhale une saveur vraiment intéressante et apportent du croquant au plat. Le tout est légèrement baigné dans une petite et légère sauce crémeuse augmentée de gouttes d'une huile d'olive mêlée d'herbes donnant du relief au plat. Une très belle réussite. Les raviolis tassant plus que le poisson, je serai le seul à prendre un dessert « complet ». Deux convives prendront des mini crèmes brûlées, sans particularité à défaut qu'elles étaient de très belle facture. Pour ma part, je succomberai au brownie au chocolat Callebaut, mûres, éclats de chocolat et crème glacée au chocolat blanc. La Maison Callebaut est probablement l'une des maisons les plus renommée de chocolat belge, que même les grands chefs vont volontiers favoriser, au même titre que Valrhona. La présentation est très agréable et travaillée. Au centre de l'assiette, un carré de gelée cassante de mûre (fait à l'agar-agar) sert de marchepieds à un brownie généreux, sombre, moelleux et fondant. Le chocolat est de très belle qualité et bien présent pour un ensemble pas trop sucré. Une quenelle de glace au chocolat blanc couronne le tout. Savamment répartis dans l'assiette, mures, pop corn chocolatés, sorte de crumble et pointes de gelée de pomme viennent compléter le tout pour un mélange savoureux et réconfortant. On finira ce très beau repas avec un thé, pour une addition de 160.80 euros. Malgré un début et une fin de service mouvementés et, peut-être, un peu fâcheux, il faut souligner la qualité des serveuses qui, tout au long du repas, se succéderont tout en discrétion pour répondre à nos moindres besoins. Un service sûr dans un établissement au décors assez exceptionnel où les papilles ne seront assurément pas en reste. Si l'on peut tirer leçon de cette histoire, prudence quand on s'engage à respecter un temps imparti pour un repas !
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Lades Menemen
Lades Menemen
04.07.2015, 07:35
http://hedofoodia.blogspot.com.tr/2015/07/lades-menemen-istamboul.html Déjeuner à Istanbul c’est parfois aussi un peu de l’improvisation en fonction du lieu, de l’heure et de la période dans laquelle on se trouve car par exemple certains établissements n’ouvrent que le soir ou alors à des horaires différents dans la journée. C’est aussi une opportunité de déguster des cuisines que certains qualifient de « rues derrières » comme par exemple l’excellent site de résidents dans la ville appelé « Culinary Backstreets ». http://www.culinarybackstreets.com/category/istanbul/ On y trouvera toujours des adresses particulières, très intéressantes et qui ne figurent dans aucun guides car ce sont souvent des cuisines de quartier, celle que tout le monde mange tous les jours, souvent dans des lieux absents de toute décoration et fréquentés que par les locaux. Aujourd’hui nous sommes partis à la découverte des omelettes…. Appelées en turque « Menemen ». Il s’agit donc d’une omelette à la turque qui est un incontournable de leur cuisine. C'est une recette très simple à réaliser avec des ingrédients très bons marchés. Ce plat à base d’œufs, peut être mélangé avec des tomates, des poivrons et de l’oignon. C’est plutôt assez nourrissant et très généreux en saveurs. On peut bien évidemment ajouter les ingrédients que l’on souhaite, le saucisson turc « suçuk, de la viande hachée, des piments, des courgettes, de l’ail, des épices, etc… Ici, ce plat est souvent servi au petit-déjeuner tel quel dans la poêle et les convives la déguste en trempant des morceaux de pain directement dans le plat. Pain acheté d’ailleurs dans la boulangerie voisine. « Lades Menemen » comme le nom l’indique ne sert que principalement ce plat et pas qu’au petit-déjeuner mais tout au long de la journée. Situé dans une rue perpendiculaire à la rue commerçante de Istiklal, vous apercevrez sans problème la devanture car le nom est bien indiqué. Une salle au rez de chaussée type cantine qui ne désemplit pas tout au long de la journée. Au fond, le coin cuisine où l’on prépare le fameux met. Il faut s’attarder et observer le patron avec ses piles d’œufs et la manière dont il prépare une à une les omelettes dans des poêles métalliques individuelles sur un feu plutôt fort. En fonction de l’omelette choisie, il y ajoutera les ingrédients nécessaires. Nous en prendrons une avec de la viande grillée et la seconde mélangée. C’est-à-dire, « suçuk », pastrami, fromage, viande hachée et poulet. Un coin cuisine absolument incroyable car il y en a partout… On vous apportera deux énormes morceaux de pain coupés en deux afin de tremper ce dernier dans le plat. On peut saupoudrer selon ses gouts de piment légèrement salé mis-à-disposition sur la table. Pour accompagner ce repas, de l’ « ayran », boisson très désaltérante à base de yaourt, d’eau et de sel, servie dans des gobelets métalliques. On ressort de la content d’avoir pu manger quelques chose de simple mais de très bon et passe simplement payer à l’entrée… Une jolie expérience…
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Cal Boter
Cal Boter
03.07.2015, 17:56
http://hedofoodia.blogspot.com/2015/07/cal-boter-barcelone.html J’apprécie toujours d’aller au moins une fois dans un restaurant traditionnel catalan quand je suis a Barcelone. Pas de la cuisine touristique classique à base de divers riz mais ces plats qui méritent d’être découverts et finalement peu souvent sur les diverses cartes de restaurants. Comme en plus aujourd’hui c’est dimanche et qu’il n’est pas simple de trouver une table ouverte de qualité, cela tombe bien que « Cal Boter » soit ouvert pour le déjeuner. Je préviens que ce genre de repas ne sera pas « pour tout le monde » car c’est une cuisine roborative et riche mais délicieuse. Ne prévoir selon expérience qu’un repas dans la journée, vous allez vite comprendre pourquoi. « Cal Boter » est l’une des plus ancien et petit restaurant du quartier de Gracia où l’on mange une cuisine traditionnelle catalane et qui n’est peuplé exclusivement que par les locaux. Toujours bondé, cet endroit est accueillant et l’on en sortira vraiment très satisfait. C’est donc dans une petite rue ombragée que se trouve dissimulé l’entrée de ce lieu. On y entre par une petite porte comme dans un immeuble avant d’arriver immédiatement dans cette très jolie salle de bistrot. Une salle en longueur avec un certain nombre de tables éclairées par de jolies lampes suspendues. Dans un coin le bar et une paroi avec une série de cartes postales accumulées sur un tableau. Le patron est présent et s’occupe de la clientèle d’un certain âge qui semble être des habitués. A l’arrière, une autre salle à côté de la cuisine avec des murs recouverts jusque mi-hauteur de catelles de couleur jaune et dessus une série de gravures, d’affiches du passé et d’anciennes bandes dessinées. Des tables de bistrot en marbre, des chaises en bois, on est tout de suite bien accueilli par un personnel agréable et souriant. Ne manquez pas d’observer les différentes personnes qui boivent dans des « porron » ou « porró » en catalan qui sont des carafes à vin en verre originaire d’Aragon et de Catalogne. Un système hybride entre un arrosoir et une bouteille, on peut soit servir depuis le haut dans un verre ou alors pencher le flacon et directement boire le vin dans la bouche. Exercice qui semble un peu périlleux pour les non habitués… Une entrée appelée Tartelette « d’Escalivade » au foie caramélisé. L’escalivade ou escalivada est un plat typique catalan. Son nom vient du catalan "escalivar" qui signifie rôtir dans les braises. Ici des aubergines et poivrons rôtis à l’huile d’olive, qui délivrent toutes leurs saveurs ensoleillées sur lesquels se trouve une tranche de foie gras poêlée avec un caramel croustillant comme sur une crème catalane. Absolument jubilatoire… Autre entrée avec les Aubergines grillées avec du fromage de Berguedà et de l’huile d’olive vierge. De fines tranches d’aubergines grillées au feu avec quelques poivrons rouge et ce fromage catalan ressemblant un peu a de la ricotta. Toujours aussi gourmand. Aujourd’hui il y avait des plats hors cartes tels que de magnifiques Croquettes de queue de taureau, bien assaisonnée et nettement plus gouteuse que celles que l’on trouve normalement à la viande. En plat principal un autre plat plutôt très rare, de l’Estouffade de queue de taureau au goût incomparable. Simplement mijotée de longues heures dans une sauce parfumée à base de tomate. Certes ce n’est pas léger car la viande de nature est un peu grasse et gélatineuse mais les saveurs sont exceptionnelles. Le plus bouleversant sera….le Ris d’agneau grillés avec une sauce aux cèpes. Un abat plutôt très rare à trouver, ici copieusement servi, grillés et passés au beurre. Une pure merveille pour les amateurs de ris en tout genre… et meilleurs que les ris de veau…. Tout ceci accompagné d’une délicieuse sauce aux cèpes que rarement j’ai eu l’occasion de trouver ailleurs. Vous comprendrez maintenant pourquoi un repas unique s’imposera ce jour-là… Mais voilà gourmandise étant ce qu’elle est…un dessert que j’aime beaucoup, le fromage blanc et miel, appelé « mató ». Du fromage réalisé à partir du lait dans lequel on verse du jus de citron ou de la présure. C’est un dessert simple qui se prépare avec un morceau de « mató » accompagné par du miel. C'est l'un des plats emblématiques de Catalogne. Et évidement une magnifique crème catalane, un modèle du genre. Un vin de Montsant, l’Heravi en 2014 qui ne me laissera pas de grand souvenir. Voilà un repas vraiment authentique, plein de saveurs, gourmand et que l’on appréciera sans aucune retenue lorsque l’on apprécie les mets simples mais préparés avec une maitrise totale. A vivre au moins une fois lors d’un passage dans cette ville.
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À l'Union
À l'Union
03.07.2015, 16:21
Nous étions 3 personnes hier soir et avions réservé sur la terrasse. En effet par ce beau temps, nous étions environ 70 personnes à servir par 4 serveurs. Nous commençons par l'apéritif puis 3 cocktails de crevettes, ceux-ci étaient bon et la portion généreuse, toutefois les tranches d'oranges et de pamplemousses qui étaient posées dessus, n'avaient aucune façon, d'un coté la peau avait été enlevées de l'autre pas. En plats principaux, deux tartares de bœuf servi avec des frites ainsi que de la salade. les frites n'étaient pas forcément excellentes. J'ai personnellement pris la langue de bœuf sauce piquante. la langue était bonne en revanche la sauce pas du tout piquante. Je trouve également qu'il y a bien un problème de service qui se confirme pour la deuxième fois, même si je suis conscient que servir 70 personnes n'est pas facile. On voit des serveurs se promener avec des assiettes qu'ils ne savent `pas à qui servir, des plats qui manquent. dommage
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Bernard Anthamatten
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Ville de l'établissement: Saint-Maurice

J'aime: ambiance conviviale se sentir à l'aise être surpris par une originalité

Je n'aime pas: Attendre pour recevoir, et Attendre pour payer l'addition

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Olivier Micheloud
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