Il y a un petit air de province qui flotte autour du Volant. La province des bons produits et des cuisiniers sincères, où l'on sent poindre dès l'approche la probabilité d'une cuisine simple et authentique, toujours précise et souvent roborative, qui sait égayer nos coeurs dans les froids les plus rudes.
Les canailleries sont ici impeccables, des saucissons aux terrines en passant par le foie gras, parfaitement assaisonné et servi à bonne maturité... Les joues des convives commenceront à rosir à l'arrivée de la fricassée de coeurs de canard à la ventrèche et au vinaigre balsamique, qui a le mérite de remettre sur le devant de la scène ces magnifiques abats, souvent injustement boudés par d'infâmes hordes de citadins aussi précieux que ridicules. Les rognons et ris de veau sont un modèle du genre : les premiers cuits précisément rosé, et les seconds légèrement panés et poêlés croustillants, à faire pâmer Curnonsky. Le fromage de brebis basque, se mangera comme il se doit, à la main et avec de la confiture de cerise. Dans les desserts, le riz au lait est de l'ordre de l'inoubliable, le souvenir du reste se dissipera dans les effluves du Beaumes de Venise Rouge "Terres Jaunes" de chez Guy Jullien, un choix fort sympathique pour un déjeuner de gourmands.
En sortant l'air guilleret et l'orientation imprécise, vous ne serez plus peinés d'être venus aussi loin, mais au contraire vous aurez une pensée émue pour les braves touristes en goguette qui, pour avoir dédaigné de s'aventurer dans le XV° arrondissement ("is it still Paris ?"), se retrouvent sur la place du Tertre ou dans le quartier latin à se farcir une authentique escalope sous vide façon Jacques Borel ("so delicious") en s'extasiant sur le dessin si original de la nappe à carreaux ("so cute, honey"), le tout sous l'oeil goguenard d'un serveur au plastron approximatif et pressé de vider la table pour le service suivant...
Voilà une autre raison d'être bien au Volant...
Voilà un restaurant avec des plats délicieux et bien canailles. Le volant m’a en effet vraiment séduit de tous les côtés. Nous n’avions pas réservé et le patron nous a tout de suite proposé (et offert) un verre au bar pour nous faire attendre. Comme l’attente se prolongeait un peu, nous avons commandé un foie gras au comptoir. Une pure merveille qui nous a pas fait regretter l’attente. Entretemps le patron fort sympathique avec son accent prononcé du sud ouest prenait toujours soin de nous en nous faisant gouter un autre vin.la table était enfin libérée et nous nous assîmes pour nous régaler avec une spectaculaire cocotte de rognons et ris de veau. Une pure merveille. Tout cuit à la perfection avec les rognons tendres et légèrement rosés et les ris de veau en même temps légèrement croquants. La garniture était un petit assortiment de petites purées (celle de céleri était délicieuse).Nous avons tout accompagné avec un excellent Rioja Les portions sont très généreuses (comme le patron) et l’accueil chaleureux. La salle est remplie de memorablia de courses automobiles et de rugby rappelant les origines basques du restaurant.
Encore une excellente adresse du XVème arrondissement de Paris.
Le patron, qui est aux fourneaux, est un ancien pilote... de course.
Cuisine française traditionnelle, produits de très bonne qualité. On y va aussi pour l'ambiance, on est tellement serrés qu'on est obligé de sympathiser avec les gens d'à côté
De l'extérieur, le volant n'a pas l'air incroyable et pourtant... une atmosphère ultra sympathique, une cuisine authentique et excellente et un patron trop sympa.
Pour un diner entre amis je recommande vivement le volant, la carte est variée, en revanche si vous n'aimez pas la cuisine française traditionnelle s'abstenir. La cuisine est excellente et la qualité des produits très bonne. En entrée nous avions partagés une planche de charcuterie variée , la blaquette de veau en plat et le crumble en dessert.
La décoration peut semblée vieillote mais cela donne tout son charme à l'établisseent.