Dimanche midi à Lyon après avoir arpenté les fameuses halles au nom de celui qui passe pour être le Pape de la Cuisine...
Nous arrivons à l'Est, ne sachant pas vraiment à quoi nous attendre, il faut bien le dire. On savait que l'ombre du pape en question planait bien en ces lieux puisqu'il s'agit bel et bien d'une de ses 4 brasseries à Lyon.
La salle est dans une ancienne gare (des Brotteaux) garnie de belles tables et où un train électrique tourne inlassablement au dessus de vos têtes. Le décor d'un autre âge est cependant agréable. A l'opposé de l'entrée, derrière un bar circulaire, des toqués s'affairent autour de gigantesques marmites.
Mais ceux-ci semblent pourtant bien calmes à côté des jeunes serveurs dont on se demande si leur propension à la précipitation frénétique est bien naturel. A grands fracas, ils posent leurs chevalets et leurs plateaux, soldats prompts, peut-être un peu sacrifiés sur l'autel de la célérité et, en outre, garants malgré eux d'un tumulte certain et continu.
Veut-on surjouer l'ambiance de la Brasserie bondée où surexcitation et vacarme des employés parachèvent les conversations bruyantes d'une salle remplie à ras bord? Tout semble le faire penser en tout cas.
Il y a égalament quelque chose de surrané en cet endroit. Peut-être le vieux cliché de ce qu'était la cuisine "à la française" telle qu'elle se pratiquat à l'époque lorsque sortait au cinéma le film "L'aile ou la cuisse". Ce restaurant se veut-il sorte de musée? Le cliché d'un certain passé de la Grande Cuisine maintenu en suspension de manière artificielle? Ces soldats servent-ils encore avec une ardeur non dissimulée les causes fantômatiques d'un génie en phase de déliquescence?
Car il faut bien le dire, ici, pour la plupart des plats, la cuisine est ce qu'il y a de plus "scolaire" (nous sommes tout de même à la Place Jules Ferry). Poulet de Bresse avec purée de pomme de terres et salade, tartares et autres viandes rouges (oui, bon, il y avait bien un plat de pâtes, petite hérésie dans ce classicisme français) sont le genre de plats que vous allez rencontrer.
En ce qui me concerne, j'ai pris le poulet de Bresse avec un petit jus qui était bon, une purée de patates qui était bonne et une salade qui ne l'était pas moins. C'était bien meilleure qu'à la cantine. Quant au folklore bruyant de la fourmillière (qui séduira peut-être, certes, certains touristes en mal de typicités diverses et variées ou certains anciens militaires à la retraite), celui-ci se mue gentiment en un brouhaha que l'on est content de quitter après un moment. Surtout que le service n'est pas irréprochable : il a fallu réclamer 2 fois l'apéritif. Même chose pour l'addition... Bon, il est l'heure d'aller à l'autre gare, la vraie cette fois (enfin...une des). Le week-end est terminé et il faudra encore reprendre le train...
Après avoir testé le Nord, j'ai voulu tester l'Est.
L'accueil et le service sont très agréable et rapide.
La déco est restée dans le thème de l'ancienne gare et respecte l'histoire du lieu.
Niveau cuisine, la qualité est excellente mais les plats pas forcément tous très recherchés.
Nous étions 3, en entrée nous avons pris du foie gras poelé à la pomme et mangue, fin et très bon dès lors qu'on apprécie la texture du foie gras poelé.
Pour le plat, nous étions deux à choisir le riz cantonnais au gambas et calamar. Pour ce plat, une légère décéption. Le gout était bon mais peu de gambas et de calamars et une simplicité trop forte du plat. Le troisième invité a choisi un morceau de boeuf saignant, cuit à la perfection et fondant à souhait mais juste accompagner d'haricots verts et de frites maisons (bons et bonnes).
En dessert, pas un très large choix sur la carte, une coupe de fraise et framboises juste sucrées pour l'un, la même coupe mais accompagnée de coulis de fruits rouges et de chantilly pour moi et un succès aux noisettes et chocolat avec chantilly pour la dernière personne. L'ensemble de ces desserts sont bons mais trop simples.
Le verre de vin était bon mais un peu cher.
L'ambiance est somme toute bruyante (et encore nous étions bien situés).
Les plats à la carte sont simples et on est pas vraiment surpris ni dépaysé.
Cette simplicité fait regretté le prix des plats.
brasserie Gastro, branchée, excellente cuisine, Thon minute, coquilles St Jacques à la plancha, Risotto, Superbe gaufre maison avec crème fraiche compote et succulent Baba avec son petit pot de crème et son petit verre de rhum ambré… un vrai délice. Une ambiance animée et assez sonore, pas le diner idéal en tête à tête mais un excellent moment à passer entre amis.
A conseiller fortement