Un village banlieusard typique, un nom terrien, un endroit où on l'aime refaire la vie de la commune après la messe du dimanche. Pas d'originalité mais ce sentiment de tutoyer un témoin du temps passé, juge involontaire d'histoires épicées ou d'autres dont la mayonnaise n'a jamais pris. Le vaudois, ah le vaudois ... non pas le saucisson, l'accent! Lui est encore bien ancré! Mais même ici il faut ménager la chèvre et le choux! Le choux? Végétale très présent comme le poireau du papet, lui aussi vaudois, comme l’accent. Et bien oui, des ardoise suspendues en font brièvement état. Passons en salle, sobre ... vieillotte en même temps, contiguë au café où les habitués refont le monde, oh « saury », le territoire vaudois. La carte ? Courte, brève, un peu trop …. Une dizaine de mets se disputent les quelques pages. Pas de pitances pour enfant … ou alors les ai-je oubliées ?! Elle : potage au carottes et entrecôte, pommes mousselines et fagot de haricots verts. Moi : Même potage, délicieux et très fin ; steak de bœuf à la sauce du chef, pommes de terre poêlées ! L’ensemble très bien présenté à la façon d’un gastronomique. Pain un peu sec et sauce pas transcendantale. Mais en règle générale satisfaits hormis le prix un peu excessif pour l’endroit (39.- et 49.-). Le revers de l’écu étant le vacarme provenant du café, provoqué par nos amis les terriens, visiblement en proie à la sixième tournée de « canons » de rouge. Gâchis de genres, car le chef vaut vraiment le détour !