Nous avons pris la formule à 48€ avec 3 plats ( quelques amuses bouches). Attention le menu est surprise. 1er plat : lard gros et chips de lard sur un velouté d'asperges et une emulsion au lard. Top! Second plat : pavé de cabillaud, fenouil roti et velouté de fenouil. Parfait. Et enfin un dessert plus classique. Conclusion : c'était vraiment bien. De plus le chef passe voir ce qui se passe en salle et le sommelier est d'excellent conseil (le vin blanc corse d'Antoine Arena a parfaitement accompagné le repas). J'y retourne dès que je repasse à Lille.
pas grand chose. Peut-être un peu long pour le déjeuner.
Nous sommes dans le nord et pourtant rien de régional à la carte si ce n'est dans le plateau de fromage.
Le Chef de cet établissement est connu pour être une forte tête et un amoureux de la truffe.
Je peux confirmer le deuxième point.
Tout d'abord il faut parler du cadre et de l'ambiance de ce restaurant, si vous aimez les ambiances Zen, vous ne serez pas déçu, le cadre est moderne tout en angle et fait de bois et de grandes baies vitrées ce qui permet d'avoir une vue 180° sur le parc qui est des plus Zen lui aussi.
La clientèle : le midi repas d'affaires à presque 100% et de couple d'amoureux le soir.
La carte est courte mais équilibré comme le furent mon entrée et mon plat.
Nous avons eu le droit d'abord à quelques amuses bouches, bien mais pas très innovant.
La bonne surprise est venue des Regatonni à la Truffe, d’une exquise saveur et un savant mélange de la pâte et de ce melanosporum si convoité.
La suite fut aussi bonne un ris de veau croustillant en barbe de capucin et émulsion de lard, un plat savoureux parfaitement élaboré mais sans cette fois cette touche d’innovation, c’est bon même très bon mais sans surprise.
Le plateau de fromage lui est des plus copieux et surtout que le maître d’hôtel y va franchement dans la part au risque même de ne plus avoir envie de dessert.
Ce qui aurait été fort dommage car le nem au poire caramélisé et gingembre sorbet au gingembre avait de quoi réveiller mes papilles qui étaient un endormies après ce ris de veau et ces énormes part de fromage.
La carte des vins elle est bien pensée avec quelques belles trouvailles à des prix modérés.
En conclusion, c’est l’endroit idéal pour un déjeuner d’affaire si vous ne connaissez pas bien les goûts et coutumes de vos invités, ils passeront un agréable moment vous aussi avec des plats qui ne risquent pas de les incommodés et qu’ils aimeront très certainement.
Benoit Bernard est un chef à dreadlocks, globe-trotteur, épicurien et fort en gueule. Une vraie gueule.
Vif, il ne cache pas ses opinons, sur tout : la vie, Paris, la bouffe et le vin. Il les partage avec nous à table, part et revient car une idée lui a traversé l’esprit. Il nous dit qu’il y avait François Simon la semaine précédente dans son restaurant, et qu’il était à la plus mauvaise table. Il n’aime pas les blogs qui jugent trop vite et puis demande notre avis sur les vins nature.
Il voudrait renverser les codes de la cuisine mais finalement son âme est tellement amoureuse des produits notamment des poissons et de la truffe qu’il ne veut pas les martyriser avec d’audacieuses associations. Sa devise en cuisine "de bons produits, une belle assiette et une bonne cuisson"
2 ou 3 saveurs maximum par plat car il ne complexifie pas le plat, il le simplifie. La présentation est très classique, les cuissons impeccables. Les plats sont tous très équilibrés à l’exception du dessert qui nous décevra. Clientèle bourgeoise majoritairement lilloise. On est dans l’anti néo-bistrot parisien qui tortille dans tous les sens les ingrédients et cherche les associations les plus sauvages. Le personnel est parfait et efficace.
Finalement l’ogre fait peur mais ses plats rassurent… cherchez le paradoxe.
Nous avons commencé par 4 amuses bouche : petit croque monsieur doré, welsch rarebit,une succulente bouchée de thon aux 5 épices et des regatonis crème parmesan et truffe de Bourgogne.
Nous sommes entrés dans le vif du sujet avec en entrée un oeuf poché dans une émulsion aux topinambours, brunoise de topinambours et truffe. Très bon plat sans prise de risque mais parfaitement exécuté avec un jus de viande qui réhausse les saveurs.
Pour accompagner les amuses-bouche et l'entrée, un vin de la Vallée du Rhône, un Saint-Peray 2009, les Pôtiers de chez Guilleron, un vin gras aux notes de fleurs blanches.
En plat nous avons eu un bar à la peau délicatement croutillante avec une crème de cerfeuil tubéreux et un jus de persil.Sur le bar, un délicieux pannequet de blette farci d'huitre cuite avec des citrons confit. J'aime le bar comme cela. Un vin Corse naturel de chez Didier Arena à Patrimonio pour accompagner le poisson.
Le fromage est considéré comme un plat. Un demi Stillton est servi en centre de table.
Quel bonheur de couper de fines tranches à manger avec les excellents pains maison : campagne, céréales, baguette ou à l'huile d'olive. Nous avons le choix également dans les fromages au plateau avec une belle sélection de fromages du Nord et de brebis. Vin rouge au verre dont cette surprenante bouteille. Pas d'avis car je n'y ai pas gouté.
En pré-dessert, une gelée de rose au litchees, fraîche et délicate.
Nous avons été déçue par le dessert. Une brunoise de fruits exotiques servie avec un sorbet ananas, un coulis de mangue et des macarons coco. Pas d'originalité, un peu trop sucré.
Ce menu Saveur 4 services est à 68 euros sans les vins et café. Un menu consensuel qui s'il n'est pas des plus original (ce qui permet de plaire aussi bien en repas d'affaires, qu'en réunion de famille)reste parfaitement exécuté.
Nous n'avons pas eu l'impression de manger des plats du terroir encore un paradoxe chez ce chef