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Café de Certoux

Resto chic
Route de Certoux 133,1258 Perly-Certoux, Genève, Suisse
Site officiel

" Voici probablement une de mes évaluations les « plus étranges » car il s’agit de ma première en ce qui concerne cet étab... "

Serge T. (35790 pts de réputation)

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Tel / Réserver

Infos pratiques : Poissons/Fruits de Mer, Viandes, Cuisine française, Suisse
Nom du Chef: M. Livron
Prix moyen du menu: 123 CHF
Plats Remarquables: Filet de st-pierre piqué au fenouil, Selle de chevreuil
Fermé: Lundi, Dimanche

Ouvert en août

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Les évaluations des membres iTaste

Café de Certoux

Repas du vendredi 25 mai 2012 Подмосковные Вечера... Cette chanson russe créée avant ma naissance et chantée par ma grand-mère, a rappelé à mon "frangin (comme on dit à G'nève) comme à "mes zigues" que le mois de mai est revenu ! Il était donc temps pour nous de faire un pèlerinage ! Je ne vous parle pas du voyage de Compostelle, que beaucoup de courageux font pour marquer leur départ à la retraite ! Non, je vous parle de celui du petit Poucet ou de Henzel tentant de retrouver les cailloux déposés en cette belle ville, qui m'a vu chanter, déguisé et accompagné de mes copains de la Belle Epoque, le "Se que leno" ! Je ne voudrais pas blesser ma tante et mes amis jurassiens, mais ce chant, pour des raisons purement personnelles, est plus cher à mon coeur que ne l'est "la Rauracienne" ! C'est donc empreint de nostalgie que mon "frangin" et moi avons fait une halte à l'école hôtelière de Vieux-Bois ! A un autre moment, je vous ferai part de mes commentaires sur cet établissement, qui m'a vu en uniforme de motard de la police genevoise ! Puis, diverses haltes aux endroits qui ont marqué l'existence de "mes zigues" et de son frère: Clinique de Bois-Gentil (elle a disparu !); Collège Voltaire (qui a aussi vu l'Empereur de la "Маскировка" y user ses fonds de culottes !); Synagogue Beth Yaacov (où je me rendais chaque samedi avec mon amie Kelly, car mes parents tenaient à ce que je m'ouvre aux autres cultures); Rue de Hesse (où travaillait le Maître des Maîtres); École primaire française de Genève (on m'y avait appris, à mon grand étonnement, que mes ancêtres comme ceux des Algériens et des Noirs étaient Gaulois); Église orthodoxe russe (pas celle du Patriarcat, mais la vraie !); Téléférique du Salève... A midi, halte dans un des trop nombreux restaurants favoris du "Roman KARMEN" de iTaste ! Nous voici enfin arrivés au vif du sujet ! J'ai nommé la commune de Certoux. Savez-vous pourquoi les Vaudois ont le béguin pour cette commune ? Car, comme le canton de Vaud, elle a connu l'occupation de "Leurs Excellences de Berne", mais moins longtemps, puisqu'elle ne dura dans ces marais de l'Aire que jusqu'en 1601. Savez-vous pourquoi les "ultramontains" se sentent mieux dans cette partie de Genève qu'ailleurs dans la République ? Car c'est justement en 1601 que le culte catholique y fut rétabli. Française dès cette date, Certoux ne devint officiellement genevoise qu'en 1816, même si un contingent de troupes genevoises en prit possession en décembre 1815 déjà. Les "grenouilles de bénitier" durent alors choisir leurs camps: les "parpaillots" célébrèrent dès lors leur culte à Plan-les-Ouates, alors que les "papistes" allèrent à la messe à Confignon. Ouh ! Ce dernier paragraphe me rappelle la tristement célèbre affaire Philibert BERTHELIER ! Dépêchons-nous de nous réfugier dans cette ancienne pinte (débit de boissons), devenue bistrot (petit restaurant) et bien mieux encore ! J'ai nommé le Café de Certoux ! Au fait, je ne vous ferai pas l'affront de vous demander l'étymologie du mot russe, qui, à la lecture de la façade de la Mère Catherine (non, je ne vous parle pas de Mme LUGRIN GRAZIANO ! Je ne me le permettrais pas !) à la place du Tertre à Montmartre, lierait le bistrot aux troupes russes depuis le 30 mars 1814 ! Venons-en à notre repas... Nous sommes accueillis par la sœur de Monsieur LIVRON, Suisse alémanique par mariage. C'est le chef d'orchestre de cette terrasse sur laquelle nous allons nous restaurer ! Avec, en amuse-gueules... Des olives vertes ! Moi, qui préfère de loin les olives noires, suis tombé en pâmoison devant le croquant et le goût de ces olives vertes. Pour accompagner ces olives incomparables: un rosé pétillant de "Cerdon" du domaine du Bugey, à faire rougir de honte le meilleur kir royal ! Oui, Patrizia ! Rien que pour cet apéritif, il faut aller au Café de Certoux ! Puis, en entrées (les premières !): Pour mon "frangin": "Filet de fera du Lac Léman (en genevois dans le texte !) juste cuit minute, marmelade de tomate, purée d'aubergines au yogourt, sésame torréfié, émulsion balsamica bianca". Pour "mes zigues": "Pot de volaille fermière de Romandie, tartine gourmande aux petits légumes printaniers". "Ah, le coquin de printemps !", comme le chantaient si bien Michel Fugain et son Big Bazar avec cette touche de nostalgie russe ! Seule cette chanson peut expliquer ce que j'ai ressenti en mangeant ma tartine gourmande ! Je ne puis que recommander ce "pot" aux amateurs de foie gras ! Puis, en entrées (les secondes !): Pour mon "frangin": "L'oeuf de poule de Certoux cuit à basse température, fin ragoût d'asperges, morilles et gnocchi". Aux dires de son consommateur: une réalisation culinaire qui tient toutes ses promesses ! Pour "mes zigues": "Grosse crevette au croustillant de curry, noix de coco gyoza aux pommes Grany Smith, sauce curry madras". En fait servie avec 2 mini-ravioli japonais (d'où le nom de "gyoza" !) dans un joli petit panier vapeur ! Légère fausse note due au fait que la pâte des ravioli était un peu dure et leur farce un peu trop molle. Comme plats de résistance... Pour les 2 "frangins": "Pièce de faux-filet de bœuf du pays à la plancha, os à moelle, échalote et pomme de terre confites sauce Gamay". L'os était rempli de moelle, qui reposait sur une légère purée de pois. Quant aux échalotes et aux pommes de terre, elles étaient bien grillées et étaient exquises de par la sauce dont elles avaient su s'imprégner ! 2ème petite fausse note ? La "tendreté" (même si on pourrait croire le mot inventé par Ségolène ROYAL, il est, face au mot "tendresse" le seul qu'on peut utiliser quand on parle de la viande !) laissait à désirer ... "Mes zigues": Du fromage ? Mon "frangin": Non, on a assez mangé ! "Mes zigues": Mais... Mon "frangin": T'as vu le chariot de fromages ? Le serveur: Ces Messieurs prendront-ils du fromage ? Les 2 "frangins": En auriez-vous douté un seul instant ? Aussitôt commandée, aussitôt servie... "La charrette de fromages affinés " ! Soit une vingtaine de fromages à choix, allant du fromage de brebis aux fromages de vaches en passant par les chèvres. Une éclosion de saveurs en bouche ! Une dizaine de fromages dégustés avec un pain coupé comme il se doit (c'est-à-dire tranché grossièrement) quand on sait toute la richesse de goûts que peuvent développer ceux proposés dans ce restaurant ! Comme desserts ? Pour mon "frangin": "Le fruit de la passion: en sorbet et en superposé au parfum de noix de coco et mangue". Un mille-feuilles, des morceaux de mangue fraîche et un sorbet qui décrit bien ce qu'est la passion ! Pour "mes zigues": "La griotte: glacée en pétales de chocolat ivoire, émulsion à l'amande de Provence". Une glace crémeuse à la griotte, telle une rose aux pétales de chocolat blanc avec un macaron capable de lancer un défi aux spécialistes de cette pâtisserie, une émulsion au goût incomparable et, entre les deux, une fraise joliment découpée pour mieux en extraire toutes les saveurs ! Avec les cafés dignes de ce nom ? En guise de mignardises: 2 pâtes de fruits rouges; 2 mini-meringues; 2 nougats exceptionnels au goût de caramel, puisque vous ne les trouverez qu'ici ! Montélimar, en tant que capitale du nougat, a du souci à se faire pour son avenir ! Pour les vins ? Le vin au singulier ! Je conduis ! Une bouteille de rosé du domaine des Curiades à Lully ! N'ai-je donc à faire qu'à des traîtres, qui veulent m'entraîner loin des sentiers battus vaudois ? Colette CRITTIN avec son Valais et mon frère avec sa République et canton de Genève ?!?! Sans oublier 2 demi-bouteilles d'eau minérale gazeuse ! Les prix ? CHF 66.- par pers pour le menu de midi (2 pers minimum !); CHF 53.- sans la première entrée. Les principaux enseignements de cette délicieuse journée sont les suivants: 1) Il faut absolument que je retourne dans ce restaurant, mais avec mon épouse cette fois-ci ! 2) L'époque où ma Maman (à Genève, il faut dire "ma mère" pour ne pas passer pour un ringard !) me cuisinait la "longeole" avec des "cardons" à la crème pour m'expliquer ce qu'était la cuisine genevoise est désormais révolue ! 3) Les savoyards ont laissé à Certoux 2 proverbes: " Le meilleur médecin est la marmite" "Le pain et le vin sont le commencement d'un grand festin" ! 4) Qui veut connaître le plus vieux bistrot de Paris doit aller manger chez la Mère Catherine à Montmartre ! 5) Rien mieux que les restaurants genevois ne peut donner une juste image de l'oxymore ! En effet, certains des grands restaurants voire des restaurants gastronomiques de cette belle République sont quelconques; face à ces derniers, de nombreux établissements que l'on pourrait assimiler à des gargotes se révèlent être de splendides joyaux de l'art culinaire. C'est ce que j'appelle le paradoxe genevois ! Les principaux points positifs de ce restaurant: 1) Il s'agit d'un restaurant gastronomique, qui s'ignore ! 2) Une cuisine faite par des amoureux du métier ! 3) Les mignardises risquent bien de faire des envieux parmi certains restaurants, qui se prétendent gastronomiques... 4) La devise de ce restaurant pourrait être: "Au Café de Certoux, on sert tout ou presque ! Au Café de Certoux, on serre tout, même les prix !"

Les principaux points que ce restaurant devrait améliorer: 1) Il faudrait laisser aux Asiatiques le soin de s'occuper de leur cuisine sans empiéter sur leurs plates bandes ! 2) Même si le faux-filet ne sera jamais du filet, il faudrait demander à la boucherie de mieux choisir les morceaux qu'elle livre ou changer de boucherie ! 3) On pourrait s'attendre à trouver des fruits secs (comme les noix, par exemple) sur l'assiette de fromages ou voir celle-ci servie avec du pain aux fruits charnus (comme du pain aux figues) !

 Je suis le responsable de cet établissement et je souhaite répondre à mes clients

Café de Certoux

surpris en très très bien rien à dire juste merci

Café de Certoux

N'ayant jamais fait d'évaluation de ce restaurant alors que pour moi, c'est l'un des meilleurs de Genève autant au niveau de la qualité que du prix, je me lance : J'y suis allé avec un ami il y a une semaine et demi à midi et nous avons pris la formule menu avec 2 entrées, un plat et un dessert. En première entrée se fut une composition de caille de Savoie, foie gras de canard poêlé, guimauve de maïs et condiment griotte céleri. C'était tout simplement parfait, la cuisson de la caille juteuse à l'intérieur et croustillante à l'extérieur, le foie gras de canard très bien réalisé avec le condiment griotte céleri qui amenait une pointe de douceur et surtout du peps à l'ensemble grâce à son acidité....difficile de faire mieux pour commencer ! Ensuite nous avons eu un croustillant d'échine de cochon avec des cèpes, c'était très bon, avec du goût, le cochon n'était pas sec du tout, bref une réussite également. En plat il nous a été servi un carré de veau avec un gratin de courge et un cube de polenta grillé. Ce n'est pas le plat qui m'a le plus marqué mais la cuisson du veau était parfaite et l'ensemble vraiment bon. Pour finir j'ai eu comme dessert un fondant au chocolat avec une glace rhum raisins et un croustillant cacao dans une petite verrine. J'ai rarement mangé un fondant au chocolat aussi bon, la verrine amenait le côté croustillant pour jouer sur les textures et la glace amenait la fraicheur même si j'aurais préféré que le goût de rhum soit un peu plus prononcé dans la glace (non non je n'ai pas de problème avec l'alcool... ;-) ) Pour conclure, un superbe repas autour d'une superbe bouteille de vin (un Poulsard 2007 du Jura du domaine Overnoy-Houillon), et avec le prix du menu de 66frs par personne, pour moi le meilleur rapport prix-plaisir de Genève tout simplement... PS : La carte des vins de ce restaurant est à mon avis la plus belle carte des vins de Genève !

Clairement aucun !

Café de Certoux

Lourde tâche qui m'incombe d'être la dernière de notre table d'itasters renommés (je ne me mets pas dans le lot :-) ) à évaluer cette jolie découverte. Cela fait maintenant plusieurs années que j'entends parler du Café de Certoux, sans toutefois avoir jamais eu l'occasion d'y aller. C'est maintenant chose faite! Cette première visite, quoique très séduisante m'aura aussi un peu laissé sur ma faim. J'ai choisi le menu des Eaux à 93 frs (pour les détails, cf. évaluation de Ion). En amuse-bouche, une tranche de saucisson maison chaude, posée sur un lit de lentilles de Cartigny. N'étant pas franchement fan de saucisson, j'ai été surprise en bien par cette entrée en matière simple et goûteuse. En première entrée, j'ai pris le carpaccion de thon, qui fut la déception de la soirée. Dans l'assiette un thon très frais, coupé un peu épais à mon goût, avec un assaisonnement insuffisant, posé sur une salade de papaye que j'ai trouvée un peu grossière et manquant de finesse. L'ensemble n'était pas vraiment équilibré et manquait d'intérêt. Le tout était accompagné d'une verrine de guacamole et mangue que j'ai trouvé très agréable. Néanmoins, l'association avec le thon n'était pas évidente et on avait presque l'impression de 2 plats différents se côtoyant dans une même assiette. En 2ème assiette, mon plat préféré de la soirée. Un homard absolument sublime, servi dans une mousse aérienne de curry rouge et déposé sur un lit de haricots coco. Tout était parfait, de la cuisson, à l'harmonie des goûts, pas une fausse note dans ce délicieux plat! En plat, le pavé de bar, lui aussi parfaitement exécuté, même si moins original. J'ai particulièrement apprécié la peau bien croustillante sur une chair de poisson translucide. Le cannelloni était bien exécuté, peut-être un peu moins fin que le reste du plat. Un petit bémol, la petite sauce était parfaite, mais j'aurais apprécié d'en avoir un tout petit peu plus. Avant de clore le repas, nous avons eu un joli plateau de fromages, manquant comme l'a justement souligné Ion, des petits à-côtés traditionnels qui auraient donné un peu de pep's. Ont suivi les pré-desserts, à savoir des petits macarons moelleux à souhait, du nougat maison à se relever la nuit et une petite verrine. En dessert, un des convives a eu la gentillesse d'échanger mon ananas contre la mandarine qui me tentait bien. Autant dire que je n'ai pas regretté l'échange. Sur mon assiette, il y avait un sorbet mandarine intense et parfumé, une mousse à la mandarine avec une jolie touche d'amertume, et une mousse au chocolat parfumée à la fleur d'orangée et posée sur un délicat biscuit à la coco. Un régal! Avec le homard, un vrai coup de coeur, bravo au pâtissier! Pour finir, des délicieuses pralines maisons. Encore un mot sur le service, chaleureux et sans chichis. Nous avons sympathisé avec un des serveurs d'origine belge, qui nous a conseillé quelques bonnes adresses gastronomiques, merci! Le cadre est simple et villageois, assez étonnant, car peu en rapport avec ce qui se trouve dans l'assiette. En bref, une très jolie découverte où je me réjouis d'ores et déjà de retourner très vite!!!

Café de Certoux

Venir après l'évaluation de Serge! Rien que d'y penser ma plume fut gelée ces deux derniers jours! :-) De plus, comme c'était ma première visite à l'établissement je ne pourrai donc pas juger avec le même recul et profondeur d'expérience. Mais bon, je prends mon courage à deux mains et je saute : Le restaurant est effectivement d'un style de décoration un peu quelconque, comme on peut en trouver dans d'autres restaurants de la campagne genevoise, mais est loin d'être désagréable. On s'y trouve bien assis avec une distance convenable des autres tables, mais malgré cela le bruit dans la salle reste assez présent et il faut parfois se pencher un peu pour capter les paroles des convives si celles-ci ne parlent pas fort. Nous prenons comme apéritif 4 x Pinot blanc (30 chf), je ne me souviens plus du domaine mais il était bon, avec comme amuse bouche une tranchette de saucisse sur une purée de lentilles de Cartigny. Simple mais goûteux. L'autre moitié de la table ayant pris le menu du marché, je me bornerai donc à décrire notre choix de menu, càd le menu des eaux (93 chf). En entrée le carpaccio de filet de thon rouge légèrement mariné, salade de papaye verte à la thaï, guacamole d'avocat en émulsion, mangue épicée. Pour moi très clairement le plat le moins réussi de la soirée. Le thon était d'une excellent qualité mais manquait d'assaisonnement. Mon principal reproche se trouve dans le fait de servir la guacamole et la mangue dans une verrine séparée, il était difficile de "fabriquer" une bouchée reprenant tous les ingrédients du plat, on se retrouve donc à manger la verrine séparément ce qui n'est malheureusement pas la meilleure association de goûts. Mais passons donc à la deuxième entrée, à savoir le Minute du homard du maine, haricots coco et curry rouge. Ici, toutes les promesses sont tenues : une demi-queue de bébé homard avec un bout dechair de pinces par-dessusdressé au milieu d'une assiette à soupe et reposant sur son petit lit de haricots, le tout nappé d'une sauce aérienne au curry rouge. Cuisson parfaite du homard, belles associations de goûts en bouche. 10/10!!! Vient ensuite le plat, Pavé de bar sauvage de l'atlantique cuit à la plancha, canneloni de cèpes, épinards et ricotta; crème de cardons de lully. Quand je vois le poisson arriver, je crains un peu le pire pour la cuisson car le côté peau était très "bronzé" mais que nenni, je pense que la cuisson à la plancha a été faite unilatéralement ce qui a rendu la peau très croustillante (niam) tout en préservant tout le moelleux nécessaire à la chair blanche du poisson. Le canneloni qui accompagnait le poisson était très agréable également, par contre la petite verrine avec les cardons manquait à nouveau d'un peu de peps. Vient ensuite un beau plateau de fromages avec un large choix entre vache, chèvre et brebis. Je dirai ici qu'offrir la possibilité de raisins,noix ou confit de vin comme accompagnement pour certains fromages serait le bienvenu. Maintenant c'est juste pain + fromage, il serait facile de faire mieux à moindre coût. Ensuite le dessert, une variation sur l'ananas : chaud en bonbon croustillant, guimauve fruit de la passion et brochette d'ananas. J'ai bien aimé ce dessert, mais surout la guimauve car je rafole de ça! On a arrosé ce repas de 1 Puligny Montrachet (105 chf, coucou à OM) et 1 Chambolle-Musigny (85 chf). Il y a toutefois pas mal de vins genevois sur la carte dans la zone des 50 chf. Ensuite encore quelques cafés et des excellentes eaux-de-vie d'une maison bien connue de Serge mais dont le nom s'est évaporé dans les brumes alcolisées. Tout d'abord on a passé une très agréable soirée et je tiens à remercier Serge du choix judicieux. Ensuite, je vais quand-même être un peu plus sévère et donner15 même si j'ai vraiment bien mangé , il y a quand-même eu quelques petits hics au niveau des plats et je dirai que de manière générale le dressage des plats (à l'exception du homard) reste en deça des qualités gustatives.J'aimerais ici renvoyer au Café de la Réunion à Veyrier (visité 1 fois également) qui se trouve pour moi dans la même catégorie mais qui réussit à metrtre une touche un petit peu plus "gastro" dans ses plats. Ceci étant dit, le Café de Certoux constitue pour moi une excellente découverte dans la campagne genevoise car on y mange très bien et ceci pour un rapport qualité/prix qui est excellent! Allez-y!

Veiller aux assaisonnements!

Café de Certoux

Voici probablement une de mes évaluations les « plus étranges » car il s’agit de ma première en ce qui concerne cet établissement alors que j’y suis déjà allé des dizaines de fois. Allez savoir pourquoi…Depuis de nombreuses années j’ai toujours été un grand admirateur de Bernard Livron. Au café de Certoux, j’ai toujours admirablement mangé et de manière relativement constante, c'est-à-dire que rarement j’ai pu être déçu par un des mets ou menus suggérés au gré des saisons. Il est clair que j’ai eu des préférences pour certaines assiettes qui pouvaient égaler sans aucune équivoque de très grandes tables fort réputées et quelques moments d’indifférence, mais ces derniers ont été plutôt rares. Ce qui fait la grande force de cet établissement c’est la rigueur avec laquelle son chef essaie constamment de se surpasser. Sa volonté de vouloir faire découvrir à sa clientèle et ses fans (mais oui…) des saveurs différentes. Temps en temps, il lorgne du coté de l’Italie, et à d’autres moments de l’Asie, des tropiques, mais aussi les terroirs...Et quand je dis terroirs, je fais allusion à diverses régions de France et d’ailleurs… Parfois l’Alsace, parfois la Provence, le sud…ou la Bourgogne. Le Café de Certoux n’est pas un endroit branché, ni à la mode avec une clientèle « huhuhu »…mais tout le monde y vient et y revient…Il y a quelque chose d’essentiel ici…Le respect du client et dieu sait si cela devient de plus en plus important dans la restauration… La salle de restaurant est ce que je qualifierais de « campagnard-bourgeois », rien de particulier à part que l’endroit est agréable et propice à un repas entre amis ou même de type professionnel. On vient dans cette auberge campagnarde tout d’abord se régaler, apprécier la cuisine si fondamentale, subtile et avec caractère de Bernard Livron. On sent dans ses menus du marché et des eaux qui changent régulièrement, de la vraie passion, une envie de surprendre en apprêtant de très beaux produits. Des associations très souvent perspicaces, des saveurs surprenantes, de belles mises en assiette mais aussi parfois des déceptions, mais comme précédemment indiqué, rien qui m’empêche de revenir. A force de vouloir proposer sur des décennies de nouveau mets, des erreurs peuvent se glisser…Et puis, les menus « ont un style »... Hier soir, celui-ci était plutôt dans la catégorie « saveurs classiques » ! Menus d’ailleurs présentés sur leur site web, ce qui permet de se faire une opinion à l’avance. Sur cinq plats, un m’a laissé un peu perplexe et le dessert ne m’a laissé aucun souvenir particulier. Pour démarrer, une entrée intitulée ; Composition de caille de Savoie et foie gras de canard frais poêlé, guimauve de mais et condiment griotte céleri. Voici précisément un plat réalisé avec une énorme maîtrise qui approche une note telle qu’un 18, tellement l’association de ces éléments fut cuisinée magistralement. La volaille dorée, moelleuse et juteuse ; le foie snacké, encore rosé à l’intérieur et brûlant à l’extérieur, déposé sur une mini-galette de mais assez douce ; le tout couplé a une sauce un peu aigre réalisée avec ces fameuse cerises au goût si particulier. Pour suivre, un plat qui ne m’a réellement plu. La Coquille St-Jacques de Dieppe en pie d’agrumes, poivre noir et jeune poireaux le tout revisité. Déjà, placer un coquillage sur l’assiette et l’utiliser comme contenant me semblait un peu « seventies »... La couche de pâte couvrant le tout me laissant penser à ces fameuses pies anglo-saxons un peu étouffe chrétiens bien qu’il y ait peu de probabilité que cela soit le cas…Une fois la pâte brisée, on pouvait trouver des St-Jacques à mon goût trop cuites, dans une sauce un peu acidulée. La présentation ne m’a pas convaincu, les saveurs pas assez gourmandes. En plat principal, un carré de veau de pays rôti, gratin de courge du jardin, cube de polenta poêlé, caillette de veau à notre façon. Très bonne assiette conjuguant é nouveau des saveurs classiques et des éléments cuits à la perfection. Une viande parfaitement saisie, un très goûteux petit pâté de viande de veau, agrémenté d'herbes et des accompagnements adaptés. Après un beau plateau de fromages, un dessert intitulé ; l’ananas ; chaud en bonbon croustillant, guimauve aux fruits de la passion et brochette d’ananas. Un peu simple à mon goût ; de l’ananas dans un brick, un sorbet à l’ananas et une brochette alternant le fruit et la guimauve sur lequel avait été versé un coulis. Quelques chocolats maisons nous ont été offerts en fin de repas pour conclure cet agréable moment. Le service s’est étoffé et reste très professionnel sans être obséquieux. Le Café de Certoux reste une des plus belles tables de Genève, que je recommande depuis de nombreuses années à mon entourage. Le sérieux et la constance de cet établissement ont permis au fil du temps de faire découvrir aux gourmands de magnifiques réalisations culinaires et pour ces raisons, on y revient régulièrement avec un très grand plaisir !

Café de Certoux

Accueil toujours aussi sympathique. Nous y sommes allé pour le menu truffe et n'avons pas été déçus. Nous nous sommes régalés du début à la fin, aucun plat n'a fait défaut. La présence de la truffe était parfaitement dosées et chaque assiette était généreusement agrémentée de copeaux de diamant noir. Le pré-dessert était très rafraichissant : brunoise d'ananas surmonté d'une mousse au chocolat au lait et d'une crème de mangue, un macaron chocolat et un carré de nougat au café. Le dessert m'a particulièrement séduite : La truffe en biscuit moelleux, glacé au chocolat Jivara et en crème glacée. Il s'agissait d'un dôme de crème mascarpone à la truffe enrobé de chocolat accompagné d'une divine glace à la truffe. C'était divin, la finesse de la glace m'a enchantée. Pour accompagner notre repas, nous avons opté pour une Douce Noire du Domaine des Abeilles d'Or de Choully, 2009. Excellent. Et les pralinés proposés en fin de repas étaient particulièrement appréciés.

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