Information :
Hotel Restaurant, French cuisine, Cooking classes, Home catering Chef's name: Edouard Loubet Menu average price : 258 €
Closed: Annual closing / Misc.: FErmé le mercredi sauf juillet et août. Ouvert de mi-mars à mi-novembre
Immense déception, alors que nous fêtions notre anniversaire avec mon épouse. Nous attendions bien plus de celui qui a été promu chef de l'année par le Gault et Millaut (pas forcemment une référence mais, bon...).
Si la vue depuis le restaurant et l'hôtel est magnifique, le cadre et la déco restent très conventionnelles, une sorte de "cigalou land", pour touristes américains ou japonais, qui manque terriblement d'authenticité. Dans les jardins, on trouve de la lavande, du thym, du romarin, et... de nombreux cuisiniers qui courrent (véridique) de massifs en pareterres pour cuillir les herbes qui servent de base à la cuisine d'Edouard Loubet. L'eau nous monte à la bouche en observant ce ballet !
Alors que nous souhaitons prendre un café ou un jus de fruit sur la terrasse en fin d'après-midi, le chef himself nous propose une ses spécialités : cocktail d'herbe façon "mojito", et infusion de thym glacée : les deux sont bluffants, une vrai découverte, cette fois c'est sûr, la soirée va être exceptionnelle.
Nous arrivons en salle pour le dîner : servi sur la terrasse, malheuresement pas celle avec la vue sur le Luberon, mais celle qui longe l'entrée de l'hôtel, sans vue... Nous sommes accueuillis par des serveurs qui semblent sortis d'un conte à la Hensel et Grettel ! Costumes de lin assez nul pour les hommes, et franchement ridicule pour les femmes. Dès notre arrivée, le service semble très brouillon, peu souriant, cette mauvaise impression va se confirmer tout au long du repas.
Le repas donc, pour 190€ par personne, ce qui nous place dans le top5 des plus chers (hors Paris):
- amuse bouche en apéritif, pizza bianca couverte de 4 lamelles de truffe d'été, très décevant (les truffes n'ont pas de goût)
- deuxième amuse bouche qui ressemble plus à une entrée, une nage d'escargots aux herbes, les escargots sont insipides, la nage est, elle, assez surprenante, bien réalisée, mais avec une amertume qui peut déplaire
- complicité de fois gras (confit et poêlé) avec un jus au pin sylvestre, bon mais aucun intérêt particulier, le jus au pin est, une nouvelle fois, assez amère, voire acre. Pour le fois gras, il est bon, mais sans plus (celui de mon épouse était même un peu trop cuit).
- coeur de tournesol, gaspacho d'herbes (encore des herbes), truffe d'été (encore des truffes) : le tournesol est une découverte sur laquelle nous ne reviendrons pas (texture, goût, pas terrible).
- Flocon d'avoine à la menthe, Saint Pierre vapeur, soupe de courgette, belle idée et belle assiette, mais la cuisson du Saint Pierre est loupée, ce qui le rend inexistant, mélange des températures assez déconcertants (sauce froide, poisson chaud, le reste tiède), qui fait que nous nous demandons encore ce que nous avons vraiment mangé, en tout cas ce n'était pas agréable
- Rouget de roche piqué au lard, crême brulée de ses abats... un demi filet de rouget (à peine un amuse bouche), qui plus est trop cuit, la crême aux abats est complètement loupée : goût très fort, difficilement supportable, encore de l'amertume. Nous avons pu goûter un plat équivalent chez Passédat à Marseille absolument inoubliable, et nous pouvons dire que celui d'Edouard Loubet était loupé.
- Pause provençale selon Edouard Loubet : un sorbet au céleri (de mémoire), bon si vous aimez le céleri, raffraichissant.
- Mignon de porc à la truffe d'été (encore!) plutôt réussi, mon épouse a demander de changer pour un carré d'agneau ou un pigeon, ce qui a manifestement perturbé le maitre d'hôtel, au final un carré trop cuit, noyé sous le thym...
- Plusieurs desserts se succèdent, qui ne nous laissent pas grand souvenir, à l'exception d'un superbe dessert à la betterave, dans lequel le coulis de prune n'apporte rien, bien au contraire.
De la casse pendant le repas : un plateau et une desserte renversés (du jamais vu à ce niveau), service "à l'abandon", il manque un vrai maitre d'hôtel à cette maison, seul le jeune sommelier montre de l'intérêt pour ses clients. L'ambiance en salle entre les serveurs est de plus en plus tendue tout au long du repas. Comme on est sur la terrasse, et qu'il commence à faire froid, les serveurs sont mobilisés pour répondre aux clients qui demandent des couvertures !
Mauvaise nuit à l'hôtel, dans une chambre grande, mais sans intérêt, avec deux lits simples rapprochés pour faire un grand lit, et donc un "trou" entre les deux lits qui nous gache la nuit. Nous n'avons pas tenté le petit déjeuner à 22€ par personne, cela nous suffisait.
Une adresse "bling-bling" qui ne mérite pas sa réputation (en tout cas celle que lui font les guides).