Information :Japanese Menu average price : 82 CHF Special dishes: Boeuf sauce Ponsu, Brochettes japonaises, California Makis, Edamame, Maki, Nigiri sushi
Closed: Saturday noon, Sunday
Je ne connais pas grand chose à la cuisine japonaise mais mes papilles ont vécu un grand moment au kakinuma !
J'ai dégusté le menu à 77.- avec deux petites entrées (foie gras sauce ponzu et un genre de salade d'algues). Le foie gras était juste extraordinaire, jamais je n'aurais choisi ce plat si j'avais commandé à la carte et j'aurais vraiment loupé quelque chose !
Suivait un choix de tempura (crevettes et légumes) tout à fait délicieux.
Puis le plat principal dont j'ai oublié le nom (navrée) était servi sur réchaud comme une fondue mais avec assez peu de liquide. Dans le plat du tofu, des légumes et des nouilles et servies à part, de très fines tranches de boeuf persillées qu'on ajoute à mesure pour la cuisson.
Vous vous servez dans le plat et passez le contenu de vos baguettes dans un petit bol avec un oeuf cru mélangé à de la sauce. Vraiment un régal et en quantités plutôt copieuses.
L'accueil est charmant et le personnel attentif et souriant. Patientes explications pour les novices comme moi !
Vraiment une très très bonne adresse mais ça se sait et c'est petit donc réservation en avance indispensable !
Le prix des bières, 10.- la Yebisu (au demeurant très bonne).
Plat quand même bien salé, donne soif !
J'ai eu la chance d'être invité, le 21 mars 2012, à un dîner au Kakinuma.
Restaurant japonais réputé sur Genève,les connaisseurs semblent s'entendre sur le fait qu'il s'agit du meilleur restaurant de ce type dans la Cité de Calvin ; de-là, difficile de ne pas succomber au désir d'en juger.
Situé rue Henri-Blanvalet, rue perpendiculaire à l'artère qu'est la rue François-Versonnex au sud du Jet d'Eau (un bon point de repère tout de même), le lieu est relativement facile d'accès à pieds ou en transport public depuis la gare, et, Genève étant ce qu'elle est, on évitera soigneusement l'automobile, à moins de se parquer au Mont-Blanc.
D'une petite rue un peu sombre, on entre dans un restaurant lumineux et chaleureux : un peu façon habitat japonais (sans naturellement l'être franchement), hautes plinthes boisées sombre sous mur blanc, des petits tableaux à sujet végétaux par-ci, des voiles de toile inscrites par-là, quelques lanternes, une belle et fine présence végétale, quelques vitrines et bibelots (rien de trop et toujours dans les tons blancs), c'est épuré sans être dénudé, et donne un sentiment d'espace malgré la petitesse de l'établissement (pouvant recevoir à tout casser 30 couverts : on ne manquera d'ailleurs pas de réserver, car le lieu jouit d'un grand succès). En face de l'entrée, le bar, tout de bois vêtu, auquel officie le maître sushi.
Les tables sont noires, laissées nues, dressées simplement de serviettes en papier pourpre et baguettes.
Tout juste arrivés, nous sommes accueillis avec beaucoup de chaleur, débarrassés de nos vestes et menés à notre table.
Tout en nous proposant un apéritif, on nous apporte la carte, présentant des mets traditionnels, grand choix d'entrées chaudes et froides, un choix peut-être plus restreint de sushis qu'ailleurs, mais nous remarquerons très tôt que la qualité, elle, n'est pas moindre, quelques plats cuisinés et deux fondues, la Sukiyaki (décrite plus bas) et la Yosenabe (poissons/fruits de mer, le seul plat qu'il est nécessaire de commander) ; côté boissons, sinon les minérales habituelles et les thés (de belle qualité), un joli choix de sake de diverses catégories, quelques alcools typique (comme de prune) et peu de vins.
Un repas un peu déstructuré, un peu de tout, commandé à l'envie, sans ordre précis, toujours en portion unique que l'on se partageait entre convives, pour s'offrir un voyage express au pays des saveurs. Voici donc ce repas :
Un petit amuse-bouche offert, des juliennes de légumes en vinaigrette, simple, frais et bon.
Une assiette de « Shimesaba », du maquereau mariné : servi dans un beau plat, le poisson coupé en tranches assez fines, est fort joliment présenté et appétissant, est entouré d'algues de toutes couleurs (vertes, rouges et blanches), filaments de daikon, lamelles de citron, gingembre mariné (manifestement maison), accompagné de plus d'oignons verts émincé, gingembre frais râpé, wasabi et oeufs de saumon. Un poisson fraîchement et finement mariné (une attente nécessaire d'une trentaine de minutes), « cuit » avec maîtrise par la marinade, gardant une grande finesse aromatique, la gourmandise de la chair grasse et fondante, et un léger fond salé-sucré-vinaigré. Il semblerait que la préparation soit très minutée pour arriver à un résultat aussi parfait et, très sincèrement, sublime, qui vaut à lui seul le déplacement.
Un bol de « ikasomen », du calamar tranché comme des nouilles, en sauce à goût principal de soja mais légèrement aromatisée et sucrée. J'aurai malheureusement de la peine à me montrer plus précis. On croirait véritablement qu'on nous sert un gros nid de nouilles épaisses, comme des udon, couronné d'algues en tout genre et une lamelle de citron. Les yeux sont flattés, le palais suivra : texture ferme et fondante, plutôt surprenant, une grande fraîcheur et un bel arôme issu de la sauce salée-sucrée, c'est extrêmement plaisant, beau et bien servi.
Suit une assiette longue composée de deux sortes de nigiris, l'un à l'anguille (nigiri unagi), l'autre à la dorade (nigiri shiromi). D'un côté, deux pièces d'anguilles, couvertes d'une sauce douce et délicate, dans un ensemble tiède, doux, gourmand (je suis un véritable fan d'anguille), bref, de qualité supérieure (et d'un bon pas) des autres établissements que j'ai pu visiter, de l'autre d'épaisses et grandes tranches de dorade fine, fraîche et subtile recouvrent copieusement des boules de riz superbement bien cuit et vinaigrés. Cette mini-dégustation de sushis m'a largement donner de quoi éprouver la grande qualité de ces bouchées.
Servis dans un panier, arrivent des « Kaki-Furai », à savoir des huîtres panées. 6 pièces, sises dans leur corbeilles, de friture fine et croustillantes, bien goûtées, révélant une fois croquées, des huîtres entières et bien juteuses. Le goût iodé est fortement atténué et c'est probablement une préparation qui pourrait être consommée par la personne la plus réticente (mis à part l’allergique) à y goûter. Proposé avec un quartier de citron décoré d'un brin de persil. N'ométons pas de signaler un bol de sauce (une sauce douce, fruitée-acidulée, agrémentée de grains de sésame (tonkatsu?)) et de la moutarde sur une assiette (moutarde anglaise), accompagnements très plaisants.
Enfin nous avons commandé une assiette de « Sashimi Toro », des tranches de thon gras, deux parties différente, l'une plus grasse que l'autre, douze pièces (six de chaque) de poisson extra-frais, goûteux, fondants en bouche, cette découpe du thon (une rareté sur Vaud, plus répandue sur Genève), tout amoureux de poisson, et à plus forte mesure de thon tombera sous le charme. Le plat est, qui plus est, toujours aussi agréable à l'oeil, algues vertes, rouges et blanches en julienne, filaments de daikon entremêlés, oeuf de poisson volant et de saumon, wasabi, c'est beau, gourmand et bien servi !
Puis nous nous décidons pour une fondue « Suki-Yaki » : le liquide est composé majoritairement de sake et soja, en garniture, chou chinois, radis blanc, algues, poireau, nouilles fines (soba?), shii-take, tofu soyeux et entrecôte de boeuf en fines tranches. Une marmite regorgeant de la garniture nous arrive, un bol avec un oeuf cru qui nous servira de sauce et un bol de très bon riz ; et, au fur et à mesure, on ajoute des tranches d'entrecôtes, d'excellente qualité et de belle couleur, en quantité très copieuse. Le seule reproche que je me permettrais est que les pièces étaient encore presque congelées et manquaient donc un peu de souplesse à mon goût : je ne suis pas très friand de la cuisson de produits encore congelés. Un plat vraiment convivial, copieux, savoureux, j'adore et recommande vivement (d'autant que c'est souvent une excellente solution pour un repas excellent et en-dessous de la moyenne des prix dans un restaurant japonais).
Nous sommes des cas désespérés de gourmandise : quoique repus, nous nous laissons aller à goûter à d'autres plats (toujours en mono-portion partagée). Deux plats choisis :
Le « Foie gras sauté sauce ponzu », inattendu, ce foie gras sur la carte d'un restaurant japonais, une version d'un foie gras de bonne qualité, très correctement cuit en petites tranches assez fines, garnie d'oignon vert haché, dans cette sauce à dominance soja-yuzu apportant un équilibre gustatif très intéressant à ce plat. Généralement vite écœuré par le foie gras, j'ai pourtant beaucoup apprécié cette apprêt qui rafraîchit et allège les versions plus occidentalo-conventionnelles du foie gras.
Et enfin, un flan japonais « chawanmushi », servi encore fumant dans un panier en bambou, à l'oeuf (sans en avoir un goût trop fort) et dashi pour les dominances aromatiques. Au fond du bol reposent , une crevette, une châtaigne d'eau et un morceau de poulet, éléments « à mâcher » qui sont des présences agréables. La flan est peu garni sans doute parce que proposé à la carte comme une entrée chaude. En décoration, un peu de poudre d'algues. Flan intéressant, fait minute (15-20 minutes d'attente), très plaisant et original pour mon palais d'occidental avide de découvertes.
Nous voilà arrivés aux desserts, un joli petit choix de produits maisons intéressant, plutôt fruité. Voici notre sélection, composée de deux desserts :
Des « Dorayaki », des biscuits à mi-chemin entre pancake et génoise, moelleux et léger en bouche, au goût finement caramélisé en ressort, fourrés aux haricots rouges partiellement réduits en purée, sucrée et très agréable au goût. L'ensemble est servi tiède, en portion généreuse, avec sur le côté quelques framboises, une boule de glace vanille très correcte et une feuille de menthe en décoration. Un très bon dessert, copieux et joliment présenté.
Un parfait mangue, deux épaisses tranches de très bel arôme, couronnées d'une tuile caramélisée apportant un croquant très plaisant, deux chemins de crème de mangue sur les bords de l'assiette et, dans une coupe, une salade de fruits composée de kiwi, ananas et pamplemousse : un dessert frais, fruité et néanmoins gourmand, toujours aussi bien servi, tant en question esthétique que quantitative.
Côté boisson, nous sommes restés au simple thé brun en théière en début de repas, et carafe de thé vert glacé pour nous accompagner sur la fin.
Notons l'excellent service, jeune, féminin et dynamique, souriant, chaleureux, serviable, rapide et efficace, de même que prévenant en nous signalant que certains plats nécessitent de l'attente.
En conclusion un superbe repas, un excellent moment humain et de belles découvertes : la réputation du Kakinuma en tant que « meilleur japonais de Genève » n'est probablement pas volée. Il semblerait que le prix s'en ressente (je ne pourrai pas être plus précis sur ce point), mais qu'il soit de mise.
Un grand merci à mon évergète de m'avoir fait découvrir ce lieu.
Réservation obligatoire, sinon, tintin le bon menu du jour !
Tout est délicieux, le service aimable et souriant
Très bon moment, y retournerai avec joie, et vous encourage a le faire.
Prix pour 2 menus du jour (dessert inclus), 2 verres d'umeshu, 2 thés
Correcte a excepción du Thon Toro avec un gout de frigo vraiment désagréable. Le service et sympa sans plus. Beaucoup trop cher pour la calité propose. Je serai revenue a 80 chf par persone mais a 125 avec tip me semble trop.
Effectivement, le meilleur japonais à la ronde (Versoix inclus !). Pourquoi ? Parceque les sushis sont très frais et variés, la soupe miso goûtue, temakis croquants et fondants à la fois, même les edamame sont assaisonnés correctement et servis à la bonne température. L accueil chaleureux à la japonaise. C est à dire réservé mais sincère. En gros c est toujours une fête d'y aller.