beauté du lieu, authentique, àa se réserver si on aime les choses simples
cuisine vraie avec de beaux produits
truites du vivier-cascade
quenelles de brochet
salade tomme d'alpage, salaisons maison
et les mondeuses....
88.50 euros d'addition à 2 avec ....1 part de terrine(rien de plus) 12.40 euros , 1 fricassée de caions( rechauffée plusieurs fois selon moi car viande assez raide!) 17.00 euros ,1 brochette d'agneau 22.00 euros accompagnés de 3 petits gratins pour nous2 , 1 bol de salade verte (juste de la salade!) 5.00 euros , 1 café 2.60 euros et quand meme une bonne demi bouteille de rouge 22.00 euros et 1/2 san pellegrino 4.50 euros
tout est fait maison certes mais pas exceptionnel du tout et surtout très cher! accueil plus que limite.....à la montagnarde on va dire!!! les cartes bleues ne sont pas acceptées!..especes ou cheque et les notes sont faites à la mains..... a ce prix je vous recommande le restaurant le clocher car à 88 euros vous aurez droit au menu degustation avec un vrai chef cuistaud et un vrai patissier avec un cadre, un acceuil et une nourriture exceptionnelle!!! bref nous sommes reparties avec l'impression de s'etre fait prendre pour des touristes.......
Lorsque Albert en a eu assez de zoner dans les cuisines étoilées, il a décidé de prendre ses distances et d’aligner un paysage à la mesure de son tempérament : rude mais généreux, en allant s’établir aux confins de la vallée du Bouchet au Grand Bornand. Il a retapé un vieux chalet du XVIII avec des matériaux d’époque récupérés ici et là qui confèrent au lieu l’authenticité du chalet d’alpage plutôt qu’un décor disneylandesque comme on a pu en voir plus près du lac d'Annecy. Et là, été comme hiver, Albert sert sa carte immuable dans la continuité et la qualité. Et chaque année qui passe, le plaisir de retourner a mis en place un rituel bisannuel qui se répète à devenir un pèlerinage. Albert cuisine. J’entends par là qu’il élabore TOUT ce qu’il propose : boudin, atriaux, et autres fricassées de caïon. Les charcuteries sèchent et fument dans l’immense cheminée devant laquelle vous prenez votre coup de blanc avant de passer à table. L’hiver ma préférence va immanquablement à la potée déposée fumante sur la table avec le lard qui est gras sans complexes. Ou la côte de bœuf grillée dans la cheminée quand je suis bien accompagné. En été ce sont les cuisses de grenouilles. Un jour où je suis arrivé un peu tôt pour le déjeuner, Albert était là, un énorme panier rempli de grenouilles vivantes entre les jambes, à décapiter aux ciseaux les batraciens qui allaient – ironie du sort – finir par sauter dans la poêle. « Elles sont fraiches tes grenouilles au moins Albert ? » « si on te le demande tu répondras que tu sais pas ! » Puis vient le poulet aux écrevisses, que certains ont nommé Marengo pour lui donner un titre et l’anoblir. Marié à son incontournable gratin savoyard et polente (que seul Albert sait faire comme ça, mais un jour je m’en moque je lui piquerai sa recette !) ce poulet là n’a pas besoin de titre pour être majestueux. Le petit buffet de desserts ne vous évoquera pas Hermé ou Michalak mais la vérité dans la simplicité et le goût risque fort de vous rappeler ceux de votre maman ou de votre tante préférée. Les glaces turbinées à la minute qui les accompagnent sont parfaitement exquises.
Et pour le plaisir de se sentir vraiment savoyard, si vous avez la chance, vers la fin de l’été, vous pourrez goûter la « chèvre », ce breuvage en fermentation alcoolique typiquement de la « Iaute ». Sinon, vous avez la gnôle, la vipère qui n’est pas sans évoquer la liqueur de crapaud des « Bronzés » et qui a l’avantage de soigner les rhumatismes (quand on en aura, bien sur !)
On y croise évidemment les vrais de vrais et les vieux de la vieille plus quelques touristes qui se refilent l’adresse sous le manteau. « Qu’est-ce que c’est la fricassé de caïon ? De petites cailles ? » demande la nocéenne sur un ton comme on parle à Versailles, et qui fait rire tout le monde.
Si pour vous la gastronomie savoyarde se limite à la fondue et la tartiflette, oubliez cette adresse. Ici C’est la montagne comme on l’aime !
pas de place pour l'imprévu, il faut absolument réserver. Et plus surprenant que décevant, l'ours des montagnes qui est en Albert peut parfois reprendre le dessus! mais ça aussi c'est le folklore!