Infos pratiques :
Restaurant d'hôtel Nom du Chef: Cyril Attrazic Prix moyen du menu: 48 €
Fermé: Lundi, Dimanche soir Fermeture annuelle / Exceptions: Ouvert le lundi et dimanche soir en juillet et août
Retour en Lozère un an après notre visite au Rocher blanc, restaurant qui avait inauguré notre blog.
On est toujours bien reçus dans ce département, et pour notre plus grand plaisir, il semblerait qu’il y ait pas mal de bons restaurants au km² à explorer…
Cyril Attrazic nous a accueillis avec beaucoup de raffinement et de goût. Vous qui roulez sur l’A75, venez prendre le temps de cette belle pause. (Il existe aussi une brasserie attenante, « Le Gabale », que nous tenterons une prochaine fois.)
Le repas a été un peu long à démarrer, mais une fois commencé, tout était bien rythmé. Sachez quand même qu’avec le menu à 38€, nous sommes restés presque 3 heures à table…mais il était impossible d’aller plus vite, car même si les proportions n’étaient pas énormes, le nombre de plats et surtout leur richesse nous obligeaient à prendre notre temps pour déguster. Incompressible ! D’ailleurs, on pense que notre estomac n’est pas encore prêt pour les menus dégustation…
Nous avons commencé par 4 amuse-bouche qui nous ont effectivement amusés par leur présentation ludique sur un beau plateau en pierre de Volvic : Roquefort aux noix sur mini-tarte de laitue, quinoa sur crème de fenouil, gaspacho de melon à la citronnelle et crème brûlée au foie gras. Le tout en taille Playmobil, bien sûr !
L’entrée : un gros cube de foie gras mi-cuit, avec une belle densité, cuit au vin de Maury et très bien épicé, poivré, et qui laissait une belle longueur en bouche. Accompagné de blanc-manger à l’hibiscus.
3 petits morceaux d’agneau en plat principal: un farci de ses ris, un grillé (donc avec le gras croustillant) et le dernier en collier, plus simple, le tout accompagné, Massif Central l’exigeant, d’un très bon aligot bien chaud.
Evidemment un abondant plateau de fromages, locaux, auxquels nous avons fait fête…accompagnés de pain fait-maison, que ce soit au seigle, de campagne ou blanc.
Un pré-dessert (!) en forme de mini-dôme de mousse de fromage blanc au citron sur une meringue. Puis le « vrai » dessert : comme un mille-feuille de chocolat sur plancher de crème chocolat au « rice crispies », avec étage de crème brulée sur de la nougatine, et sauce praliné-chocolat. Le tout avec une quenelle de crème glacée maison au chocolat, bien amère, comme l’aiment les amateurs de cacao.
En mignardises, avec le café, sucettes de chocolat à l’infusion d’hibiscus, et nougat fait maison.
La cave à vin faite sur-mesure, est assez spectaculaire. Notre vin justement a été un Faugères tradition 2009 du Château des Estanilles, épicé, cannelle, très fin, avec des notes de fruits noirs.
Le service est simple, impeccable, affable et varié : on a vu défiler pas moins de 5 personnes à notre table : le repas nous a paru un peu cérémonieux, mais pas le service. Les tables rondes sont grandes, on a vraiment de l’espace, et on peut manger presque côte à côte.