Fun bio concept menu, laid-back atmosphere for a weekend snack/lunch stopover in Annecy at very reasonable price for Marc Veyrat. Very solid dessert selection.
Médiocre !!!!
Le seul mot que l'on ne puisse pas tolérer avec Marc Veyrat, c'est bien celui-là: Médiocre ....
Il faut dire que l'homme au chapeau nous avait habitués à l'excellence.
Et, qu'il fasse dans la haute gastronomie ou dans la confection de bocaux bio, on est en droit de s'attendre à retrouver chez lui la même perfection, le même souci du détail, la même inventivité.
Surtout lorsque son nom - et son chapeau - sont mis en avant pour bien nous signaler sa présence.
J'avais été séduit lors d'un premier passage, et je l'avais dit sur ce site.
Il me faut maintenant faire machine arrière.
Arrière toute !
D'abord, question propreté: les bocaux sont poisseux et vous collent à la main. La table, à l'extérieur, aussi.
Lors de mon premier passage, un écriteau précisait que, pour garantir des prix bas, nous étions invités à participer au service.
Des prix bas, chez Veyrat ? Tu parles !
Disons plutôt: prix élevés et service inexistant. D'ailleurs l'écriteau a été supprimé... les prix sont restés ce qu'ils sont ... et le service aussi.
Quant aux effluves - provenant de la cuisine ? - elles n'étaient pas ragoutantes.
Ensuite, question hygiène: contrairement aux bocaux que vous emportez, ceux qui vous sont servis sur place n'ont pas d'étiquette avec une date-limite de consommation.
On pourrait penser que c'est un détail et que ceux que l'on vous sert ont été confectionnés le même jour.
Et bien non, justement: il y a un doute.
On a même l'impression que l'on vous sert les bocaux dont la date de consommation est "limite". Il y aurait même une logique commerciale à cela.
Mais il ne faudrait pas la pousser trop loin non plus: les deux bocaux que j'avais devant moi étaient huileux et acides à l'intérieur.
Qu'une tarte au citron dégage une certaine acidité, je veux bien ! Mais quand il s'agit d'un gaspacho ou d'une tartiflette - même destructurée, recomposée et tout ce que vous voulez - ça devient plus douteux.
Poisseux à l'extérieur, huileux et acides à l'intérieur.
Enfin, il y a la question "inventivité".
Lors de la première visite, on se laisse aller aux joies de la découverte. Mais lorsqu'on revient, on s'étonne de retrouver exactement les mêmes bocaux - soupe verte, gaspacho, lasagne aux légumineuses, boeuf bourguigon à l'ancienne (excellent, cette fois-ci aussi !), légumes oubliés (des bouts de carotte et de fenouils qui baignaient dans un jus verdâtre) , tartiflette - et l'on se demande si la gamme ne pourrait pas être légèrement élargie.
On se demande aussi si ces bocaux sont bien adaptés à la saison: oui pour le gaspacho, mais pour les autres ?
Conclusion: Vaut-il vraiment la peine de se déplacer jusqu'à Annecy pour acheter des bocaux bio trop chers, à la qualité surfaite et à l'hygiène douteuse?
C'est tout sauf bio, comme démarche, non ?
Et puis 50 euros à deux avec une boisson mais sans les desserts, sans les cafés et sans le service, ça fait cher le bocal !
Reste, pour celui qui y va pour la première fois, le plaisir de la découverte.
Le hamburger, que nous n'avons pas pris cette fois-ci, était vraiment bon.
J'espère être tombé sur un mauvais jour: A chacun de se faire son opinion !
Et puis, pour les desserts, il y a la maison de la fille, juste à côté ;-)
J’ai du mal à avaler que certains rédacteurs aille mettre des notes pareilles à ce fast-food, même si je dois bien l’admettre la cuisine est quand même plutôt bonne.
“Mc Veyrat” a ouvert son fast food bio, baptisé "Cozna Vera". L'info a été largement répandue. Même chez Mireille Dumas. Le concept plait mais la communication qui a été faite m'a un peu surpris. Un arrière-goût de fait “à l'arrache”. Pourquoi? Parce que tous les journalistes ont bien relayé le concept "plat indigènes, fast-food et épicerie bio, prix corrects". Ils ont bien expliqué l'homonymie entre Veyrat le propriétaire et Vera de l'italien "vrai" pour appuyer le côté bio, naturel. Tout ça dans un drôle de melting-pot linguistique Anglo-italo-français.
En revanche il n'apparait jamais d'explication sur COZNA...qui me parait pourtant “fondamentale”. C'est du patois du coin (l'arpitan) et ça veut dire?......C U I S I N E Fallait le savoir, c'est pas ces parigots de journalistes qu'allaient le deviner “Gré nom de Gu!” * (une des expressions consacrées et favorite de notre génie des alpages)
Donc pour conceptualiser : de la "cuisine vraie"......et qui n'a rien à voir avec le cuisine italienne puisqu'il s'agit de plats bien franchouillards. Alors pourquoi l’avoir écrit en italien? Pour noyer le poisson du lac tout proche?
Et le mélange des genres ne s’arrête pas là. Le chef a toujours dit que la cuisine ne serait pas faite par lui. C’est vrai. Mais il est très souvent présent pour le laisser penser, à ceux qui ne voient pas plus loin que le bout de leur fourchette.
Quant au prix, ben, soyons francs, et encore en francs ça couterait encore plus cher! c’est pas si donné que ça. Une entrée avec des oeufs brouillés aux Herbes – très bons, mais d’un vert qui donnerait la nausée à la chlorophylle naturelle (colorants? Non!!??.....) puis un bourguigon. Bon aussi. Mais bon? Un bourguigon! et un petit pot de yaourt avec une crème à la chicorée (trop cuite pleine de bulles) pour 15 euros à emporter (donc sans les boissons)…c’est quand même pas un prix estampillé fast-food, si?
Donc, 9 mois plus tard, nous réïtérions notre visite. Un petit bocal de lasagnes végétariennes, avec des pois chiches, des pois-pois et des graines en tous genres, un dessert sans doute improbable puisque je ne m’en souviens pas, une ½ eau bio, le tout pour 20 euros!!!Bon?! Payé-je là la présence de notre génie des alpages qui goguenarde en regardant les touristes se bousculer avec leurs plateaux déséquilibrés à la main? Je ne parle pas d’alimentation mais du tangage dangereux des aliments sur un plateau qui rapelle le vol cahotique de la poule qui a trouvé un couteau.
Puis, depuis peu, le nom a encore évolué en “Fast Good Bio” – Le jeu de mot est intéressant pour quelqu’un comme moi qui les adore!
En conclusion l’idée de base c’est: “fast food bio de Marc Veyrat”. On peut donc s’imaginer manger 1) pas cher, 2) du bio, 3) fait par marc veyrat. Et en fait on mange 1) pour cher 2) du bio 3) pas fait par Marc Veyrat.
Mais que tout le monde continue à appeler le “restau de Marc Veyrat”….
Evidemment on peut faire entrer la théorie de la relativité d’Einstein dans tout ça. A l’éridan on mangeait pour 475 euros la cuisine de Marc Veyrat. A Cozna Vera c’est forcément bien moins cher que 475 euros………mais c’est pas la cuisine de Marc Veyrat!….c’est lui qui le dit. Vous penserez ce que vous voulez mais dans cette confusion totale assez bien orchestrée je trouve quand même qu’il y a attrape-nigaud!
rien n'est décevant si on admet qu'il s'agit d'un fast food bio. point!
En revanche le taux de majoration du prix est bien dû à la marque et au "logo" qui est souvent présent même si ce n'est pas lui qui fait la cuisine mais un de ses anciens chefs.