Samedi fin août, envie d'une sortie shopping à Paris, bien sûr un prétexte fallacieux pour s'offrir un bon resto en famille à Paname le soir... Peur de rien : je vérifie sur le site de Pierre Gagnaire que le Gaya est bien ouvert après les vacances d'août. Appel à 13h30 pour réserver à dîner le jour même pour 4 personnes (mon épouse, mes deux filles 14 et 9 ans et moi), plus une poussette (mon fils de 4 mois) : j'adore le test de la poussette, imparable !!! Accueil parfait au téléphone, OK pour une table à 19h30 (plus tard, faut pas rêver quand même !).
On arrive à 19h15, service impeccable, qui nous aide gentiment à garer la poussette entre deux tables. La carte est 100% dans l’esprit Gagnaire, c'est-à-dire pas très lisible, mais on aide les filles à choisir et tout va bien. Pour le repas, je vous le fait dans le désordre, à vous de suivre (c’est la règle chez Gagnaire) :
- Sorbet Tamarillo/Gariguettes, betteraves/campari, champignons de paris, gras de seiche : un plat quasi identique à l’un de ceux goûtés chez Gagnaire en février, complètement extraterrestre, ma fille craque sur la seiche et les champignons, mais bloque un peu sur la betterave/campari (mais c’est de l’alcooooool !!!!)
- Assiette de vieux jambon de M. Ospital (encore du name dropping), jambon un peu décevant (ça ne vaut pas l’iberico du Fogon), mais fantastique cassolette de légumes verts au beurre blanc en accompagnement
- Langoustines poêlées, velouté de carottes fane, quenelles de parmesan, les langoustines sont parfaites, cuisson au top, les quenelles de parmesan délicieuses et très originales, le velouté facile mais très bon
- Pigeon rôti, chou cœur de bœuf, sauce bigarade aux cerises( énooooormes les cerises) et tartelette aux oignons nouveaux à se rouler par terre. Comme c’est le plat unique pour ma fille de 9 ans, et qu’elle n’est pas fan du chou et des oignons, nous demandons un supplément pour une purée ou une écrasée de pomme de terre : on lui apporte une purée superbe, largement comparable à celle de l’Atelier en face (clin d’œil pour M. de la Rochefoucauld). Comme elle finit la purée en léchant ses doigts, le serveur lui demande si elle en reveut : vu le regard de ma fille il comprend qu’il faut en rapporter tout de suite. 10 minutes d’attente, et hop, une nouvelle purée au top : même pas facturée, Gaya c’est cher, mais c’est classe… A part ça la sauce bigarade est fantastique, et le pigeon parfait bien sûr.
- Thon Germon cru sur marmelade d’abricots : déroutant, surtout si on n’aime pas le poivron rouge dans la marmelade, mais le thon est à « thonber » !
- Filet de daurade sur fondue d’échalotes, tomate et gnocchis à l’encre, daurade sublime, gnocchis parfaits, et la fondue d’échalotes grosse tranche de tomate géniale !!!
- Sorbet framboise simple mais excellent
- Tartelette aux gariguettes à se damner
- Joconde pêches verveine, melon confit, cassate chartreuse, on en redemande !
Le service est super sympa pendant toute la soirée, jeune sommelier de très bon conseil : superbe blanc 2008 VDP Roc des Anges à 35€. La carte des vins est parfaite : courte, complète, à mon avis un des meilleurs rapports qualité/prix de la capitale : on y trouve l’Hermitage blanc, cuvée Emilie, de chez Demeure (domaine des Remizières à Mercurol) à 105€ la bouteille ! Mais aussi la cuvée Manon du Clos Marie (Pic St Loup) à 35€.
En résumé : une soirée parfaite. Nos filles nous demandent régulièrement de les amener chez Gagnaire, compte tenu des commentaires que nous faisions après notre première expérience en février rue Balzac (je dis première parce que l’on va y retourner le plus vite possible…). La visite chez Gaya est une très bonne façon de s’initier à cette cuisine unique, parfois déroutante, une carte pas facile à suivre, laissez-vous guider par votre instinct, vous ne serez pas déçus ! 80€ par personne pour un très gros repas (on peut facilement s’en sortir à 50€). Le ticket moyen, sans les vins, rue Balzac est à 300€. Moralité : 3 ou 4 Gaya = 1 Gagnaire rue Balzac (clin d’œil pour M. Henry).
Pour moi, le Gaya est comme une "bande annonce" d'un repas chez Gagnaire. C'est exactement ce qu'il faut attendre d'un "deuxième restaurant", comme d'un "deuxième cru".
Le café est assez moyen. Je mets un 15/20 pour tenir compte du rapport qualité/prix (ce n'est quand même pas donné), du fait que mon vieux jambon n'était pas top, et aussi parce que je comprends que certains plats peuvent complètement passer "à côté", c'est une question de goût, parfois de chance, vous aurez le même problème rue Balzac.
Sympa les amuses bouches, J'aime les mignardises, Je conseille à mes amis le service super attentionné mais malheureusement on ne peut pas donner plus car le prix est un peu salé par rapport à l'assiette en général. On s'attend à quelque chose de plus abouti de la part de monsieur Gagnaire. Ne serait-ce pas qu'un restaurant avec un nom connu?, J'aime la carte des vins
Dommage pour le service, le serveur était espagnol et avait du mal à s'exprimer dans un français compréhensible. Un gag lorsque l'on travaille en France dans un restaurant français. Les conseils sur les vins n'étaient pas au niveau attendus.
C'est plein d'enthousiasme que nous nous sommes cassés le bec dans ce restaurant.
Le cadre agréable et les plats sont correcte. On sent une volonté de bien faire.
Carte des vins simple mais très agréable !
Mais la volonté n'a pas été suffisante à nous convaincre.
Nous sommes tout de même partie à l'aventure d'un restaurant étoilé ! Le cadre bien qu'agréable n'est pas non plus surprenant. La carte est un imprimé orginal sur papier mais donne une sensation de bistro plutot que restaurant. La lecture de la carte est très complexe et même après l'explication, elle ne reste pas très logique. Le service correcte mais pas à la hauteur : notre jeune serveur, en place depuis 1 mois ne connaissais pas la composition de assiettes. Les giroles étaient spongieuses et désagréables à manger. Les queues de langoustine trop cuites et ont donc cassées le plat. L'assortiment de fromages bien affinés ne proposent pas d'associations suprenantes.
La note peut paraitre un peu dure car ce n'était pas non plus une diner horrible, loin de là. Mais le fait que cette table soit récompensée d'une étoile ne me semble pas justifié. C'est donc pour cela que je me permet de mettre une note basse...
Dans cette annexe de Pierre Gagnaire, la cuisine est plus simple qu'au Balzac et les produits sont de première qualité, les fournisseurs étant les mêmes qu'au Balzac.Chair de tourteau avec une gelée aux étrilles et des petits artichauts à tomber...La suite un peu moins spectaculaire à mon goût: bonnes gambas.
J'avais déjà écrit mon évaluation avant même d'avoir réservé. Je m'étais préparé à défendre cette cuisine audacieuse et apparemment mal comprise et qui m'avait envoûté lors de mon premier passage peu après l'ouverture il y a quelques années. Malheureusement l'incompréhension m'a frappé moi aussi vendredi. J'ai perçu l'intention mais pas sa transformation dans l'assiette. A l'exception de mon plat, l'effeuillée meunière de lieu jaune, pamplemousse thaï aux mangues, fils de poivrons verts, d'une grande délicatesse ; j'ai raté le coche. De mon carpaccio de dorade royale, crème de betterave blanche au raifort, brunoise d’ananas, qui m'a laissé de marbre, à la barre glacée de citron bergamote au chocolat lacté, lait de coco/malabar agrémenté d’aloe-vera que je cherche encore à rassembler. Dommage, je me croyais la cible parfaite de cette cuisine.
Service un peu léger pour un étoilé. Les serveurs se succèdent au gré des plats dans une apparence anarchique. Personne ne semble connaître la carte des vins. On m'a apporté les bouteilles pour que je puisse lire les étiquettes afin de faire mon choix... Le tout pour un prix à une étoile. La prochaine fois, j'attendrai quelques mois de plus et j'irai directement rue Balzac.