Certes, Inaki Aizpitarte n’est plus là, mais il y a laissé son empreinte : la cuisine fusion est toujours à l'honneur dans ce petit resto bondé même un soir de semaine. On y va aussi pour boire un verre et admirer le barman confectionner de magnifiques cocktails fumants (à la carboglace, j’imagine). Ajoutez la musique en plus, cela donne une joyeuse ambiance et un niveau sonore... impressionnant ! C’est fort sympathique, mais cela devient difficile d’échanger avec son voisin de table sans crier. Dommage, parce que l’assiette, en revanche, a fait notre bonheur. Nous avons choisi le riz noir aux chipirons et chorizo, émulsion d’agrumes, un mélange audacieux mais délicieux, et le magret de canard aux pommes de terre vitelotte, cubes de gingembre confit... mmm !
J’ai aussi adoré les amuse-bouche, même si on nous les a servis après le plat ! Je n’ai pas compris tous les composants (à cause du niveau sonore...) mais d’après ce que nous avons goûté, c’était une rondelle de radis, émulsion citronnelle et perles de soja. On gobe le tout d’un seul coup, et là, une extraordianire explosion de saveurs en bouche...
En dessert, une tarte au citron destructurée comme cela se fait beaucoup en ce moment. Et un riz au lait surmonté d’une espuma piña colada. Seul bémol : il n’avait pas cuit assez longtemps. C’est qu’il faut être patient, pour le riz au lait !
Allez-y avec une bande de copains, mais pas pour un dîner intime !