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Le Guide gastronomique de Bonacci Claudio

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Le Ranch
Le Ranch
24.03.2012, 14:29
nous avons mangé 2 viandes sur ardoise et un filet de bœuf pour un montant de 140.- boissons comprises
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Hotel la Maison Blanche
Hotel la Maison Blanche
24.03.2012, 14:29
service agréable, personnel souriant et attentif à nos besoins cuisine soignée et de bonne qualité nous avons mangé une pizza, une assiette du jour et des strozzapreti pour un montant de 80.- environ boissons comprises
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Auberge de la Couronne
Auberge de la Couronne
04.03.2012, 20:18
Hotel la Maison Blanche
Hotel la Maison Blanche
04.03.2012, 20:25
La Couronne
La Couronne
04.03.2012, 20:26
nous avons mangé à 3 et le service était agréable nous avons mangé 2 entrée gambas 2 assiettes de viande 1 risotto pris du vin et 2 minéral un café et payer 120.- sfr prix corrects
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nous avons mangé 2 viandes sur ardoise et un filet de bœuf pour un montant de 140.- boissons comprises
qualité de la viande trouvée un peut dure et filandreuse
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service agréable, personnel souriant et attentif à nos besoins cuisine soignée et de bonne qualité nous avons mangé une pizza, une assiette du jour et des strozzapreti pour un montant de 80.- environ boissons comprises

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nous avons mangé à 3 et le service était agréable nous avons mangé 2 entrée gambas 2 assiettes de viande 1 risotto pris du vin et 2 minéral un café et payer 120.- sfr prix corrects

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cadre sympa, nouvelle salle loung à l'arrière, bonne cuisine et prix corrects
le service un peut long
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Entre amis

de la Maladière/CHEZ MICHOU
de la Maladière/CHEZ MICHOU
23.08.2014, 23:05
de la Maladière/CHEZ MICHOU
de la Maladière/CHEZ MICHOU
23.08.2014, 23:05
Maison Thaï au Lac
Maison Thaï au Lac
18.08.2014, 23:34
Avec des amis habitant Froideville, j'avais eu l'occasion, en 2011, de découvrir et partager des menus magnifiques à La Maison Thaï. L'établissement avait été remis assez rapidement, et depuis on entend que de bonnes choses sur la Maison Thaï de Mex, prise d'assaut par ses fidèles et le personnel de Bobst,. Deux fois déjà j'avais tenté de trouver une table sans réserver à la Maison Thaï au Lac, ouverte dans le courant de l'été 2014 dans l'ancien complexe de la Voile d'Or. Lieu tenu avec un succès jamais démenti pendant une trentaine d'années, les Trente Glorieuses, par Di Mercurio et son directeur, M. Sèvegrand. A leur départ, plus jamais la Voile d'Or n'a retrouvé son lustre d'antan, son ambiance playa, et ses hordes d'habitués. Et nous, les Sous-Gariens lausannois, avons vu les concepts et les gérants se succéder, allant du moins mauvais au pire... La Maison Thaï au Lac, donc, côté port de Vidy, ouverte depuis peu, avec une déco intérieure typique, n'est pas cheap et clinquante, mais très chic et pensée par un Italien d'Italie avec le bon goût transalpin au service d'un rêve d'Asie. Et ce dimanche 17 août 2014, après des semaines de pluie et de froid, l'immense terrasse au bord du lac Léman est prise d'assaut. Et une table est libre sur la terrasse au bord de l'eau, miracle. Immédiatement, une charmante Thaïlandaise vient avec la carte, et une écuelle d'eau pour mes lhassa. Un bon point, bien que le Léman leur convienne parfaitement. Nous choisissons un Potage au crevettes à la citronnelle (10 fr.) et un Potage au poulet, lait de coco, citron vert (9 fr. 20) Dans des bols couleur safran avec couvercle, chaque ingrédient s'exprime en des parfums très subtils, démontrant une maîtrise totale et une connaissance réelle de la cuisine du pays. Nous renonçons "A grignoter", comme le dit joliment la carte, soit aux entrées, aux Rouleaux de printemps (8 fr.), Crevettes enveloppées (9 fr.), Raviolis frits, Brochette de poulet,, etc. Mon croissant du matin à 500 calories m'incite à la retenue. Et je résiste aussi aux Salades de papaye (très épicée!), à la mangue verte (épicée), à la Salades de crevettes à la menthe, et à ma préférée, la Salade de bœuf. Un délice! Pour 18 francs. Que je fais moi-même sous le nom de Lab, soit du riz cru et frit à la poêle puis passé au mixer, de la viande (hachée et saisie sans graisse ou en morceaux), avec échalotes thaïs émincées, citronnelle en bâton et en feuilles ciselées, menthe, jus de citron... En plat principal, nous optons pour le Canard au curry vert et lait de coco et du riz (29 fr.) et pour la "Sorte de pot-au-feu thaï", à l'aneth, à 23 fr. 50, que je n'ai jamais croisé sur une carte, et des pâtes. Difficile de faire un choix, tant il y a de propositions, entre bœuf, poulet, canard, calamars, crevettes, porc, et bien sûr les Pad thaï khai (Nouilles sautées au poulet et germes de mungo) ou Pad thaï kung (Nouilles sautées aux crevettes). Bonne surprise aussi en ce qui concerne les mets végétariens... Le plus insipide des tofus peut devenir divin, marié aux bonnes épices et aux herbes adéquates... Pour des déjeuners succincts, on peut même prendre une omelette thaï. Et je compte bien découvrir la Marmite thaï à volonté (j'adore les formules "à volonté", qui conviennent à mon appétit légendaire). Pour 35 francs. Bouillon coriandre - poisson Légumes frais thaïs (céleri, maïs, champignons, etc). Porc, Bœuf, Poulet, Calamars, Crevettes, Moules. Vermicelles de riz Riz aux légumes et sauces maison. Miam! Liste non exhaustive comprenant basilic, gingembre, tous les currys, Massamann, jaune, vert, rouge, aigre-doux, On retrouve les ingrédients classiques de la cuisine thaï: basilic, gingembre, curry Massaman, jaune, rouge ou vert, aigre-doux, lait de coco, cacahuètes, piment, citronnelle... La cuisson du canard et du pot-au-feu de bœuf est vraiment par-faite. Tendre mais la chair résiste encore sous la dent. Le curry, bien relevé, réveille un peu les néophytes de la cuisine du Pays du Soleil levant. Le pot-au-feu ferait penser à celui de nos grands-mères, sans les piments oiseaux bien placés sur l'Echelle de Scoville... Hot! On m'avait aimablement avertie... La carte met judicieusement en garde les amateurs de papets ou de pizzas pour qui c'est la première confrontation avec les mets chers aux palais thaïs faits au feu... Copieux, généreux, plein de parfums, de saveurs et de couleurs, les plats virevoltent de table en table, et le patron, un Lausannois Sous-Garien dont l'épouse est du Nord-Est du royaume du Siam, semble éreinté et dépassé par son succès. Il m'avoue avoir dû fermer momentanément sa Maison Thaï de Mex et mobiliser tout son personnel, thaïlandais, qui galope dedans et dehors avec dextérité et une amabilité peu communes. Partout des familles, des copains, des couples, des chiens... Avec cela nous prenons une syrah thaï ouverte qui vaut largement nos syrahs les plus gouleyantes. Pour 120 francs à deux, nous sommes ravis et repus. Le rapport qualité-prix est parfait. Le service, un peu dépassé mais on comprend pourquoi, est parfait aussi! L'endroit est mythique été comme hiver depuis l'Expo 64. A côté, à l'Edelweiss ouvert il y a deux mois aussi, le cuisinier aurait déjà changé. Heureusement parce que la croûte au fromage à 19 fr. était minuscule et indigne de nos touristes. Mais la cohabitation avec deux restaurants attenants chics et trop chers, le Watergate et l'Edelweiss, et un bar-lounge déserté, ne doit pas être évidente avec cette Maison Thaï qui pourrait franchiser n'importe où et remplir midi et soir.
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Hôtel de Ville - Le Challensois
Hôtel de Ville - Le Challensois
03.08.2014, 13:30
http://labobouffe.blogspot.ch/2014/08/lhotel-de-ville-echallens.html Voilà pas mal de temps que j'entends parler de l'Hôtel de Ville d'Echallens comme un restaurant à découvrir dans la région. Cette soirée du 1 août 2014, ce sera chose faite en compagnie d'un ami. Située à une quinzaine de kilomètres de Lausanne, Echallens est un bourg calme d'un certain standing sans pour autant renier ses attaches campagnardes. L'un de ses grands symboles, la Maison du Blé est du Pain, en est un excellent témoin ; on pourra d'ailleurs s'y informer quant à la chaîne de production du pain de A à Z autant qu'y savourer de jolis brunchs ou y acheter sa tresse le dimanche. A ce sujet, n'hésitez pas à en lire la revue de l'ami Guérilla Gourmande sur le Fournil de Cérès. Place de l'hôtel-de-ville, une belle bâtisse s'élève, centrale. S'y trouve un restaurant, celui de l'Hôtel-de-Ville dans lequel officie le chef Alain Meystre et son équipe. L'intérieur est partagé en deux parties, un côté brasserie, plinthes hautes boisées, tapisseries violacées, tables et chaises de bois sombre habillées de chemins de tables blanc sur lesquelles s'étalent un élégant dressage. Une terrasse sise sur un balcon offre le sentiment d'être à la maison, tout en simplicité mais avec ce quelque chose d'élégant que l'on apprécie. Enfin, côté restaurant, une petite salle assez intime, toute de rose pastel avec de grandes peintures un peu caricaturales des deux acteurs principaux du restaurant, le chef de service, Monsieur Baudois et le chef de cuisine, Monsieur Meystre. Nous sommes accueillis par le maître d'hôtel, Jean-Claude Baudois, fort professionnel de prime abord et qui se révélera au fil du repas plein d'humour et de bonhomie, qui nous propose de choisir notre table (qui sera en terrasse) et nous propose un apéritif. Il nous signale l’existence d'un apéritif maison qu'il réalise lui-même, un alcool très doux à base de vin et de feuille de griottier de la région qui est tout à fait agréable. Pendant que l'on sirote ce breuvage, on découvre une carte courte aux intitulés appétissants et évocateurs, faisant part belle aux produits de la région et restant fidèle à la saison. En parallèle, la carte des vins n'est pas en reste et propose une magnifique sélection de vins de la région et quelques vins d'ailleurs, tout cela à des prix des plus raisonnables ! Nous avons opté finalement pour nous laisser surprendre, cela tant au niveau de l'assiette que des vins. Ce sera menu surprise avec vins d'accompagnement. Le maître d'hôtel nous demande si l'on mange de tout, il n'y aura aucune limite ce soir. La première excellente surprise sera le panier de main que l'on nous apporte : du pain frais, fait maison, fraîchement coupé et d'excellente exécution. La farine est sans doute employée fraîche, venant du moulin d'à-côté, ce qui donne déjà au pain mi-blanc une saveur toute particulière. Deux autres pains de proposé, aux tomates séchées ou aux olives, sont tout aussi délicieux. Pour nous faire patienter arrivent deux amuses-bouches sur un plateau rustique, deux amuses-bouches appétissants et travaillés. Le premier sera une petite soupe froide de melon à la menthe, d'une grande fraîcheur, sensiblement épaissie et avec un doigt de crème, c'est délicat et gourmand. Le second amuse-bouche sera une cuillère dans laquelle repose une bille légèrement croustillante de morue riche en saveur dans une sauce tomate très goûtue. Cela promet. En première entrée, le chef nous proposera une « Grecque de légumes, sorbet courgettes et vanille de Tahiti ». Une très jolie assiette : dans une feuille de brick croustillante se présente un mélange de petits légumes frais )carottes, fèves, champignons, mini-maïs, courgette, oignon et j'en oublie probablement), parfaitement cuits et plein de saveur et de délicatesse, assaisonnés juste comme il faut et avec un peu de vanille. Sur le dessus, une quenelle de sorbet de courgette parfumé à la vanille. La vanille de Tahiti y exprime beaucoup de saveurs (elle est d'ailleurs assez réputée pour son goût très doux et très présent prenant vite le dessus et est pour cela essentiellement employée en dessert). Le tout est décoré de petits morceaux de betterave chiogga ainsi que de fleurs de bourrache. Une très belle assiette. Pour accompagner cette délicate entrée, un « Riesling-Sylvaner" de la Cave des 13 Coteaux à Arnex-sur-Orbe, un vin aussi intéressant qu'étonnant, de couleur d'un jaune brillante aux reflets sensiblement verts, un nez riche et fruité mais qui en bouche se révélera d'une grande minéralité, vif et tout en fraîcheur. La seconde entrée nous situera à elle seule, par son intitulé, la provenance neuchâteloise du produit (voire du chef) : « Paupiettes de bondelle aux fèves de tonka ». La bondelle est en effet un poisson proche de la féra typique du lac de Neuchâtel (également trouvable dans celui de Constance). C'est à nouveau une assiette qui ne manquera pas d'esthétisme qui nous arrive, avec trois petits filets de bondelle parfaitement désarêtés, couverts d'amandes effilées grillées puis roulés sur eux-même. La cuisson est juste quoiqu'elle eut pu être sensiblement moindre à mon goût (mais j'apprécie le poisson presque sous-cuit). A leurs côté, un petit mélange de légumes délicieux joliment glacés, une savoureuse purée de patate douce parfumée à la tonka, une pincée de graines de pavot et une jolie sauce crémeuse à base de fèves et petits pois d'une belle douceur, avec un petit goût qui m'a fait pensé à du champignon (plus spécifiquement bolet) mais cela restera un mystère. Quoi qu'il en soit, ce fut une très belle seconde entrée. Le verre accompagnant ce plat sera un assemblage blanc « Amédée VI » R. Paccot à Féchy, Domaine de la Colombe (probablement du 2009). J'apprécie beaucoup le travail que fait ce vigneron et l'Amédée VI est l'un de ses plus jolis vins en blanc. Un assemblage splendide de Savagnin, Chardonnay, Doral et Chasselas, de belle couleur dorée, d'apparence et de nez proche d'un vin doux, qui révélera énormément de fraîcheur à la dégustation, belle structure et longueur. Le plat confirmera l'amour du chef pour le poisson avec le « Filet de Saint-Pierre, bouillon à la citronnelle et chips de chorizo ». L'assiette nous arrive très joliment dressée et par la suite, le maître d'hôtel nous apportera le bouillon à la citronnelle qu'il nous versera directement dans l'assiette. Cela doit être la première fois que je déguste ce poisson de belle réputation, considéré comme d'une très grande finesse. Eh bien je n'ai pas été déçu : le produit est magnifique, cuit à la perfection, présenté accompagné de quelques petits légumes au fond et des dés de chorizo légèrement relevé et de bonne qualité. Le bouillon est tout à fait splendide, riche de saveur de citronnelle mais également, comme la couleur le laissait présager, de safran. Une chips de chorizo vient compléter ce plat tout entouré de fleurs. Belle maîtrise ! Le maître d'hôtel nous a demandé si nous désirions poursuivre au blanc ou au rouge. Sachant mon comparse plus amateur de blancs que de rouge, ce sera blanc. Toutefois Monsieur Baudois a compris que j'étais plus amateur de rouge et nous a réservé une intéressante surprise en conséquence : un vin tessinois, de la commune de Mendrisio : « Bianco di uve Merlot » de Guido Brivio (2008). Un vin issu du cépage Merlot vinifié en blanc qui nous a laissé pendant un bon moment songeur ; ne savant pas dès le début ce que nous buvions, nous cherchions des goûts connus en blanc ; dès que le vin nous a été expliqué, le goût nous a paru soudainement clair et évident. Surprenant, ce vin n'en est pas moins excellent, d'une grande délicatesse. En dessert, un bel hommage à l'histoire avec une tarte rarement servie, une « Conversation aux amandes et abricots et vanille ». Une très jolie tarte-portion fort bien exécutée, de bel équilibre entre le feuilletage (excellent) et l'intérieur de pâte d'amande gourmande mêlée d'abricot et vanille apportant fraîcheur et un rien d'acidulé. Une petite quenelle de sorbet abricot-vanille à ses côtés, quelques fruits et nous voilà arrivés à la fin de ce repas. En nota, honte à moi, avant la photo, j'ai subtilisé une grappe de raisinets et une petite décoration de chocolat. Deux cafés puis l'addition qui avec le Passeport Gourmand se montera à 166 CHF. Un repas tout à fait ravissant, un beau travail de chef, un bel effort visuel, une jolie personnalité dans l'assiette, mise en scène par une équipe aux petits soins avec sa dose d'humour. Le cadre n'est pas en reste et parfait de rendre ce lieu des plus recommandable pour passer une soirée agréable, que cela soit en famille, entre amis ou en coupe, offrant un petit goût de chic sans trop en faire.
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Café Bellagio (Hotel Royal Plaza)
Café Bellagio (Hotel Royal Plaza)
28.07.2014, 11:14
http://labobouffe.blogspot.ch/2014/07/cafe-bellagio-montreux.html C'est pour fêter trois anniversaires successifs que nous nous sommes rendus à quatre, ce samedi 26 juillet 2014, au Café Bellagio. J'y étais déjà allé il y a quelque deux ans, invité que j'étais à découvrir le travail du nouveau chef de l'époque, Sébastien Brun. A nouveau, l'établissement a changé son chef, ce sera donc une nouvelle cuisine que nous découvrirons, celle de Mathieu Barbin. Le Café Bellagio est le restaurant de l'hôtel Rolal Plaza de Montreux ; un hôtel-spa réputé et luxueux sis à l'entrée de la cité montreusienne, sur une grande rue où s’alignent le fleuron des établissements chics de la commune car celle-ci est au plus près du bord du lac qui reste entièrement piéton. On choisira de se parquer au parking privé de l'hôtel ou alors plus loin, de manière à profiter d'une promenade apéritive et digestive au bord de l'eau. En choisissant de longer le lac, on arrivera directement du côté de la terrasse du Café Bellagio. L'hôtel possède un lounge bar (le Sinatra's Bar) juste à côté du restaurant. Une terrasse dressée avec soin, meubles classieux et nappes virginales dressées avec élégance. Une vue plongeante sur le lac, un parterre de rosiers odorants, le cadre est superbe. L'intérieur est très élégant également, plus coloré, avec des colonnes blanches peintes, parquets, fauteuils lavande et dressage de table semblable à l'extérieur. Nous sommes vite pris en charge et on nous propose un apéritif tout en nous présentant la carte. Une carte réduite de laquelle ressort une attention portée sur les saisons mais également sur la découverte : le chef, Mathieu Barbin, se montre comme un chef ouvert aux différentes cultures et proposera des plats traditionnels régionaux auxquels se joignent des mets issus de traditions autres (Maghreb, Inde, Japon), non pas sur des teintes fusion mais apparemment respectant la tradition originelle. On trouvera également des mets desquels ressortent une plus grande créativité. Enfin, la carte des desserts annonce bien des délices très travaillés et inventifs pour le final. La carte des vins est bien fournie et saura satisfaire tout un chacun tant en goûts, qualité de vins et gamme de prix (allant grosso modo de 45 à 1100 francs). Mais très de bavardage, c'est un long repas qui nous attend. L'un des convive a pris deux entrées. L'une était le « Futomaki de gambas croustillante, avocat, ciboule & miso épicé ». Le futomaki est une variété de sushi désignant un rouleau plutôt épais avec une certaine variété d'ingrédients à l'intérieur. Il s'agit de l'une des variétés les plus nourrissantes. Arrive une assiette présentant un rouleau pré-tranché à l'apparence tout à fait traditionnelle ; comme l'intitulé du plat le laissait deviner, cette entrée se veut être un clin d'oeil soutenu au japon, sans tentative particulière de fusion. La belle couche de riz révèle une farce généreuse de gambas en chapelure frite, de concombre et de vert d'oignon (j'admets ne pas avoir repéré d'avocat), le tout présenté sur une saucé épicée,avec un semblant de mayonnaise. Pour parfaire l'ensemble, quelques pipettes contenant du soja sont piquées dans la préparation. L'ensemble est bien réalisé, de belle facture et a beaucoup plu a l'intéressé (qui a même eu droit aux baguettes pour cette entrée). Pour y avoir goûté, j'ai juste trouvé que le riz aurait pu être plus salé-vinaigré, non pas uniquement pour le côté « tradition » mais surtout pour la fraîcheur et le relief que cela apporte. Il suivra, comme un autre convive, de la « Traditionnelle soupe de poissons de roche, aïoli & croûtons à l’ail ». Un bol transparent présente une belle portion de cette soupe riche en saveurs, bien réalisée, accompagnée d'un petit croûton augmenté d’aïoli et de petits légumes. Cette entrée a plu aux dégustateurs. Pour une troisième personne, ce sera le « Foie gras de canard des Landes mi-cuit, abricots confits & brioche au sésame noire ». Une assiette plutôt esthétique présentant deux beaux médaillons de foie gras en terrine de belle qualité, peut-être fait maison, avec cette intéressante présence sombre de brioche grillée au sésame noir et les abricots confits. L'ensemble est plutôt appétissant et a beaucoup plu à l'intéressée. Pour ma part, j'ai été tenté par les « Langoustines d’Ecosse & foie gras de canard snacké, figues, girolles, Lomo ibérico ». L'intitulé promettait une jolie créativité et ce fut bien le cas. Deux grosses queues de langoustines se partagent le premier rôle tandis que trois morceaux généreux de foie gras juste saisi jouent le rôle de marchepied. Ce dernier est de belle qualité, très bien saisi, juste fondant avec un petit croustillant de fleur de sel fort agréable, le tout sur un jus corsé réalisé avec les têtes des crustacés. Trois quartiers de figues et une portion de petites girolles amène un goût plaisant et finalement trois rondelles de Lomo ibérico (il s'agit d'une viande séchée typique espagnole, réalisée à partir du filet généralement du cochon noir ibérique). Vraiment une belle assiette, esthétique, inventive et bien réalisée. Passons aux plats. L'un prendra les « Filets de perches à la belle meunière, légumes d’été & pommes frites ». Après deux entrées, ce dernier souhaitera un peu de tradition. Une assiette tout ce qu'il y a de plus simple, mais bien réalisée aux dires de l'intéressé. Il en était apparemment plutôt content. La seconde personne choisira les « Brochettes de coquelet marinées au tandoori, raïta, papadum & saladine d’herbes fraîches ». Clairement inspiré d'Inde, ce plat est tout à fait intéressant. Contrairement au futomaki qui se voulait très traditionnel, ici on constate qu'il y a un travail autre, tant au niveau des saveurs que de la préparation. Un coquelet entier (désossé) laisse de quoi s'assurer de ne plus avoir faim à la fin de l'assiette. La viande est de belle qualité, mariné d'un mélange d'épice assez doux rappelant les saveurs des épices tandoori (notons que naturellement le plat a été grillé et pas cuit en four tandoor). Le raïta, traditionnelle salade de concombre au yaourt, est bon : des cubes de taille moyenne présentés dans une sauce au yaourt épicée, amenant beaucoup de fraîcheur. Quelques rondelles de pommes de terre grillée entourent l'ensemble tandis que le papadum (galette de farine de pois chiche frite) et le bouquet d'herbes (riche en coriandre) serviront de couronne. C'est une jolie interprétation, de belle facture et de bon goût. La troisième convive se verra intéressée par l' « Entrecôte de boeuf de Simmental grillée, grenailles & sauce béarnaise ». Commencée saignante et servie telle, la viande, en agréable quantité, est parfaitement cuite et tendre à souhait. Le produit est beau et respecté par le chef. Quelques pommes grillées et des rondelles de navet viennent compléter le plat qui est accompagné d'une sauce béarnaise bien réalisée (j'aurais à titre personnel préféré un jus de viande plutôt qu'une béarnaise). L'ensemble à beaucoup plu. Pour ma part, ce sera le « Grenadin de veau cuit au sautoir, chanterelles, févettes & pêches rôties ». Une assiette raffinée et esthétique m’arrive, avec un beau morceau de veau d'excellente qualité et cuit à la perfection (je l'ai demandé bien rosé), parfumé de poivre et d'un petit jus de viande léger et parfumé. En accompagnement s’alignent de tendres févettes et de petites chanterelles et, dans un bol à côté me sont amenée des pêches rôties délicieuses. Un plat délicat et très plaisant. Durant tout le repas nous a été proposé un assortiment de petits ballons, du complet au céréale, de la farine complète, mi-blanc, aux graines de courge. Le tout de bonne qualité. A la table s'est dit que cela aurait mérité un peu de beurre en accompagnement lorsque l'on patiente pour les plats. Côté boissons, nous avons commandé en plus de trois bouteilles d'eau gazeuse, trois kyrs et un verre de blanc (Pinot Grigio Riserva Castel San Michele de l'Istituto Agriario San Michele all'Adige 2012) en apéritif et une bouteille de Saint-Saphorin « Cuvée Louis » de Louis Bovard 2012, assemblage de Pinot noir, Merlot et Syrah de belle qualité qui a fait l'unanimité par son caractère fruité et ses subtiles notes de cacao. Je pense qu'il aurait mérité de vieillir encore un peu quoiqu'il fût déjà excellent. En guise de final sucré, deux convives choisiront le « thé gourmand » (thé jasmin) accompagné de trois douceurs : une petite mousse au chocolat, un chou à la crème et une boule de glace aux fruits rouges. Assez simple, cela a plu aux concernées (quoiqu'un peu de folie dans les mignardises d'un café/thé gourmand soit toujours bienvenu à mon goût). Il y aura sur la table également un « Mi-cuit chocolat, noix de macadamia torréfiées & espuma café », Intéressante préparation ; tandis que l'on se serait attendu à voir un fondant, c'est une tasse qui est servie, recelant un chocolat épais et amer au fond surplombé d'une espuma de café très riche en goût. Alentour, des noix de macadamia torréfiées et caramélisées. L'intéressé, surpris, a apprécié son dessert. J'étais pour ma part intéressé par ce qui me paraissait le plus osé : « Toupie chocolat blanc, framboises fraîches & huile d’olive extra vierge "Monti Iblei" ». Un très joli dessert m'arrive composé d'un palet croustillant en guise de socle, une crème ferme de chocolat blanc, un cône de chocolat blanc croquant et alentour, des framboises fraîches très bonnes, certaines fourrées de crème chocolat blanc. Tout cela est déjà très prometteur mais arrive en plus le serveur avec une petite saucière contenant une préparation de purée de framboise et de cette huile d'olive Monti Iblei (les Monts Hybléens en français », une huile de belle réputation, corsée, herbeuse, riche qui se mêle parfaitement à l'ensemble, cassant le côté doucereux du chocolat blanc. Un très beau dessert ! Pour conclure, deux cafés accompagnés de petites mignardises, une coque de chocolat noir fourrée de confiture de framboise et une petite madeleine à la noisette assez savoureuse. L'addition se montera, grâce au Passeport Gourmand, à environ 380 CHF. Ce délicieux repas était encadré d'un service compétent et chaleureux, rythmé pas un maître d'hôtel jeune, dynamique et spirituel. J'insiste car on peut lire régulièrement sur la toile que le service tend à pécher, et je ne l'ai aucunement vécu ainsi. Ce fut un bon moment dans un cadre fort agréable ; une soirée de fête qui a reçu une agréable mise en scène.
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