J'adore le service, J'adore la carte des vins, Je conseille à mes amis la cuisine du chef, Je veux y retourner pour le service super attentionné, Magnifique vue sur le sourire de la patronne
Se rendre à La Baratte, restaurant gastronomique et ancienne ferme située près du bois d'Achelles de Tourcoing, donne l'impression dépaysante de partir déjeuner à la campagne. Pourtant, à la suite d'une habituelle urbanisation, ce restaurant se trouve maintenant en pleine zone résidentielle, mais entourée de petites maisons qui ont ce charme typique des constructions du Nord.
Christine et Didier Bajeux, propriétaires du lieu, ont désiré avec le nom de « La Baratte » mettre en valeur son passé et avant les travaux d'embellissement il y a 2 ans, s'y trouvaient encore 3 barattes à beurre de tailles différentes.
Travaux bien pensés, car ayant eu la chance de voir des photos de la décoration antérieure qui était assez rustique, nous trouvons que l'ambiance actuelle avec ses briques apparentes, ses poutrelles de métal, ses belles hauteurs de plafond, le tout en gris taupe, couleur chaleureuse et ô combien contemporaine, rend bien plus hommage à l'architecture du Nord. Ce qui a l’avantage en sus, de donner l’impression d’être accueillis chez des amis.
Je commence à croire, après cette visite, qu'il y a un rapport de cause à effet entre des régions un peu "fraîches" et la générosité des assiettes servies dans les restos. Nous y sommes allés avec les parents de David, et seuls nos hommes ont pu finir leurs plats...
Il faut dire qu'après des amuse-bouches plutôt orientés poissons et crustacés, on a tous commencé les menus à 29 euros par des œufs cocotte au foie gras, bien crémeux et déjà copieux.
Puis pour Bertrand et moi, des paupiettes de saumon aux St-Jacques tout juste saisies accompagnées de poireaux et de riz sauvage, et pour Claudine et David des souris d'agneau parfaitement cuites, avec pommes de terre grenaille et haricots coco accompagnées d’une sauce tomate maison.
En dessert, une crème brûlée pour Claudine, un sorbet clémentine et biscuits sur un jus de clémentines pour David et une tarte chocolat tiède pour Bertrand et moi accompagnée de son sorbet violette bien parfumé, fait maison, tout comme l'était le pain, d'ailleurs.
Un Côtes-du-rhône 2008 du domaine de Cristia à la note de violette prononcée, a accompagné ce repas.
Le service était effectué par de tout jeunes élèves de l'école hôtelière, encore un peu timides, mais déjà « très comme il faut ».
Des tourquennois de longue date comme les parents de David ne connaissaient pas ce restaurant et nous sommes contents de leur avoir fait découvrir ce bel endroit. Ce jour-là, beaucoup de déjeuners d'affaires s'y déroulaient, ce qui donnait à la salle un petit air cérémonieux, qui je crois, a même réussi à intimider Bertrand…c’est rare !
Pourtant, quelque chose dans l'air nous fait penser que cet endroit doit aussi très bien convenir aux réunions plus familiales et dominicales, alors ne vous laissez pas impressionner !