Arrêt incontournable de la jet-set Londonienne, Momo après une première visite il y a une dizaine d’année reste toujours un fantastique endroit en plein cœur de Londres. Situé dans Heddon street, une petite rue sans trafic pas loin de Picadilly circus où se trouvent un certain nombre de bars et de restaurants, vous êtes sans faire de jeux de mot…dans la Mecque de la cuisine nord africaine. Tout d’abord, ne pensez même pas entrer sans réservation...certains se contentant de boire un verre dehors même dans le froid malgré les chaufferettes extérieures… Une fois passé le socle de l’établissement, vous voici aux milles et unes nuits.
Une salle relativement petite, peu éclairée mais suffisamment pour créer une ambiance féérique, des tables un peu en rangée où l’on est proche de ses voisins, une musique je préviens…assez forte évidement tendance ethno-Maghreb-dance, une cuisine apparente en salle ou s’affairent au moins une demi-douzaine de cuisiniers, un décor somptueux avec des objets nord-africains, une ribambelle de serveurs et serveuses tournoyant autours des tables. On se croirait presque dans l’une des plus belle kasbah/foundouk de Marrakech !
Je précise que ce n’est aucunement un endroit type « agence du tourisme marocain », ou un endroit frôlant le kitsch…Tout est minutieusement dosé, alliant à la perfection l’ambiance, la beauté, l’efficacité, et…. une incroyable cuisine marocaine de premier ordre ! Pour mieux encore cibler l’endroit, vous pourriez éventuellement rapprocher ce type d’endroit aux Buddha Bar de Paris ou au Nomads d’Amsterdam. Donc sachez que pénombre et volume sonore sont de rigueur ici…et que la discussion devient plus difficile à partir d’un certain moment ! Vous êtes prévenu !
Mais revenons à la carte… de la cuisine principalement marocaine, à mon goût l’une des meilleures cuisine du monde, probablement la plus fine et la sophistiquée du Maghreb, avec ses caractéristiques, l’alliage parfois avec des ingrédients sucrés. N’ayant pas particulièrement l’envie de se creuser les méninges pour un choix…nous avons simplement choisi le menu qui offre une palette très intéressante de mets avec des choix possibles. Un menu qui démarre avec un cocktail (quelle bonne idée !), le « fameux Momo spécial », à rapprocher du Mojito mais avec de la vodka. Très bien dosé, la menthe traçant le lien avec l’Afrique du nord. Puis une sélection d’entrées dressées impeccablement sur chaque assiette. Un assortiment de briouats, au fromage et au poisson, le tout avec de la coriandre. Rares sont les briouats arrivant à une telle perfection olfactive et gustative et même au Maroc ! Croustillants, chauds, parfumé, et pas gras... (Plutôt un exploit). Une excellente petite aubergine farcie, parfumée au kemoun, échalotte avec un « pesto » de ruccola. Une Saint-Jacques avec un « chutney » d’aubergine et une sauce d’herbes. Saisie à la seconde, pleine de saveur et avec ses petits accompagnements tout à fait judicieux. Et le meilleur pour la fin…La pastilla de pigeon..et je précise bien « pigeon des forêts » car souvent elle est réalisée avec du poulet...car moins cher.. Pour ceux qui n’ont jamais eu la chance de déguster une pastilla, je me dois d’en décrire le concept et sa forme. Entrée ? Dessert ? Un peu des deux finalement…Il s’agit d’un feuilleté extrêmement léger dans lequel l’on trouve entre-autre un mélange sucré-salé de pigeon effilé, d’amandes, de cannelle. Probablement la meilleure en ce qui me concerne à ce jour..et la touche admirable, déposée sur une tranche d’orange confite ! Impressionnant !
Nous avons continué avec deux plats différents : un délicieux tajine d’agneau aux prunes, amandes et oignons caramélisés. A nouveau une perfection dans le style, et j’ai choisi le Couscous Momo, servit avec des merguez, une souris d’agneau fondante à souhait, et une brochette d’agneau. Tout arrive dans de petits récipients : les légumes et le bouillon, la semoule cuite à la perfection légèrement beurrée, des pois-chiches et raisins secs parfumés à l’eau de rose. Ayant déjà mangé un grand nombre de couscous, je peux garantir que celui est d’une extrême finesse.
En dessert une sélection de pâtisseries du chef, avec des glaces…bons mais difficile à ingurgiter après autant de plats aussi exceptionnels. Tout est réalisé dans l’établissement qui peut s’enorgueillir de proposer une des meilleures cuisine marocaine que j’ai eu l’occasion de manger. En fin de repas, la salle chauffe avec le volume qui monte, on se croirait presque quelques instants sur la place Djem-El-Fnaa lorsque le personnel virevolte presque en dansant autour des tables…
Momo, créé par Mourad Mazouz en 1997 n’a jamais faiblit dans sa réputation, un restaurant-club au beat maghrébin proposant une des plus belle et fine cuisine marocaine imaginable.
Très bonne cuisine marocaine: j'avais pris des briouates au fromage et a la menthe en entrée, très bien exécutés, puis une tajine d'agneau aux poires et raisins secs, fondante. La personne avec laquelle j'étais a pris une pastilla, très bien aussi. Deco sympa, orientalisante sans être tarte.
les tables sont collées les unes aux autres, et le niveau sonore rend très difficile la conversation, même à deux.....
Service parfois un peu inexpérimenté et brusque.