Ce qui est super déculpabilisant, quand vous partez en vacances dans le Puy-de-Dôme, c’est que la température par-rapport à Montpellier étant bien descendue de 10°C, à quelque moment de l’année que ce soit (oh la vilaine !!) vous pouvez vous déculpabiliser ou tout au-moins le croire en prenant des plats qui tiennent au corps !Et il en faut de l’appétit, pour franchir le seuil du restaurant l’Auberge de Mazayes, où sont servis des plats auvergnats, bien sûr. Pourquoi se perdre au fin fond de la campagne puydômoise si c’est pour déguster autre chose ?
Avant même votre menu terroir à 22€ (!), on vous propose une soupe, ce soir-là nous avons goûté celle au céleri et aux raves. Ca y est, c’est l’hiver !
En entrée, feuilleté au Cantal déjà bien copieux ou bien terrine de campagne maison, puis pour David, un coq au vin super bien réduit extraordinaire avec sa sauce épicée au quatre-épices.
Une potée auvergnate « comme il faut » pour moi, avec des légumes fondants et de la viande qui se délite facilement dans la bouche. Pour une fois, je peux dire que je n’ai pas aimé mon plat…mais au sens où j’ai juste découvert que je ne serai pas amatrice de potée auvergnate. C’est vraiment dans ce type précis de cas que tout prend sens : on peut ne pas aimer un plat, mais dire objectivement qu’il est excellent. C’est tout l’intérêt de notre blog. Nous nous employons à ça : on n’a pas le goût universel, mais on a appris à reconnaître les bonnes choses, si ce n’est à les apprécier !
Les quantités sont très généreuses, et vous n’avez pas fini le repas…
Ici, comme souvent dans la région Auvergne, nous est proposé du fromage, évidemment local, en plus du dessert. C’est comme une religion : pas de repas sans fromage !
Au dessert, David a goûté pour la 1ère fois un excellent sorbet au pamplemousse qui nous a rappelé des souvenirs d’enfance à tous les deux, presque d’oranges amères, tandis que j’avais opté pour une tarte à la génoise, aux framboises, raisins de Corinthe et marmelade de pommes ! Rien que ça.
La petite attention que nous avons appréciée, c’est que le chef, Alain Michy, sorte de son « antre » pour venir passer un petit moment avec nous à la fin du repas. Il nous a fait penser à un anti-Ferran Adrià ! Son exact contraire : un style à l’ancienne, familial, ainsi que dans les quantités proposées et l’anti-mode chic/moléculaire.
Un personnel très humain, chaleureux, qui correspond bien à l’ambiance de cette ancienne bergerie de corps de ferme.
David s’est fait un petit plaisir avec un délicieux Margaux de 2005, d’André Lurton, de la Bastide Dauzac.
Les détails :
- Le chef nous confie utiliser 10 litres de vin pour 10 kg de poulet pour son coq au vin !
- Le fait qu’il apporte lui-même les desserts à tous ses clients nous a touchés.
cette auberge est située à la campagne dans un cadre magnifique (intérieur comme extérieur) idéal pour ceux qui veulent vivre l'Auvergne de façon authentique que ce soit dans la déco (ancienne étable) ou les plats (potée,etc.)