Information :Italian Chef's name: Massimo Mori Menu average price : 60 € Special dishes: Gâteau au chocolat, Linguine alle vongole, Mozarella di Buffala
Closed:
Un bon resto italien en face de la Bourse, déco chic "by Philippe Starck", produits de qualité qui réflètent bien la gastronomie vénitienne; le Chef Massimo Mori est très connu, endroit tamisé pour le soir, idéal pour un dîner en tête à tête.
Mon récent diner du 4 octobre dernier avait été tellement réussi que je décidai jeudi soir d'y retourner en tête à tête amoureux. L'accueil toujours chaleureux et un placement judicieux pour honorer un retour "rapide" après les longues et délicieuses agapes du mois d'octobre ahcevèrent de me convaincre du bon moment que nous allions partager. Pour consolider une saison sur thème porteur, nous entamons avec un duo mettant en scène les cèpes - "Porcini" - avec 2 belles assiettes : "Mondragon 1380 -
Poêlée de cèpes à la recette ancestrale d’aigre doux d’oie,
polenta crémeuse de Blave de Mortean" et "Frico friulano -
Gâteau de pommes de terre, oignons doux, poêlée de cèpes
au rare fromage “Montasio”, pousses de tétragone" tous les 2 alliant puissance et authenticité. Une réussite confirmée. Puis une touche de fraîcheur avec un "Branzino casoni - Carpaccio de bar, huile extra vierge d’olive “Biancolilla”, et artichaut alla crudaiola, boutargue, pistaches" délicieux, jouant sur le contraste de la fraîcheur du Bar et la puissance de la Poutargue, habilement arbitré par la pistache. Puis "Tartare di vitello - " Antica macelleria Andrighetto" légumes de saison, truffes blanches d'Alba" toujours magnifique : explosion de saveurs - qualité du veau et générosité de la truffe blanche - et confrontation de "matière" entre la préparation façon "tartare" et le croquant des légumes de saison servis à cru. Le plat signature du Mori ! "Sbiseghin - Beaux raviolis maison au rare jambon de cochon noir de la Corte Pallavicina et poêlée de cèpes" partagé à 2 pour clore les arpèges salés,une nouvelle belle réussite. Pâte ferme et goûteuse, sauce puissante et épaissie avec des cèpes bien présents, farce "profonde" au cochon sauvage et racé. Accord sur un Nebbiolo 05 parfait - le choix du directeur de salle dont c'est le pêché mignon... - après un "Tokai friulano" qui accomapgna les premières assiettes. Desserts au top - assortiment de glaces turbinés autour du chocolat noir, de la noisette, du raisin... -, Tiramisu local de grande qualité mis en relief par un "Marsala 86" travaillant sur l'oxydatif révélant des notes de miel et d'épices. Je goutai également un dessert à base de "Crèpes fourrées au chataigne, groseilles (?)" totalement à côté de la plaque - culinaire...- seul point faible de la soirée. Le directeur me confirma que cette assiette devrait être bientôt supprimée tant elle n'est pas au niveau, élevé, du reste de la prestation du MVB. Cela mérite une nouvelle visite pourvalider ce nécessaire "update" !
Jeudi soir, je reçois 2 amis ayant fait le voyage depuis la Caraïbe pour l'un, Londres pour l'autre et ils comptent sur moi pour un diner chic et reposant. Direction le "Mori Venice Bar" où j'eus l'occasion de retrouver une vieille connaissance, le directeur de salle qui officia de lonques années à la "Romanrica" de C Puglia, qui orchestre de main de maitre ce beau restaurant à la mode. Une table nous est réservée dans la partie gauche du restaurant - à privilégier - avec une double banquette rouge carmin et 2 bergères vénitiennes de grand confort. Un vin du Frioul vient égayer un début de repas autour d'une assiette apéritive "Lagunare", mise en bouche et cicchetti du jour - expression typique d’antipasti vénitiens comprenant trois mises en bouche et quatre cicchetti de poisson du jour élaborés par le chef. Parfaite introduction pour un diner que j'oriente sur une dégustation "large" pour l'ensemble de la table. "Tartare de veau, girolles, truffe blanche" absolument superbe - digne des arpèges d'A Senderens -, "Frico friulano, gâteau de pommes de terre, oignons doux, poêlée de cèpes au rare fromage “Montasio”, pousses de tétragone" excellent, puissant et délicat sur des saveurs d'une grande maitrise, "Mondragon 1380, poêlée de cèpes à la recette ancestrale d’aigre doux d’oie,
polenta crémeuse de Blave de Mortean" ravissant l'ensemble des convives. Impossible de ne pas faire déguster le célèbre et délicieux "Carpaccio venice bar,carpaccio de boeuf, style venice bar, quadrillé et finement moutardé, huile extra vierge d’olive “Cerasuola” en regard d'un "Vitello tonnato, fines lamelles de rôti de veau cuit au four avec légumes frais et thon, velouté de réduction et câpres" de grande fraîcheur pour clore ces belles entrées. En transition, nous eûmes également le droit à un magnifique "Tartare de langoustines au caviar de Venise", prélude à un "Belfritto, grande friture classique de poissons à la vénitienne,
langoustines, calamaretti, petits éperlans" reconstituant. Puis, on enchaîna sur un "Risotto Vialone Nano delle Abbadesse presidio “Slow Food” mantecato aux cèpes et fromage des hautes plaines “Cansiglio” faisant la part belle aux cèpes, un des héros de cette belle soirée et "Tajarin, fines tagliatelles laminées maison poêlées aux cèpes des bois" à la cuisson idéale. De la très haute cuisine ce soir, avec des produits d'exception et une très grande régularité sur une dizaine d'assiettes, toutes excellentes ! Après les blancs du Frioul, nous dégustâmes un rouge profond du nord des Pouilles - région d'origine d'un de mes amis et du sommelier... - avant de partager un "Muscato di Montalcino 98" divin - malheureusement la dernière bouteille ! - sur une farandole de desserts, terreau de gourmandise dominé par une dégustation de glaces turbinées - noisette, vanille bourbon, caramel et chocolat en tête - superbes, et un travail autour du chocolat et de la framboise, témoignant d'une grande maitrise également sur le sucré. Très belle soirée, avec un service impeccable, professionnel et passionné, et une ambiance chic mais décontractée pour cette salle que nous devons préférer au diner, tant la lumière du soir éclaire les couleurs profondes des tentures et du mobilier néo-vénitien ! Actuellement, un des meilleurs sinon le meilleur italien de Paris !
Bonne cuisine italienne. Grand choix de vins italiens. Bon espacement des tables. Accueil aimable.
Le gros point noir: des prix stratosphériques (30 à 40€ le plat !!!). Restaurant branché parisien typique ou on vient d'abord pour se faire voir (ou voir les élégantes convives). Ce soir là, j'ai diné à côté d'un homme politique bien connu.
Eclairage tamisé insuffisant pour lire le menu (et les prix !): encore le côté branchouille qui frappe.
Salle magnifique, cuisine italienne très soignée, menu "CAC40" à 40€ (ou moins, ça dépend de la bourse, si, si), service rapide dans être trop présent et carte pleine de jolis flacons italiens.
Prix indécents hors menu (linguine al vongole 26€) et prix de la carte des vins clairement excessive centrée sur les 75€... Difficile de se faire plaisir à ces prix là. -2 points sur la note de la cuisine, et pas envie d'y retourner de sitôt...