Imaginez-vous une magnifique nuit d’été, une terrasse plongeant sur la vue du Mont-Blanc, l’aiguille du midi, le coucher de soleil rosissant les sommets. L’auberge du Bois Pin peut se targuer d’avoir probablement une des plus belles vues de Chamonix. Mais cela peut s’arrêter la. Cadre complètement classique, un aménagement des années 80 avec de vieilles boiseries que probablement nos parents adoreraient, une cuisine sans créativité mais avec des produits de qualité. Une vaisselle totalement inadaptée aux motifs de la nappe. Pour commencer, une poêlée d’escargots de Magland et tartifle en robe des champs, cromesquis à la crème d’ail et ache. En fait une assiette d’escargots accompagnés de quelques pommes de terre nouvelles avec un beignet remplis d’une crème tiède sans gout particulier et de quelques feuilles de salade. Suivi d’une pièce d’agneau rôtie au serpolet du Bois Prin, farçon aux fruits d’été. L’agneau était surcuit malgré l’avoir demandé rosé, la sauce s’il y en avait une, avait disparu de l’assiette, le farçon sans aucune particularité. Par contre intéressant plateau de fromage de la région, avec des pâtes tout à fait à point. Mention aussi spéciale pour une belle carte de vin qui peut même proposer des côtes du Rhône de Marcel Richaud pour moins de 30 euros. Desserts inintéressants.
Un peu de créativité ne ferait pas de mal...
Cuisine un peu fade