Lunch at the Çiya Sofrasi restaurant, serving traditional dishes from South East Anatolia, is an unforgettable experience.
Master of simplicity and superb Chef Musa Dağdeviren of Gaziantep prepares more than a 1'000 dishes every year, that is, every single day you will enjoy a different menu of more than 20 delicious dishes that originate from Musa’s research on regional cuisine.
No « fusion » cooking here, Musa finds the inspiration and recipes in farming villages and old books. He describes his wonderful cuisine as « food of real people », as opposed to the widely praised Ottoman palace-style cuisine. This is authentic Turkish cuisine, beyond Slow Food!
We particularly liked Musa’s philosophy : "I travel all over the country to cook with people in their homes and also study old books to find new leads. I get very excited when I discover new poor people's dishes, because I believe only poor people can create great food. If a man has money, he can buy anything, but a person who has nothing must create beauty from within." (source : http://www.foodandwine.com/articles/master-chef-of-turkey).
Also see: http://www.ciya.com.tr/index_en.php; http://www.newyorker.com/reporting/2010/04/19/100419fa_fact_batuman; and http://eatingasia.typepad.com/eatingasia/2009/11/worlds-of-flavor-2009-chef-musa-dagdeviren.html
Un certain guide classe (ou classifiait) les tables avec les termes « Vaut le voyage », « Vaut le détour ») et bien ici c’est bien « Vaut le détour » qui devrait être utilisé. Et en ce qui concerne le déplacement, ce n’est pas une mince affaire, mais quel plaisir ! Très souvent l’on oublie que le coté asiatique d’Istanbul est aussi très agréable à visiter et pour s’y rendre, rien que de plus agréable de prendre ces grands et beaux bateaux sur la Corne d’or qui traversent par la suite le Bosphore. Une magnifique balade sur l’eau qui peut vous emmener a Kadiköy à quelques 20 à 30 minutes pour quelques centimes… Un quartier très animé, même plus authentique que certains endroits de Sultanhamet… Une fois à quai, promenez-vous dans les ruelles, prenez le temps de fumer le narghilé en buvant une tasse de thé et en jouant au backgammon…Tout bonnement fantastique.
Plus tard dans la soirée rendez-vous dans le quartier du marché au poisson chez Çiya qui évoque comme son nom, les hautes montagnes et les fleurs. Ciya est en fait répartit sur trois restaurants : un spécialisé dans les kebaps (Kebapçi), le second dans les plats et mezzés, le troisième un mélange des deux (Sofrasi). Chaque restaurant espacé de quelques mètres proposent également des terrasses dans la rue.
Si vous pensez connaitre la cuisine turque…et bien il y a de fortes chances que vous n’ayez qu’une vision très limitée de celle-ci. Cet établissement est surement une des plus belles tables d’Istanbul. Mais attention, ici rien de chic ; quelque chose entre une cafétéria et une brasserie, fréquenté majoritairement par les turcs, et les travailleurs qui y viennent pour le lunch. D’ailleurs vous aurez un peu de peine à vous faire comprendre car ici on ne parle pas ou peu l’anglais…Le seul moyen sera de montrer du doigt ce que vous souhaitez car les cuisines sont ouvertes, ce qui évidement facilite un peu la chose.
Les « créateurs » de ce restaurant vont vous faire faire un voyage avec des plats ruraux d’une grande diversité géographique, de l’Anatolie, de la Mésopotamie aux Ottomans, des Balkans au Caucase, en réalité de l’Asie à la péninsule arabe ! Une cuisine avec nuance et sophistication basée sur des sauces légères souvent réalisées avec des herbes.
En sélectionnant les plats derrière le comptoir, sachez que le propriétaire Musa Dagdeviren, est reconnu comme étant « le cerveau de la cuisine en Turquie ». Dagdeviren commença à cuisiner il y a une vingtaine d’années dans une de ces tables de kebab des rues avant de devenir une image de la cuisine turque , invité régulièrement par des magazines de cuisines ou journaux internationaux tels que The New Yorker. Il fut aussi membre de la branche californienne du « Culinary Institute of America ». Ce chef Anatolien de Gaziantep prépare entre autre différentes spécialités de sa région.
Ici chaque plat est une redécouverte de l’histoire du pays et tout est absolument extraordinaire. Choisissez pour vos assiettes (qui seront en réalité creuses en métal ciselé), divers plats tels que le visneli kofte, un extraordinaire plat à base de petites boulettes de viandes cuites dans une sauce aux cerises aigres (griottes), l’icli kofte une boule frite de boulgour farcie avec du bœuf haché et des kebabs, un de kusabasi et l’autre acisiz kymia. Osez prendre le Mumbar, un intestin d’agneau remplis d’agneau et de riz, que vous ne trouverez nulle part ailleurs, des aubergines farcies. Tout est absolument incroyable, parfumé, gouteux, mémorable…Allez sur leur site et contemplez les dizaines de plats en photos…inimaginable…Le nom, les ingrédients et l’origine… http://www.ciya.com.tr/index_en.php?food=et
Un restaurant qui vaut réellement la peine de traverser le continent (même plusieurs fois..) avec un chef qui fut référencé en 2006 comme dans les 100 favoris du magazine Saveur (USA), avec plusieurs références dans le New York Times ainsi que dans Zagat Survey's Europe's Best Restaurants. « Vaut immanquablement le détour »….