Infos pratiques :Cuisine française Nom du Chef: Gilles Chesneau Prix moyen du menu: 130 € Plats Remarquables: Canard sauvage façon bécasse
Fermé: Samedi midi, Dimanche
Nourriture très bonne et délicate. Cadre agréable et calme. Serveur attentionné et attention délicate (c'était mon anniversaire). Très agréable soirée.
Hier soir, nous invitions un couple d'amis à découvrir l'antre de JP Montelier, située au coeur du très chic 8ème arrondissement de Paris à une encablure des Champs-Elysées et de l'Arc de Triomphe. Service toujours impeccable de macaroné de l'ouest parisien, décor chic "architecturé" par Wilmotte, tables dressées avec fierté. Première assiette "Autour du petit pois, pata negra", jouant sur les matières, les couleurs et les oppositions de saveurs avec fraîcheur et gourmandise. Puis, entrée du jour, capitalisant sur une saison active et fertile, toute simple "Asperges vertes et morilles" aux atours généreux. Puis, une des rares assiettes que je n'avais pas encore goûtée - réparation fut donc faite sur le champs - "Homard et langoustines rôties, ravioles de crustacés parfumées au gingembre, copeaux d'asperges vertes et carottes multicolores, émulsion au corail" admirablement cornaquée par un Condrieu 07 de S Montez. La partie carnée se joua sur un "Agneau français en 3 préparations, la selle croustillante, le carré rôti, l'épaule confite aubergines et tomates confites" parfaitement exécuté ce soir là alliant le fondant du confit à la vivacité du carré, la liaison étant assurée par une dacquoise d'aubergine et tomate. Un très à propos Chambolle Musigny 1 er Cru "Combe d'Orveaux 2001" de B Clavelier vint accomapgner ces dernières assietttes avec élégance et finesse. Un finish sucré sur la fraîcheur avec un "Saveurs pistache-rhubarbe" centré sur le pulpe du fruit pour clore un repas une nouvelle fois de haute volée !
Un repas au Chiberta est toujours un plaisir par l’accueil et le professionnalisme des gens de salle par le fait de pouvoir dîner ou déjeuner avec du vin au verre et du vin d’une sélection qui vous donne envie de décoller l’étiquette pour pouvoir en acheter pour votre cave.
Le Chiberta brille aussi par sa cuisine, comme à son habitude ici pas de tape à l’œil mais de la sincérité comme cette petite salade de tempura à la vinaigrette de pamplemousse, c’est simple et d’une efficacité en bouche redoutable tout comme l’agneau de lait en trois services du confit avec l’épaule au croustillant de la selle en passant par le fondant avec le carré rôti le tout accompagné par une duxelles d’aubergines et tomates et brins de salsifis confits le tout relevé au vinaigre de xérès en petite cassolette, c’est parfait sans l’once d’une faute.
La saint petit Saint jacques en dos de truffe sur un lit de risotto de petits pois entouré d’une émulsion truffé est splendide.
Asperges blanches tièdes, riquette et vieille mimolette sauce Lauris en revanche mériterait une mimolette plus vieille et d’une qualité un peu supérieure.
Donc le Chiberta reste une valeur sure de la cuisine Parisienne.
Vraiment très très intéressant.
en entrée nous avons pris un foie gras au coeur d'artichaud et une dégustation "autour de l'huitre de cancale" les huitres cuisinées de 6 manières différentes nous a laissé sans voix. Le foie gras était très bon mais un tout petit peu trop chaud pour moi qui aime le foie gras très froid. Le sommelier nous a conseillé un verre de riesling cuvée albert 2009 pour accompagner nos entrées. Parfait
Pour continuer nous avons pris l'agneau de l'Aveyron et un filet de black angus. Tout était très bon.
En dessert un mix de la passion et des profiteroles. Bien que pas très "original" pour les profiteroles elles étaient très bonnes.
Il y a des menus très intéressants à 55.-EUR
Un bon début d'année "gastronomique" passe par un repas au comptoir du Chiberta. Cela tombe bien car le menu "truffe" est à l'honneur en ce début d'année. Le grand froid et le gel ont décalé la saison du précieux tubercule et le re-doux nous permet d'y avoir enfin accès. Sagement pricé 170€, le menu "truffe" de la soirée combine grands classiques du grand frère de la rue Troyon - soupe à l'artichaut - et classiques tout court - st jacques et pigeon -. Au-delà de la maitrise tarifaire, je dois relever l'excellence de certaines assiettes ce soir là. La "Saint Jacques à la truffe noire, jus perlé" témoigna d'un achat de coquillages parfait, servis, à l'instar d'une truffe généreuse et d'excellente qualité, dans l'épaisseur de la chair et en quantité digne d'un plat principal. Assiette goûtée et re-goutée, tradition des périodes hivernales, aux accords classiques mais à l'exécution sublime : puissance des contrastes, terre et mer dans un "corps à corps" de saveurs et de matière digne des meilleurs moments de Le Divellec. "Soupe d'artichaut à la truffe noire, brioche beurre de truffe", signature de G Savoy parfaitement exfiltré dans l'enceinte de la rue Arsène Houssaye. Le mariage artichaut/truffe fonctionne toujours aussi bien et c'est certainement là une des assiettes phares de la saison. "Pigeon de Vendée, foie gras et truffes, risotto pané", autre classique du genre - l'évocation nous fait inévitablement penser au "Pigeon prince Rainier III" du G Martin de la grande époque du Grand Véfour ou au "Pigeon André Malraux" du Lasserre de JL Nomicos - mais la réalisation est plus simple et le travail des produits lorgne du côté d'A Dutournier, dans une traduction gastronomique plus inspirée de la générosité du sud-ouest que de la performance gastronomique. Dessert rafraîchissant autour d'une déclinaison sur le thème de la clémentine - sorbet, fruit, sirop. Pour accompagner ce beau repas, "St Joseph blanc" 09 de chez S Montez, introduction intelligente à un superbe flacon, compagnon idéal de la truffe - et du pigeon - , un magnifique et inclassable "Roc de Cambes" 01, dont la dégustation à l'aveugle le situe souvent au même niveau sinon devant le maître étalon du "genre", Château Petrus. La puissance et la concentration du prodige de F Mitjaville, propriétaire de Tertre de Roteboeuf, autre ovni de la galaxie bordelaise, sont d'une grande rareté. Une bouteille d'exception pour une expérience exceptionnelle. Pour la très haute qualité des réalisations culinaires du menu "truffe", à un tarif rare - en particulier dans la capitale et à ce niveau d'exécution - magnifié par la dégustation d'un "Roc de Cambes" mémorable, un 17 bien mérité pour l'ensemble de cette grande soirée.