Superbe cadre. Spacieux, lumineux avec de resplendissants lustres en crystal.
Service attentionné et efficace. Un peu rapide parfois dans l'enchaînement des plats.
Pain seigle, classique, des amis, beurre doux, beurre sel guerlande
1er amuse-bouche: Toast maigre et pastrami marines: très bon (mais ne réveille pas assez le palais)
2ème amuse-bouche: bien citronné et poivre. Excellent.
1ère entrée: Asperge, truffe sauce asperge truffes: très belle alliance (légère note poivrée). 18/20
2ème entrée: Homard goûteux mais un peu trop sucré. Surcuisson d'un morceau sur 4 servis. 15/20
Plat: Pigeon avec foie gras (cuissons parfaites). Sauce parfaite. Légumes parfaits. Pointe poivre en trop. 18/20
Sélection restreinte mais réussie de fromages (st-nectaire, conte, charolais chèvre). Salade rafraîchissante bienvenue avec. 17/20
Dessert chocolat: Ganache et glace subliment la force cacao. Tonga un peu vu et revu. 17/20
Vins:
- Champagne rosé: certaine puissance. Bel équilibre.
- Syrah 2010 bien avec note baies en fond.
Expresso bon.
Rapport qualité-prix correct sans plus.
Aller chez ADPA (non, ce n'est pas Alina Delon qui a pris une chambre au Plaza mais Alain Ducasse au Plaza Athénée), c'est comme aller en pélerinage à La Mecque. C'est l'iun des seuls restaurants où l'on retrouve mois après mois, année après année (j'y suis aller 5 fois - seulement -) des plats immuables, réalisés avec une perfection sans faille que je n'ai jamais vue ailleurs. Et pour moi, ce qui fait l'énorme attrait de cette table de l'un des hôtels les plus chics de la capitale, c'est cette incroyable régularité autour de produits de 1er ordre sublimés, de cuission magnifiées. Le cadre somptueux, le service ultra haut de gamme mais à la fois accessible et relativement chaleureux pour un palace concourent à la construction d'un moment unique.
AD sait s'entourer : Christophe Moret au Plaza ou Frack Ceruti au Louis XV sont des pilotes de F1, ils vous emmenent très loin et très vite.
Que vous preniez le Pithivier de truffes noires au foies gras de canard, sauce Périgueux (difficile de faire plus classique dans le genre cuisine bourgeoise du Pellaprat), un homard breton au curry (on tombe presque dans un modernisme inhabituel ici), un des désormais classique plat signature, le caviar Osciètre d'Iran, langoustines raffraichies (plein de caviar, il n'y a pas 3 grains qui se font la guerre), les fameuses pâtes mi séchées, rognons et crètes de coq (je vais chez ADPA rien que pour cette assiette fabuleuse), une volaille de bresse sauce Albufera, truffe blanche ou noire en fonction de la saison (on la râpe devant vous et vous vous sentez comme un adolescent après sa 1ère nuit) et, pour finir léger, un baba au rhum assez incroyable, vous vivez chaque assiette avec une intensité émotionnelle extraordinaire : c'est bon, c'est copieux, les présentations sont superbes.
Le sommelier saura trouver les flacons qui vous permettont de ne pas être interdit bancaire et vous repartirez, sauf si vous avez la chance de dormir sur place, heureux qui comme Ulysse a fait un long voyage...
un dîner autour de la tartufa di alba qui m'enivre encore, la pleine saison de celle ci est comprise entre le 15 dec et le 15 mars.
Un service au petit soin, sauf un "Putain" laché par un serveur grande classe, N'oubliez pas votre veste ou vous finirez comme un de mes convives avec une veste de serveur et ticket de carte bleu des clients.......
Un excellent accueil. Une cuisine créative sans exubérance. Un service plein d'attention. Une carte des vins exceptionnelle à découvrir avec le sommelier de très bon conseil.
Hier soir, c'était l'heure de la visite annuelle du temple parisien Ducassien. Pour l'occassion, j'avais convié 2 amis de 20 ans, peu habitués à la fréquentation des grandes tables. J'ai choisi A Ducasse au Plaza pour son oecuménisme gastronomique et la perfection de ses réalisations. L'arrivée à pied sur la superbe avenue Montaigne, décorée pour l'occasion de cette fin d'année, comme une jeune mariée promise au bonheur achève de nous convaincre sur la justesse de notre choix ; on traverse l'atrium du Plaza puis nous pénétrons dans cette grande salle au luxe non ostentatoire. Je suis à chaque fois surpris, mes amis me le font également remarqué, par le luxe discret et confortable de ce lieu magnifique. Maxime, le jeune et déjà très talentueux maître d'hôtel nous accueille avec bienveillance et nous accompagne à notre table, au fond de la salle, afin de jouir à la fois du spectacle qui s'offre à nous mais aussi de la quiétude de l'emplacement ; j'explique d'emblée le pedigree de mes partenaires gastronomiques d'un soir et opte pour un menu dégustation surprise (les grands classiques Ducassiens et les plats de saisons) ; Arrivent un superbe club sandwich tomate/truffe noire (!!!), un feuilleté épinard (les goujères provinciales n'ont qu'à bien se tenir) et le fameux pithiviers de canard, foie gras et truffe noire (appelé communément pâté en croute). Tout est superbe, quand Maxime me propose de goûter une création du chef : accras (non gras) de cuisses de grenouille, sauce à l'oseille (la madeleine de Proust) et orties (quelle note poivrée !) absolument divins !
Puis, pour initier mes néophytes d'amis à la cuisine ducassienne, les indispensables langoustines (presque crues), caviar Beluga sur une mousseline de jus de cuisson toujours impeccables (au diable les olives et autres pistaches apéritives). Nous sommes maintenant prêts pour les premières entrées, introduite par un vin d'Alsace Trimbach très droit. Coquilles Saint Jacques écossaises "péchées à la main" juste snackées, marmelades de cèpes, cèpes crus en chapeau, truffes blanches râpées minute (quelle puissance, entre le sucre du coquillage, la race du champignon et la gourmandise de la truffe). Suit l'entrée signature, les fameuses pâtes mi-séchées, ris de veau meunière, crêtes et rongons de coq, truffe noire, médaillon de homard et truffe blanche minute.... Je suis à chaque fois abasourdi par cette assiette qui fait mentir avec talent l'adage culinaire selon lequel point de salut au-delà de trois saveurs dans un plat.
Pour compléter cette initiation Ducassienne, je demande à Maxime de nous préparer 3 homards au curry vert, coco/mangue absolument sublime (à rivaliser avec l'aiguillette de homard au vin jaune de chez Passard). On achève la partition salé sur l'indispensable Poularde de bresse, sauce albuféra, truffe blanche (et oui, c'est la saison et la passion d'A Ducasse depuis 20 ans !) qui justifie à elle seule le déplacement au Plaza. Le chef nous propose alors de découvrir sa re-visite du lièvre à la Royal, servi en trois service, révélant une puissance inégalée (à réserver aux initiés de la chasse !). Vous l'aurez compris les desserts arrivent alors que la faim nous a quitté depuis longtemps mais la gourmandise demeure quand un superbe Rhum réunionais vient "mouiller" la brioche d'un baba tout simplement divin. Un de mes amis opte pour la "fraise dans tout ses états", retour de saveurs d'enfance champêtre. Une nouvelle fois un moment exceptionnel, accompagné par un des meilleurs services français, dont la sommelerie jouer son rôle à plein : après le Trimbach alsacien, nous sommes invités à déguster un Beaune blanc 2005 maginfique prolongé d'un improbable rouge Riorat 2004, 100% grenache, d'une justesse et intelligence rares ! Pour les habitués, réservez votre couvert annuel our les heureux petits nouveaux faites vous un très beau cadeau de fin d'année !
Une maitrise exceptionnelle d'une cuisine classique,
Les meilleurs produits, les meilleures cuissons
Un cadre Grand Siècle avec un service millimétré,
Une régularité sans faille (5 visites)