Un des nombreux restos mythiques de Paris parce que Cocteau y allait souvent et faisait des dessins sur la nappe. Spécialisé dans le poisson, la qualité des produits et bonne et la cuisson parfaite.
Les plats n'ont aucune originalité, ils sont bons mais sans plus, sans surprise.
Le gros point noir, les tables sont beaucoup trop serrées pour ce genre d'établissement, au point que cela rend le service difficile. C'est tout a fait acceptable pour une brasserie pas ici.
Un samedi soir; sachez que vous pourrez débarquer dans ce restaurant qui se targue d'avoir une très bonne réputation en short, vous ne serez pas refoulé.Si vous commandez une soupe de poisson, sachez que les accompagnements traditionnels( rouille, petites tartines de pain cramées) vous seront apportés 5 minutes après. Autant dire qu'elle sera froide, si vous comptez la déguster comme à Marseille. On est très loin de la Canebière.Le service est absolument nul. Votre bouteille vous vous la servirez à table.Et pourtant le personnel ne manque pas.Vous les voyez papillonner de table en table, ils vous donnent presque le tournis mais sont d'une inefficacité rare. Heureusement, le chef reste constant, la cuisine est correcte mais c'est un restaurant à éviter. Il y a sans doute dans le quartier des petites tables sans prétention mais où vous serez bien mieux reçus et avec des produits qui seront d'une aussi grande qualité.
Une table essentiellement consacrée aux poissons dans un cadre aux couleurs pastels avec de grandes peintures aux murs de Cocteau et Berard (années 40 et 50).
Le chef, Denis Rippa, passé à l'Ambroisie, Taillevent et Le Divellec (pas mal comme références !) maîtrise à fond son sujet et tente quelques associations sacrément bien réussies.
En 1ère entrée : un carpaccio de bar ultra frais à la moutarde de Meaux et tartines aux herbes : pour une fois, un carpaccio de poisson goûteux, bien assaisonné, renforcé par la puissance toute en nuance de la moutarde. Une belle réussite.
2ème entrée : un effiloché de tourteau avec un trait de couli au Sechuan, apportant une note légèrement sucrée tout à fait originale. Le tourteau est quand à lui plein de sucs, de fraicheur. Une entrée vivifiante.
Mon compagnon de table a opté pour des samossas de langoustines. Je n'ai pas goûté mais vu ce qu'il n'a pas laissé dans l'assiette, je crois qu'il a plutôt aimé !
Le plat principal : une superbe dorade royale, laquée de miel et tomate accompagnée d'une excellente polenta crémeuse au vieux parmesan. Je suis resté bluffé : parfaite cuisson du poisson où le miel vient prendre l'heureux contrepoint de l'iode. Un magnifique équilibre de saveurs qui restent franches et tranchée. Une très belle assiette. Je n'avais jamais essayé le sucré salé sur du poisson. Je ne suis pas du tout déçu.
Le dessert en dans le même esprit (non, non, pas de poisson en dessert !!). Mon choix s'est porté sur un sablé à la myrtille accompagné d'une glace à la Guiness : sucré / amer, jolie trouvaille.
Ici, pas de sommelier mais une serveuse russe (venant de Kazan, à 1000 kms à l'Est de Moscou), passionnée par le vin et qui nous a judicieusement orientés vers un superbe Croze Hermitage Blanc 2008 Grande Signature de Rapatel de chez Christine Eyraud : Un vin frais, pas trop sec, apportant ce qu'il fallait de fruit et de citron. Un beau flacon à prix tout doux.
Un accueil essentiellement féminin, au petits soins (merci Natalia) pour une table à tester où il faut revenir sans hésitation, tant les prix, pour des produits de la mer, sont bas.
Le service parfait et sympathique, la petite terrasse devant le Théâtre de l'odéon, très agréable.
La parfaite cuisson des poissons et la poêlée de supions qui était d'une rare légèreté.
Les prix trop élevés.. un peu guindé à l'intérieur.