Information :French cuisine Chef's name: Anthony Boucher pour le salé et à Alison Johnson pour le sucré Menu average price : 58 €
Closed: Saturday, Sunday
J'ai pris le menu du marché au prix très raisonnable de 45€. J'ai été déçu par la mise en bouche et l'entrée (cf décevant). Le plat : bar rôti sauce au marc avec nouilles chinoises a été une bonne surprise. Très bon mariage de saveurs et la cuisson du bar était excellente. Les nouilles chinoises croustillante apportent une texture qui se marie très bien avec le reste. Bref pour le prix du menu le plat principal était très bien. Le dessert : moelleux coco avec une glace et un coulis passion... Même si le moelleux était un tout petit peu pâteux, le dessert était vraiment bon, frais et léger. Le service était impeccable avec un patron parfois pas très habile... Concernant le vin je me suis laissé guidé par le sommelier pour un verre de vin et je n'ai vraiment pas été deçu
Le mariage des saveurs dans les mises en bouche et l'entrée n'était pas très réussi. Mise en bouche : choux à la poire, fourne d'ambert / jambon espagnole et tartelette de tarama. Bref trop de saveurs différentes pour une mise en bouche. En entrée j'ai pris : Carpaccio de st jacques, chou Romanesco, carottes, jus de yuzu, diamant de soja. Là aussi trop de saveurs différents pour vraiment apprécier le carpaccio. Le cadre du restaurant est agréable, mais sans plus car il n'a pas vraiment d'identité.
A peu près tout (et c'est un ami d'un ami !) et il est rare que je sois aussi déçu et que je ne trouve rien à repécher ;
la cuisine est indigente autant sur le salé (merci Anthony : sur 9 assiettes dégustées rien ne sonnait juste, sauces ratées, cuissons hasardeuses, produits quelconques) que sur le sucré (merci Allison qui a tout de même le mérite de cuisiner les desserts comme dans les familles d'accueil des classes d'échanges de la banlieue Londonienne de notre enfance) ;
Le cadre totalement raté (merci de me préciser quel est le positionnement => ni tendance, ni authentique, ni personnalisé, on a le sentiment d'être dans un local d'une ancienne Auto-Ecole dans laquelle on aurait mis des bancs et des descentes de lit en guise de rideaux...) ;
Le service : pas du tout concerné (comment pourraient-ils l'être ?)
En résumé, "Jean " est une bizarrerie de la vie gastronomique (mot un peu fort pour l'endroit) comme on en vit qu'une fois dans sa vie (et heureusement !)
Carte restreinte (5 entrées, 4 plats) qui respire la fraicheur. Cuisine inspirée, finement exécutée (mention spéciale pour le foie gras poêlé) et joliment présentée. Plateau de fromage de bon niveau. Décor agréable. Service qui se prend un peu trop au sérieux mais globalement efficace.
Carte des vins inextricable : choix large mais surreprésentation de flacons onéreux, coefficients élevés. C’est dommage, le rapport qualité/prix en prend un coup. On finit par s’en sortir (en l’occurrence : Vieilles Vignes blanc du domaine Gauby), mais la meilleure solution est peut-être de fixer le cahier des charges et de se laisser guider par le patron (?).
Jean offre une cuisine d'auteur, avec des produits parfaitement sélectionnés et une mise en scène recherchée qui marche sur le fil ténu de l'élégance. En entrée, sardines chaudes un peu trop présentes masquant l'accompagnement aux framboises, puis - il fallait oser le mettre à la carte - poitrine de cochon : absolument parfaite. Fromages bien affinés (pas de dessert cette fois). Bref, la cuisine est très bonne, l'accueil pince-sans-rire sympatique, et la salle classique avec un haut plafond agréable. Compter 60€ par personne sans les vins. Litre de Vittel à 5,50€ (on dirait presque merci, tant la mode du 7€ gangrène la capitale).
Entre les multiples monstrueux (4x est courant) et la faiblesse du segment 40-80€, la carte des vins semble en inadéquation avec l'ADN du restaurant. Un OVNI : on dirait qu'elle n'a pas été conçue pour la carte du chef ! Ce n'est pas forcément l'endroit où l'on recherche une bouteille rarissime, mais plutôt un beau vin bien sélectionné pour faire honneur à la cuisine. La carte regorge hélas de références grandioses à plus de 150-200€... Résultat : un travail cornélien dans le choix de la bouteille, pas très agréable, mais nous nous en sommes finalement bien sortis avec une bouteille de Cotes du Roussillon qui s'est révélée un petit trésor (multiple 3,5x). Une petite fausse note quand même !