Si il vous est donné l'occasion de faire un tour par Amsterdam, et que vous souhaitez goûter à une cuisine locale, il vous sera proposé à travers le "michelin", votre concierge ou autre, deux voir trois adresses qui vous aguicheront l'oeil.
Quand à moi, ce fut l'assemblage des mots "une cuisine traditionnelle revisitée". Ni une ni deux, le temps de passer un coup de fil et d'avoir un grand moment de solitude lors de la prononciation de mon nom par la réceptionniste hollandaise et me voilà parti.
Pour planter le décor, ce restaurant ce situe en face de la bibliothèque du port de l'autre côté de la rade, et à 400 mètres de la fameuse "Gassam Diamonds Holding". En bref, un dédale de petites ruelles pour la plupart plus charmantes les unes que les autres.
Quand on arrive devant l'enseigne, on est finalement pas surpris. L'ambiance y est parfaite et ce que l'on a traversé juste avant nous a mis dans le ton. Au dessus de la porte d'entrée (celle qui s'ouvre), un immense portrait de femme. On apprendra plus tard qu'il s'agissait de la mère du patron, propriétaire des lieux, et chef à ces heures perdues. Et c'est en hommage à sa mère qui a décidé il y a quelques années de ça, de transformer la maison familiale en une adresse incontournable proposant les plats de maman mixés au goût du jour par superfiston. Quand au bar et aux salles, toutes parquées, murs aux couleurs douces et tables bistrots en bois également. Relativement fleuries et lumières douces donnent une ambiance intimiste et très paisible. C'était un dimanche soir que j'y dînais si je me souviens bien, et si j'habitais Amsterdam, se sera mon parfais restaurant pour cette soirée de fin de week--end.
Pour se faire une idée en bref de l'établissement, nous avons choisit le "Greetje's Big Biginning" comme entrée. Et ce n'est rien de plus qu'un assortiment des différents plats proposés. Certains comme le "grilled sandwich of Frysian sugar bread with home-style duck liver pate and apple syrup" ou encore le "slices of ham of Dutch lamb with a salad of baked potatoes, crispy bacon and Frysian clove cheese" nous ont littéralement transporté alors que le "eel bouillon ‘ in the green’ with green asparagus and fresh green herbs" ou encore le "cauliflower soup with parsley and crispy sautéed sweetbreadsa" nous ont apparu comme fade. Sans vouloir descendre absolument ces plats, ils manquaient réellement d'une saveur accrocheuse. Rien de dramatique. Quand aux trois autres plats servi, nous sommes allé jusqu'à dire que c'est des mets que nous voyons trop souvent de nos jours. Et pour clôturer, pour les entrées, je ne me suis pas laissé tenter par le pudding mais on m'assure qu'il y était délicieux.
Le petit sorbet au champange et à la vodka ne fut pas de trop pour se lancer sur le plat principal. Cuisine revisitée certes, Cuisine excellente jusque la certes, mais certainement pas cuisine de ... enfin!
Après maintes et maintes hésitations, nous nous sommes tous les trois lancés sur le "stew of veal with crispy sautéed sweetbreads, ‘naked butts in the grass’ (white beans with string beans) and creamy mashed potatoes" qui se traduit dans l'assiete par un ragoût de boeuf, cuit en croûte, accompagné de ces petits légumes de saison et servit sur une purée crémeuse à souhait de pommes-de-terre. Un véritable délice. Cuit dans une sauce au vin rouge, l'équilibre entre les saveurs sont restés inaltérable jusqu'à s'y être retrouvées déposées délicatement sur le palais.
Ce n'est pas sans regret que nous avons fait un bon sans passer par les déserts aux cafés, mais... nous étions rassasiés juste à point.
Et lors de l'addition, le patron nous a apporté une petit verre à chacun de la liqueur du coin. Un geste de plus qui venait s'ajouter à une gentillesse et une présence rarement aussi efficace sur les clients.
Soit nous aurions dû nous mettre au vélo ces quelques jours et ainsi avoir l'appétit suffisant, soit revoir les portions quelque peu à la baisse.