La référence ibérique de la capitale dans un décor moderne et confortable, même si son unique macaron vient d'être perdu. Ici, la spécialité c'est le "riz" accompagné à la carte : langoustine, poulet, seiches, cochon,..., avec un art consommé de la cuisson. L'indétronable "assiette de jambon belotta" permet d'entamer avec gourmandise le repas suivi de quelques tapas cuisinées. C'est certainement dans ce registre de "tapas" orientées gastronomie que A. Herraiz est le plus faible : c'est bon mais les assiettes manquent d'originalité et de contraste dans les saveurs. "Saucisson sauce pistache moutardée sur un coeur de sucrine braisée" sans grand intérêt ou "Blanc de turbot, concassée de tomates" manquant cruellement de caractère. Le "riz" du jour agrémentée de seiches/calamars et de légumes de printemps - asperges, petits pois, artichauts - est quant à lui superbe tant sur la forme que le fond - très beau plateau cuivré à partager pour 2 -. Les vins au verre font l'objet d'un choix intelligent sur le terroir ibérique, tant en blanc qu'en rouge - très surprenant Rioja Blanc. Assiette de fromage en 3 états locale et mention spéciale pour les desserts, assurément le point d'orgue du repas. "Tarte fine au chocolat" de grande puissance, "Crème brulée catalane au café digne des meilleurs M.O.F. patissiers ! En synthèse, une visite régulière chez El Fogon demeure toujours un beau moment !
FOGON c’est à la cuisine espagnole dans toute sa splendeur, ici pas de Movida, ni de castagnettes, l’important se passe dans votre assiette.
Fogon c’est dont un décor dépouillé mais désagréable que j’ai pu goûter lors de mes dernières 3 des 7 riz que Fogon propose riz à la Valencienne, riz noir à l’encre de seiche, riz aux légumes, riz a banda sin banda, riz aux langoustines, riz au jambon ibérique…plus le riz du jour, pour ma part le riz à l’encre de seiche, aux langoustines sont de véritables réjouissances pour le palet.
Car Alberto Herráiz, le Chef de chez Fogon, nous fait découvrir une autre cuisine espagnole qui n’est pas celle de Ferran Adria ni celle des bars à tapas.
La carte des vins est à l’image de la cuisine d’Alberto Herráiz, elle nous fait découvrir que l’Espagne ce n’est pas seulement des hectolitres de vins imbuvables mais aussi des amoureux et de faiseurs de grands vins.
Et pourtant il y a un hic, même deux, le premier c’est qu’il faut impérativement réserver et parfois plusieurs jours à l’avance et deux, Fogon, n’est pas un restaurant à bas prix.
La créativité, la fraîcheur des produits. La paella à l'encre de seiche est exceptionnelle. Le jambon iberico est excellent. La crème catalane vaut la visite.
Le menu tapas est servi à peine tiède. Le poisson était trop cuit. Après plusieurs visites avec quelques mois d'intervalle, les desserts tapas ne me séduit pas, le vin de messe toujours présent, la mousse au chocolat décliné avec des olives noirs lors d'une visite, aux poivrons rouges une autre fois ma déçu.