Information :
Hotel Restaurant, French cuisine, Cooking classes Chef's name: Jean-Luc Rocha Special dishes: risotto de soja
Closed: Monday, Tuesday noon, Saturday noon
Le cadre, au milieu des vignes, est un écrin de délicatesse. La décoration est soignée et bien pensée.
Ce n'était pas chose facile que de reprendre la suite de Thierry Marx mais Jean Luc Rocha relève le défi avec brio. Il peut avoir la toque haute !
La cuisine est très travaillée et pleine de surprise. Beaucoup d'amour et de précision dans l'assiette avec des belles prises de risques qui s'avèrent payantes.
Mention spéciale pour l'avant-beurre (sorte de chantilly de crème) et pour le filet de boeuf fumé aux sarments de vigne (plat que TM exécutait déjà).
Le service qui manque parfois de naturel.
La coupe de champagne proposée à 38 euros les 12 cl...(oui il était bon mais quand même).
Le dessert très basique et sans intérêt.
Si Jean-Luc Rocha a été le second de Thierry Marx, sa cuisine n'est pas une copie, bien loin de là. Il a sans aucun doute fait avec Marx le tour de toutes les nouvelles techniques, il en a vu les limites et n'a gardé que l'essentiel, ce qui peut lui servir à mettre en valeur un produit, à dynamiser les saveurs. Ne pas oublier qu'il est MOF (meilleur ouvrier de France) ce qui signifie qu'il a parfaitement assimilé toutes les bases de la cuisine et qu'il maîtrise à la perfection les cuissons, assaisonnements et associations de saveurs. J'ai fait un repas délectable, certains plats jouant sur l'osmose des produits, d'autres sur l'opposition, entre suavité et feu d'artifice. Nous avons là un grand chef en devenir, car il n'y a pas si longtemps, à peine un an, qu'il a la bride sur le cou...
la déco de la salle mais il paraît que tout va être refait
Les prix ,hélas, cela permettrait d'y aller plus souvent car le menu du midi( en semaine)à 60 euros n'offre pas la quintessence de cette cuisine
Attention : encore une pépite de Gironde.
Cordeilhan bagés est tout à la fois un grand cru classé de médoc (pauillac) mais pour ce qui nous intéresse ici, un restaurant gastronomique de premier plan en Gironde, dans un cadre que Bacchus a béni au début des temps, MAGNIFIQUE ENDROIT, douceur bordelaise.....
Dirigé depuis l'an dernier par JL. ROCHA, élève de Thierry MARX, ce chef est INSPIRE.
Cuisine traditionnelle de Gironde et de France revisitée par un artiste, et quel artiste, écoutez çà : lapereau comme lièvre à la royale, foie gras grillé joue de veau dans un consommé à la truffe noire, ....hé oui, une idée des desserts : figue rotie au thé et whisky, le baba d'andréa liqueur de citron et fruits rouges....
Que vous dire : çà dépasse l'entendement, tabernacle....
Clientèle Bordelaise et internationale, prix sages.
J'ai failli oublier : c'est un 'Relais et Chateaux'.
La carte ? c'est là : http://www.cordeillanbages.com/upload/carte_hiver_2010.pdf
Les menus ? ici : http://www.cordeillanbages.com/upload/carte_hiver_2010.pdf
Cerise sur le gateau : un menu 'du jour' à midi pour 60 euros, une aumone....
Découverte de la cuisine moléculaire... j'appréhendais clairement ce dîner et m'attendais à manger dans des pipettes !
Et bien, pas du tout !
Cadre très japanisé / épuré à l'image de Thierry Marx.
Le personnel est jeune et extrêmement pro ! Le sommelier nous a fait découvrir des vins exquis.
Les plats sont beaux, bons, les textures se bousculent. Le spaghetti au ris de veau, in-con-tour-nable !
En revanche, malgré notre demande, le chef étoilé (et à cette période, très médiatisé par sa participation à un jeu sur M6) n'a pas pris le temps de venir saluer sa clientèle (alors que nous devions être une 10aine au total...). Très dommage...
Nous avons dormi dans le "château" : prix exorbitant pour une chambre des plus simples...
les chambres très quelconques pour un prix exorbitant.
Un enchantement pour les papilles! on découvre une cuisine atypique, des saveurs originales et des associations audacieuses. La cuisine comme je l'aime, où chaque plat est une oeuvre d'art.
le service est un peu en-deça de ce que l'on pourrait attendre d'un restaurant de cette catégorie
J'avais dû mentir, les yeux dans les yeux.
J'avais dû promettre que Genève-Bordeaux et retour, sur un week-end pascal, cela correspondait à une petite promenade de santé - quelques kilomètres au plus, entrecoupés de beaucoup de pauses - et que nous rendrions visite, comme en Bourgogne voisine, à des vignerons établis en leurs châteaux au nom prestigieux.
J'avais dû lire à haute voix en y mettant toute la passion nécessaire les commentaires de Saint GM pour bien montrer que je n'affabulais pas et que, aller chez Marx, c'était "changer de siècle, de monde et d'horizon" (2006), déguster "la synthèse presque parfaite de la cuisine d'aujourd'hui"(2007), entrer dans "un restaurant qui est une fête quand il est traité comme un art" (2008), et qu'on ne peut pas, "sans obscurantisme, nier qu'il y a là une démarche profonde à la fois humaniste et professionnelle, fruit de 20 ans de pratique et de 40 ans de vie d'homme" (2009).
Ce fut l'argument-clé: nous sommes allés à Bordeaux.
Bordeaux, on peut le dire maintenant, c'est 1600 kms (y compris le retour, Pascal!) sur une autoroute alors inachevée.
Les châteaux ? Ils ne se visitent pas et nous avons dû passer par des négociants qui mettent des croix sur des formulaires en face des vins commandés et qui vous expédient celui-ci par la poste.
Si l'on tient compte de ce contexte défavorable, Thierry Marx et son équipe pouvaient-ils s'imaginer à quel point - la tête emplie des critiques dythirambiques susmentionnées - nous avions placé la barre à hauteur des étoiles ?
Alors oui, le spaghetti enturbané au ris de veau, cèpes et truffes fut enchanteur, comme fut surprenante la betterave confite, framboise éclatée dynamisante et meringue givrée au poivre Selim ou encore les Green ball kiwi/pomme verte éclatée.
Mais nous avons eu l'impression de ne pas faire partie de cet univers gastronomique qui porte aux nues Veyrat, Marx ou Gagnaire et que nous étions destinés à rester dans un obscurantisme médiéval le plus total.
Le retour fut pénible...
PS.: C'est étonnant tout de même: si Saint GM nous avait épargné ses louanges stratosphériques et nous avait juste dit, "allez-y, ça vaut la peine", j'aurais découvert une bâtisse magnifique (une charteuse du XVIIème), une salle à manger aux formes épurées, un personnel accueillant et un repas, ma foi, fort agréable ainsi qu'une carte de vins à faire pâlir tout oenologue averti...
Tiens, je lui aurais même mis 20, à Thierry Marx et j'aurais même fait un commentaire du style "la découverte de l'année", ou "un chef d'envergure à la culture zen" (GM, 2010)...
Comme quoi ! Le pouvoir des mots ;-)