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Le Guide gastronomique de Bonacci Claudio

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Le Ranch
Le Ranch
24.03.2012, 14:29
nous avons mangé 2 viandes sur ardoise et un filet de bœuf pour un montant de 140.- boissons comprises
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Hotel la Maison Blanche
Hotel la Maison Blanche
24.03.2012, 14:29
service agréable, personnel souriant et attentif à nos besoins cuisine soignée et de bonne qualité nous avons mangé une pizza, une assiette du jour et des strozzapreti pour un montant de 80.- environ boissons comprises
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Auberge de la Couronne
Auberge de la Couronne
04.03.2012, 20:18
Hotel la Maison Blanche
Hotel la Maison Blanche
04.03.2012, 20:25
La Couronne
La Couronne
04.03.2012, 20:26
nous avons mangé à 3 et le service était agréable nous avons mangé 2 entrée gambas 2 assiettes de viande 1 risotto pris du vin et 2 minéral un café et payer 120.- sfr prix corrects
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nous avons mangé 2 viandes sur ardoise et un filet de bœuf pour un montant de 140.- boissons comprises
qualité de la viande trouvée un peut dure et filandreuse
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service agréable, personnel souriant et attentif à nos besoins cuisine soignée et de bonne qualité nous avons mangé une pizza, une assiette du jour et des strozzapreti pour un montant de 80.- environ boissons comprises

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nous avons mangé à 3 et le service était agréable nous avons mangé 2 entrée gambas 2 assiettes de viande 1 risotto pris du vin et 2 minéral un café et payer 120.- sfr prix corrects

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cadre sympa, nouvelle salle loung à l'arrière, bonne cuisine et prix corrects
le service un peut long
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Entre amis

Le P'tit Lausannois
Le P'tit Lausannois
27.11.2014, 21:23
http://labobouffe.blogspot.com/2014/11/le-ptit-lausannois-lausanne.html Ce lundi 17 novembre 2014 eut lieu la rencontre entre quatre bloggers qui se lisent, se parlent, ont appris à se connaître et s'apprécient : Guérilla Gourmande, Foodaholic, La semaine d'une Gourmette et votre serviteur. Sinon pour le simple plaisir de nous voir, nous nous sommes réunis en vue de découvrir un tout nouveau restaurant lausannois, entamant tout juste son troisième mois. En effet, c'est ce premier septembre que le chef Stéphane Jonin, ayant notamment travaillé au Lausanne-Moudon et à la Bavaria, accompagné en salle de Natacha Bassière forte d'une riche expérience entre autres aux Alliées, ont décidé de se mettre à leur compte en ouvrant le P'tit Lausannois. Rue du Tunnel, dans des locaux qui ont vu se succéder bon nombre de propriétaires qui n'ont pas su se faire une clientèle, le pari est solide : une trentaine de couverts, une cuisine française classique subtilement modernisée et joliment soignée, une petite carte, des produits frais, de saison et un choix de vin intelligent, telle est la recette des propriétaires. Pari prometteur qui ne manque pas d'attirer des gourmands curieux. Accueillante et souriante, Natacha nous installe dans sa salle agréable, composée de petites tables carrées et chaises à haut dossier, tout de noir. Dressage à mi-chemin entre bistrot (set de table papier) et resto chic (vaisselle élégante), toute la salle est lumineuse, dans des tons noir-blanc-rouge, simple, épurée mais avec son originalité. Six à table, nous commencerons par un apéritif (décrit plus bas) tout en consultant la petite carte composée de 5 à 6 entrées (également disponible en plat), même nombre de plats et de desserts. Ça sent le frais, la générosité et le travail. La viande a globalement la part belle quoique tout le monde pourrait trouver son plaisir entre plat de poisson et végétarien. Nous choisissons les composantes de notre repas, verdict, nous n'avons pas épargné le chef en prenant bon nombre de préparations différentes. Commençons donc par les entrées. Une fois « Foie gras de canard poêlé et mesclun à l'huile de noix ». Deux belles escalopes apparemment bien grillées, parfaitement exécutée, juste une pincée de fleur de sel et arrosé d'huile de noix, accompagnées de salade fraîche, endives, tomates et pousses d'oignons bien assaisonnée, l'ensemble a plu. Deux convives ont sélectionné la « Salade de ris de veau au balsamico brun », présentée de la même manière et visiblement délicieuse. Les trois derniers dîneurs ont choisi l' « Aumônière de chou frisé au chèvre frais et lardons rôtis ». Accompagnée d'une salade semblable, l'aumônière est très appétissante, dodue. La préparation de chèvre est peut-être un peu riche en lardons à mon goût car j'aurais préféré une plus riche fraîcheur du chèvre. Néanmoins, c'est une préparation gourmande et savoureuse qui a plu a l'ensemble de l'assemblée. En plat, deux convives prendront le « Filet de boeuf sauce béarnaise, pommes sautées et légume ». Une belle pièce de viande de belle qualité, respectée, reposant sur un lit de béarnaise épaisse, de belle exécution. En accompagnement, des bâtonnets de courgette juste sautés, une purée de butternut délicieuse et des dès de pommes de terre poêlés. Un autre convive choisira la salade de ris de veau en plat. Après consultation avec l'intéressé, elle sera servie comme le plat précédent, avec la béarnaise et les accompagnements. Pour ma part, cela sera les « Suprêmes de caille poêlés au vin rouge, pommes sautées et légume », une jolie portion de suprêmes de ce volatile délicat (8 suprêmes), richement arrosé d'une sauce au vin rouge et jus de viande succulent, accompagnements semblables. Le « Filet de loup de mer et son beurre blanc, riz basmati et légume » était à nouveau d'une grande simplicité, fort bien apprêté. Cuisson juste, bel arôme du beurre blanc. Le riz semble avoir plu et les légumes, toujours semblables, fonctionnent également avec ce plat. Enfin, l'un de nous aura joué la carte de la saison avec le « Filet mignon de cerf au cassis et curry rouge, garnitures maison ». Ici, les accompagnements changent : les spätzli étaient naturellement de mis. Avec cela, purée de butternutt, chou rouge, marrons et poire à la confiture, tout y était pour que l'intéressé apprécie son plat, d'autant que la viande était bonne, aux saveurs peut-être un peu légères, un excellent jus. Un bon pain a accompagné ce repas, de farine plutôt foncée augmenté de quelques graines, fort bien. Notons qu'en plus, Natacha s'enquière si nous désirons des accompagnements en plus, ce qui vaudra du rab de purée de butternutt. Peu d'entre-nous prendront un dessert autre qu'une boule de glace (3 boules caramel beurre salé artisanales qui ont beaucoup plu ont été servies). L'un de nous prendra « Le duo de mousse au chocolat » : deux quenelles, l'une d'un blanc virginal promettant la douceur, l'autre sombre et promettant l'amertume, les mousses sont bonnes et bien réalisées, accompagnée de crème fouettée. Les deux derniers prendront « Le clafoutis maison ». Un clafoutis, c'est tellement bon et tellement rare de le trouver à la carte d'un restaurant ! Impossible de résister. Le fruit utilisé change régulièrement dans ce restaurant (d'où le manque de précision). Ce soir, ce sera aux pruneaux. Fort bien réalisé, simple, gourmand, réconfortant, c'était tout ce qu'il fallait. Question abreuvoir, à l'apéro, à part une bière blanche Paulaner en bouteille et un jus de tomate, un kir (qui n'était pas à la crème de cassis mais j'avoue avoir oublié le détail), deux verres de Petite Arvine, Grand Métral, Provins, Valais (2012) et un d'Epesses, Sainte-Catherine, Patrick Fonjallaz, Lavaux (2012). Pendant le repas, pour donner du goût aux 4 bouteilles d'eau, il a fallu au moins deux bouteilles de Crozes-Hermitage, Cave de Tain, Côtes-du-Rhône (2010) qui a été un bon compromis pour l'ensemble du repas, offrant un joli rapport prix/plaisir. Le tout nous est revenu à 562.90.- Nous avons unanimement passé un bon moment au P'tit Lausannois. On n'y va pas pour être étonné, épaté, dérouté, mais pour vivre un moment agréable dans un cadre élégant, avec un service très professionnel, charmant et sympathique augmenté d'une cuisine traditionnelle très bien réalisée à partir de bons produits. Je souhaite tout de bon à cette jeune équipe et les remercie pour ce bon moment passé en leur compagnie !
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Hôtel de la Couronne
Hôtel de la Couronne
03.11.2014, 14:55
Excellent repas à la Couronne un samedi midi. Leur carte est vraiment intéressante, leur accueil charmant, leur service efficace, et la carte des vins n'est pas en reste. Nous avons mangé : - Deux fois une simple entrée de salade verte qui était PARFAITE, fraîche, bonne sauce, agrémentée de micro-croûtons bien croquants, un vrai bonheur - Deux fois l'entrée du menu "business" à 50 francs, qui était une terrine de gibier accompagnée d'un peu de chutney de coings et d'une petite salade, le tout excellent. Ensuite : - Une fois le hamburger au haggis (si si ! la fameuse panse de brebis farcie écossaise !). Superbe, belle portion, surmonté d'une tranche de lard grillé, d'un oeuf au plat, et accompagné de salade, de frites, et d'une tranche de concombre en saumure. J'ai goûté, c'est drôlement bon ! - Une fois le cassoulet toulousain (avec confit de canard, lard fumé,saucisse à rôtir, ragoût d'agneau), une rareté sur une carte suisse. J'ai beaucoup aimé, et n'ai pas pu finir la portion, bien trop abondante ! - Deux fois le plat du menu, à savoir du pigeon qui a été très apprécié (à part un ou deux morceaux jugés un peu durs) Et pour finir : - deux convives n'ont pas pris de dessert, la place manquant dans leur estomac - les deux autres ont eu le dessert du menu, ne me demandez pas ce que c'était, je ne sais plus, mais ils ont aimé. Pour arroser tout cela, nous avons déniché une rareté sur la carte des vins : un Burgenland autrichien, assemblage de Malbec, Syrah et Zweigelt, très charpenté et aromatique. Le prix comprend aussi deux grandes bouteilles d'eau et trois cafés.
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Brasserie des Abattoirs
Brasserie des Abattoirs
01.11.2014, 23:29
Vous êtes petit mangeur? Top model? Végétarien? Ne lisez pas ce qui suit... Ce samedi 1er novembre 2014, jour de la Toussaint, j'ai réservé une table dans l'une des plus belles adresses des amateurs de viandes, LA BRASSERIE DES ABATTOIRS, avenue du Chablais à Lausanne. Cet établissement proche de Malley Lumière rappelle une époque révolue où tant d'animaux de boucherie ont passé de vie à trépas (sous contrôle du vétérinaire cantonal, pour ma bonne conscience). C'est là aussi, tout près, que j'ai accompagné, jeune fille, les dépouilles de nos chiens et de nos chats bien-aimés. Les Abattoirs... A l'époque du végane et du tout-tofu, je m'interroge toujours sur ce nom qui doit rebuter les consciences et les palais délicats. José Matos, le charmant et futé patron, Portugais, m'assure que si l'on ne changerait pour rien au monde l'enseigne du mythique Café des Bouchers voisin, on ne touche pas à la "Brasserie des Abattoirs", à l'histoire étroitement associée à Lausanne. Dont acte. Descendante de carnivores, c'est là que j'honore la mémoire de mes ancêtres en dégustant la plus belle FONDUE BOURGUIGNONNE qui soit. A VOLONTE POUR 38 FRANCS, sauces, frites et salade mêlée comprises. Auparavant, c'est Chez Michou, une amie, que je satisfaisais à mes penchants prisés dans les Carpates. Sa bourgui n'était pas À VOLONTE, et j'ai souvent dû me faire un sandwich XXL après. Là, ce n'est que du BONHEUR. Les habitués ne s'y trompent pas, qui viennent en équipe ou pas et apprécient ces lieux hors des modes et du temps. Entre l'immense café et la petite salle à manger, ça ne chôme pas. La viande de bœuf ou de cheval, l'un ou l'autre ou les deux, de José sont incomparables. Le maître des lieux me précise qu'il choisit sa marchandise chez un ami, à l'avenue d'Echallens. Pas rassise (je déteste la barbaque à la couleur et à la consistance douteuses), elle n'est pas fraîche et pleine d'eau comme à la Migros. Vraiment EXCEPTIONNELLE! L'huile ne paraît pas avoir été resservie quinze fois, les sauces sont légères (cocktail, curry, tartare, etc., olives noires, cornichons, et sauce piquante sur demande). En savourant ma salade mêlée (verte, Trévise, concombre, maïs, carotte, très fraîche avec une bonne sauce), je vois passer des plats de GAMBAS, À VOLONTE EGALEMENT. Des fondues au fromage odorantes, des entrecôtes généreuses avec une pleine assiette de belles frites, des croûtes au fromage de belle dimension, A midi, un choix remarquable d'assiettes ou de menus du jour à prix très attractif (16 fr., 18 fr.) rappelle qu'on ne la fait pas à certains travailleurs et ouvriers avisés qui aiment ce qui est bon ET copieux. Moi aussi! Chic et "panosse", j'ai toujours aimé autant les cinq-étoiles que les relais routiers. Dans les deux cas, on y sait vivre... Plein de bonnes choses sur assiette ou sur plat, de pâtes, des pizzas, des spécialités d'ici ou d'ailleurs. Le sympathique patron me propose de l'eau pour mes chiennes (suis toujours sensible à cette attention, même si elles vivent au bord du lac). Discrètes, à leur affaire, efficaces et concentrées, ses serveuses galopent. La dernière fois, j'ai eu droit à une jeune, aimable et efficiente jeune personne. Ce soir, il y a du monde partout. Et malgré tout le service est assez rapide. Vous l'aurez compris, il vaut mieux réserver en fin de semaine (fermé le dimanche) José Matos conseille un Monte Mayor d'Alentejano, un vin portugais aux caractéristiques qui rappellent mon Mythique du Pays d'Oc. Légère pointe de clou de girofle. Moi j'aime bien. A... 30 francs... Là encore, le rapport qualité-prix est excellent. La dernière fois, j'avais dû engloutir 500 g. de beaux morceaux de bœuf, et une seconde assiette de frites. Ce soir, boeuf et cheval... Aussi parfaits l'un que l'autre... Et des frites chaudes pas mal du tout. Et pas de museaux renfrognés quand on redemande une tournée de frites ou de bidoche. Le maître mot de ces lieux bénis, c'est GENEROSITE. José Matos a fêté ses 6 ans aux Abattoirs le 1er octobre dernier. Les vraies bonnes adresses se font rares, et je mets son établissement dans mes favoris. La viande, pas tous les jours, on est d'accord. Mais de qualité.
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Ficcin
Ficcin
25.10.2014, 14:40
http://labobouffe.blogspot.ch/2014/10/fccn-istanbul.html Un séjour à Istanbul est toujours trop bref. Ce premier octobre 2014, voici déjà venue notre dernière soirée dans cette fascinante cité. Un dernier repas qui se fera à Beyoğlu, district d'Istanbul de loin le plus intéressant du point de vue culinaire, très vivant et en perpétuel mouvement. Après une ultime balade sur l'animée Istiklal et ses rues perpendiculaires, nous aboutissons dans une petite allée nommée Kallavi Sokak, en vue de déjeuner au Fıccın. Il ne sera d'ailleurs pas difficile à trouver en cette voie resserrée car ce qui n'était à l'origine qu'une enseigne s'étend aujourd'hui à pas moins de 4 ou 5 établissements dans la rue. Autre témoignage de son succès, la clientèle stambouliote en tout genre, familles, travailleurs, amis, qui s'y presse de même que les touristes qui les singent. Ces 5 enseignes sont en réalité 5 salles ; la cuisine est centralisée en un lieu et les plats se baladent le long de la rue pour être présentés aux clients. Rassurez-vous, les distances sont courtes et les plats arrivent à bon port chauds et bien faits. Les différentes salles sont généralement d'une grande simplicité : des tables resserrées, habillées de blanc, tout juste dressées, de-ci de-là quelques décorations murales sobres, c'est simple, propre, relativement nu mais cela donne un sentiment d'espace au milieu de la foule qui s'y agglutine. Le service est serviable et chaleureux et malgré la masse de travail, saura toujours être attentif aux besoins des clients. La carte du Fıccın est courte et sobre, proposant une cuisine traditionnelle qui pourrait sembler ne pas se différencier des autres restaurants : soupes en entrée, salades et mezzés, quelques plats de viandes grillées, poissons grillés ou frits mais également quelques spécialités caucasiennes qui font la célébrité et la personnalité de Fıccın. Mais au-delà du choix, ce qui différencie les restaurants traditionnels les un des autres, c'est ce petit quelque chose dans l'assiette qui fera passer le repas de la qualité « standard » à la qualité « bonne » à « exceptionnelle ». Comme dans la plupart de ces restaurants, nous sommes très vite pris en charge. Nous sont présentés sur plateau un assortiment de mezzés froids. Tous sont des plus appétissants. Il nous faut toutefois bien nous décider. Nous nous partagerons trois mezzés que nous consommerons avec un pain mi-blanc simple et de bonne facture. D'abord une spécialité caucasienne de poulet émietté augmenté de noix et d'ail. Il s'agit d'une pâte assez massive, bien parfumée de piment concassé, une pointe de sumac et autres, riche en saveur et de texture crémeuse et épaisse. C'est vraiment excellent. Puis une préparation d'aubergine frite au yaourt et à la tomate : à nouveau énormément de saveur ! Malgré le fait que l'aubergine soit frite, il n'y a pas de sensation de gras. La texture est extrêmement agréable et l'ensemble est d'une grande gourmandise. Enfin un « Haydari », une salade d'herbes au yogourt. Le yogourt est excellent et très frais, riche en herbes avec des saveurs d'aneth, de menthe, relevé d'ail et de poivre, rafraîchi d'un jus de citron, simplicité parfaite ! L'essentiel de la table a cédé à l'une des spécialités de la maison, les raviolis caucasiens à la viande en sauce au yaourt. Généralement on trouvera dans les restaurants turcs les « mantı », qui sont de toutes petites bourses de la taille d'une phalange, farcis de viande à la sauce au yaourt. J'en raffole et n'en ai que mangé rarement au restaurant. Ici les raviolis sont plus gros, la pâte un peu plus épaisse offrant plus de mâche et la farce plus généreuse. Cette dernière est tout à fait savoureuse, de viande de boeuf augmentée d'oignon, d'ail et herbes, très gourmande. La sauce au yaourt est d'une grande simplicité mais excellente, arrosée d'une huile d'olive légèrement piquante. Nous est donné à côté un assortiment de petits condiments, du sumac, du piment concassé et du thym sauvage séché. C'était un grand bonheur, qui a tout de la « confort food » et on aime cela. L'un des convives a aimé son plat au point d'en demander du rab. Le quatrième convive préférera le loup grillé, servi comme le veut la tradition tout en simplicité avec son quartier de citron, sa rondelle d'oignon et sa salade d'herbes aromatiques, un peu piquante qui pourrait en saveur être une variété de roquette mais avec beaucoup plus de profondeur gustative que notre habituelle herbette. Durant ce repas, nous avons consommé de l'eau, ainsi qu'un vin rouge plutôt bon, « Yakut » Kavaklidere, d'Ankara, qui était plutôt bien charpenté, déployant plutôt des saveurs de bois et d'épices. Gourmands que nous sommes, nous nous sommes partagés les trois desserts de la carte : Une pâtisserie à la banane et au biscuit qui fut une préparation de banane écrasée et parfumée enrobée de biscuit en poudre était probablement le moins intéressant : c'était certes bon mais j'ai toujours trouvé la saveur de la banane très lourde en dessert. Le pudding garni de kadayif et parfumé à la noix était d'une grande gourmandise, de texture fondante, frais et riche en saveur, c'était un grand plaisir et probablement le dessert le plus plaisant. Enfin, la semoule aux graines de pavot était surprenante déjà de par sa teinte verdâtre pâle mais surtout de par sa texture très aqueuse qui fond dans la bouche. C'est très doux et gourmand. Le service en salle est à l'image des lieux, simple, sobre mais accueillant. L'ambiance des lieux est joyeuse et ce fut un plaisir de passer notre dernier repas de ce séjour au Fıccın. Notons qui plus est l’addition des plus douce qui s'est montée à 150 TL pour ce repas de titan. Verdict : réservez votre place, sinon il est peu probable que vous trouviez la possibilité de vous sustenter en ce lieu très agréable !
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Côté Jardin (Lausanne Palace)
Côté Jardin (Lausanne Palace)
24.10.2014, 20:21
Ce 1er octobre ensoleillé, j’ai rendez-vous au Palace, Côté Jardin. L’un des restaurants du cinq-étoiles doté de 14 points au Guide Gault & Millau, avec une terrasse panoramique sur le lac Léman et les Alpes. Une belle adresse hors du temps et de la fureur du centre-ville de Lausanne, idéale pour se bichonner et se requinquer… Ou pour un rendez-vous d’affaires, comme aujourd’hui. L’on y croise le Tout-Lausanne de l’édition, de la finance ou du barreau, comme à la Brasserie de l’hôtel. Mais dans la salle aux murs clairs ou sur la terrasse, les tables sont suffisamment éloignées les unes des autres pour ne pas partager nos conversations avec les voisins. Je conserve un souvenir magnifique d'un repas printanier sur la terrasse baignée de soleil. Et d'un buffet à volonté somptueux, mais avalé à toute vitesse, collisions d'agenda oblige. Je reviendrai donc, avec plus de temps, pour le Buffet d'antipasti à 28 fr. Et en plat principal, il est à 42 fr. Il faut compter 56 fr. pour le Buffet d'antipasti, le Buffet de fromages et le Buffet de desserts (mmmmmhhhhh! Plaisir des yeux d’abord). Un rêve pour moi qui aime tant déguster de bonnes choses à satiété. A la carte, le Buffet de desserts à volonté, 20 fr. est un festival de couleurs et de douceurs entre petits mille-feuilles, moelleux au chocolat, petites verrines, crèmes brûlées, mousses, tartes, choux à la crème, fruits frais, macarons de toutes les couleurs... Pas trop glucides, je reviendrai rien que pour une belle overdose annuelle de sucre et de graisses trans. A l'accueil et au service, des gens tout à fait charmants, polis, attentifs et discrets. Jamais sans mes chiennes, on me propose rapidement un peu d'eau pour elles. Nous sommes quatre ce mercredi, et choisissons l'entrée du jour, un Filet de féra froid et son émulsion verte. Sincèrement, je n'ai jamais dégusté ce poisson du lac à la chair aussi ferme et goûteuse, à l'aspect aussi frais, luisant et engageant! Accompagné d'une petite saladine, couronnée d'une tranchette de radis, et décorée de champignons frais. Je craque ensuite pour le Poulpe braisé aux grelots et févettes, en entrée aussi à 28 francs. Assez décevant, une petite portion manquant de goût. Et je me prends à rêver de mes poulpes ou de moscardini savoureux des vacances dans les Cinque Terre ou en Toscane... Dans les entrées, on trouve un Velouté de potimarron (17 fr.), la Grande salade Riviera avec anchois de Cantabrie et baguette frottée de tomate (32 fr.), la Tarte feuilletée au thon, tomate et basilic (28 fr.), la Fleur de courgette (miam! une belle spécialité italienne, ça!) et calamars à l'huile d'olive extra vierge et roquette (28 fr.) ou les Figues violettes, roquette et coppa di Zibello (29 fr.), en saison. Petit voyage en Grèce avec, toujours pour les entrées, le Tarama et crevettes bouquet, jus de tomate à l'huile crêtoise (29 fr.), mon Poulpe braisé aux grelots et févettes (28 fr.) (qui manque vraiment de caractère et de consistance), la Moussaka en plat principal (35 fr.) ou les Pâtes aux gambas, ouzo et tomates dattes (34 fr.). Vous êtes plutôt pâtes ou risotto? Joli choix entre les Fusilli aux pistaches de Sicile, et copeaux de jambon San Daniele ( 32 fr.), les Ravioli aux tomates confites et sarriette, et beignets d'aubergine (29 fr.), les Linguinide Gragnano aux palourdines et persil, les Casarecce à la cima di rapa et brocoletti et ricotta sèche, le Risotto carnaroli aux courgettes et girolles en persillade (de 26 à 32 fr.). Mon vis-à-vis et l'un de mes voisins de table se laissent tenter par l'assiette du jour: de la volaille moelleuse dans une nage de légumes colorés. Et mon frère opte pour un filet d'agneau à la cuisson parfaite, avec un fagot de laitue et tomate du plus bel effet et des pommes de terre. Les plats principaux (Côtelettes d’agneau, Entrecôtes de cerf, Pièce de veau au romarin, Tagine de volaille au citron confit côté Terre, ou Cigale à la grille, Daurade aux légumes, Filet de loup à la plancha ou Fritto misto de crevettes langoustines, calamars et poissons côté Mer) oscillent entre 45 et 52 francs. L’un des messieurs, qui nous invite, choisit le vin. Un nectar... Une belle adresse au service des saveurs gourmandes du Sud... Des prix relativement corrects pour l’endroit et pour la qualité des mets servis. Les bonnes fourchettes, dont je suis, craqueront bien sûr pour les buffets. A découvrir, en ce qui me concerne - ou à redécouvrir - le brunch festif du dimanche, de 12 h à 14 h 30, avec coupe de champagne offerte.
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Ville de l'établissement: Valeyres-sous-Montagny

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