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Le Guide gastronomique de François Savary

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Le Plantamour
Le Plantamour
17.08.2012, 13:38
Accueil super chaleureux, chouette large terrasse urbaine, et depuis peu, très bons hamburgers accompagnés de petites patates rôties et petite salade. à noter que le burger est parfaitement cuit et la viande hachée assaisonnée avec persil, très bon. Pas gouté les salades, c'est définitivement ma semaine burger, on ira courir demain.
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Inglewood
Inglewood
09.01.2012, 21:50
Deuxième passage à l'inglewood, après une premier version "à l'emportée" et définitivement ça a toutes les chances de devenir mon stamm. Bon c'est un fast-food, certes, mais c'est du fast food de qualité et local! C'est un peu le bistrot parfait qu'on a tous rêvé d'ouvrir quand on était étudiant (enfin moi en tous les cas). Un bistrot tenu par des "post" étudiants, pour des étudiants, Un cadre chaleureux et sympa, une carte simple, une cuisine très soignée, des produits locaux. C'est de l'hamburger de qualité, un petit pain au pavot bien toasté, une viande hachée cuite parfaitement (saignante il va de soi) et des variations simples mais gouteuses. Les standards, genre Classique B (aussi en P pour Poulet...) en allant vers le Mexicano B (ou P bien sur pour les poules mouillées), mais aussi des "du moment" comme aujourd'hui, le "dzozet", avec évidemment un vieux gruyère, excellent... ou des végétariens pour les nostalgiques hippies. ;-) Servis avec des frites bien croustillantes avec la peau et une petit salade (peut-être juste le bémol ici), le tout accompagné des vins genevois, un petit gamaret, par exemple. et pour terminer une frangipane maison ou un autre brownie. que du bonheur ! Un service attentionné pour couronner le tout. ça fait plaisir de devoir réserver dans un fast food. mon premier 19...Je crois.
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Le Monde à L'Envers
Le Monde à L'Envers
09.10.2011, 18:21
une formule le midi sur ardoise à 17 euros avec un bon petit verre de vin. Pas mal du tout. bonne salade , un civet de cerf correct ou un poisson au curry pas mal, bonne purée maison, une merveilleuse tome de savoie, bien faite mais pas amer, parfait. et un tiramisu aux fruits jaunes. belle journée malgré la pluie avec un service très agréable
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Terrapon table d'hôtes
Terrapon table d'hôtes
09.10.2011, 18:09
Peu de chance de tomber par hasard sur ce petit bijou. D'abord il faut réserver, ensuite c'est un peu derrière chez personne. Mais ça vaut le voyage, une vrai carte postale de la Gruyères avec Un Menu 6 plats pour 70.- boissons comprises. Michel Terrapon et sa femme nous accueille chez eux, on passe par la cuisine sur des airs de zouc et On arrive dans des petites salles à manger, avec des oeuvres d'artistes et de l'artiste. Le menu est plein d'idées, et très soigné, on commence par des tartines variées à l'onagre ou à l'ail des ours, etc., un potage aux chanterelles pour suivre avec une salade aux fleurs des champs. miam. Un poulet aux safran puis un filet de boeuf cuisson froide avec une sauce tomate sèche avec un merveilleux chou-fleur. On finit par une très belle assiette de desserts, Une Crème brûlée à la reine des champs, glace au vin cuit, un macaron, biscuit et puis un extraordinaire chocolat caramel à la fêve de tonka, une expérience à mi-chemin entre un caramel et une truffe au chocolat. Michel terrapon vient ensuite s’asseoir a notre table et on déguste toute une série de liqueurs qu'il prépare à base de ces fruits, ratafia de griottes, liqueur d'abricots, etc.. belle soirée.
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Café de la Paix : Arts & Bagels
Café de la Paix : Arts & Bagels
14.08.2011, 12:30
Ca faisait longtemps que je voulais y aller. Alors ce matin debout et hop petit plateau bagels. Bagels fait maison, confiture fait maison, salade de fruit fait maison. Pas mal du tout. J'ai envie d'y retourner, il y a une sorte de guinguette avec boule à facettes qui donne envie passer un soirée à faire la fête. En mangeant des bagels ? à suivre
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Derniers commentaires

Accueil super chaleureux, chouette large terrasse urbaine, et depuis peu, très bons hamburgers accompagnés de petites patates rôties et petite salade. à noter que le burger est parfaitement cuit et la viande hachée assaisonnée avec persil, très bon. Pas gouté les salades, c'est définitivement ma semaine burger, on ira courir demain.
le pain est moins bon que celui du inglewood, mais cest difficile a battre...:-)
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Deuxième passage à l'inglewood, après une premier version "à l'emportée" et définitivement ça a toutes les chances de devenir mon stamm. Bon c'est un fast-food, certes, mais c'est du fast food de qualité et local! C'est un peu le bistrot parfait qu'on a tous rêvé d'ouvrir quand on était étudiant (enfin moi en tous les cas). Un bistrot tenu par des "post" étudiants, pour des étudiants, Un cadre chaleureux et sympa, une carte simple, une cuisine très soignée, des produits locaux. C'est de l'hamburger de qualité, un petit pain au pavot bien toasté, une viande hachée cuite parfaitement (saignante il va de soi) et des variations simples mais gouteuses. Les standards, genre Classique B (aussi en P pour Poulet...) en allant vers le Mexicano B (ou P bien sur pour les poules mouillées), mais aussi des "du moment" comme aujourd'hui, le "dzozet", avec évidemment un vieux gruyère, excellent... ou des végétariens pour les nostalgiques hippies. ;-) Servis avec des frites bien croustillantes avec la peau et une petit salade (peut-être juste le bémol ici), le tout accompagné des vins genevois, un petit gamaret, par exemple. et pour terminer une frangipane maison ou un autre brownie. que du bonheur ! Un service attentionné pour couronner le tout. ça fait plaisir de devoir réserver dans un fast food. mon premier 19...Je crois.
comme je l'ai dit la salade pourrait être plus originale, pas grave on est là pour l'hamburger
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une formule le midi sur ardoise à 17 euros avec un bon petit verre de vin. Pas mal du tout. bonne salade , un civet de cerf correct ou un poisson au curry pas mal, bonne purée maison, une merveilleuse tome de savoie, bien faite mais pas amer, parfait. et un tiramisu aux fruits jaunes. belle journée malgré la pluie avec un service très agréable

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Peu de chance de tomber par hasard sur ce petit bijou. D'abord il faut réserver, ensuite c'est un peu derrière chez personne. Mais ça vaut le voyage, une vrai carte postale de la Gruyères avec Un Menu 6 plats pour 70.- boissons comprises. Michel Terrapon et sa femme nous accueille chez eux, on passe par la cuisine sur des airs de zouc et On arrive dans des petites salles à manger, avec des oeuvres d'artistes et de l'artiste. Le menu est plein d'idées, et très soigné, on commence par des tartines variées à l'onagre ou à l'ail des ours, etc., un potage aux chanterelles pour suivre avec une salade aux fleurs des champs. miam. Un poulet aux safran puis un filet de boeuf cuisson froide avec une sauce tomate sèche avec un merveilleux chou-fleur. On finit par une très belle assiette de desserts, Une Crème brûlée à la reine des champs, glace au vin cuit, un macaron, biscuit et puis un extraordinaire chocolat caramel à la fêve de tonka, une expérience à mi-chemin entre un caramel et une truffe au chocolat. Michel terrapon vient ensuite s’asseoir a notre table et on déguste toute une série de liqueurs qu'il prépare à base de ces fruits, ratafia de griottes, liqueur d'abricots, etc.. belle soirée.
La cuisson des viandes c'était pas ça :-( Mais on a pas eu de chance lors de notre visite m'ont confirmé des habitués, on va réessayer. On viendra en été pour tester la magnifique terrasse.
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Ca faisait longtemps que je voulais y aller. Alors ce matin debout et hop petit plateau bagels. Bagels fait maison, confiture fait maison, salade de fruit fait maison. Pas mal du tout. J'ai envie d'y retourner, il y a une sorte de guinguette avec boule à facettes qui donne envie passer un soirée à faire la fête. En mangeant des bagels ? à suivre
jus d'orange pas fait maison :-( je paierai volontiers plus cher pour avoir un jus d'orange frais.
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Restaurant de la plage de Sa riera a Begur excellentes parrilladas, et poissons frais. Les riz sont bien aussi, paella et riz mouillé aux fruits de mer. les sonsos frites, petites angilles de sable, genre petite fritures. les anchois. et une fameuse crème catalane.
leur Pa amb tomàquet laisse à désirer. :-(
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J'ai pas tenté la new japanes kitchen, j'avais envie de poisson cru. Excellent sashimi de thon rouge, il est local. riz des nigiri bien cuit, c'est pa smon japonais préféré de makati, mais c'était bien. j'ai fini par une pana cotta avec coulis de mangue, je sais pas si c'est très japonais, même nouvelle cuisine, mais c'était bon.
le nigiri de coquille st-jaques était pas super frais, gloumpf.
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Végétariens détournez les yeux, ça va saigner. Nouvelle adresse de Melo's vers Fort Bonifacio. Dans un décor sombre, des frigos exhibant fièrement toutes les pièces de viandes à la carte, Ribeye, T-bone, cowboy cut, etc. de Wagyu ou d'Angus tous les deux Australiens. J'oriente mon collègue sur le rib eye de Wagyu. La gérante vient alors avec une sorte de chariot de dessert façon Dexter, la pièce de Wagyu, des gants chirurgicaux, une balance et un couteau. j'en prends 10 onces. Saignant svp. Le plat arrive après une petite soupe minestrone pour nous faire patienter. Et la, on se regarde avec mon collègue, on n'a jamais rien mangé de pareille. un pur bonheur, grillé parfaitement sur une pierre volcanique avec une petite marinade (on dirait un peu de soya?) 3 brocolis et une petite purée sur une assiette bien chaude. une merveille. On est tellement ému qu'on décide de l'adopter et de lui donner un nom, tasty daisy. Je vous avais averti végétariens, fallait passer votre chemin. On s'est demandé avec mon collègue si on avait eu un coup de chance, du coup après avoir raconté notre repas de la veille à d'autres collègues, on a été obligé de revenir vérifier ça. Et Daisy nous a pas déçu, accompagnée de 3 haricots et d'une baked potato, précédée d'une crème de courge. parfaite. Comme on est devenu des habitués, on nous offre une mangue flambée avec glace vanille. on est comblés. Je devrais certainement pas mentionner que nous y sommes retourné évidemment 4 jours plus tard et que je me réjouis de mon prochain voyage à Manille.
Le vin est clairement trop cher, mais évidemment il doit faire un long voyage. Le décor un peu trop sombre. Manille c'est loin
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Un petit bar à tapas typique, enfin plutôt pinchos d'ailleurs. c'est la récompense parfaite quand on doit aller faires quelques courses vers midi, ou la pause pour l'apéro juste pour se reposer à l'ombre d'un vieil olivier. pinchos de boudin noir, de merguez, une petite boquerone sur tomate ou autre tortilla.
le vin ouvert est pas au top.
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Restaurant de l'hôtel du même nom à Begur. dans une maison de type colonial c'est une sorte de caverne d'ali baba, au plutôt un marché aux puces, un mélange de récupérés et de design très réussi. Il y a même une mini boutique ou on peut acheter des vieux reveils années 50-60 ou des petits caganers pour votre crèche à noel. ;-) Une terrasse avec des guirlandes lumineuses dans des cages à oiseaux, des collections de siphons Question plats, un magnifique menu 3 plats pour 26.50 euros du gazpacho ou une simple salade de tomate en passant par des lasagnes ou un tartare de thon pour les entrées un tartare de bœuf ou une dorade et pour finir un sorbet au mojito, une sorte de fromage de chèvre au miel ou un fondant au chocolat. Très soigné. Une carte de vins avec des vins locaux Soirée Vinyle pour couronner cette belle soirée.
c'est ouvert à la restauration uniquement le soir... :-(
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Entre amis

Baratti & Milano
Baratti & Milano
22.05.2015, 14:36
http://hedofoodia.blogspot.fr/2015/05/baratti-milano-turin.html Autre café historique toujours sous les arcades de la galerie Subalpina qui fait face au « Palazzo Reale » mais qui est un peu plus grand que son voisin… http://hedofoodia.blogspot.fr/2015/05/caffe-mulassano-turin.html le café « Baratti & Milano ». Initialement un salon luxueux qui par sa renommée devint une des plus célèbres maisons de chocolats et confiseries dans le monde. Une maison qui crée leurs spécialités avec une attention particulière portée aux matières premières à partir de l'origine de ces dernières. Vous pourrez d’ailleurs observer sur leurs produits le blason de la famille Savoie étant fournisseur officiel de la Maison Royale. Des crèmes ou chocolats gianduja, des amaretti, des œufs en chocolat, des cuneesi au rhum, les caramels « Barattine » et autres douceurs. Pénétrer dans cet établissement c’est à nouveau faire un magnifique voyage dans le passé, côtoyer les fantômes des personnages illustres. Le café « Baratti & Milano » fondé par les confiseurs Ferdinando Baratti et Edoardo Milano est aussi un symbole de la vie intellectuelle turinoise du 19ème siècle, créé en 1875 avant l’unification de l’Italie et fréquenté par cette famille de Savoie. Initialement l’établissement qui était également une boulangerie se trouvait sur la rue Dora Grossa rebaptisée rue Garibaldi et déménagea donc en 1875 dans le lieu actuel. C’est donc entre 1909 et 1911 que l'architecte Giulio Casanova et le sculpteur Adoardo Rubino rénovent l’établissement en créant un décor fastueux ainsi qu’un magnifique salon de lecture. L’été il sera possible de prendre une collation sur la terrasse dans la galerie Subalpina mais l’intérieur restera toujours un endroit à ne pas manquer. Une pièce où l’on accueille la clientèle et où l’on peut acheter des confiseries avec son plafond qui est de toute beauté. Et ensuite cette magnifique salle avec ses parois, ses dorures et plafonds en stucs. Au plafond une série de lustres à pampilles. Bien massifs, ils se définissent par leurs lignes romantiques, douces et sophistiquées à la fois. Composé de plusieurs branches ornées de gouttes en cristal, décoré de bougies, ce lustre en cristal ou verre est ici un luminaire d'exception et élégant. Observez cet extraordinaire comptoir en marbre jaune de Sienne extrait principalement des carrières de Colle di Val d'Elsa d'un jaune doré avec des flasques et des veines gris-noirâtres, les panneaux avec des motifs floraux et les garçons magnifiquement habillés avec leurs gilets. Dans cette salle recouverte de bois d’acajou sur les murs ainsi que de miroirs, on pourra s’asseoir à l’une des tables recouvertes de nappes jaune et ou aux heures de midi, l’on sert quelques simples assiettes. Vous pourrez également prendre un café à ce splendide bar et observer les cafetiers préparer toutes sortes de boissons. Un endroit encore unique où d’ailleurs fut tourné des scènes du film « Preferisco il rumore del mare ».
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Consorzio
Consorzio
21.05.2015, 15:00
http://hedofoodia.blogspot.fr/2015/05/consorzio-turin.html Il faut quand même bien admettre que parfois il est difficile de de prétendre si une table est meilleure qu’une autre dans le style de cuisine italienne plutôt classique. Comment différentier deux établissements qui savent parfaitement cuisiner les pâtes… Selon moi, il n’y a que peu de nuances et tout restera plutôt très subjectif pour cette cuisine… Etre vraiment très étonné est plutôt rare même si l’on sort toujours plutôt satisfait de la majorité des trattorias. Eh bien « Consorzio » c’est l’exception confirme la règle à savoir qu’il existe des lieux un peu improbables où l’on déguste une cuisine que je pourrais qualifier de « traditionnelle inventive »… On se demandera bien ce que cela veut dire… Je vais m’expliquer. Cette table toujours dans le centre-ville n’est pas franchement des plus attirantes lorsque l’on voit le bâtiment extérieur avec sa devanture plutôt banale mais une fois à l’intérieur, on s’étonnera par le côté assez convivial, entre trattoria et lieu branché « slow foodiste ». Deux salles au charme presque désuet mais décorées dans le but de surprendre avec des murs peut-être faussement abimés pour donner un aspect un peu vieillot ; des chaises disparates, des lampes murales assez artistiques et un ensemble d’affiches toutes vantant les mérites du vin. Un petit comptoir central et un tableau avec les crus au verre. Il y a quelque chose de très calculé dans ce décor car on décèle immédiatement le côté épicurien de cet endroit où l’on a affaire à une équipe très pointue rien que déjà dans la discussion de la prise de la commande mais aussi en expliquant le concept culinaire qui se cache derrière tout cela. Un ensemble de plats qui semblent très régionaux mais à qui on a insufflé une approchante nouvelle dans la construction ou les associations parfois téméraires mais justes. Dans un autre coin, un très joli plateau de fromages de la région et les huiles d’olives choisies. Signe que l’on est arrivé dans un lieu qui connait ses grands classiques presque inconnu des jeunes générations, un affiche de la « Grande Bouffe », film de 1973 de Marco Ferreri qui avait fait scandale à l’époque. Une histoire de suicide gastronomique, de quatre hommes qui veulent mettre fin à des vies monotones en mangeant jusqu'à en mourir, non sans inviter des femmes pour ne pas mourir sans orgasme, racontant aussi la société de consommation, la vacuité des plaisirs de la chair. Présentation de la carte et quelques moments de réflexion…Ce qui est admirable c’est que face à notre hésitation, tout de suite notre serveur nous a aimablement proposé de partager chaque assiette en deux afin d’avoir un éventail de plats plus large que normalement. Et quand je dis partager, ce n’est pas « se passer l’assiette » à mi-parcours…mais de servir à chaque fois deux assiettes ! Premier plat le « Capunet » avec de la moelle fumée. Le « Capunet » est un plat piémontais traditionnel qui est un rouleau de chou. Il est traditionnellement préparé avec des restants de viande la veille et plus généralement avec ce qui est se trouve au réfrigérateur. Il n’est d’ailleurs pas rare de trouver sur les tables ce met après les fêtes de Noël, lorsque l’on veut éventuellement retravailler les restes. Evidement ceux-ci sont préparés sans restes et l’on peut y déceler un mélange de viandes hachées très fine, de jambon cru, de chapelure, parmesan, des herbes et surement de l’œuf. Si la recette n’est pas totalement juste, on s’en approche ici… Ce chou est absolument délicieux ici et accompagné d’un os à moelle coupé en deux sur lequel j’imagine on a saupoudré un peu de sel fumé. L’association du chou et de ce goût fumé de la moelle est prodigieuse ! Second met qui sur le papier aurait pu sembler un peu étrange mais qui s’avéra être à nouveau tout à fait exceptionnel. Le poulpe grillé et cervelle de veau sur une crème de pommes de terre au citron. Jamais je ne me serais imaginé que cette association fonctionnerait mais bien au contraire. La cervelle est panée et frite ; le poulpe est grillé et découpé en tronçons. La pomme de terre au-dessous est plus proche d’une sauce qu’une purée, quoique l’énoncé parle bien de crème, ce qui est plutôt très juste. Très fine et délicatement parfumée au zeste de citron, du basilic frit et un peu de paprika fumé saupoudré. La combinaison de ces trois textures est absolument parfaite. Nous partagerons ensuite tout d’abord des « Agnolotti Gobbo ». Je dois admettre qu’à ce moment je suis un peu confus avec la géométrie des pâtes. Je comprends que les Agnolotti sont proches des raviolis mais réalisés avec un seul cercle ou carré de pâte plié en deux alors que le Ravioli est réalisé avec deux carrés de pâtes…Toute la différence ! Des pâtes dont la recette originellement provient d’Asti, avec une farce à base de veau, porc, lapin, saucisse, parmesan, scarole. Des pâtes certes classiques mais délicieuses avec ce beurre légèrement assaisonné au parmesan. Nous continuerons avec des raviolis à la financière. J’avais déjà décrit l’origine de ce classique turinois, le « finanziera » ou financier piémontais que nous avions dégusté la veille http://hedofoodia.blogspot.fr/2015/05/scannabue-turin.html et je dois dire qu’à part les ingrédients, le résultat fut plutôt assez différent et à nouveau extraordinaire. Imaginez la recette traditionnelle mélangeant tous ces abats de coq et veau qui seront utilisée comme sauce pour les pâtes mais en plus, chaque pâte a une farce différente ! Un ravioli à la crête de coq, un au ris de veau, le troisième à la cervelle et ainsi de suite. Le résultat est d’une très grande délicatesse et ne devrait pas choquer quelqu’un qui serait réticent à ce type d’ingrédients. Un très grand plat ! A noter que je ne suis plus trop sur s’il s’agit de raviolis car la forme me fait plus penser à une pâte de la famille des Tortelli pour les puristes… cela ne change en rien le résultat. Troisième plat de pâtes, les « plin » d’orties farcis au fromage de chèvre au beurre d’anchois et thym. Les « plin » sont des sortes d’Agnolotti pincés ou plissés. Réalisé avec une pâte aux orties, la farce de fromage s’associe parfaitement avec le goût de l’anchois et de l’herbe. Comme dessert une crème de mascarpone avec des biscuits de Savoie. Lorsque l’on dit Savoie on devrait préciser Savoie italienne à l'époque du Duc Amedeo IV de Savoie dont les pâtissiers créèrent ces petits biscuits en l'honneur du Roi de France. Ils devinrent si célèbres qu'on trouve la recette dans le livre d'Alexandre Dumas "Le Grand Dictionnaire de Cuisine" et servent au Tiramisu. Ici ils accompagnent cette crème qui est bien plus légère que le dessert italien le plus connu au monde. Pour terminer quelques biscuits avec une très bonne crème citronnée. Pour accompagner ce repas, un Grignolino d’Asti de la Cascina ‘Tavijin 2013. Comme le nom l’indique, le cépage Grignolino ; un vin assez particulier du Piémont plutôt clair avec un léger goût de cerises amères. Très plaisant et parfait pour un déjeuner. Voici une remarquable table qui en quelque sorte innove et ne propose pas que des plats piémontais comme l’on pourrait trouver un peu partout ailleurs dans les bons établissements. Les ingrédients sont choisis, les préparations étudiées, les saveurs très pointues et le dressage sur de belles assiettes en terre cuite apporte une touche visuelle très plaisante. Nous n’avons que pris des entrées et « Primi », mais les « Secondo » semblèrent également être très intéressant pour un diner. Probablement l’une des plus belles tables turinoises.
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Caffè e Vini Emilio Ranzini
Caffè e Vini Emilio Ranzini
20.05.2015, 13:14
http://hedofoodia.blogspot.fr/2015/05/caffe-e-vini-emilio-ranzini-turin.html Visiter une ville c’est aussi découvrir certains endroits plutôt particuliers et le « Caffè e Vini Emilio Ranzini » est surement ce que l’on peut qualifier de relique. Un troquet qui n’a pas changé depuis plusieurs décennies et qui fait aussi commerce de vin. C’est donc dans une petite ruelle du centre que vous trouverez ce lieu d’un autre temps avec son enseigne qui elle non plus n’a jamais dû être changée… A l’intérieur un vieux comptoir en bois, le patron derrière souriant avec sa clientèle d’habitués et les consommateurs parfois au bar ou alors assis derrière ces vielles tables basses et chaises le long des murs jaunis remplis de « vieilles croutes », miroirs et autres bibelots sans âge… C’est la vraie « Piola » piémontaise que l’on admirera pour son authenticité, presque comme un vestige historique. Sur le côté des présentoirs de bouteilles pour ceux qui ne viennent qu’acheter du vin. Le patron lui fait les cafés ou alors sert des vins au verre qui ne sont vraiment pas des grands crus…mais on n’est pas là pour cela… Possibilité également de grignoter des sandwichs, des viandes séchées, des charcuteries ou fromages et mêmes quelques petits plats chauds comme des « polpette », voir même des légumes grillés. Trois générations de Ranzini se sont succédé derrière ce petit bar proche de la porte Palatine. Presqu’un lieu de résistance à la nouveauté dans un quartier branché…et l’on ne s’en plaindra pas…
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Caffè Mulassano
Caffè Mulassano
19.05.2015, 11:46
http://hedofoodia.blogspot.fr/2015/05/caffe-mulassano-turin.html Italie, évidement pays du café mais Turin fait figure un peu d’ « outsider » dans le sens où l’on y trouvera un certain nombre de cafés historiques devenus des lieux de mémoire. Non seulement ce sont des centres gourmands et culturels, mais aussi de par leur situation, leur architecture et leur décoration intérieure, ils font aujourd’hui partie du patrimoine de la ville. Souvent avec un merveilleux goût rétro et des décorations chargées d’histoire, ces cafés turinois dont la tradition est plus que bicentenaire n’ont peut-être d’équivalents que seuls les cafés de Vienne en Autriche. Parcourir Turin c’est aussi s’arrêter dans ces multiples cafés, peut-être simplement pour quelques minutes au bar où l’on dégustera un mémorable expresso ou autre boisson à base de café mais ce sont aussi des lieux pour une petite faim autour d’un « bicerin » (café chocolat crème de lait comme le buvait Cavour que je décrirai dans un autre billet) ou d’une pâtisserie, voir un chocolat comme le « cuneesi » au rhum, des marrons glacés, ou les « droneresi » à la saveur meringuée chocolatée. Au 19 ème siècle, ce sont des espaces où l’on se rencontre, discute politique, parle de littérature ou même conspire… Mais ce sont comme décrit précédemment des lieux gourmands ! Le premier visité sera le « Caffè Mulassano » qui sera selon mes goûts celui où nous aurons bu le meilleur expresso. Situé en plein centre face au « Palazzo reale », c’est peut-être le plus petit et le plus charmant de la ville. La majorité des gens n’y restent que quelques minutes pour prendre ce café mais il est également possible de s’asseoir à l’une des tables sur le côté. Ouvert en 1907, un minuscule café style art nouveau, il s’inspire du style Liberty anglais et son plafond en cuir de Madère est superbe. L’art nouveau apparaît en Italie à la fin du 19ème siècle et le nom Liberty s’inspire du magasin londonien. Il fut le point de rencontre habituel des notables de la cour et des artistes du théâtre Regio voisin et c’est ici qu’a été inventé, en 1925, le « tramezzino », petit encas réalisé avec deux tranches de pain de mie triangulaires entre lesquels l’on peut y trouver diverses chose comme du jambon, du fromage ou d’autres ingrédients. Il peut être servi chaud ou froid ; c’est un peu l’ancêtre du club sandwich. Mais ici ils seront plutôt sophistiqués avec par exemple à la truffe et à l’anchois, au vitello tonnato, tomate et mozzarelle, la liste est longue…. (Comptez 3.5 € le « tramezzino »). Ici tout est flamboyant ; les boiseries, les miroirs, les dorures et sa somptueuse fontaine. Il y a toujours beaucoup de monde mais je vous conseille tout de même de vous asseoir pour contempler ce lieu quelques instants. Un expresso puis on se laisse tenter les petites viennoiseries et prenons un croissant au chocolat. Une pâte croustillante et pas trop beurrée mais surtout une délicieuse préparation chocolatée à base de noisettes du Piémont qui sont indéniablement parmi les meilleures qui existent. Un moment à ne pas manquer lors de la visite du centre historique.
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Scannabue
Scannabue
18.05.2015, 13:28
http://hedofoodia.blogspot.fr/2015/05/scannabue-turin.html Le nom un peu étrange de ce restaurant est en réalité le pseudonyme sous lequel le critique littéraire et artiste polyvalent Giuseppe Baretti commença à écrire dans un bimensuel appelé «Frusta Letteraria » créé à Venise en 1763. Un périodique où il fustigea la décadence littéraire de l’époque. « Scannabue » fut donc celui qui se rebella à l’époque également contre le système par ses écris et qui refusa d’en faire partie. C’est sur la rue Largo Saluzzo à la hauteur d’une place animée que cet établissement se trouve. Nous sommes ici dans le quartier de San Salvario qui se trouve être l'un des endroits les plus multiethniques et verts de Turin. Ces caractéristiques et la présence de plusieurs facultés universitaires en font l'un des quartiers les plus fréquentés et vivaces de la ville. Le quartier, justement à cause de la présence de différents groupes ethniques est très intéressant sous un point de vue commercial avec beaucoup de commerces d'artisanat, de boutiques de vêtements, restaurants et cafés très fréquentés par les jeunes et les touristes surtout le soir. En arrivant chez « Scannabue » vous serez plutôt surpris par le décor qui pourrait rappeler presqu’un pub britannique, voir même un salon ou des lords viendraient boire quelques alcools et fumant le cigare, ou alors un bistrot style parisien. Quelque chose à mi-chemin et plutôt bien agencé car ce sont deux salles qui permettent à la clientèle de se restaurer ou alors la terrasse extérieure qui reste selon moi moins intéressante car peu différente des autres sur la même place. Un comptoir plutôt très beau à l’entrée, des salles au parquet sombre et tables recouvertes de zinc avec des sets de table de couleur verte rappelant la teinte de certains murs. C’est probablement d’ailleurs ce ton qui donne un côté aussi « british » au tout. Scannabue est géré par trois amis: Gigi le sommelier de très bon conseil, Paolo et Eli, les deux chefs capable de transformer chaque repas en une fête. Vous trouverez ici une excellente cuisine piémontaise à partir des apéritifs-vermouth, en passant par le très large éventail de hors-d’œuvre, jusqu'aux entrées et aux plats principaux savoureux et substantiels, accompagnés des fameux grissins turinois (les petits bâtons de Turin dont Napoléon était gourmand) et aux délicieux fromages qui sont proposés sur le menu. Ici les produits proviennes de belles maisons comme la réputée boucherie Martini de Boves http://www.martinicarni.it/ ou alors la poissonnerie Gallina http://www.pescheriagallina.com comme l’indique le menu apporté sur de petites planches de bois. Sur la table dont rapidement déposés ces excellents gressins très croustillants et ensuite une mise en bouche, un gaspacho plutôt assez crémeux et étonnement bien relevé. Pour commencer les hors d’œuvres avec la viande crue, trois tartares dont le premier de bœuf découpé à la main, le second haché et apprêté avec jaunes d’œufs et une mayonnaise à la moutarde et pour finir un carpaccio recouvert de fromage au goût puissant, le Castelmagno du Piémont, fromage de vache au lait entier. Joliment présenté sur une ardoise, une entrée très représentative de la région. Aussi le râble de lapin mariné dans l’huile d’olive extra vierge accompagné de ses sauces vertes et rouges. Etonnante entrée avec une chair bien tendre déposée en effiloche sur quelques feuilles de salade que l’on accompagne d’une sauce à base d’herbes et la seconde probablement un mélange à base de tomate et de poivrons. Impossible de ne pas prendre les agnolotti qui sont la spécialité de la région. Leur nom dériverait de celui d'un cuisinier du Monferrato qui s'appelait Angelotu (Ange). Son plat, le Piat d'Angelotu serait devenu, au fil du temps, agnolot. Les agnolotti-maison sont généralement préparés avec une farce de viande de veau, viande de porc, jambon, œufs, grissins émiettés, plusieurs autres ingrédients et une râpée de noix muscade. Ils peuvent être assaisonnés aux lamelles de truffe ou au beurre et sauge, au jus de rôti, à la viande hachée et tomates, au ragoût, avec beaucoup de parmesan râpé. Mais ici la farce est très différente car on y trouve du babeurre ou du moins quelque chose qui y ressemble. La pâte est prodigieuse et lorsque l’on mord dans l’agnolotti, un jus crémeux en sort et se répand dans la bouche ! On se demande comment il a été possible de farcir ces pâtes… Pour relever le tout, on trouvera de la poutargue de Cabras en Sardaigne pour apporter cette touche marine et du citron râpé. En met principal un grand et délicieux classique turinois, le « finanziera » ou Financier piémontais avec un mélange d’abats de veau et de coq comme la crête, les rognons, le foie, la cervelle, cuits dans une sauce au marsala avec une pointe de vinaigre. Le nom de ce plat dériverait du fait qu'il s'agissait du plat préféré des opérateurs de la Bourse et de la haute finance de Turin. Autre plat, le pigeon Greppi accompagné d’un oignon farci au fromage Toma Genzianella et de poivrons grillés. Ce pigeon est hautement réputé un peu comme celui de Bresse, préparé en trois cuissons ; la poitrine poêlée et encore rose, l’aile rôtie et la cuisse légèrement panées et frites. Un vrai régal avec un très fond et surtout magnifiquement accompagné d’un oignon farci avec une sauce à base de fromage crémeux et d’un mélange de poivrons rouges et jaunes bien assaisonnés. Puis les desserts qui sont plutôt alléchants….Je choisirai une glace au Gianduja qui est un mélange très onctueux de chocolat, de sucre glace et de noisettes grillées, broyées et incorporées à sec et à cru, ce qui donne une texture et une consistance particulières à cette préparation proche du praliné. A noter que les giandujotti désignent aussi des chocolats à la noisette sans enrobage de forme triangulaire. Cette glace est tout bonnement parfaite, pas trop froide, coulante et crémeuse sans être trop sucrée. Autre dessert, le trio aux noisettes ; le parfait, le gâteau moelleux, la crème aux œufs. Sur une palette, les trois délicieux dessert chacun utilisant ces excellentes noisettes du Piémont. L’établissement propose une très belle et riche carte des vins .Dans la cave, vous pouvez choisir parmi plus de 240 étiquettes de vin: rouge, blanc, champagne et vin mousseux. Sur les recommandations de Gigi nous prendrons un excellent Langhe Nebbiolo 2010 de la maison Cascina Baricchi. Le service sera attentionné et cordial tout au long du repas. Une très belle adresse où l’on peut déguster une cuisine piémontaise plutôt sophistiquée que normale dans un cadre un peu inhabituel pour cette région mais qui est tout à fait charmant.
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