Inventé à Boston dans les années 70 comme alternative "diet" à la crème glacée, le frozen yogurt (ou frogurt) a rapidement conquis le reste de l'Amérique du Nord, à commencer par Toronto où en 1986 ouvrait le premier Yogen Früz, désormais le géant incontesté du genre. Parallèlement, on trouve encore quelques échoppes "artisanales" de frozen yogurt, comme le très trendy Blushberry sur Queen St.
Le concept est simple: 4 saveurs de yogurt à choix ("original", chocolat, mangue et grenade), à saupoudrer de moult "toppings" plus ou moins diététiques (baies et fruis frais, fruits confits, pépites de chocolat, céréales, sucreries diverses et colorées, etc.). Là encore, la petite portion est énorme... et on remarquera sur les photos à quel point l'arrangement des "toppings" sur la masse de glace n'est pas une mince affaire...
Le goût du yogourt est bien présent, et la sensation est bien plus fraîche et légère qu'avec une crème glacée. Cependant, on s'en lasse vite et mieux vaut avoir choisi des garnitures fruitées ou croustillantes pour améliorer le tout. Si tant est qu'on arrive à consommer sa portion sans trop d'effort car...
...une fois sorti de l'échoppe, les ennuis commencent: servie à peine au-dessous du point de fusion, l'énorme masse de glace semble précisément conçue pour commencer à fondre dès que le client a mis un pied en dehors du magasin. C'est alors une véritable débâcle, en quelques secondes la coupe déborde de gouttes sucrées et collantes, les toppings se font la malle sur les chaussures et on finit à tenter de contrôler les dégâts à grands coups de langue entre deux stressantes cuillerées... quel gâchis! Impossible d'aller plus loin qu'à quelques mètres du magasin dans cet état, adieu les tranquilles bancs du parc d'à côté que j'avais en tête... j'ai dû me contenter du trottoir.