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Le Guide gastronomique de Bonacci Claudio

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Le Ranch
Le Ranch
24.03.2012, 14:29
nous avons mangé 2 viandes sur ardoise et un filet de bœuf pour un montant de 140.- boissons comprises
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Hotel la Maison Blanche
Hotel la Maison Blanche
24.03.2012, 14:29
service agréable, personnel souriant et attentif à nos besoins cuisine soignée et de bonne qualité nous avons mangé une pizza, une assiette du jour et des strozzapreti pour un montant de 80.- environ boissons comprises
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Auberge de la Couronne
Auberge de la Couronne
04.03.2012, 20:18
Hotel la Maison Blanche
Hotel la Maison Blanche
04.03.2012, 20:25
La Couronne
La Couronne
04.03.2012, 20:26
nous avons mangé à 3 et le service était agréable nous avons mangé 2 entrée gambas 2 assiettes de viande 1 risotto pris du vin et 2 minéral un café et payer 120.- sfr prix corrects
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nous avons mangé 2 viandes sur ardoise et un filet de bœuf pour un montant de 140.- boissons comprises
qualité de la viande trouvée un peut dure et filandreuse
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service agréable, personnel souriant et attentif à nos besoins cuisine soignée et de bonne qualité nous avons mangé une pizza, une assiette du jour et des strozzapreti pour un montant de 80.- environ boissons comprises

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nous avons mangé à 3 et le service était agréable nous avons mangé 2 entrée gambas 2 assiettes de viande 1 risotto pris du vin et 2 minéral un café et payer 120.- sfr prix corrects

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cadre sympa, nouvelle salle loung à l'arrière, bonne cuisine et prix corrects
le service un peut long
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Entre amis

Pizza Diabolo
Pizza Diabolo
01.05.2015, 12:41
Bonne pâte, livraison à l'heure.
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Little Social
Little Social
26.04.2015, 21:09
http://labobouffe.blogspot.com/2015/04/little-social-londres.html Avant de m'aventurer dans ce dernier repas londonien, je souhaite publiquement remercier mon ami et blogueur gourmand Hedofoodia qui m'a grandement aiguillé et conseillé tant dans le choix de mes tables que dans mes sentiers touristiques, fort d'une expérience de nombreuses années. Un grand merci ! Car oui ce séjour londonien a entièrement eu pour mots-clés découverte, gourmandise, surprise voire même émerveillement. Cette dernière expérience gastronomique constitue un point d'orgue et une conclusion idéale à ce voyage. Ce 2 janvier 2015, en effet, après une ultime balade dans cette cité incroyable, je me retrouve dans ce carrefour routier surexcité et surpeuplé qu'est Picadilly Circus, en plein cœur de Londres, centre névralgique encore tout illuminé des décorations de fêtes, où la foule s'entasse déjà pour profiter des soldes qui débutent tout juste alors. Boutiques chics et clinquantes à perte de vue sur toutes les routes rejoignant ce centre, dont Regent Street que l'on remontera un instant pour atteindre une rue perpendiculaire qui nous mènera, finalement, à Pollen Street, une petite rue qui n'a l'air de rien, fine, courte, un peu sombre, mais qui abrite deux établissements d'exception, sans cesse bondés, qui plus est gérés sous un même nom. Mais qui soulève donc ainsi les passions ? Un certain Jason Atherton dont le palmarès auprès de chefs prestigieux est tout à fait remarquable: Pierre Koffmann, Marco Pierre White, Nico Ladenis ou encore Ferran Adria d'El Bulli, puis rejoint le Groupe Gordon Ramsay en 2001, véritable figure emblématique du monde gastronomique, livresque et télévisuel britannique qui a mené une véritable conquête mondiale. Avec un tel modèle, il n'est pas étonnant que Jason Atherton se lance dans sa propre entreprise éponyme avec, dès 2011, le « Pollen Street Social », sis justement Pollen Street, en face de ma destination du jour. Son travail est très vite couronné de succès. Une étoile après 6 mois, de nombreuses autres récompenses par la suite, on parle du Pollen Street Social comme du nouveau meilleur restaurant londonien. Je ne dénombrerai pas toutes ses tables à travers le monde. Contentons-nous de souligner que son nom réunit déjà 19 enseignes, dont 8 à Londres et deux dans la même rue... Le Little Social, droit en face de son premier succès, proposant une cuisine plus bistronomique que gastronomique, à des prix moindres, dans un climat plus détendu tout en promettant raffinement dans l'accueil et l'assiette. Autant dire que je ne pouvais que me réjouir de ce repas (même si c'était le dernier repas du séjour). Dans cette petite rue, donc, l'air de rien, ces deux fleurons gastronomiques attirent foule. D'un côté, une baie vitrée détourée de noir annonce le chic Pollen Street Social où un coup d'oeil à travers la vitre semble qu'on n'y entre pas en basket et marcel. De l'autre, une devanture tout aussi noir laissant penser à un pub ou un bistrot presque à la française cache le Little Social. Une ambiance détendue et amicale y règne. Dès l'entrée, on sera charmé par le service rayonnant, plein d'humour, vêtu de chemise et veston noir-cravatte complété par un jeans, reflétant tout à fait les lieux. On pénètre dans un établissement assez lumineux, raisonnant de l'heureuse clameur et d'une forme d'excitation d'un public bigarré. Intérieur vraiment très original, on se croirait presque dans un tripot de Pigalle, papier peint jaunâtre en panneaux entourés de bois sombre ouvragé, vieilles pubs et photos françaises, hautes plinthes, du mobilier aux arrondis rappelant les productions de styles Louis avec ces pieds arrondis, des banquettes de cuir rouge pétant, lampes de toutes sortes sur touts supports, un très beau et long bar. On ajoutera encore à ce tableau étonnant une volée d'escaliers habillée de vieilles cartes routières françaises et illuminée de néons formant quatre mots : « Silence Logique Sécurité Prudence » rappelant l'Alphaville de Godard. Je serai mené, après avoir été aimablement débarrassé de mon manteau et de mon sac, dans ce décors plutôt stupéfiant, jusqu'à ma table, bien centrée dans la salle m'offrant une vue de choix de tout ce qu'il s'y passe. On me porte illico la carte, on me demande si je désire de l'eau et enfin on me propose un apéritif. Ne rompant pas avec la mode des cocktails, le Little Social en possède un bel assortiment qui sont tous plutôt créatifs et diablement tentants, inspirés par la saison, aux intitulés rappelant fortement l'affection non dissimulée du lieu pour la culture française. Ma première pensée est: « si le menu est semblable, je ne pourrai jamais faire de choix ». Bon, je me décide pour un « Poire Quoi ? ». Composé de Vodka Grey Goose à la poire, liqueur de gingembre du Domaine de Canton, de la poire William, du citron frais et du sirop de laurier, et une petite dose d'absinthe pour finir le tout. Rien a dire, splendide et cela donne le courage d'attaquer la carte ! La carte s'apparente à un supplice de Tantale (a défaut que moi, je boirai et je mangerai quand même). Elle est pourtant pas bien grande mais tous les intitulés respirent la gourmandise, l'inventivité, un peu de folie, la fraîcheur, et la qualité. La base de conception est toujours la cuisine anglaise, mais très inspirée, où l'on trouvera créativité et influences internationales, où des produits simples et quotidiens côtoient l'exceptionnel. Impossible de ne pas fondre à la lecture. Quoi qu'il en soit, tout les goûts y trouveront leur compte ! Je ferai mon choix, réjoui et affamé, en même temps un peu déçu d'avoir dû faire un choix. Pour parfaire l'épreuve, quand enfin une décision semble à se dessiner, la serveuse ne manquera pas de venir réciter les suggestions du jour qui ne manqueront pas de vous désespérer ! Très vite, un très beau pain m'arrive dans une jolie corbeille. Une excellente baguette, un très beau pain foncé au levain, un beurre légèrement salé et fumé de très bon goût, ça promet. En entrée, ayant vu de l'anguille à la carte, je me suis laissé tenter par la « Warm smocked eel, beetroot, horseradish cream, watercress ». Une assiette très délicate, presque féminine, m'arrive, transportant un parfum très appétissant: au centre, le produit, l'anguille fumée, qui est absolument parfaite, équilibre entre le fumé, le salé, la gourmandise de ce poisson star, juste couronné d'une petite betterave rouge tournée, parfaitement assaisonnée d'un parfum chaud, rappelant un léger fumé, assez difficile à décrire. Plus loin, deux autres betteraves, jaunes celles-ci, ayant subi un traitement semblable. On trouvera encore trois petits dômes de jus de betterave d'une très grande gourmandise, à nouveau très travaillés mais sans être à même de déterminer les saveurs que je ressentais. Enfin, une crème de raifort qui se fait mousse légère d'une très grande gourmandise, avec toute la saveur du produit sans son piquant anesthésiant. Quelques feuilles de pourpier viendront parfaire ce tableau d'une précision redoutable. En plat, je commanderai un « Roasted Cornish line caughtcod, Asian spiced cauliflower and aromatic duck broth ». Un filet de cabillaud donc, péché à la ligne, provenant de Cornouailles qui est une provenance réputée pour sa qualité. L'assiette en comporte un tronçon copieux dont la cuisson, plutôt délicate, est maîtrisée à la perfection. Il est entouré de quelques fleurs de chou romanesco et présenté sur son podium de ce même chou presque préparer comme un couscous, très parfumé de saveurs rappelant le mélange cinq épices chinois mais plus délicat. Sur cet ensemble viendra en un second temps s'ajouter un bouillon presque improbable mais qui sublimera le plat. Un bouillon assez fluide et corsé au canard, parfumé au soja et les mêmes traceurs gustatifs rappelant les cinq épices. Épatant d'équilibre gustatif et de méticulosité dans la préparation de chaque élément. Craignant de ne pas avoir assez faim, lorsque l'on ma proposé les accompagnements, entre poutine (!), frites, purée... j'ai préféré une simple salade de feuilles et herbes qui s'est avéré parfaite avec une vinaigrette tout à fait succulente. Le vin ne sera pas en reste. Pendant le repas, je prendrai un verre de vin d'un vigneron français collaborant directement avec le Pollen Street Social, Thomas Carsin, du Domaine du Clos de l'Élu, en Loire. Un mono-cépage de Cabernet Franc au nez généreux et aux saveurs prononcées mûres-cassis tout en délicatesse qui accompagnera à ravir mon plat. Pour le dessert, je ne me refuserai pas un second verre de vin, un Val d'Aoste « Chaude Lune » 2011, un « vin de glace » (les raisins ont été vendangés après gelées), une méthode de fabrication offrant un sucre résiduel riche et ample, d'une belle complexité, conservant une acidité permettant de boire cela comme un sirop, une très belle découverte ! Et ce dessert alors ? Je ne résisterai pas au crumble du moment: « Pear and blackberry crumble, mascarpone and cinamon creme anglaise ». M'arrive une assiette composée d'une petite compote de poire entourée de petites sphères de poire et des moitiés de mûres, dans un élégant dénuement. Puis la serveuse s'approche, armée d'une casserole en cuivre et laisse s'écouler un crumble chaud, splendide, en quantité généreuse et dépose finalement une saucière remplie d'une crème anglaise au mascarpone et à la cannelle que le client ajoutera par lui-même à la préparation. Un dessert délicieusement régressif, on se sent comme un enfant face à tant de gourmandise. Un crumble riche en noisettes, plein de saveurs et parfait en bouche, chaud, se mêlant avec la préparation froide qui se trouve au-dessous, et que l'on liera de cette splendide crème de mascarpone. Diabolique. Il n'y a pas à dire: commandant un thé vert pour faire durer le plaisir, je ne peux que venir au constat que je viens probablement de passer mon meilleur repas de ce séjour. Je demande l'addition et profite encore du ballet de ces serveurs ultra efficaces dont le sourire, l'humour et le professionnalisme sont remarquables et sauront mettre à l'aise n'importe qui, dans ce cadre, qui plus est, vraiment original et qui, au fur et à mesure du repas, tombe finalement sous le sens ! L'addition, je la recevrai dans une petite enveloppe indiquant « by air mail », comme venue, une fois de plus, de France. Amusant de pousser le concept jusque là. Le portefeuille n'en sortira pas indemne, 114.75£, évidemment, mais on s'y attendait et l'expérience le justifie. Une expérience que je renouvellerai probablement et que j'encourage de découvrir !
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La Croix Fédérale
La Croix Fédérale
04.04.2015, 23:11
Mars-avril... Succession de week-ends froids, pluvieux, pourris... Nous passons par Belmont, puis montons, montons, montons, roulons, roulons, roulons, toujours tout droit, et tombons finalement sur La Croix-Fédérale à Essertes-sur-Oron, perdue au milieu de nulle part... Une belle auberge avec une terrasse en été, où j'avais atterri par hasard il y a une dizaine d'années, après un circuit pédestre. Excellent souvenir tant de l'accueil que du repas... . Ce samedi 14 mars glacial et venteux, nous poussons la porte de ce havre et tombons sur les flammes du four à pizza et un pizzaiolo en pleine action. Une belle chaleur nous saisi, et sur-le-champ nous sommes pris en charge avec nos... trois chiens. Il reste une table, et partout des couples, des familles, des tablées d'amis indiquent que l'adresse est connue et courue. Il y a cinq ans, le patron a changé, et le monsieur turc aux commandes maintenant a conservé précieusement l'Esprit des lieux. Nous optons pour la Fondue chinoise À VOLONTE, ses sauces et ses frites, à discrétion aussi, précédées d'une belle salade mêlée. Pour 30 francs. Trois plateaux d'une belle viande rouge, deux fois des frites, de délicieuses sauces, des olives noires, des cornichons, du pain, et tout ça sans la moindre moue d'un personnel vraiment parfait et aux petits soins. Maria, Portugaise, galope ici avec le sourire depuis... 22 ans. Et avec Frédéric, un Français du Centre, ils se relaient aux tables pour que personne ne manque de quoi que ce soit. Le patron, Vedat Yétis, veille au grain avec bonhomie et accueille SES clients comme s'il les connaissait tous. Nous craquons pour un dessert. Il y a des coupes somptueuses, et à toutes les tables, nous voyons passer des assiettes magnifiques, avec de beaux morceaux de viande ou de poisson, des portions généreuses, de beaux légumes orange, verts (cuisson stopée à l'eau glacée pour conserver les pigments)... Personne ne semble au régime, et chacun semble conscient de vivre un moment de grâce... Ce genre d'établissement devient trop rare pour ne pas en apprécier chaque seconde. Les amateurs de pizzas ont le choix entre 17 sortes, énormes, généreusement garnies. Et les pâtes aussi font fantasmer. Des menus et des prix attractifs avec salade mêlée, filet mignon, rack d'agneau ou filet de bœuf aux morilles, frites ET légumes, et dessert entre 30 et 32 francs... J'aime qu'on me parle ainsi... Mmmmmhhhhhh! Tous les jours, un plat et les propositions ci-dessous: Salade mêlée Entrecôte de bœuf Parisienne Sauce Forestière frites et légumes 25.- *** Salade mêlée Brochettes de Crevettes Diane Sauce Poivrade et crème Riz Créole et légumes 23.- *** Salade mêlée Filet de canard au miel Frites au riz et légume 24.- Tous les mardis, mercredis, et jeudis soir Salade mêlée Crevettes sautées maison Riz Créole ou pommes frites A gogo 33.- Nous prenons un peu de vin ouvert, un bon Côte du Rhône à 3 fr 80 le déci. Jolie carte de vins en bouteille. Nous retournons le samedi 28 mars, et confirmons l'essai. Une magnifique adresse! Où l'on a compris que, pour durer, il faut bichonner et fidéliser sa clientèle. Au moment où certains bistroquets sont à la peine, certains devraient s'en rappeler.
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The Princess of Shoreditch
The Princess of Shoreditch
29.03.2015, 12:39
http://labobouffe.blogspot.ch/2015/03/the-princess-of-shoreditch-londres.html Même à Londres, un dimanche soir, qui plus le 1er janvier, le choix en tables intéressantes est réduit. Il faudra souvent compter avec un peu de patience et de recherche, ne pas hésiter à s'y prendre en avance, pour trouver son bonheur. Mais quelle joie lorsque dans sa liste de lieux à ne pas manquer se trouve précisément ce type de perles... cette joie, je l'ai trouvée avec le Princess of Shoreditch, qui inaugurera mon année gastronomique 2015. Très bien situé, près de Old Street, au cœur du quartier de Shoreditch, on trouvera le lieu. Shoreditch est un ancien quartier industriel au public relativement douteux reconverti en ce qui se fait de plus populaire et alternatif, offrant un cadre tout à fait particulier à la vie trépidante qui s'y déroule. Que l'on cherche une galerie d'art alternative, un pub ultra authentique, une vieille librairie poussiéreuse, de la musique live en tout genre, des clubs branchés ou encore des tables en touts genre, Shoreditch est « the place to be »: aujourd'hui, c'est l'une des scènes numéro une de la restauration londonienne, où bon nombre de restos du genre « gastropubs » de qualité fleurissent. Le gastropub est un concept tout à fait excellent proposant dans un cadre simple et convivial des boissons et de la nourriture de haute qualité à prix relativement doux. On trouvera une tendance semblable dans la bistronomie... mais cela reste deux concepts différents. Bref... vous l'aurez compris, le Princess of Shoreditch est de ce genre. Les propriétaires du Princess se sont installés en 2010, après avoir rénové un pub vieux de 270 ans. L'ambition non-dissimulée, être le meilleur pub de Shoreditch, tant pour la nourriture que pour l'ambiance en respectant le meilleur rapport qualité-prix possible. Grâce à un travail acharné et passionné, une grande attention au contenu de l'assiette et à l'écrin qui les accueille, très vite, le lieu fera parler de lui pour sa qualité, sera récompensé par les journaux, les guides. La marque de fabrique ? Une carte petite, changeant régulièrement au gré des inspirations du chef et de ce qu'il trouvera de plus frais et attirant sur les étals. Gourmandise, générosité, personnalité, originalité et excentricité sont des mots-clés très convenables pour ce lieu étonnant que je vais tâcher de vous faire découvrir. St Paul Street, vous n'aurez aucun mal à reconnaître cette devanture arquée blanche, toute vitrée, d'un autre temps, insérée dans un bâtiment de briques apparentes tout à fait typique. Passant la porte, on tombera dans un coin pub plutôt vivant pour un premier janvier fatigué mais qui sera sans aucun doute beaucoup plus animé d'habitude. Un beau pub habitée de tables de bois toutes simples, un bar très bien aménagé, et proposant des bières, cidres et vins de très bonne qualité à prix plutôt doux (carte semblable à l'étage). On peut y manger également, plutôt de la cuisine simple mais néanmoins travaillée avec des produits choisis. Ici, premier arrivé, premier servi, pas de réservation côté pub. Mais on n'oubliera pas de réserver si c'est plutôt du côté restaurant que l'on veut manger. Il faudra alors monter au premier étage. Un escalier métallique en colimaçon y mène, nous laissant découvrir un décors et une ambiance autres. Me voilà arrivé dans une petite salle aux fenêtres arquées, une douzaine de tables de bois un peu éparses, bougies sur chacune, pas de nappes ou autres agencement, juste ces belles tables un peu brut. Aux murs, des tableaux en noir et blanc dont juste un élément est coloré dans des tons assez acides. En fond de salle, une belle cheminée surmontée d'un lourd miroir. La salle n'est pas bondée, mais correctement remplie à bien 70-80%: couples ou amis, le lieu semble à propos à toute occasion. En toile de fond, une musique un peu swing, ou alors passant sur de la chanson française, Brel et Nougarro notamment, c'est étonnant et plaisant. Au Princess or Shoreditch, c'est une carte réduite que l'on trouvera: 5-6 entrées et plats, et aucun ne failli de mettre en appétit. On notera que la carte est différente le dimanche du reste de la semaine. Pas moins fournie, elle semble simplement composé de plats plus ménagers, moins de préparations minutes, plus de tradition (en gardant une pointe de raffinement) tandis que la semaine sera plus osée dans les assiettes, mêlant plus d'innovation à la tradition, citant quasi systématiquement les provenances des matières premières qui sont des références locales. Ce soir c'est dimanche, et un 1er janvier à Londres, je mangerai traditionnel et cela ne me dérange aucunement ! Le dimanche comme la semaine, c'est la viande qui aura part belle à la carte, mais il y a toujours une proposition de poisson et végétarienne qui n'ont aucunement à rougir du reste. Autant dire que le choix sera difficile. En attendant, on me porte un panier de pain de farine assez complète, ensemencé au levain, vraiment de très belle tenue et d'un très bon goût, servi avec un bon beurre légèrement salé dans une coupelle. Très bon signe. En entrée, je choisis la « Cullen Skink ». Mais encore ? Il s'agit d'une soupe assez épaisse, très traditionnelle en Écosse avec pour ingrédients essentiels, selon la recette d'origine, du haddock fumé, des patates et de l'oignon, parfois épaissie à la fécule. Cette soupe a entièrement respecté la tradition, avec une présence assez importante de céleri en plus. Une belle couleur blanche, épaisse et gourmande, un équilibre très bien géré de salé-fumé qui fait de cette soupe une entrée réconfortante, très plaisante et très originale pour qui ne connaît pas. Pour le plat, il faudra s'accrocher avec le « Roasted Charles Ashbridge rare breed sirloin & slow cooked featherblade ». S'accrocher car je n'ai que très rarement eu devant moi une assiette aussi énorme et qui, plus est remplie. Même si la photo ne fait pas honneur à l'aspect visuel, l'assiette reste appétissante et agréable à la vue. Avec le plat, on me porte sur un plateau six sauces plutôt traditionnelles: menthe, raifort, moutarde anglaise, moutarde de Dijon, moutarde à gros grains et une compote. Plus par curiosité, je prendrai les deux recommandées avec ce type de plats: moutarde de Dijon et raifort, toutes deux bonnes et très franches. On verra arriver l'assiette de loin, couronnée d'un gros Yorkshire pudding, un accompagnement typique à base de farine, lait, œuf et eau, très apprécié avec les plats de viande grillée et plats en sauce. Ce dernier est excellent. On aperçoit autour des pommes de terre entières doucement rôties dans la graisse de canard, tout à fait savoureuses, des petites carottes non-pelées ayant subit le même traitement et du brocoli cuit, quant à lui, à l'eau. On ôte ce couvre chef pour découvrir une viande magnifique: une surlonge fort bien rassie sur os, le goût ne trompe pas, rôtie à la perfection, servie rosée, d'une tendreté parfaite. On est déjà impressionné par la quantité quant au découvre qu'au dessous se trouve une tranche toujours aussi généreuse de viande bouillie, sans doute de la palette, de saveur toujours aussi formidable et tout simplement fondante. Cela sans omettre un lit de chou frisé excellent. Un jus de viande exceptionnel vient conclure le plat. Notons la provenance de cette viande, une référence régionale qu'est la Ferme de Charles Ashbrige, spécialisé dans l'élevage de porc, d'agneau et de bœuf, toujours de races choisies, dans des méthodes d'élevage respectueuses et un travail de la viande exemplaire. J'admettrai ne pas forcément adhérer au raifort ou à la moutarde de Dijon, estimant qu'aussi bonnes soient ces sauces, elles dénaturent le goût. Un plat tout bonnement formidable, réconfortant, travaillé, riche et juste parfait. Avec ce repas, je boirai de l'eau gazeuse (filtrée, purifiée, reminéralisée et gazéifiée sur place) servie dans des bouteilles estampillées par les lieux. Notons et saluons que l'eau se paie 1£ la bouteille, argent, en cette période de fête, totalement reversée à une œuvre caritative ayant pour intérêt les pauvres de Londres. On se relâchera pourtant pas avec le vin du mois, un vin vénitien de Cecilia Beretta Valpolicella Superiore Ripasso 2012, un vin concentré, corpulent mais très bien structuré très plaisant. Complètement repu (nooooon???), je ne peux m'empêcher de me laisser tenter par un dessert, la carte faisant trop envie : globalement, ce sont des desserts gourmands, pudding, tourte, cheesecake, fromages... mais toujours avec un petit quelque chose qui vient faire twister le tout. Le choix est difficile et je pencherai pour le « Sticky toffee pudding, bourbon toffee sauce, milk ice cream ». Un dessert chaud, un vrai péché ! Le pudding est spongieux et collant à souhait, au fort goût de toffee, avec des saveurs rappelant la figue séchée. Une sauce assez corsée au bourbon et au toffee vient corser la préparation et une crème glacée au lait savoureuse vient la rafraîchir. En gros, vous l'aurez compris, c'est sucré, gras, moelleux, chaud, froid, ça colle au dents.... Un monstre de décadence que l'on savourera avec une joyeuse honte ! Vous l'aurez compris, ce repas m'a permis de démarrer cette année sur des notes de tradition, de gourmandise, d’opulence et de plaisir. Un signe pour l'année future ? Le temps d'être en capacité de me mouvoir, je prendrai un thé vert, servi en vrac, en théière, il est d'excellente qualité puis on demandera l'addition (que je redoutais un peu après avoir fait pareille bombance). Rien n'en fut: celle-ci s’élèvera à 50.85£, faisant du Princess of Shoreditch un vrai bon rapport qualité-prix-plaisir. Il faut souligner la qualité du service dans un style plutôt décontracté mais d'une qualité et d'un professionnalisme redoutables. Un flegme so british enrobé d'un humour tout aussi typé, collant à merveille avec le côté décalé des lieux. J'essaierai de venir en semaine une prochaine fois, pour apprécier le plein potentiel et la pleine ambiance des lieux. Quoi qu'il en soit, j'ai énormément apprécié ma rencontre avec la cette princesse des rues et ne peux que recommander mille fois d'y faire un tour !
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Maestro
Maestro
17.03.2015, 14:45
Le MAESTRO, av. du Général-Guisan 4, Pully. Toute une histoire... Qui eût pensé que dans cet établissement, devant lequel je passe en voiture depuis des années, se niche maintenant l'une des plus intéressantes tables entre Lausanne et Pully? Le Maestro, ancien Crocus, recèle des trésors des Mille et une papilles. Après avoir enchanté longtemps les hôtes du Ritz, le cuisinier, plus tout jeune, s'épanouirait dans ce petit restaurant de quartier, tenu par une famille de Kurdes, bosseurs et passionnés. Et qui gèrent d'autres enseignes dans la région. Des menus à midi et la carte attirent en semaine tous les étudiants du Gymnase de Chamblandes et je ne m'y risquerais pas sans réserver. Depuis longtemps, un ami nous vante sa tanière favorite, et il nous a conviés à la découvrir. Nous sommes donc cinq complices, ce dimanche 8 mars 2015, attablés en ces lieux modernes et conviviaux. J'ai déjà salivé devant l'ardoise qui longe toute la terrasse. Et qui promet d'alléchantes soirées à thème. Le lundi, la fondue chinoise à gogo pour 27 francs! Le mardi, la bourguignonne pour 29 francs. Le mercredi, les gambas à gogo à 29 francs. Le jeudi, l'entrecôte de bœuf sur ardoise (300 gr.!!!!!!!) pour 33 fr. 90 Les samedis et dimanches, toutes les pizzas sur place ou à emporter sont à 12 francs!!!!!!!!! C'est le Walt Disney de la restauration, cet endroit! Hier soir, j'ai retrouvé une autre excellente table du canton, La Croix Fédérale à Esserts-sur-Oron. Chinoise à volonté, salade mêlée, frites aussi à volonté (30 francs) et dessert. Léger, ce midi. J'opte pour la Pizza végétarienne (bien garnie, avec des rondelles de courgettes moelleuses comme en Italie, des champignons de Paris frais, et une belle couche de fromage à pâte filée mêlée à la tomate). Un ami craque pour l'Americana (tomate-mozzarella, jambon et... FRITES!), une amie pour la Marguerite (avec frites aussi, demande-t-elle. Aucun problème ni museau chafouin), et notre Italo-Suisse et notre pote restaurateur lui aussi choisissent la Sicilienne. Des carciofis, dix beaux filets d'anchois, des beaux morceaux d'olive, un magnifique fromage coulant et de la tomate parfumée. De beaux souvenirs de Palerme ou de Cafalù reviennent avec cette merveille... Nous commandons une désirée de rouge à capsule, parfait. Et des bières. Rien à dire, le prix des boissons aussi est attractif. Nos pizzas ne tardent pas à arriver, vraiment appétissantes. Pour le prix, on eût pu craindre une garniture chiche et clairsemée, or il n'en est rien... La pâte, MAISON relevons-le, est parfaite. Fine et bien cuite, et pas ces grands bords qui trahissent une lamentable pingrerie. Un mot préféré, GENEROSITE, me vient à l'esprit. Cuisses de grenouille, filets de perche, carpaccio de bœuf ou de saumon, rosbif, salades, crevettes en entrée, pâtes, viandes ou poissons dans les plats principaux offrent à chacun un choix alléchant. Et dans les desserts, une crème brûlée à la fleur d'oranger (7 fr.) ou le tiramisù (6 fr.) ne perdent rien pour attendre! Le jeune homme au service est aimable, à son affaire, rapide et discret. Parfait. A l'image du patron et de l'équipe, paraît-il. La clientèle du dimanche, conviviale, participe au plaisir de l'instant. Et tous les chiens présents ce jour-là, très sages, semblent ravis, eux aussi. On nous offre les cafés! Petit geste appréciable, merci! Mais même sans cela, je mets le MAESTRO dans mes favoris, et compte bien tester toute la carte. Merci Cher Luc pour cette belle adresse!
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Ville de l'établissement: Valeyres-sous-Montagny

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