un whisky servi dans un verre qui sent le pastis, le service pas aimable du tout, les plats pas super, le prix pour un bouchon lyonnais exagéré pour le contenu. Beaucoup d'attente.
Une carte avec un grand choix de menus et de plats, quelques plats non lyonnais pour les réticents. La décoration qui joue la carte de l'authentique, mais ça fonctionne bien. Un service convivial, ouvert 7 jours sur 7 dont le lundi. Pour ma part : gratin de ravioles (décevant, je fais mieux!) et un gras double façon civet, délicieux!
Trop copieux. Arrivés au dessert, impossible de trouver de la place pour y caser une bouchée. De même pour le digestif, difficile à terminer après les pots de Côtes du Rhône. Et surtout un peu trop salé. La tablée a passé la nuit à boire et à avoir soif!
On me l'avait recommandé comme une vieille institution lyonnaise, un des meilleurs bouchons de la ville. "On", c'est hors i-taste, mais je tiens à remercier ici tous les i-tasters qui ont pris la peine de m'envoyer une recommandation! Malgré le fait que la famille Chabert possède à peu près toute la rue des marronniers et que je me méfie des adresses trop connues, je m'étais laissée tenter, alléchée à la lecture des menus sur leur site internet.
Ce que je n'avais pas prévu, c'est qu'en période de Fête des Lumières - 2 millions de touristes dans une ville devenue complètement impraticable - tout le monde fait la queue partout et notamment devant les restaurants, qui pratiquent des menus uniques et spéciaux "Fête des Lumières".
Après avoir attendu sur le trottoir devant une porte soigneusement fermée à clef, on nous a enfin emmenés à une petite table dans la salle du fond. La déco d'origine est toujours là (vitraux et plafond art-déco) rehaussée de faux tableaux de famille et d'assiettes en tous genres accrochés au mur. Classique, kitsch et amusant à la fois.
Classique aussi le menu qui est un panorama de la cuisine lyonnaise... A notre table salade de lentilles bien assaisonnée, saucisson sauce beaujolais en entrées, arrivées 3 minutes après la commande (sans doute déjà prêt et réchauffé au micro-ondes pour le saucisson...). Puis, les fameuses quenelles de brochet sauce écrevisse, légères, légères! Et en face une andouillette sauce moutarde manifestement à la hauteur.
Le petit beaujolais accompagnant le tout est léger et fruité.
Malgré la pression inhérente à ce genre d'événement le personnel est efficace, souriant et agréable envers le client.
Somme toute, pour une néophyte comme moi qui n'y connais rien ni à Lyon, ni aux bouchons, une expérience globalement sympathique.
Le dessert, un fondant aux marrons certainement pas maison, spongieux, et baignant dans une mare de crème anglaise industrielle. Idem pour le fondant au chocolat dans l'assiette d'en face. Nous aurions peut-être dû choisir un dessert lyonnais comme la cervelle de canut (quoi que pas vraiment dessert puisque plutôt salé).
J'ai regretté de ne pas pouvoir choisir un des menus habituels de la maison, dont les choix étaient plus variés et sans doute plus fins pour certains, mais le menu de ce soir-là était "imposé".
Le service était un peu speed pour pouvoir faire le maximum de services dans la soirée. Mais à replacer, encore une fois, dans le contexte de la Fête des Lumières! Ce qui est sûr c'est que je reviendrai à Lyon, que je tenterai un des Bocuse, mais probablement pas pendant cette période... mais c'est une autre histoire!