Ici, on renoue avec la grande tradition des brasseries parisiennes du siècle passé. Service impeccable, professionnel et courtois, décoration d'origine - intemporelle -, fourmillement d'un Montparnasse lettré. Carte longue et classique avec une maitrise parfaite de son sujet. "Tartare de saumon-échalotte, pousses d'épinard" superbe de fraîcheur, coupé au couteau, assaisonnement parfaitement équilibré. "Aïoli de cabillaud, légumes de saison" d'une grande justesse sur les cuissons et la qualité d'achat des produits. "Paris-Brest" gourmand, justifiant d'une pâtisserie au diapason du reste du repas. Valeur sûre et cuisine franche. A conserver dans son agenda. 1 Commentaires9 VotesEn savoir plus
Caffè Burlot 09.03.2012, 18:21
Le dernier né de la galaxie Costes n'est pas une réussite. Après Germain et Thoumieux, T Costes s'offre une pause avec l'installation sur les ruines de l'ancien - et déjà très fatigué - restaurant l'Appart, d'un établissement aux tonalités transalpines, en association avec T Burlot. Ce soir, personne pour nous accueillir puis après moult gesticulations, nous sommes installés autour d'une table confortable et spacieuse. La salle est à moitié pleine - ou vide, c'est selon - et ce n'est pas bon signe pour ce quartier habitué aux tables "fermées". "Carpaccio de calamar, piment d'espelette" bien exécuté bien que souffrant d'un excès de sel et classique "Vitello tonato" - belles câpres -. "Risotto à la truffe noire" généreuse mais trop aqueux pour une assiette assez quelconque. "Linguine à la langouste" sans grand relief - ni grand grief -. Un Faugères 09 de chez JM Alquier accompagna ce repas, dont la nécessaire mise en seau "glacé" ne suffit pas à raviver les arômes. Desserts indigents tant dans leur réalisation que dans leur pricing. "Ananas, miel/vanille" fade et chiche. Service iconoclaste : un directeur de restaurant papillonant - sans grande efficacité -, un serveur qui pourrait aussi bien être mécano au garage du coin et une hôtesse digne d'une soirée à l'Aventure de l'avenue V Hugo !
En résumé, table particulièrement inessentielle. A éviter. 0 Commentaires5 VotesEn savoir plus
Le Lloyd's Bar 07.02.2012, 20:42
Dès l'entrée dans l'établissement, la perplexité nous gagne. Où sommes-nous ? Dans un bar avec fumoir anglais ? Dans un bar à bières cosy du quartier des avocats du proche parc Monceau ? Non, simplement dans un restaurant d'affaires de l'est du 8ème. Une salle unique, bruyante et à la décoration baroque. Des fauteuils en cuir marron, des tableaux aux thèmes les plus divers mais sans aucune cohérence les uns avec les autres, des tables basses - trop basses... - et un service dépassé. Les retards s'accumulent - 20 minutes pour l'entrée - ce qui est un comble pour un déjeuner d'affaires... La carte propose E/P/D à 45€ et E/P à 40€. "Tartare de saumon, crabe" extrêmement acidulé où la trop forte présence d'épice - glace au thym - bien qu'originale fait bien peu de sens en bouche. Du tape à l'oeil improvisé pour une entrée classique qui ne tient que très peu ses promesses ici. "Lotte, haricots coco" sans grand intérêt - qualité du poisson et de sa cuisson juste passable - et encore des épices - un mezze semble t-il - qui viennent porter la confusion au sein d'une assiette qui n'en méritait pas tant !
En résumé, du bruit, un service bousculé, une attente prolongée, un cadre perturbant et une assiette déséquilibrée. Un second tour ne s'impose pas franchement mais avec le bénéfice du doute... 0 Commentaires5 VotesEn savoir plus
La Maison du Caviar 07.02.2012, 20:23
Un grand classique du Triangle d'Or où se mèle une faune locale, cosmopolite et argentée. Un charme désuet règne sur cette "Maison du Caviar" à l'ambiance unique. Des critiques littéraires, des amateurs d'oeuf d'esturgeon de tous poils, des Lilianne Bettancourt accompagnées de chevaliers servant, des quadras en affaires, bref une nouvelle Constantinople gastronomique. Le service est discret, efficace, digne d'une conciergerie éclairée d'un palace où tout convive est traité comme un habitué de longue date. Confort, lumière tamisée dans la salle sur-élevée du fond, ou consommation sur un zinc d'époque où la vodka coule à flot. Côté assiette, du grand classique sur un territoire marin où les produits sont sélectionnés avec minutie et gourmandise. Indispensables saumon fumé - les 3 provenance sont excellentes - où la race dispute au caractère sauvage d'un poisson au fumage expert. Crabe d'Alaska exceptionnel, tarama et poutargue de haute volée accompagnés de Blinis maison, d'une grande richesse calorique ! Sélection de caviar pour les amateurs du Beluga au vénitien, selon les bourses. Ambiance chaleureuse, magnifiée par des verres de vodka qui défilent et font bientôt place aux vodkas arômatisés - piment, citron, cerise,... - pour accompagner un traditionnel gâteau aux noix.
La Maison du Caviar, définitivement un remède contre la morosité de cet hiver rigoureux et pour entrevoir les bienfaits d'une datcha de luxe. 0 Commentaires5 VotesEn savoir plus
Karam 03.11.2011, 19:05
Excellente table adulée par les beyrouthins, lieu de rendez-vous de la cuisine traditionnelle du centre-ville "nouvelle version", comprendre après re-construction. Mezze superbes avec quelques fulgurances sur les "rognons blancs au citron", la "cervelle d'agneau à l'aubergine/piment" et les brochettes roboratives accompagnées de purée d'ail au secret de fabrication jalousement conservé. Carte des vins riche sur tout ce que la Bekaa et ses environs produit de meilleur (Ksara, Kefraya,...) y compris sur de beaux millésimes (96,00). Plateaux de baklawas impressionnant et constituant un motif de visite par lui-même. Le narguilé est consommé à la table (cannelle, menthe, caramel) et confère à cet haut lieu de la restauration traditionnelle libanaise une ambiance féérique. Un beau dépaysement avec une assiette sûre. 0 Commentaires7 VotesEn savoir plus